Tunisie : 2e charge des patrons contre la LF 2018 en 72...

Tunisie : 2e charge des patrons contre la LF 2018 en 72 heures!

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L’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) avait porté une première charge, longue et forte, contre la loi de finances 2018 qu’est en train de fignoler l’équipe Youssef Chahed, texte lequel, d’après tous les échos qu’on en a eux, file droit vers une ponction fiscale tous azimuts : Les citoyens, tous sans exception avec la hausse de la TVA, les entreprises… Bref, tout ce qu’il est possible de presser comme un citron dans ce pays. Avec cette orientation Chahed est sûr au moins d’une chose : Il va réaliser la prouesse de fédérer l’UGTT (Union générale tunisienne du travail) et l’UTICA contre sa personne, ou plutôt sa politique. Pour s’assurer que le palais de la Kasbah ne va pas rester imperméable à sa levée de boucliers, les patrons ont remis ça ce jeudi…

Le centrale patronale a mis en garde contre l’alourdissement des charges de l’entreprise avec des impôts supplémentaires ou des augmentations des contributions sociales, soulignant son attachement au document qu’elle a préparé sur les orientations de la loi des finances 2018.
L’UTICA a mis l’accent, dans un communiqué, à l’issue de la réunion de son bureau exécutif, sur la nécessité de changer l’approche adoptée dans l’élaboration des lois des finances et l’impératif de mettre l’accent sur la dynamisation de l’économie, l’impulsion de l’investissement, la création d’emplois et le rétablissement de la confiance.
Le bureau exécutif a appelé à ne pas se limiter au rééquilibrage des finances publiques au détriment de la croissance économique, seule garante de l’augmentation des recettes de l’Etat, ajoutant que cette approche déjà adoptée par les gouvernements successifs n’a pas donné les résultats escomptés entrainant à chaque fois l’adoption de lois de finances complémentaires.

Augmenter les charges des entreprises portera préjudice à leur compétitivité, leur capacité d’investissement, au développement de leurs activités et par conséquence sur la création d’emploi, a avancé l’UTICA, appelant à fixer le niveau de la pression fiscale à celui de 2016.
Le patronat a précisé que l’instabilité fiscale aura un impact négatif sur l’investissement national et étranger et sur le rendement de l’entreprise, ce qui nécessite la révision, en collaboration avec l’UTICA, du régime forfaitaire en tenant compte des activités et métiers en difficulté.

Pour l’UTICA, il est nécessaire d’élargir l’assiette fiscale, de lutter fermement contre le commerce parallèle et la contrebande, d’identifier de véritables solutions pour l’insertion de ces activités dans le régime fiscal, de réduire les dépenses publiques et de maitriser la gestion et la gouvernance des entreprises publiques et des caisses sociales.
La centrale patronale a recommandé par ailleurs de mettre fin aux pertes enregistrées par les entreprises publiques et de préserver le pouvoir d’achat des catégories à faible revenu.

TAP

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