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Dans le but d’encourager les entreprises à recourir au financement par le marché et profiter des multiples avantages que procurent la Bourse en général,  les pouvoirs publics viennent d’accorder à travers la loi des finances pour l’année 2017 une incitation fiscale portant sur la réduction du taux de l’impôt sur les sociétés auxquelles seront  assujetties les entreprises nouvellement introduites en bourse à 15% au lieu de 20% et ce, à partir du premier janvier 2017, indique un communiqué de la bourse, rendu public, ce mardi 10 janvier 2017 sur son site Web.

Cet avantage qui est valable pour une période de cinq ans à compter de l’année de l’admission est conditionné par un taux d’ouverture du capital de l’entreprise au public qui atteigne au moins 30%.

Il est rappelé que cet avantage vient renforcer le dispositif fiscal déjà existant pour inciter les entreprises à s’introduire en bourse. Nous citons dans ce cadre les avantages fiscaux suivants :

– l’exonération de l’impôt sur la plus-value provenant de la cession d’actions entrant dans le cadre d’opérations d’introduction en Bourse ;

– l’exonération de l’impôt sur la plus-value provenant de l’apport d’actions et de parts sociales au capital de la société mère ou de la société holding pourvu que ces dernières s’engage à introduire leurs actions en Bourse au plus tard à la fin de l’année suivant celle de la déduction.

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Dans une conjoncture délicate marquée essentiellement par une recrudescence du chômage et un ralentissement de la croissance économique, l’attraction des talents féminins demeure un impératif et même une condition sine qua none pour l’amélioration de la compétitivité des entreprises tunisiennes, mais aussi pour la garantie du développement escompté. 
C’est important dans la mesure où la réalité démontre une faible participation économique de la femme. Les récents résultats de l’étude réalisée par l’IACE sur les « Mesures et bonnes pratiques de diversité des genres dans les entreprises tunisiennes » viennent confirmer ce problème.
En effet, 86% des entreprises tunisiennes n’incarnent pas le principe d’égalité des chances femme-homme dans l’accès aux promotions.
Élaborée par l’IACE en coordination avec le GIZ dans le cadre du programme régional « Intégration économique des femmes dans la région MENA », l’étude démontre aussi que 68% des sondés pensent que les équipes mixtes (femmes/hommes) n’obtiennent pas de meilleurs résultats que les équipes non-mixtes.
Toujours selon la même enquête, 79% des entreprises n’ont pas pris des initiatives visant à encourager le recrutement des femmes.
Dans le même contexte, la présence de femmes à la tête des entreprises reste minime. Selon les chiffres présentés par cette étude, seulement 12% des femmes ont un statut de chef d’entreprise. De même, 37% sont présentes dans les conseils d’administration contre 63% pour les hommes.
Un impératif économique…
Partant de ce constat, la diversité des genres demeure un impératif économique. Pour le président de l’IACE, Ahmed Bouzgenda, il s’agit d’un principe certes éthique et politique mais il s’affirme indubitablement et de plus en plus comme un principe économique ».
Intervenant lors de la tenue de la première édition du forum de la diversité, le responsable a mis l’accent sur la participation des femmes au marché du travail et même à des activités rémunératrices, car elles stimulent la croissance économique et son effet sur la société, selon ses dires. 
« Les entreprises comptant des femmes parmi leurs directeurs ou leurs cadres supérieurs ont une production plus élevée que celle des entreprises qui ne comptent pas de femmes », a précisé le responsable. 
Et de constater : « Les progrès s’avèrent plus rapides et ont une plus grande portée dans les pays et les entreprises qui favorisent l’égalité des genres. A titre d’exemple, le Rwanda, considéré comme un pays en forte expansion économique, se classe en cinquième position, avec un score de 0.8, tout juste après la Suède et la Norvège, d’après le Global Gender Gap Index 2016 du World Economic Forum. Or, la Tunisie n’est qu’à la 126ème place ».
Cet avis est partagé par le ministre conseiller auprès du chef du gouvernement, Taoufik Rajhi, qui a mis l’accent sur les progrès accomplis par la Tunisie en matière de diversité des genres, s’appuyant sur certains textes, notamment le décret présidentiel numéro 2016-1 du 12 janvier 2016 portant création d’un conseil des pairs pour l’égalité et l’équivalence des chances entre les femmes et les hommes.
Pour Rajhi, la diversité des genres est un facteur déterminant pour la réalisation de la croissance potentielle qui a besoin de main d’œuvre qualifiée. A ce niveau, une grande partie de ces nouveaux postes pourrait être occupée par les femmes, qui pourront apporter à l’entreprise plus de force et de performance.
La diversité ne deviendra jamais une réalité si…
Pour de nombreux observateurs, la mise en place de la diversité reste tributaire d’une volonté de la part des leaders ou encore d’un plan d’action pour changer les mentalités.
C’est important pour un pays qui se trouve aujourd’hui face à un tournant critique, d’autant plus que depuis 2011, la crise économique qui a suivi le printemps arabe a aggravé la situation. Et pourtant, la Tunisie mise sur la réalisation d’un taux de croissance minimal de 4% au cours du prochain quinquennat, tout en réduisant le chômage à moins de 12% et ce, par la création de 400 mille nouveaux postes d’emplois à forte valeur ajoutée, en employant de la main d’œuvre qualifiée.
D’où le rôle des entreprises tunisiennes qui devront adopter les bonnes pratiques de diversité des genres au niveau du recrutement, de la rétention et de l’avancement de carrière pour être attractives vis-à-vis des femmes.
Pour y parvenir, une journée de sensibilisation sera organisée le 22 février 2017 pour mettre l’accent sur la nécessité d’instaurer une dynamique favorable à la mixité au sein du tissu économique.

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« NetInvest Potentiel» est le nouveau fonds commun de placement en valeurs mobilières qui vient d’être lancé en Tunisie. Lors d’une cérémonie qui a eu lieu hier mercredi 21 décembre 2016, son directeur général, Néjib Essafi, a précisé que la société NetInvest » a obtenu l’agrément du Conseil du Marché Financier, en date du 30 janvier 2015, pour la création d’un fonds commun de placement à risque bénéficiant d’une procédure allégée, dénommé « NetInvest ». Le montant du fonds sera de 20.000.000 dinars, qui seront répartis en 2000 parts de 10.000 dinars chacune.

Il a ajouté que ce fonds tuniso-saoudien a principalement pour objet la participation, pour le compte des porteurs de parts et en vue de sa rétrocession ou sa cession, au renforcement des opportunités d’investissement et des fonds propres des entreprises.

