Afrique du Sud : Ramaphosa frappe fort avec le salaire minimum

Afrique du Sud : Ramaphosa frappe fort avec le salaire minimum

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L’Afrique du Sud, 2ème économie du continent et la plus industrialisée, instaure le salaire minimum. Cette avancée sociale majeure prend effet à partir du 1er janvier 2019, a annoncé vendredi 7 décembre 2018 le président Cyril Ramaphosa, cité par l’AFP.  Près de 6 millions de travailleurs classés “pauvres” sont concernés par cette mesure
«C’est un progrès historique pour les travailleurs d’Afrique du Sud, qui ont été exploités pendant des générations», a déclaré Ramaphosa dans une allocution à Johannesburg.

Le dispositif est établi à 20 rands (1,3 euro) l’heure ou 3 500 rands par mois et touchera 70% des travailleurs agricoles et 90% des employés de maison, d’après le gouvernement. Mais les entreprises qui font face à des difficultés son exemptées. Reste à savoir si ce sont des visées purement électoralistes qui ont motivé l’actuel président, un riche businessman qui fut syndicaliste. En effet Ramaphosa, qui pilote le puissant Congrès national africain (ANC) depuis décembre 2017 et qui a remplacé à la tête du pays le sulfureux Jacob Zuma depuis février dernier, fera face aux électeurs dans 5 mois, dans le cadre du scrutin général. Nul doute que le salaire minimum sera un précieux argument de campagne. C’est peut-être la raison pour laquelle le plus grand parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), avait voté contre ce dispositif, arguant que c’est une mesure qui va engendrer «d’importantes pertes d’emplois».
Quant au parti de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF), conduit par le bouillant Julius Malema, il est d’avis que la somme proposée est dérisoire; c’est aussi la position de plusieurs syndicats…

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