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Les journées nationales de promotion des industries du textile et de l’habillement et du cuir et de la chaussure” se tiendront les 30 et 31 octobre courant, à Tunis, autour de deux événements principaux, le forum international de la créativité et le salon d’intégration.
Prennent part à cette manifestation organisée à l’initiative de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII), des experts économiques et des représentants d’institutions publiques.
Au programme du forum, figure une conférence sur la créativité, l’innovation et l’attractivité des secteurs ITH et ICC et quatre Workshops sur le financement des entreprises dans le secteur ITH, la responsabilité sincère de l’entreprise dans les secteurs des ITH et ICC et les perspectives de carrière dans le secteur des ICC pour les jeunes diplômés et les chercheurs d’emplois.

Le quatrième atelier sur le thème “Quelle Stratégie de Promotion à l’international pour la Tunisie ?”, concerne les mutations des modes de consommation dans les secteurs ITH et ICC et des tendances de la consommation et du sourcing des principaux marchés.
Un Défilé de Mode ” Made In Tunisia Made for Fashion ” est également programmé au deuxième jour de cette manifestation.
Le salon d’intégration vise à renforcer les dispositifs de sourcing de proximité en réunissant les plus importants fournisseurs tunisiens de matières premières et d’accessoires dans les secteurs ITH et ICC pour soutenir l’intégration tuniso-tunisienne. Il est composé des mini-souks de sourcing pour des fournisseurs tunisiens.

Entre 2017 et 2018 (9 mois), les exportations des industries du textile/habillement ont progressé de 18,8%, à 5355,7 millions de dinars (MD). De même, les exportations des industries du cuir et de la chaussure ont augmenté de 23%, à 1148,8 MD.
Selon l’APII, les secteurs du textile-Habillement et du cuir et de la chaussure, pionniers de l’industrie tunisienne, ont connu leurs jours de gloire jusqu’à la fin des années quatre-vingt-dix. Par la suite, le démantèlement des Accords Multifibres en 2005 a eu pour conséquence l’inondation des marchés, par les produits asiatiques, en particulier d’origine chinoise. Depuis, le secteur TH tunisien a beaucoup souffert de voir sa position décliner dans la liste des fournisseurs de l’UE, principal marché.

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Les professionnels du textile et de l’habillement estiment nécessaire de hâter la mise en œuvre de nouvelles approches et mesures concrètes afin de relancer ce secteur et accéder à de nouveaux marchés étrangers.

Selon eux, si ces mesures étaient appliquées, leurs fruits rejailliraient sur toutes les entreprises actives dans ce domaine et seraient à même d’assurer un saut qualitatif du secteur qui se heurte depuis des années à une multitude de contraintes financières et commerciales.

C’est dans ce contexte qu’une journée de contacts professionnels B to B dans le secteur du textile-habillement a été organisés ce lundi 24 septembre 2018 au Centre de promotion des exportations, où de nombreux professionnels tunisiens et français étaient présents pour exposer leurs divers produits ( lingerie, jeans, maille, les accessoires de confection…). Cette rencontre a pour objectif de renforcer le secteur du textile- habillement tunisien et d’encourager les industriels tunisiens à conquérir de nouveaux marchés et booster les exportations vers l’Europe.

C’est aussi une initiative lancée par le centre de promotion des exportations afin de mieux valoriser l’image de l’industrie tunisienne du textile-habillement notamment en France et d’explorer de nouvelles opportunités et de partenariat sur plusieurs autres marchés.

Interrogés par Africanmanager, de jeunes industriels tunisiens participant à cette journée y ont vu “une rencontre très importante”leur offrant l’opportunité vivement souhaitée de nouer des affaires de partenariat et de coopération stratégique avec leurs homologues français dans le secteur de l’habillement.

D’autres ont appelé les parties concernées par ce domaine à multiplier les efforts et à soutenir davantage les jeunes professionnels désirant conquérir plusieurs autres marchés. Ils ont insisté sur l’importance de la facilitation de procédures administratives et financières pour qu’ils puissent écouler leurs produits à l’étranger.

A vrai dire et après un long déclin, le secteur du textile-habillement a pu retrouver son chemin, grâce aux mesures de redressement qui ont été prises par le gouvernement d’union nationale au profit de secteur qui représente une manne de croissance économique.

