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mercredi 30 septembre 2020
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La Tunisie devra arrêter ça si elle veut intégrer la CEDEAO et la ZLECA

En Tunisie, les agressions verbales et même physiques contre les Subsahariens sont presque journalières, et font partie du comportement du citoyen au quotidien dans les différentes régions de la République. C’est vraiment honteux que certaines pratiques persistent encore dans un pays qui a fait sa Révolution et fait des droits de l’Homme, de tous les hommes et femmes sans distinction, un des piliers de la nouvelle Constitution. Le silence coupable des autorités tunisiennes, la banalisation, la non-reconnaissance de l’existence de la discrimination font que le chemin de la lutte pour des droits égaux est encore très long…

Il est important de traiter la question du racisme à la base, en renforçant l’éducation des enfants et des jeunes pour plus de tolérance et d’ouverture d’esprit. Les comportements racistes et les agressions qui ciblent des étudiants subsahariens ne nous honorent pas. Rien ne doit ébranler notre partenariat avec les pays africains. Nous devons être plus solidaires pour sauver les générations futures.

 La LTDH tire la sonnette d’alarme et dénonce !

 Suite au meurtre d’un jeune Ivoirien, Falikou Coulibaly, poignardé dimanche 23 décembre dans un braquage qui a mal tourné à la Soukra , la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme (LTDH) a appelé les autorités tunisiennes à appliquer immédiatement la loi sur la criminalisation de la discrimination raciale, tout en dénonçant l’impunité de toutes les formes de discrimination.

La LTHD a, également, condamné l’assassinat du président de l’association des Ivoiriens en Tunisie (AIT), Falikou Coulibaly, par un groupe de jeunes délinquants de l’Ariana. Et d’appeler à l’ouverture d’une enquête sérieuse sur cette affaire.

La Ligue a fustigé le phénomène croissant de la discrimination raciale à l’encontre des Subsahariens vivant en Tunisie, ainsi que la communauté noire autochtone.

En signe de protestation contre l’assassinat de Falikou Coulibaly, une centaine de ressortissants subsahariens ont manifesté hier à Tunis. Ils se sont rassemblés à l’avenue Habib Bourguiba et devant l’hôpital Mongi Slim dans l’arrondissement de Sidi Daoud, où la victime agressée à l’arme blanche avait été transportée la veille. Les manifestants ont appelé les autorités tunisiennes à garantir leur protection et à réagir concrètement afin de mettre fin aux actes de violence à leur égard.

6000 étudiants subsahariens ont quitté la Tunisie

L’Association des étudiants africains en Tunisie a révélé dans son rapport publié en 2017 que six mille étudiants subsahariens ont quitté la Tunisie au cours de ces dernières années pour des raisons d’insécurité. Ils étaient plus de douze mille étudiants subsahariens en Tunisie en 2013. Aujourd’hui, ils ne se sentent plus en sécurité. Des étudiantes subsahariennes sont violées, d’autres étudiants sont agressés physiquement ou verbalement. La conséquence : De nombreux Subsahariens ont choisi de poursuivre leurs études dans des pays voisins, tels que le Maroc, qui a pris des décisions sans précédent, même à l’échelle du continent, pour l’accueil et l’intégration des migrants. Le roi du Maroc, Mohammed VI, a martelé il y a quelques mois qu’il ne conçoit pas l’avenir du royaume ailleurs que dans son continent, l’Afrique, et cette dernière lui rend bien ses gestes en réservant le meilleur accueil aux investisseurs et étudiants marocains. La Tunisie, qui nourrit les mêmes ambitions en Afrique, qui veut intégrer prochainement la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) et qui a déjà paraphé le document instaurant la ZLECA (Zone de libre-échange continentale africaine), ne pourra pas faire l’économie d’avancées tangibles dans les droits des Subsahariens. A un moment ou à un autre, les autorités tunisiennes rendront des comptes à leurs pairs du continent sur l’accueil qui est réservé aux ressortissants subsahariens…

Aujourd’hui un peu partout dans le monde on reconnaît que le racisme n’a pas d’avenir et que le futur appartient au métissage. La violence, symbolique et physique, contre les Subsahariens en Tunisie est une violation des principes du droit international, il faut le rappeler et contre la direction dans laquelle évolue notre planète. Il faut le dire à tous ceux qui vivent dans une bulle, avec des pratiques barbares d’un autre temps : Ce que vous faites n’a pas d’avenir.

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