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Suite à l’appel de l’homme d’affaires et député Moncef Sallami, la semaine dernière à l’ARP quand il invitait le Gouverneur de la BCT à tout dire sur les entreprises et businessmen les plus endettés et qui ne les paient pas, Chedli Ayari aurait pris la décision, selon nos informations, de mettre à jour la liste des impayés parmi les entreprises privées tunisiennes. C’est ainsi que les services de la Banque centrale de Tunisie se penchent depuis quelques jours, et à sa demande, sur cette liste, tout en distinguant entre engagements qui veulent dire investissements et impayés – dettes carbonisées.

La nouvelle liste, qui ne sera pas publiée pour cause d’obligation de réserve et secret bancaire qui ne peut être levé que sur instruction d’un juge, déterminera le volume de la dette de chacun, l’objet de la dette, le volume de provision et les garanties données pour les banques créditrices, ainsi que les procédures et leur issue, des demandes de recouvrement de ces dettes. On ne sait pas encore ce que fera le gouverneur de cette liste, ni les réactions des banques à ces demandes de l’autorité de régulation bancaire.

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L’ambassadrice du Maroc en Tunisie, Latifa Akharbach, a convié la presse, électronique et écrite, dans sa résidence de Mutuelleville, hier jeudi 18 mai 2017 dans la soirée. Elle a à l’occasion fait part de son bonheur d’être affectée en Tunisie, dans ce moment charnière de son histoire, un pays qu’elle connait bien pour y avoir séjourné à moult reprises quand elle était à la tête du Centre de formation des journalistes, au Maroc (l’équivalent de l’IPSI) et la Radio nationale.

Elle a fait savoir qu’elle a été mandatée par le souverain marocain, Mohammed VI, pour renforcer les liens avec un pays auquel tient beaucoup le roi et que les Marocains suivent avec un grand intérêt. Le royaume tout entier souhaite le plein succès de l’expérience démocratique en Tunisie, conscient du fait que le destin des deux nations est intimement lié et que leur rapprochement est la clé du retour de la stabilité dans une région guettée par de nombreux périls, a déclaré Mme Akharbach. L’alliance entre le Groupe Bank Of Africa, dont les capitaux sont à 100% marocains, et la BIAT, lui aussi entièrement contrôlé par des Tunisiens, pour accompagner les entreprises sur le continent, est le type d’initiative qu’elle appelle de ses voeux. D’ailleurs à cet effet, l’ambassade va organiser le mardi 23 mai 2017 à l’UTICA une rencontre sur le thème « Maghreb-Afrique : quelles pistes économiques pour la consolidation de l’intégration continentale ? ». De hauts responsables tunisiens feront le déplacement, préfigurant ce qui va sans doute être le nouveau virage diplomatique et économique entre les deux pays, dans un continent aux possibilités et ressources illimitées…

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« Les problèmes financiers dont essentiellement le manque de liquidité et l’endettement sont les principales raisons de la fermeture des entreprises« , d’après les résultats d’une étude sur « les problématiques de la création et de la pérennisation des entreprises en Tunisie », présentés, mercredi, par l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII).
Cette étude, réalisée auprès de 249 entreprises fermées au cours de la période 2005-2015, montre que l’instabilité politique et sécuritaire et le faible accompagnement des entreprises sont les causes de la fermeture de ces firmes. Elle couvre les entreprises industrielles de plus de 10 emplois et les déclarations de projets industriels de plus de 100 mille dinars d’investissement.

Intervenant à un séminaire organisé, à Tunis, pour présenter les résultats de cette étude, le directeur général de l’APII, Samir Bechaouel, a précisé que l’objectif est de proposer un plan d’action visant à améliorer le taux de réalisation des déclarations de projets et la durée de vie moyenne des entreprises tunisiennes.
L’initiative a été lancée par l’APII pour identifier les motifs et raisons de la non réalisation des déclarations de projets industriels, évaluer la pérennité des entreprises industrielles et déterminer leur durée de vie moyenne ainsi que pour connaitre les principaux motifs de fermeture, a-t-il souligné, ajoutant que le taux de réalisation des projets déclarés a régressé pour se situer à 45%, actuellement, contre 52% , au cours de la période 2000-2010.

Cette étude qui a touché 421 promoteurs ayant présenté des déclarations d’investissement sans parvenir à la réalisation de leurs projets, au cours de la période 2005-2015, a montré que les difficultés d’accès au financement et la lourdeur des procédures administratives constituent les principaux obstacles, dans la phase de préparation du projet.
Les promoteurs enquêtés ont recommandé de simplifier, de façon prioritaire, les procédures administratives, de renforcer le dispositif de garantie des crédits et l’accès à des instruments de financement diversifiés et adaptés aux besoins des promoteurs. Ils ont considéré nécessaire d’avoir un accompagnement personnalisé, lors de l’ensemble des étapes de création du projet.

Par ailleurs, le DG de l’APII a fait savoir que les résultats de cette étude ont permis de mettre en place un plan d’action qui s’articule sur cinq principaux axes, à savoir la facilitation de l’accès au financement des entreprises et le développement d’une offre financière adaptée aux différents cycles de vie du projet et la mise en place d’un dispositif d’accompagnement et de formation performant offrant une assistance dans les différentes phases du cycle de vie d’un projet et permettant une diffusion de la culture entrepreneuriale.
Il s’agit, également, de stimuler l’innovation au sein des entreprises, de simplifier les procédures et les démarches de réalisation de l’investissement et d’améliorer la disponibilité et la qualité du foncier industriel.

Intervenant à cette occasion, le membre du bureau exécutif de l’UTICA  Béchir Boujday a indiqué que « le secteur industriel privé reste le premier investisseur, le premier exportateur et le premier créateur de richesses et d’emplois en Tunisie. Pour une réelle reprise de l’investissement en Tunisie, il faut une stabilité politique et sécuritaire, une visibilité et une stratégie pour ériger un modèle économique post révolution« .
Et de préciser qu’ »un sursaut national de tous les acteurs de l’économie tunisienne est plus que nécessaire pour une réelle reprise et qu’il est grand temps que les débats sociaux économiques prennent la place qui leur revient, bien avant tous débats politiques« .
Il a estimé que les recommandations de cette étude doivent être mises en œuvre et suivies par un groupe issu du comité de pilotage de l’étude pour une meilleure efficacité et une plus grande garantie de leur concrétisation.

Pour le Vice-Président de la CONECT, Karim Garnaoui, il est impératif d’accompagner les entreprises lors de leur création pour une période de trois ans et de leur faciliter la formation afin d’assurer leur pérennité.
Le secrétaire d’Etat chargé du commerce, Abdellatif Hmam, a indiqué que la Tunisie doit aujourd’hui faire face à plusieurs défis économiques liés essentiellement à l’exportation, la création d’emploi et le développement régional. La création des richesses ne pouvant se faire que par la création des entreprises. Il a fait savoir que le tissu industriel en Tunisie compte actuellement 5500 entreprises, alors qu’on n’enregistre, annuellement, que la création de 400 sociétés.

