Tags Posts tagged with "promotion"

promotion

par -
0

La Foire Nationale du Tapis et des tissages ras des fibres végétales « Zarbia 2016 » a ouvert ses portes et se poursuit jusqu’au 25 décembre 2016, au parc des expositions du Kram.

130 exposants ont pris d’assaut l’un des pavillons de ce parc, faisant ce qu’il faut pour attirer l’attention des Tunisiens amateurs de tapis traditionnel ou encore les étrangers, qui n’hésitent pas à visiter la Tunisie malgré la conjoncture assez difficile.

Pour cette cinquième édition, les parties intervenantes, notamment le ministère du Tourisme et de l’Artisanat et l’Office national de l’Artisanat, se montrent plus optimistes : « Le chiffre progresse d’année en année», confie la ministre Selma Elloumi Rkik, au moment de l’inauguration de cette foire.

Et d’ajouter : « C’est la bonne occasion pour soutenir le secteur et contribuer davantage à la promotion de nos produits artisanaux, essentiellement le tapis et des tissages».

Pour la responsable, il s’agit d’une manifestation sectorielle qui tend à soutenir l’activité de la filière tissages en boostant les ventes, à faire connaître le produit dans sa diversité et à donner une impulsion qualitative à la création et la recherche ».

Initiée par l’office en 2012, à la demande des professionnels, cette nouvelle édition, qui se tient parallèlement à Dar Déco, regroupe des artisans venus de différentes régions spécialisées dans le tissage ras et les fibres végétales. L’objectif est d’exposer leurs plus belles créations devant un public de familles, de jeunes couples et de professionnels.

Rencontré à cette occasion, Khaled Boussaadi, artisan originaire de Gafsa, participe pour la troisième fois. «C’est toujours un bonheur de participer à ce genre de manifestation, sachant que cette démarche m’a permis de faire connaître mes produits», affirme-t-il.

Khaled Boussaadi nous parle de son parcours. «J’ai appris ce métier de mon père», indique-t-il. Bien qu’il se trouve confronté à plusieurs problèmes, il semble content et admire ce qu’il fait. Les pièces qu’il fabrique montrent une délicatesse dans le style et un choix artistique des fils et des couleurs

Un coup de pouce indéniable

Pour d’autres exposants dont notamment les jeunes promoteurs, c’est un coup de pouce indéniable. C’est même l’occasion de participer avec d’autres artisans, en raison de la hausse des couts de location d’espaces d’exposition car beaucoup d’entre eux font face à d’énormes problèmes.

C’est le cas du jeune Béchir Chraieti, diplômé en anglais. « Je n’ai pas d’autres choix que de suivre cette méthode pour me faire connaitre et montrer mon savoir-faire », analyse le jeune homme, espérant une mobilisation plus concrète de la part des parties intervenantes de manière à le soutenir pour implanter son propre projet.

Cet avis est partagé par Drahem Mrayhi, artisane originaire de Kairouan (la région leader dans la fabrication des tapis). « C’est une opportunité pour les artisanes, surtout dans cette conjoncture marquée par la hausse des couts de matières premières alors que la demande chute ».

Assise au milieu des fils pour fabriquer le Mergoum, tapis à mi-chemin entre le tapis classique à points noués et le kilim tissé, Drahem Mrayhi se montre optimiste. Il mise beaucoup sur cette foire pour diversifier les circuits de commercialisation afin de booster les ventes, faire connaître le produit et donner une impulsion qualitative à la création et la recherche.

L’édition 2016 est encore meilleure !

Malgré la crise que vit le secteur, Mohamed Hédi Saadi et plusieurs autres artisans ne se sont pas contentés de reproduire le même type de tissage, ils ont étoffé leurs compétences afin de suivre le rythme ascendant de la demande des férus décoration et de tissage traditionnel.

Mohamed Hédi Saadi nous accueille avec le sourire. « L’édition 2016 est encore meilleure ! Nous avons noté une fréquentation supérieure à celle de 2015. Donc, de nouveaux contacts seront noués », assure-t-il.

Ce jeune homme tente de séduire le public avec l’idée de promouvoir le secteur de l’artisanat. Ce défi semble réalisable pour Mohamed Hédi Saadi, qui s’est lancé dans la tapisserie traditionnelle depuis 2008. «La tapisserie n’est pas un art anodin. C’est un métier qui s’apprend avec passion et amour. J’ai commencé officiellement depuis 2015 et petit à petit, j’ai réussi à m’installer et me positionner dans le marché», martèle-t-il.

par -
0

La députée d’Ennahdha au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Hayet Omri, a déploré ce lundi 5 décembre l’absence d’une vision stratégique claire capable de restructurer le secteur touristique en Tunisie.

