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Hakim Ben Hammouda

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Et voilà, c’est la Banque Centrale de Tunisie (BCT) qui l’annonce clairement après l’avoir démenti il y a quelques jours, devant une foule de journalistes venus l’interroger sur la question : Il y aura une sortie prochainement sur le marché financier international. Dans un communiqué paru lundi 28 mai 2018 et dont une copie est parvenue à Africanmanager, la BCT a fait savoir qu’elle procédera à l’émission au nom et pour le compte de l’Etat tunisien d’un emprunt obligataire sur le marché financier international aux fins du financement du déficit budgétaire et de la balance des paiements. Il s’agira de lever selon l’agence de presse Reuters, 1 milliard de dollars. Une nouvelle qui semble bonne pour la Tunisie mais des mauvaises surprises ne sont pas à écarter et surtout cette annonce en dit long sur le mauvais état des finances publiques. Nombreux sont les économistes qui ont mis en garde contre cette sortie qui va coûter très cher à la Tunisie, sans pour autant enrayer l’hémorragie budgétaire.

Dans une déclaration ce mardi 29 mai 2018 à Africanmanager, l’économiste et ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda a rappelé que la Banque centrale vient de décider lors de son dernier Conseil d’administration d’autoriser une sortie sur le marché international pour lever la bagatelle de 1 milliard de dollars. Il a souligné que cette étape est nécessaire dans la forme puisqu’elle ouvre la voie à cette opération attendue depuis le début de l’année, même si la date n’est pas encore fixée, selon ses dires.

Ben Hammouda a par ailleurs expliqué cette sortie par le double déficit, celui des finances publiques et du commerce extérieur. “Le creusement de nos réserves et les pressions qu’ils font peser sur le dinar ainsi que le déficit des finances publiques justifient également cette sortie et le recours aux marchés internationaux pour éviter l’assèchement de nos ressources internes“, a-t-il précisé.

Mais, je pense que cette sortie a trop tardé et les débuts d’année sont toujours plus favorables sur les marchés. A cela il faut rajouter les nuages et les incertitudes qui ont augmenté sur le ciel de notre économie et qui font que les conditions seront certainement assez coûteuses“, a affirmé Ben Hammouda, avant d’ajouter : “L’incertitude politique, l’accroissement du prix du baril et ses effets sur notre économie, les résultats économiques modestes et les retards dans les réformes que ne cessent de souligner le FMI et les autres institutions internationales vont peser lourdement sur cette sortie et sur le coût du prêt”, a-t-il dit.

Dans un entretien récent avec Africanmanager, l’expert en économie Ezzedine Saidane avait déclaré sur ce sujet que le gouvernement n’est pas encore sorti sur le marché financier international alors que l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) l’a autorisé à le faire : “La Tunisie aurait dû sortir sur le marché financier international pendant la deuxième moitié du mois de mars pour emprunter 1 milliard de dollars, mais avec les ratios actuels, les indicateurs économiques et financiers et la dernière notation de Moodys, cela comporte un risque important dans le sens où la Tunisie sait qu’il ne lui sera pas possible de trouver le montant demandé, ou que même si elle trouve tout le montant ou une partie, cela se ferra à des taux d’intérêts exorbitants“.

Quant à lui, l’économiste et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a mis en garde contre toute sortie sur le marché financier international. Dans une déclaration accordée à Africanmanager il a dit : “La Tunisie ne doit pas sortir sur le marché international (…) Toute sortie sur le marché financier international est fortement déconseillée pour le moment à cause de son image négative auprès du FMI et de la Banque Mondiale”, a soutenu Dimassi. ”Et si d’aventure elle le faisait , le taux d’intérêt serait beaucoup plus élevé que jamais”, a-t-il ajouté. Cette déclaration vient suite à la hausse des cours pétroliers à l’échelle mondiale, un constat qui devrait se refléter négativement sur la Tunisie, qui va se retrouver obligée de s’endetter pour couvrir le gap budgétaire sachant que le budget de l’État a été élaboré sur un prix de 54 dollars le baril de pétrole alors que le prix du baril de Brent a franchi le seuil des 75 dollars.

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Dans une interview accordée à Africanmanager, l’ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda a évoqué la prochaine sortie de la Tunisie sur le marché financier international pour lever 1 milliard de dollars. Il a fait remarquer que cette sortie a trop tardé, alors que les débuts d’année sont toujours plus favorables sur les marchés.

Il a ajouté que les nuages et les incertitudes qui ont augmenté sur le ciel de notre économie font que les conditions seront certainement assez coûteuses. “L’incertitude politique, l’accroissement du prix du baril et ses effets sur notre économie, les résultats économiques modestes et les retards dans les réformes que ne cessent de souligner le FMI et les autres institutions internationales vont peser lourdement sur cette sortie et sur le coût du prêt“, a-t-il dit.

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L’économiste et ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda a donné son sentiment sur les retombées de la visite d’Etat du président français, Emmanuel Macron, à Tunis, les 31 janvier et 1er février 2018. Il a affirmé, sur Cap Fm vendredi 2 février 2018, que l’élan compassionnel de la France envers la Tunisie ne s’est pas traduit en actes économiques concrets. Ben Hammouda est d’avis que le volume de la dette convertie en investissements n’est pas à la hauteur des difficultés actuelles de l’économie tunisienne.

