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La réponse de la communauté internationale en Ouganda oublie actuellement les réfugiés et doit impérativement se recentrer sur l’approvisionnement en denrées vitales telles que la nourriture et l’eau afin de prévenir une urgence médicale, a annoncé aujourd’hui l’organisation humanitaire médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF) en marge du sommet international sur les réfugiés.

Les gouvernements et organisations internationales se réunissent à Kampala ces 22 et 23 juin pour lever des fonds dans le but de soutenir l’aide apportée aux réfugiés en Ouganda. Le pays accueille actuellement 950 562 réfugiés et reçoit environ 2000 nouveaux arrivants chaque jour, dont la grande majorité fuit la violence au Soudan du Sud. L’Ouganda est un pays pilote pour le Cadre d’action global pour les réfugiés («Comprehensive Refugee Response Framework », ou « CRRF »), dirigé par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui vise à améliorer la situation des réfugiés et des communautés d’accueil en renforçant leur autosuffisance tout en optimisant la coopération entre le HCR, les gouvernements, les ONG et autres acteurs.

Le manque de ressources, conjugué à de mauvaises conditions d’assainissement de l’eau et à une pénurie de rations alimentaires, pourrait à court terme transformer la situation en une urgence médicale. À Palorinya, 80% de la population dépend à 100% de l’eau traitée par MSF, insoutenable pour l’organisation. « Actuellement, les besoins les plus basiques des réfugiés ne sont pas comblés », explique Tara Newell, directrice des opérations de MSF en Ouganda. « Même si nous pompons et traitons des quantités records d’eau à Palorinya, c’est à peine suffisant pour pallier les besoins la population. La majorité des réfugiés qui vivent dans des camps sans réserve d’eau et qui dépendent d’une poignée de forages et de camions citernes reçoivent sept litres par personne par jour. L’accès à l’eau dans ces camps dépend d’un approvisionnement par camion, un système extrêmement coûteux souvent enraillé par de mauvaises conditions routières. Sans solution à plus long terme et plus rentable, la capacité des populations à faire face à la situation et à préserver leur santé se détériorera », déclare Newell.

Suite à une réduction de 50% des rations alimentaires mensuelles distribuées par le Programme alimentaire mondial (PAM), le nombre de personnes malnutries dans les structures d’accueil est également une préoccupation majeure. MSF  observe des réfugiés s’inscrivant dans de multiples camps par espoir d’obtenir plus de rations alimentaires et d’eau, et constate des distributions de produits de première nécessité mal coordonnées ou incomplètes dans ces mêmes camps. Les réfugiés ont déclaré l’insécurité alimentaire comme leur préoccupation majeure et se sont même pour certains résignés à retourner au Soudan du Sud. “Je préfère être abattu au Sud-Soudan que mourir de faim en Ouganda”, déclarait un réfugié au personnel de MSF. Les équipes ont également entendu de nombreuses histoires de réfugiés retournés au Soudan du Sud en raison d’un manque de nourriture en Ouganda, pour y être finalement tués. «Les réfugiés sont placés dans une position inimaginable – fuir sans nourriture et sans eau, ou risquer leur vie dans un conflit juste pour pouvoir manger», explique le docteur Leon Salumu, responsable de programme chez MSF.

Actuellement, un niveau d’activité proportionnel au nombre croissant de réfugiés s’avère impossible et le gouvernement ougandais apparait de plus en plus fébrile. Certains réfugiés ont été déplacés vers des sites dénués de sources d’eau et de terres cultivables, telle que la région d’Ofua à l’ouest du camp de Rhino. Un meilleur agencement du site, pour maximiser l’accès aux services d’assainissement de l’eau et aux soins de santé, est nécessaire pour assurer une réponse adéquate aux besoins fondamentaux des réfugiés.

Les activités médicales ont par ailleurs été compliquées par la longue durée des procédures régulières d’importation de fournitures. À titre d’exemple, durant deux mois de l’année en cours, MSF n’a pas été en mesure de permettre des accouchements sécurisés, ni de traiter les maladies des yeux et de la peau, deux causes de mort communes dans les différents camps, en raison des exigences bureaucratiques longues pour importer des fournitures médicales. MSF demande au gouvernement ougandais d’accélérer les demandes d’importation en attente ainsi que les importations de kits de santé d’urgence et de fournitures à même de faciliter l’apport d’une réponse médicale d’urgence.

