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État Islamique

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Le chef de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, a été déclaré mort à moult reprises, et à chaque fois l’information a été démentie. Cette fois l’annonce est venue de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), hier mardi 11 juillet 2017, après que le gouvernement irakien a proclamé son triomphe à Mossoul, le fief de l’organisation jihadiste dans le pays. L’OSDH dit tenir cette information de dirigeants de l’organisation État islamique dans la province de Deir Ezzor, une région de l’est de la Syrie où Daech est encore fort.

«De hauts responsables de l’EI présents à Deir Ezzor ont confirmé à l’OSDH la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi», a confié à l’AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’ONG syrienne qui dispose d’un vaste réseau de renseignement en Syrie. «Nous l’avons appris aujourd’hui [mardi 11 juillet, NDLR] mais nous ignorons quand, où et comment il est mort», a-t-il ajouté.

La dernière annonce de ce type remonte au 22 juin 2017. La Russie avait alors déclaré avoir, «selon une forte probabilité», abattu al-Baghdadi dans une intervention aérienne fin mai près de la ville de Raqqa, en Syrie. Mais aucune source n’était venue étayer cette information. Contacté par l’AFP sur l’annonce de l’OSDH, le porte-parole américain de la coalition internationale, le colonel Ryan Dillon, a dit : «Nous ne pouvons pas confirmer cette information, mais nous espérons que c’est vrai.»

Depuis l’enregistrement audio de novembre 2016, lors du lancement du grand assaut de la coalition sur Mossoul, on ne sait rien du leader de Daech. Mais ce qui est sûr c’est que sa disparition, si elle est confirmée, sonnerait le glas de Daech en tant qu’organisation, après sa déroute à Mossoul et sa prochaine défaite à Raqqa, son bastion en Syrie…

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Daech n’a plus un seul combattant dans la province d’Alep, a confié ce vendredi 30 juin à l’AFP l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Cela faisait 4 ans que les éléments de l’Etat islamique tenaient tête aux troupes du régime dans cette ville clé. C’est assurément une grosse défaite pour les djihadistes et à contrario un succès éclatant pour Bachar al-Assad, qui s’est requinqué grâce à l’aide massive de l’aviation russe alors qu’il était à deux doigts de perdre son bras de fer il y a peu…

Notre armée, en coopération avec les forces supplétives, a pris le contrôle de toute la région s’étendant de Rassafa, dans le sud de la province de Raqa, à Ithraya dans l’est de la province de Hama. L’armée se prépare à prendre position dans le sud-est de la province d’Alep après la fuite des terroristes“, a déclaré une source militaire citée par l’agence de presse officielle syrienne Sana.

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Les jihadistes de l’Etat islamique ont fait sauter mercredi 21 juin la grande mosquée Al-Nouri de Mossoul, où leur chef de file Abou Bakr al-Baghadi a proclamé l’instauration de son califat en 2014, rapporte Reuters.

Les forces gouvernementales soutenues par les Etats-Unis qui achèvent la reconquête de la métropole du Nord avaient annoncé dans la journée avoir fait mouvement en direction de l’édifice du XIIe siècle.

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Daech est acculé à Mossoul, sa “capitale” en Irak mais également à Rakka, son dernier grand fief en Syrie. Des milices kurdes qui ferraillent contre les djihadistes ont confié à l’agence Reuters ce samedi 03 juin que la grande offensive sera lancée dans quelques jours.

Depuis novembre dernier, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de miliciens kurdes et arabes armée par les Etats-Unis, au grand dam de la Turquie, porte des coups très sévères à l’Etat islamique. “Les forces sont maintenant dans les faubourgs de la ville, et l’opération principale commencera (…) dans les prochains jours“, a confié Nouri Mahmoud, porte-parole des YPG (Unités de protection du peuple, milices kurdes), joint par téléphone.

Rakka, au nord de la Syrie, est tenu depuis janvier 2014 par Daech…

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Daech a revendiqué ce samedi 27 mai 2017 l’attaque terroriste d’hier vendredi contre un bus transportant des pèlerins coptes en Égypte, nous a appris la chaîne d’information France24, qui a indiqué que l’Etat islamique s’est manifesté via un communiqué.

