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Lotfi Brahem

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Une preuve de plus du caractère délétère et nocif du climat social et politique dans le pays : Le syndicat général des fonctionnaires des unités d’intervention (SFDGUI) s’en prend ouvertement au chef du gouvernement, sans prendre de gant. Dans un communiqué émis lundi 25 juin 2018 dans la soirée, le SFDGUI accuse Youssef Chahed de porter atteinte au moral de l’institution sécuritaire et l’invite à ne pas utiliser les forces de l’ordre dans ses combats politiques.

Le texte dénonce une campagne de stigmatisation qu’auraient subi les policiers et s’insurge contre les licenciements, les mises à la retraite anticipée, les poursuites judiciaires, le limogeage sans ménagement de Lotfi Brahem et les accusations de coup d’Etat orchestré par l’appareil sécuritaire. Et tout cela aurait pour unique responsable Chahed, d’après le SFDGUI…

Le syndicat demande au président de la République de dire son mot dans cette affaire et d’évoquer publiquement tous les aspects des “accusations mensongères de coup d’Etat” qui ont été lancées contre l’ex-ministre de l’Intérieur et pour lesquelles, rappelons-le, il a décidé de porter plainte. Le SFDGUI invite les autorités à prendre des précautions extrêmes dans les nominations des hauts cadres sécuritaires (en allusion au grand coup dans la fourmilière donné par Gahzi Jeribi), et met en garde contre l’instrumentalisation des désignations à des fins politiques.

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Lotfi Brahem, ex-ministre de l’Intérieur, est revenu sur l’agitation autour de l’arrestation de Mohamed Najem Gharsalli. Dans un souci d’éclairer la lanterne des citoyens, il a affirmé, ce jeudi 14 juin 2018 sur Mosaïque FM, que la justice a ordonné “à la brigade centrale de la Garde nationale de contacter le concerné chez lui ou dans l’endroit dans lequel il se trouve“, mais que Gharsalli ne fait l’objet d’aucun mandat de recherche. Il a ajouté que les unités sécuritaires ont fait ce qu’il fallait…
Quant à l’ultimatum de 48 heures pour mettre la main sur l’ancien ministre de l’Intérieur, et qui avait déclenché un torrent de supputations, Brahem a déclaré que cette affaire est une pure invention…

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Le journaliste français Nicolas Beau n’a pas raté Lotfi Brahem, ce dernier non plus ne l’a pas raté. Liberté de ton fraichement retrouvé, l’ex-ministre de l’Intérieur fait face à l’accusation, et pas avec des gants. Au sujet des bruits autour d’une tentative de coup d’Etat, lâchés par le journaliste, Brahem réplique, sur Mosaïque FM ce jeudi 14 juin 2018, que Beau a une sombre histoire noire et que sa plume a été à l’origine de tragédies dans plusieurs pays.

Il a ajouté que le journaliste a débarqué sur le sol tunisien depuis un mois et demi, et qu’il a rencontré notamment des journalistes et des acteurs du secteur médiatique.
Ce journaliste a lancé des rumeurs (…), je n’ai rien à voir avec ces bruits, je n’ai rencontré aucun responsable émirati“, a-t-il déclaré. Aucun ministre ne sort du territoire tunisien sans y avoir été autorisé formellement, a-t-il indiqué.

Brahem a par ailleurs affirmé que ce missile balancé par Beau a nui au tourisme tunisien, et que des réservations à l’étranger ont été annulées.

Enfin il a confié qu’il a déposé une plainte contre le journaliste Français, Al Jazeera et toutes les personnes mouillées dans la propagation de cette rumeur.

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«Le Premier ministre Youssef Chahed a la baraka des hommes d’Etat promis à un bel avenir, commente émerveillé un diplomate européen en poste à Tunis depuis plusieurs années. En deux temps trois mouvements, celui qui était donné pour politiquement fini a su se réinventer un destin national en triomphant de Hafedh Caïd Essebssi et en terrassant le tout puissant ministre de l’Intérieur Lotfi Brahem. Il faut reconnaître que Youssef Chahed a non seulement de la ressource et de l’énergie, mais qu’il est également totalement imprévisible, avoue un conseiller du président de la République». Ainsi commentait le journal en ligne français «Maghreb Intelligence», en évoquant la démission par le chef du gouvernement tunisien de son ministre de l’intérieur (MI), Lotfi Brahem.

⦁ Qui a décidé du départ de Brahem ?

