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Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, a annoncé vingt trois mesures urgentes au profit des secteurs textile/habillement et du cuir et chaussures, couvrant les aspects financiers, l’impulsion de l’investissement, le développement du produit local et le renforcement de la formation.
Intervenant lundi 12 juin 2017 au cours d’un forum sur les mesures de relance et d’appui aux secteurs textile/habillement et cuir et chaussures, organisé au siège de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), Laadhari a mis l’accent sur l’importance de ces mesures, rappelant la dégradation des indicateurs enregistrée dans ces secteurs, durant les cinq dernières années, notamment en matière de postes d’emploi et de compétitivité, outre la situation financière.

Le nombre des entreprises opérant dans le secteur du textile/habillement a baissé, passant de 2100 à 1672. Le nombre de sociétés qui opèrent dans le secteur du cuir et chaussures a atteint 240, contre 445 entreprises actives, auparavant. Le nombre de postes d’emploi a enregistré également un recul notable pour atteindre 161 mille emplois, contre 210 mille.
Laadhari a expliqué l’intérêt accordé à ces secteurs par leur poids dans l’économie avec environ 200 mille emplois et 2500 entreprises et des exportations de plus de 6 MD.
La présidente de la centrale patronale, Wided Bouchamaoui, a, pour sa part, loué les nouvelles dispositions et la capacité d’écoute du gouvernement, outre sa volonté de trouver des solutions pour les entreprises tunisiennes afin de soutenir l’économie nationale, booster le développement et l’emploi.
Bouchamaoui a en outre appelé à la nécessite de poursuivre la campagne de lutte contre la corruption lancée par le gouvernement Chahed.
Ces efforts audacieux constituent la réponse pour appuyer les entreprises tunisiennes“, a-t-elle encore estimé.

Les industriels opérant dans les secteurs textile/habillement et cuir et chaussures ont pour leur part mis en exergue ces dispositions urgentes, estimant toutefois “qu’elles ne sont pas en adéquation avec les nouvelles orientations des marchés mondiaux et des pays concurrents“.
Ils ont en outre critiqué l’absence de dispositions relatives au volet social qui a causé la fermeture d’un nombre d’entreprises.
Evoquant le cas de son entreprises de sous-traitance opérant dans le secteur textile /habillement à Kasserine, Najia Khmiri a affirmé que l’absence d’appui des autorités concernées a causé la mise en chômage de 300 ouvriers, appelant à accorder davantage d’intérêt aux petits industriels, notamment dans les régions frontalières.

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C’est depuis plusieurs mois voire des années que le l’inflation n’a de cesse de se creuser et de gagner du terrain en Tunisie. A vrai dire, la trajectoire ascendante d’inflation a été observée depuis l’année 2011 pour monter en flèche deux ans après. Un constat qui explique en grande partie l’intervention de la banque centrale pour réguler le marché et réduire le gap entre l’offre et la demande. Une des décisions est l’augmentation du taux directeur de la BCT  pour le porter après deux interventions à 5%  actuellement. L’objectif est de faire face aux pressions inflationnistes, encourager l’épargne et renforcer la liquidité bancaire. Il semble toutefois que malgré l’intervention de la BCT en augmentant son taux directeur, l’inflation demeure toujours menaçante pour la Tunisie et ses équilibres financiers et pourrait atteindre facilement les 6%.

Par ailleurs, selon le rapport de la BCT relatif au mois de mai et portant sur les évolutions monétaires et conjoncturelles, au mois  d’avril 2017, l’inflation a poursuivi sa tendance haussière pour atteindre 5% en glissement annuel contre 4,8% le mois précédent. L’amplification  des  tensions  inflationnistes est essentiellement  imputable à la forte progression des prix libres  (+5,8%  en avril 2017 contre +5,7% en mars) notamment les prix des produits manufacturés (+6,3%  contre +5,9%) mais aussi la poursuite de l’affermissement du taux de croissance des  prix des produits administrés (+2,1 % contre + 1,8%).

Les principales composantes de l’IPC ont connu un affermissement généralisé mais à des rythmes différents. En effet, la forte accélération de l’inflation des   produits   manufacturés a été conjuguée avec une progression de l’inflation des produits alimentaires et des services mais à un rythme moindre.  Par secteur, l’inflation des produits manufacturés a enregistré, en avril 2017, une forte accélération pour atteindre 5%  contre 4,6% un mois auparavant. Cette évolution a résulté principalement de la poursuite de la forte progression de l’inflation de l’habillement (+8,4% contre +7,4%) ainsi que de celle des  matériaux de construction quoique à un rythme moindre (+3,5% contre +3,4%).