En dépit des bouleversements et de changements survenus aussi bien au niveau national qu’ international, ce secteur a pu conserver tout son poids dans l’industrie tunisienne, il joue un rôle primordial dans la réalisation des équilibres économiques et sociaux, l’amélioration de la balance commerciale, les exportations ainsi que la création d’emplois.

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Selon les derniers indicateurs de l’APII, les exportations du secteur industriel sont passées de 19546.7 MD durant les huit premiers mois 2017 à 23698.6 MD durant la même période de 2018 enregistrant ainsi une augmentation de 21.2%. Le secteur industriel a importé pour 30372.3 MD durant les huit premiers mois 2018 contre 25944.5 MD durant la même période 2017, enregistrant ainsi une hausse de 17.1%. Ainsi donc le solde commercial du secteur industriel s’établi à -6673.7 MD contre -6397.8 MD au cours des huit premiers 2017.

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due essentiellement au secteur des industries agroalimentaires dont les exportations ont atteint 2619.4 MD, contre 1433.4 MD pendant les huit premiers mois 2017, soit une progression de 82.7%. Ont aussi augmenté les exportations du secteur des industries des matériaux de constructions de la céramique et du verre, passant de 320 MD à 404.2 MD au cours des huit premiers mois 2018 (+26.3%).

De même, les exportations du secteur des industries mécaniques et électriques ont augmenté de 15.2% passant de 10070.8 MD à 11598.5 MD durant les huit premiers mois 2018. Ont aussi augmenté de 7.4% les exportations du secteur des industries chimiques (1530.5 MD contre 1424.5 MD durant les huit premiers mois 2017).

Le secteur des industries du textile et de l’habillement n’a pas été du reste avec des exportations de l’ordre 4780.6 MD contre 4058 MD durant les huit premiers mois 2017, soit une augmentation de 17.8%. Il en est de même pour le secteur des industries du cuir et de la chaussure dont les exportations ont augmenté de 22.8% avec 1017.3 MD contre 828.3 MD au cours des huit premiers mois 2017.

Idem, les exportations du secteur des industries diverses ont progressé de 23.8% avec 1748.1 MD contre 1411.7 MD durant les huit premiers mois 2017.

Les importations industrielles ont connu des augmentations pour tous les secteurs. Ces augmentations varient entre 4.4% pour le secteur des industries agroalimentaires et 26.4% pour le secteur des industries diverses

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Une journée de contact professionnel (B to B), dans le secteur du textile-habillement, sera organisée le lundi 24 septembre 2018 par le Centre de promotion des exportations (CEPEX) en partenariat avec « Tunisian Retail Company ». Cette journée «sera marquée par une forte présence d’une délégation d’une marque française connue dans le prêt-à-porter représentée par Trevor Boyd (Directeur général), Alexia Bonnet (Global Procurement Leader), Stéphanie Crestel (Chef de Marché Femme) et Sophie Lefebre (Local Procurement Coordinator), qui se sont déplacés spécialement pour rencontrer une vingtaine d’industriels tunisiens opérant dans le secteur du textile et habillement

Les principales filières visées par ces journées sont les jeans, la maille, accessoires de confection ; la lingerie et la lingerie balnéaire. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une stratégie d’appui au secteur du textile et habillement tunisien. L’objectif est d’aider les industriels tunisiens à travers l’acquisition de nouveaux marchés, et de booster les exportations, en encourageant KIABI à effectuer une partie de sa production en Tunisie Il s’agit également de valoriser, l’image de l’industrie tunisienne du textile-habillement en France et d’explorer de nouvelles opportunités d’exportation et de partenariat sur le marché italien ou la marque est également présente

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Les valeurs ajoutées des principaux secteurs exportateurs, à savoir, les industries mécaniques et électriques (IME), agroalimentaires (IAA) et celles du textile, habillement et cuir (THC) ont baissé respectivement de 5,2%, 5,4% et 1,3% en variation trimestrielle au cours du 2ème trimestre 2018, a indiqué la Banque Centrale de Tunisie (BCT), dans son dernier rapport ” Evolutions économiques et monétaires et perspectives à moyen terme, Septembre 2018 “, publié vendredi, sur son site web.

