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Le président américain, Donald Trump, ne va pas lésiner sur les dépenses, pour les infrastructures. Il a décidé d’y injecter 200 milliards de dollars (près de 180 milliards d’euros), sur dix ans. Ce projet est contenu dans son premier budget, qui sera dévoilé mardi 23 mai 2017, rapporte Reuters ce vendredi.

L’homme d’affaires a un plan : miser sur les infrastructures pour doper d’autres investissements, privés et publics. Une logique économique imparable qui d’habitude fonctionne. Enfin si d’ici là une autre crise ne vient pas saper les fondements de l’orientation de Trump…

Le président américain avait déjà pris l’engagement, il y a un moment, de décaisser 1.000 milliards de dollars, sur 10 ans, pour refaire à neuf les routes, ponts, aéroports, réseaux électriques et systèmes de distribution d’eau des USA, qui ont besoin d’un sacré coup de lifting. Pour le moment on est loin de ce montant colossal, mais 200 milliards c’est pas mal tout de même !

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Avec son air de ne pas y toucher, la Chine monstre ses muscles, nargue l’Amérique de Donald Trump et postule ouvertement pour la place de leader des économies du monde. Zhang Jun, directeur général du département des relations économiques internationales au ministère chinois des Affaires étrangères, qui évoquait devant la presse étrangère les retombées de la participation du président Xi Jinping au dernier Forum économique de Davos, ne s’en est pas caché. Il a affirmé que Pékin ne nourrit pas l’ambition de briguer le leadership mondial, mais que si les grandes puissances ne sont pas au rendez-vous, la Chine prendrait ses responsabilités en pilotant l’économie mondiale, rapporte Reuters ce lundi 13 janvier. Le diplomate chinois répond ainsi à la posture de Trump, qui a redit vendredi dernier sa volonté de se tourner vers les Etats-Unis (« America first »). Du pain béni pour les Chinois…

« Si la Chine se trouvait à jouer un rôle de leader sur la scène mondiale, ce ne serait pas parce qu’elle s’y précipiterait mais plutôt parce que les autres prendraient du recul et laisseraient la place à la Chine (…). Et si la Chine était amenée à jouer ce rôle, elle assumerait ses responsabilités », a affirmé Zhang Jun.
Cette sortie fait suite à celle du président Xi, à Davos, qui a déclaré que son pays a l’intention de peser davantage dans la direction des affaires du monde et qui a invité les dirigeants du monde à favoriser le libre-échange.

Zhang Jun a égratigné au passage Trump, en affirmant qu’il lui est impossible d’atteindre les niveaux de croissance qu’il promet à ses électeurs en cloisonnant l’économie américaine – protectionnisme – et en se lançant à tout-va dans des conflits commerciaux. « Une guerre commerciale ou une guerre sur les taux de change ne seraient bénéficiaires à aucun pays », a-t-il argué.
En ce qui concerne la Chine, il a rappelé qu’elle est la deuxième économie mondiale mais qu’elle doit s’appuyer sur les autres pour croitre. « Nous espérons toujours que les Etats-Unis et les autres économies occidentales pourront continuer à contribuer à la reprise mondiale. Nous avons entendu Trump annoncer que les Etats-Unis vont connaître une croissance de 4% et nous en sommes heureux », a-t-il dit.

Reste à savoir comment l’imprévisible Trump va encaisser cette sortie très acidulée des Chinois, et si les prétentions de Pékin en termes de leadership mondial vont le piquer au vif au point de le pousser à réviser son fameux leitmotiv, « America first »…

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Le président américain Barack Obama a annoncé jeudi une série de sanctions contre la Russie, déclarant notamment «persona non grata» 35 diplomates suspectés d’être membres des services de renseignement russes, rapporte « Le Parisien.fr ».

Après la publication d’un rapport de la CIA pointant la responsabilité de la Russie dans la défaite de la démocrate Hillary Clinton à la présidentielle de novembre 2016, le président a accusé Moscou le 15 décembre et a annoncé des représailles, a ajouté la même source.

Obama a invité aussi les pays «amis et alliés» des Etats-Unis à « travailler ensemble pour contrer les efforts de la Russie visant à saper les bonnes pratiques internationales et à s’ingérer dans le processus démocratique ».

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Un avion de la compagnie Southwest Airlines a été évacué juste avant son décollage mercredi de l’aéroport de Louisville (Kentucky) car le Samsung Galaxy Note 7 d’un passager dégageait de la fumée. La septantaine de personnes à bord a dû quitter l’appareil, a annoncé, ce jeudi  le site DH.be.

Le Samsung Galaxy Note 7 connaît des problèmes de batterie depuis son lancement. Le premier fabricant de smartphones au monde a annoncé le 2 septembre un rappel de ce modèle de « phablette » du fait de l’explosion de certaines batteries pendant le chargement de l’appareil. Depuis lors, des compagnies aériennes du monde entier ont mis en garde leurs passagers contre l’utilisation du Galaxy Note 7 à bord de leurs vols, a ajouté la même source.

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La route au niveau de l’ambassade des Etats-Unis à Tunis a été rouverte après une fermeture qui a duré 4 ans suite aux événements de septembre 2012.