« Il réalisera des opérations en capital ou en quasi-capital dans une perspective de création de valeurs sur un horizon à moyen/long terme selon une démarche d’investisseur engagé et stable au sein des entreprises. »

Le Président du Conseil d’administration de « NetInvest Potentiel », le Saoudien Khaled Ben Rached El Anzen, qui s’est déplacé en Tunisie à l’occasion, à la tête d’une délégation d’investisseurs, a indiqué que le climat des affaires en Tunisie s’est nettement amélioré et que le pays a beaucoup de potentiel à condition de limiter les tracasseries administratives pour la création des projets.

Il a précisé que ce fonds ambitionne d’accompagner des entreprises ayant un fort potentiel de croissance dans leurs secteurs d’activités, ouvertes sur l’international, disposant de ressources humaines et d’un management de qualité et ayant une vision stratégique cohérente.

Le dispositif interviendra principalement en fonds propres et accessoirement en quasi fonds propres, ciblera en priorité les PME/projets innovants ou à contenu technologique ainsi que les PME/projets présentant un business modèle plus classique, avec une attention particulière pour les secteurs des technologies de l’information et de la communication et les services à forte valeur ajoutée, la biotechnologie, l’industrie pharmaceutique, la santé, l’agroalimentaire, les industries manufacturières, la logistique, les énergies renouvelables, la protection de l’environnement et les sociétés exportatrices ou en stade d’internationalisation.

Le fonds investira exclusivement dans des sociétés établies en Tunisie. Le montant des interventions par projet (sur un ou plusieurs rounds) se situera en général dans un intervalle de Cinq Cent Mille (500.000) à Trois Millions (3.000.000) de dinars tunisiens sur un ou plusieurs rounds d’investissement.

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La digitalisation des entreprises tunisiennes (intégration des technologies numériques dans l’ensemble des activités de l’entreprise) peut générer à l’horizon 2021, 20, 4 milliards de dinars (MD) et ce montant pourraient atteindre un plafond de 37,9 MD, dans le cas d’une digitalisation totale, selon une étude de l’IACE, rendue publique, à l’occasion de la 31ème édition des journées de l’entreprises, tenue les 9 et 10 décembre, à Sousse.
Cette digitalisation permettra de générer, sur la période 2018 -2021, un taux de croissance annuel moyen de 1, 57 % à 2, 31%, avec un potentiel maximum de 2, 80%, estime l’étude, qui évoque, toutefois, un retard de 25% des entreprises en terme de transformation digitale contre 46% d’entreprises en phase de « développement » et 29% sont « matures ».
Dans le même sens, le TT-IACE Digitalisation Index, produit par l’IACE et parrainé par Tunisie Télécom, partenaire officiel de l’IACE, et qui a touché 1177 consommateurs et 400 entreprises de différents secteurs, confirme que le chemin de la transformation est encore long.
Selon la répartition régionale des entreprises engagées dans le processus de digitalisation, le meilleur score est attribué au gouvernorat de Bizerte, avec 4,6 sur 10, suivi de Mahdia, Sfax et Tunis. En queue de peloton se trouve Tozeur, Tataouine et Sousse.
Les participants à la 31 ème édition des journées de l’entreprise, organisée, sous le thème  » La transformation digitale : Mutation et opportunités « , ont voulu passer le message au gouvernement, au secteur public et particulièrement au secteur privé, pour prendre conscience du rôle de la transformation digitale dans le développement de l’économie du pays.

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Au rebours des idées reçues et de la perception que l’on se fait généralement de l’investissement, surtout, industriel en Tunisie, les choses ne vont pas si mal comme l’atteste l’APII dans sa note de conjoncture pour le mois d’octobre et plus globalement pour les 10 premiers mois 2016.

30,7%, c’est à ce taux qu’a progressé l’investissement déclaré dans le secteur industriel entre 2015 et 2016, atteignant 2639, 7 millions de dinars. Une évolution dont sont créditées pratiquement toutes les industries manufacturières, sauf celles du cuir et du textile. Une envolée à deux chiffres, en genre comme en nombre, s’agissant notamment des industries mécaniques et électriques avec une hausse de 111,6%. Aussi spectaculaire mais dans une moindre mesure était l’augmentation dans les industries agroalimentaires (63%), chimiques (11,4%) et les matériaux de construction, la céramique et le verre a progressé de seulement (3,7%). Seul bémol, le secteur du cuir et la chaussure où les investissements déclarés ont régressé de 62%, et celui du textile et de l’habillement qui ont reculé de 31,4%.

On a dénombré durant les 10 premiers mois 2016, quelque 2979 projets nouveaux, une hausse de 8,4%, qui permettraient la création de 43 777 emplois. Les intentions d’investissements enregistrées dans le cadre des projets autres que création (extension, renouvellement de matériel,…) ont atteint 1272,2 MD, soit 50,6% de plus que le volume enregistré lors des dix premiers mois 2015.

Pour ce qui est des industries totalement exportatrices, les investissements déclarés ont affiché une progression de 21,6%, due aux industries mécaniques et électriques (324,3 MD contre 112,6MD), à celles agroalimentaires (25,7%) pour atteindre 183,3 MD et aux industries chimiques (7,5%), avec 121,4 MD. Idem pour les industries dont la production est orientée vers le marché local où les investissements déclarés ont augmenté de 35,5%, atteignant 1793,4 MD. Pour les services, l’investissement déclaré a grimpé de 13% pour atteindre 1243,4 MD, avec à la clé 33 074 emplois.

Le revers de la médaille

Paradoxalement, et c’est toujours l’APII qui en fait le constat, 4319 entreprises manufacturières de plus de 10 emplois ont fermé, entre 2005 et juin 2016, causant la perte de près de 250 mille emplois. Cela veut dire que 400 entreprises mettent la clé sous le paillasson et 5000 emplois sont perdus en moyenne par an. A cela il y a trois explications majeures : le faible potentiel compétitif des petites et moyennes entreprises, les difficultés de liquidité et des problèmes d’accès aux marchés financiers, et la frilosité des investissements étrangers qui tournent le dos au pas pour risque économique, social ou politique.

On notera que la plupart des entreprises fermées sont celles opérant dans le textile-habillement et le cuir, soit 59% des sociétés sur la période 2005-2015, suivies par les industries mécaniques et électriques avec 13%. En termes de régions, c’est le Centre-est qui en pâtit le plus (47%), suivi par le Sud (27%). L’impact de la révolution a été ressenti aussi, au niveau de la création des nouvelles entreprises manufacturières dont la moyenne par an en nombre est passée de 470 sur la période 2005-2011 à 292 sur la période 2012-2015 enregistrant ainsi une baisse d’environ 40%, souligne la note de l’APII, qui relève le taux élevé (60%) de fermeture des entreprises avant d’atteindre l’âge de 10 ans.