Lors d’une séance plénière consacrée à l’examen du budget du ministère du Tourisme, elle a ajouté que les problèmes actuels ne sont pas strictement liés à la stabilité sécuritaire, mais relèvent plutôt de difficultés structurelles.

Elle a minimisé les effets des attentats, faisant savoir qu’ils sont survenus alors que le secteur était déjà mal en point. Pour illustrer son propos, elle s’est appuyée sur l’exemple marocain où les attaques contre les touristes n’ont pas été un frein pour la promotion de l’industrie du secteur.

par -
0

Fort du succès de la première édition de l’exposition Articadeaux, l’Office national de l’artisanat tunisien (Onat) se lance, cette année, dans la deuxième édition qui s’ouvre au grand public et aux acheteurs professionnels.

La nouvelle édition vient d’ouvrir ses portes, hier vendredi 2 décembre à l’Acropolium de Carthage. Quelque 50 créateurs et entreprises artisanales de différents gouvernorats participent à ce grand rendez-vous de l’artisanat national.

Une vitrine unique pour le grand public, mais aussi une grande fête pour les entreprises. Et le public est présent, toutes générations confondues, surtout le week-end. Reportage :

Sur l’une des plus belles places de Tunis, le grand public et les acheteurs professionnels vont découvrir durant six jours           une exceptionnelle variété de cadeaux originaux : bijoux, couffins, tissage, bois, maroquinerie, broderie, fibre végétale, céramique et poterie…

Des stands spécialisés sont là pour encourager les professionnels, les administrations, les acheteurs publics, les représentants diplomatiques à commander des cadeaux de fin d’année.

Un environnement de grande qualité

Rencontré à cette occasion, Mohamed Ben Abdallah, artisan spécialisé en céramique, a affirmé que « c’est toujours un bonheur de participer à ce genre de salon important, convivial, dans un environnement de grande qualité ».

Lauréat du prix du jeune promoteur, Ben Abdalla souhaite au cœur de l’Acropolium de Carthage séduire le public avec l’idée de promouvoir le secteur de l’artisanat dans un lieu facile d’accès.

Cette exposition est synonyme de qualité. Mounir Ben Amor, artiste peintre sur différents supports, veut de son côté offrir des produits haut gamme. « Pour chaque salon, certaines spécificités sont à respecter. Pour Articadeaux, des efforts louables ont été déployés pour présenter des produits de qualité de manière à répondre à l’inspiration très évoluée et les exigences des clients, qui sont généralement des VIP», explique le créateur.

Et cette année, curieusement, les vendeurs se font plus nombreux dans cet espace culturel et touristique, pour le plus grand bonheur des clients, mais aussi des sociétés.

La beauté engagée

Mais ce qui semble surtout faire le bonheur des acheteurs, ce sont les produits de beauté bio confectionnés par une jeune artiste chevronnée ; ils sont exposés pour la première fois dans ce salon dans le but d’inciter les consommateurs, tunisiens et étrangers, à offrir ce produit à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Rawka Bouali cherche à innover à partir des matières premières traditionnelles. « Je fabrique des produits bio à partir d’algues… Et ma participation à l’exposition Articadeaux est une idée séduisante pour attirer plus de clientèle ».

Ce taux de satisfaction est par conséquent confirmé par de nombreux visiteurs. Leila a dans ce cadre déclaré : « J’ai toujours plaisir à dénicher des produits rares. Je suis fascinée par les nouveaux articles et accessoires de mode… J’ai fait des heureux pour les fêtes ».

Pour Henda, la sensation est pareille : « un grand bravo pour cette superbe organisation… Je me suis régalée durant cette journée d’ouverture et je compte bien revenir les prochains jours ».

Quant à Sonia, il s’agit pour elle d’une belle manière de découvrir les tendances, mais aussi les nouveautés du secteur artisanal.

Il y a aussi des visiteurs étrangers qui se sont montrés enthousiastes. Angel a dit que c’est  » sa première visite mais pas la dernière, surtout avec les achats particuliers pour les cadeaux de Noël ! Moments très convivial ».

Cet avis est partagé par Sophie : « Merci aux exposants présents qui m’ont donné plein d’astuces pour choisir des cadeaux de fin d’année ».