La BCT a expliqué cette régression par la baisse de la demande étrangère, due à une ” conjoncture moins favorable, sur l’horizon de court terme, chez les principaux pays partenaires de la Tunisie “.
Concernant le secteur touristique, la Banque a rassuré que ” la reprise s’est confirmée au cours des 6 premiers mois de 2018 avec des perspectives positives pour le restant de l’année “.

Ainsi, la valeur ajoutée de la branche ” hôtels et restaurants ” s’est accrue de 0,8% au cours du deuxième trimestre 2018, après avoir déjà progressé de 5,7% au premier trimestre.

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Le ministre de l’Industrie, des PME, de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Slim Feriani, a affirmé jeudi à Monastir qu’on ne peut parler de crise de l’industrie du textile-habillement (TH) alors que les exportations du secteur ont cru de 20% au cours des 7 premiers mois de 2018.
Il a souligné, dans une déclaration aux médias, à l’occasion d’une visite effectuée dans plusieurs entreprises industrielles dans le gouvernorat de Monastir, l’importance du textile technique puisque le pays compte 250 entreprises actives dans ce domaine, dont 100 à Monastir, sachant que le secteur du textile-habillement, compte 1600 entreprises dans l’ensemble du pays.
Il a convenu, toutefois, que plusieurs entreprises dans le secteur du textile connaissent des problèmes, étant donné la difficulté de la conjoncture économique et la situation délicate des finances publiques.

Et de rappeler que les exportations globales ont enregistré une augmentation de près de 24% (7 mois 2018), dont 90% ont été réalisés par les industries manufacturières y compris le TH.
D’après lui, “le taux de croissance peut s’améliorer en Tunisie, si tout le monde s’attelle au travail, d’autant que la Tunisie a un potentiel qui lui permet de réaliser un taux de croissance plus important, pouvant atteindre 5%, d’ici 2020“.
Il a encore fait savoir que les intentions d’investissement enregistrés auprès de l’APII ont atteint 2 400, entre janvier et juillet de l’année courante, lesquelles pourront créer environ 40 mille emplois avec des investissements de plus de 2 milliards de dinars. Il s’agit d’investissements sur le long terme, ce qui témoigne de la confiance des investisseurs en Tunisie.

Feriani a estimé que la Tunisie recèle des ressources naturelles relativement limitées, à l’instar des phosphates, du pétrole et du gypse, appelant à investir davantage dans le secteur de l’énergie et des mines et à consacrer la bonne gouvernance en s’inspirant des expériences d’autres pays.
Concernant le champ “Halk El Menzel” situé dans le gouvernorat de Monastir, Feriani a fait savoir qu’une commission a commencé à travailler sur ce dossier depuis le 3 septembre 2018, au sein du ministère, indiquant qu’il faut lui donner le temps nécessaire pour achever ses travaux, ce qui ne devrait pas dépasser quelques semaines.

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Le ministre de l’industrie et des PME, Slim Feriani, a souligné la détermination du département, à activer les mesures décidées lors d’un CMR tenu le 1er juin 2017, en faveur des secteurs du textile, de l’habillement, du cuir et des chaussures, précisant que près de 70% de ces mesures ont été activées, dont la régularisation de la situation des entreprises installées dans les zones de développement régional prioritaire et leur octroi de primes d’investissement.

Présidant jeudi, au siège de son département, une séance de travail consacrée au suivi de la mise en oeuvre de ces mesures, en présence des ministres des affaires sociales et de la formation professionnelle et de l’emploi, Feriani a indiqué que les mesures réalisées concernent également, des crédits d’une valeur de 4,5 millions de dinars (MD), alloués au budget du CEPEX notamment pour le secteur du textile et de l’habillement pour réaliser le programme de marketing et de commercialisation (2017/2019) ainsi que des crédits supplémentaires pour le budget de l’APII, d’une valeur de 2,2 MD, pour faire connaitre les opportunités d’investissement dans ce secteur.

De son côté, le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, a annoncé le rééchelonnement sur six ans avec une année de grâce des dettes des entreprises du textile, habillement, cuir et chaussures, qui passent par des difficultés conjoncturelles, auprès de la CNSS. Ces sociétés sont appelées à payer en contrepartie une avance symbolique (5% du principal de la dette), tout en bénéficiant d’une suspension des poursuites engagées à leur encontre. Il a encore fait savoir que cette mesure a été prorogée jusqu’à fin juillet 2018.