TAP

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Le rythme de création des entreprises dotées de la personnalité morale (sociétés) a enregistré un ralentissement durant le premier semestre de 2016 comparativement à la même période de 2015, à l’exception de celles relevant du secteur du commerce et de l’industrie, a appris l’APS auprès de l’Office national des statistiques.

Pour rappel, les opérateurs économiques s’inscrivent soit sous le statut de personnes morales (sociétés) soit sous celui de personnes physiques.

Ainsi, durant le premier semestre de l’année écoulée, 5.546 sociétés ont été créées au niveau national contre 5.584 durant la même période de 2015, soit 38 sociétés de moins, un recul de l’ordre de 0,7%.

Toujours selon APS, le plus grand nombre des sociétés qui ont vu le jour a été observé au niveau de quatre  secteurs d’activité ayant représenté plus de 77% de l’ensemble des créations, avec 4.305 entreprises installées dans ces 4 filières.

Il s’agit des secteurs du commerce et de réparation auto (2.065 sociétés créées), de l’industrie manufacturière (1.079), de la construction (853) et du secteur des activités de services administratifs et de soutien (308).

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Dans une déclaration, faite à la radio privée Mosaïque en marge d’un séminaire, le président de la chambre mixte tuniso-italienne, Mourad Fradi a indiqué que «les relations économiques entre les deux pays restent en-deçà des relations historiques», arguant que le nombre des entreprises italiennes en Tunisie, qui est de 860, n’a pas augmenté depuis six ans. Selon Fradi, l’un des handicaps du développement des investissements italiens en Tunisie, reste l’absence du secteur bancaire italien sur la place financière tunisienne où pas moins de 5 banques françaises travaillent déjà.

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Une cérémonie a été organisée, lundi 1er mai 2017, au palais des congrès à Tunis à l’occasion de la célébration de la fête du travail.
La cérémonie a été marquée par la remise du prix du travailleur exemplaire ainsi que du prix du progrès social, du prix des commissions consultatives et paritaires des entreprises et du prix national de la santé et de la sécurité au travail au titre de 2016.
Le prix du travailleur exemplaire décerné aux agents qui se sont distingués par leur dévouement et leur contribution à promouvoir leur entreprise et l’économie nationale a été attribué à 20 travailleurs, 10 du secteur public et 10 du secteur privé.
Le prix du progrès social qui récompense les entreprises publiques et privées qui se sont distinguées par leurs efforts constants à promouvoir les conditions de travail de leurs employés et de consolider le dialogue et la concertation au sein de l’entreprise a été attribué au titre de 2016 à la société « Ooredoo Tunisie » (gouvernorat de Tunis). Le prix a été remis à Youssef Masri, de nationalité libanaise. Le même prix a été, également, décerné aux laboratoires Unimed (gouvernorat de Sousse) et remis à Ridha Charfeddine ainsi qu’à la société de stockage et de transport de carburant (gouvernorat de Médenine). Le prix a été remis à Mohamed Jouini.
Le prix des commissions consultatives et paritaires des entreprises au titre de 2016 a été attribué à Attijari bank Tunisie et remis à Hichem Sfa de nationalité marocaine ainsi qu’à la société régionale de transport des voyageurs de Bizerte et remis à Béchir Doqui.
Le prix national de la santé et de la sécurité au travail qui récompense les entreprises privées pour leurs efforts continus en matière de santé et de sécurité au travail, à travers l’aménagement des postes de travail, la garantie des meilleures conditions d’hygiène au sein de l’entreprise et le renforcement de la prévention des risques professionnels a été décerné au titre de 2016 à la Société Bouzguenda Frères (gouvernorat de Tunis) et remis à Ahmed Bouzguenda. Le même prix remis à Khaled Sallami a été décerné à la société Essilor SIVO (sfax) ainsi qu’à la société Nolam Tunisie (gouvernorat de Ben Arous)Voici la liste des récipiendaires du prix du travailleur exemplaire au titre de 2016:
Dans le secteur de la fonction publique :
– Hichem Saadi : Présidence de la République
– Raouf Jebali : Assemblée des représentants du peuple
– Abdelaziz Talbi : Présidence du gouvernement
– Mourad Dhambri : Ministère de l’intérieur
– Monia Lassoued : Ministère des affaires sociales
– Tarek Khmiri : Ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche
– Mounir Jelassi : Ministère de la justice
– Béchir Ben Amor : Ministère de l’éducation
– Abdelhamid Yahyaoui : Ministère de la formation professionnelle et de l’emploi
– Soula Ben Hassen Ben Soula : Ministère de l’équipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire
Dans le secteur privé :
– Mouldi Zouari : Groupe Chimique Tunisien (gouvernorat de Gafsa)
– Mohamed Achech : LEONI Wiring Systems (Gouvernorat de Sousse)
– Riadh Romdhani : Manufacture DE Tabac de Kairouan
– Sawsen Louhichi : Société internationale de la couture à Swassi (gouvernorat de Mahdia)
– Moncef Ajroudi : Groupe Chimique Tunisien, usine d’acide phosphorique (gouvernorat de Gabès)
– Nourredine Bouajila : Union Tunisienne de l’agriculture et de la pêche (gouvernorat de Tataouine)
– Lanwar Cherbib : Société les ciments de Bizerte
– Bilel Hannachi : Société MARJA de développement de l’élevage et de l’agriculture (gouvernorat de Jendouba)
– Mohamed Boughanmi : La Générale Industrielle Alimentaire du Nord
– Ridha Bousaid : Hôtel Amir Palace (Gouvernorat de Monastir)

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Une enquête sur les PME en Tunisie, réalisée par la Confédération Nationale des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) en collaboration avec le cabinet d’études HLB GSAudit & Advisory, a fait ressortir que la PME tunisienne semble plus ou moins maitriser les différentes composantes de sa gestion interne, mais l’environnement des affaires externe devrait être amélioré pour garantir aux entreprises l’accès au financement, l’accès aux marchés local et international et aussi la qualification et la formation des ressources humaines ».
Cette enquête a abouti à la mise en place d’un baromètre baptisé « Miqyès » de la santé de la PME en Tunisie. « Il s’agit d’un outil qui permettra aux autorités concernées, aux chefs d’entreprises, aux milieux financiers et aux organismes d’appui de disposer d’un diagnostic fiable et actualisé de la situation des entreprises, et de l’évolution de cette situation et des tendances futures« , a expliqué, jeudi, Tarek Cherif, président de la CONECT, lors d’une conférence sur la santé des PME en Tunisie.
« Ce baromètre qui sera élaboré chaque année, représente un miroir qui reflète les actions des PME. Il n’est certes pas figé, d’autres indicateurs pourraient y être intégrés selon les besoins et les exigences d’un environnement en mutation rapide et continue« , a encore précisé Cherif, invitant les spécialistes, experts et professionnels présents à contribuer à l’enrichissement de ce baromètre.