Parlons d’avenir…

La réussite de l’ouverture de cette nouvelle édition s’est sentie chez l’Office national de l’artisanat tunisien (Onat), qui n’a épargné aucun effort pour contribuer davantage à la promotion de la commercialisation des produits artisanaux.

Sa directrice générale, Asma Medhioub, s’est très impliquée dans cet événement : «Cette exposition revêt un caractère important car ici, il n’est pas évident de faire bouger les choses». Elle parle même d’un défi qu’elle et son organisme ont dû relever pour mettre sous la lumière la diversification du produit artisanal afin qu’il soit une tradition pour les entreprises voulant offrir des cadeaux de fin d’année.

Cette action ne peut que témoigner de l’engagement de l’ONAT en faveur de la valorisation des produits artisanaux qui devraient s’orienter vers les marchés internationaux pour faire connaitre les créations tunisiennes et les talents des artisans tunisiens.

par -
0

Le ministre du Transport, Anis Ghedira, vient de dévoiler les grands axes de l’étude qui sera élaborée avant de mettre en place un plan directeur national des transports à l’horizon 2040.
Dans une déclaration à la presse en marge d’un atelier qui se tient actuellement à Tunis annonçant le démarrage de cette étude, le ministre a précisé que les axes tournent autour de l’évaluation et du suivi de l’avancement des projets fixés lors du dernier plan (2001-2004), la fixation des actions prioritaires et les besoins réels de ce domaine pour qu’il soit une locomotive du développement, la mise en place des programmes adéquats et enfin la détermination de la méthode de travail afin de pouvoir atteindre cet objectif.
Anis Ghedira a par ailleurs indiqué qu’il s’agit d’une deuxième étude élaborée par son département après celle réalisée en 2004.
Toujours selon ses dires, cette étude financée par la BAD (à hauteur de 2.7 millions de dinars))
sera réalisée par des bureaux d’études tunisiens et étrangers et ce, dans le cadre d’un partenariat stratégique.

par -
0

20 musées et sites archéologiques tunisiens seront concernés par le projet du « tourisme culturel pour la promotion et la sécurité », un programme américain, lit-on dans un article paru au quotidien « Assabah » ce samedi 05 novembre.
En effet, la société américaine chargée de la recherche scientifique, Smithsonian Institution, en coordination avec les ministères du Tourisme et de la Culture, a entamé ce projet en 2015, pour une durée de trois ans, a ajouté la même source.
Avec un coût de 150 mille dinars, cette initiative est le début d’une nouvelle stratégie à long terme visant à couvrir tous les sites archéologiques en Tunisie et ce, dans le cadre de la promotion du tourisme culturel.

par -
0

« Les efforts se multiplient pour harmoniser et créer une véritable synergie entre les actions menées par le gouvernement en matière d’entrepreneuriat », a assuré la secrétaire d’Etat en charge de la Formation professionnelle et de l’Initiative privée, Sayida Ounissi.

C’est important pour un pays qui fait encore face à un problème endémique, celui du chômage, lequel reste malheureusement élevé, en particulier chez les femmes (22 %), les jeunes diplômés (31,2 %) et chez les jeunes sortis du système scolaire.

« L’entrepreneuriat peut leur offrir des opportunités pour créer des emplois et c’est pour cette raison qu’il faut impliquer l’ensemble des partenaires dans la définition de la nouvelle stratégie de l’emploi », a précisé la responsable lors de sa participation à la conférence tenue ce lundi 24 octobre 2016, sur « Le renforcement du partenariat avec les organismes publics pour promouvoir l’initiative privée ».

Et d’ajouter : « Il ne suffit pas de prendre quelques mesurettes pour résoudre cette problématique, mais on a plus que jamais besoin d’une stratégie globale et un suivi constant des remèdes appliqués ».

Pour Sayida Ounissi, cela passera par un travail inclusif et participatif afin de renforcer l’environnement de création et de développement des entreprises.

Une telle démarche est cruciale pour le gouvernement en place, qui n’épargne aucun effort pour relever ce défi. Pour ce faire, il a proposé dans le cadre du budget 2017 la création d’un fonds spécial pour les jeunes dans les différentes régions du pays d’un montant de 250 millions de dinars, cela afin de les aider à concrétiser leurs idées et les encourager à prendre des initiatives.

Renforcer le partenariat public-privé…

Pour le PNUD,  la réalisation de cet objectif passera également par le  renforcement du partenariat entre le public, le privé ainsi que la société civile de manière à mieux réviser le programme d’appui.