L’Ouganda compte désormais le plus grand nombre de réfugiés en Afrique, accueillant plus de trois fois le nombre de personnes arrivées par la mer en Europe au cours de l’année 2016. De nombreux pays ont honteusement introduit des politiques de migration restrictives et cherché à limiter l’arrivée de réfugiés à leurs frontières, formulant des promesses à défaut de soutenir les réfugiés au plus près de leur pays d’origine. De surcroit, ils n’ont pas respecté ces promesses – la réponse des réfugiés en Ouganda étant financée à seulement 17% des fonds annoncés. « La communauté internationale n’a pas contribué à résoudre le conflit au Soudan du Sud et ne propose pas actuellement une aide adéquate aux réfugiés Sud Soudanais dans la région », déclare le Dr Salumu. « La communauté internationale doit remplir ses obligations et repenser les moyens de fournir des services aux réfugiés répartis dans de vastes zones géographiques ».

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Parmi les 37 personnes, évacuées hier de force de l’ancien camp de Choucha (Gouvernorat de Médenine), seulement quatre personnes sont des réfugiés officiellement reconnus tandis que les autres sont des migrants illégaux”, a indiqué mardi le Représentant du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en Tunisie, Mazin Abu Shanab.
“Nous nous sommes concertés avec le gouvernement pour apporter l’aide nécessaire à ces quatre personnes dont le statut de réfugié est reconnu par l’Etat tunisien et le HCR”, a souligné le responsable onusien lors d’une rencontre avec la presse organisée à Tunis à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés célébrée le 20 juin de chaque année.
“Pour ce qui est des migrants illégaux, nous sommes malheureusement dans l’incapacité de les assister car notre organisation ne vient en aide qu’aux réfugiés”, a-t-il expliqué. “C’est à l’Organisation Internationale pour les Migrations et au gouvernement de les prendre en charge”, a-t-il rappelé.
Mazen Abu Shanab a tenu à préciser que le camp de Choucha a été officiellement fermé par le gouvernement en juin 2013 après que le HCR et l’OIM ont proposé le choix aux réfugiés de rentrer dans leurs pays d’origine ou de rester en Tunisie ou encore de se réinstaller dans un pays tiers.
“La plupart des réfugiés ont répondu favorablement à ces propositions et reçu même des aides. Pour ce qui est des autres, ils ont refusé de quitter ce lieu qui ne peut aucunement être un camp car il n’est pas reconnu par l’Etat”, a-t-il fait savoir.
Situé dans la délégation de Ben Guerdane, le camp des réfugiés de Choucha a été installé, en 2011 à l’initiative du HCR pour accueillir les réfugiés qui fuyaient la guerre en Libye. Malgré la fermeture officielle de ce camp en 2013, des personnes se sont abstenues de quitter les lieux, ce qui a poussé les autorités tunisiennes à les évacuer hier de force.
Le bureau du HCR en Tunisie compte 650 réfugiés de 23 nationalités différentes. Parmi eux, 400 sont de nationalité syrienne, selon son Représentant, Mazin Abu Shanab.

L’Algérie a annoncé qu’elle a décidé d’accueillir à titre humanitaire les Syriens bloqués depuis le 17 avril à la frontière algéro-marocaine, rapporte l’agence APS.

Les autorités algériennes assurent qu’elles prendront en charge l’hébergement et les soins nécessaires pour ces Syriens et qu’elles leur permettront, «si tel est leur souhait, de rejoindre d’autres membres de leurs familles, dans le cadre d’un regroupement familial dans d’autres pays».

On rappelle que depuis des semaines, une cinquantaine de personnes de nationalité syrienne étaient coincées dans une zone désertique entre la région algérienne de Béchar et la localité marocaine de Figuig, dans des conditions précaires.

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« Ils te massacrent, que tu sois un homme, une femme ou un enfant. J’ai perdu tous mes frères et le reste de ma famille. La vie ici est difficile. Si tu es seule, sans un homme, personne ne t’aide ». Maria* est l’une des centaines de milliers de réfugiés qui ont fui vers le nord de l’Ouganda depuis juillet 2016, suite à de nouveaux combats au Soudan du Sud. Plus de 630 000 réfugiés ont traversé la frontière depuis, et des milliers de personnes continuent d’arriver chaque semaine. Au total, ce sont plus de 900 000 sud-soudanais, réfugiés ou demandeurs d’asile, qui se trouvent dans le pays. L’Ouganda est désormais le pays qui accueille le plus grand nombre de réfugiés en Afrique – un nombre supérieur à l’ensemble des réfugiés accueillis en Europe en 2016.

Bien que les réfugiés soient en relative bonne santé à leur arrivée, beaucoup d’entre eux relatent des épisodes de violence extrême dans leur lieu d’origine ou au cours de leur voyage. L’ampleur de l’afflux de réfugiés a également mis à rude épreuve la politique d’ouverture en matière de réfugiés de l’Ouganda,  dépassant les capacités d’accueil et de réponse du gouvernement.