L’enquête, réalisée durant la période janvier-février 2017, a étudié un échantillon de 540 entreprises dans les 24 gouvernorats et opérant dans les divers secteurs. L’objectif recherché étant de mesurer les incidences des mutations nationales et régionales sur la capacité de ces entreprises à créer de la richesse et de l’emploi et leur contribution dans le processus de développement économique.

D’après le « Miqyès 2017 », la majorité des PME ne disposent pas de méthodes d’évaluation de leurs parts de marchés et plusieurs d’entre elles ont fait face à des problèmes tels que le manque de compétitivité, les arrêts fréquents de la production, les demandes rejetés de crédits, l’inadéquation des qualifications de la main d’œuvre disponible sur le marché avec les besoins des entreprises, et les différentes vulnérabilités liées au positionnement géographique dans les régions intérieures du pays.

En ce qui concerne la performance de la PME, l’étude fait état d’une bonne aptitude à l’innovation de la PME en 2016, d’un recours de plus en plus remarquable à l’évaluation du personnel et de difficultés à décrocher de nouveaux clients.
S’agissant de l’environnement des affaires, l’enquête évoque une menace généralisée de la concurrence informelle, un impact négatif important en 2016 de la situation en Lybie sur les PME, une forte influence négative de l’environnement sanitaire et social sur l’assiduité des salariés et un problème récurrent de blocages avec l’administration fiscale ou la douane.

La moitié des chefs de PME estiment que la corruption est indispensable « pour pouvoir travailler »
Selon l’enquête de la CONECT, 50% des managers d’entreprises questionnées estiment qu’ils ne peuvent pas travailler et gagner sans recourir à la corruption. La plupart de ces dirigeants de PME sont, toutefois, « optimistes pour l’avenir de leurs entreprises« , en dépit des difficultés rencontrées.

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Trente entreprises algériennes opérant dans l’agroalimentaire présentent au Salon international de l’alimentation et des boissons à Londres une gamme variée des meilleurs produits algériens du terroir, dans la perspective de trouver des débouchés sur le marché britannique.

Des dattes, de l’huile d’olive, des figues sèches, des pâtes alimentaires, du couscous, ainsi que des boissons, fruits et légumes et confiseries traditionnelles répondant aux normes internationales sont harmonieusement présentés au pavillon de l’Algérie à cette manifestation internationale, nous a appris l’agence APS.

Les représentants de plusieurs sociétés dont certaines ont déjà une expérience dans l’exportation, notamment vers la France et les marchés africains, ont souligné l’importance de leur participation à ce type de manifestations, afin de pouvoir établir un contact avec d’autres  exposants et opérateurs, et trouver des clients au Royaume-Uni.

Ils visent à faire connaître au marché britannique et autres, où la concurrence est rude, le produit algérien, qui pourrait, selon la même source, y prospérer…

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Près de 340 exposants nationaux et étrangers sont attendus au 11ème salon international de l’après-vente et des services pour les véhicules (Equip Auto 2017) qui se tiendra du 27 février au 2 mars au Palais des expositions (Alger).

En marge de ce salon, des rencontres B2B algéro-tunisiennes seront organisées sur la sous-traitance automobile avec comme objectif de trouver des partenaires tunisiens pour accompagner l’industrie automobile en Algérie. Une quinzaine d’entreprises tunisiennes de différentes spécialités prendront part à ces rencontres pour présenter leurs offres et leur savoir-faire et discuter avec leurs homologues algériens des possibilités de collaborations multiformes à court et moyen termes, rapporte le journal algérien, elwatan.com

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Sept ans après la dernière édition sur la Technopole du Futuroscope en 2010, Futurallia, forum d’Affaires à l’international, a choisi d’organiser sa 21e édition les 30 et 31 mars 2017 au Palais des Congrès du Futuroscope en France.

Ce forum de partenariat international et multisectoriel s’adresse prioritairement aux dirigeants de PME/PMI de tous secteurs d’activité en quête de développement international mais aussi aux investisseurs, start-up, clusters et grands donneurs d’ordre.

L’objectif est simple : réunir en un même lieu des centaines de dirigeants et décideurs de 600 entreprises issues d’une trentaine de pays et leur permettre d’initier des alliances commerciales, industrielles, financières ou technologiques.

A partir de l’identification détaillée des entreprises et d’un catalogue de profils en ligne accessible sur le site web dédié à l’événement, chaque participant émet jusqu’à 20 souhaits de rendez-vous. Le logiciel de match-making établit alors pour chacun un planning comprenant jusqu’à 16 rendez-vous ciblés sur la base des souhaits des participants, remis le jour de la manifestation.

Le forum accueillera cette année une communauté de start-ups et de PME/ETI innovantes dans des domaines aussi variés que le développement durable, le numérique, l’écohabitat, l’éco-industrie, les transports du futur, la silver économie, les objets connectés ou de l’alimentation intelligente (emballage du futur) au sein d’un village dédié.

L’objectif pour ces entreprises sera de proposer et valider leurs concepts, produits, ou services novateurs auprès d’entrepreneurs issus du monde entier. Elles pourront rencontrer de nombreux acteurs de l’innovation présents sur place : banques, BPI, private equity, avocats, assureurs, transporteur…, des organismes experts tels que le réseau consulaire, Business France… mais aussi des représentants de grands groupes (Alterna, EDF, La Poste, Engie…) lors de leurs rendez-vous…

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Forafric, qui possède la marque de farine MayMouna, poursuit sa stratégie de développement en Afrique subsaharienne.

Selon le site « telquel.ma », le leader marocain de la minoterie industrielle envisage d’acquérir la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS), les Grands moulins de Dakar et d’Abidjan pour un montant total estimé à plus de 10 milliards de dirhams.

Forafric, qui a acheté début 2016 son concurrent local Tria, sera soutenu dans cet important investissement par son actionnaire principal (Ycap), précise encore Jeune Afrique.

Toujours selon la même source, les trois entreprises visées par cette opération de rachat appartiennent à la famille Mimran.

Fondés par Jacques Mimran entre les années 1950 et les années 1970, et détenus aujourd’hui par Jean-Claude Mimran, la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) et les Grands moulins de Dakar et d’Abidjan réalisent entre 300 et 400 millions d’euros de chiffre d’affaires par an.