De son côté, le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Faouzi Abderrahmane, a relevé la disposition de son département à travailler avec les professionnels pour améliorer la qualité de la formation dans les secteurs du textile, de l’habillement, du cuir et des chaussures. Il a appelé les représentants de la profession à lui transmettre leurs besoins en matière de formation, en vue de prospecter les ressources matérielles et humaines nécessaires.

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Le déficit de la balance commerciale est surveillé comme du lait sur le feu, et pour cause : Elle est une des sources des tourments de l’économie tunisienne ces dernières années. Alors quand l’homme à la tête d’un des pays “responsables” de cette situation passe en Tunisie, les autorités ne le loupent pas. C’était le cas lors de la visite du président turc, Recep Tayyip Erdoğan, les 26 et 27 décembre 2017. Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, avait dit ses vérités face à un Erdogan qui avait paru bien encaisser la chose. Chahed avait proposé, pour rééquilibrer un tant soit peu le partenariat entre les deux pays, que les investisseurs turcs débarquent massivement en Tunisie. Il faut croire que son appel a été entendu…

La Tunisie bénéficie d’un ensemble d’avantages, tels que sa position géographique stratégique et les compétences dont elle dispose, outre un tissu industriel développé capable d’offrir la valeur ajoutée escomptée par l’investisseur turc dans plusieurs secteurs, à l’instar de la confection de prêt-à-porter, notamment la production de petites séries, la câblerie, les composants électroniques…
Les professionnels du secteur du textile ont appelé, à cet effet,  les investisseurs turcs à réaliser leurs projets en Tunisie, dans le cadre d’une approche visant à trouver des solutions au déficit de la balance commerciale avec la Turquie (1500 millions de dinars).
C’est dans ce contexte que la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement, l’ambassade de Turquie en Tunisie et l’Union des exportateurs de textile et de matières premières d’Istanbul ont organisé ce lundi 15 janvier 2018 un séminaire tuniso-turc sur “les opportunités d’investissement dans le textile et l’habillement”.

Intervenant lors de ce forum, l’ambassadeur de Turquie en Tunisie, Omar Faruk Dogan, a affirmé que les domaines de coopération entre la Tunisie et la Turquie sont diverses avec un gros potentiel. Il a annoncé qu’une banque turque débloquera 20 millions de dollars pour renforcer le secteur du textile et habillement tuniso-turc, ce qui permettra par la suite de créer environ 20 milles emplois.
Et d’ajouter qu’à travers ce financement, la Tunisie aura la chance de reprendre sa place de cinquième exportateur vers l’Union Européenne en matière de textile.

Pour sa part, Ismail Gulle, président de l’Union des Exportateurs de Textile et de Matières Premières d’Istanbul, a affirmé que les professionnels turcs du textile veulent investir davantage en Tunisie. “Nous voulons collaborer avec les professionnels tunisiens et nous tenons à être présents en masse lors de notre première délégation programmée pour l’année 2018 en Tunisie“, a-t-il dit.

A noter que la Tunisie a enregistré un déficit commercial avec la Turquie d’une valeur de 1,853 milliard de dinars à la fin du mois de décembre 2017.
En 2016, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays était de l’ordre d’un milliard de dollars dont 240 millions de dollars sous forme d’exportations tunisiennes et 760 millions de dollars pour les exportations turques.
La Turquie est le 3ème fournisseur de la Tunisie pour le secteur textile/habillement avec une part de 8,3 % des importations totales du secteur.

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Le secteur des industries du Textile et de l’Habillement en Tunisie a connu au cours de ces dernières années un fléchissement en matière d’investissements. Malgré la conjoncture économique et la fermeture de plusieurs usines de textile, ce secteur résiste bien, objectif : se repositionner à l’échelle nationale et internationale, regagner les marchés perdus et stopper l’hémorragie des emplois détruits.

Selon de récentes données dévoilées par la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH), le secteur du textile emploie 170 mille personnes malgré la fermeture de 400 entreprises. Il a perdu plus de 40 000 emplois sur un total d’environ 172 000 postes, soit une perte d’un quart de ses effectifs.