Pour rappel, un groupe armé à bord de trois pick-up avait intercepté le bus qui conduisait les pèlerins vers le monastère de Saint-Samuel, dans la province de Minya, à plus de 200 km au sud de la capitale, le Caire. L’assaut a fait au moins 28 morts dont des enfants.

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L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) a annoncé que des frappes aériennes de la coalition dirigée par les Etats-Unis ont fait au moins 35 morts parmi les civils jeudi dans la ville de Mayadine, dans la province syrienne de Deir Ezzor à l’est de la Syrie, une ville aux mains du groupe Etat islamique.

Les frappes ont visé un immeuble d’habitation occupé par des combattants de l’EI, ainsi que le marché de la ville.

Parmi les personnes tuées figurent au moins 26 membres des familles de combattants de l’EI, des Syriens mais aussi des Maghrébins.

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L’Irak a envoyé un émissaire rencontrer le président syrien Bachar al Assad jeudi à Damas pour discuter d’une coopération militaire directe entre les deux pays contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI), annonce l’agence de presse syrienne Sana.

Le conseiller à la sécurité nationale irakienne Faleh al Fayad et le président Assad ont discuté “des mesures pratiques pour une coopération militaire des deux côtés de la frontière à la lumière des victoires que l’armée irakienne remporte à Mossoul”, rapporte l’agence de presse publique syrienne.

“Ils ont étudié la perspective d’une coopération directe prochainement, entre les armées syrienne et irakienne, afin de combattre ensemble le terrorisme”, a ajouté l’agence de presse.

En février 2017, l’aviation irakienne, soutenue par la coalition internationale menée par les Etats-Unis, avait bombardé une position de l’EI située en territoire syrien en représailles à des attentats commis par l’organisation djihadiste à Bagdad. C’était la première fois que les autorités irakiennes évoquaient des opérations en Syrie.

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Daech n’est pas encore mort et enterré. Ce mardi 02 mai 2017, il a de nouveau frappé, du côte de l’armée irakienne. Au moins 10 soldats ont péri dans un guet-apens à Ratba, une localité de la province occidentale d’Al-Anbar, frontalière de la Syrie, de la Jordanie et de l’Arabie saoudite, ont confié à l’AFP des responsables locaux et de sécurité.

Depuis le 23 avril 2017, pas moins de 26 éléments des forces de sécurité et des gardes-frontières ont été tués dans des assauts lancés par l’Etat islamique, qui donne là la preuve de sa capacité de nuisance à mesure que l’étau se resserre autour de Mossoul, sa “capitale” en Irak. On peut aussi imaginer que l’EI multiplie les incursions sanglantes pour faire diversion et forcer les troupes irakiennes à lâcher du lest autour de Mossoul, la deuxième plus grande ville du pays…

Ce qu’on sait de la dernière attaque, c’est qu’elle a été menée avec des roquettes et des mortiers, avant une tentative d’attaque contre la base. Les heurts entre les militaires et les assaillants ont duré deux heures, d’après ces sources.

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En Egypte, dix militaires ont été tués jeudi dans deux attentats dans le centre du Sinaï. Par ailleurs, quinze terroristes ont été tués, a indiqué le porte-parole militaire. Depuis deux semaines l’armée a lancé une vaste opération visant une région qui sert de refuge aux membres du groupe Etat islamique du Sinaï, rapporte RFI.

L’offensive de l’armée vise le Jabal al-Halal, une région montagneuse située au centre nord du Sinaï. Une région dont les pistes connues des bédouins permettent au groupe Etat islamique de perpétrer des attaques surprises contre les forces de sécurité stationnées sur la région côtière, indique la même source.

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La Turquie détient 748 personnes suspectées d’être affiliées à l’Etat islamique après les opérations de ce week-end visant le groupe terroriste dans 29 provinces du pays, rapporte l’AFP.

La police turque a saisi de nombreux documents, du matériel informatique, deux pistolets, quatre fusils et des munitions.

Selon la même source, en plus des dernières arrestations, 780 personnes, dont 350 étrangers, sont encore en détention en Turquie pour des liens supposés avec l’EI.