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Dans le but d’encourager les entreprises à recourir au financement par le marché et profiter des multiples avantages que procurent la Bourse en général,  les pouvoirs publics viennent d’accorder à travers la loi des finances pour l’année 2017 une incitation fiscale portant sur la réduction du taux de l’impôt sur les sociétés auxquelles seront  assujetties les entreprises nouvellement introduites en bourse à 15% au lieu de 20% et ce, à partir du premier janvier 2017, indique un communiqué de la bourse, rendu public, ce mardi 10 janvier 2017 sur son site Web.

Cet avantage qui est valable pour une période de cinq ans à compter de l’année de l’admission est conditionné par un taux d’ouverture du capital de l’entreprise au public qui atteigne au moins 30%.

Il est rappelé que cet avantage vient renforcer le dispositif fiscal déjà existant pour inciter les entreprises à s’introduire en bourse. Nous citons dans ce cadre les avantages fiscaux suivants :

– l’exonération de l’impôt sur la plus-value provenant de la cession d’actions entrant dans le cadre d’opérations d’introduction en Bourse ;

– l’exonération de l’impôt sur la plus-value provenant de l’apport d’actions et de parts sociales au capital de la société mère ou de la société holding pourvu que ces dernières s’engage à introduire leurs actions en Bourse au plus tard à la fin de l’année suivant celle de la déduction.

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Dans une conjoncture délicate marquée essentiellement par une recrudescence du chômage et un ralentissement de la croissance économique, l’attraction des talents féminins demeure un impératif et même une condition sine qua none pour l’amélioration de la compétitivité des entreprises tunisiennes, mais aussi pour la garantie du développement escompté. 
C’est important dans la mesure où la réalité démontre une faible participation économique de la femme. Les récents résultats de l’étude réalisée par l’IACE sur les « Mesures et bonnes pratiques de diversité des genres dans les entreprises tunisiennes » viennent confirmer ce problème.
En effet, 86% des entreprises tunisiennes n’incarnent pas le principe d’égalité des chances femme-homme dans l’accès aux promotions.
Élaborée par l’IACE en coordination avec le GIZ dans le cadre du programme régional « Intégration économique des femmes dans la région MENA », l’étude démontre aussi que 68% des sondés pensent que les équipes mixtes (femmes/hommes) n’obtiennent pas de meilleurs résultats que les équipes non-mixtes.
Toujours selon la même enquête, 79% des entreprises n’ont pas pris des initiatives visant à encourager le recrutement des femmes.
Dans le même contexte, la présence de femmes à la tête des entreprises reste minime. Selon les chiffres présentés par cette étude, seulement 12% des femmes ont un statut de chef d’entreprise. De même, 37% sont présentes dans les conseils d’administration contre 63% pour les hommes.
Un impératif économique…
Partant de ce constat, la diversité des genres demeure un impératif économique. Pour le président de l’IACE, Ahmed Bouzgenda, il s’agit d’un principe certes éthique et politique mais il s’affirme indubitablement et de plus en plus comme un principe économique ».
Intervenant lors de la tenue de la première édition du forum de la diversité, le responsable a mis l’accent sur la participation des femmes au marché du travail et même à des activités rémunératrices, car elles stimulent la croissance économique et son effet sur la société, selon ses dires. 
« Les entreprises comptant des femmes parmi leurs directeurs ou leurs cadres supérieurs ont une production plus élevée que celle des entreprises qui ne comptent pas de femmes », a précisé le responsable. 
Et de constater : « Les progrès s’avèrent plus rapides et ont une plus grande portée dans les pays et les entreprises qui favorisent l’égalité des genres. A titre d’exemple, le Rwanda, considéré comme un pays en forte expansion économique, se classe en cinquième position, avec un score de 0.8, tout juste après la Suède et la Norvège, d’après le Global Gender Gap Index 2016 du World Economic Forum. Or, la Tunisie n’est qu’à la 126ème place ».
Cet avis est partagé par le ministre conseiller auprès du chef du gouvernement, Taoufik Rajhi, qui a mis l’accent sur les progrès accomplis par la Tunisie en matière de diversité des genres, s’appuyant sur certains textes, notamment le décret présidentiel numéro 2016-1 du 12 janvier 2016 portant création d’un conseil des pairs pour l’égalité et l’équivalence des chances entre les femmes et les hommes.
Pour Rajhi, la diversité des genres est un facteur déterminant pour la réalisation de la croissance potentielle qui a besoin de main d’œuvre qualifiée. A ce niveau, une grande partie de ces nouveaux postes pourrait être occupée par les femmes, qui pourront apporter à l’entreprise plus de force et de performance.
La diversité ne deviendra jamais une réalité si…
Pour de nombreux observateurs, la mise en place de la diversité reste tributaire d’une volonté de la part des leaders ou encore d’un plan d’action pour changer les mentalités.
C’est important pour un pays qui se trouve aujourd’hui face à un tournant critique, d’autant plus que depuis 2011, la crise économique qui a suivi le printemps arabe a aggravé la situation. Et pourtant, la Tunisie mise sur la réalisation d’un taux de croissance minimal de 4% au cours du prochain quinquennat, tout en réduisant le chômage à moins de 12% et ce, par la création de 400 mille nouveaux postes d’emplois à forte valeur ajoutée, en employant de la main d’œuvre qualifiée.
D’où le rôle des entreprises tunisiennes qui devront adopter les bonnes pratiques de diversité des genres au niveau du recrutement, de la rétention et de l’avancement de carrière pour être attractives vis-à-vis des femmes.
Pour y parvenir, une journée de sensibilisation sera organisée le 22 février 2017 pour mettre l’accent sur la nécessité d’instaurer une dynamique favorable à la mixité au sein du tissu économique.

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« NetInvest Potentiel» est le nouveau fonds commun de placement en valeurs mobilières qui vient d’être lancé en Tunisie. Lors d’une cérémonie qui a eu lieu hier mercredi 21 décembre 2016, son directeur général, Néjib Essafi, a précisé que la société NetInvest » a obtenu l’agrément du Conseil du Marché Financier, en date du 30 janvier 2015, pour la création d’un fonds commun de placement à risque bénéficiant d’une procédure allégée, dénommé « NetInvest ». Le montant du fonds sera de 20.000.000 dinars, qui seront répartis en 2000 parts de 10.000 dinars chacune.

Il a ajouté que ce fonds tuniso-saoudien a principalement pour objet la participation, pour le compte des porteurs de parts et en vue de sa rétrocession ou sa cession, au renforcement des opportunités d’investissement et des fonds propres des entreprises.

« Il réalisera des opérations en capital ou en quasi-capital dans une perspective de création de valeurs sur un horizon à moyen/long terme selon une démarche d’investisseur engagé et stable au sein des entreprises. »

Le Président du Conseil d’administration de « NetInvest Potentiel », le Saoudien Khaled Ben Rached El Anzen, qui s’est déplacé en Tunisie à l’occasion, à la tête d’une délégation d’investisseurs, a indiqué que le climat des affaires en Tunisie s’est nettement amélioré et que le pays a beaucoup de potentiel à condition de limiter les tracasseries administratives pour la création des projets.