Cependant il a déclaré qu’il ne faut pas sous-estimer le fait que la Tunisie ait un excédent commercial avec la France et qu’un gros paquet d’entreprises françaises sont installées en Tunisie et prennent de fait part à la création d’emplois et de richesses.

Par ailleurs l’expert plaide pour d’autres leviers que ces grands-messes périodiques (Tunisia 2020, Forum économique Tunisie-France…) pour capter des investissements ; «cette façon de faire est dépassée», d’après lui. Ce qu’il faudrait surtout faire c’est entamer un gros travail diplomatique et économique pour faire affluer les capitaux : «Il faut surtout une présence plus forte dans les grandes rencontres internationales d’investissement tel que le Forum de Davos», a précisé Ben Hammouda…

Pour conclure, il a déploré le fait que la Tunisie soit moins dynamique que la concurrence – il a fait allusion au Maroc – pour appâter les investisseurs.

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L’économiste et ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont le retrait de la Tunisie de la liste noire des paradis fiscaux de l’Union européenne, qu’il nous avait annoncé, le budget de l’État, la masse salariale et la hausse des prix constatée durant ce mois de janvier.

La Tunisie vient de passer de la liste noire à la liste grise des paradis fiscaux, établie par l’Union européenne. Qu’est-ce que cela va changer réellement ?

D’abord, c’est une décision importante même si elle était attendue car les conséquences négatives de cette classification sont importantes. Maintenant, tout n’est pas terminé. La décision des ministres de Finances européens est de nous faire passer de la liste noire, c’est-à-dire les pays non coopératifs, à la liste grise des pays coopératifs. Il faut maintenant prendre au sérieux les engagements qui ont été pris et les réaliser dans les délais qui ont été impartis.

Qu’est-ce qui doit être fait pour éviter d’être épinglé par l’UE, même dans la liste grise ?

Les engagements sont d’une double nature. Il y a d’abord ceux liés au renforcement de la transparence de notre système fiscal et à la lutte déterminée contre l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent. A ce niveau, je crois que notre pays a effectué d’importants progrès qu’il faut poursuivre et renforcer et surtout tenir nos partenaires informés.

Le second domaine concerne les privilèges fiscaux qui ont été accordés par notre pays aux investisseurs étrangers, notamment dans le cadre de la Loi d’avril 1972. Or, ces privilèges n’ont pas été accordés pour favoriser une quelconque évasion fiscale mais plutôt pour attirer les investisseurs étrangers qui ont contribué à la création d’emplois et à la diversification de notre économie et à l’amélioration de sa compétitivité. Il est vrai qu’aujourd’hui la tendance mondiale est de favoriser une convergence entre les activités offshore et inshore, ce que nous avons commencé à faire dans notre pays où la fiscalité des entreprises offshore est passée de 0% à 10% dès 2014. Cette fiscalité doit par conséquent évoluer. Mais, cette décision est d’une grande importance car elle doit s’accompagner d’une évolution structurelle de notre tissu économique pour se spécialiser dans des activités à fort contenu technologique. Cette évolution risque de poser un problème pour les activités à fort contenu en main d’œuvre notamment les industries textiles qui connaissent déjà une importante concurrence de la part d’autres pays.

La hausse de la masse salariale pèse de plus en plus sur le budget de l’État au point que le ministre des Finances a récemment évoqué la possibilité de recourir au départ obligatoire à la retraite dans la fonction publique. Est-ce la bonne solution ?

La hausse de la masse salariale pèse lourdement sur le budget de l’Etat par rapport aux autres postes du budget de l’Etat, notamment les investissements. Le gouvernement a formulé deux projets de réformes pour faire faire face à cette augmentation : l’un concerne les départs anticipés à la retraite et l’autre les départs négociés dans la fonction publique. Ces deux projets pourraient réduire le poids de la masse salariale dans le budget. Mais leur impact sera limité dans la mesure où les économies fixées par le gouvernement me paraissent relativement faibles.

Que dites-vous de la hausse des prix et de la polémique qui en découle ?

L’année 2017 n’a pas été bonne en matière d’inflation. En effet, on a fini l’année avec une inflation relativement forte et qui a été estimée par l’INA à 6,4%. Ce chiffre constitue une rupture avec les années précédentes où nous avons réussi à la maintenir en-dessous du seuil de 5%. On craignait que les mesures contenues dans la loi de finances 2018 se traduisent pour une augmentation de l’indice des prix et déclenche une spirale inflationniste. Ce sont ces inquiétudes et ces préoccupations qui expliquent les critiques et les contestations qui se sont manifestées en ce début d’année.

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Dans une interview accordée à Africanmanager, l’expert économique et ancien ministre des Finances, Hakim Ben Hammouda a fait savoir qu’il semble que le gouvernement ait décidé pour le moment de maintenir l’ensemble des dispositions de la Loi de Finances 2018 et de n’y rien toucher.

Il a fait toutefois remarquer que la fragilité des équilibres financiers emmèneront le gouvernement à définir une Loi de finances complémentaire relative à cette année.

Il est à rappeler à ce propos que des manifestations et des mouvements d’émeutes ont récemment éclaté dans certaines régions de la république même dans les nuits, et ce en signe de protestation contre la hausse des prix constatée depuis ce mois de janvier.