La  progression  soutenue  de  ces  produits a été compensée par la décélération de l’inflation des autres principaux groupes, notamment les équipements ménagers et les produits d’entretien (+1,7% et +3,8% respectivement contre +1,8 % et +4% en mars). Concernant les prix des produits alimentaires, ils ont  connu une légère hausse de leur taux d’accroissement (+5,2% en g.a contre +5%) dans le sillage de celle de l’inflation des produits alimentaires transformés (+4,5% contre +4,4%) ainsi que celle des produits frais (+5,7% contre +5,5%).

L’inflation des  services n’a connu qu’une légère progression pour atteindre le taux de 4,8% en avril 2017 contre 4,7% un mois auparavant. Cette évolution  a résulté essentiellement de la forte progression des prix des services de santé administrés  (+3,7% contre 2,2%) conjuguée  à une décélération des prix des  loyers (+6,3% contre +6,7%). Par  ailleurs, les deux principaux indicateurs de l’inflation sous-jacente ont connu une accélération de leur taux de progression. En effet, l’inflation sous-jacente «hors administrés et frais» a atteint un niveau record de 5,9% en avril contre 5,8% un mois auparavant. Quant à l’inflation sous-jacente «hors produits alimentaires et énergie», elle a poursuivi son accélération pour atteindre  5,2% en avril contre 5,0% un mois auparavant.

L’indice des prix  de vente industrielle (IPVI) a enregistré une forte progression, en glissement annuel de 3,6% en mars 2017 contre 2,8% en février dernier. Ce trend de progression haussier, s’il se poursuit, représenterait une  source potentielle d’amplification des pressions inflationnistes pour la période à venir. Hors mines et industries chimiques, les prix de vente industrielle ont connu une accélération en augmentant de 4,4% sur un an, contre 3,9% en février,  tirés principalement  par celles des prix des industries mécaniques et électriques (+4,2% contre +3,4%) et des  prix  de  l’industrie  agro-alimentaire (+6,1% contre +5,6%).

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Un projet d'appui à la compétitivité de la chaîne de valeur du secteur textile-habillement «COM- TEXHA» a été récemment

Le changement des règles d’origine est une solution “gagnant-gagnant” pour que la complémentarité soit efficace entre la Tunisie et l’Europe, en matière d’échanges dans le domaine du textile-habillement (TH), étant donné que ces règles sont devenues obsolètes, non adaptées à la réalité industrielle actuelle des partenaires de l’UE et discriminent des pays, a indiqué Constantin Livas, senior expert à la direction générale Grow à l’unité tourisme, industries émergentes et créatives à la commission européenne à Bruxelles (Belgique).
Le principe des nouvelles règles d’origine devra permettre un meilleur contrôle de la qualité du produit confectionné qui ne serait échangé que dans la zone méditerranéenne, sans passer par un pays tiers“, a-t-il ajouté.
La Tunisie qui passe par une mauvaise période dans le secteur du textile-habillement, sera perdante si elle essaye de rivaliser avec les pays asiatiques, tels que le Bengladesh qui a un coût de main d’oeuvre de 0,5 dollar contre 2,5 dollars pour la Tunisie, d’où la nécessité de trouver des solutions immédiates avec l’Europe, notamment à travers la mise en place de mesures du commerce“, a précisé l’expert, qui prenait part à une conférence organisée, jeudi, à Tunis, en marge du festival des jeunes créateurs de mode sur le thème “la Tunisie, une plateforme pour la coopération Euro-med dans le secteur de la mode et de l’habillement”.

A cet égard, l’expert a souligné que de manière générale les échanges euro-méditerranéens ont enregistré une baisse relative contre une augmentation des exportations des pays de l’Asie vers l’Europe. “La Tunisie, quant à elle, a perdu sa compétitivité et sa position sur les marchés européens du textile-habillement“, selon Livas.
Parmi les actions relatives au secteur du textile-habillement tunisien, il y a lieu de lancer un dialogue entre les industriels et les administrations des deux rives, tout en examinant la possibilité pour la Tunisie de participer aux programmes européens, tels que celui relatif aux PME ou COSME“, a-t-il préconisé.

De son côté, Mathieu Gamet, président de la Maison méditerranéenne des métiers de la Mode (MMM) de France, a mis l’accent sur l’identité tunisienne de la mode qui demeure forte mais peu intégrée dans la Méditerranée, appelant à mettre en avant la création tunisienne pour qu’elle soit diffusée.
Il a rappelé que quatre Tunisiens ont été lauréats au concours de mode “Open My Med Prize”, lancé depuis 2010 en France. L’objectif principal de ce concours est de fédérer une nouvelle génération d’entrepreneurs de mode dans 19 pays de la Méditerranée.