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Plusieurs personnalités nationales, des composantes de la société civile ainsi que des syndicats ont signé, mercredi 18 janvier 2017, une pétition visant à interdire Hizb Ettahrir, jugé comme un parti en contradiction avec la constitution et la loi tunisienne.

Dans cette pétition, il a été écrit : “Ce parti continue de prôner l’établissement d’un État Islamique selon le modèle dit du califat basé sur la “Chariaâ” comme loi suprême, œuvre publiquement et activement pour le démantèlement de la République et annonce considérer que les terroristes tunisiens au moyen orient sont des militants partis au jihad”.

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Des kamikazes ont attaqué jeudi plusieurs bâtiments de la ville de Kirkouk, ville du nord de l’Irak contrôlée par les forces kurdes, et d’autres ont tué au moins 16 personnes dans un attentat contre une centrale électrique dans la province du même nom, selon l’AFP.

Ces attentats n’ont pas été immédiatement revendiqués mais les soupçons sur des attaques du type tournent souvent autour des jihadistes du groupe État islamique (EI), contre lesquels les forces de sécurité irakiennes et kurdes ont lancé cette semaine une grande offensive pour les chasser de leur bastion de Mossoul (nord), a ajouté la même source.

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Une patrouille commune des brigades des recherches et investigations de la garde nationale à Jendouba et Tabarka, a fait une descente samedi, dans la maison d’un habitant de larmel à Tabarka, âgé de 27 ans, à la suite d’informations signifiant qu’il était en possession d’un drone.
Le ministère de l’intérieur a précisé, dimanche dans un communiqué, qu’après la fouille de la maison, les brigades ont trouvé un drone équipé d’une caméra numérique, ainsi qu’un ordinateur et 6 feux d’artifice.
En consultant le profil du propriétaire du drone sur le réseau “facebook”, les unités sécuritaires ont trouvé une photo de lui à coté du drapeau noir de l’organisation terroriste de l’Etat Islamique (EI), “Daesh”.
Après la consultation du ministère public, la brigade des recherches et investigations de Jendouba a arrêté cette personne et ouvert une information judiciaire pour suspicion d’appartenance à une organisation terroriste.

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"Il ne faut aujourd’hui rien exclure, il peut y avoir le risque d’armes chimiques et bactériologiques fabriquées par l’État islamique", s’inquiètent le monde.

Le directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) Ahmet Üzümcü, a déclaré mardi 3 mai 2016, qu’il y a des signes qui laissent de penser que Daech est en mesure de fabriquer ses propres armes chimiques.

« Ils ont la technologie, le savoir-faire et l’accès aux substances. Les cadres de l’État islamique ont tout ce qu’il faut pour fabriquer leurs propres armes chimiques », s’inquiète-t-il.

De son côté, le directeur de la CIA John Brennan a déclaré à la chaîne CBS que le scénario catastrophe du recours aux armes chimiques par le groupe État islamique serait bel et bien réalité. Daech en a déjà utilisé à plusieurs reprises sur le champ de bataille en Irak et en Syrie.

“La CIA pense que l’EI a la capacité de fabriquer des petites quantités de chlorine et de gaz moutarde”, a-t-il également indiqué.

Interrogé sur la capacité des djihadistes à exporter ces agents chimiques pour une utilisation hors d’Irak ou de Syrie, John Brennan a répondu qu’il était possible que cela arrive. “C’est pour cela qu’il est si important de couper les diverses routes de transport et de contrebande que (les djihadistes) ont utilisées”, a-t-il souligné.

Par ailleurs, les équipes d’enquêteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) avaient trouvé des preuves selon lesquelles du gaz moutarde avait été utilisé en août en Irak et en Syrie, notamment à Marea, dans la province d’Alep.

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Dans une déclaration lors de sa participation à Washington au Sommet sur la Sécurité Nucléaire, initiative du président américain Barack Obama, le Premier Ministre britannique David Cameron a insisté sur la nécessité d’assurer la sécurité des matériaux nucléaires utilisés par les pays possédants des programmes nucléaires, rapporte The Independent.

Selon Cameron, les terroristes voudraient tuer le maximum d’individus possibles, et les combattant de l’État Islamique n’hésiteraient pas à créer des bombes “sales”, ou à utiliser tout moyen à leur portée pour cette fin.