Il a précisé que ce fonds ambitionne d’accompagner des entreprises ayant un fort potentiel de croissance dans leurs secteurs d’activités, ouvertes sur l’international, disposant de ressources humaines et d’un management de qualité et ayant une vision stratégique cohérente.

Le dispositif interviendra principalement en fonds propres et accessoirement en quasi fonds propres, ciblera en priorité les PME/projets innovants ou à contenu technologique ainsi que les PME/projets présentant un business modèle plus classique, avec une attention particulière pour les secteurs des technologies de l’information et de la communication et les services à forte valeur ajoutée, la biotechnologie, l’industrie pharmaceutique, la santé, l’agroalimentaire, les industries manufacturières, la logistique, les énergies renouvelables, la protection de l’environnement et les sociétés exportatrices ou en stade d’internationalisation.

Le fonds investira exclusivement dans des sociétés établies en Tunisie. Le montant des interventions par projet (sur un ou plusieurs rounds) se situera en général dans un intervalle de Cinq Cent Mille (500.000) à Trois Millions (3.000.000) de dinars tunisiens sur un ou plusieurs rounds d’investissement.

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La digitalisation des entreprises tunisiennes (intégration des technologies numériques dans l’ensemble des activités de l’entreprise) peut générer à l’horizon 2021, 20, 4 milliards de dinars (MD) et ce montant pourraient atteindre un plafond de 37,9 MD, dans le cas d’une digitalisation totale, selon une étude de l’IACE, rendue publique, à l’occasion de la 31ème édition des journées de l’entreprises, tenue les 9 et 10 décembre, à Sousse.
Cette digitalisation permettra de générer, sur la période 2018 -2021, un taux de croissance annuel moyen de 1, 57 % à 2, 31%, avec un potentiel maximum de 2, 80%, estime l’étude, qui évoque, toutefois, un retard de 25% des entreprises en terme de transformation digitale contre 46% d’entreprises en phase de « développement » et 29% sont « matures ».
Dans le même sens, le TT-IACE Digitalisation Index, produit par l’IACE et parrainé par Tunisie Télécom, partenaire officiel de l’IACE, et qui a touché 1177 consommateurs et 400 entreprises de différents secteurs, confirme que le chemin de la transformation est encore long.
Selon la répartition régionale des entreprises engagées dans le processus de digitalisation, le meilleur score est attribué au gouvernorat de Bizerte, avec 4,6 sur 10, suivi de Mahdia, Sfax et Tunis. En queue de peloton se trouve Tozeur, Tataouine et Sousse.
Les participants à la 31 ème édition des journées de l’entreprise, organisée, sous le thème  » La transformation digitale : Mutation et opportunités « , ont voulu passer le message au gouvernement, au secteur public et particulièrement au secteur privé, pour prendre conscience du rôle de la transformation digitale dans le développement de l’économie du pays.

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Au rebours des idées reçues et de la perception que l’on se fait généralement de l’investissement, surtout, industriel en Tunisie, les choses ne vont pas si mal comme l’atteste l’APII dans sa note de conjoncture pour le mois d’octobre et plus globalement pour les 10 premiers mois 2016.

30,7%, c’est à ce taux qu’a progressé l’investissement déclaré dans le secteur industriel entre 2015 et 2016, atteignant 2639, 7 millions de dinars. Une évolution dont sont créditées pratiquement toutes les industries manufacturières, sauf celles du cuir et du textile. Une envolée à deux chiffres, en genre comme en nombre, s’agissant notamment des industries mécaniques et électriques avec une hausse de 111,6%. Aussi spectaculaire mais dans une moindre mesure était l’augmentation dans les industries agroalimentaires (63%), chimiques (11,4%) et les matériaux de construction, la céramique et le verre a progressé de seulement (3,7%). Seul bémol, le secteur du cuir et la chaussure où les investissements déclarés ont régressé de 62%, et celui du textile et de l’habillement qui ont reculé de 31,4%.

On a dénombré durant les 10 premiers mois 2016, quelque 2979 projets nouveaux, une hausse de 8,4%, qui permettraient la création de 43 777 emplois. Les intentions d’investissements enregistrées dans le cadre des projets autres que création (extension, renouvellement de matériel,…) ont atteint 1272,2 MD, soit 50,6% de plus que le volume enregistré lors des dix premiers mois 2015.

Pour ce qui est des industries totalement exportatrices, les investissements déclarés ont affiché une progression de 21,6%, due aux industries mécaniques et électriques (324,3 MD contre 112,6MD), à celles agroalimentaires (25,7%) pour atteindre 183,3 MD et aux industries chimiques (7,5%), avec 121,4 MD. Idem pour les industries dont la production est orientée vers le marché local où les investissements déclarés ont augmenté de 35,5%, atteignant 1793,4 MD. Pour les services, l’investissement déclaré a grimpé de 13% pour atteindre 1243,4 MD, avec à la clé 33 074 emplois.

Le revers de la médaille

Paradoxalement, et c’est toujours l’APII qui en fait le constat, 4319 entreprises manufacturières de plus de 10 emplois ont fermé, entre 2005 et juin 2016, causant la perte de près de 250 mille emplois. Cela veut dire que 400 entreprises mettent la clé sous le paillasson et 5000 emplois sont perdus en moyenne par an. A cela il y a trois explications majeures : le faible potentiel compétitif des petites et moyennes entreprises, les difficultés de liquidité et des problèmes d’accès aux marchés financiers, et la frilosité des investissements étrangers qui tournent le dos au pas pour risque économique, social ou politique.

On notera que la plupart des entreprises fermées sont celles opérant dans le textile-habillement et le cuir, soit 59% des sociétés sur la période 2005-2015, suivies par les industries mécaniques et électriques avec 13%. En termes de régions, c’est le Centre-est qui en pâtit le plus (47%), suivi par le Sud (27%). L’impact de la révolution a été ressenti aussi, au niveau de la création des nouvelles entreprises manufacturières dont la moyenne par an en nombre est passée de 470 sur la période 2005-2011 à 292 sur la période 2012-2015 enregistrant ainsi une baisse d’environ 40%, souligne la note de l’APII, qui relève le taux élevé (60%) de fermeture des entreprises avant d’atteindre l’âge de 10 ans.

Fermetures mais aussi défaut de réalisation. A cet égard, 7548 projets industriels déclarés, qui totalisent 236 milles emplois, n’ont pas été réalisés entre 2005 et 2015, soit une moyenne de non-réalisation de 600 projets par an. En cause principalement, la complexité et les délais si longs des procédures administratives, mais aussi le climat d’affaires non encourageant en raison de l’instabilité politique et des problèmes socio-économiques.

