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dimanche 25 octobre 2020
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Les patrons des services antiterroristes du monde se réunissent à l’ONU, une première

Quand j’ai pensé à convoquer cette Conférence, a confié le Secrétaire général de l’ONU, j’avais un but clair : améliorer la coopération internationale et l’échange d’informations, et nouer de nouveaux partenariats pour trouver des solutions pratiques contre le terrorisme et l’extrémisme violent.  Les Chefs des organismes antiterroristes du monde ont pris note aujourd’hui des six objectifs de M. António Guterres qui a ouvert la réunion de haut niveau, a souligné le Chef du Bureau de lutte contre le terrorisme de l’ONU, devant 270 États Membres, organisations internationales et régionales, organisations de la société civile et entités des Nations Unies.  Un total de 150 États sont ici, dont plus d’une centaine représentée par des délégations venues tout spécialement de leurs capitales, s’est réjoui M. Vladimir Voronkov, en saluant le succès de cette Conférence de haut niveau qui fermera ses portes demain.

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La victoire sur le terrorisme exigera de nous que nous travaillions ensemble « avec souplesse, intelligence et ouverture », a souligné le Secrétaire général.  Il a décrit un fléau, le terrorisme et l’extrémisme violent, qui compromet la paix et la sécurité, divise les communautés, exacerbe les conflits, déstabilise des régions entières et fait obstacle aux droits de l’homme et au développement durable.  Ce problème mondial « complexe » a atteint des niveaux sans précédent, a prévenu M. António Guterres qui a averti du danger d’Internet où les terroristes diffusent leur propagande, recrutent leurs membres et coordonnent leurs attaques.

Notre réponse doit être aussi souple et multidimensionnelle que la menace terroriste elle-même, a plaidé le Secrétaire général dont la Conférence de haut niveau intervient au lendemain du sixième examen par l’Assemblée générale de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies dont la résolution* « consensuelle, simplifiée et plus lisible pour ceux qui ne connaissent pas ‘le jargon des Nations Unies’ » a été expliquée aujourd’hui par les deux Cofacilitateurs et représentants de la Finlande et de la Jordanie.

« Le consensus obtenu n’est peut-être pas idéal mais au moins il a été possible », s’est félicitée la Jordanie, en attirant l’attention sur l’élément nouveau qu’est la question du retour des combattants terroristes étrangers.  Plusieurs rapports indiquent en effet qu’à un moment donné, plus de 40 000 combattants originaires de plus de 110 pays seraient venus gonfler les rangs de groupes terroristes associés à Daech et à Al-Qaida, compliquant les conflits en Iraq et Syrie.  Battus dans ces deux pays, de nombreux combattants sont rentrés chez eux ou se sont installés dans d’autres théâtres d’opérations comme en Libye, au Yémen, en Afghanistan ou aux Philippines.

La mise en œuvre de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies, des résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, des 19 conventions internationales, des protocoles et des nombreux autres instruments régionaux contre le terrorisme exige une volonté politique forte et des ressources et, en conséquence, le renforcement de la coopération internationale, a argué le Secrétaire général, en énonçant le premier de ses six objectifs.

Le deuxième est la prévention et donc la lutte contre les causes sous-jacentes du terrorisme comme les conflits prolongés, l’absence d’état de droit, les violations des droits de l’homme, la pauvreté, le manque d’opportunités et la marginalisation socioéconomique.  Les quatre derniers objectifs sont le respect des droits de l’homme; les investissements « stratégiques » dans les jeunes; l’appui pratique, affectif et psychologique aux survivants du terrorisme; et la consolidation du rôle de l’ONU qui est susceptible de contribuer à des stratégies « fondées sur des principes, efficaces et coordonnées », grâce à l’appui qu’elle apporte au renforcement des capacités dans les États et à la mobilisation des ressources nécessaires.

La Conférence de haut niveau, qui devrait fermer ses portes demain, vendredi 29 juin, se décline en quatre tables rondes sur l’échange d’informations, des compétences et des ressources; la prévention de l’extrémisme violent; la mise en œuvre de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies; et les combattants terroristes étrangers.  Dès avril 2013, INTERPOL, a indiqué son Secrétaire général, M. Jürgen Stock, lançait un programme spécial contre ces combattants et en mai 2015, elle avertissait le Conseil de sécurité des « risques de contagion » entre zones de conflit.  Aujourd’hui, a constaté le Secrétaire général, nous voyons en effet des mouvements multidirectionnels de ces combattants.  Il a plaidé pour une meilleure fluidité des flux d’informations par-delà les frontières et entre les agences antiterroristes, vantant la plateforme « fiable » de l’acteur « neutre » qu’est INTERPOL pour la circulation des informations déclassifiées.

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