« Malgré une importante mobilisation, la réponse d’urgence est encore loin d’être suffisante, et de nombreuses personnes n’ont pas d’accès satisfaisant à l’eau, à la nourriture et à un abri », explique Jean-Luc Anglade, chef de mission de MSF en Ouganda. De nombreux réfugiés, arrivés récemment, sont obligés de dormir sous les arbres, tandis que les délais dans les distributions de nourriture et le manque d’eau potable ont même poussé certains réfugiés à repartir au Soudan du Sud. Par ailleurs, plus de 85% des nouveaux arrivants sont des femmes et des enfants, mais malgré les récits fréquents de violences sexuelles au Soudan du Sud, il y a très peu d’organisations qui répondent à leurs besoins spécifiques en termes de protection.

« Le flux de réfugiés ne semble pas s’arrêter, et il faudra une mobilisation constante et de longue haleine pour fournir de l’aide à ces personnes ces prochains mois, voire ces prochaines années », poursuit Jean-Luc Anglade.

En plus des projets qu’elle mène au Soudan du Sud, MSF répond à la crise humanitaire en Ouganda depuis juillet 2016, avec des activités médicales et d’accès à l’eau potable et à l’hygiène. MSF travaille actuellement dans quatre camps de réfugiés dans le nord-ouest du pays (Bidi Bidi, Imvepi, Palorinya et Rhino), en fournissant des consultations médicales, des soins hospitaliers – y compris avec une maternité -, la prise en charge de la malnutrition infantile, des activités de surveillance sanitaire par des travailleurs de la santé, et l’amélioration de l’accès à l’eau potable et des conditions d’hygiène. MSF a également répondu ponctuellement à un afflux de réfugiés à Lamwo, à la frontière du Soudan du Sud, après une attaque à Pajok, dans l’Equatoria de l’Est, et a depuis transféré ses activités à d’autres organisations.

L’accès à l’eau potable est l’un des principaux défis dans les camps de réfugiés, et MSF continue de développer ses activités dans ce domaine. Dans le camp de Palorinya, MSF produit une moyenne de 2 millions de litres d’eau potable par jour à partir du Nil, à destination d’une population de 100 000 personnes. Au mois d’avril, MSF a produit 52 519 000 litres d’eau potable.

“C’est une suite sans fin de défis, explique Casey O’Connor, coordinateur des activités de MSF à Palorinya. Nous traitons des millions de litres d’eau par jour, mais il faut ensuite les acheminer par camion dans les réservoirs des camps, qui mesurent entre 150 et 250 kilomètres carrés. Quand il pleut, de nombreuses routes deviennent impraticables. Ceci prive des dizaines de milliers de personnes d’eau pendant des jours. Or pendant les saisons des pluies, si les gens n’ont pas accès à l’eau potable, ils vont utiliser des eaux stagnantes, potentiellement contaminées. Ceci peut rapidement conduire à la détérioration de l’état de santé de toute une population – d’une situation relativement sous contrôle à une épidémie en l’espace de quelques jours ».

Au-delà de la réponse à l’afflux de réfugiés sud-soudanais, MSF mène des activités régulières en Ouganda, en fournissant des soins de santé sexuelle et reproductive pour les adolescents à Kasese, en offrant un accès au dépistage et au traitement du VIH / SIDA aux communautés de pêcheurs autour des lacs George et Edouard, et en renforçant l’offre de tests de la charge virale du VIH dans l’hôpital régional d’Arua.

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Au cours des trois derniers jours, près de 25 000 personnes ont été déplacées à cause de combats intenses opposant l’Armée populaire de libération du Soudan du Sud aux forces Agwelek survenus aux alentours de la ville de Kodok. Les organisations humanitaires, qui ont fourni jusqu’à présent des services médicaux de base, de l’eau, de la nourriture, des articles non alimentaires et des abris, ont été contraintes de suspendre temporairement leurs activités sur la rive occidentale du Nil en raison de l’insécurité grandissante.

« Il s’agit d’un véritable désastre, au moment même où la demande est la plus forte », a déclaré Marcus Bachmann, coordinateur de mission de Médecins Sans Frontières (MSF) au Soudan du Sud. « Les hôpitaux de la région ne sont pas opérationnels, et les livraisons d’eau ne sont pas fiables. Hier, les déplacés internes n’ont pas pu recevoir d’eau en raison des combats. Étant donné la chaleur accablante et l’exposition des populations aux éléments, quelques jours suffiront pour déclencher des cas de déshydratation chronique, de diarrhée et de maladies telles que le choléra. »

Il est difficile d’échapper à la violence en raison de l’évolution rapide des combats entre les différentes forces en présence, les personnes déplacées se retrouvant vite encerclées. En l’absence de protection, plusieurs d’entre eux n’auront pas d’autre choix que de fuir vers des camps au Soudan, où ils pourront trouver refuge. Ceux qui décident de partir entreprennent alors un voyage difficile, à pied et de plusieurs jours, avec pratiquement aucune chance de trouver de l’eau ou de la nourriture.