Les habitants de Lac 1 et 2, Ain Zaghouan et Laaouina ont réclamé sa réouverture afin de mettre un terme aux embouteillages, avec la mise en place de patrouilles sécuritaires afin d’éviter les problèmes de bouchon au niveau de certains croisements, rapporte ce mercredi 21 septembre 2016 Mosaïque fm.

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La coordinatrice des aides américaines à l’ambassade des États-Unis en Tunisie a déclaré que les USA accordent à la Tunisie, au titre de l’année budgétaire 2016, des aides d’une valeur de 141 Millions de dollars. Et ce, pour soutenir le pays sur le plan économique. Il s’agit également d’une aide à la gouvernance, à la démocratie et à la sécurité.

Dans une déclaration rapportée par Mosaïque Fm, elle a ajouté qu’il y a 3 mois, les USA ont signé un accord avec la Tunisie qui garantit des prêts avec de bas taux d’intérêt.

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Chiffre rassurant pour l’économie américaine. Après un sévère trou d’air en mai, qui avait ravivé les craintes d’une récession, le marché de l’emploi est nettement reparti à la hausse en juin, enregistrant sa meilleure performance depuis octobre 2015. Le département du travail a comptabilisé 287 000 créations de postes, dans son estimation préliminaire publiée vendredi 8 juillet. C’est nettement plus que les prévisions des économistes. Ils misaient en moyenne sur 180 000 emplois supplémentaires.

La nouvelle a été saluée par les investisseurs. A Wall Street, vendredi 8 juillet, l’indice S&P 500 a gagné 1,5 %, échouant de peu à dépasser son plus niveau historique atteint en mai 2015. Même satisfaction à la Maison Blanche, à six mois désormais de la fin du second mandat de Barack Obama.

« Ce chiffre est un signe fort que l’économie continue de réaliser des progrès solides », s’est félicité Jason Furman, le principal ­conseiller économique du président américain.

Les statistiques mensuelles comportent d’autres éléments positifs. Les salaires poursuivent leur hausse, avec un gain de 2,6 % sur un an. Le nombre de travailleurs qui occupent un poste à temps partiel alors qu’ils souhaiteraient un travail à temps plein recule, passant de 6,4 millions en mai à 5,8 millions en juin. En outre, le nombre de demandeurs d’emploi découragés – et qui ne sont plus comptabilisés dans les chiffres du chômage – a baissé de 23 %.

 

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Alors que la communauté internationale se désintéresse du bouillonnant fief tenu par Daech en Libye  déchirée par la guerre, la Tunisie voisine se retrouve  dans un environnement sécuritaire précaire qui menace les progrès réalisés par sa  jeune démocratie. En tant que seule et unique « success story » de l’ère post-printemps arabe, la Tunisie est sur le fil du rasoir dès lors qu’elle a à concilier entre  les exigences d’une démocratie naissante  et le défi croissant du radicalisme national et étranger, selon « National Interest », la revue de politique étrangère US paraissant à Washington .

Les inquiétantes conditions de sécurité de la Tunisie ont amené les Etats-Unis  à augmenter leur aide et assistance en matière de lutte contre le terrorisme, bien que les indices disponibles suggèrent que l’accent mis sur le strict domaine de sécurité cache les pressions socio économiques et politiques sous – jacentes qui mettent en péril la fragile démocratie de la Tunisie. Alors que s’intensifie l’engagement tuniso-américain en matière de  sécurité, les décideurs doivent se méfier de la tendance actuelle de placer plus que de raison les solutions basées sur la sécurité au-dessus de significatifs investissements dans la gouvernance, nécessaires pour assurer la pérennité de l’expérience démocratique en Tunisie.

À la suite des deux horribles attentats perpétrés par des terroristes affiliés à Daech visant des cibles civiles en mars et juin 2015, les États-Unis ont accordé à la Tunisie le statut  d’allié majeur non membre de l’Otan (MMNA) et triplé leur aide en matière de sécurité pour la porter à environ 100 millions dollars en 2016. La désignation de la Tunisie au statut MNNA s’est traduite également par l’accélération des fournitures  des équipements de défense aux forces armées et de sécurité tunisiennes , tout en facilitant les procédures et les délais d’examen et de livraison. Avec l’aide des États-Unis, la Tunisie a  construit un mur sur ses frontières méridionales de 125  miles,  équipé d’un système de surveillance électronique et de  tranchées  servant de tampons pour dissuader la contrebande et le commerce parallèle autant que les infiltrations de terroristes et de trafiquants. Bien que ces efforts visent à juste titre les réseaux transfrontaliers qui facilitent les trafics d’armes et le passage des terroristes à travers les frontières tunisiennes, l’environnement de sécurité le long des régions frontalières est plutôt opaque et ne se prête pas aux solutions axées sur la sécurité comme c’est communément admis.

Sous la plume du chercheur an matière de sécurité Peter Kirechu, la revue « National Interest » estime que les approches axées sur la  stricte sécurité peuvent conduire à une meilleure identification, à l’interception et l’arrestation des  recruteurs et des jihadistes potentiels, mais elles sont finalement insuffisantes. À moins que les États-Unis veuillent faire fructifier leurs investissements en matière de sécurité et de statut MNNA octroyé à la Tunisie pour encourager les investissements réciproques en matière de gouvernance, ces groupes continueront à incuber et à rentrer dans les grâces des  jeunes désenchantés pour en faire des combattants étrangers, avec des effets néfastes sur la sécurité globale de la Tunisie.