Le secteur a importé près de 78,7% de ce qu’il a exporté en 2016. Sa particularité c’est qu’il a toujours enregistré un solde commercial positif même au cours des années les plus difficiles. D’après la même source, les produits les plus populaires à l’exportation sont les vêtements (pantalon, jeans, T-Shirt, Pull…), la lingerie et les vêtements de travail…

A noter que la France est le 1er marché pour le secteur avec 33% des exportations, suivie de près par l’Italie, 29%. Viennent ensuite l’Allemagne, la Belgique, les Pays Bas et l’Espagne. Au total, l’Europe représente 93% des exportations du secteur. Sur un total de 1788 entreprises, plus de 800 sont des entreprises européennes.

La FTTH a un plan béton

La FTTH a récemment annoncé lors d’une conférence de presse la mise en place d’un plan d’action visant le renforcement des exportations, le soutien des entreprises à travers l’ouverture de nouvelles lignes de crédit, en collaboration avec toutes les parties concernées, et la rationalisation des importations en procédant à la vérification des déclarations douanières.

Cette feuille de route a pour objectif d’élaborer un tableau estimatif des coûts des matières premières, de générer des recettes fiscales supplémentaires au profit de l’Etat et d’aider les entreprises totalement exportatrices à accéder au marché local.

La Suisse vole au secours de la Tunisie

Pour sa part, la Suisse avait annoncé qu’elle compte aider la Tunisie à augmenter ses exportations de textile et de vêtements, selon un programme qui s’étale sur quatre ans avec le Centre du commerce international suisse (ITC).

 Il s’agit d’aider notre pays à monter des affaires compétitives et durables et d’améliorer l’emploi à long terme, notamment pour les femmes et les jeunes. Cette assistance suisse oeuvre à éliminer de nombreux obstacles auxquels les entreprises tunisiennes sont confrontées en tentant d’accéder au marché mondial.

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Le ministre de l’industrie et des PME, Slim Fériani, a réitéré la volonté de son département de concrétiser les décisions et les dispositions prises en juin 2017 au profit des secteurs du textile/habillement et du cuir et chaussures.
Répondant aux interventions des députés, lors de l’examen du projet de budget de son département pour l’année 2018, il a indiqué que l’objectif recherché consiste à revaloriser ce secteur qui fournit 160 mille emplois.

Evoquant le programme de son département pour la prochaine période, le ministre a évoqué le démarrage d’un programme de restructuration financière des PME à travers la création d’un fonds d’appui moyennant une enveloppe de 100 millions de dinars.
Le ministère œuvre en outre à développer une nouvelle génération de zones industrielles intégrées en donnant la priorité aux régions de l’intérieur et en encourageant le secteur privé.
Le ministère œuvre à réduire les délais d’exécution des projets, outre la mise en place d’un programme de promotion de l’investissement en Tunisie à travers la sensibilisation et l’encouragement des investisseurs à créer des projets industriels intégrés dans les régions intérieures et à attirer des industriels et des investisseurs internationaux.

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Des rencontres B to B entre des entreprises tunisiennes et des acheteurs néerlandais spécialisés en denim et vêtements de travail ont été organisées, mardi, dans le cadre du projet d’Appui à la Compétitivité de la Chaine de Valeurs du Secteur Textile-Habillement ‘’COMTEXHA’’, a indiqué le Centre de promotion des exportations (CEPEX) dans un communiqué publié, mercredi, à Tunis.
Ces rencontres organisées à l’initiative du CEPEX à travers son bureau à Rotterdam, en collaboration avec le Centre de Commerce International (ITC) visent à renforcer la compétitivité du secteur textile-habillement en Tunisie.
Cette action a été rehaussée par la participation de 12 entreprises performantes dans les deux filières (3 entreprises dans les vêtements de travail et 9 entreprises dans la filière de denim).
Le textile-habillement est un secteur clé pour l’économie tunisienne. En effet, la Tunisie figure dans le top 10 des pays fournisseurs de l’UE où parviennent plus de 95% de ses exportations. Les Pays Bas représentent le 6ème marché d’importation d’habillement de l’UE.
A cette occasion, trois conférences ont été présentées sur l’importance de l’évolution de la demande du marché des Pays Bas et les opportunités qu’il offre ainsi que sur les tendances de la mode sur le marché.
Une visite a été effectuée au Denim City Centre, un concept regroupant les professionnels, les designers, les développeurs des solutions tissus ainsi que les centres de formation en matière de compétences textile.