Fermetures mais aussi défaut de réalisation. A cet égard, 7548 projets industriels déclarés, qui totalisent 236 milles emplois, n’ont pas été réalisés entre 2005 et 2015, soit une moyenne de non-réalisation de 600 projets par an. En cause principalement, la complexité et les délais si longs des procédures administratives, mais aussi le climat d’affaires non encourageant en raison de l’instabilité politique et des problèmes socio-économiques.

La plupart des projets non réalisés, soit 34%, sont des projets du secteur des industries agroalimentaire, suivi par le secteur des industries mécaniques et électriques avec 17% des projets non réalisés. L’investissement non réalisé est de 12,5 milliards de dinars. Parmi ces projets, 5% sont de taille IMPORTANTE dont le cout de l’investissement est supérieur ou égale à 5MD et représentent 57% des investissements prévus.

En ce qui concerne la répartition régionale des projets non réalisés, l’étude montre que la région de l’Est totalise près du ¾ des projets non réalisés (PNR) avec 47% de PNR au Nord-est et 23% de PNR au Centre-est, étant noté que 61% des 7548 projets non réalisés sont des projets non totalement exportateurs et 73% sont à capital 100% tunisien.

 

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On assiste en Tunisie, depuis la «révolution», à une diabolisation sans merci des hommes d’affaires et de l’investisseur privé en général. Ceux qui le font, et ils sont à tous les niveaux, font feu de tout bois. Dès les premiers mois de l’année 2011, ils ont fait l’objet d’attaques de tous genres, de la part des nouveaux ennemis de l’ancien régime, simplement pour avoir coexisté avec ce régime. Menaces, extorsion, chantage, ont été impunément exercés contre eux, dans un dessein global de tentative d’installation d’un nouveau schéma de développement, de remise en selle de l’Etat- providence et de redistribution de la richesse acquise selon la logique révolutionnaire de certains nouveaux partis, nés en 2011 et après.

Le premier à diaboliser, ceux qu’il prenait tous pour des «Trabelsi» en référence à la famille gendre de l’ancien président tunisien, aura été l’ancien chef de gouvernement du parti islamiste tunisien, Ennahdha, Hammadi Jbali lorsqu’il comparait les hommes d’affaire à des affairistes ( اصحاب العمايل ). D’autres, comme les syndicalistes de l’UGTT, n’ont pas manqué d’accrocher les patrons sur la question de l’impôt et des incitations à l’investissement. D’autres encore, comme les partis de Marzouki (CPR et Irada), ont toujours vilipendé le secteur privé. Même l’actuel chef de l’Etat tunisien Béji Caïd Essebssi, mais à nettement moindre mesure, n’a pas manqué d’épingler les hommes d’affaires locaux, les appelant à investir et à donner l’exemple aux IDE.

Le 25 novembre 2016, BCE recevait 18 parmi les grands hommes d’affaires et un banquier (Ferid Ben Tanfous qui a, à l’occasion, «confirmé l’entière disposition du secteur bancaire à l’accompagnement de tous les investisseurs locaux»), dans le cadre de ce qui a été annoncé comme une initiative économique pour promouvoir le développement et l’emploi. La réunion qui se tenait à quelques jours du Forum de l’investissement «Tunisia 20.20», était voulue comme un signal, d’abord aux investisseurs étrangers, confirmant la confiance des locaux dans leur propre pays, sa capacité de résilience à la crise et sa capacité à rebondir pour en sortir. C’est ensuite, une réponse à tous ceux qui ont diabolisé le patronat et sa frilosité face à l’investissement. Et certainement un appui de taille pour son appel, en 2015, en faveur d’une réconciliation économique.

A la fin de cette réunion, ce sont en effet près de 1500 MDT en projets, avec 50 mille créations d’emploi à la clé, qui ont été annoncés dans 14 gouvernorats de l’intérieur tunisien. Tous, parmi les 18, n’ont pas annoncé de nouveaux projets, dans la mesure où beaucoup d’entre eux n’avaient pas attendu l’initiative de BCE pour investir. A titre d’exemple, un groupe comme Poulina consacre annuellement en moyenne  150 MDT à l’investissement.

  • Voici ce que vont faire les Loukil, Bayahi, Bouchammaoui, Ben Ayed, Hamrouni, Doghri et d’autres (Vidéo)

Les groupes tunisiens n’ont en fait jamais arrêté d’investir, si ce n’est parce qu’ils se maintiennent, c’est aussi pour se développer. Les exemples, qui confirment par ailleurs leur confiance dans l’économie de leur pays, malgré la conjoncture difficile et les mouvements sociaux (grèves, sit-in et demandes incessantes de majorations salariales et autres), ont en partie été donnés au cours de la dernière rencontre de Carthage.

Bassam Loukil, se prépare à lancer une unité de porcelaine de luxe à Kasserine, en partenariat avec un groupe français de la ville de Limoges et un autre partenaire russe. Un gouverneur de Kasserine de l’ancien gouvernement, avait donné son accord de principe pour les avantages liés à cet investissement de 45 MDT. Le projet se fera finalement à Kairouan, après que les gouvernements Jomaa et Essid ont tergiversé et après que Youssef Chahed  confirme, lui-même aux investisseurs, son accord pour ces avantages. Loukil a aussi annoncé, au cours de cette réunion, le prochain démarrage d’une unité de montage de Pick-Up et de camions légers, en partenariat avec le Japonais Mazda, totalement destiné à l’export. Par ailleurs, le même groupe Loukil prépare son important projet de Mall multimarques internationales, du côté de Raoued dans la banlieue tunisoise, avec un investissement de 150 MDT et des partenaires koweïtiens et canadiens.

Hassine Doghri développera, à Tataouine et Gabès notamment, des activités liées au secteur des mines, sans donner plus de détails. Le groupe Belkhiria, du groupe «Rose Blanche» a annoncé des investissements pour une valeur de 22 MDT, dans le secteur des semences et l’enrichissement des semences tunisiennes complètement automatisé, dans la région de Bou Salem et devrait assurer l’autosuffisance des semences en Tunisie. Chiheb Slama devrait aussi donner une forte impulsion à l’oléiculture intensive par un projet de conditionnement de l’huile d’olive, à partir de l’oliveraie de Nasrallah (gouvernorat de Kairouan) d’un montant de 21 MDT, sans compter l’extension de l’unité du groupe Bouslama opérant déjà à Sidi Bouzid. Hammadi Kooli devrait faire extension de l’unité de sucrerie de Ben Béchir, dans le gouvernorat de Béja. Yahia Bayahi, du groupe du même nom, nous a confirmé une option pour l’industrie des équipements de BTP dans les régions de Nefza et Amdoun.