Ce qui manque à une approche efficace !

Les États-Unis se concentrent et  à juste titre sur les origines les plus graves des  problèmes de radicalisme en Tunisie: des zones frontalières poreuses avec l’Algérie et des djihadiste installés en Libye.  L’appui technique et de formation fourni par les USA a joué jusqu’ici un rôle central dans la lutte contre le terrorisme intérieur de la Tunisie, la contrebande et les trafics. Les fournitures d’armes haut de gamme, d’équipements de surveillance et de moyens de transport aérien avancés peuvent améliorer la sécurité des frontières, mais une approche efficace de lutte contre le terrorisme exige des services de sécurité adaptés qui soient  sensibles aux griefs locaux et qui soient regardés  comme les gardiens légitimes des communautés locales.

Jusqu’à présent, l’intérêt  attaché par le gouvernement tunisien à ces deux facteurs a été, au mieux, terne et sans éclat.  La police est considérée comme corrompue et répressive  et ses fonctionnaires  impliqués dans le racket transfrontalier et l’usage excessif de la force. En outre, alors que l’armée est gratifiée d’une bien meilleure réputation,  la corruption menace d’éroder son prestige actuel. Il y a aussi la possibilité que , malgré les relations privilégiées en matière de sécurité entre la Tunisie et les États-Unis, un tel engagement puisse cultiver la dépendance plutôt que les réformes institutionnelles nécessaires pour utiliser, distribuer et dépenser efficacement les ressources de l’ État pour d’efficientes  mesures antiterroristes. Comme on le voit ailleurs dans le Golfe, et peut- être davantage en Egypte, le statut MNNA octroyé à la Tunisie ne peut pas nécessairement se traduire par les réformes sécuritaires nécessaires à la stabilité à long terme.

Cette préoccupation est loin d’être sommaire et hâtive et son impact est visible dans toute la région. Mais en dépit de cette tendance malheureuse, les investissements américains en aide militaire et de sécurité sous le président Obama n’ont jamais été inférieurs à 73 pour cent de l’aide globale à la région. A l’inverse, les crédits pour la démocratie et les programmes de gouvernance ont maintenu une faible moyenne de 4,8 pour cent de la programmation globale au Moyen-Orient et Afrique du Nord tout au long de la présidence d’Obama. Cette tendance met en évidence le déséquilibre asymétrique entre l’aide à la sécurité et les urgentes réformes économiques et de gouvernance nécessaires pour barrer aux  communautés marginalisées la route de la radicalisation.

A moins que les tranches de dépenses de défense et de sécurité aillent de pair  avec une pression sur les États bénéficiaires pour faire progresser les réformes dans les domaines de la sécurité et de la  gouvernance, les États-Unis continueront de jeter l’argent par les fenêtres  dans les Etats partenaires fragiles mais encore importants tels que la Tunisie. Le soutien du secteur de la sécurité de la Tunisie doit porter sur davantage  que de rapides expéditions d’armes et d’accès aux armements et à la formation. Au lieu de cela, les États-Unis doivent  conditionner leur aide à des améliorations mesurables en matière de professionnalisation et de réformes de gouvernance.

Un objectif réalisable, si…

L’augmentation de l’assistance à la sécurité, en l’absence du renforcement des conditions de reddition des comptes, la protection des droits de l’homme et les réformes institutionnelles ne conduiront qu’à une nouvelle répression et à la méfiance. Cet objectif est réalisable si le gouvernement s’emploie activement à révoquer les agents et les fonctionnaires impliqués dans des pratiques de corruption et / ou des violations des droits de l’homme. Le renforcement de la  sécurité globale de la Tunisie dicte au gouvernement de restaurer sa  confiance auprès des  citoyens, en particulier parmi les  régions et les communautés marginalisées.

L’article se conclut sur des propos tenus par le « pionnier «  de l’insurrection menée par Al – Qaïda en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui qui avait affirmé que « si la ville côtière tunisienne de Ben Gardane était située à côté de Fallujah, l’AQUI, la filiale locale d’Al-Qaïda aurait libéré l’Irak ». L’évaluation plutôt optimiste de Zarqaoui s’est avérée inexacte, mais il est difficile d’ignorer son regard prémonitoire sur la transformation des villes et des communautés les plus marginalisées de la Tunisie en puissant réservoir pour jihadistes à l’étranger. Que six mille Tunisiens de villes telles que Ben Gardane aient  contribué à l’ascension notoire de Daech,  cela est suffisant pour être motif d’inquiétude. Les deux dirigeants américains et tunisiens doivent reconnaître que les lacunes en matière de gouvernance constituent la menace la plus urgente pour la démocratie inachevée de la Tunisie, et réagir en conséquence, conclut le National Interest

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Les États-Unis et l’Union européenne ont engagé , mardi, une réflexion  sur les stratégies futures pour voir comment ils peuvent aider davantage la Tunisie à faire face aux  défis économiques et de sécurité qui mettent à mal sa  démocratie naissante.

Un  forum organisé par le Centre Rafik Hariri pour le Moyen-Orient s’est penché sur le  thème « Une nouvelle stratégie transatlantique pour une Tunisie démocratique » axée sur la future aide économique et sécuritaire ainsi que sur le soutien à la faible démocratie en Tunisie.