« Il s’agit d’une démarche importante favorisant la mise en place d’un écosystème entrepreneurial adéquat qui permettra certainement de dépasser certaines lacunes rencontrées, dont notamment le manque d’information concernant les possibilités économiques, l’accès limité aux institutions financières et autres fonds d’investissement », a relevé Mohamed Madhkour.

Cet écosystème sera renforcé par l’accompagnement des jeunes dans la création de leurs entreprises, a dit le responsable, faisant savoir que 200 jeunes seront accompagnés par le PNUD pour créer 40 entreprises.

Cette action, rappelle-t-on, s’inscrit dans le cadre du programme du PNUD pour l’accompagnement des jeunes dans la création et le développement de leurs entreprises dans les gouvernorats de Médenine, Tataouine, Kebili et Tozeur à travers un soutien technique aux structures d’appui et de financement.

Ce nouveau projet bénéficiera du financement du gouvernement du Japon dont la contribution s’élève à deux millions de dollars et confirme l’intérêt du Japon pour la réussite de la transition engagée par la Tunisie.

Pour plusieurs participants à cette rencontre, cette politique vient à un moment opportun où la jeune démocratie tunisienne est menacée par une profonde crise économique et sociale, la même qui a amené la révolution en 2011.

Cette menacée a été confirmée à maintes reprises par plusieurs organisations, à savoir le Forum Tunisien des Droits Economiques (FTDS) qui redoute une explosion sociale dans un très proche avenir, si les revendications sont ignorées.

« L’explosion serait certainement massive, surtout que les sit-inneurs continuent de souffrir non seulement à Gafsa ou à Kasserine, mais dans plusieurs régions y compris les zones côtières », a alerté le président du FTDS dans une récente interview accordée à Africanmanager. Pour lui, la Tunisie peut connaitre un scénario pire que celui de 1984.

par -
0
Quatre conventions ont été signées ce lundi 24 octobre 2016 entre l’Agence Nationale de l’Emploi et du Travail Indépendant (ANETI), Zitouna Temkin, le Commissariat régional du développement régional, l’Office National pour l’Assainissement et le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS).
D’après le directeur général de l’ANETI, ces conventions visant la création de 3500 postes d’emplois ont pour but d’assurer l’encadrement et le financement des nouveaux projets et ce, dans 90 délégations.
Ces accords ont été paraphés aujourd’hui à l’occasion d’une conférence sur « le renforcement du partenariat avec les organismes publics ».

par -
0

Dans une interview accordée à Africanmanager, le président de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), Radhouane Ben Salah, a déclaré que les mesures prises dans la loi de finances complémentaire de 2015 en faveur des hôteliers doivent faire l’objet d’une circulaire d’application de la part de la Banque centrale pour pouvoir résoudre l’épineux problème de l’endettement.

De même et pour sortir de la crise, les hôteliers vont se lancer dans la création de résidences touristiques..

Sur un autre plan, le responsable a fait savoir qu’un plan de promotion adéquat sera mis en place, dont le budget sera augmenté en passant de 1500 millions de dinars en 2016 à 2700 millions de dinars en 2017 pour conserver les marchés ayant réalisé des performances lors de la saison 2016. Interview :

Pouvez-vous nous dresser l’état des lieux du secteur ?

Jusqu’au 10 octobre, une augmentation de 2.2% a été enregistrée en termes d’entrées et 7.9% en termes de nuitées et ce, en comparaison avec la même période de 2015.

Par rapport à 2014, les chiffres sont malheureusement négatifs. Car les entrées ont chuté de 30% et  les nuitées ont aussi baissé de 38.7%.

C’est raisonnable étant donné que l’année 2015 a été considérée comme l’année la plus mauvaise qu’ait connue le tourisme tunisien.

Et 2016 aurait pu être beaucoup plus mauvaise si les acteurs intervenants n’avaient pas fait un travail consistant et sérieux en se focalisant sur trois principaux marchés. Il s’agit du marché russe, qui a connu une évolution considérable. Chiffre à l’appui, 515 mille Russes ont visité la Tunisie jusqu’au 10 octobre courant contre 52 mille en 2015 et les prévisions tablent sur une augmentation de ce chiffre pour s’établir à 636 mille à fin 2016.

Le deuxième marché, c’est celui des Algériens dont le flux a évolué de 15.4% pour atteindre 1.237.000 en 2016 contre 1.071.000 en 2015, alors que le dernier marché est le local ; il a progressé de 3% et atteindra 5% à la fin de cette année..