En effet, selon des experts, la hausse des prix des produits de consommation, due à l’augmentation de la TVA décidée dans le cadre de la loi de finances 2018, a entraîné une aggravation de l’inflation d’au moins 1% par rapport aux niveaux moyens de l’inflation enregistrés en 2017.

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La Tunisie pourrait être retirée de la liste noire des paradis fiscaux de l’Union européenne (UE) très rapidement. Dans une interview accordée à Africanmanager, l’ancien ministre des Finances Hakim Hammouda a donné des assurances sur le sujet. Il nous a clairement indiqué que la Tunisie a reçu plusieurs messages rassurants de la part de ses partenaires étrangers sur le fait qu’elle allait être retirée de la liste noire des paradis fiscaux de l’UE. L’annonce pourrait être faite demain mardi 23 janvier 2018, à Bruxelles, lors de la réunion du Conseil des ministres des Finances de l’UE. “Il y a de fortes chances que la Tunisie soit retirée, demain, de la black liste des paradis fiscaux“, a assuré Ben Hammouda, estimant qu’il est plus qu’urgent aujourd’hui de sortir de ce classement qui a coûté beaucoup à la Tunisie en termes de réputation.

Il a espéré que la Tunisie ne va pas rejoindre la liste grise des paradis fiscaux de l’UE, faisant savoir à ce propos que cela pose encore certains problèmes pour le pays, pour la fluidité de ses flux financiers et de ses activités bancaires. “J’espère que la Tunisie ne sera classée dans aucune liste, ni noire ni grise car cela découragera les gens pour investir et développer des activités économiques dans notre pays“, a-t-il dit.

Ben Hammouda a fait savoir par ailleurs que le retrait de la Tunisie de la liste noire montre à quel point la partie tunisienne s’est engagée à mettre sur la table, l’ensemble des arguments permettant de monter que notre pays est en train de construire un système assez transparent et bien géré.

L’ancien ministre des Finances a tenu en outre à expliquer qu’il y a une grande différence entre la liste noire et la grise, “sinon on aurait mettre tous les pays sur la même liste“, a-t-il précisé. Selon ses déclarations, la liste noire regroupe l’ensemble des pays considérés comme non coopératifs alors que la grise comprend les pays ayant manifesté une bonne volonté, ceux ayant pris des engagements pour améliorer le respect de la législation fiscale européenne. “Être considéré comme un pays coopératif est mieux qu’être classé comme non coopératif, mais cela n’empêche qu’être dans la grise pose encore des problèmes et des difficultés pour notre économie”, a encore expliqué Ben Hammouda.

La sortie de la Tunisie de la liste noire des paradis fiscaux de l’UE est une nouvelle très attendue, si c’est le cas, cela veut dire que la Tunisie a donné assez d’épreuves pour coopérer avec les législations européennes“, a-t-il assuré.

Le classement de la Tunisie dans la liste noire des paradis fiscaux publiée, récemment par l’Union européenne (UE), n’a cessé en effet de susciter des réactions. Des économistes, des analystes financiers et des banquiers ont vivement rejeté ledit classement le qualifiant de “malheureux“, “étonnant“, voire ”injuste“, venant surtout d’un partenaire stratégique comme l’UE.

Réunis, le 5 décembre 2017, à Bruxelles, les 28 ministres des Finances de l’UE avaient adopté une «liste noire» de 17 paradis fiscaux opérant hors de leurs frontières. Dans cette première liste «noire» figurent 17 pays dont le Bahreïn, Barbade, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Grenade, Guam, Îles Marshall, Macao, Mongolie, Namibie, les Palaos, Panama, Samoa, les Samoa américaines, Sainte Lucie, Trinidad-et-Tobago et la Tunisie.

Par ailleurs, selon un document consulté lundi 22 janvier 2018 par l’agence Reuters et rapporté par Jeune Afrique, l’UE souhaite retirer huit pays de cette liste, qui compte actuellement 17 « juridictions ». Parmi ces « juridictions » citées par ce document : la Tunisie, le Panama, la Corée du Sud, les Émirats arabes unis, la Mongolie, le Macao, Grenade et la Barbade. Toutes sont ainsi susceptibles de passer de la liste noire à la liste grise de l’UE.

Selon ce même document, ces juridictions auraient en effet « garanti qu’elles allaient modifier leur législation fiscale ». Les pays inscrits sur la liste grise ont jusqu’à la fin 2018 pour apporter les correctifs demandés afin de ne pas être listés comme paradis fiscaux.

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Un accord pour retirer la Tunisie de la liste noire et la classer sur la liste grise a été trouvé entre la Tunisie et l’Union européenne (UE), c’est ce qu’a confié à Africanmanager, l’ancien ministre des Finances, Hakim Ben Hammouda.

Commentant cette décision, Ben Hammouda a assuré qu’il s’agit certes d’un pas très important, soulignant toutefois que même la liste grise reste très compliquée et va décourager les investisseurs étrangers pour s’installer en Tunisie et monter des projets : “Les investisseurs évitent de miser sur les pays classés dans la liste noire tout comme dans la liste grise”, a-t-il soutenu.

Il est à rappeler à ce propos que les 28 ministres des Finances de l’UE ont adopté, mardi 5 décembre 2017, lors d’une réunion à Bruxelles, une «liste noire» de 17 paradis fiscaux opérant hors de leurs frontières.
Dans cette première liste «noire» figurent 17 pays dont le Bahreïn, Barbade, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Grenade, Guam, Îles Marshall, Macao, Mongolie, Namibie, les Palaos, Panama, Samoa, les Samoa américaines, Sainte Lucie, Trinidad-et-Tobago et la Tunisie.