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L’implantation ces dernières années de plusieurs franchises étrangères en Tunisie à travers une plus grande souplesse juridique demeure une vraie menace pour le secteur du textile-habillement, provoquant ainsi des faillites pour de nombreuses usines et pour les petits commerces de prêt-à porter.

Mohssen Ben Sassi, président de la Chambre nationale du commerce des tissus et de prêt-à-porter relevant de l’UTICA, a déclaré dans une interview accordée ce lundi 2 octobre à Africanmanager que ces sociétés qui émergent un peu partout dans le pays ont pesé très lourd dans les difficultés des secteurs textile-habillement et cuir.

Il a affirmé que de nombreuses usines sises à Sfax ont dû fermer leurs portes à cause de ces entreprises étrangères. Il a, en outre, appelé le chef du gouvernement et les différentes parties concernées à mettre fin à cette hémorragie nuisant la commercialisation du produit local.

Le président de la Chambre nationale du commerce des tissus et de prêt-à-porter relevant de l’UTICA, a , en effet, ajouté que «ces sociétés ont causé un grave dommage à la branche de la production nationale. Auparavant, on comptait quelque 230 mille employés dans le secteur du textile, mais aujourd’hui le secteur en question n’emploie que près de 160 mille personnes. La franchise est un frein pour l’industrie tunisienne», a-t-il réaffirmé.

Et d’ajouter : «Il est très important de préserver les postes d’emploi des Tunisiens et de lancer une batterie de mesures concrètes et tangibles afin de sauver le secteur textile-habillement».

Il a, en outre, signalé que «les secteurs textile-habillement et cuir-chaussures souffrent depuis des années de grandes difficultés résultant des indicateurs alarmants. Je rappelle que plusieurs entreprises ont été fermées dans les différentes régions du pays. A cet effet, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui avait lancé depuis le mois de mai dernier une série de mesures pour sauver le secteur en question est appelé à tenir ses promesses et nous attendons encore l’exécution de décisions dans de brefs délais», a-t-il dit.

On rappelle que selon des données officielles publiées par le ministère du Commerce, 18 autorisations pour l’exercice des activités en franchise étrangère en Tunisie ont été accordées en 2016. Durant la même période, 33 demandes de franchise ont été déposées. 13 autorisations ont été accordées concernant les activités de restauration, boulangeries et pâtisseries et cafés. Les 5 franchises restantes concernent quant à elles des salles de sports, l’ouverture d’agences foncières et d’autres services.

Cependant et d’après la même source, 26 secteurs n’ont été pas soumis à l’autorisation du ministère du Commerce pour l’exercice de la franchise étrangère en Tunisie. Il s’agit des secteurs des parfumeries, des produits cosmétiques, du textile-habillement, du prêt-à-porter, des produits en cuir, des montres, des lunettes, des équipements électroménagers, d’ameublement, des fournitures de bureaux outre des activités liées au secteur touristique et des services liés à la formation professionnelle, la coiffure et l’esthétique…

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Dans une interview accordée ce lundi 2 octobre 2017 à Africanmanager, Mohssen Ben Sassi, président de la Chambre nationale du commerce des tissus et de prêt-à-porter relevant de l’UTICA, a déclaré que «les franchises étrangères ont causé un grave dommage à la branche de la production nationale. Auparavant, on comptait quelque 230 mille employés dans le secteur du textile, mais aujourd’hui le secteur en question n’emploie que près de 160 mille personnes. La franchise est un frein pour l’industrie tunisienne», a-t-il réaffirmé.

Et d’ajouter : «Il est très important de préserver les postes d’emploi des Tunisiens et de lancer une batterie de mesures concrètes et tangibles afin de sauver le secteur textile-habillement».

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Mohssen Ben Sassi, président de la Chambre nationale du commerce des tissus et de prêt-à-porter relevant de l’UTICA, a déclaré ce lundi 2 octobre 2017 à Africanmanager que «les secteurs textile-habillement et cuir-chaussures souffrent depuis des années de grandes difficultés résultant des indicateurs alarmants. Je rappelle que plusieurs entreprises ont été fermées dans les différentes régions du pays. A cet effet, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui avait lancé depuis le mois de mai dernier une série de mesures pour sauver le secteur en question est appelé à tenir ses promesses et nous attendons encore l’exécution de décisions dans de brefs délais», a-t-il dit.

