Les mauvaises prédictions de la BCT sur le déficit énergétique

Les mauvaises prédictions de la BCT sur le déficit énergétique

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

” La balance énergétique, dont le déficit est devenu structurel et exorbitant, risque de se détériorer davantage, au cours des prochains mois en lien avec la montée des cours de pétrole qui ont franchi la barre des 75 dollars le baril “, révèle l’analyse de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur les échanges commerciaux de la Tunisie au 1er trimestre 2018 (T1) publiée, jeudi .

Le déficit s’est élargi de 199 MDT pour atteindre -1.382 MDT, alors que la balance des biens de consommation a affiché un excédent de 254 MDT après avoir enregistré des déficits successifs depuis le second trimestre 2015, précise le document.

Face à cette situation, la BCT appelle à la nécessité de la baisse de la production nationale en produits énergétiques, la mise en place d’un programme d’efficacité énergétique qui s’articule autour de la diversification des sources ; en l’occurrence l’exploitation des énergies renouvelables (solaires, éoliennes, etc…), la rationalisation de la consommation et l’accélération des investissements dans les domaines d’exploration et de développement.

Selon le même document, la reprise effective de la production et la commercialisation des produits phosphatés devient impérative afin de préserver les marchés extérieurs et conforter les flux en devises.

” Il est nécessaire de remédier au dérapage des importations des produits non essentiels à travers la poursuite de la dynamique engagée pour rationaliser la consommation, notamment, des produits importés et superflus qui n’ont aucun apport dans les chaînes de valeur nationales “, souligne la BCT.

Et d’appeler à mettre en place une démarche efficiente pour la levée des obstacles entravant la conquête du marché libyen et ceux des pays de l’Afrique subsaharienne (facilités de financement, assurance et transport…)

L’analyse de la BCT fait aussi ressortir une contraction du déficit commercial qui demeure élevé, et ce malgré la forte expansion des exportations d’huile d’olive et la poursuite de la bonne performance des ventes des secteurs des industries manufacturières.

” Le déficit commercial a enregistré une contraction de 5,8% ou 224 MDT par rapport à la même période de l’année 2017, pour revenir à 3.655 MDT représentant 3,4% du PIB (contre 4% du PIB une année auparavant) “, précise le document.

///Redressement de la balance alimentaire

L’analyse de l’évolution des échanges commerciaux, au cours du T1 2018, fait ressortir un fort redressement de la balance alimentaire qui a dégagé un excédent de 223 MDT, contre un déficit de -384 MDT, au cours de la même période de 2017, suite essentiellement à l’accroissement des ventes d’huile d’olive de 543 MDT pour s’élever à 777 MDT.

///Répartition géographique des exportations totales au cours du 1er trimestre de 2018

D’après le document, l’UE demeure la 1ère destination des exportations tunisiennes, surtout pour les ventes des produits industriels (74,4%) , contre une régression de la part des pays de l’UMA dans les exportations tunisiennes en relation avec la baisse de celles destinées à l’Algérie (-26,8%) et la hausse de la part des pays de l’Asie en lien avec la progression des exportations vers les pays de cette zone, notamment, la Chine (215 MDT contre 17 MDT lors du premier trimestre de 2017).

La Russie (-22,2%), la Turquie (+25,5%) et la Chine (+31,1) continuent à être les principaux fournisseurs de la Tunisie en produits miniers, matières premières et biens de consommation.

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