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Quelques jours nous séparent de 2018, mais hélas, à en croire les prévisions, ce ne sera pas une bonne année pour la Tunisie, du moins pas au niveau souhaité. Les experts se sont accordés à dire que l’année prochaine s’annonce très mauvaise sur tous les plans, notamment économique et ce, malgré les efforts du gouvernement pour faire face à tous les défis et honorer ses engagements en termes de réformes pour relancer la croissance et amorcer la reprise. Les hypothèses sur lesquelles est basée la loi de finances 2018 ne sont pas réalistes et aboutiront à l’adoption d’autres mesures et d’autres augmentations, outre celles déjà adoptées. En effet, les cours pétroliers ont déjà dépassé la barre des 60 dollars, alors que dans la loi de finances 2018, le prix de baril de pétrole a été fixé à 54 dollars. C’est une des raisons qui poussé plusieurs experts en la matière à tirer la sonnette d’alarme quant à un bombardement du budget 2018 par les prix du pétrole.

Dans une interview accordée à Africanmanager, l’ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda a indiqué que 2018 sera une année difficile et charnière à la lumière des évolutions observées dans la région, notamment au niveau des prix du pétrole, faisant savoir à ce propos qu’une hausse de 1 dollar du prix du baril engendra un déficit dans les finances publiques de l’ordre de 300 Millions de dinars, ce qui dénote, selon lui, la fragilité du budget relatif à l’exercice 2018. “Toute hausse dans le prix de pétrole va avoir un prix, surtout qu’aujourd’hui les cours pétroliers ont dépassé les 60 dollars et risquent encore d’augmenter d’ici la fin de l’année avec les tensions dans le Moyen-Orient et les évolutions en Arabie Saoudite“, a assuré Ben Hammouda, faisant remarquer que tous sont des facteurs d’incertitude qui peuvent présenter un risque sur le cours du pétrole.

Un constat déjà fait par le ministre de l’Énergie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, qui a indiqué que l’augmentation du prix du baril de pétrole de 54 à 64 dollars, enregistrée dernièrement, aura un impact négatif sur le budget de l’Etat. Et il sera difficile de rétablir les équilibres financiers durant l’année prochaine.

Selon ses déclarations récentes, une augmentation d’un dollar du prix du baril de pétrole représente un surcoût de 120 millions de dinars (MD) pour le budget de l’Etat et que toute hausse de 10 millimes dans le taux de change du dollar coûte à l’Etat tunisien 30 millions de dinars.

L’ancien ministre des Finances a à cet effet évoqué deux hypothèses : Ou bien répercuter toute hausse au-dessus de 54 dollars sur le citoyen qui va à son tour subir une importante hausse au niveau des prix des carburants ou ne pas la répercuter sur le consommateur. “Dans le deuxième cas“, a expliqué Ben Hammouda, le budget de l’État va se retrouver avec un déficit beaucoup plus important, ce qui accélérera ou exigera l’adoption d’une loi de finances complémentaire avant les délais, selon ses dires.

Il a en outre indiqué que la situation économique et financière dans le pays demeure est très inquiétante, particulièrement au niveau des finances publiques, et la situation devient encore plus difficile après le classement de la Tunisie dans la liste noire des pays considérés comme paradis fiscaux. “Cela va encore égratigner l’image de marque de notre pays“, a-t-il assuré.

Sur cette affaire de liste noire, Hakim Ben Hammouda nous a indiqué qu’un accord pour retirer la Tunisie de cette liste et la classer sur la grise a été déjà trouvé. “Il s’agit certes d’un pas très important, mais même la liste grise reste très compliquée et va décourager les investisseurs étrangers pour s’installer en Tunisie et monter des projets (…). Les investisseurs évitent de miser sur les pays classés dans la liste noire tout comme dans la liste grise“, a-t-il soutenu.

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Hakim Ben Hammouda, ancien ministre des Finances a indiqué que l’accord conclu entre la Tunisie et le Fonds monétaire international (FMI)) est très important sur les plans économique et politique et le passage de la Tunisie devant le Conseil d’administration du Fonds exige une poursuite des réformes définies par le FMI dont notamment la mise en place, une fois pour toutes, de l’Instance nationale de lutte contre la corruption.

Il a par ailleurs considéré, lors de son intervention, ce vendredi, sur Express Fm, que l’appel du FMI pour que la Tunisie relève le taux d’intérêt aura des conséquences négatives sur l’investissement. Il en est de même, assure t-il encore, pour la poursuite de la politique de glissement du dinar qui aura un impact fâcheux sur les importations et sur le coût de la production, d’où les retombées limitant la capacité concurrentielle des entreprises.

Ainsi et après avoir appelé le gouvernement à un peu plus d’expectative, il a insisté sur la nécessité d’entreprendre une étude sérieuse sur les véritables causes de la dégringolade de la valeur du dinar tout en œuvrant à limiter le taux d’inflation.

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L’ancien ministre des Finances, Hakim Ben Hammouda a déclaré que la loi de Finances 2018, adoptée récemment par l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), entraînerait une précarité préjudiciable aux équilibres financiers.

