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Municipales : Avec des élus qui ont d’autres chats à fouetter, c’est mal barré!

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Des élections municipales dans les délais, l’Instance supérieure indépendante pour les Elections (ISIE) ne cesse de nous les garantir. Cette rengaine a certes le mérite de tenir en respect les oiseaux de mauvais augure, qui commencent déjà à clamer que le pays n’est pas prêt pour ces échéances ô combien importantes pour la vie de nos villes, et de la nation. D’ailleurs 8 partis politiques se sont fendus d’un communiqué pour appeler les autorités à différer le scrutin. Ce à quoi l’ISIE a rétorqué Niet. Mais encore faut-il qu’elle ait les moyens de ses ambitions. Et quand ces moyens sont entre les mains de nos chers députés, qui ont manifestement d’autres chats à fouetter en ce moment (comme le fait de cuisiner et de canarder le chef du gouvernement, d’ailleurs la séance de “torture”, qui a commencé ce matin du lundi 11 août, est toujours en cours à l’heure où on écrit ces lignes!), l’affaire peut prendre très vite des allures de voeu pieux…

L’Instance supérieure indépendante pour les Elections (ISIE) a adressé, lundi, une correspondance à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour demander des éclaircissements au sujet de la date du comblement des vacances au sein de l’ISIE, a indiqué Anouar Belhassen, président par intérim de l’instance électorale.
Bien que l’ISIE n’interfère pas dans le travail des autorités politiques, notamment la présidence de la République et le Parlement, celle-ci s’engage à respecter le calendrier fixé“, a-t-il ajouté dans une déclaration à TAP.
D’après Belhassen, toute modification pourrait avoir des répercussions financières sur le processus des candidatures aux élections municipales allant jusqu’à un million de dinars.
Le président par intérim de l’ISIE a mis en garde contre les conséquences pouvant découler de tout retard dans l’organisation des municipales, prévues pour le 17 décembre 2017.
Le report sine die des municipales risque de nuire à l’intérêt suprême du pays au même titre que les intérêts des citoyens“, a-t- encore il souligné.

Selon Belhassen, la non promulgation avant le 18 septembre courant du décret présidentiel relatif aux élections municipales aura sans nul doute un impact négatif sur le calendrier de l’ISIE
Par ailleurs, Belhassen a indiqué que l’instance s’est réunie, vendredi dernier, en présence des représentants des huit partis politiques qui avaient appelé au report des municipales.
L’article 101 de la Loi organique n° 2014-16 du 26 mai 2014, relative aux élections et aux référendums stipule que la convocation des électeurs intervient par décret présidentiel dans un délai minimum de trois mois avant le jour du scrutin pour les élections législatives, régionales, municipales et présidentielle, et dans un délai minimum de deux mois pour le référendum.

Huit partis avaient affirmé, dans une déclaration commune, “l’impossibilité de tenir les élections municipales en décembre prochain” étant donné que “les conditions juridiques, logistiques et techniques ne sont pas encore réunies“.
Il s’agit d’Al-Massar, d’Al-Joumhouri, La Tunisie d’abord, Afek Tounes, Al-Badil, Machrou Tounes, le parti du Travail patriotique et démocratique et le parti Al-Watan Al-mouwahad.

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