La même source rappelle que ce changement du MI, le second dont Youssef Chahed se débarrasse presque dans les mêmes conditions (Comme Hédi Majdoub à Bouargoub où Chahed supervisait une opération antiterroriste, Brahem a été oublié à Tunis lorsque Chahed s’envola pour Kerkennah. Les deux apprendront leur démission par la presse), avec l’accord du chef de l’Etat, Béji Caïed Essebssi (BCE), dont le journal dit qu’il «semble volens nolens suivre son Premier ministre dans tous ses desideratas». BCE avait en effet reçu le même jour son chef du gouvernement, comme il l’avait reçu avec le sourire après sa sortie médiatique contre le fils du chef de l’Etat. Tout cela fait dire à certains que BCE reprendrait les choses en mains et serait en train de redresser la situation. A d’autres, comme Maghreb Intelligence, il fait dire que c’est le chef du gouvernement Youssef Chahed qui mènerait désormais la danse et serait même arrivé à «faire manger BCE dans la paume de sa main», comme dirait un dicton tunisien.

A en croire la même source, Brahem aurait été mis de côté car devenu «encombrant ministre qui se prédestinait à un rôle des plus importants dans un très proche avenir (…) et proche des cercles benalistes, et dont certains amis étaient connus pour leurs activités borderline». Suivez le regard, vers la région dont est originaire l’ancien MI.

Suivent ensuite, dans le pêle-mêle, des raisons que rapporte la même source : le fait que Brahem serait «pointé du doigt par plusieurs pays européens qui lui reprochaient son laxisme dans sa gestion de l’immigration clandestine» et qu’il se serait «beaucoup rapproché des Américains par l’intermédiaire de personnalités du Golfe», une information déjà distillée par le même journal en ligne depuis novembre 2017 dans le cadre d’une campagne visant déjà Brahem.

D’autres sources qui nous sont propres et qui ont requis l’anonymat font état d’un différend entre Caïed Essebssi et Chahed à propos de cette démission. Selon ces sources, Chahed se serait plaint mercredi auprès du chef de l’Etat qu’il ne pouvait plus travailler avec Brahem. BCE aurait mis comme condition son remplacement par l’actuel ministre de la Défense, tout en sachant qu’Abdelkerim Zbidi n’acceptera pas. Nos sources évoquent aussi un fort ressenti de Youssef Chahed contre son ministre de l’Intérieur qu’il accuserait de travailler pour le compte de son rival BCE Jr, Hafedh fils de Béji. Cela, sans oublier les mauvaises relations de Brahem avec les Islamistes d’Ennahdha, nouveau soutien de Chahed contre Hafedh. Où est la vérité dans tout cela ? Ce n’est certainement pas le chef du gouvernement qui le dira devant l’ARP, qui ne l’auditionnera pas à propos de ce mini-remaniement !

⦁ Hammadi Jbali n’avait pas licencié Larayedh en septembre 2012

Ce qui semble être sûr dans tout cela, c’est que l’affaire du naufrage de Kerkennah n’était qu’un alibi et que le licenciement de Brahem a certainement été décidé depuis le fameux «avertissement de 48 heures» pour coffrer Neji Gharsalli, comme si l’actuel MI connaissait sa planque et ne voudrait pas l’arrêter. Salir avant de faire partir, est la règle tunisienne pour des remaniements qui ne seront jamais officiellement expliqués.

Dans un Post sur sa page officielle, le député Mongi Rahoui estime que lier la démission de Brahem avec le naufrage de Kerkennah est un leurre. «L’incident de Kerkennah n’est pas le seul dans l’histoire de plus d’un ministre de l’intérieur. Pourquoi ne pas avoir démis d’autres ministres sur lesquels, pesaient même des soupçons de corruption ?».

Il est vrai qu’un drame pareil avait eu lieu du temps du président temporaire Moncef Marzouki et du gouvernement de Hammadi Jbali. Ce dernier n’avait pas licencié le ministre de l’Intérieur Ali Larayedh et le chef de l’Etat intérimaire s’était contenté de jeter un bouquet de fleurs en mer en hommage aux défunts de la route de Lampedusa en septembre 2012. Le député Nahdhaoui Mohamed Ben Salem qui avait appelé au départ de Brahem, en réponse au naufrage de Kerkennah, devrait s’en rappeler


Les relations tendues entre Chahed et Brahem ne sont un secret pour personne en Tunisie et son désir de voir quitter son gouvernement date depuis le début de l’année. Et s’il n’avait pas pu le dégommer, il lui aurait à maintes reprises mis les bâtons dans les roues en refusant beaucoup de ses propositions de nominations diverses dans son propre département.