Il a toutefois indiqué, lors de son passage, ce vendredi 15 décembre 2017 sur Express Fm, que la non adoption de cette même loi, aurait eu des conséquences politiques et économiques très fâcheuses.

Concernant le classement de la Tunisie, par les ministres des Finances des pays de l’Union Européenne, sur la liste des paradis fiscaux, est trop grave et qu’il est urgent de tout mettre en œuvre pour en sortir, sachant que même un classement dans la liste dite « grise » n’est pas réconfortant et comporte des risques à ne pas négliger. Mais l’essentiel, dans l’état actuel des choses est de quitter cette « blacklist ».

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Dans son discours prononcé lundi 11 septembre 2017, lors de la plénière de vote de confiance aux nouveaux membres du gouvernement, le chef du gouvernement n’a pas pu convaincre tout le monde. Il n’a pas pu convaincre une bonne frange des financiers et des syndicalistes. La contribution conjoncturelle qu’il a proposée pour renflouer les caisses sociales et l’augmentation des cotisations sociales ont été fortement contestées. L’UGTT a qualifié de telles décisions d’unilatérales et irréfléchies. Le volet économique a été aussi contesté. Une vision économique claire mais qui manque de plan d’action ou d’exécution, selon certains experts financiers.

L’ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda a réagi au discours du chef du gouvernement, Youssef Chahed, prononcé à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Dans une déclaration à Africanmanager, il a indiqué qu’il est très difficile aujourd’hui de parler des chiffres et de donner des prévisions sur le taux de croissance à l’horizon 2020, surtout que la croissance reste toujours faible. Du coup la reprise reste fragile et difficile à prévoir, selon ses dires.

Il a par ailleurs indiqué que le plan économique annoncé hier par le chef du gouvernement a intégré les bases de l’économie dont principalement la crise des finances publiques et les réformes économiques (réforme de l’administration, des banques, des entreprises publiques, des caisses sociales, de la caisse de subvention…).

Ben Hammouda a en outre indiqué que Chahed a mis en valeur dans son plan économique le partenariat public privé (PPP) comme élément essentiel et majeur dans la relance de l’économie.

Il a estimé que le chef du gouvernement a parlé de plusieurs éléments importants et a préconisé une vision économique claire qui était jusque là absente, mais il n’a pas donné de précisions sur le calendrier d’exécution : “C’est un discours d’orientations générales qui a besoin d’un ordre d’exécution (…) Le discours économique ces trois derrières années a été marqué par les bonnes intentions mais il y a un défaut d’action, d’où la nécessité de mettre en place un calendrier clair d’exécution pour renouer avec la croissance et parler de reprise“, a-t-il expliqué.

S’agissant de l’ensemble des réformes annoncées, l’ancien ministre des Finances a tenu à préciser que pour y parvenir, il faut tracer les priorités et donner des indications précises : “l’absence de priorités peut remettre en cause l’exécution des réformes“, a-t-il dit.

L’UGTT a aussi son mot à dire

Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a affirmé que son organisation s’oppose à plusieurs décisions “unilatérales” annoncées par le gouvernement, dont l’augmentation des cotisations sociales.

L’UGTT a une vision différente de la réforme“, a déclaré le patron de la centrale syndicale à l’agence TAP en marge des travaux de la commission administrative qui se sont ouverts ce mardi à Hammamet, soulignant également le rejet de la privatisation de plusieurs entreprises et établissements publics
La commission administrative nationale examinera la question des négociations sociales dans les secteurs public et privé, a-t-il indiqué, confirmant le blocage des négociations dans plusieurs domaines du secteur privé en dépit de la signature d’un accord de base et d’accords relatifs à l’intégration dans la fonction publique.

L’accent sera en outre mis sur le dossier des caisses sociales lors de cette commission administrative, a-t-il dit, précisant qu’un comité de l’UGTT se réunit aujourd’hui pour discuter de la situation des caisses sociales et proposer des solutions alternatives.

Il y a lieu de rappeler à ce propos que le chef du gouvernement a annoncé, hier, un ensemble de mesures et de propositions et ce, dans l’objectif de relancer l’économie et amorcer une reprise. Parmi ces mesures, nous citons la mise en place d’un plan économique basé sur un nombre de projections dont un déficit budgétaire qui ne dépasse pas 3% du PIB contre 6% actuellement, un taux d’endettement réduit à moins de 70% du PIB, une masse salariale réduite à 12,5% contre 40% du PIB actuellement et un taux de croissance de 5% contre un taux de croissance ne dépassant pas les 2% au cours de cette année.

A cela s’ajoute l’achèvement des grandes réformes, à l’instar de celles des entreprises publiques en difficulté, des banques et de la caisse de compensation. Sur cette dernière question, le chef du gouvernement a proposé l’augmentation des cotisations sociales pour renflouer les caisses et la mise en place d’une contribution exceptionnelle (CSG, Contribution sociale généralisée), pour réduire le déficit.

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L’économiste et ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda est passé dans les studios d’Express FM ce vendredi 08 septembre 2017 pour donner son sentiment sur le remaniement ministériel opéré le mercredi 6 septembre et le programme chargé de la nouvelle équipe gouvernementale. Il s’est refusé à tout jugement hâtif sur la composition du gouvernement et attend des détails sur les actions – qui seront exposés lundi prochain à l’ARP – avant de se prononcer.