  • Bouchammaoui dans le solaire et M. Ben Chaabane avec 50 MDT dans le fonds Tanmiya

Amel Bouchammaoui, du groupe de même nom, a évoqué son important projet agricole, déjà en cours de réalisation, projet d’arboriculture diverse, dont les olives, les amendes et les raisins, de plus de 500 hectares Matmata avec un investissement de 30 MDT et 50 autres MDT pour la partie de transformation industrielle de tous ces produits. Bouchammaoui a aussi annoncé un autre projet à Matmata, dans les énergies renouvelables pour la mise en place d’une centrale d’énergie solaire avec un partenaire français au courant du 1er semestre 2017 et sur un terrain de 100 hectares, pour une capacité de 12 MGW et 25 sur le moyen terme.

Lotfi Hamrouni, dont le programme d’investissement prévu entre 2015 et 2018 prévoit une enveloppe de 69 MDT, devrait lancer des unités industrielles dans la matière première en résine pour la peinture à Zaghouan pour un montant de 30 MDT créant entre 120 et 150 emplois. Kais Sellami est en pointe sur de 50 projets porteurs dans le domaine des Tics «qui peuvent créer 80 mille emplois pour les cadres, sur une période de 5 ans» a-t-il dit devant BCE. Abdessalem El Oued investira dans une série d’innovations.

Fathi Hachicha, qui est déjà installé à Feriana (Gouvernorat de Kasserine) où il emploie déjà 600 personnes dans 4 unités, dans l’électroménager, poursuivra son extension par une nouvelle unité de matériel électroménager dans la même localité pour un investissement de 10 MDT créant 400 emplois et des centres d’installation et de réparation dans 14 des gouvernorats défavorisés à mettre en place et à gérer directement par des 600 sans-emploi parmi les diplômés du supérieur après formation par le groupe. Hachicha a annoncé un volume d’investissement total de 150 MDT

Jamel Mzabi implantera une unité d’eau minérale à Jelma, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid. Hamdi Meddeb, fera extension de son actuel projet de centrale laitière adossée à une filière d’élevage ovin et de collecte de lait à Sidi Bouzid («le meilleur endroit pour cet investissement», a déclaré l’homme d’affaires, de 90 MDT qui emploie 400 personnes), dans la culture de la tomate et sa transformation sur place. Un nouveau projet pour 40 MDT et fournira de l’emploi à 200 personnes.

Abdelwaheb Ben Ayed et son groupe, qui consacrent annuellement une moyenne de 150 MDT à l’investissement, sont déjà sur une série de projets dans divers secteurs et diverses régions.

Mourad Ben Chaabane, plus connu comme intermédiaire boursier, est le conseiller du groupe financier GFH bahreïni (Gulf Finance House) qui a été inauguré ce dimanche par le chef du gouvernement tunisien, une journée qui a aussi vu la signature d’un contrat de plus de 200 MDT avec le groupe tunisien Soroubat pour la réalisation des infrastructures nécessaires au projet du «Port financier », objet de l’inauguration. Mourad Ben Chaabane qui a lancé le fonds d’investissement de 50 MDT, «Mac Tanmiya» sans avantages fiscaux, qui se donne pour objet d’accompagner les hommes d’affaires tunisiens, en capital, dans leur développement à l’intérieur du pays. Ce fonds devrait ainsi participer au financement du nouveau Mall des Loukil, de la nouvelle unité laitière de Hamdi Meddeb ou dans le projet de Jalila Mezni (Société d’articles d’hygiène SAH) d’une unité de détergents à Zaghouan.

Il reste à dire que le monde de l’entreprenariat tunisien reste encore traumatisé par les effets collatéraux de la «révolution». Des effets, comme la confiscation qui est aux antipodes du droit à la propriété et faite sans fondements judiciaire pour la plupart. Des effets aussi, comme l’interdiction de voyager encore faite à quelques hommes d’affaires. Et encore, le poids grandissant de la centrale syndicale ouvrière, devenue véritable force de pression sur les orientations et les décisions économiques et même sur les lois du pays. Tous ces éléments, on ne les a pas entendus, ni dans l’intervention du chef du gouvernement, ni de celle  du conseiller économique de BCE à l’occasion de cette rencontre. Dommage !

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 » Les nouveaux outils et les mécanismes d’expansion à l’international de l’entreprise tunisienne », tel a été le thème d’un déjeuner débat organisé, ce mercredi 23 novembre 2016, à Gammarth, à l’initiative de la CONECT. La diplomatie économique, l’investissement massive, la reprise de la croissance et la facilitation des procédures administratives étaient les principales problématiques débattues lors de cette rencontre.

Le président de la CONECT, Tarek Cherif, a tout d’abord critiqué l’absence de solutions pour remédier au problème du chômage en Tunisie, notamment celui des diplômés de l’enseignement supérieur, faisant savoir toutefois que le remède le plus adéquat et le plus pertinent est l’investissement. Cette alternative demeure aussi difficile devant la complexité des affaires et la crise qui sévit dans le pays depuis plusieurs années.

Selon ses déclarations, les investisseurs se trouvent, aujourd’hui, face à plusieurs handicaps, notamment au niveau du financement, d’où le souci de la CONECT d’organiser cette rencontre qui vise en premier lieu à faire la promotion du Crowdfunding, un nouveau mode de financement très répandu dans plusieurs pays du monde. « C’est un nouveau mécanisme que nous voulons instaurer en Tunisie comme c’était le cas déjà avec la micro-finance », a-t-il dit.

Et Tarek Cherif d’affirmer, dans le même cadre, que s’il n’y a pas d’investissement, on ne peut pas atteindre les objectifs escomptés par le gouvernement, notamment au niveau de la loi de finances 2017 qui prévoit un taux de croissance de 2,5%. « Pour atteindre ce taux, on doit travailler, investir et créer de la richesse, et c’est à partir de ce moment là qu’on peut parler de la croissance », a affirmé le président de la CONECT avant de rajouter qu’actuellement, la Tunisie demeure très loin des objectifs préalablement fixés, notamment au niveau de l’investissement et la croissance.

En outre, le président de la CONECT a mis en garde contre le marché parallèle qui représente, selon lui, plus de 50% de l’économie nationale, mais aussi contre la dégradation du pouvoir d’achat des Tunisiens, deux handicaps majeurs devant le développement des PMEs tunisiennes. C’est ainsi qu’il a indiqué que l’investissement et l’internationalisation demeurent la seule solution pour l’entreprise tunisienne afin de pouvoir garder sa compétitivité et garantir sa continuité. Et de rajouter que l’internationalisation n’est pas une fuite mais plutôt un outil pour aider l’entreprise à renforcer ses capacités, faire travailler plus et créer de la richesse et de la croissance.