Avocat et ancien Nidaa, Nizar Ayed voit le bon côté de cette sortie du gouvernement de Brahem et semble fortement croire en le potentiel politique de cet homme qui a, il est vrai, été l’un des artisans de la lutte anti-terroriste. Selon Ayed, cette sortie lui permettrait de «ne pas endosser le poids de l’échec du gouvernement Chahed, de tirer profit de la grande popularité acquise depuis l’affaire de la femme islamiste venant d’Allemagne, de ne plus être contraint à mettre ses propres ambitions politiques lors des prochaines échéances électorales comme le demandent certains partis politiques. Cela lui laisse enfin une année et demi pour bien se préparer, ce qui est un délai dont ne disposeront pas des ministres qui redeviendront d’illustres inconnus dès leur sortie du gouvernement».

Ce qui est notable, c’est que cette démission n’avait pas laissé insensibles les réseaux sociaux tunisiens qui ont, en grande majorité, refusé la décision de Youssef Chahed. Pour la première fois, la rue tunisoise était sortie mercredi soir protester, non pas contre le ministre de l’Intérieur, mais en sa faveur.

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La Tunisie vit dans une sorte de lévitation, après l’agitation autour du Document de Carthage 2. Pour les citoyens, le calme est réel, car les exigences du mois de Ramadan (achats frénétiques, veillées interminables, longues prières nocturnes…) ne laissent pas beaucoup de place à autre chose. Après il y aura la Coupe du Monde, qui va faire corps avec la pause estivale forcée. Donc il y a des chances que l’état de léthargie des citoyens-électeurs, par rapport à la chose politique et même économique, dure encore. Mais si tout cela est de nature à consumer les énergies du Tunisien lambda, il en est autrement pour le microcosme politique, lequel tourne à plein régime, en toute circonstance, négocie, tisse des toiles, fomente et pas toujours dans le sens de l’intérêt général. Mais ils sont ainsi faits les politiciens, et pas qu’en Tunisie d’ailleurs. En ce moment, à part l’éjection du ministre de l’Intérieur, pour les raisons que le porte-parole du gouvernement a exposées, le personnel politique n’a pas grand chose à nous mettre sous la dent. Et ça tombe bien car les Tunisiens ont la tête ailleurs. Jusqu’aux prochaines bourrasques que le même porte-parole du gouvernement a annoncées

Cela fait un bail que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, parle d’évaluation du rendement de ses ministres et d’un remaniement ministériel en conséquence. Mais jusqu’ici rien n’était venu illustrer ses propos, pas la moindre décision dans ce sens. D’ailleurs il n’avait pas beaucoup de raisons objectives de retoucher son équipe car tout le monde sait, du moins tous ceux qui sont honnêtes intellectuellement parlant, que même les plus brillants esprits ne pourront pas faire grand chose dans cette conjoncture difficile, plombée par des finances publiques très mauvaises, un gros déficit budgétaire et le refus des citoyens de retourner énergiquement au travail. Donc si Chahed en vient à modifier son équipe, il faut en chercher les raisons dans l’obstination de ses adversaires – surtout le secrétaire de l’UGTT et le directeur exécutif de Nidaa Tounes – à avoir sa tête. Le chef du gouvernement se dit qu’en faisant quelques offrandes humaines, il arrivera, peut-être, à dégonfler le front de ses détracteurs. Donc si demain certains de ses collaborateurs se font débarquer, ils le devront moins à la qualité de la copie qu’ils ont rendue qu’à l’urgence politique d’une purge, de sacrifices humains pour calmer la meute. Eh oui, pour ceux qui en doutaient encore, Chahed fait aussi de la politique, comme tous les autres, ou presque !