« Nous appelons les deux parties à veiller à ce que les populations civiles soient protégées des combats et disposent d’un accès sûr et sécurisé aux services humanitaires de base. Bien que nous ayons été contraints de suspendre la plupart de nos opérations, nous avons distribué des sacs de médicaments et de fournitures de base à notre personnel accompagnant les déplacés internes en fuite afin qu’il soit en mesure de fournir des traitements de base une fois sur le terrain. »

À l’approche de la saison des pluies, il est probable que le flux de personnes se dirigeant vers le Soudan augmente, dans une tentative d’éviter d’être pris au piège dans la région.

MSF a fourni un soutien médical d’urgence aux 13 000 personnes déplacées dans la région qui ont fui les combats en janvier dernier. Ce soutien comprenait la gestion d’un hôpital de campagne et de deux unités mobiles, dont les activités ont été suspendues au cours des derniers jours.

L’eau reste une préoccupation majeure pour ces nouveaux déplacés internes. Mardi, les personnes rassemblées à Aburoc et ses alentours n’ont eu accès qu’à 60 000 litres d’eau par jour. Ceci représente une moyenne de seulement 1,7 litres d’eau par personne, bien en deçà des 2,5 à 3 litres nécessaires pour survivre. Mercredi, aucune livraison d’eau n’a pu être effectuée à cause des combats. Les camions-citernes sont disponibles pour reprendre les livraisons, mais ne le feront que si la situation devient moins dangereuse.

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A l’heure où la tempête Trump souffle la planète, avec sa cohorte de propos et décisions anti-immigration, le président grec, Prokopis Pavlopoulos, endosse volontiers le costume d’humaniste. Pourtant il aurait pu avoir le réflexe du bouclage des frontières grecques, vu les vagues de migrants qui submergent littéralement le pays notamment ces 5 dernières années, avec le conflit syrien.

Prokopis Pavlopoulos, qui s’est rendu dans une cité populaire où deux éléments armés de l’extrême droite avaient été arrêtés il y a 4 ans, au mois de février, a prononcé un vibrant discours en direction des enfants des réfugiés accueillis en Grèce, rapporte Huffington Post. Le président a déclaré ceci : “Vous êtes à présent une part de nous-mêmes et vous y resterez tant que l’horreur de la guerre vous gardera éloignés de votre patrie. Accompagné de vos petits camarades grecs, j’aimerais avoir la chance de pouvoir vous rendre visite un jour, quand la paix vous permettra de reconstruire votre patrie”.

Il a ajouté : “Les enfants sont le vecteur du dialogue entre les civilisations. Ce dialogue est le seul remède contre la guerre puisque la civilisation est inconcevable si l’Homme et la Paix ne constituent pas son socle. Dans ce pays qui vous accueille, une grande civilisation a vu le jour. Plus tard elle a eu la chance de constituer la base civilisationnelle de l’Europe et du Monde Occidental”. Des mots puissants qui devraient siffler dans les oreilles du président américain…

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La région de Galkayo, au centre de la Somalie a accueilli 85.000 personnes depuis le début des affrontements il y a trois semaines. Les conditions
humanitaires dégradantes dans lesquelles vivent ces derniers inquiètent le Conseil Norvégien pour les Réfugiés, a annoncé ce vendredi 28 octobre
2016, l’agence AFP.

Les affrontements entre les forces de Puntland et celles de Galmudug depuis le 7 octobre dans la ville de Galkayo, capitale de la région de Mudug en Somalie ont fait au moins une vingtaine de morts, des dizaines de blessés et près de 85.000 déplacés, d’après les derniers chiffres publiés par le Conseil norvégien pour les réfugiés, a précisé la même source.

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Le gouvernement est déterminé à défendre les droits des réfugiés conformément aux engagements internationaux de la Tunisie, a affirmé Mehdi Ben Gharbia, ministre des Relations avec les instances constitutionnelles et la société civile et des Droits de l’Homme.
Le gouvernement œuvre pour la mise en place, dans les plus brefs délais, d’un cadre juridique pour la protection des réfugiés, a-t-il dit au cours d’un entretien, mercredi, avec le président de l’Institut arabe des droits de l’Homme (IADH), Abdelbasset Ben Hassen et le représentant du bureau Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés à Tunis (UNHCR), Mazen Abou Chanab.
Il a, à cette occasion, passé en revue les différentes étapes par laquelle est passé le projet de loi relatif aux droits des réfugiés en Tunisie, qui été élaboré par le ministère de la Justice avec l’aide d’experts de l’IADH et du UNHCR et d’activistes de la société civile, selon un communiqué du ministère.
D’autre part, le ministre a écouté un exposé sur l’état d’avancement de la campagne menée par l’IADH en collaboration avec l’UNHCR pour inciter les gouvernements arabes à promulguer des textes de loi pour la protection des réfugiés.