Il a par ailleurs appelé le gouvernement et les parties responsables à donner la priorité aux accords conclus avec les régions dans l’optique de permettre aux entreprises tunisiennes de bénéficier des avantages octroyés par les autres pays. « Aujourd’hui, nous payons plus que l’Européen sur le marché algérien à cause de l’absence d’accords avec ce pays », a-t-il reconnu.

De son côté, Lazhar Bannour, directeur général du commerce extérieur, a rappelé la stratégie de développement du commerce extérieur tunisien visant à faire du pays une plate-forme régionale de commerce et de services à l’horizon 2030.

Il a toutefois indiqué qu’il partage les déclarations de Tarkek Cherif, selon lesquelles l’exportateur tunisien paye plus que l’européen à cause de l’absence d’accords conclus entre la Tunisie et des pays où on importe. Il a souligné, dans le même ordre d’idées, que le produit européen lorsqu’il entre sur le marché algérien est favorisé et la différence est estimée à près de 30%.

C’est ainsi qu’il a appelé à améliorer le service logistique et l’infrastructure, notamment au niveau du port de Rades, qui devient un casse-tête pour les investisseurs, tunisiens et étrangers. « Les choses sont en train de changer… ». Il faut évoluer dans les esprits et renforcer entre autres les capacités de l’administration tunisienne afin d’éviter la lourdeur des procédures administratives « , a-t-il dit.

Il faut aussi, selon lui, instaurer un climat favorable aux affaires, être innovant dans les méthodes de travail et voir les autres comment ils font et ce qu’ils sont en train de faire.

Quant à elle, la responsable nationale du PACS, Lamia Abroug, a indiqué que l’Afrique est l’avenir des exportations tunisiennes et qu’il faut saisir cette opportunité et mettre le service comme une priorité pour pouvoir se développer à l’échelle internationale. Elle a également appelé à faire évoluer l’environnement des affaires et le cadre réglementaire du business dans le pays.

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On a souvent comparé et à juste titre les entreprises publiques tunisiennes au « tonneau des Danaïdes » de la mythologie grecque pour souligner leur forte propension à engloutir les fonds de l’Etat, tel un récipient percé. Et bien sûr, c’est le contribuable qui met la main à la poche pour les maintenir à flot, et cela lui coûte 200 dinars par an, selon des estimations qui n’ont rien de fantaisiste. Pour autant, l’Etat doit-il se débarrasser de ces « gouffres financiers » alors qu’il a de plus en plus besoin d’argent, surtout à l’heure actuelle, pour assurer un soupçon d’équilibre budgétaire ?

Une réflexion, encore une, est engagée sur la question à l’occasion de conférence nationale sur le projet de la stratégie de modernisation et de gouvernance des institutions et établissements publics. On ignore ce qui va en sortir, mais il semble que la rhétorique soit la même avec cependant l’assurance que le gouvernement planche sur l’évaluation des entreprises publiques cédées aux privés pour en tirer les axes de l’approche à mettre en œuvre en la matière.

Des vérités qui doivent être dites

Convenons d’ores et déjà que, tiraillé qu’il est entre ceux qui plaident pour la privatisation et ceux qui y sont franchement hostiles, le gouvernement ne sera pas près de trancher le nœud gordien avant longtemps. Car sur un sujet si sensible et qui, plus est, fâche les syndicats, notamment le premier d’entre eux, l’UGTT, il va falloir se livrer à un exercice d’équilibrisme d’autant plus risqué qu’il devra se traduire par des écueils foncièrement sociaux et même politiques. Faut-il souligner à cet égard que de nombreux paramètres de la première importance devront entrer en ligne de compte, ce qui dicte des démarches convenues entre l’Etat, sommé de protéger ses intérêts autant que ceux des salariés et plus encore le patrimoine de l’entreprise. Autrement dit, la privatisation doit être pensée et menée dans l’intérêt bien compris de toutes les parties dont aucune ne devrait se sentir lésée ou désavantagée.

Cela requiert qu’un diagnostic sérieux, rigoureux et sans concession soit posé pour établir tout ce qui fonctionne et qui ne marche pas dans l’entreprise qu’il s’agisse du volet économique, social ou stratégique. Un pré-requis qui déblaie le terrain pour « l’ouverture de l’entreprise sur son environnement », pour reprendre la formule utilisée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et qui peut être interprétée comme la possibilité de la céder aux investisseurs privés. Une perspective qui pourrait s’avérer indispensable dans la mesure où la privatisation devrait apporter l’essentiel de ce qui lui manquait en étant sous la tutelle de l’Etat : de l’argent frais, une gestion selon les normes, des gains de productivité, une rénovation du système de production, bref tout ce qui fonderait l’entreprise à faire jeu égal avec ses pairs. Pour l’Etat, ce serait tout bénéfice, d’abord en mettant fin à l’hémorragie des ponctions et des subventions qu’il injectait, ensuite des rentrées qui renflouerait ses caisses et aussi un ingrédient pour la relance de l’économie en général.

Un déficit de 3 milliards de dinars

Il va sans dire que seules les entreprises classées à faible rentabilité ont vocation à tomber dans l’escarcelle du privé. Des boulets que l’Etat n’a cesse de traîner et dont il n’ose pas dire chercher à se débarrasser, de peur de s’attirer les foudres des employés et des syndicats, tout en sachant qu’en temporisant ainsi, il ne fait que creuser le déficit des entreprises publiques et amplifier ses propres pertes cumulées.

Un déficit chiffré à 3 milliards dinars ces trois dernières années, et pour peu qu’il soit épongé, s’une façon ou d’une autre, permettra, d’après les spécialistes, de faire gagner au PIB de la Tunisie, pas moins de 2 points de croissance.

C’est de cela que les syndicats sont tenus de se convaincre comme de la nécessité de préserver les droits des salariés qui devront être impérieusement garanties par les repreneurs à l’enseigne d’engagements dîment pris et rigoureusement respectés.

5 entreprises tunisiennes, sous la houlette de l’ambassade de Tunis en Irak, exposent actuellement leurs produits au salon de l’agroalimentaire en Irak. Il s’agit de la société des conserves (ton et sardines) et d’huile végétale et 4 autres spécialisées dans l’huile de tournesol, les équipements agricoles, l’électricité et le tourisme.

Il s’agit de la première participation de la Tunisie à ce salon, après celle de l’année 2003, ce qui annoncé le retour des entreprises et des produits tunisiens sur le marché irakien, qui reste le plus important marché dans la région du Moyen-Orient et dans le monde en général.

Le marché tunisien jouit en effet d’une excellente réputation sur ce marché, qui importe la plupart de ses besoins en agroalimentaire.