Il reste fort, le plus fort

Si le locataire du palais de la Kasbah montre cette assurance en ce moment, jusqu’à avoir le culot d’attaquer frontalement et nommément, en direct à la télévision publique, le fils du président de la République, c’est parce qu’il se sait indéboulonnable en ce moment, et très probablement jusqu’aux élections de 2019. La conjoncture actuelle et le temps jouent en sa faveur, et au fond tout le monde le sait, même si on feint de l’ignorer pour les besoins surtout de la mobilisation des troupes en vue des vraies batailles de la rentrée, qui ne baisseront pas d’intensité jusqu’au scrutin de l’année prochaine. Il faut se sentir très fort pour oser se débarrasser de son ministre de l’Intérieur dans un contexte aussi délétère. Limoger un ministre de l’Intérieur, surtout quand il est l’homme de la maison et qu’il est aimé des siens, c’est un gros risque politique, en plus des désajustements sécuritaires que cela peut engendrer par la suite. L’ancien président français Nicolas Sarkozy avait profité de ce poste très en vue pour poser les plus gros problèmes au chef de l’Etat de l’époque, Jacques Chirac. On connait la suite : Sarkozy a eu une ascension fulgurante jusqu’au palais de l’Elysée. Vous me direz que la Tunisie n’est pas la France et que Brahem n’est pas Sarkozy, mais il n’en reste pas moins que pour faire ce qu’il vient de faire, Chahed ne doit pas beaucoup douter de son bon droit et de sa force.

Le chef du gouvernement a lui aussi laissé des plumes, en termes de cote de popularité, dans cette ambiance politique nauséabonde. Mais il reste, à en croire les sondages, celui en qui les citoyens ont le plus confiance en ce moment. Certes il n’a échappé à personne que Chahed n’a fait aucun miracle jusqu’ici et qu’il brille plus par ses envolées au Parlement et à la télévision que par sa capacité à faire bouger le pays, mais le peu de personnes qui nourrissent encore des espoirs sur le personnel politique croient en lui. C’est un fait. Sans doute les vestiges de la gloire qu’il a tirée de son combat contre la corruption. Pour ses adversaires, le fait que le chef du gouvernement pulse encore, malgré tous les coups qu’ils lui ont portés, est une très mauvaise nouvelle. Pour le moment il ne leur laisse que la perche de la médiation qu’a tendue Mohsen Marzouk. Pour Taboubi ce serait l’occasion de panser ses plaies, de se requinquer après ses défaites successives et de redorer le blason du Prix Nobel de la Paix ; et pour Hafedh Caïd Essebsi une façon de s’appliquer le vernis du leader politique qui se dérobe depuis 3 ans, en attendant son face-à-face avec les électeurs au Congrès national, des électeurs qu’il a réussi à éviter jusqu’ici mais qu’il ne pourra pas fuir éternellement…

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Le porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani, est revenu sur le limogeage du ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, avec des explications que tout le monde attendait tant le poste est sensible. Il a affirmé, ce jeudi 07 juin 2018 sur Shems FM, que la décision de Youssef Chahed “n’a rien de personnel et” que “dans toutes les démocraties le chef du gouvernement peut s’autoriser des remaniements“. Dahmani a précisé que sur cette affaire la présidence de la République et celle du gouvernement ont la même position. Mais il n’a pas dit que ça…

Il a confié que la tragédie de Kerkennah “a précipité la décision“, mais que le sort de Brahem était déjà scellé de toute façon. Le porte-parole du gouvernement a ajouté que l’immigration clandestine depuis l’île de Kerkennah n’est pas une nouveauté et que c’est une somme de manquements qui ont conduit à l’éviction du ministre de l’Intérieur, avec l’aval de Béji Caïd Esssebsi.
«C’est une décision qui a touché un ministre mais la responsabilité est politique. Le climat a été pollué par des débats tels que la campagne menée par le département de l’Intérieur contre les cafés ouverts au mois de Ramadan ou encore les bisbilles avec le syndicat des journalistes au sujet de la liberté de la presse. Cette orientation a posé problème au gouvernement et ne cadre pas avec sa politique» a-t-il indiqué.

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Les réussites des forces de l’ordre tunisiennes (police et Garde Nationale ou GN) en matière de lutte contre le terrorisme, sont indéniables. Ce sont d’ailleurs ces réussites dans la lutte à temps réel ou par actions anticipatives, qui ont participé à la réémergence de la Tunisie sur la carte des destinations touristiques les plus demandées pour l’été 2018. Il ne fait pas non plus, pour nous, de doute que la contribution à cette réussite du ci-devant ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem depuis qu’il était à la tête de la GN, est loin d’être négligeable. Ce n’est manifestement pas l’avis du chef du gouvernement qui a fini par sacrifier Lotfi Brahem. Certains diront qu’il aurait donné sa tête en cadeau à Ennahdha qui devient presque le seul soutien au gouvernement de Youssef Chahed.