Les risques d’attaques par le biais d’armes nucléaires ou visant des centrales nucléaires ont ressurgi après la découverte d’une vidéo chez les auteurs des récentes attaques de Bruxelles, Ibrahim et Khaled El Bakraoui, une vidéo filmée aux alentours du domicile d’un haut cadre travaillant dans la centrale nucléaire de Flandre.

Dans le cadre du sommet qui se tient à Washington et qui se tient jusqu’à ce vendredi 1e avril, les participants, notamment les États-Unis et le Royaume-Uni, ont prévu de lancer des entrainements et de simuler des cyberattaques sur des centrales et des infrastructures nucléaires afin de travailler sur l’amélioration des dispositifs de sécurité et les mesures à prendre en cas de réelles attaques.

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L’organisation de l’Etat islamique (Daech) dispose d’une cellule près de la ville libyenne de Sabratha,  pour lancer des attaques en Tunisie. Ce sont les combattants de cette cellule qui ont très probablement franchi la frontière tuniso-libyenne  et attaqué les forces de sécurité et de l’Armée à Ben Guerdane, le 7 mars. Cette attaque est la première importante opération terrestre menée par Daech en Tunisie. La cellule de Daech à Sabratha continuera à attaquer la Tunisie, menaçant l’unique et fragile « success story » du Printemps arabe, estime l’influent think tank américain « American Entreprise Institute ».

La Libye est une base arrière pour les  opérations de Daech  en Tunisie. Des jihadistes tunisiens de premier plan ont migré de la Tunisie pour prendre leurs quartiers à Sabratha en 2015 tout en restant concentrés sur leur pays.

La cellule tunisienne de  Sabratha semble cultiver une certaine indépendance à l’égard des structures de commandement de Daech basées à  Syrte, et elle tenait à garder plusieurs otages occidentaux plutôt que de les remettre au bastion de Daech  à Syrte, ce qui est remarquable d’autant que les otages occidentaux sont une source importante de revenus et un moyen de pression entre les mains de l’organisation terroriste. La cellule Sabratha n’a pas rejoint les autres « wilayats » libyennes de Daech qui collaborent pour soutenir son expansion dans le Croissant pétrolier de la Libye centrale. Les « wilayats » libyennes n’ont pas revendiqué le mérite des  attaques de la cellule de Sabratha, ce qu’elles auraient probablement fait si le  commandement de Daech le leur avait ordonné. La cellule Sabratha semble être dirigée par des jihadistes tunisiens de premier rang, notamment les  fomenteurs  des attentats du Bardo et de Sousse   parmi lesquels   Noureddine Chouchane, tué lors du raid américain à Sabratha, le  19 février dernier.

La cellule semble  également opérer avec une participation limitée de jihadistes libyens et ne comprend aucun chef irakien ou saoudien comme c’est le cas chez Daech à  Syrte. Elle ressemble plus au  noyau d’un groupe destiné à entrer à la première occasion en Tunisie  qu’à une cellule de Daech  en Libye qui se trouve être à la frontière tunisienne.

L’attaque de Ben Guerdane a été coordonnée et planifiée, déployant des  capacités  significatives en matière de terrorisme. Un petit groupe de jihadistes  a traversé la frontière libyenne pour des affrontements avec les forces tunisiennes en poste aux frontières le 2 mars, probablement en préparation de l’attaque du 7 mars.

Une stratégie stabilisatrice « cohérente » !

L’attaque de Ben Guerdane fait sans doute partie d’une stratégie cohérente pour déstabiliser et éventuellement favoriser l’expansion de Daech en Tunisie. La cellule de Sabratha cherche à semer le trouble et mettre à mal la sécurité des frontières de la Tunisie pour faciliter l’intrusion de ses  combattants en territoire tunisien ainsi  que pour avoir les coudées franches  dans la région frontalière.  L’attaque pourrait être aussi une réponse aux efforts tunisiens et britanniques pour améliorer  la sécurité sur les frontières de la Tunisie.  La cellule projetait en outre de  lancer une large offensive à la frontière avec l’objectif d’instaurer  une wilayat tunisienne.  Les attaques transfrontalières peuvent également être censées détourner l’attention des efforts d’implantation de Daech  dans le centre de la Tunisie, où de  récents  rapports font état d’une présence croissante de Daech et de  la défection des jihadistes de  l’AQMI pour rejoindre les rangs de Daech.