Les experts ayant participé  à la table ronde ont indiqué que les États-Unis et l’UE devraient faire de la  Tunisie une priorité.

L’experte Amy Hawthorne, co-auteur d’un rapport sur la question, a soutenu que la Tunisie n’avait pas besoin d’argent pour relever ses défis actuels, mais  plutôt d’être une priorité  à la fois pour les Etats-Unis et  l’UE.

Un autre expert et également co-auteur du rapport, Karim Mezran, a souligné les défis démocratiques qui assaillent la Tunisie, avertissant de l’effondrement des partis démocratiques dans le pays alors que les partis islamistes, principalement Ennahdha montent en flèche. Il a exhorté les Etats-Unis et l’UE à soutenir les partis démocratiques, car les ennemis de la démocratie en Tunisie, ne sont pas du petit nombre.

Andrea Gamba, du Fonds monétaire international, a relevé  l’inexistence d’un modèle économique approprié dans le sillage de la révolution de 2011. Le pays a besoin de réformes structurelles en lieu et place des politiques d’aide  macro-économique adoptées par l’UE.

L’UE, même si elle  est déterminée à délivrer la Tunisie de son marasme économique, est fortement résolue à l’aider à surmonter son instabilité sécuritaire, a affirmé Nick Westcott, responsable de la politique du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord  au sein de l’UE.

Le diplomate a également fait valoir que l’Union  européenne et les États-Unis peuvent faire mieux pour aider la Tunisie à sécuriser son territoire.

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La Chambre de Commerce Américaine de Tunis a accueilli le 25 mai 2016 une délégation du Conseil américain des jeunes leaders politiques (ACYPL), qui effectuait sa troisième visite en Tunisie ( 2012 et 2014 ).

Les membres de cette délégation ont été accueillis par le président de la Chambre, Khaled Babbou ainsi que des membres du Bureau de l’AmCham. Cette rencontre a permis à la délégation de discuter avec des représentants du secteur privé, et d’avoir une idée sur l’environnement économique/des affaires en Tunisie.

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Longtemps réfractaire à cette idée, le Mexique a finalement donné son accord à l’extradition de Joaquin « El Chapo » Guzman vers les États-Unis. Mais le baron de la drogue, qui avait humilié l’an dernier le gouvernement avec sa spectaculaire évasion, va faire appel. Le puissant chef du cartel de Sinaloa a été informé vendredi « des accords par lesquels le gouvernement du Mexique concède son extradition internationale au gouvernement des États-Unis » pour y être jugé, a annoncé le ministère des Affaires étrangères mexicain dans un communiqué.

Guzman s’était évadé de sa prison en juillet 2015, avant d’être repris en janvier. Il est poursuivi au Texas et en Californie notamment pour trafic de drogue et homicide, rappelle le ministère qui souligne avoir obtenu des autorités américaines la garantie « que la peine de mort ne sera pas appliquée ».

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Le chef du gouvernement Habib Essid a reçu, vendredi, au Palais de la Kasbah Jacob Walles et Thierry Wolf, respectivement, conseiller spécial sur les combattants étrangers et envoyé spécial adjoint pour la coalition internationale de lutte contre « Daech ».

La réunion s’est déroulée en présence de l’ambassadeur des Etats-Unis à Tunis Daniel Rubinstein, a indiqué la présidence du gouvernement sur sa page « Facebook » sans donner plus de précisions.

Le président de la République Beji Caid Essbsi avait annoncé, en septembre dernier, l’adhésion de la Tunisie à la coalition internationale contre l’organisation de Daech.

L’annonce a été faite à New York dans une déclaration prononcée en son nom par le chef du gouvernement Habib Essid.

« La Tunisie examine actuellement les domaines de sa contribution dans la coalition internationale. Nous veillons à participer activement dans la mesure des moyens disponibles dans certains domaines », écrit le président de la République dans la déclaration.

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Du matériel et des équipements militaires américains ont été livrés, jeudi, à la Tunisie lors d’une cérémonie organisée à la base militaire d’El Aounia.

Selon les déclarations faites jeudi par le ministre de la Défense nationale, Farhat Horchani,  les États-Unis d’Amérique ont doté la Tunisie Tunis d’équipements militaires qui consiste en des avions de contrôle et de reconnaissance de type « Maules » ainsi que des véhicules tout terrain de type « Jeep » qui communiquent entre eux afin d’échanger des informations.

De son côté, la sous-secrétaire adjointe à la défense US, Amanda Dory, a indiqué  que cette action traduit la détermination des États-Unis à consolider le partenariat avec la Tunisie et « à l’aider à faire face aux différentes menaces qui pèsent sur elle ».

Pour Farhat Horchani, ce matériel est de nature à renforcer les capacités de l’armée en matière de protection des frontières terrestres et maritimes et de lutte contre le terrorisme et les crimes organisés.

Selon la responsable américaine, les avions livrés à la Tunisie aideront le pays à identifier les positions des terroristes qui tentent de franchir les frontières » a-t-elle soutenu.

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Aux États-Unis, un Noir est devenu chef de la police de Ferguson, théâtre de manifestations antiracistes, exacerbées par la mort d’un Afro-américain.