Mise à part et en plus de la contribution des hommes de ces deux corps d’agents de sécurité, il y a l’effort financier consenti par le budget de l’Etat. Comme le montrent ces chiffres officiels, entre 2010 et 2017, le budget du seul ministère de l’intérieur (MI) a augmenté de 131 %, passant de 1,1 Milliard DT à 2,55 Milliards DT. Et si on y ajoutait le ministère de la Défense, le budget de la Tunisie en matière de sécurité totalisait 4,573 Milliards DT à la fin 017 et signait une hausse de 139 % par rapport à ce qu’il était en 2010. Ces chiffres confirment, si besoin est, que l’Etat tunisien a renforcé ses moyens matériels et humains dans sa lutte, non seulement contre le terrorisme, mais aussi contre tous les autres fléaux qui ont accompagné la révolution, comme la migration clandestine et son pendant djihadiste. Malgré la différence des objectifs, ce phénomène de migration clandestine est organisé par des circuits qui ne diffèrent pas beaucoup de ceux qui organisent la migration djihadiste. On a même vu des terroristes recherchés emprunter ces mêmes circuits pour rejoindre d’autres «territoire de Djihad» supposé, en Europe.

Maintenant, quelques remarques de grande importance en matière de sécurité, à l’occasion de la douloureuse affaire du bateau de migrants clandestins qui a chaviré entraînant la mort de dizaines de personnes au large de Kerkennah, qui appellent nécessairement quelques questions :

  • D’abord, cette information tenue de la vidéo de la dernière visite du chef de gouvernement mardi dernier à Kerkennah. Ile, anciennement rebelle et maintes fois point de base de départ de bateaux pirates avec des migrants clandestins, elle ne comprend qu’un simple poste de police avec 20 agents le matin et 16 la nuit, avec seulement 7 GN et cela ne suffit pas, comme l’avait dit à Youssef Chahed le chef de poste. On apprend, dans la même vidéo, que les postes de police de Kerkennah, incendiés depuis la révolution, n’ont pas été remis en l’état. Et le ministre de la Défense qui accompagnait Youssef Chahed, de s’étonner avec un «depuis 8 ans ?!». La question est donc de savoir où est parti tout l’argent du budget du MI et à quoi a-t-il servi ? Pourquoi Chahed ne découvrait-il qu’hier ces éléments de sécurité ? Quelque chose cloche !
  •  Ensuite. Se rappeler de la désastreuse gestion de l’affaire Petrofac par le gouvernement de Youssef Chahed, quelques mois à peine après son entrée à La Kasbah en 2016. N’est-ce pas à l’occasion de cette affaire que des cars de police ont été jetés en mer, que des dépassements de citoyens avaient porté de graves atteintes à la sécurité de l’île ? N’est-ce pas l’actuel ministre des Affaires sociales qui avait négocié le sauf-conduit à tous ceux qui avaient porté les graves atteintes à la sécurité de la région et qui avait conduit à faire d’elle un «No-Security-Land» ? Le chef du gouvernement, ses anciens MI pensaient-il que les organisateurs de circuits de migration clandestine allaient oublier qu’il leur offrait désormais Kerkennah comme plateforme idéale de leur sale boulot ? Pourquoi n’avait-il pas fait le suivi de ce dossier ? Pourquoi ne s’était-il pas assuré, depuis 2016, que la sécurité reprenne de plain- pied sur l’île et accepté le vide sécuritaire sans brocher depuis plus de 18 mois ? Quelque chose cloche !
  • Enfin, il est tout aussi utile de rappeler que l’issue de la fameuse enquête parlementaire sur les réseaux d’organisation des filières djihadistes, qui sont loin de n’avoir aucun lien avec les réseaux d’organisation des filières migratoires, devient de plus en plus incertaine. La députée qui s’en était occupée et avait défrayé la chronique avec ses déclarations accusatrices tonitruantes, est passée à autre chose et tout le dossier s’est perdu dans les couloirs de l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple). Comme entre contrebande et terrorisme, le lien est pourtant clair entre réseaux djihadistes et réseaux des filières migratoire. Chahed & Co l’ont-ils oublié ou ne le savaient-ils pas ? Pourquoi les services de renseignement n’arrivent-ils pas, comme l’a fait par exemple un journaliste de l’AFP, à identifier ces réseaux ? Les journalistes sont-ils plus efficaces que les services de renseignement ? Quelque chose cloche !

Tout cela dit, il nous semble utile d’attirer l’attention sur la récupération politique, déjà engagée, du drame de Kerkennah. Mais aussi, de la récupération sociale du même drame par certaines ONG, qui feraient mieux d’engager un profond travail de moralisation de cette pratique auprès des familles des victimes, présentes et à venir , qui sont le seul soutien financier aux migrants clandestins.