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Le Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) a fait savoir, ce  vendredi 16 septembre 2016, que plus d’un million de personnes ont fui le Soudan du Sud à cause de la guerre civile qui ravage le pays depuis décembre 2013.

D’après des informations rapportées par la chaine britannique « BBC », le chiffre total comprend aussi les 185 000 personnes qui ont fui le pays depuis l’éclatement de nouvelles violences en juillet.

L’ONU a relevé qu’environ 1,61 million de Soudanais du Sud ont quitté leurs foyers pour se réfugier dans d’autres régions du pays, selon la même source.

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La chancelière allemande Angela Merkel, pourtant pénalisée politiquement par sa politique d’accueil des migrants, a déclaré ce dimanche 28 août qu’il est inadmissible que certains pays de l’Union européenne ferment leurs portes aux réfugiés simplement parcequ’ils sont musulmans. L’Allemagne, qui croule sous l’afflux de migrants, exige l’instauration de quotas au sein de l’UE pour que la charge soit équitablement répartie.

“Ça ne va pas du tout que certains pays disent que de manière générale, nous ne voulons pas avoir de musulmans dans nos pays”, a déclaré Merkel dans un entretien avec la télévision publique allemande ARD.
Elle a ajouté que “chacun devait faire sa part” de réfugiés et qu’une “solution commune devait être trouvée”.

Les pays de l’Est eux ne l’entendent pas de cette oreille et se verrouillent face aux migrants, notamment les musulmans. Le Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, n’a pas hésité à déclarer dernièrement au quotidien Pravo : “Nous n’avons ici aucune forte communauté musulmane. Et à vrai dire, nous ne souhaitons pas qu’une forte communauté musulmane se forme ici, vu les problèmes que nous observons”.

L’an dernier 2015, la Slovaquie avait fait avoir qu’elle ne voulait abriter que des migrants chrétiens.

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L’Europe est embourbée depuis des années dans une crise de réfugiés aux proportions historiques, et, franchement, il n’y a pas d’issue  en vue. Même les efforts les mieux intentionnés pour endiguer la crise sont à la peine.

Le problème devenant totalement inextricable, un certain nombre de propositions irréalistes ont été avancées pour des solutions débordant d’imagination mais  pas nécessairement pratiques. La dernière en date, sans doute la plus audacieuse, est celle de construire une île artificielle au large des côtes tunisiennes qui servirait de refuge pour les réfugiés espérant gagner l’Europe.

Cette idée, on la doit à Theo Deutinger, le patron de la société de  conception et d’architecture TD, basée aux Pays-bas, un pays qui a une solide  expérience en matière d’aménagement de  masses terrestres artificielles. L’entreprise est connue pour ses travaux expérimentaux et théoriques axés  souvent sur les questions de la mondialisation. Deutinger a baptisé son  projet : «l’Europe en Afrique” (EIA), et il a déjà un site web clinquant où  figure en bonne place le slogan captivant: «La première ville vraiment européenne.”

Selon le plan, l’EIA serait une cité établie dans le plateau continental tunisien, une mince bande de fond marin située entre les zones économiques exclusives de la Tunisie et de l’Italie en Méditerranée. L’Union européenne louera cette bande de terre auprès de  ces deux pays  aux termes d’un contrat de 99 ans, destinée à la création d’une île artificielle qui servira de nouveau pays «  ayant sa propre  constitution, et son propre système économique et social »  sous la protection de l’Union Européenne. Le plan suggère que la ville pourrait être comme Carthage, la ville ancienne qui a été le centre de la civilisation carthaginoise et qui était située là où se trouve  maintenant la Tunisie.

Joint par e-mail par le Washington Post,  Deutinger explique que  L’EIA serait la première ville qui fasse partie de l’Europe, mais d’aucun État-nation européen. En outre, elle serait régie par la Constitution européenne. “Ainsi, l’Europe en Afrique serait également un terrain d’essai pour l’Union européenne en difficultés,  ces derniers temps», écrit Deutinger.

Deutinger espère que l’avènement de ce pays pourrait incarner  ce qu’il y a de mieux en Europe et en Afrique, ajoutant que les réfugiés qu’il a  aidés par des cours de langues ont bien accueilli l’idée. ” Elle a été accueillie d’autant plus positivement que l’EIA sera érigée dans une zone dont le climat est similaire à celui des contrées dont la  plupart des prochains habitants sont issus”.

L’EIA serait conçue pour accepter tous ceux qui voudraient y venir. Les réfugiés comme ceux qui meurent dans des naufrages en Méditerranée seraient les bienvenus, tout comme des migrants économiques. Il y aurait des bateaux réguliers en provenance d’Afrique du Nord à la disposition des  réfugiés et des migrants, alors que sur l’île même, les nouveaux arrivants bénéficieraient d’opportunités d’emploi. «  On pourrait imaginer que cette  ville commencerait sur un mode à peu près semblable à celui d’une ville pionnière américaine», souligne-t-il, avec de grandes entreprises européennes qui y débarqueraient plus tard, histoire de ne pas troubler l’économie alors en phase de croissance. Ceux qui vivent sur l’île ne se verraient pas accorder automatiquement la citoyenneté de l’UE, mais ils pourraient l’obtenir au terme de  cinq ans de séjour, un délai qui serait mis à profit pour procéder à un filtrage sécuritaire approprié et d’autres arrangements.