La campagne coordonnée de Daech en Tunisie constitue une menace sérieuse pour la sécurité du pays où son activité accrue  est probablement destinée à faire avorter le processus démocratique, et ces menées pourraient aboutir, souligne American Entreprise Institute. Les mouvements de protestation qui ont éclaté  en janvier dernier ont pointé  l’incapacité du gouvernement à protéger la population contre le terrorisme tant  le long de la frontière libyenne que sur les hauteurs du Nord-ouest du pays. La campagne de Daech peut aussi appeler une vague de répression de la part des autorités. Le président tunisien  Beji Caïd Essebsi a réagi à l’attaque de Ben Guerdane en mettant l’accent sur le projet de Daech de s’emparer de la région et a cité l’article 80 de la Constitution tunisienne, qui permet au président de prendre “toutes les mesures” nécessaires en cas de péril imminent. Une telle répression pourrait nourrir le ressentiment et le soutien recherchés par Daech  si elle est mal conduite mal ou menée brutalement. La campagne de Daech contre la Tunisie à partir de ses bases libyennes met en relief  encore une fois les défis que posent les tentatives de contenir Daech dans  des havres incontestés, conclut American Entreprise Institute.

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La mobilisation de la classe politique est sans précédent au lendemain de l’attaque de Ben Guerdane qui  fait une cinquantaine de morts dont 35 terroristes. L’attaque a été perpétrée  par des djihadistes soupçonnés d’appartenir à l’organisation terroriste Etat Islamique (Daech) qui cherchaient à  troubler la sécurité dans le pays, mais également à établir un émirat de Daech dans cette ville, d’après le chef du gouvernement Habib Essid.

Une réelle menace qui a fait l’effet d’un choc parmi  le peuple tunisien et poussé la classe politique à réagir en exigeant l’activation du fonds de lutte contre le terrorisme.

Ce fonds avait  été adopté par le gouvernement d’Essid I en novembre dernier. Pourtant, rien n’a été fait bien que le gouvernement par la voix de son ministre des Finances Slim Chaker ait  assuré que «  5 millions de dinars seront injectés dans ce fonds censé aider l’Etat à combattre le terrorisme et des indemnisations seront versées aux  familles des martyrs des institutions sécuritaires et militaires »…

C’est une obligation…

La majorité des députés présents ce mardi 8 mars, à la séance plénière de l’ARP a estimé que le moment est venu de mettre en place  les mécanismes nécessaires pour éradiquer le terrorisme, considéré comme une épidémie destructrice qui s’attaque aux  appareils centraux  du pays, notamment  la sécurité nationale,  l’économie et  la société.

«  La mise en place des mesures rigoureuses est une obligation pour pouvoir relever ce défi », a affirmé la députée Bochra Belhaj Hmida dans une déclaration à Aficanmanager,  expliquant que « les moyens actuels des ministères de l’Intérieur et de la Défense restent en deçà  des défis confrontés et ce, en dépit de l’amélioration des budgets de ces deux départements.

Pour elle, la réalisation de cet objectif ne pourra se faire que dans le cadre d’une stratégie nationale anti-terroriste allant de la prévention au traitement sécuritaire, mais aussi en passant par  la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale.

Deux facteurs déterminants, selon ses dires, pour disposer d’assez de ressources permettant au  gouvernement de gérer le  fonds de lutte contre le terrorisme.

Un avis  partagé par Ennahdha par la voix de son représentant Houcine Jaziri. Celui-ci a fait savoir qu’ « on  ne peut pas lutter contre le terrorisme qui dispose de  moyens et de financements énormes alors que le gouvernement vit un déficit financier».

Il a jugé nécessaire  d’assurer une gestion rapide du fonds anti-terrorisme qui sera capable de réagir aux  moments de crise en apportant les financements nécessaires..