Toutefois il est d’avis que la période de grâce sera très courte étant donné le contexte économique et les échéances, très proches : le 15 octobre 2017, avec la présentation du projet de la loi de Finances 2018, d’après le délai fixé par la Constitution ; ensuite le rendez-vous de fin octobre avec la délégation du FMI. “Une visite importante qui déterminera le déblocage, en décembre 2017, de la troisième tranche du crédit accordé à la Tunisie».

A propos de la loi de Finances 2018, Ben Hammouda a affirmé que ce sera la plus importante et la plus difficile depuis 2011 vu le niveau du déficit des caisses de l’Etat. Il s’est interrogé en ces termes : «comment ce nouveau gouvernement va aborder ce déficit qui dépasserait les 10 milliards de dinars ? 20% du budget de l’Etat !».

Il a ajouté qu’à priori on se dirige vers une hausse de la TVA de 1 ou 2% et sur une sortie sur le marché intérieur. «C’est un grand défi», estime l’ancien ministre. «Sortir sur les marchés internationaux ne se fera pas sans dégât vu la dégradation de la note de la Tunisie” par l’agence Moody’s.

Parmi les solutions qu’il préconise pour sortir du trou : «Il faut éviter l’austérité” et miser sur plutôt sur “une politique de relance des investissements avec le lancement de grands projets entre autres». Il a également proposé de réviser le système les subventions étatiques pour plusieurs produits.

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L’ancien ministre des Finances, Hakim Ben Hammouda a déclaré, dans une interview parue ce mercredi 15 février 2017, dans “La presse” que quatre urgences économiques devraient être au coeur d’un programme de redressement économique : Sortir de la crise profonde et aiguë des finances publiques, le retour de l’investissement et de la croissance, l’accélération des réformes économiques qui ne peuvent pas, selon lui, se limiter à des effets d’annonce mais doivent être basées sur des études claires et sérieuses, et en fin l’élaboration d’un programme social d’urgence pour faire face à la détresse sociale.

Ben Hammouda a par ailleurs indiqué que la Tunisie d’après la Révolution a obtenu énormément de signaux et de manifestations d’amitié. Mais dans les moments difficiles, elle n’a pas trouvé la générosité qu’elle escomptait chez ses innombrables amis. “Certains, très riches, lui ont prêté au taux du marché, voire plus cher”, a-t-il assuré.

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“Les négociations avec les institutions multilatérales dont le FMI exigent des éléments importants , le premier c’est de prendre des engagements réalistes que nous sommes en mesure d’honorer”, a fait savoir l’ancien ministre des Finances, Hakim Ben Hammouda dans une interview accordée au journal “La presse” et parue dans son édition de ce mercredi, 15 février 2017.

Et Ben Hammouda d’affirmer dans le même cadre que le vrai problème, c’est que nous acceptons des matrices d’engagements qui dépassent de loin  notre capacité d’exécution et qui tiennent pas compte particulièrement des périodes de transition où l’instabilité est grande et  des résistances face aux réformes. Le second point, selon lui, et une fois  que les engagements ont été pris, il faut impérativement les exécuter, estimant toutefois que “La mise en place des réformes exige un effort de coordination que malheureusement les départements en charge de ces questions notamment le ministère des Finances, le ministère de la Coopération internationale ou la Banque centrale ne sont pas en mesure d’imposer pour différentes raisons”, a-t-il expliqué.

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<div>Né le: 7 août 1961 à Jammel</div><div><br /></div>

La situation des entreprises publiques continue de peser sur l’économie nationale, malgré toutes les annonces faites concernant d’éventuelles stratégies de réforme. Dans un entretien accordé à l’agence TAP, Hakim Ben Hammouda, ex-ministre de l’Economie et des Finances, évoque les raisons et les conséquences du retard de ces réformes.
Pensez-vous qu’il y a aujourd’hui une réelle volonté de réformer les entreprises publiques ? Si oui, pourquoi cette réforme a pris un tel retard ?
Je crois que la plupart des gouvernements avaient dans leurs priorités la réforme des entreprises publiques, car elles représentent aujourd’hui une lourde charge sur les finances publiques et le budget de l’Etat. Du coup, la politique de réduction des déficits exige nécessairement une réforme des entreprises publiques. Mais, c’est vrai que cette réforme a pris beaucoup de retard. Plusieurs raisons expliquent ce retard dont l’absence de visions claires et d’une approche stratégique pour réformer ces entreprises, comme parfois le manque de courage politique du fait des conséquences sociales que ses réformes peuvent entraîner.
Quelles conséquences, pourrait avoir ce retard ?
Les entreprises publiques connaissent depuis plusieurs années de grandes difficultés. Ces difficultés se sont accentuées après la révolution dans la mesure où elles ont été obligées de recruter plusieurs milliers de collaborateurs qui travaillaient par le passé pour des sociétés de sous-traitance. Les coûts de ses sociétés ont beaucoup augmenté sans que ceci ne se traduise par une augmentation de leur productivité. Ce qui a engendré d’importantes pertes et a accentué leurs déficits.
Cette situation a des effets négatifs sur notre économie au moins à trois niveaux. Le premier concerne les conséquences sur le Budget de l’Etat et les finances publiques. Au lieu d’apporter des recettes importantes au Budget de l’Etat comme c’était le cas de la CPG par exemple, ces entreprises sont devenues une lourde charge pour l’Etat qui se trouve dans l’obligation de leur accorder des facilités pour qu’elles poursuivent leurs activités.
La seconde conséquence est liée à leurs difficultés financières et qui les empêchent d’investir et par conséquent d’augmenter leurs capacités productives et d’appuyer et d’accompagner le développement de notre économie.
La troisième conséquence concerne la protection apportée à ses entreprises ou à ses secteurs qui crée des situations de rente qui a un effet négatif sur les consommateurs.
Un plan national pour la restructuration des entreprises publiques est plus qu’une urgence aujourd’hui.
Quelles réformes préconisez-vous pour ces entreprises ?
Je crois qu’il est nécessaire d’établir un plan stratégique de restructuration des grandes entreprises publiques. Ce plan doit définir l’orientation future de notre politique dans ce domaine et faire des choix stratégiques. Il faut définir les critères qui nous permettent de classer les entreprises selon leur importance pour notre économie et le rôle futur que l’Etat devrait y prendre.
Plusieurs pistes peuvent alors se présenter et plusieurs directions dont notamment le maintien de certaines entreprises stratégiques dans le giron de l’Etat après avoir opéré une restructuration, pour d’autres il faudrait peut-être ouvrir le capital à des participations privées afin de donner à ses entreprises les moyens d’investir mais également d’opérer des changements nécessaires dans le management. On peut envisager la privatisation de certaines entreprises qui n’ont pas un rôle stratégique.