La plupart des projets non réalisés, soit 34%, sont des projets du secteur des industries agroalimentaire, suivi par le secteur des industries mécaniques et électriques avec 17% des projets non réalisés. L’investissement non réalisé est de 12,5 milliards de dinars. Parmi ces projets, 5% sont de taille IMPORTANTE dont le cout de l’investissement est supérieur ou égale à 5MD et représentent 57% des investissements prévus.

En ce qui concerne la répartition régionale des projets non réalisés, l’étude montre que la région de l’Est totalise près du ¾ des projets non réalisés (PNR) avec 47% de PNR au Nord-est et 23% de PNR au Centre-est, étant noté que 61% des 7548 projets non réalisés sont des projets non totalement exportateurs et 73% sont à capital 100% tunisien.

 

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On assiste en Tunisie, depuis la «révolution», à une diabolisation sans merci des hommes d’affaires et de l’investisseur privé en général. Ceux qui le font, et ils sont à tous les niveaux, font feu de tout bois. Dès les premiers mois de l’année 2011, ils ont fait l’objet d’attaques de tous genres, de la part des nouveaux ennemis de l’ancien régime, simplement pour avoir coexisté avec ce régime. Menaces, extorsion, chantage, ont été impunément exercés contre eux, dans un dessein global de tentative d’installation d’un nouveau schéma de développement, de remise en selle de l’Etat- providence et de redistribution de la richesse acquise selon la logique révolutionnaire de certains nouveaux partis, nés en 2011 et après.

Le premier à diaboliser, ceux qu’il prenait tous pour des «Trabelsi» en référence à la famille gendre de l’ancien président tunisien, aura été l’ancien chef de gouvernement du parti islamiste tunisien, Ennahdha, Hammadi Jbali lorsqu’il comparait les hommes d’affaire à des affairistes ( اصحاب العمايل ). D’autres, comme les syndicalistes de l’UGTT, n’ont pas manqué d’accrocher les patrons sur la question de l’impôt et des incitations à l’investissement. D’autres encore, comme les partis de Marzouki (CPR et Irada), ont toujours vilipendé le secteur privé. Même l’actuel chef de l’Etat tunisien Béji Caïd Essebssi, mais à nettement moindre mesure, n’a pas manqué d’épingler les hommes d’affaires locaux, les appelant à investir et à donner l’exemple aux IDE.

Le 25 novembre 2016, BCE recevait 18 parmi les grands hommes d’affaires et un banquier (Ferid Ben Tanfous qui a, à l’occasion, «confirmé l’entière disposition du secteur bancaire à l’accompagnement de tous les investisseurs locaux»), dans le cadre de ce qui a été annoncé comme une initiative économique pour promouvoir le développement et l’emploi. La réunion qui se tenait à quelques jours du Forum de l’investissement «Tunisia 20.20», était voulue comme un signal, d’abord aux investisseurs étrangers, confirmant la confiance des locaux dans leur propre pays, sa capacité de résilience à la crise et sa capacité à rebondir pour en sortir. C’est ensuite, une réponse à tous ceux qui ont diabolisé le patronat et sa frilosité face à l’investissement. Et certainement un appui de taille pour son appel, en 2015, en faveur d’une réconciliation économique.

A la fin de cette réunion, ce sont en effet près de 1500 MDT en projets, avec 50 mille créations d’emploi à la clé, qui ont été annoncés dans 14 gouvernorats de l’intérieur tunisien. Tous, parmi les 18, n’ont pas annoncé de nouveaux projets, dans la mesure où beaucoup d’entre eux n’avaient pas attendu l’initiative de BCE pour investir. A titre d’exemple, un groupe comme Poulina consacre annuellement en moyenne  150 MDT à l’investissement.

  • Voici ce que vont faire les Loukil, Bayahi, Bouchammaoui, Ben Ayed, Hamrouni, Doghri et d’autres (Vidéo)

Les groupes tunisiens n’ont en fait jamais arrêté d’investir, si ce n’est parce qu’ils se maintiennent, c’est aussi pour se développer. Les exemples, qui confirment par ailleurs leur confiance dans l’économie de leur pays, malgré la conjoncture difficile et les mouvements sociaux (grèves, sit-in et demandes incessantes de majorations salariales et autres), ont en partie été donnés au cours de la dernière rencontre de Carthage.

Bassam Loukil, se prépare à lancer une unité de porcelaine de luxe à Kasserine, en partenariat avec un groupe français de la ville de Limoges et un autre partenaire russe. Un gouverneur de Kasserine de l’ancien gouvernement, avait donné son accord de principe pour les avantages liés à cet investissement de 45 MDT. Le projet se fera finalement à Kairouan, après que les gouvernements Jomaa et Essid ont tergiversé et après que Youssef Chahed  confirme, lui-même aux investisseurs, son accord pour ces avantages. Loukil a aussi annoncé, au cours de cette réunion, le prochain démarrage d’une unité de montage de Pick-Up et de camions légers, en partenariat avec le Japonais Mazda, totalement destiné à l’export. Par ailleurs, le même groupe Loukil prépare son important projet de Mall multimarques internationales, du côté de Raoued dans la banlieue tunisoise, avec un investissement de 150 MDT et des partenaires koweïtiens et canadiens.

Hassine Doghri développera, à Tataouine et Gabès notamment, des activités liées au secteur des mines, sans donner plus de détails. Le groupe Belkhiria, du groupe «Rose Blanche» a annoncé des investissements pour une valeur de 22 MDT, dans le secteur des semences et l’enrichissement des semences tunisiennes complètement automatisé, dans la région de Bou Salem et devrait assurer l’autosuffisance des semences en Tunisie. Chiheb Slama devrait aussi donner une forte impulsion à l’oléiculture intensive par un projet de conditionnement de l’huile d’olive, à partir de l’oliveraie de Nasrallah (gouvernorat de Kairouan) d’un montant de 21 MDT, sans compter l’extension de l’unité du groupe Bouslama opérant déjà à Sidi Bouzid. Hammadi Kooli devrait faire extension de l’unité de sucrerie de Ben Béchir, dans le gouvernorat de Béja. Yahia Bayahi, du groupe du même nom, nous a confirmé une option pour l’industrie des équipements de BTP dans les régions de Nefza et Amdoun.

  • Bouchammaoui dans le solaire et M. Ben Chaabane avec 50 MDT dans le fonds Tanmiya

Amel Bouchammaoui, du groupe de même nom, a évoqué son important projet agricole, déjà en cours de réalisation, projet d’arboriculture diverse, dont les olives, les amendes et les raisins, de plus de 500 hectares Matmata avec un investissement de 30 MDT et 50 autres MDT pour la partie de transformation industrielle de tous ces produits. Bouchammaoui a aussi annoncé un autre projet à Matmata, dans les énergies renouvelables pour la mise en place d’une centrale d’énergie solaire avec un partenaire français au courant du 1er semestre 2017 et sur un terrain de 100 hectares, pour une capacité de 12 MGW et 25 sur le moyen terme.

