Jérusalem : Ce que Trump fera, son successeur le défera

Jérusalem : Ce que Trump fera, son successeur le défera

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Manifestement le concert mondial de désapprobations n’aura aucune prise sur le président américain, Donald Trump : Jérusalem sera, à ses yeux, la capitale de l’Etat hébreu. Il en fera l’annonce ce mercredi 06 décembre 2017, selon l‘AFP, piétinant des décennies de tradition diplomatique qui ont fait des USA un interlocuteur crédible aussi bien pour les Palestiniens que pour les Israéliens, plus ou moins à équidistance avec les causes des uns et des autres. Pourtant ce ne sont pas les mises en garde qui manquent !

La Chine, le Royaume-Uni, tous deux membres permanents du Conseil de sécurité et l’ONU ont embrayé sur les alertes de la Turquie, de la Jordanie, de l’Arabie saoudite, de la Ligue arabe… Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, “s’est exprimé à de nombreuses reprises, y compris sur ce sujet, et il a dit que nous devons tous nous montrer très prudents quant à ce que nous faisons“, a confié l’envoyé spécial de l’ONU au Proche-Orient, Nickolay Mladenov, lors d’une conférence à Jérusalem.
L’avenir de Jérusalem est quelque chose qui doit être négocié avec Israël et les Palestiniens assis côte à côte dans des négociations directes“, a ajouté Mladenov.

Pékin nourrit des inquiétudes sur “une possible escalade des tensions” dans la région.

Le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, a fait part de sa “préoccupation“, arguant que le sort de Jérusalem doit être négocié et que Londres ne suivra pas Washington sur ce coup.

Le Pape vient de déclarer à propos de ce projet de Trump : “Je ne peux taire ma profonde inquiétude (…). J’adresse un appel vibrant pour que tous s’engagent à respecter le statu quo de la ville, en conformité avec les résolutions pertinentes de l’ONU“, pour ne pas créer d’autres sources d’affrontements dans un monde qui n’en manque pas.

Trump nous a habitués à des projets complètement fous de ce type, comme le fait d’ériger un mur entre les USA et le Mexique pour stopper, selon lui, les hordes de migrants, trafiquants de drogue et autres criminels ; comme le fait d’interdire aux ressortissants de 7 pays l’accès au territoire américain, au motif, dit-il, qu’il protège ses concitoyens contre le péril terroriste ; comme le fait de déchirer l’Accord de Paris sur le climat ; le fait de réserver le même sort à l’Accord sur le nucléaire iranien, pour lequel Barack Obama s’est dépensé sans compter, etc. Mais là en touchant Jérusalem, il fait incursion sur un terrain qui cristallise les passions, ou plutôt les haines, depuis des décennies, au bas mot, avec des risques certains de déflagrations que seul l’étrange Trump ne voit pas… ou fait mine de ne pas voir pour on ne sait quelle raison. Mais une chose est certaine : Cette entreprise est tellement folle et dangereuse qu’on est à près sûr que le successeur du président américain défera ce qu’il aura fait.

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