Le pavillon tunisien a connu une forte affluence de la part des responsables irakiens, avec à leur tête le ministre du Commerce par intérim, Salmane Jemili ainsi que les visiteurs du salon. Le pavillon tunisien a également connu une importante couverture médiatique locale. C’est ainsi que « Le jour de la Tunisie » sera  organisé jeudi 3 novembre 2016. En marge de cette journée, des séances de dégustation de plats et pâtisseries tunisiennes traditionnelles seront organisées à cette occasion.

La participation de la Tunisie à ce salon sera une occasion pour les Tunisiens de nouer des contacts et des partenariats avec des hommes d’affaires irakiens.

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A un mois, presque jour pour jour, de la Conférence internationale de l’investissement que se propose d’organiser la Tunisie de l’après révolution, les chiffres officiels du flux entrants d’IDE (Investissements directs étrangers) rapportés par la Fipa (Foreign Investment Promotion Agency) donnent une image plutôt contrastée et laisserait presque perplexe, car alors qu’ils baissaient dans certains secteurs, les IDE ne s’étaient jamais mieux portées.

 D’abord, parce qu’en volume total, c’est une baisse de 2,1 %, passant de 1.408,7 MDT au terme des 9 premiers mois de 2015 à 1.379 MDT pour la même période de 2016. Et si on comparait avec l’année référence de 2010, c’est une baisse de 7,6 %. C’est l’investissement portefeuille qui a baissé le plus (-78,4 %) entre 2016 et 2010. Par secteur d’activité, c’est plutôt la hausse. Dans l’énergie par exemple, le volume d’IDE des 9 mois de cette année est presque stable par rapport aux cinq dernières années et pas très loin du volume de l’année de référence. Dans l’industrie, c’est même le meilleur volume de flux entrants (473,7 MDT) depuis 2011, et même mieux que celui des 9 premiers mois de 2010. Même chose presque pour les IDE dans le domaine de l’agriculture. Là où la baisse a été le plus ressentie, c’est dans le flux des IDE dans le secteur des services avec 115,6 MDT contre plus de 220 MDT en 2015, presque 230 MDT en 2014 et derrière les 189 MDT de 2010.

Pour cette année, le flux entrant des IDE a connu une évolution en dents de scie avec un pic de plus de 200 MDT en avril, suivi d’une lente descente qui a rebondi en août pour rechuter en septembre. Le lien n’existe peut-être pas, mais c’est à la fin d’août que le gouvernement de Youssef Chahed a été mis sur pied. On attendra donc les chiffres d’octobre pour savoir si, comme la pluie, les IDE voteront aussi Youssef Chahed !

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Officiellement aussi, le DG de la Fipa en parlait mercredi dernier à la Radio nationale tunisienne, le taux de mortalité des 3.320 entreprises étrangères implantées en Tunisie était de 100 entreprises par an avant la «révolution». Il est depuis 2011 de 100 à 150 entreprises par an. Le DG de la Fipa, Khalil Laabidi, indique d’ailleurs que 500 à 600 entreprises étrangères ont fermé. Il ne le dira pas, mais il est un secret de polichinelle que l’instabilité politique et les tensions sociales sont directement derrière ces fermetures. Laabidi affirmait aussi que 500 autres entreprises étrangères sont parties, en ce sens qu’elles ont soit été cédées à un autre, soit ont changé d’activité, ou simplement plié bagage.

A travers ce Forum mondial de l’investissement étranger, dont elle espère des offres d’investissement ou la réalisation de quelque autres 50 opportunités d’investissement qu’elle présente, la Tunisie veut surtout restaurer son image de terre d’investissement. Une image qui sera certainement écornée par l’image que les Tunisiens se sont auto-infligée, à force d’autoflagellation à coups de dénigrement et de diabolisation de la richesse et d’accusations de tous par tous d’argent sale, de terre de corruption. Ecornée aussi par la politique de confiscation qui est un déni pur et simple d’un des droits les plus élémentaires et les plus protégés sur le plan international, le droit de propriété !!

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Un nouveau fonds d’investissement géré par Amen Capital, baptisé « Africamen » et destiné à financer l’expansion des entreprises tunisiennes vers l’Afrique, vient d’être lancé. Le lancement a eu lieu ce mardi 18 octobre 2016 au siège d’Amen Bank.

Africamen est un fonds commun de placement à risque d’une taille de 30 MD, souscrit par Amen Bank, la Caisse des dépôts et consignations (CDC), Poulina Group Holding (PGH) et la Star. Il cible les entreprises tunisiennes ayant un modèle économique établi et souhaitant accélérer leur développement en déployant leurs activités sur les marchés porteurs de l’Afrique subsaharienne.

L’objectif du Fonds est de fournir aux entreprises clientes le financement en capital et l’accompagnement nécessaires pour la stimulation des exportations, l’implantation de filiales à l’étranger ou la concrétisation d’opérations de croissance externe.

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La Première ministre britannique, Theresa May, a fait sa première sortie de route. Première grosse boulette devrait-on dire. Elle s’est mise en tête, confortée en cela par la vague europhobe qui a conduit au Brexit, de pointer du doigt les entreprises qui embauchent des étrangers. L’image d’ouverture du Royaume-Uni, qui a aussi bâti son économie grâce à la main d’oeuvre étrangère, en a pris un sacré coup, au risque d’accentuer les effets du Brexit sur l’économie britannique, et même de causer la dégringolade de la livre sterling. Face au tolet et à ses répercussions, Mme May et son équipe tentent de faire machine arrière. Il n’est par exemple plus question d’exiger des partons qu’ils publient la liste de leurs salariés étrangers. Autre initiative pour tenter d’éteindre l’incendie : Depuis le dimanche 09 octobre, les ministres défilent sur les plateaux de télévision pour expliquer que ces données seraient recueillies, mais qu’il n’était « pas question de les rendre publiques » ni de « nommer » les entreprises indexées. Mais c’est un peu tard, l’image de Mme May est déjà écornée…

A souligner que devant les partisans du Parti conservateur, la semaine dernière, les dirigeants avaient égrainé plusieurs mesures pour coller aux aspirations anti-immigrées des électeurs lors du référendum sur le Brexit. C’est ainsi que l’idée de « débusquer » les entreprises qui préfèrent recruter des étrangers au lieu de propulser des Britanniques avait émergé ; la ministre de l’Intérieur, Amber Rudd, en avait rajouté une louche en annonçant une batterie de restrictions pour diminuer le flux de nouveaux étudiants étrangers. Son collègue chargé de la Santé avait embrayé en assénant que le système de santé allait, in fine, éjecter les médecins étrangers.