Lotfi Hamrouni, dont le programme d’investissement prévu entre 2015 et 2018 prévoit une enveloppe de 69 MDT, devrait lancer des unités industrielles dans la matière première en résine pour la peinture à Zaghouan pour un montant de 30 MDT créant entre 120 et 150 emplois. Kais Sellami est en pointe sur de 50 projets porteurs dans le domaine des Tics «qui peuvent créer 80 mille emplois pour les cadres, sur une période de 5 ans» a-t-il dit devant BCE. Abdessalem El Oued investira dans une série d’innovations.

Fathi Hachicha, qui est déjà installé à Feriana (Gouvernorat de Kasserine) où il emploie déjà 600 personnes dans 4 unités, dans l’électroménager, poursuivra son extension par une nouvelle unité de matériel électroménager dans la même localité pour un investissement de 10 MDT créant 400 emplois et des centres d’installation et de réparation dans 14 des gouvernorats défavorisés à mettre en place et à gérer directement par des 600 sans-emploi parmi les diplômés du supérieur après formation par le groupe. Hachicha a annoncé un volume d’investissement total de 150 MDT

Jamel Mzabi implantera une unité d’eau minérale à Jelma, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid. Hamdi Meddeb, fera extension de son actuel projet de centrale laitière adossée à une filière d’élevage ovin et de collecte de lait à Sidi Bouzid («le meilleur endroit pour cet investissement», a déclaré l’homme d’affaires, de 90 MDT qui emploie 400 personnes), dans la culture de la tomate et sa transformation sur place. Un nouveau projet pour 40 MDT et fournira de l’emploi à 200 personnes.

Abdelwaheb Ben Ayed et son groupe, qui consacrent annuellement une moyenne de 150 MDT à l’investissement, sont déjà sur une série de projets dans divers secteurs et diverses régions.

Mourad Ben Chaabane, plus connu comme intermédiaire boursier, est le conseiller du groupe financier GFH bahreïni (Gulf Finance House) qui a été inauguré ce dimanche par le chef du gouvernement tunisien, une journée qui a aussi vu la signature d’un contrat de plus de 200 MDT avec le groupe tunisien Soroubat pour la réalisation des infrastructures nécessaires au projet du «Port financier », objet de l’inauguration. Mourad Ben Chaabane qui a lancé le fonds d’investissement de 50 MDT, «Mac Tanmiya» sans avantages fiscaux, qui se donne pour objet d’accompagner les hommes d’affaires tunisiens, en capital, dans leur développement à l’intérieur du pays. Ce fonds devrait ainsi participer au financement du nouveau Mall des Loukil, de la nouvelle unité laitière de Hamdi Meddeb ou dans le projet de Jalila Mezni (Société d’articles d’hygiène SAH) d’une unité de détergents à Zaghouan.

Il reste à dire que le monde de l’entreprenariat tunisien reste encore traumatisé par les effets collatéraux de la «révolution». Des effets, comme la confiscation qui est aux antipodes du droit à la propriété et faite sans fondements judiciaire pour la plupart. Des effets aussi, comme l’interdiction de voyager encore faite à quelques hommes d’affaires. Et encore, le poids grandissant de la centrale syndicale ouvrière, devenue véritable force de pression sur les orientations et les décisions économiques et même sur les lois du pays. Tous ces éléments, on ne les a pas entendus, ni dans l’intervention du chef du gouvernement, ni de celle  du conseiller économique de BCE à l’occasion de cette rencontre. Dommage !

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 » Les nouveaux outils et les mécanismes d’expansion à l’international de l’entreprise tunisienne », tel a été le thème d’un déjeuner débat organisé, ce mercredi 23 novembre 2016, à Gammarth, à l’initiative de la CONECT. La diplomatie économique, l’investissement massive, la reprise de la croissance et la facilitation des procédures administratives étaient les principales problématiques débattues lors de cette rencontre.

Le président de la CONECT, Tarek Cherif, a tout d’abord critiqué l’absence de solutions pour remédier au problème du chômage en Tunisie, notamment celui des diplômés de l’enseignement supérieur, faisant savoir toutefois que le remède le plus adéquat et le plus pertinent est l’investissement. Cette alternative demeure aussi difficile devant la complexité des affaires et la crise qui sévit dans le pays depuis plusieurs années.

Selon ses déclarations, les investisseurs se trouvent, aujourd’hui, face à plusieurs handicaps, notamment au niveau du financement, d’où le souci de la CONECT d’organiser cette rencontre qui vise en premier lieu à faire la promotion du Crowdfunding, un nouveau mode de financement très répandu dans plusieurs pays du monde. « C’est un nouveau mécanisme que nous voulons instaurer en Tunisie comme c’était le cas déjà avec la micro-finance », a-t-il dit.

Et Tarek Cherif d’affirmer, dans le même cadre, que s’il n’y a pas d’investissement, on ne peut pas atteindre les objectifs escomptés par le gouvernement, notamment au niveau de la loi de finances 2017 qui prévoit un taux de croissance de 2,5%. « Pour atteindre ce taux, on doit travailler, investir et créer de la richesse, et c’est à partir de ce moment là qu’on peut parler de la croissance », a affirmé le président de la CONECT avant de rajouter qu’actuellement, la Tunisie demeure très loin des objectifs préalablement fixés, notamment au niveau de l’investissement et la croissance.

En outre, le président de la CONECT a mis en garde contre le marché parallèle qui représente, selon lui, plus de 50% de l’économie nationale, mais aussi contre la dégradation du pouvoir d’achat des Tunisiens, deux handicaps majeurs devant le développement des PMEs tunisiennes. C’est ainsi qu’il a indiqué que l’investissement et l’internationalisation demeurent la seule solution pour l’entreprise tunisienne afin de pouvoir garder sa compétitivité et garantir sa continuité. Et de rajouter que l’internationalisation n’est pas une fuite mais plutôt un outil pour aider l’entreprise à renforcer ses capacités, faire travailler plus et créer de la richesse et de la croissance.

Il a par ailleurs appelé le gouvernement et les parties responsables à donner la priorité aux accords conclus avec les régions dans l’optique de permettre aux entreprises tunisiennes de bénéficier des avantages octroyés par les autres pays. « Aujourd’hui, nous payons plus que l’Européen sur le marché algérien à cause de l’absence d’accords avec ce pays », a-t-il reconnu.

De son côté, Lazhar Bannour, directeur général du commerce extérieur, a rappelé la stratégie de développement du commerce extérieur tunisien visant à faire du pays une plate-forme régionale de commerce et de services à l’horizon 2030.