Pour le président du groupement professionnel de la confection et de l’habillement à la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), Samir Ben Abdallah, le secteur de la mode est la meilleure locomotive pour relancer le secteur du textile-habillement, étant donné que les jeunes créateurs sont l’avenir de ce secteur.
Un accord de partenariat entre le groupement de la confection et de l’habillement de la CONECT et la CNA Federmoda (Italie) sera signé pour échanger les expériences et les informations, mener des actions en commun et assurer une ouverture sur l’extérieur, a-t-il annoncé.
Des défilés à l’intention des jeunes créateurs tunisiens de la mode ainsi que des créateurs internationaux seront organisés à l’occasion de la deuxième édition du festival des jeunes créateurs de mode 2017. Les défilés seront suivis de la remise du prix du meilleur jeune créateur Tunisie, meilleur mannequin pour l’année 2017 et meilleur créateur joaillerie.

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Lors d’un séminaire organisé ce mardi 8 novembre 2016 à Tunis sur le thème ” Le textile-habillement dans les pays méditerranéens : l’enjeu de la compétitivité », le directeur de l’observatoire économique de l’Institut français de la mode (IFM), Gildas Minvielle, a déclaré que « dans le dernier classement des pays exportateurs d’habillement pour l’UE , la Tunisie a reculé de quatre places, passant ainsi de la 5e place en 2005 à la 9e en 2015″.

Il a, dans ce contexte, ajouté que la part de la Tunisie dans les importations d’habillement de l’union européenne est passée de 16,8% en 2012 à 13,5% en 2016.

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La Fédération Nationale du Textile a lancé un cri d’alarme sur l’inquiétante  situation que connait le secteur du textile-habillement depuis5 années d’affilée.

Selon des données fournies par le président de la Fenatex, Belhassen Gherab, à Africanmanager concernant « la situation actuelle du textile et habillement en Tunisie », environ 15% des entreprises et des emplois du secteur ont disparu sur les 4 dernières années, soit une perte de 300 entreprises et 30.000 emplois.

Une perte d’à peu près 12% des exportations des produits finis et des importations de matières premières a été enregistrée durant les 4 dernières années.

On a aussi enregistré une baisse de 7,40% des exportations en TND sur les 10 premiers mois de 2015, ce qui s’est traduit par la perte de plus de 10.000 emplois. Rappelons que la contribution du secteur au PIB a chuté de 4,9% à 2,8% sur les 15 dernières années.

Le président de la Fenatex a ajouté que les importations des produits finis ont été multipliées par 2,4 sur les 4 dernières années ; les importations turques ont été multipliées par 12.

S’agissant du marché de la friperie, il dépasse 5 fois le quota autorisé. Le produit tunisien ne représente plus que 10 à 15% de l’offre sur le marché local, le reste vient de l’importation illégale.

Le marché de l’exportation emploie plus de 150.000 personnes dans 1.500 entreprises. Et le marché local fait travailler environ 20.000 personnes dans 350 entreprises, a-t-il ajouté.

De nombreux facteurs expliquent la dégradation du secteur !

Le secteur tunisien du textile et habillement passe par une  conjoncture très difficile en raison de plusieurs facteurs dont notamment :

Le manque de compétitivité provenant de l’augmentation des coûts de production et de fonctionnement (salaires, énergie, transport, frais financiers…).

La baisse de la productivité  (effet révolution, absentéisme, démotivation, perturbations et turbulences sociales, indiscipline…).

La mauvaise image véhiculée par les médias (séries TV et médias qui le décrivent comme un secteur à faible valeur ajoutée et précaire)
Les banques qui lâchent le secteur.

La prolifération des franchises et marques étrangères sur le marché au point de détruire toutes les marques tunisiennes qui opèrent en Tunisie depuis des décennies.

« Ce sont les causes principales de la disparition des entreprises exerçant sur le marché local et la fermeture de quelques centaines d’entreprises exportatrices », a-t-il dit.

Un plan d’action doit être mis en place d’urgence

La FENATEX  a appelé le gouvernement à intervenir dans les plus brefs délais afin de sauver le secteur du textile/habillement en Tunisie. « Il est urgent que le gouvernement prenne conscience de la gravité de la situation et de l’ampleur des enjeux qu’affronte notre secteur pour agir en conséquence ».

« Notre secteur, avec son potentiel, devrait demeurer un secteur prioritaire, créateur de valeur ajoutée et d’emploi. Nous demandons au chef du gouvernement d’organiser d’urgence un CMR en impliquant tous ses ministres et notre fédération », a insisté son président qui ajoute : « Un plan d’action doit être mis en place d’urgence pour redonner une nouvelle dynamique dans le secteur. Non seulement des milliers d’emplois peuvent être sauvés mais une relance du secteur pourra générer la création de centaines d’entreprises industrielles et des dizaines de milliers d’emplois. Les syndicats doivent impérativement contribuer de manière efficace et courageuse à la l’instauration de la paix sociale et le sens du devoir ».

Les politiques, la société civile ainsi que les médias devraient à leur tour contribuer à rétablir la réelle image du secteur et valoriser la culture du travail », a souligné la FNATEX.

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