Le journal Afric.com a rappelé que Michael Brown, un Noir âgé de 18 ans a été abattu par un policier blanc, en banlieue de Saint Louis qui avait été le théâtre de manifestations et d’émeutes qui ont secoué les États-Unis et ému le monde entier et a rappelé, également, qu’un autre drame s’était produit le 9 août 2014, où un autre « black » avait été abattu suscitant d’autres émeutes mettant en évidence des erreurs de jugement et d’attitude des forces de l’ordre.

Dans ce contexte de tensions « antiraciste », c’est un homme noir qui a pris la direction, lundi dernier, de la police de la ville américaine de Ferguson, moins de deux ans après la mort d’un jeune Afro-américain tué par un policier blanc. Mort qui avait déclenché des manifestations d’envergure nationale. Ferguson a la particularité d’avoir les deux tiers des habitants qui sont des Noirs.

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le ministre syrien de l'Information Omran al-Zoabi a déclaré

La Russie et les Etats-Unis, qui coprésident le Groupe international de soutien à la Syrie, disent constater des progrès en matière de cessation des hostilités et des améliorations dans l’accès humanitaire aux populations.

Dans un communiqué conjoint diffusé lundi, les deux puissances disent qu’il demeure des difficultés dans plusieurs zones pour parvenir à un arrêt des combats et que puisse être acheminée l’assistance aux civils dans les régions assiégées.

« Nous avons décidé de confirmer à nouveau notre engagement à la cessation des hostilités en Syrie et d’intensifier les efforts pour qu’elle puisse s’appliquer au niveau national », précise le communiqué.

Américains et Russes se félicitent en outre des efforts accomplis qui se sont traduits, selon eux, par une baisse significative de la violence dans la région côtière de Lattaquié et celle de la Ghouta orientale, près de Damas.

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La Commission mixte économique  tuniso-américaine réunie vendredi à Washington, sous la présidence de la sous-secrétaire d’Etat pour la croissance économique, l’énergie et l’environnement Catherine A. Novelli et le ministre tunisien de la Formation professionnelle et de l’emploi Zied Ladhari ont souligné le partenariat économique croissant entre les deux pays,  ainsi que l’engagement du secteur privé dans le redressement de l’économie tunisienne, affirme un communiqué commun rendu public à l’issue de la réunion.

Les gouvernements et le secteur privé se sont engagés à soutenir les initiatives dans trois secteurs clés, à savoir l’agroalimentaire, les petites et les moyennes entreprises, et  l’information et les  technologies de la  communication. Les deux gouvernements ont réaffirmé leur attachement à la promotion du développement social et économique en Tunisie dans le cadre du partenariat stratégique entre les deux parties.

Centres d’excellence dans l’agroalimentaire

Les départements d’Etat et du Commerce  des USA  ont exprimé leur engagement à parrainer des tournées agricoles et commerciales au cours des 12 prochains mois permettant de s’informer des   opportunités agro-commerciales des États-Unis et de promouvoir l’accès au marché. Elles  viendront compléter l’ensemble des ateliers  prévus en Tunisie par le Bureau du Représentant américain du commerce sur les exigences du Système généralisé de préférences (SGP).

Les États-Unis, à travers le Projet de réformes des entreprises et de la compétitivité (BRCP), financé par l’Agence américaine pour le développement international (USAID), se sont engagés à  fournir une formation ciblée et un soutien technique pour faciliter les exportations à fort potentiel.

Les ministères tunisiens de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce se sont engagés à collaborer avec le secteur privé pour mettre en place une feuille de route de trois ans pour améliorer l’accès au marché et le commerce bilatéral. L’USAID a promis d’apporter une assistance technique.

La Chambre américaine de commerce en Tunisie (AmCham Tunisia)  et le Partenariat pour un nouveau départ (PNB) ont  promis de créer trois centres d’excellence pour les céréales, l’huile d’olive et les fruits et légumes, et d’utiliser l’expertise acquise dans l’agro-industrie pour promouvoir l’accroissement du commerce.

Les  Jeunes professionnels tunisiens américains se sont engagés à fournir un webinaire de formation sur l’aptitude à l’exportation dans les 12 mois.

Facilitation des affaires

S’agissant du renforcement des petites et moyennes entreprises (PME), le gouvernement tunisien,  à travers le ministère de l’Emploi, a accepté de former et de diriger un comité de coordination interministériel/secteur privé  pour la création d’un site Web au cours des six prochains mois  décrivant les processus administratifs en faveur des PME, à commencer  par l’enregistrement des entreprises. Le site devra évoluer vers un portail d’enregistrement des entreprises en ligne et un guichet unique avec des liens vers les ressources financières et les possibilités de mentorat fournies par le secteur privé. L’USAID offrira son concours financier à travers le  BRCP.

Le Fonds tunisiso-américain de l’entreprise s’est engagé à lancer un rapport sur la facilitation des affaires au cours des  six prochains mois. Le Gouvernement tunisien a promis de suivre  les recommandations du rapport.

L’USAID a annoncé la création de 6015 emplois durables dans le  secteur privé, l’année  dernière année, et s’est engagé à en créer 6.500 autres au cours des 12 prochains mois à travers le BRCP.

La Chambre américaine de commerce en Tunisie  et le Partenariat pour un nouveau départ ont promis de créer un laboratoire pour les exportations des  PME au cours des six  mois à venir  et d’organiser une autre série de « journées de soutien aux PME ».