Les germes de la division sont bien là

Le gouvernement, plus précisément le Foreign Office, est allé plus loin dans ce que certains qualifient d’ignominie en faisant savoir à des universitaires de la prestigieuse London School of Economics que les autorités ne feraient plus appel à des d’experts non britanniques pour des consultations sur les dossiers relatifs au Brexit, au motif – ou prétexte, c’est selon – que cela pourrait favoriser des fuites vers les pays de l’Union européenne. « Pour la première fois, je me demande à quoi bon continuer à travailler dans une université britannique sur les politiques de l’UE », a tweeté Jan Eichhorn, politologue allemand attaché à l’université d’Edimbourg. « Je pense qu’il n’est pas bon de dénigrer les étrangers », a déclaré pour sa part Roland Rudd, un grand nom de la City et frère de la ministre de l’Intérieur.

La Première ministre a eu son moment de gloire au congrès, chaudement acclamée, mais le moment de grâce a été de courte durée. Le chef du Labour (parti travailliste, réputé plus ouvert) Jeremy Corbyn, a l’un des premiers à dégainer et tirer en direction de Mme May. D’après lui le Parti conservateur avait « touché le fond en soufflant sur les braises de la xénophobie » ; Nicola Sturgeon, première ministre (indépendantiste) d’Ecosse, n’a pas été tendre non plus en qualifiant de « hideuse » la perception du Brexit de Mme May ; même des personnalités conservatrices et des entrepreneurs ont fait savoir leur indignation. Steve Hilton, ancien conseiller de David Cameron, pourtant farouche partisan du Brexit, a été le plus impitoyable : Il a déclaré que le projet de fichage des entreprises embauchant des étrangers est « clivant, répugnant et terriblement bureaucratique ». Pour lui c’est comme si le gouvernement disait que  « les étrangers devraient se faire tatouer un numéro sur l’avant-bras ». Il a même écrit dans le Sunday Times que Theresa May était « irresponsable » pour avoir mis dans la tête du reste du monde que Londres se détournait de la communauté internationale.

Le Financial Times, considéré comme le porte-voix des milieux d’affaires, accuse la Première ministre de « jouer avec le feu », ; le journal est très dubitatif sur «sa tactique » pour arracher un meilleur accord pour le Royaume-Uni » lors du Brexit. Carolyn Fairbairn, présidente du CBI, principale fédération de chefs d’entreprise, a alerté hier lundi 10 octobre contre le risque de « fermer les portes » et s’en prend aux orientations du gouvernement May selon lesquelles il y aurait « quelque chose de honteux [pour les entreprises britanniques] à attirer les meilleurs talents du monde entier plutôt qu’une source de fierté ».
La City et les milieux patronaux, qui ont leurs entrées à Downing Street, critiquent de plus en plus la politique de Theresa May qui consiste à faire baisser les flux migratoires, y compris les Européens,
Ce que redoutent surtout les hommes d’affaires, c’est la perte du « passeport » qui permet à la City de réaliser les transactions en euro, notamment avec la descente aux enfers de la livre sterling…

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Tunisie Télécom a annoncé lundi avoir mené avec succès, des tests live de la solution « G. Fast », une technologie du fournisseur leader de solutions réseau de nouvelle génération ADTRAN, qui combine l’infrastructure filaire (cuivre) existante pour offrir les mêmes performances que la fibre à moindre coût car elle évite les frais d’installation de la fibre entre le point de distribution et le domicile d’un particulier ou d’une entreprise. Cette technologie va offrir de futurs services entreprise ultra-rapides et aidera à s’intégrer au nouveau réseau SDN/NFV (Software-defined network (SDN) et la virtualisation des fonctions réseau (NFV), selon un communiqué de TT.
Ces tests ont permis, selon la même source, d’expérimenter avec succès l’implémentation de services ultra-rapides ayant atteint plus de 800 Mbits/seconde à une distance d’à peu près une centaine de mètres sur une infrastructure cuivre existante, et ce, en sus de l’intégration de la solution en tout-IP (Internet Protocole) avec un réseau automatisé SDN/NFV.
D’après TT, ces testes démontrent que la solution G.fast de ADTRAN peut aider à satisfaire une plus grande demande en bande passante avec une meilleure agilité et un temps de déploiement plus court.

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Rien à faire, Apple ne descend pas de son piédestal de marque la plus valorisée de la planète, parmi 100 autres ténors mondiaux, d’après le classement établi par le cabinet Interbrand, la filiale conseil en stratégie de marque du groupe Omnicom. Google doit se contenter de la deuxième place et Coca-Cola occupe la troisième marche du podium. La puissance américaine dans toute sa splendeur quoi, une fois de plus.

L’édition 2016 démontre une nette domination des boites qui opèrent dans la technologie et l’automobile. Dans le détail, la valeur de la marque Apple a fait un bond en avant de +5% en un an à 178 milliards de dollars (159 milliards d’euros) ; c’est pas mal non plus pour Google, filiale d’Alphabet, qui affiche +11% à 133 milliards de dollars, d’après cette étude. Par contre Coca-Cola est moins fringuant, avec une chute de -7% de sa valeur à 73 milliards de dollars.
Ensuite viennent Microsoft, Toyota, IBM, Samsung Electronics, Amazon, Mercedes-Benz et General Electric pour boucler le top 10. On notera au passage que 7 des 10 sociétés les plus chères au monde sont américaines…

Enfin sachez que le classement est basé sur les indicateurs de performance financière des entreprises, l’influence de la marque sur les consommateurs et son aptitude à hausser les ventes ou les prix, et que depuis 2010, c’est Apple qui trône à la tête du classement, selon Forbes…

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Dans une interview accordée à Africanmanager, le directeur général de la Promotion des petites et moyennes entreprises auprès du ministère de l’Industrie, Sadok Bejja, a déclaré que 61 entreprises en difficulté ont entamé la restructuration financière.
Elles font partie d’un lot de 90 entreprises qui ont élaboré des études de restructuration, a ajouté le responsable. Et de préciser que « ces études s’inscrivent dans le cadre de l’intervention du Fonds  de restructuration financière ».
Créé en 2014 dans le cadre de la loi de finance, ce fonds dont sa valeur est estimée à 100 millions de dinars prévoit la restructuration de 200 entreprises en difficulté durant une période de deux ans (2016/2017).
Jusqu’à ce jour, 148 entreprises ont adhéré à ce fonds en question dont 136 ont reçu des accords d’engagement pour l’élaboration des études de restructuration financière avec un cout global estimé à 1,224 millions de dinars.
Parmi ces 136, 61 entreprises en difficulté ont entamé la restructuration financière.
Nous y reviendrons.

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Le directeur général de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII), Samir Bechouel, s’est dit préoccupé par le taux de mortalité des entreprises, notamment dans les 3 années qui suivent leur création.
« Ce taux peut atteindre les 80 % », a ajouté le responsable dans une déclaration accordée ce jeudi 22 septembre à Africanmanager. Et d’évoquer les principales raisons qui ont conduit à cette situation : « L’évolution de ce taux s’explique également par le problème du financement et le climat d’affaires déjà en détérioration ».
En réaction, l’APII a procédé à la réalisation d’une étude relative aux problématiques de la création d’entreprise, a dit le responsable, mettant l’accent sur cette démarche qui œuvre à identifier les causes qui ont mené à cette situation et à proposer les solutions utiles et adéquates.