De son côté, Imed Daimi n’a pas manqué d’exprimer ses inquiétudes concernant le  retard affiché au niveau gouvernemental en ce qui concerne le traitement de cette question. « La lutte contre le terrorisme a été politisée de façon considérable,  et ce, en dépit des lois spécifiques promulguées d’autant plus on n’a rien vu en termes d’application. », a encore enchaîné Daimi qualifiant d’illogique cette politique menée par les autorités en place surtout que « les récentes attaques de Ben Gherdane ont marqué un tournant dans la violence abjecte qu’utilisent les terroristes et elles ont démontré aussi que les lois promulguées sont loin de notre réalité ».

C’est pour cette raison qu’il exige l’adoption d’une approche plus profonde qui ne se limite pas à la condamnation des personnes impliquées dans des affaires terroristes, mais porte sur le  suivi et  aux poursuites contre les lobbies  sont impliqués dans le blanchiment d’argent. Une approche qui doit aussi être associée  à d’autres mesures exceptionnelles touchant principalement les zones frontalières, surtout la ville de Ben Gherdane qui demeure plus que jamais menacée par le terrorisme, a , pour sa part recommandé Mongi Rahoui.

« Le gouvernement doit se mobiliser en engageant  les préparatif logistiques pour remédier à cette situation assez délicate sans oublier la mise en place d’autres mécanismes plus profonds à long terme pour mieux résoudre les problèmes sociaux qui sont à l’origine de la prolifération du terrorisme », a-t-il noté.

D’autres mesures sont suggérées par les représentants du peuple. Iyed Dahmani appelle à la création d’une agence nationale de renseignement.

Une qui mesure revêt une grande importance étant donné que « cet organisme sera chargé de fournir les informations nécessaires à toutes les institutions sécuritaires et militaires pour pouvoir accomplir leurs missions en matière de lutte contre le terrorisme», a-t-il précisé.

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Le bilan des morts lors du raid américain du vendredi dernier sur une maison à Sebratha en Libye s’est alourdi. Le compte va crescendo où l’on a recensé 50 dépouilles dans les décombres de la maison de la ville de Sebratha, rapporte Mosaïque Fm.

Le Maire de la région, Houcine Daouadi, a toutefois nié l’identification de tous les individus tués. Il a contredit, ainsi, les informations relayées. Celles-ci avançaient que deux Algériens auraient été comptés parmi les morts du bombardement américain. Il a également précisé que le compte des 50 corps a été réalisé par le Croissant rouge, les procureurs et le médecin légiste.

“Tous les cadavres identifiés jusqu’à présent appartiennent à des individus de nationalité tunisienne, à l’exception de deux dépouilles. Celles-ci appartiennent à des fonctionnaires de l’Ambassade de Serbie qui ont été kidnappés. Toutes les dépouilles, ainsi que les blessés, ont été transférés auprès du procureur général à Tripoli. Et ce, jusqu’à ce que les procédures avec les autorités tunisiennes arrivent à terme, rapporte la même source.

Les analyses ADN sont toujours en cours et elles se déroulent en collaboration avec les autorités tunisiennes.

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Le compte à rebours a très vraisemblablement commencé pour l’intervention militaire en Libye. Il ne resterait plus que la demande qui doit être obligatoirement faite par le gouvernement d’union nationale qui doit être formé ce dimanche 14 février 2015, dernier jour du délai fixé à cette fin par le Parlement reconnu.

Les membres du Conseil présidentiel libyen s’y attellent au moment où des responsables libyens annonçaient qu’ils étaient proches d’un consensus.

La tendance actuelle n’est pas alors de temporiser vu la situation sécuritaire dans le pays qui fait face à la montée du groupe terroriste autoproclamé “Etat islamique” (EI/Daech). “Il n’y a plus de temps à perdre pour que ce gouvernement d’union nationale puisse prendre ses fonctions et s’installer à Tripoli en toute sécurité”, a souligné le nouveau ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, à l’issue d’une réunion à Munich sur l’avenir de la Libye avec notamment ses homologues américain, allemand et italien.

“Ce qui se passe à quelques centaines de kilomètres de l’Italie ne peut nous être égal en Allemagne et en Europe (…) et ça ne nous est certainement pas égal quand, à côté de l’Europe, les milices terroristes de l’EI prennent pied”, a de son côté martelé le ministre allemand, Frank-Walter Steinmeier, dans un communiqué.