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Le ministre des Finances et de l’Economie

Hakim Ben Hammouda, ancien ministre des Finances, a déclaré, ce vendredi sur Express fm, que l’augmentation du taux d’intérêt directeur de la Fed américaine entraînera la hausse du taux de change du dollar par rapport au dinar tunisien. Il a ajouté que cette décision aura également pour conséquence une augmentation du taux d’endettement de la Tunisie et la hausse du prix d’achat du pétrole. Et d’affirmer que le gouvernement de Youssef Chahed fera face à deux défis principaux en 2017 : Le déficit budgétaire à moins de 5% et un taux de croissance d’au moins 2%.

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Le ministre des Finances et de l’Economie

Hakim Ben Hammouda, ancien ministre tunisien de l’Economie, a raté de très peu le fauteuil de directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du Fonds monétaire international, laissé vacant par le Pakistanais Masood Ahmed, rapporte Jeune Afrique.
Pourtant Ben Hammouda était idéalement placé pour occuper ce poste, puisqu’il avait été recommandé par Ahmed lui-même. En plus ses excellents états de service l’ont placé d’office dans le gratin des candidats, en effet il a été Conseiller spécial de Donald Kaberuka quand il pilotait la BAD et économiste en chef à la Commission économique pour l’Afrique. Sa fine connaissance des mécanismes des institutions internationales l’a fait émerger, parmi 400 prétendants. Mais voilà, tout cela n’a pas suffi, il a été coiffé au poteau par Jihad Azour, ex-ministre libanais des Finances, qui avait dans sa besace des liens très solides avec la puissante famille Hariri. Le lobbying intense des pays du Golfe et de l’Arabie saoudite a fait le reste…

Lot de consolation pour Ben Hammouda : Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, lui a envoyé une lettre pour lui faire part de son estime, toujours d’après le magazine.  C’est toujours ça de pris…

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Le ministre de l'Economie et des Finances Hakim Ben Hammouda a révélé

Lors de son passage ce jeudi 25 août 2016 sur Express Fm, l’ancien ministre des Finances, Hakim Ben Hammouda a déclaré que la Tunisie traverse l’une des pires crises de son histoire, estimant que la situation économique nationale devient de plus en plus délicate. “C’est encore pire que l’année 2011”, a-t-il noté.

Ben Hammouda a évoqué, par ailleurs, les quatre défis économiques qui attendent le prochain gouvernement Chahed. Il a indiqué que le nouveau gouvernement doit se lancer directement dans la préparation de la loi des Finances de l’année 2017, et ce dès le premier jour de sa prise de fonction. Il a rappelé que selon la Constitution, cette loi doit être adoptée au plus tard le 10 octobre prochain.

Concernant le deuxième défis, Ben Hammouda a souligné la nécessité de regagner la confiance des investisseurs tunisiens et relancer l’économie nationale.

Quant au troisième défis, l’ancien ministre des Finances a appelé le gouvernement à mettre en place une nouvelle stratégie en se focalisant sur la création de la richesse, de postes d’emploi et de nouvelles ressources fiscales.

Et le dernier challenge économique du gouvernement Chahed selon Ben Hammouda serait d’adopter de nouvelles réformes économiques dont notamment des réformes au niveau de l’administration et de la bureaucratie.

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<div>Né le: 7 août 1961 à Jammel</div><div><br /></div>

Hakim Ben Hammouda, ancien ministre des Finances, a déclaré sur Express FM ce lundi 16 mai que la signature de l’accord avec le Fonds monétaire international (FMI) dans les plus brefs délais est de la plus haute importance. Il a ajouté qu’un accord avec l’institution de Washington a plus d’impact positif pour le pays que la hausse de sa note souveraine.

L’ancien ministre est allé plus loin dans l’explication en précisant qu’une nouvelle ligne de crédit du FMI est de nature à ouvrir des horizons plus larges pour la Tunisie, surtout dans les démarches pour décrocher de nouveaux prêts auprès de la Banque mondiale et d’autres organismes.