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Les forces de l’ordre, tous corps confondus, seront déployées bientôt à l’île de Kerkennah pour combler le vide sécuritaire et lutter contre le crime organisé“, a déclaré lundi 04 juin 2018 le ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, sur fond du drame maritime de Kerkennah.
Une embarcation de fortune a coulé dans la nuit de samedi à dimanche à 5 miles nautiques de l’île de Kerkennah. Selon un dernier bilan, 48 personnes ont trouvé la mort dans ce naufrage. Sur un total d’environ 200 passagers, 68 ont été secourus. Des dizaines de migrants irréguliers de différentes nationalités africaines étaient à bord du bateau.
La traite des êtres humains est le commerce de la mort “, a lancé Lotfi Brahem lors d’une visite inopinée dans le gouvernorat de Sfax.
Les institutions sécuritaire et militaire sont à pied d’œuvre pour lutter contre l’émigration irrégulière et traquer les passeurs “, a-t-il souligné au cours d’une réunion extraordinaire du Conseil régional de sécurité organisée sur fond de cette traversée de la mort.
Lors d’une réunion sécuritaire à la Kasbah, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a décidé ce lundi la création d’une commission de crise pour mieux encadrer les familles et les rescapés de ce naufrage.
Il a également donné ses instructions pour mobiliser tous les moyens nécessaires pour mener à bien les opérations de recherche des disparus.
Il a aussi mis l’accent sur la nécessité de mettre en œuvre les décisions prises lors des précédents conseils ministériels et relatives à la poursuite des réseaux des passeurs en Méditerranée et de remédier aux défaillances qui ont été à l’origine de l’accident.

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TUNIS, TUNISIA - AUGUST 5: Tunisian Interior Minister Mohamed Najem Gharsalli holds a press conference in Tunis, Tunisia on August 5, 2015. (Photo by Yassine Gaidi/Anadolu Agency/Getty Images)

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a donné deux jours au ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, pour mettre la main sur Mohamed Najem Gharsalli, sous le coup d’un mandat d’amener. Chahed a demandé à Brahem de faire tout ce qu’il faut pour arrêter le magistrat et ancien ministre de l’Intérieur, dans les plus brefs délais et le déférer devant la justice, rapporte Shems FM ce samedi 02 juin 2018.

Il est vrai que l’escapade de Gharsalli, dont le nom a été cité dans le dossier Chafik Jarraya, est un vrai camouflet pour les autorités tunisiennes…

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Lors de son audition, ce vendredi 18 mai 2018, par la commission de la législation générale de l’ARP sur l’amendement de la loi sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent, le ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, a affiché sa préférence pour la loi française de lutte contre le terrorisme. Il a en effet déclaré que les menaces terroristes contre la Tunisie existent toujours et qu’il faut accélérer l’amendement de la loi sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent dans l’optique de corriger les insuffisances, notamment en matière de lutte contre le terroriste et de protection des agents et cadres en charge de cette affaire.

Le ministre a également appelé à renforcer le cadre législatif et à mettre en place les dispositions nécessaires permettant de protéger l’agent lors de l’exécution de ses missions : “La loi actuelle“, a ajouté le ministre “ne peut pas protéger l’agent qui se trouve aujourd’hui devant devant plusieurs menaces terroristes“, selon ses dires.

Outre le renforcement du cadre législatif, le ministre a appelé à donner plus de prérogatives au pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, à lui définir et préciser les missions pour qu’il puisse jouer convenablement son rôle de coordination avec les différentes structures concernées, identifier les menaces et enquêter sur les crimes.

Il a aussi proposé, dans le cadre de l’amendement de la loi de lutte contre le terrorisme, de récompenser, financièrement, les dénonciateurs de délits ou crimes terroristes.

Le ministère de l’Intérieur a dans le même contexte ajouté qu’il ne s’engage pas seulement à donner une récompense mais aussi une indemnité et une protection, et ce compte tenu du poids de l’acte et des menaces qu’il peut présenter pour les dénonciateurs.

Brahem a également proposé de criminaliser toute tentative d’émigration clandestine, et ce dans le but d’alléger le fardeau des unités sécuritaires et de situer les responsabilités. “Si l’émigration clandestine n’est pas considérée comme crime, ce fléau ne s’arrêtera jamais en Tunisie et va encore se propager“, a dit le ministre.

