Une société à la dérive, lâchée par le gouvernement, dit-on

Une société à la dérive, lâchée par le gouvernement, dit-on

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Dans une déclaration accordée mardi 25 juin 2019 à Africanmanager, le secrétaire général de la Fédération Générale des Chemins de Fer Tunisiens relevant de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Larbi Yaacoubi, a assuré que l’épuisement d’une grande partie des réserves en carburant de la société a engendré l’annulation de nombreux programmes de train ainsi que la perturbation de plusieurs voyages.

Il a affirmé que la situation de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) est catastrophique et cela a eu un impact énorme sur ses activités.

Dans le même contexte, Yaacoubi a critiqué « l’indifférence » du ministère du Transport et du gouvernement, ce qui a engendré, selon ses dires, une paralysie totale, notamment la suppression de sept lignes longue distance.

Le responsable a également précisé que la dette de la SNCFT, auprès de la Société nationale de distribution des pétroles (AGIL), a atteint les 37 Millions de dinars, ajoutant que les réserves de carburant de la société ont chuté de 32 mille litres par jour à 4 mille litres par jour.

Larbi Yaacoubi a tiré la sonnette d’alarme et a appelé les ministères du Transport et de l’Industrie et des PME à intervenir dans les plus brefs délais afin de trouver des solutions radicales permettant de mettre fin à la crise d’approvisionnement, précisant que le secteur du transport n’est pas très lucratif.

Sur un autre volet, Yaacoubi n’a pas manqué d’assurer que toutes les structures syndicales relevant de l’UGTT comptent organiser des mouvements de protestation pour dénoncer la politique de marginalisation dont la société est victime.

De son côté, le PDG d’Agil, Nabil Smida, a catégoriquement démenti la suspension de l’approvisionnement de la SNCFT en carburants, affirmant que les négociations se poursuivent toujours avec le ministère de l’Industrie et des PME afin d’examiner les dettes de la SNCFT.

Dans une déclaration faite à Africanmanager, Smida a assuré que la société AGIL reste toujours au service des entreprises du transport relevant du secteur public, précisant que le transport est vital dans la mesure où il permet la mobilité des citoyens…

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