Croissance du secteur tunisien des TICs

Le ministère tunisien des Technologies de la Communication et de l’économie numérique s’est  engagé de soumettre à l’Assemblée des représentants du peuple une nouveau Code des télécommunications et de la communication numérique dans les six mois à venir, d’élaborer un programme de coaching avec le secteur privé pour faciliter l’entrée des investisseurs américains dans le  marché tunisien, et l’ouverture d’une représentation du programme « Tunisie Intelligente » à  Silicon Valley .

Le Gouvernement tunisien est engagé à connecter 60% des Tunisiens à l’Internet d’ici 2018.

Le gouvernement américain s’est engagé à identifier l’expertise technique dans le cadre de l’Initiative « Global Connect » en vue de soutenir la mise en œuvre de la Stratégie de la Tunisie numérique, et d’identifier les opportunités de partenariat pour aider le gouvernement tunisien à  connecter tous ses citoyens.

La Chambre américaine de commerce en Tunisie  et le Partenariat pour un nouveau départ ont promis  d’ouvrir une branche à Silicon Valley à la fin de 2016, afin de reproduire le concept de formation dispensée par le « Tunisian Business School Smart Center » dans d’autres universités tunisiennes, et mettre en œuvre un programme de formation de trois mois pour le développement des compétences au cours de  12 prochains mois.

Les parties, tunisienne et américaine, ont marqué leur engagement à approfondir les relations  économiques et de  coopération entre les États-Unis et les secteurs public et privé tunisiens. En tant que mécanisme de suivi, les deux parties ont convenu de créer deux centres de liaison, l’un au Département d’Etat, et l’autre au  ministère tunisien des Affaires étrangères, conclu le communiqué commun de la commission économique mixte tuniso-américaine.

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La Commission mixte économique Tunisie-États-Unis  tient ce vendredi sa première réunion à Washington. La délégation gouvernementale tunisienne est conduite par le ministre de la Formation professionnelle et de l’emploi, Zied Ladhari, et celle des USA par la sous-secrétaire d’Etat pour la croissance économique, l’énergie et l’environnement, Catherine A. Novelli .

En novembre 2015, les États-Unis et la Tunisie avaient  annoncé qu’ils convoquaient  cette réunion inaugurale pour compléter le dialogue stratégique entre les deux pays. Les discussions de Washington portent sur les moyens de soutenir les initiatives qui font avancer les réformes  économiques en Tunisie, la compétitivité et la croissance globale  à travers des pourparlers politiques et la mise au point des programmes d’aide. Les États-Unis entretiennent déjà des relations économiques importantes avec la Tunisie, et la Commission économique mixte en facilitera  davantage le développement.

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Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a confirmé lundi que Moscou et Washington ont approuvé un système de surveillance de la cessation des hostilités en Syrie.

Lors d’une conversation téléphonique avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry,  Lavrov a affirmé que les forces de l’opposition syrienne modérée devraient quitter les positions contrôlées par des groupes terroristes.

Selon le ministre, le retrait rapide des forces de l’opposition modérée est à même de bloquer les canaux permettant aux extrémistes de renforcer leurs positions.

« Nous avons convenu avec les Américains d’utiliser leur influence auprès de ces bons membres de l’opposition, afin que personne ne puisse empêcher la destruction de Jabhat al-Nosra », a expliqué M. Lavrov dans une transcription de l’entretien sur le site web du ministère russe des AE. Il a averti que le groupe terroriste Jabhat al-Nosra avait tenté de contrôler les groupes qui ont rejoint le cessez-le-feu.

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Les attentats successifs qui ont frappé la Tunisie en 2015 ont amené les États-Unis à lui ouvrir les  vannes de l’aide militaire, selon le magazine bimensuel américain « Foreign Policy ».

Trois semaines après l’attaque du Bardo, Washington a annoncé le triplement des dépenses tout en assurant la formation des forces armées tunisiennes. L’annonce est venue dans la foulée d’une coopération  militaro-sécuritaire croissante. Au nom de sa lutte contre le terrorisme, la Tunisie a reçu ou recevra en 2016 des équipements militaires et  sécuritaires d’une valeur d’au moins  81,9 millions de dollars,  dont 12 hélicoptères Black Hawk, dont huit doivent être livrés cette année, ainsi que des missiles Hellfire , des mitrailleuses , des lunettes de vision nocturne, et bien plus encore.

La Maison Blanche a demandé un budget de quelque 100 millions $  au titre de l’ aide militaire à la Tunisie en 2016, soit une augmentation de 200 pour cent par rapport à 2014, année au cours de laquelle  les États-Unis ont fourni une aide de 32,9 millions $, selon l’Observatoire de l’Assistance Sécuritaire , un programme du Centre de politique internationale  (CIP) chargé du suivi des programmes d’aide des États – Unis en matière de défense dans le monde entier. Et cela représenterait une augmentation de 350 pour cent par rapport aux chiffres d’avant la révolution.

L’octogénaire Caid Essebsi, cependant, ne peut pas simplement être intéressé par la lutte contre le terrorisme; il formerait également le projet de faire reculer les acquis démocratiques réalisés par la Révolution de jasmin en Tunisie. L’accent mis par  États-Unis sur le renforcement de ses  relations militaires avec Tunis ne fera qu’augmenter les capacités répressives du gouvernement, estime le magazine.