Selon ses déclarations, certains considèrent l’émigration clandestine comme une atteinte à la sécurité et la souveraineté du pays, “ce n’est pas le cas malheureusement pour la Tunisie“, a-t-il dit.

Il a tenu par ailleurs à préciser que l’émigration clandestine a provoqué de nombreuses victimes et que certaines ont été tuées au niveau des frontières par des unités sécuritaires, libyennes ou tunisiennes.

Quant à lui, le directeur général du pôle de lutte contre le terrorisme, a précisé que le ministère de l’Intérieur a été obligé aujourd’hui de procéder au piratage électronique comme un des mécanismes permettant de démanteler les cellules terroristes et de protéger les institutions nationales de toute menace terroriste. “C’est à travers les réseaux sociaux que les plus grosses cellules terroristes se forment (…) Et c’est aussi via les réseaux sociaux que les terroristes communiquent entre eux, coordonnent et planifient“,a-t-il dit. “On n’a pas le choix, on doit se protéger et le piratage électronique est l’un des mécanismes“, a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs annoncé que le ministère de l’Intérieur est en train de travailler sur un projet qui vise l’installation d’une base de données nationale. Cette base recensera les extrémistes et les terroristes et toutes les informations qui concernent ce phénomène.

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Le ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, a appelé ce matin du vendredi 18 mai 2018 à criminaliser toute tentative d’émigration clandestine, et ce dans le but d’alléger le fardeau des unités sécuritaires et de situer les responsabilités. “Si l’émigration clandestine n’est pas considérée comme crime, ce fléau ne s’arrêtera jamais en Tunisie et va encore se propager“, a dit le ministre devant la commission de législation générale à l’Assemblée des Représentants du Peuple.

Selon ses déclarations, certains considèrent l’émigration clandestine comme une atteinte à la sécurité et la souveraineté du pays, “ce n’est pas le cas malheureusement pour la Tunisie“, a-t-il dit.

Il a tenu par ailleurs à préciser que l’émigration clandestine a provoqué de nombreuses victimes et que certaines ont été tuées au niveau des frontières par des unités sécuritaires, libyennes ou tunisiennes.

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Lors de son audition, ce vendredi 18 mai 2018, par la commission de législation générale à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, a confirmé la liquidation, depuis le début de cette année à ce jour, de 6 terroristes, un chiffre qui est en baisse par rapport à la même période de l’année dernière où 7 terroristes avaient été tués.

Le ministre a également annoncé le démantèlement de plusieurs cellules terroristes et l’arrestation de 322 personnes impliquées. De plus, 507 affaires de corruption ont été enregistrées par le département.

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Lors de son audition, ce vendredi 18 mai 2018, par la commission de législation générale à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, a déclaré que les menaces terroristes contre la Tunisie existent toujours. Il a appelé ainsi à accélérer l’amendement de la loi sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent dans l’optique de corriger les insuffisances, notamment en matière de lutte contre le terroriste et de protection des agents et cadres en charge de cette affaire.

Le ministre a également appelé à renforcer le cadre législatif et à mettre en place les dispositions nécessaires permettant de protéger l’agent lors de l’exécution de ses missions : “La loi actuelle“, a ajouté le ministre “ne peut pas protéger l’agent qui se trouve aujourd’hui devant devant plusieurs menaces terroristes“, selon ses dires.

Outre le renforcement du cadre législatif, le ministre a appelé à donner plus de prérogatives au pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, à lui définir et préciser les missions pour qu’il puisse jouer convenablement son rôle de coordination avec les différentes structures concernées, identifier les menaces et enquêter sur les crimes.

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La séance d’écoute du ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, sur l’amendement de la loi sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent a démarré ce matin du vendredi 18 mai 2018 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Interrogé par la commission parlementaire de la législation générale de l’ARP, Lotfi Brahem devrait répondre à un certain nombre d’interrogations en rapport avec les amendements proposés par le ministère de l’Intérieur.

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Le ministre de l’intérieur a démenti, dans une déclaration accordée ce mardi 17 avril 2018 à Mosaïque fm, l’existence d’un tunnel d’une longueur de 70 km reliant la Tunisie et la Libye.

On rappelle que le secrétaire général du syndicat de la sécurité républicaine, Mohamed Ali Rezgui, avait annoncé que ce tunnel présumé a été découvert par la garde nationale.

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Le ministère de l’Intérieur a annoncé, vendredi 30 mars 2018, qu’il poursuivra en justice toutes les pages des réseaux sociaux qui présentent un faux profil du ministre Lotfi Brahem.