Ces trois marchés ont sauvé le secteur touristique et ont amoindri au maximum le manque qui pourrait avoir en 2016.

Avez-vous fixé une stratégie pour consolider ces marchés ?

Ces marchés, considérés comme des marchés promoteurs, doivent faire l’objet d’une stratégie particulière. De même, un effort accru doit être fourni pour rétablir la confiance des partenaires étrangers à travers des campagnes publicitaires et promotionnelles intensives, éductours, participations aux salons internationaux.

C’est important pour pouvoir maintenir le rythme de croissance de ces marchés, qui seront à mon avis d’un apport conséquent pour notre secteur touristique.

C’est pour cette raison qu’une réunion a eu lieu avec le ministère du Tourisme pour préparer un plan de promotion adéquat dont le budget sera augmenté en passant de 1500 millions de dinars en 2016 à 2700 millions de dinars en 2017.

De même, il a été décidé de renforcer le soutien aux opérateurs organisant les vols charters et d’inviter des personnalités, des agences de voyage et des journalistes étrangers pour la promotion du tourisme tunisien.

Y-a-t-il des nouveautés par rapport au marché britannique , surtout que la GrandeBretagne refuse toujours de revoir ses conseils de voyage vers la Tunisie ?

La situation du marché britannique est catastrophique. La tendance baissière s’est élevée à 93% par rapport à l’année précédente. C’est logique, surtout que les tours-opérateurs boudent toujours notre pays en raison des restrictions de voyage qui sont toujours maintenues et qui demeurent un vrai dilemme pour les professionnels du métier.

Cependant, on multiplie les efforts pour que cette décision soit révisée dans de brefs délais.

Mais l’un des opérateurs de poids, Thomas Cook, a déprogrammé la Tunisie au départ de la GrandeBretagne pour l’été 2017. S’agit-il d’un coup dur pour le secteur ?

C’est une très mauvaise nouvelle. Cette décision aura certainement des effets sur les réalisations directes de ce marché, mais elle aura aussi un impact psychologique sur les autres marchés européens.

En dépit de cette décision, un mouvement de reprise modeste est constaté au niveau d’autres marchés comme le marché allemand et celui de la Belgique pour l’été prochain.

Dans le même ordre d’idée, les pays de l’Est vont progresser, sans oublier certains nouveaux marchés comme la Chine et l’Inde.

Vos estimations par rapport à la prochaine année ?

Globalement, 2017 sera l’année de la reprise, mais on n’atteindra pas des chiffres plus importants.

Pour ce faire, un programme de développement du marché tunisien (2015-2020) a été élaboré dont les premières assisses réaffirmeront l’objectif de 10,3 millions de touristes avec 50 millions de nuitées et des recettes de l’ordre de 7000 millions de dinars.

La réalisation de cet objectif sera-t-elle possible dans pareille conjoncture, jugée morose ?

Cette nouvelle stratégie est axée sur des points bien précis. Il s’agit de la résolution des problèmes de l’hôtellerie qui a plus que jamais besoin d’une restructuration et d’une solution appropriée à son endettement.

Les grandes lignes de cette solution sont mises en place par la loi des finances complémentaire de 2015. Cette loi a prévu un programme d’aide concernant les établissements touristiques et de l’artisanat, qui ont été intégrés au dispositif de restructuration globale incluant les investissements de renouvellement ainsi qu’un plan de rééchelonnement des crédits qu’ils ont contractés.

Ce programme a besoin d’une circulaire d’application de la part de la Banque centrale sur laquelle on est en train de travailler pour avoir des lignes de crédits étrangères à des taux intéressants et une longueur de remboursement importante, qui seront par la suite mises à la disposition de l’hôtellerie.

Cette solution d’endettement, rappelle-t-on, concerne 80% de l’hôtellerie tunisienne. Le montant est hallucinant, 4000 millions de dinars en 2013. L’endettement carbonisé était de l’ordre de 1200 millions de dinars.

La restructuration n’est pas uniquement la solution de la dette. On a aussi besoin d’un programme de mise à niveau de notre produit hôtelier, sur le plan humain, commercial et de la gestion. A ce titre, un rapport sera prochainement élaboré par des experts indépendants pour mettre en place un programme de mise à niveau dont le financement sera compris dans la dette de l’unité.

A partir de ce moment, nous allons aussi travailler sur l’amélioration de la qualité en mettant en place un nouveau programme de formation visant l’ensemble des professionnels et en introduisant de nouveaux métiers de l’hôtellerie.