Est-ce réaliste ?

Tout cela semble beau. Mais le plus difficile est de savoir si le projet est réaliste. De semblables propositions avaient été avancées par le passé, comme celle, l’année dernière, du magnat de l’immobilier Jason Buzi qui a contacté Worldviews pour discuter de son idée relative à  «nation pour les réfugiés», ou encore celle du milliardaire égyptien Naguib Sawiris qui a annoncé son intention d’acheter un certain nombre d’îles qui pourraient servir de terre d’asile pour les réfugiés.

Aucun des deux projets n’est encore venu à maturité. C’est que, par exemple, le processus logistique de l’achat du terrain pour la création ex nihilo d’un nouveau pays n’est pas simple, surtout si elle implique la coopération d’autres pays ou d’organisations telles que l’ONU. Deutinger espère que par la création d’une nouvelle masse terrestre  en Méditerranée, il pourrait au moins être en mesure de contourner un peu ce problème.

Deutinger  affirme que « l’EIA ne deviendra pas une enclave comme  Ceuta et Melilla, dans la mesure où elle n’appartient à aucune nation pas plus qu’elle ne sera une colonie car elle  appartient à ses habitants et non à une nation européenne. L’EIA ne sera pas un ghetto car elle ne sera pas ceinte d’une clôture ».  Il n’en soutient pas moins qu’il s’agit d’un « véritable plan plutôt que d’une idée vaguement évoquée ».

« cela devrait être  une utopie pour devenir une dystopie [une histoire imaginaire à la George Orwell], avait  déclaré  Bill Frelick, directeur des droits des réfugiés à Human Rights Watch, à propos de la « Nation pour les réfugiés » préconisée par le magnat de l’immobilier Buzi l’année dernière. D’autres experts y souscrivent  en soulignant que la création d’un nouveau pays pour les réfugiés ressemblerait à une tentative de l’Europe de résoudre le problème des réfugiés chez elle  plutôt que d’apporter une solution aux  problèmes qui poussent les gens à devenir des réfugiés.

Pour l’heure, cela semble une entreprise hasardeuse.

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Une proposition radicale pour dissuader les pays membres de l’Union européenne de se refiler la patate chaude des migrants : Tout pays qui refuse de prendre sa part de demandeurs d’asile versera 250.000 euros par migrant au pays qui voudra bien accueillir les réfugiés refoulés. C’est l’idée qui a été avancée ce mercredi 04 avril par la Commission européenne (CE), un dispositif dénommé “contribution de solidarité”.

Cette disposition est une refonte du règlement de Dublin, qui mettait en difficulté les pays de première entrée, dans la mesure où ils sont contraints de traiter de bout en bout la demande d’asile. Avec cette décision de taper dans la portefeuille des Etats récalcitrants, la répartition automatique des migrants devrait mieux s’opérer. “Dublin ne fonctionne pas car les pays en première ligne sont laissés seuls avec leur problème. Cela ne fonctionne plus (…), il faut partager le fardeau”, a déclaré le vice-président de la CE, Frans Timmermans, dans un point de presse ce matin Bruxelles.

L’Europe se tortille dans tous les sens pour faire face au problème du flux très dense des migrants. Rien qu’en 2015, plus de 1,25 million de demandes d’asile ont été déposées, notamment par des Syriens, Afghans ou Irakiens. Cet afflux massif a mis à mal le système de répartition des migrants au sein de l’UE, les pays de premier accueil, toujours les mêmes d’ailleurs, croulant sous les sollicitations, alors que les autres trouvent tous les prétextes possibles et imaginables pour ne pas faire face à leurs responsabilités. Parfois on refuse carrément de recevoir les réfugiés, violant ainsi les traités européens en la matière et le droit international. C’est le cas des pays de l’Est, où les opinions publiques sont façonnées par les partis xénophobes d’extrême droite.

L’Italie, la Grèce et l’Allemagne seraient soulagées

On a vu Rome et Athènes, des portes d’entrée en Europe, en très mauvaise posture ; il y a aussi l’Allemagne, destination plébiscitée par les migrants, qui a dû à elle seule absorber près d’un million de réfugiés sans que les autres pays membres de l’UE ne lèvent le petit doigt pour la soulager de son fardeau. Leurs plaintes ont manifestement été entendues par l’exécutif européen.