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«Les entreprises continuent à faire de la croissance et à afficher de fortes ambitions en matière d’investissement. L’évaluation de la conjoncture politique, économique et sociale par les chefs d’entreprises est très négative et le niveau de confiance par rapport à la capacité de l’Etat à traiter les obstacles à l’investissement et à la conduite normale des affaires est très faible. La conjoncture défavorable produit des effets pervers sur le tissu des entreprises et leur capacité de résilience commence à être entachée ». Ce sont là les conclusions du baromètre 2016 des entreprises tunisiennes, présenté ce mercredi 7 septembre 2016 par le DG du cabinet Ernest & Young et qui avait concerné 100 entreprises représentant un chiffre d’affaires global de 16 Milliards DT et 136.000 emplois.

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Des signes d’essoufflement apparaissent cependant déjà. Entre 2014 et 2016, le pourcentage des entreprises déclarant un chiffre d’affaires en amélioration a baissé de 10 % et celles qui le déclaraient en forte baisse a augmenté de 9 %. «Les entreprises qui ont connu une croissance a baissé (54% en 2016 contre 58% en 2014). Des tendances d’érosion vers les extrêmes de la pyramide. Les entreprises ayant connu une baisse ou forte baisse de leur chiffre d’affaires sont 34% en 2016 contre 22% en 2014. 11% des entreprises ont connu une forte baisse de leurs activités (contre 2% en 2014), ce qui indique un risque avéré de disparition », explique Ernest & Young.

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Le ministre de l’éducation a appelé, mardi, à renforcer davantage le partenariat entre son département, les entreprises et les composantes de la société civile afin de mobiliser les ressources financières nécessaires à même de soutenir les efforts de l’Etat dans la réhabilitation des établissements éducatifs.
S’exprimant lors d’une séance de travail sur « le mois de l’école 2 » tenue au siège du gouvernorat de Sousse, Jalloul a déclaré que l’Etat est devenu incapable de prendre en charge à lui seul, le financement des travaux de rénovation des établissements publics, vu les moyens limités dont il dispose, le budget du ministère de l’éducation ne dépassant pas, a-t-il dit, 3% du budget général de l’Etat.
Par ailleurs, le ministre a saisi cette occasion pour exprimer sa reconnaissance aux chefs d’entreprises qui se sont mobilisés, l’année dernière pour réhabiliter trois mille établissements éducatifs à travers toute la République.
Il a, à cet égard, fait savoir que la contribution de la société civile et des entreprises à ces travaux pendant la deuxième édition du mois de l’école, a atteint 7 millions de dinars environ.
La commissaire régionale de l’éducation de Sousse, Samira Ben Kheder a indiqué au correspondant de la TAP que 36 entreprises ont entamé, depuis le début du mois d’Août 2016, la mise en œuvre des accords conclus avec les établissements éducatifs afin de réaliser les travaux de rénovation des établissements éducatifs.

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Quatre petites entreprises de travaux publics viennent d’être lancées, à Gabès, dans le cadre du programme national d’encouragement des jeunes diplômés du supérieur à créer de petites entreprises de maintenance de routes et de voies publiques.
Ces unités se chargeront de travaux de réfection de routes, l’embellissement de l’environnement, ainsi que le curage et la maintenance d’ouvrages hydrauliques.
La direction régionale de l’Equipement a conclu des contrats cadres avec ces entreprises pour une année renouvelable et d’une valeur globale de 600 mille dinars, a indiqué à l’agence TAP le directeur régional, Lotfi Abdessalem.

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Dix chefs d’entreprises ont conclu vendredi des conventions avec le Centre de promotion des exportations (CEPEX) pour bénéficier des avantages offerts par le Fonds d’appui à la compétitivité et au développement des exportations  » Tasdir+ « , qui offre une subvention variant entre 50% et 70% du coût du plan de développement des exportations pour les entreprises et les associations professionnelles avec un plafond de 150 mille dinars (md).
« Je bénéficierai, à travers le Fonds TASDIR , d’un remboursement à hauteur de 70 mille dinars pour les opérations d’exportations à réaliser au cours de 2017, ce qui me permettra de faire connaitre mes produits à l’étranger, d’augmenter la valeur ajoutée de mes exportations et de diversifier les marchés à l’export « , a affirmé Rawka Bouali, une des signataires de ces conventions.
Cette jeune entrepreneure de 29 ans qui fabrique des produits cosmétiques naturels et biologiques à base d’algues et d’huile de figue de barbarie projette avec enthousiasme, de conquérir des marchés au Japon et à Dubai (EAU) dans le cadre d’un plan d’exportation qui s’étale de 2016 à 2020.
Le comité de pilotage de TASDIR+, lancé en décembre 2015, a permis de sélectionner 101 entreprises, 13 strat-ups et 19 groupements d’entreprises sur 344 candidatures provenant de 22 gouvernorats,a indiqué la PDG du CEPEX et la présidente de TASDIR+ Aziza Htira, précisant que la sélection des projets a été effectuée selon des critères relatifs principalement à la rentabilité de l’entreprise, l’objet du projet ainsi que le business plan .
Htira a noté lors d’un point de presse tenu à cette occasion que l’équipe d’expert de Tasdir+ a effectué des visites aux sites de production de ces sociétés afin de s’assurer de la faisabilité, de la cohérence et de l’efficacité des plans d’export des sociétés. Un dinar investi à l’export permet un retour sur investissement de 10 dinars, selon ses propos.
Les plans de développement des exportations des entreprises montrent que ces dernières s’orientent de plus en plus vers les pays de l’Afrique de l’Ouest notamment, la Cote d’Ivoire outre la prospection des marchés de l’Afrique de l’Est et les marchés anglophones, a-t-elle indiqué, notant que d’autres destinations sont également, ciblées par certaines entreprises retenues, telles que la Russie et l’Europe de l’Est.
La stratégie d’exportation lancée par la Tunisie, dont le déficit commercial a atteint au cours du premier semestre 2016, 6034,1 MD, vise à porter la contribution des exportations dans le PIB de 35% à 42% et d’atteindre une croissance de 6% des exportations.
Le fonds TASDIR+ fait partie du programme de développement des exportations (PDE3) financé par un prêt de la Banque mondiale de 35,8 MD. Mille entreprises devraient bénéficier de l’assistance technique, des services du conseil et de l’appui financier fournis par ce fonds avec 100 implantations à l’étranger.

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