L’Amérique de Trump classée dangereuse par un nombre croissant de pays

L’Amérique de Trump classée dangereuse par un nombre croissant de pays

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Le président américain, Donald Trump, qui donne des leçons au monde entier et menace à tour de bras la Chine, l’Iran, la Russie et même l’Europe, ne s’attendait certainement pas à ce que son pays soit classé parmi les destinations à risques de la planète. C’est exactement ce qui arrive depuis le 3 août 2019, où en moins de treize heures deux fusillades ont causé 31 morts. A ajouter aux 253 tueries de masse qui se sont produites depuis le début de l’année, ce qui en fait une par jour. C’est beaucoup, beaucoup trop…

Les USA ont du souci à se faire pour les 40 millions de touristes qui les ont choisis pour leurs vacances. En effet le ministère des affaires étrangères uruguayen a conseillé aux parents de ne pas déplacer leurs enfants dans des foules. Celui du Venezuela n’a pas hésité à nommer les fusillades d’El Paso et de Dayton et recommande une «extrême vigilance, voire à reporter le voyage» en pointant «multiplication d’actes de violence et de crimes motivés par la haine».
Le Venezuela, comme pour se venger de Trump qui avait menacé d’y envoyer des militaires, met en cause la politique anti-migratoire américaine, évoquant la «proportion croissante d’actes de violence» comme la résultante de «discours et mesures empreintes de discrimination raciale et de haine à l’égard de la population immigrée», qui sont le fait de «l’élite suprémaciste qui détient le pouvoir à Washington», rapporte Slate ce vendredi 8 août 2019.

Même son de cloche en Irlande, où dans les conseils de voyage du gouvernement on parle clairement de «fusillades de masse survenues ces dernières années».
En Nouvelle-Zélande on souligne l’aspect «indiscriminé» des carnages qui peuvent se produire partout «y compris dans des lieux de tourisme»
Aux Bahamas, un communiqué du ministère des affaires étrangères demande aux «jeunes hommes tout particulièrement d’être d’une prudence extrême dans leurs interactions avec la police», en allusion aux débordements meurtriers fréquents des policiers avec les gens de couleur. «N’entrez pas dans la confrontation. Coopérez» ajoute le texte.

Bref pour les Etats-Unis, très sourcilleux sur les notions de sécurité et qui a l’habitude ne noter les nations en fonction de leur niveau de dangerosité (une échelle de 1 à 4, la France n’a pas pu faire mieux que 2 «en raison du terrorisme et de troubles sociaux»), c’est l’arroseur arrosé !

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