Le système proposé par la CE va équilibrer automatiquement les choses quand un pays est confronté à une pléthore de demandes d’asile. Les pays de l’UE auront chacun un quota de répartition de référence théorique (en pourcentage en fonction du nombre de demandes d’asile dans l’UE) fixé proportionnellement à la taille, au PIB mais aussi au nombre de réfugiés déjà accueillis.Cela devrait éviter le trop plein dans certains pays, alors que d’autres passent entre les gouttes et se barricadent. Reste maintenant à en faire accepter le principe par les Etats membres et le Parlement européen. C’est loin d’être gagné car quand il s’agit de sanctions financières, ça jase toujours avant de trancher. Parfois on ne tranche pas…

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La Délégation européenne et huit Etats devraient octroyer une enveloppe de plus d’un milliard de dollar pour des aides urgentes aux réfugiés syriens et aux communautés locales d’accueil au Liban et en Jordanie, outre le renforcement de la relance économique dans la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), a-t-on annoncé, vendredi après-midi, à Washington.

Ce montant se compose de dons d’une valeur de 141 millions de dollars et de crédits avantageux d’une valeur de 1 Milliard de dollars ainsi que de garanties estimées à 500 Millions de dollars, ce qui permettra de mobiliser 800 Millions de dollars de crédits avantageux au cours de l’année prochaine.

Ces financements  ont été annoncés lors d’une réunion ministérielle organisée en marge des réunions du printemps du groupe de la Banque Mondiale (BM) et du FMI ou “Spring Meetings” (15-16-17 avril 2016).

Le ministre de l’Investissement, du développement et de la coopération internationale Yassine Brahim, qui a représenté la Tunisie à cette rencontre ministérielle, a indiqué que cette initiative vise à consolider les capacités des bailleurs de fonds à répondre aux besoins accrus de ladite région.

Elle permettra ainsi de renforcer les chances des pays  relevant de cette dernière (MENA), confrontés à plusieurs dangers, d’obtenir des financements à des conditions avantageuses.

Brahim a déclaré, à l’agence TAP, que les financements qui seront accordés par la BM à la Tunisie et dont le montant s’élève à un milliard de dollars annuellement, pourraient osciller entre 1,2 milliard de dollars et 1,3  milliard de dollars grâce à cette initiative.

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La chancelière allemande, Angela Merkel, maintient le cap de sa politique d’intégration des migrants, en dépit de la montée des contestations, notamment du côte de l’extrême droite. Elle a pu convaincre la coalition gouvernementale de valider hier jeudi 14 avril une batterie de mesures pour donner des perspectives d’insertion aux réfugiés, des droits mais également des devoirs, lit-on dans Le Figaro.

Parmi les nouvelles décisions en direction des demandeurs d’asile il y a la création de 100.000 emplois d’utilité publique. Mais le texte précise que les migrants venant de pays considérés comme sûrs, tels que les pays des Balkans, n’y ont pas droit.

Il a fallu sept heures de négociations pour trouver cet accord, qui sera inscrit noir sur blanc dans la loi. Angela Merkel, visiblement satisfaite d’avoir forcé la main à sa coalition, voit dans ce dispositif «une offre pour chacun, mais aussi des devoirs pour tous ceux qui arrivent». Le social-démocrate Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre de l’Economie, en a rajouté une louche : «Nous voulons des gens intégrés, fiers ; pas des personnes assimilées de force».

Il est également question de faciliter l’intégration des réfugiés en Allemagne en supprimant pendant trois ans la priorité accordée aux Allemands et aux Européens (UE) pour un emploi.

Certes cette nouvelle loi est une goutte d’eau dans l’océan du million de réfugiés que l’Allemagne a accueillis en 2015, mais enfin c’est un bon début. On n’a pas vu ce volontarisme dans les autres pays européens. Cela se saurait si les autres membres de l’Union européenne se démenaient autant que l’Allemagne pour intégrer les réfugiés…

Les réfugiés devront aussi faire des efforts

Toutefois ces nouveaux droits ne vont pas de soi, ils sont assortis d’un certain nombre d’obligations pour que le dispositif n’explose pas. Par exemple les réfugiés en formation auront droit à un titre de séjour le temps que dure leur apprentissage, de manière à leur laisser du temps pour dénicher un boulot, mais «Celui qui interrompra sa formation se verra retirer son titre de séjour et, par là-même, le droit de rester en Allemagne», a averti la chancelière.

Les demandeurs d’asile seront placés dans des résidences ventilées sur tout le territoire pour éviter la formation de ghettos, mais ceux qui tenteront de sortir de ce cadre en voulant se loger autrement seront sanctionnés. Le texte dit également que ceux qui rechigneront à poser des actes pour s’intégrer dans la société, comme le refus d’apprendre l’allemand, n’auront pas droit à un permis de séjour longue durée. «L’acquisition de la langue est aussi nécessaire pour un séjour provisoire» en Allemagne, dit le document.