Ces pages ne peuvent être considérés comme sources d’informations officielles, ajoute le département de l’Intérieur qui précise que tous les communiqués relatifs à l’activité du ministre de l’Intérieur et de celles des différents corps sécuritaires sont publiés exclusivement sur les pages et le site électronique officiels du ministère, à savoir :

Site web : “www.interieur.gov.tn
Page Facebook : “Ministère de l’Intérieur – Tunisie”
Youtube : “وزارة الداخلية-تونس/Ministère de l’intérieur-Tunisie”

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Le ministre tunisien de l’Intérieur, Lotfi Brahem, a confirmé mardi 13 mars 2018 que les services d’inspection du ministère ont assuré 4.555 missions d’inspection en 2017. 729 agents ont été ainsi, selon le ministre qui parlait devant les participants à une journée d’information sur la lutte contre la corruption, ont été déférés devant les conseils d’honneur et de discipline, et 202 traduits en justice. Brahem a aussi indiqué que 34 dossiers ont été référés, par le ministère de l’Intérieur, à l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, soulignant que la tâche centrale d’inspection du ministère de l’Intérieur a pour mission d’inspecter les dossiers de corruption au sein du ministère.

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Le ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, a indiqué en marge de la réunion des ministres de l’Intérieur arabes à Alger ce mercredi 7 mars 2018, que la coordination avec l’Algérie en matière de sécurité a permis à la Tunisie de déjouer un certain nombre d’attentats terroristes, relate Mosaïque fm.

Brahem a souhaité une meilleure coordination entre les pays arabes pour se préparer au retour des terroristes des différents foyers de tension.

 Il a ajouté également que la lutte contre le terrorisme nécessite un plan global qui englobe les médias et les institutions éducatives et ce, pour faire face à la pensée takfiriste et extrémiste.

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Le ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, s’est confié récemment sur les problèmes dont il a hérité et qui handicapent sérieusement son travail. Il a évoqué les «nombreuses difficultés» auxquelles fait face son département depuis 2012, rapporte Jawhara FM.

Le ministre a indiqué ceci : «Dans le passé le ministère a pris un certain nombre de décisions. Certaines ont eu des effets positifs et d’autres des conséquences négatives. Parmi ces dernières les retombées des mesures prises en 2012 dans le cadre de la politique de rapprochement des agents de police et des gardes municipaux de leurs lieux de naissance». A rappeler que c’est Ali Larayedh, du mouvement Ennahdha, qui a occupé le poste de ministre de l’Intérieur de décembre 2011 à mars 2013…

Brahem a également évoqué les problèmes rencontrés par les agents dans l’exécution de leurs tâches et l’application des décisions prises pour stopper les étalages anarchiques de marchandises…

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Sous le titre «pourquoi les Américains s’intéressent-ils au colonel-major Lotfi Brahem ?», la revue en ligne d’informations spécialisées dans la sécurité, la diplomatie, la géopolitique et l’intelligence économique des pays du Maghreb «Maghreb Intelligence » a publié le 13 octobre dernier, une information qui laisse entendre que l’actuel ministre de l’intérieur Lotfi Brahem pourrait être l’homme qui peut «assurer les tunisiens et remettre la machine en marche». On ne sait pas le sens de cette information, faite pour l’encenser ou pour lui brûler les ailes.

L’auteur y dit que «depuis sa nomination à la tête de la garde nationale en 2015, le colonel-major Lotfi Brahem fait l’objet d’une attention particulière de la part des services de l’ambassade américaine à Tunis. Loin de se douter de sa fulgurante ascension qui allait l’amener en septembre dernier  à la tête du ministère de l’Intérieur, les Américains se sont très vite intéressés à son environnement et ainsi pu constituer la cartographie de ses amis, de ses appuis et de son entourage, une dizaine de quadragénaires (…) ». Et la même source d’ajouter à propos de cet entourage, que «c’est une bande de trentenaires et de quadras, avides de pouvoir, qui estiment que la Tunisie s’enfonce dans le chaos à cause de partis politiques corrompus, d’une UGTT rigide, mais surtout en l’absence d’un homme à poigne qui connait bien le terrain, qui puisse rassurer les tunisiens et remettre la machine en marche», citant «un ancien ministre tunisien, qui semble croire que l’actuel ministre de l’Intérieur est l’homme de la situation. Une idée que partageraient les Américains, désireux de voir une Tunisie stable et forte face à une Libye en pleine décomposition et une Algérie en proie à beaucoup d’incertitudes».

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