Il a toutefois indiqué qu’il partage les déclarations de Tarkek Cherif, selon lesquelles l’exportateur tunisien paye plus que l’européen à cause de l’absence d’accords conclus entre la Tunisie et des pays où on importe. Il a souligné, dans le même ordre d’idées, que le produit européen lorsqu’il entre sur le marché algérien est favorisé et la différence est estimée à près de 30%.

C’est ainsi qu’il a appelé à améliorer le service logistique et l’infrastructure, notamment au niveau du port de Rades, qui devient un casse-tête pour les investisseurs, tunisiens et étrangers. « Les choses sont en train de changer… ». Il faut évoluer dans les esprits et renforcer entre autres les capacités de l’administration tunisienne afin d’éviter la lourdeur des procédures administratives « , a-t-il dit.

Il faut aussi, selon lui, instaurer un climat favorable aux affaires, être innovant dans les méthodes de travail et voir les autres comment ils font et ce qu’ils sont en train de faire.

Quant à elle, la responsable nationale du PACS, Lamia Abroug, a indiqué que l’Afrique est l’avenir des exportations tunisiennes et qu’il faut saisir cette opportunité et mettre le service comme une priorité pour pouvoir se développer à l’échelle internationale. Elle a également appelé à faire évoluer l’environnement des affaires et le cadre réglementaire du business dans le pays.

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On a souvent comparé et à juste titre les entreprises publiques tunisiennes au « tonneau des Danaïdes » de la mythologie grecque pour souligner leur forte propension à engloutir les fonds de l’Etat, tel un récipient percé. Et bien sûr, c’est le contribuable qui met la main à la poche pour les maintenir à flot, et cela lui coûte 200 dinars par an, selon des estimations qui n’ont rien de fantaisiste. Pour autant, l’Etat doit-il se débarrasser de ces « gouffres financiers » alors qu’il a de plus en plus besoin d’argent, surtout à l’heure actuelle, pour assurer un soupçon d’équilibre budgétaire ?

Une réflexion, encore une, est engagée sur la question à l’occasion de conférence nationale sur le projet de la stratégie de modernisation et de gouvernance des institutions et établissements publics. On ignore ce qui va en sortir, mais il semble que la rhétorique soit la même avec cependant l’assurance que le gouvernement planche sur l’évaluation des entreprises publiques cédées aux privés pour en tirer les axes de l’approche à mettre en œuvre en la matière.

Des vérités qui doivent être dites

Convenons d’ores et déjà que, tiraillé qu’il est entre ceux qui plaident pour la privatisation et ceux qui y sont franchement hostiles, le gouvernement ne sera pas près de trancher le nœud gordien avant longtemps. Car sur un sujet si sensible et qui, plus est, fâche les syndicats, notamment le premier d’entre eux, l’UGTT, il va falloir se livrer à un exercice d’équilibrisme d’autant plus risqué qu’il devra se traduire par des écueils foncièrement sociaux et même politiques. Faut-il souligner à cet égard que de nombreux paramètres de la première importance devront entrer en ligne de compte, ce qui dicte des démarches convenues entre l’Etat, sommé de protéger ses intérêts autant que ceux des salariés et plus encore le patrimoine de l’entreprise. Autrement dit, la privatisation doit être pensée et menée dans l’intérêt bien compris de toutes les parties dont aucune ne devrait se sentir lésée ou désavantagée.

Cela requiert qu’un diagnostic sérieux, rigoureux et sans concession soit posé pour établir tout ce qui fonctionne et qui ne marche pas dans l’entreprise qu’il s’agisse du volet économique, social ou stratégique. Un pré-requis qui déblaie le terrain pour « l’ouverture de l’entreprise sur son environnement », pour reprendre la formule utilisée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et qui peut être interprétée comme la possibilité de la céder aux investisseurs privés. Une perspective qui pourrait s’avérer indispensable dans la mesure où la privatisation devrait apporter l’essentiel de ce qui lui manquait en étant sous la tutelle de l’Etat : de l’argent frais, une gestion selon les normes, des gains de productivité, une rénovation du système de production, bref tout ce qui fonderait l’entreprise à faire jeu égal avec ses pairs. Pour l’Etat, ce serait tout bénéfice, d’abord en mettant fin à l’hémorragie des ponctions et des subventions qu’il injectait, ensuite des rentrées qui renflouerait ses caisses et aussi un ingrédient pour la relance de l’économie en général.

Un déficit de 3 milliards de dinars

Il va sans dire que seules les entreprises classées à faible rentabilité ont vocation à tomber dans l’escarcelle du privé. Des boulets que l’Etat n’a cesse de traîner et dont il n’ose pas dire chercher à se débarrasser, de peur de s’attirer les foudres des employés et des syndicats, tout en sachant qu’en temporisant ainsi, il ne fait que creuser le déficit des entreprises publiques et amplifier ses propres pertes cumulées.

Un déficit chiffré à 3 milliards dinars ces trois dernières années, et pour peu qu’il soit épongé, s’une façon ou d’une autre, permettra, d’après les spécialistes, de faire gagner au PIB de la Tunisie, pas moins de 2 points de croissance.

C’est de cela que les syndicats sont tenus de se convaincre comme de la nécessité de préserver les droits des salariés qui devront être impérieusement garanties par les repreneurs à l’enseigne d’engagements dîment pris et rigoureusement respectés.

5 entreprises tunisiennes, sous la houlette de l’ambassade de Tunis en Irak, exposent actuellement leurs produits au salon de l’agroalimentaire en Irak. Il s’agit de la société des conserves (ton et sardines) et d’huile végétale et 4 autres spécialisées dans l’huile de tournesol, les équipements agricoles, l’électricité et le tourisme.

Il s’agit de la première participation de la Tunisie à ce salon, après celle de l’année 2003, ce qui annoncé le retour des entreprises et des produits tunisiens sur le marché irakien, qui reste le plus important marché dans la région du Moyen-Orient et dans le monde en général.

Le marché tunisien jouit en effet d’une excellente réputation sur ce marché, qui importe la plupart de ses besoins en agroalimentaire.

Le pavillon tunisien a connu une forte affluence de la part des responsables irakiens, avec à leur tête le ministre du Commerce par intérim, Salmane Jemili ainsi que les visiteurs du salon. Le pavillon tunisien a également connu une importante couverture médiatique locale. C’est ainsi que « Le jour de la Tunisie » sera  organisé jeudi 3 novembre 2016. En marge de cette journée, des séances de dégustation de plats et pâtisseries tunisiennes traditionnelles seront organisées à cette occasion.

La participation de la Tunisie à ce salon sera une occasion pour les Tunisiens de nouer des contacts et des partenariats avec des hommes d’affaires irakiens.

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