L’amélioration de la qualité du produit touristique dépend aussi de la diversification du mode d’hébergement afin de donner une image positive du grand potentiel dont dispose la Tunisie.

Outre ces actions, il est temps de diversifier l’offre tout en développant de nouveaux produits à forte valeur ajoutée dont notamment le tourisme culturel, tourisme de santé, tourisme écologique, etc.

Cette démarche est cruciale, surtout que la crise que traverse ce secteur a prouvé la fragilité du produit touristique tunisien, basé quasiment sur un mono produit : le tourisme balnéaire.

On n’a pas cessé de parler de la restructuration du secteur touristique et de l’amélioration des services dans les hôtels, mais réellement rien n’a changé. Qu’en dites-vous?

La situation politique a beaucoup impacté le secteur. En effet, le ministère a connu le plus grand nombre de changements, soit plus de 7 ministres depuis la révolution.

Cela a beaucoup affecté le secteur, qui souffrait déjà des problèmes structurels, mais aussi conjoncturels liés essentiellement à la sécurité.

Un rendez-vous d’envergure internationale est programmé à Tunis les 29 et 30 novembre 2016 : la conférence internationale sur l’investissement. Comment la FTH pourrait tirer profit de ce genre de manifestation ?

Il s’agit d’un événement incontournable, surtout qu’on a intérêt à développer un nombre important de petites et moyennes entreprises principalement dans le domaine de l’animation, de la restauration et du sport. Ces investissements peuvent être faits dans les zones les plus démunies qui ne reçoivent pas de touristes, mais des clients passagers.

Outre cet aspect, on va aussi se lancer dans la création de résidences touristiques. C’est important, notamment avec la publication du décret loi relatif à ce segment. D’après ce texte, les hôteliers possédant des terrains libres sont autorisés à construire des résidences touristiques qui seront par la suite destinées à la vente (50% pour les étrangers et 50% pour les Tunisiens).

Des hôteliers ont déjà déposé leurs dossiers d’investissements..

Ces investissements sont importants pour les hôteliers qui seront capables de rembourser leurs dettes auprès des banques.

Quel rôle pourrait être joué par les chaînes d’hôtels internationales, qui se sont installées ou comptent le faire en Tunisie, pour aider à sortir de la crise actuelle de l’hôtellerie ?

L’installation des chaines internationales est très importante,dans l’amélioration de la qualité des services, mais aussi pour redorer l’image de notre pays. Chose qui ne peut être que bénéfique pour la Tunisie.

par -
0

Le Groupement interprofessionnel des Fruits (GIFruit) a participé au Salon International de l’Alimentation « World food Moscow », qui s’est tenu en Russie du 12 au 15 septembre 2016.
Des séances de dégustation de la grenade de Tunisie en graines et en jus ont été organisées par le G.I.Fruit, en même temps qu’une rencontre avec des décideurs commerciaux.
La participation à cet évènement revêt une importance particulière, surtout que les exportations de la Tunisie vers la Russie avoisinent les 6400 tonnes de fruits et légumes.

par -
0

Le général Khalifa Haftar, commandant en chef des forces du gouvernement non reconnu de Libye, a été promu au grade de maréchal et ce, après que les troupes qu’il dirige ont pris le contrôle de la région pétrolière Al Hilel, chassant ainsi les éléments armés affiliés au gouvernement d’union nationale, rapporte le site du Parlement libyen.

Le texte ajoute que Haftar a été promu en signe de reconnaissance pour son action contre les groupes djihadistes…

par -
0

Le gouvernement en place va très prochainement annoncer une série de mesures incitatives pour booster l’investissement dans la zone de libre-échange à Ben Guerdane, rapporte le quotidien « Achourouk ».
Il est à rappeler que ce projet pilote sera opérationnel en 2018 et permettra de créer 1000 postes d’emplois.
De grands projets commerciaux seront, par ailleurs, lancés dans la zone.

par -
0

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) organise du 24 au 26 mai 2016, la première édition du Salon des produits de terroir et de qualité spécifique «Saveurs de Tunisie». C’est ce qu’a annoncé le secrétaire général de l’agence, Sghaier Bouzayane.
Dans une déclaration accordée ce mercredi 25 mai à Africanmanager, il a mis l’accent sur l’importance de cette initiative qui vient consolider les produits de terroir et surtout promouvoir la productivité tout en améliorant les circuits de distribution.
De même, ce salon permet de créer une nouvelle dynamique au niveau du du développement local tout en mettant en exergue les produits de terroir, a ajouté Sghaier Bouzayane faisant savoir que 35 entreprises participent à cette première édition.

par -
0

« Il est temps de promouvoir la Tunisie comme une plaque tournante d’arbitrage », c’est la conviction des participants à  rencontre annuelle organisée ce vendredi 20 mai 2016 par le Centre de Conciliation et d’Arbitrage de Tunis (CCAT) sur « les regards croisés sur l’arbitrage ».

