AccueilActualitésDeux journalistes tunisiens ont vécu l'enfer à Alger

Deux journalistes tunisiens ont vécu l’enfer à Alger

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a condamné la détention et l’expulsion de deux journalistes tunisiens d’Algérie et a appelé les autorités algériennes à permettre à la presse étrangère de couvrir librement les manifestations dans le pays.

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Le journaliste de Reuters, Tarek Amara, a été arrêté, détenu et expulsé du pays à la fin du mois de mars, selon un communiqué de Reuters. Intissar Chelly, correspondante de la chaîne de télévision publique turque TRT, a été arrêtée à son arrivée à un aéroport puis renvoyée en Tunisie le 12 mars 2019, a-t-elle déclaré au CPJ.

Les deux journalistes tunisiens avaient quitté la Tunisie pour couvrir les manifestations anti-gouvernementales en cours en Algérie.

« L’arrestation et l’expulsion de journalistes étrangers par les autorités algériennes ne réprimera pas les troubles en cours dans le pays et n’améliorera certainement pas leur image dans le reste du monde« , a déclaré le coordinateur du programme du CPJ pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Il a ajouté que »les autorités algériennes devraient cesser de harceler les médias étrangers et considérer les manifestations comme une occasion d’améliorer leur bilan en matière de liberté de la presse. »

T. Amara a été arrêté par les autorités algériennes le 30 mars, à la suite de la plainte d’un responsable gouvernemental contre un rapport de l’agence Reuters du 29 mars concernant les manifestations, selon l’agence de presses. Selon ces informations, il aurait été retenu jusqu’à son vol de retour en Tunisie, le 31 mars.

I. Chelly a été arrêtée par des agents d’immigration à son arrivée à l’aéroport Houari Boumediene d’Alger, dans la matinée du 12 mars. Elle a été ensuite interrogée sur ses opinions politiques et sur son point de vue sur le gouvernement algérien et les manifestations en cours.

La journaliste a déclaré au CPJ que des agents d’immigration avaient confisqué son téléphone portable et son passeport et ne lui permettaient pas de contacter sa famille ou son employeur. Elle a ajouté que la détention avait duré cinq à six heures, elle avait ensuite été renvoyée par avion en Tunisie.

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