Le président français, Emmanuel Macron, qu’on a vu danser au Sénégal, parader aux côtés de la star planétaire Rihanna et même s’exprimer dans la langue nationale, le Wolof, n’était pas là pour amuser la galerie ou pour se payer du bon temps. Il était surtout là pour ses petites affaires, avec beaucoup de sous à la clé. Alors qu’en Tunisie, où il était juste avant de débarquer au Sénégal, il a sorti son carnet de chèques et a dépensé, pas peu, à Dakar il a encaissé, et pas peu !
Macron a certes gratifié le Sénégal d’une visite officielle de 3 jours – du 1er au 3 février 2018 -, ce que les dirigeants du pays et leurs concitoyens ont beaucoup apprécié, mais les entreprises françaises ont également beaucoup apprécié ce voyage, et pour cause : Elles ont paraphé des contrats évalués à plus de 300 milliards de francs Cfa, rapporte MétroDakar. La France s’en sort finalement à peu de frais, à peine 47 milliards de Francs Cfa pour soutenir des projets locaux.
Dans le détail, le président français a octroyé à l’Etat sénégalais 15 millions d’euros (9,8 milliards de FCfa) pour bloquer l’avancée de la mer à Saint-Louis ; 25 millions d’euros (16 milliards de FCfa) pour retaper le patrimoine de la vieille ville et ancienne capitale du pays ; plus 12 millions d’euros (7 milliards Cfa) pour bâtir 17 collèges à Dakar, la capitale ; 41 millions d’euros (20,99) milliards Cfa pour tonifier les politiques publiques dans le domaine de l’approvisionnement en eau et l’assainissement. Voilà pour le Sénégal.
Vox Populi a chiffré les contrats engrangés par la France : Il y a d’abord l’acquisition par le Sénégal, pour 112 milliards de FCfa, de deux avions Airbus 330-900 neo. A ajouter au contrat lié à l’entretien du Train express régional (TER), plus de 100 milliards de francs Cfa. A noter que l’Agence française de développement (AFD) a injecté plus de 200 milliards de FCFa dans ce projet, que le Sénégal, devra, évidemment, rembourser, avec les intérêts. Enfin sachez que plus de 568 milliards de francs Cfa ont été investis dans le TER… des sous qui tombent directement dans les poches des boites françaises qui pilotent ce méga projet (Alstom, SNCF, RATP). Maintenant vous savez pourquoi Macron avait le sourire à Dakar…


















