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Imprévus et autres cadavres dans les placards, de «bonnes nouvelles» mais pas pour l’Etat !

La Tunisie de Kais Saïed et Hichem Mechichi, deux têtes d’un même Exécutif qui se détestent cordialement, dira dans quelques jours au-revoir ou adieu (Cela dépendra du Covid-19), à l’Annus Horribilis 2020. Et il n’y aura certainement qu’eux deux qui la regretteront.

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L’année de naissance (politique) de Saïed et de Mechichi et qui finit, n’aura finalement été qu’un gros fiasco politique, économique et financier, sous les yeux d’une population qui n’a jamais été aussi mécontente, aussi revêche, contestatrice de l’Etat de droit et de l’Etat tout court, demanderesse de tous les droits, tous et tout de suite, destructrice pour l’économie et les finances de l’Etat. 2021 sera-t-elle meilleure ? Pas si sûr. Avant même de finir, elle se présente mal par les cadavres qu’elle laisse nichés dans le budget de l’Etat, et qui risquent de pourrir toutes les finances de l’Etat. Revue des imprévus et des cadavres cachés :

  • Des projets de loi, hautement économiques, enterrés et renvoyés sine die

Deux projets de loi, terminés dans l’urgence par les commissions de l’ARP, et que cette dernière renvoie sine die pour 2021. Il s’agit de la loi sur la relance de l’économie, et le code des organismes d’investissement collectifs. Et même la séance plénière du 5 janvier prochain, l’ARP en a décidé ainsi, elle la consacrera à l’étude son propre règlement intérieur. On ne parlera pas des décrets d’application du Crowdfunding qui n’ont toujours pas été publiés, tout comme ceux de la loi sur l’économie solidaire et sociale qui devaient changer le visage de l’économie et les perspectives de l’investissement d’une Tunisie qui ne se décide toujours pas à changer de modèle de développement. C’est à croire que l’ARP et le gouvernement voudraient les laisser lettres mortes.

  • 10 mille nouvelles recrues à financer de nulle part

L’article 12 de la LF 21 sur la loi 38-2020 relative au recrutement. Un article de la LF qui ordonne le recrutement de 10 mille chômeurs « par une économie sur les budgets des ministères ». A part la Première  où l’on voit  un article de loi qui ordonne l’application d’une autre loi, ladite disposition évoque un financement des recrutements pour 2021, par économie sur les dépenses (Combien ? Personne n’a cherché à le savoir ou à le faire noter dans l’article 12) de budgets déjà votés. Une autre première de la LF 2021, qui a été votée à 115 voix par l’ARP. D’où seront-ils donc financés ? Nul ne le sait. Et c’est peut-être le moyen trouvé par un  gouvernement et des députés complices, pour ne pas appliquer cet article 12, et il ne sera pas le seul dans ce cas.

  • Ni les 80 MDT des Kamouristes, ni les 360 MDT des travailleurs des chantiers, ni les juges !

Entretemps, le chef de gouvernement continue de signer les augmentations salariales et rémunérations à tout bout de champ. Aux dernières nouvelles, il a signé pour une hausse des salaires pour les magistrats. Le montant en est tenu secret, et l’accord a été signé après la clôture du budget, pour 2020 et pour 2021. Comment le chef du gouvernement et le ministère des Finances comptent-il financer cette nouvelle augmentation, qui sera certainement suivie par une autre pour les greffiers des tribunaux ?

Mais là aussi, le gouvernement n’en est pas à son premier coup d’essai. Il avait déjà promis 80 MDT pour les Kamouristes de Tataouine, sans budgétiser cet engagement financier. Il ne l’a pas non plus fait pour les travailleurs de chantiers, auxquels le gouvernement avait déjà promis 360 MDT. Ni d’ailleurs pour l’échéance de l’affaire de la BFT et qui se chiffrera en Milliards de Dinars, et qui seront certainement une grosse imprévue pour le budget.