C’est d’autant plus opportun que la Tunisie forme le projet de devenir un pays d’où seront bannies la lenteur qui entache les systèmes juridiques étatiques et les complications de l’exécution des jugements et ce, à travers l’adoption de techniques juridiques appropriés, selon Riadh Touati,  membre du conseil scientifique de CCAT.

« L’arbitrage est un mécanisme important non seulement pour faciliter les exécutions des jugements, mais aussi pour promouvoir les investissements en Tunisie. Car,  il  est devenu une constante dans le monde des affaires à l’échelle mondiale », a-t-il  expliqué  dans une déclaration accordée à Africanmanager.

Ila précisé que les investisseurs étrangers cherchent toujours à se protéger à travers  une vérification en amont des textes en vigueur, à savoir le code de l’investissement et en aval en cas de litige avec leurs partenaires dans les pays où ils ont créé leurs projets  ou carrément avec l’Etat..

Et d’ajouter : « Le mode de règlement de différends est important surtout que les investisseurs étrangers n’ont cessé d’exprimer une certaine méfiance vis-à-vis des  tribunaux étatiques ».

Pour une politique de promotion

Pour le cas de la Tunisie qui a réussi à se doter d’un arsenal juridique dont notamment le code de l’arbitrage, Riadh Touati a souligné la nécessité de mettre en place des  institutions spécialisées dans ce domaine. « Il nous faut une politique de promotion pour que l’arbitrage se développe davantage en Tunisie », a estimé le membre du conseil scientifique de CCAT faisant savoir que ceci reste tributaire de la création d’institutions chargées de ce processus.

Pour ce faire, le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, Chawki Tabib a suggéré l’organisation d’un débat d’idées  afin d’assurer l’introduction de l’arbitrage et de la conciliation dans la justice transitionnelle.

Pour lui, c’est une démarche importante pour qu’il n’ait pas d’interférence entre le code d’arbitrage tunisien et la loi régissant la  justice transitionnelle qui a déjà ses spécificités. « Il faut qu’il y ait un rapprochement des droits nationaux tout en faisant  mieux connaître les sentences arbitrales et en évitant le risque de rejet des demandes d’exequatur », a-t-il affirmé.

De son côté, Kamel Chareffedine, avocat à la Cour de Cassation, a indiqué dans son exposé que l’ensemble des acteurs intervenants sont responsables de l’éclosion d’une culture d’arbitrage, condition sine qua non au développement d’une plateforme internationale du commerce et de services.

par -
0

Aziza Htira, PDG du Centre de promotion des exportations (Cepex) a déclaré qu’il est plus que jamais urgent d’accélérer l’adoption du code de l’investissement.
« La promotion de l’investissement et par conséquent le développement de l’exportation ne peut se concrétiser qu’à travers la garantie d’un climat propice », a-t-elle expliqué dans une interview accordée ce mercredi 18 mai à Africanmanager.
Et d’ajouter : « un climat favorable est bien évidement basé sur le code d’investissement qui devrait répondre positivement aux attentes des investisseurs nationaux et internationaux.
Dans le même contexte, elle a noté que « les députés à l’ARP sont appelés à accélérer l’examen de ce code et mettre en avant l’intérêt du pays à l’abri des tiraillements politiques ».
Elle a invoqué la volonté exprimée par plusieurs investisseurs étrangers de s’implanter en Tunisie. « Des investisseurs dont notamment des pays du Golfe attendent encore la promulgation du code de l’investissement pour fixer leurs demandes et les régions ciblées par leurs projets », a-t-elle ajouté.
L’appel de la Pdg du Cepex vient à un moment ou le chef du gouvernement a annoncé la parution prochaine de ce code de l’investissement tout en espérant qu’il sera une motivation pour les investisseurs locaux et étrangers.