Caid Essebsi, qui a servi sous le premier président de la Tunisie, Habib Bourguiba, à la tête du répressif du  ministère de l’Intérieur du pays, et en tant que président du parlement sous Zine el-Abidine Ben Ali,  est arrivé au pouvoir suite aux élections présidentielles tenues fin 2014. Il a capitalisé sur une vague de frustration populaire due aux échecs des islamistes qui gouvernaient alors le pays et  aux crises  économiques et sécuritaires en cours. Mais « son gouvernement a été critiqué par les militants et les défenseurs des droits de l’homme qui l’accusent de sévir contre tout le monde, de perpétuer les violences policières , et d’absoudre les anciens responsables du régime ».

Une loi anti-terroriste adoptée sous la houlette de Caïd Essebsi accorde aux  forces de sécurité de vastes pouvoirs de surveillance, étend la détention sans procès pour les suspects de terrorisme, et permet aux tribunaux de tenir des audiences à huis clos. En outre, il a présenté au Parlement un projet loi sur la  réconciliation blanchissant les fonctionnaires et les hommes d’affaires qui  ont commis des crimes financiers sous le régime Ben Ali.

Malgré les signaux d’avertissement, les Etats-Unis ont salué la Tunisie, la désignant  pays allié majeur non membre de l’OTAN,  ce qui se traduit par une plus grande aide en matière de  défense et  par l’examen  et l’approbation plus rapides du financement militaire.

Lorsqu’on lui a demandé si le flux croissant de matériel militaire vendu ou offert à la Tunisie pourrait être utilisé à des fins de répression interne, un responsable du département d’Etat américain a répondu  dans un courriel que  «lorsque l’Administration américaine a eu connaissance de  rapports sur des abus; nous avons exhorté le gouvernement à s’en saisir. Nous croyons également que les Tunisiens réalisent que la réponse aux préoccupations soulevées, le respect des droits de l’Homme, et l’adhésion à la primauté du droit sont essentielles pour le  maintien des acquis démocratiques durement réalisés. L’amélioration de la reddition de comptes chez les services de sécurité et la promotion de l’État de droit sont importantes à cet égard « .

Interrogé pourquoi le Département d’Etat continuerait à accorder de l’aide militaire à la Tunisie en dépit des allégations de mauvais traitements, le haut fonctionnaire a écrit: «Bien que je tienne à éviter de m’engager sur des  conjectures et hypothèses, je note, en général, que nous considérons une grande variété de facteurs chaque fois que nous évaluons notre aide étrangère à d’autres pays « .

La sécurité avant la démocratie

Le gouvernement tunisien, cependant, peut  accorder  la priorité à la sécurité au détriment de la  démocratie. Le budget du ministère de la Défense a été renforcé  plus rapidement que tout autre entre 2011 et 2016, enregistrant  une croissance de 21 pour cent par an en moyenne. Une loi de finances complémentaire adoptée en juillet ici à 2015, suite à l’attentat de Sousse, a augmenté le budget de la défense de plus de 153 millions $. Bien qu’il puisse s’agir d’un montant dérisoire au regard des dépenses budgétaires aux États – Unis, le chiffre représente environ 7,3 pour cent de l’ensemble du budget du ministère de la Défense pour 2016.

Y a-t-il un bureau de Lockheed en Tunisie ?

Avec l’augmentation des dépenses de défense, les achats militaires et la dépendance vis-à-vis des  armes américaines semblent en passe de devenir une tendance. Il semble que les industriels de la défense soient déjà en lice.  Lockheed Martin a ouvert un bureau, « Lockheed Martin Global, Inc. – Succursale de Tunisie, » selon le Registre de Commerce de  l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle, un organisme public dont la mission est «d’entreprendre toute action relative à la normalisation, la qualité des produits et services, ainsi qu’à la protection de la propriété industrielle. »

Selon une annonce sur le registre d’affaires tunisien en date du 25 août 2015, l’objectif de la succursale Lockheed Martin sera « le soutien,  la recherche, la conception, le développement, la fabrication,  les produits d’intégration, les services et les systèmes de technologie de pointe. »

Lockheed Martin a nié l’ouverture d’un bureau à Tunis. John Neilson, directeur des communications de Lockheed pour l’Europe, le Moyen-Orient, et en Afrique, a écrit dans un courriel à « Foreign Policy »: « Lockheed Martin n’a pas un bureau à Tunis, et il n’y a pas de plans pour en ouvrir un. »

Neilson a ajouté que le matériel de défense vendu à la Tunisie n’a pas été directement fourni par Lockheed , mais par le biais du programme Foreign Military Sales ( Programme des ventes militaires étrangères des États-Unis), ce qui signifie que c’est  Lockheed Martin qui fabrique  le matériel, mais c’est  le gouvernement des États-Unis qui fournit l’aide. Les activités de Lockheed en Tunisie, a-t-il écrit,  « concernent essentiellement la fourniture d’une capacité de soutien à la clientèle» pour des produits tels que les avions de transport aérien tactique C-130J Hercules, qui sont utilisés par l’Armée de l’air tunisienne.

Des rapports récents, cependant, affirment que Lockheed Martin faisait partie d’une délégation commerciale à Tunis  organisée, le 14 avril,  par la Chambre nationale arabo-américaine du Commerce et de la Chambre de commerce américaine, comprenant de très nombreuses entreprises américaines opérant dans le secteur de la défense.