On pourrait nous répondre que tout cela a été budgétisé dans la rubrique « Divers et imprévus ». Or, cette rubrique du budget ne dispose pas de plus de 400 MDT, et est supposée être destinée à  ce qui n’était pas prévu. On pourrait les consacrer pour les juges. Qu’en sera-t-il alors des travailleurs de chantiers, des greffiers et autres demandes, tout aussi « imprévues » sans être répertoriées « divers », car devant être obligatoirement classées dans la rubrique « salaires ». Cela s’appelle mettre « la chéchia de l’un sur la tête de l’autre » !

  • Et pourtant, de bonnes choses pour les « Covidées »

Sur une radio privée, l’expert Walid Ben Salah attirait, samedi dernier, l’attention sur le fait que « après l’adoption définitive du budget 2021, de nouvelles mesures fiscales ont été prises, et qui aura immanquablement un impact financier direct sur les ressources de l’Etat ». Il cite à ce propos la baisse sur la retenue à la source, la prise en charge par l’Etat des cotisations des hôteliers, les 300 DT pour les travailleurs du secteur touristiques mis en chômage par le Covid-19. Autant de baisses en revenus et d’augmentations en dépenses, qui devraient accentuer les besoins en financement à inscrire dans la prochaine loi de finance complémentaire, pour une LF 2021 de seulement 3 mois. Et pourtant, et même si ce n’est pas pour l’Etat, 2021 apportera de … bonnes nouvelles. Pour les entreprises impactées par la pandémie du Covid-19, par exemple.

Elles seront exemptées du paiement du 3ème acompte 2020 qui devient exigible en décembre de cette année, tout comme tous les acomptes provisionnels pour tout 2021. Pour l’impôt dû au titre de 2021, les entreprises « Covidées » pourront faire déclaration de cet impôt, mais ne doivent le payer qu’à la fin mai 2022, et même sur 5 tranches sans pénalité ni avance, ce qui soulagera leurs trésoreries. Toujours pour les mêmes entreprises, les délais de bénéfice de la garantie de la Sotugar ont été prorogés jusqu’au 31 décembre 2021. Et tout cela, pourtant, aura un impact négatif sur les ressources propres attendues et prévues par l’Etat. Et cela reposera la question du financement étranger du budget 2021 !

1 COMMENTAIRE

  1. Ce qui est clair, c’est que notre pauvre pays est infesté de terroristes mercenaires, politiques, économiques, médiatiques et armés. Les uns et les autres se dissimulent derrière la religion, la démocratie, le droit de l’homme criminel, la liberté et le droit de la femme, pour servir les désirs de nos prédateurs qui les financent en vue de leur vendre notre pays au moindre cout. Ces mercenaires sont lancés dans un banditisme lucratif pour faciliter la faillite de nos sociétés nationales pour faciliter l’accès de leurs futurs acquéreurs sans trop de difficulté. Ils mettent tous les Tunisiens dans une situation de mendiants face à leurs prédateurs. Des Tunisiens mercenaires contre des Tunisien, vrais travailleurs et sincères contribuables aux efforts collectifs pour le meilleur de la Tunisie. C’est regrettable d’avoir sous le même drapeau des traitres qui sont en train de le saillir dans l’espérance qu’ils le fassent disparaître. Heureusement qu’ils sont dépassés en nombre et en qualité par les autres Tunisiens qui veillent en silence à la sécurité intégrale de leur chérie mère Tunisie. Notre secours ne nous viendra que de notre éveil collectif, ayant comme sources nos puissances intellectuelles et de notre mental de vainqueurs non défaitistes. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme (M. Lavoisier en matière d’énergie). L’essentiel est d’être conscients et d’avoir de compétents médias qui diffusent de l’optimisme pour vaincre les mercenaires et leurs manipulateurs. Ces traîtres ne sont ni plus intelligents, ni plus forts que le peuple Tunisien qui a intérêt à être plus conscient et plus avertis .

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