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Lors d’un séminaire organisé ce mardi 8 novembre 2016 à Tunis sur le thème ” Le textile-habillement dans les pays méditerranéens : l’enjeu de la compétitivité », le directeur de l’observatoire économique de l’Institut français de la mode (IFM), Gildas Minvielle, a déclaré que « dans le dernier classement des pays exportateurs d’habillement pour l’UE , la Tunisie a reculé de quatre places, passant ainsi de la 5e place en 2005 à la 9e en 2015″.

Il a, dans ce contexte, ajouté que la part de la Tunisie dans les importations d’habillement de l’union européenne est passée de 16,8% en 2012 à 13,5% en 2016.

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La Fédération Nationale du Textile a lancé un cri d’alarme sur l’inquiétante  situation que connait le secteur du textile-habillement depuis5 années d’affilée.

Selon des données fournies par le président de la Fenatex, Belhassen Gherab, à Africanmanager concernant « la situation actuelle du textile et habillement en Tunisie », environ 15% des entreprises et des emplois du secteur ont disparu sur les 4 dernières années, soit une perte de 300 entreprises et 30.000 emplois.

Une perte d’à peu près 12% des exportations des produits finis et des importations de matières premières a été enregistrée durant les 4 dernières années.

On a aussi enregistré une baisse de 7,40% des exportations en TND sur les 10 premiers mois de 2015, ce qui s’est traduit par la perte de plus de 10.000 emplois. Rappelons que la contribution du secteur au PIB a chuté de 4,9% à 2,8% sur les 15 dernières années.

Le président de la Fenatex a ajouté que les importations des produits finis ont été multipliées par 2,4 sur les 4 dernières années ; les importations turques ont été multipliées par 12.

S’agissant du marché de la friperie, il dépasse 5 fois le quota autorisé. Le produit tunisien ne représente plus que 10 à 15% de l’offre sur le marché local, le reste vient de l’importation illégale.

Le marché de l’exportation emploie plus de 150.000 personnes dans 1.500 entreprises. Et le marché local fait travailler environ 20.000 personnes dans 350 entreprises, a-t-il ajouté.

De nombreux facteurs expliquent la dégradation du secteur !

Le secteur tunisien du textile et habillement passe par une  conjoncture très difficile en raison de plusieurs facteurs dont notamment :

Le manque de compétitivité provenant de l’augmentation des coûts de production et de fonctionnement (salaires, énergie, transport, frais financiers…).

La baisse de la productivité  (effet révolution, absentéisme, démotivation, perturbations et turbulences sociales, indiscipline…).

La mauvaise image véhiculée par les médias (séries TV et médias qui le décrivent comme un secteur à faible valeur ajoutée et précaire)
Les banques qui lâchent le secteur.

La prolifération des franchises et marques étrangères sur le marché au point de détruire toutes les marques tunisiennes qui opèrent en Tunisie depuis des décennies.

« Ce sont les causes principales de la disparition des entreprises exerçant sur le marché local et la fermeture de quelques centaines d’entreprises exportatrices », a-t-il dit.

Un plan d’action doit être mis en place d’urgence

La FENATEX  a appelé le gouvernement à intervenir dans les plus brefs délais afin de sauver le secteur du textile/habillement en Tunisie. « Il est urgent que le gouvernement prenne conscience de la gravité de la situation et de l’ampleur des enjeux qu’affronte notre secteur pour agir en conséquence ».

« Notre secteur, avec son potentiel, devrait demeurer un secteur prioritaire, créateur de valeur ajoutée et d’emploi. Nous demandons au chef du gouvernement d’organiser d’urgence un CMR en impliquant tous ses ministres et notre fédération », a insisté son président qui ajoute : « Un plan d’action doit être mis en place d’urgence pour redonner une nouvelle dynamique dans le secteur. Non seulement des milliers d’emplois peuvent être sauvés mais une relance du secteur pourra générer la création de centaines d’entreprises industrielles et des dizaines de milliers d’emplois. Les syndicats doivent impérativement contribuer de manière efficace et courageuse à la l’instauration de la paix sociale et le sens du devoir ».

Les politiques, la société civile ainsi que les médias devraient à leur tour contribuer à rétablir la réelle image du secteur et valoriser la culture du travail », a souligné la FNATEX.

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