Une aide sous conditions !

L’aide militaire américaine à laquelle Neilson fait référence est en effet censée être assortie de conditions. La porte-parole du ministère américain de la Défense, Michelle Baldanza, a affirmé à Foreign Policy que le Pentagone mettra fin à l’ aide militaire en cas de coup d’ Etat , mais s’est abstenue d’évoquer la possibilité de répression interne. Baldanza ajoute que dès lors qu’un coup d’État a lieu, les États-Unis seront  légalement tenus de mettre fin à l’aide en matière de sécurité.

Réagissant aux informations selon lesquelles Lockheed Martin a ouvert un bureau en Tunisie, William Hartung, expert en politique étrangère et en sécurité nationale étrangère au Centre de politique internationale a déclaré que « le  fait que [les industriels de la défense] aient  ouvert un bureau à Tunis signifie qu’ils ne restent pas les bras croisés. Ils vont essayer de nouer des relations avec l’armée tunisienne. « 

Alors que les deux intervenants dans les ventes d’armes – l’industrie privée de la défense et le gouvernement des États-Unis – ont des motifs différents, ils permettront la réalisation des objectifs des uns des autres dans la région, a-t-il souligné.

« Le Pentagone va aider les industriels à vendre leurs produits  en disant aux gouvernements étrangers : « Vous devriez acheter américain. … Vous n’achetez pas uniquement une  arme, mais une relation avec les Etats-Unis « 

Et tandis que les ventes d’armes par les fabricants  américains à des gouvernements étrangers doivent faire l’objet d’un examen rigoureux par le Congrès pour s’assurer que le matériel ne sera pas utilisé à des fins de violation des droits, l’attribution à la Tunisie du statut d’allié majeur non membre de l’OTAN devrait changer la donne. Cette désignation induit un financement additionnel  pour des projets communs de recherche et de développement et de lutte contre le terrorisme, en accordant à  la Tunisie la priorité sur d’autres pays en termes de livraison de matériel militaire vendu à un coût réduit. Plus important encore, sous ce statut, les restrictions sur l’affectation des équipements militaires américains seront également réduites.

«La conséquence la plus remarquable du nouveau statut attribué à la Tunisie est que [les Etats-Unis] autoriseront l’accélération des livraisons d’armes et le Congrès aura moins de temps pour les examiner», a déclaré Hartung. En cas de répression interne,  même si les responsables du Département d’Etat disent regretter les violations commises,  ils vont continuer leur relation [militaire]. »

Le Congrès aura désormais à examiner plus de ventes d’armes la Tunisie qu’il ne l’avait jamais fait  auparavant. Au-delà des 99 millions $  demandés par la Maison Blanche en 2016, les ventes d’armes directes à la Tunisie ont augmenté de 63 pour cent entre 2010 et 2014, étant noté que les données ne sont pas disponibles sur les ventes effectuées depuis.

«L’enveloppe de 100 millions $ demandée ne représente pas le montant total alloué à la Tunisie », a déclaré, pour sa part,  Seth Binder, analyste à l’Observatoire de l’aide sécuritaire. « Il y a d’autres lignes de fonds en circulation utilisés pour financer les forces armées à l’étranger», comme l’occulte  Fonds des partenariats antiterroristes (CTPF), un programme de financement du Pentagone destiné à la formation des  forces armées étrangères dans le cadre de la lutte antiterroriste.

La Maison Blanche a demandé 1 milliard $ pour le CTPF en 2017. Alors qu’une partie de cet argent va à la Tunisie,  on n’en connaît pas le montant exact, souligne Seth Binder. Au mieux, il est établi que le  compte régional de l’Afrique du Nord et de l’Ouest a reçu plus de 225 millions $ et un montant supplémentaire de 125 millions $. Mais le Congrès n’enjoint pas au ministère de la Défense d’expliquer la répartition des financements par pays.

« En tant qu’allié puissant, il est fort probable que la Tunisie soit un important bénéficiaire de ces fonds. Chaque année, le Pentagone fournit une justification du budget, se limitant cependant à évoquer les répartitions  régionales  sans préciser à  quel pays va l’argent, a ajouté Binder qui estime que « l’essentiel des fonds alloués à la Tunisie vont à l’institution militaire plutôt qu’au ministère de l’Intérieur, tristement célèbre pour sa corruption et la répression des opposants politiques sous le régime de Ben Ali ». Il n’en demeure pas moins, souligne-t-il, que «  des fonds vont à d’autres secteurs, ce qui constitue un motif de préoccupation ».

Binder doute que la petite armée tunisienne  « historiquement marginalisée et sous-équipée par la volonté des  dirigeants tunisiens qui craignaient un coup d’Etat militaire – ait la capacité d’absorber toute l’aide fournie. Si les fonds sont distribués inefficacement, ils pourraient devenir matière à corruption dans un Etat où la corruption et la fraude ont été les principaux facteurs à l’origine de la révolution de la Tunisie.

« La plus grande préoccupation, tient, cependant, à l’effet que [l’aide militaire des États-Unis] aura sur l’armée tunisienne », a déclaré Binder.  » Conduira-t-elle à la politisation de l’armée?, s’est-il demandé, cité par Foreign Policy.

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