Les factions libyennes peinent toujours à former un gouvernement d’unité nationale car ils butent sur le choix du futur ministre de la Défense, et les deux gouvernements libyens envisagent de laisser le poste vacant alors que la situation sécuritaire est pour le moins critique. C’est l’identité du futur ministre de la Défense qui fait l’objet de désaccord dans la formation d’un exécutif consensuel.

Un premier gouvernement de 32 ministres avait été rejeté le 25 janvier par le Parlement reconnu par la communauté internationale. Le portefeuille de la Défense avait initialement été confié à Al-Mahdi al-Barghathi, un colonel des forces armées loyales aux autorités reconnues internationalement.

Cependant, Ali al-Gatrani, membre du Conseil présidentiel et proche du général controversé Khalifa Haftar qui s’est imposé comme le commandant des forces des autorités reconnues basées dans l’est du pays, n’a pas voulu d’Al-Mahdi al-Barghathi. Le colonel Barghathi étant perçu comme un “rival” du général Haftar.

Tunis et Alger se concertent

Farouchement hostiles à toute intervention militaire étrangère en Libye, les pays voisins, notamment la Tunisie et la Libye devraient se réunir prochainement à Tunis pour “coordonner leurs efforts sur le dossier libyen” a annoncé dimanche le ministre algérien  des Affaires maghrébines, Abdelkader Messahel, au terme d’un entretien avec son homologue tunisien, Khemaies Jhinaoui.

“Les pays voisins de la Libye restent attachés à l’unité et la stabilité de ce pays frère et un consensus international sur les solutions politiques proposée”, a-t-il insisté avant de relever  une “convergence de vues” des deux capitales sur la nécessité d’un règlement de la crise dans ce pays à travers l'”installation au plus vite d’un gouvernement d’union nationale qui siègera à Tripoli et aura de larges prérogatives pour remettre de l’ordre dans ce pays”.

Entre temps, la Tunisie, premier pays à se ressentir d’un coup de force occidental sur ses frontières méridionales, est sur le qui-vive tout en mettant en place un dispositif à la faveur duquel elle pense maîtriser les flux des réfugiés libyens attendus mais surtout  les infiltrations des combattants de Daech en fuite suite aux frappes aériennes et à l’opération terrestre programmées dans le cadre de l’intervention militaire.

Le colonel-major Mokhtar Ben Nasr, retraité de l’Armée nationale et président du Centre tunisien des Etudes pour la sécurité globale, se veut rassurant et affirme qu’il ne faut pas surestimer les capacités et l’influence des groupes terroristes basés sur le territoire tunisien,  précisant que Daech compterait moins de 5000 combattants en Libye auxquels s’ajouteraient  environ 2000 appartenant  à Ansar al-charia et 5000 à Al- Qaida.

Surtout, il a estimé que l’attaque du territoire tunisien par Daech et d’autres groupes terroristes n’aura pas lieu, affirmant que l’Armée nationale, bien positionnée sur le long des frontières, dispose de tous les moyens humains et militaires nécessaires pour parer à d’éventuelles attaques terroristes.

« Ces groupes n’auront pas l’audace d’attaquer les frontières tunisiennes », a-t-il enfin assuré.

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Le groupe terroriste Etat islamique (EI/Daech) a déjà utilisé à plusieurs reprises des armes chimiques sur le champ de bataille et peut fabriquer de petites quantités de chlorine et de gaz moutarde, a déclare le directeur de la CIA John Brennan à la chaîne CBS.

« Il y a un certain nombre de fois où le groupe terroriste Etat islamique a utilisé des armes chimiques sur le champ de bataille », a-t-il dans une interview diffusés jeudi par la chaîne.

« La CIA pense que l’EI a la capacité de fabriquer des petites quantités de chlorine et de gaz moutarde », a-t-il également indiqué.

Interrogé sur la capacité des terroristes à exporter ces agents chimiques pour une utilisation hors d’Irak ou de Syrie, M.Brennan a répondu qu’il était possible que cela arrive.

« C’est pour cela qu’il est si important de couper les diverses routes de transport et de contrebande que (les terroristes) ont utilisé », a-t-il souligné.

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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