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L'espérance de vie des hommes japonais a franchi en 2013

Pendant que les pays européens croulent sous les demandes d’asile, et qu’un pays comme l’Allemagne à lui tout seul a absorbé près d’un million de réfugiés en 2015, personne ne regarde ce qui se passe du côté des pays prospères d’Asie. Le moins qu’on puisse dire est que ces derniers ne se bousculent pas pour soulager l’Europe, assaillie de toutes parts par les réfugiés syriens et irakiens. Le Japon, par exemple, n’a agréé que 27 demandes sur les 7586 qu’il a enregistrées l’an dernier. Il rivalise sur ce point avec les richissimes Etats du Golfe, qui ne veulent pas entendre parler de leur “frères” syriens et irakiens…

On veut bien admettre que les Japonais doivent se partager un territoire minuscule, qu’ils ont d’ailleurs arraché à la mer en partie et qu’ils doivent sans cesse reconstruire du fait des catastrophes naturelles, mais tout de même rejeter 99% des demandes d’asile, il faut le faire. Les Nippons auraient mieux fait de dire carrément qu’ils n’acceptent aucun réfugié, c’était peut-être plus simple, au lieu de cet affichage qui frise le ridicule, surtout comparé à un pays comme la Turquie laquelle, quoiqu’on en dise, en a accepté 1,8 million.

Mais il faut dire que de façon générale les Japonais ne sont pas réputés pour leur politique d’immigration et tiennent à leur homogénéité comme à la prunelle de leurs yeux. Les rares étrangers qui s’aventurent sur ces terres sont les coopérants, parfois des étudiants. C’est à peu près tout. Le Japon, il faut le reconnaitre, est très prompt à aider les pays à se développer, à parfois même décaisser de grosses sommes pour ça, mais quand il s’agit de s’ouvrir aux étrangers, c’est autre chose…

Pour en finir sur la question des demandeurs d’asile, sachez que seuls cinq d’entre eux étaient syriens, et au final trois d’entre eux ont décroché le précieux sésame. Les autres titres de séjour ont été remis à six Afghans, trois Éthiopiens et trois Sri-Lankais. Pourtant les autorités clament haut et fort, sous la pression des organisations humanitaires, qu’elles ont fait des efforts par rapport à 2014 et 2013, où elles n’avaient accepté respectivement que 11 et 6 dossiers.

D’après le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR), 2419 personnes bénéficient du statut de réfugiés au Japon…

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Le gouvernement espagnol a décidé d’allouer à titre « exceptionnel » un montant de 13 millions d’euros pour les années 2015 et 2016 au profit de la Croix-Rouge, la Commission espagnole d’aide aux réfugiés (CEAR) et l’association « Commission catholique espagnole pour la migration »

(ACCEM) pour assister les réfugiés qui seront accueillis par l’Espagne, a-t-on annoncé jeudi de source gouvernementale à Madrid.

Ce montant, qui sera approuvé vendredi par le Conseil des ministres, sera consacré au système d’accueil et d’intégration des demandeurs d’asile et des bénéficiaires d’une protection internationale, a indiqué la ministre espagnole de l’emploi et de la sécurité sociale, Fatema Banez, lors de la deuxième réunion du comité interministériel sur la crise de la migration et de l’asile, crée par l’exécutif pour gérer la crise migratoire.

La réunion, qui a été présidée par la vice-présidente du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, a discuté des dernières décisions prises pour « assurer l’accueil adéquat, les soins et l’intégration des demandeurs de protection internationale en Espagne », a-t-on ajouté de même source.  Les ONG et les groupes sociaux ont accueilli favorablement la décision du gouvernement espagnol d’accepter la proposition de la Commission européenne d’accueillir quelque 14.900 réfugiés sur le territoire espagnol provenant de Syrie et d’autres pays.

A signaler que des manifestations seront organisées le weekend dans différentes localités et villes espagnoles sous le slogan « Pour une Europe de la solidarité. Réfugiés bienvenus », en signe de solidarité avec les réfugiés qui affluent sur l’Europe, fuyant la guerre au Moyen Orient.

Face à cette situation, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a proposé jeudi  la mise en place d’un « Plan Marshall » dans certains pays pour résoudre les problèmes qui poussent leurs citoyens à émigrer vers l’Europe.

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La France est prête à accueillir 24.000 réfugiés sur les deux prochaines années, a affirmé lundi François Hollande, en soulignant que la crise actuelle “peut être maîtrisée et elle le sera”.

“C’est une crise”, elle est “dramatique, elle est grave”, mais “elle peut être maîtrisée et elle le sera”, a-t-il affirmé, en soulignant que “la France est disposée à prendre sa part. La Commission européenne va proposer de répartir 120.000 réfugiés sur les deux prochaines années, ce qui représentera pour la France 24.000 personnes. Nous le ferons”.

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