par -
0

Dans le cadre de l’action promotionnelle du tourisme à Gabès, un voyage de prospection « Eductour » sera organisé du 14 au 16 mai 2016. C’est ce qu’a annoncé le représentant des agences de voyages de Gabes, Nader Zidi.
Dans une déclaration accordée ce jeudi 12 mai à Africanmanager, il a ajouté que ce voyage de prospection vise à présenter les endroits d’intérêt touristique et culturel dans le gouvernorat de Gabès.
« Le gouvernorat est certes confronté à l’épineux problème de la pollution, mais ceci ne devrait pas être faire obstacle au développement de l’écotourisme », a précisé Nader Zidi faisant savoir que « l’objectif est d’introduire les endroits touristiques de Gabès dans les programmes des circuits organisés pour la clientèle tunisienne dans les grandes villes du nord du pays ».
Il a par ailleurs noté qu’un programme riche a été élaboré pour plus de 30 agences de voyage qui vont participer à cet événement d’envergure.
Au programme, des visites aux stations thermales à Hamma-Chenchou, au parc naturel Ras el Oued, au mausolée Sidi Boulbaba et au musée d’arts et de traditions populaires ainsi que le marché des épices et l’hôtel Sidi Driss, lieu de tournage du film STAR WARS.

Outre cette action, une journée du tourisme dédiée spécialement à la région de Gabès sera organisée le 14 mai à l’avenue Habib Bourghiba.

par -
0

Le groupement Arjil Groupe Altium/Comete Engineering/Jeune Afrique Events a été choisi pour faire « La promotion du plan de développement 2016-2020 et l’assistance dans l’organisation d’une conférence internationale ». L’annonce a été faite hier vendredi 22 avril par le ministère du Développement, de l’Investissement, et de la Coopération internationale à travers un communiqué.

A signaler que cette affaire a fait l’objet d’un appel d’offres international restreint portant le numéro 01/2016 et que c’est le 29 mars 2016 que la commission désignée à cet effet a décacheté les plis, en présence des quatre prétendants : Arjil, Lazard Frères, Edmond de Rothschild et Rothschild & CIE.
Le ministère avait pris soin de signifier que la commission allait passer à la loupe les offres techniques et financières de chaque soumissionnaire, avant d’attribuer le marché à la proposition la plus intéressante, après le feu vert de la Haute instance de la commande publique. Le ministère avait précisé également que les offres financières avancées avaient un caractère provisoire, le temps que les services habilités fassent les vérifications et les évaluations d’usage.

Enfin sachez que dans la matinée d’hier, avant l’annonce de la décision des autorités, la page officielle du consulat général de Tunisie à Paris a évoqué une rencontre entre l’ancien PDG du groupe Jeune Afrique, Béchir Ben Yahmed, le consul général, Ali Chaâlali et le consul,  Hattab Haddaoui.

par -
0

Dans une déclaration accordée ce mercredi 13 avril à Africanmanager, le président de l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (Utap) , Abdelmajid Zar a indiqué que « d’ici fin de 2016, la nouvelle stratégie serait élaborée ».
Il a dans ce cadre précisé que les efforts se multiplient afin de préparer une série de recommandations visant à développer cette activité déterminante.
Des rencontres se tiennent actuellement avec la participation des professionnels du secteur d’autant plus de des concertations ont été entamées dans les régions pour gagner ce challenge.
Pour rappel, ces rencontres viennent à la suite du démarrage du dialogue national sur l’agriculture et la pêche en décembre dernier et qui s’étalera sur six mois dans le but de résoudre les problèmes auxquels fait face ce secteur.

par -
0
Le ministre de l’Agriculture, des Ressources en eaux et de la Pêche, Saâd Seddik a appelé à promouvoir la culture des légumineuses à travers la mise en place des structures adéquates en la matière.
Lors de son intervention à une rencontre qui se tient actuellement au siège de l’Utap, le ministre a préconisé aussi d’examiner les moyens qui encouragent les agriculteurs à mieux maitriser les techniques de production tout en essayant de développer de nouveaux marchés à l’exportation.
Les recommandations proposées par Saâd Sedik viennent à un moment où le secteur de la culture des légumineuses fait face à plusieurs difficultés dont l’absence de tarification, de mécanismes de promotion et la non disponibilité des espaces consacrés à cette culture.
D’après les dernières statistiques officielles, les espaces consacrés à la culture des légumineuses sont passés de 110 mille hectares en 1991 à 73 mille hectares actuellement.
Les importations des légumineuses se sont élevées à 233 mille tonnes durant les dix dernières années en raison de l’évolution de la consommation en cette matière.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

0
Dans une interview exclusive avec Africanmanager ce mercredi 18 janvier, le porte-parole de la Direction générale des prisons et de la rééducation, Kaïs Soltani,...

AFRIQUE