M. Ben Hammouda a invité les autorités à varier les sources d’emprunt et à ne plus se focaliser sur une seule niche de financements. Il a déclaré que depuis 2011, les gouvernements successifs sont tous allés piocher sur le marché local et les institutions financières étrangères.

Enfin il a appelé le gouvernement à tenter l’aventure des marchés internationaux, arguant que ces derniers sont plus faciles à manier dans la mesure où ils n’imposent pas de programme économique à appliquer strictement, comme c’est le cas du FMI.

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Le ministre de l’Economie et des Finances

Le ministre de l’Economie et des Finances, Hakim Ben Hammouda a accordé à Africanmanager une interview exclusive dans laquelle il a parlé de la situation économique du pays, qualifiée de « délicate et difficile ».

Il a évoqué également l’endettement de la Tunisie, tirant la sonnette d’alarme sur les risques qui pèseront sur le pays en 2017, année durant laquelle l’endettement passera au double, selon ses dires.

Evoquant la loi des finances 2015, le ministre nous a indiqué que cette loi va être soumise au Chef du gouvernement le 24 octobre prochain, révélant, dans le même contexte que de nouvelles taxes seront décidées dans le cadre de cette loi. Interview :

Qu’est ce que vous pensez de la situation économique actuelle du pays ?

La situation économique est difficile voire délicate, mais nous essayons de la gérer avec tous les membres du gouvernement.

Par ailleurs, on a réussi jusque-là à maintenir les grands équilibres et à diminuer le déficit public qui est aujourd’hui au dessus de 6% et que nous espérons ramener au dessous de 5%.

Nous travaillons dans un contexte délicat, difficile et de fin de transition mais nous essayons de tenir le cap en nous basant essentiellement sur deux aspects, la stabilisation macroéconomique (déficit courant et déficit public) et les réformes bancaires et fiscales.

Comment vous allez terminer l’année 2014 ?

Nous maintenons le cap en dépit du retard qu’on a mis pour respecter nos engagements notamment en matière de la loi sur le PPP (partenariat public privé) et la loi sur la recapitalisation bancaire.

Nous terminerons l’année tout en stabilisant la situation macro-économique et tout en poursuivant les reformes.

Mehdi jomâa a déclaré que la Tunisie a besoin de trois années de réformes rigoureuses, qu’est ce que vous en pensez ?

Nous partageons totalement l’avis de Mehdi Jomâa et cela était avant tout l’analyse du gouvernement. Nous avons commencé, déjà, avec la loi des finances complémentaire 2014, un grand programme de redressement qui doit se poursuivre pour les trois prochaines années.

Pour ma part, je n’ai pas arrêté de dire que l’année 2014 a été difficile et que les trois prochaines années 2015, 2016 et 2017 seront encore plus difficiles.

On arrivera encore à des remboursements de dettes beaucoup plus importantes que nous avons aujourd’hui. Actuellement, on est à 4 milliards de dinars de remboursement de dettes. En 2017, on ne serait pas loin de 8 milliards de dinars, soit le double de ce qu’on a aujourd’hui.

Nous avons tiré la sonnette d’alarme. Il faut que la croissance et la confiance reprennent rapidement et que les investissements internes et étrangers regagnent de terrain. Les trois prochaines années seront des années de travail et de labeur pour poursuivre l’effort de redressement.

Quand vous allez déposer la loi des finances 2015 ?

Selon la loi organique du budget, on doit déposer la loi des finances 2015, le 25 prochain mais puisque ce sera un samedi, nous la déposerons, vendredi prochain, 24 octobre 2014. Nous avons prévu une conférence de presse comme on l’avait fait pour la loi des finances complémentaires 2014.

On soumettra la loi des finances 2015 au chef du gouvernement durant la matinée du vendredi, 24 octobre 2014, juste avant la conférence de presse.

Quelles sont les grandes lignes de cette loi ?

On est en train de finaliser les derniers calculs, et les grandes lignes de cette nouvelle loi seront les mêmes que nous avions défendues au niveau de la loi des finances complémentaire. Il faut garantir, dans le cadre de cette nouvelle loi, une stabilisation macroéconomique. Il faut aussi que la croissance et l’investissement reprennent et que les réformes se poursuivent.

Une priorité sera accordée au développement régional, à la solidarité et l’inclusion fiscale.

Y’aura-t-il de nouvelles taxes ?

Oui ! Il y aura de nouvelles taxes mais beaucoup moins que l’année précédente. Pour l’instant, on est en train de finaliser les dernières mesures. La loi de finances 2014 et la loi des finances complémentaire de la même année ont rassemblé énormément de mesures, voire une centaine de lois, contrairement à la loi des finances 2015 qui comprendra vraiment le minimum de taxes.

Dans la loi des finances 2015, il n’y aura pas de la pression fiscale. On s’est limité vraiment au strict minimum. Seulement, des choses de facilitation.

Il faut dire, cependant, qu’il yaura une autre loi 2016 qui sera encore plus importante dans la mesure où nous allons finaliser en novembre 2015 la réforme fiscale. C’est à cet effet que la loi des finances 2016 sera une première loi de finances qui appliquera les grandes mesures de la réforme fiscale.

Khadija Taboubi

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