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mardi 14 juillet 2020
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Baromètre EY : Les entreprises « dans une situation de précarité généralisée »

Lors de la première édition du baromètre de l’entreprise publiée en 2012, 100% des dirigeants interrogés ont estimé que le retour à la normale se ferait en moins de deux années, 70% ont même anticipé un rétablissement en seulement une année. Sept années plus tard, l’édition 2019 montre à quel point les entreprises tunisiennes se sont installées dans une situation de précarité généralisée avec 58% des répondants qui estiment que leurs activités seront menacées dans les deux ans qui suivent alors qu’ils n’étaient que 25% en 2015. Ce chiffre est de 68% pour les petites entreprises.

C’est un véritable signal d’alarme qui est lancé et le message est clair : après une longue période d’instabilité politique et sociale d’un côté et de conjoncture économique défavorable de l’autre, la capacité de résilience de l’entreprise tunisienne est sérieusement entamée. Ceci se reflète dans le moral et les anticipations des chefs d’entreprises dont 51% s’attendent à une détérioration de la situation politique et 56% à une détérioration de la situation économique en 2019.

Ces anticipations négatives de la conjoncture impactent naturellement leurs stratégies d’investissement et de développement avec seulement 35% des répondants qui déclarent une intention d’augmenter leurs investissements en 2019, alors qu’ils étaient 48% l’année précédente. Et après plusieurs années où la quasitotalité des répondants déclaraient des initiatives internes et/ou externes de développement, cette année 29% d’entre eux ne prévoient aucune initiative pour 2019.

Toutefois dans ce contexte difficile, les secteurs des TICs et de l’industrie automobile affichent une dynamique positive. 59% des dirigeants d’entreprises du secteur TIC et 48% des dirigeants d’entreprises de l’industrie automobile prévoient l’amélioration de leur chiffre d’affaires et ils sont aussi 48% à prévoir d’augmenter leurs investissements en 2019 pour les deux secteurs. Cette dynamique positive se reflète plus généralement pour les entreprises exportatrices dans le panel EY qui sont 58% à voir leurs liquidités augmenter entre 2017 et 2018, la dépréciation du dinar jouant en leur faveur.

Enfin et après le focus sur la transformation digitale lors du baromètre de l’année dernière, EY a adressé cette année la thématique de la succession et de la transmission dans les entreprises familiales, une phase critique dans la vie de l’entreprise à fortiori dans le contexte actuel. Pourtant 47% des chefs d’entreprises familiales n’ont jamais ou vaguement évoqué un plan de succession. Ce chiffre est de seulement 21% pour les grandes entreprises familiales dont l’effectif est supérieur à 200 employés, témoignant de leur forte conscience de l’importance de l’enjeu. A juste titre, car selon les études internationales jusqu’à 97% des entreprises familiales qui n’ont pas défini de politique de succession ne survivent pas au-delà de la 3e génération. Quel schéma et quel projet d’intégration de la prochaine génération ? À quel niveau managérial et surtout combien d’entre eux comptent rejoindre l’entreprise familiale ? Notre baromètre vous apporte des éléments d’éclairage.

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