AccueilActualitésLes accusations contre Ennahdha viennent cette fois de l'ancien ambassadeur US (Vidéo)

Les accusations contre Ennahdha viennent cette fois de l’ancien ambassadeur US (Vidéo)

L’ancien ambassadeur des USA en Tunisie, Jacob Walles, débarrassé de son devoir de réserve, a commencé à déballer ce qu’il sait de la situation très trouble en Tunisie entre 2011 et 2014, sous le règne de la Troïka. Walles, qui a été en fonction de juillet 2012 à septembre 2015, a pointé la collusion entre Ennahdha, CPR et Attakatol et des éléments terroristes, et la responsabilité du pouvoir de l’époque dans le départ des djihadistes tunisiens vers la Syrie et l’Irak. Des accusations très graves, qui du reste ont déjà été lancées par des politiciens locaux, notamment la députée Leila Chettaoui et les dirigeants du Front populaire, mais c’est la première fois qu’un responsable américain de ce calibre se laisse aller à de tels propos.

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Le diplomate américain, qui a pris la parole lors de la présentation d’une étude à Washington, le mercredi 18 décembre 2018, a affirmé que la Troïka aurait trempé dans l’envoi de 2900 djihadistes au Proche-Orient, et qu’au total 27 000 devaient rejoindre les théâtres de guerre. Ces individus, a-t-il ajouté, ont «garni les rangs de Daech, Jabhat Ennosra, l’Amée islamique et d’autres organisation terroristes». Walles a confirmé ce qui se disait déjà, à savoir que «les crimes les plus atroces ont été commis par les Tunisiens, comme la torture et le meurtre du pilote jordanien Moadh Ksasba, brûlé vif».

Toujours selon le diplomate américain, il y a eu une première phase (2011-2012) durant laquelle la Troïka a laissé toute latitude à Ansar Achariâa et d’autres groupes pour se structurer et organiser l’envoi de djihadistes pour affronter Bachar Al-Assad. Puis une seconde période (2012-2014) où le gouvernement a commencé à être dépassé par les événements, face à des factions qui se sont mises à frapper sur le territoire tunisien, d’abord en lançant un assaut contre l’ambassade américaine, ensuite en commettant les deux assassinats politiques, en 2013 (Chokri Belaïd et Mohammed Brahmi). L’ancien ambassadeur des USA à Tunis a indiqué que Washington a par la suite travaillé étroitement avec les successeurs de Moncef Marzouki (Béji Caïd Essebsi) pour mettre de l’ordre dans le pays et installer un dispositif législatif taillé pour la lutte contre le terrorisme.

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