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Biat

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Malgré un contexte économique encore fragile, et un fort resserrement des liquidités sur le marché, l’encours des dépôts cumulé du secteur s’est élevé à 58,2 Milliards de dinars au 30-09-2018, en hausse de 4% par rapport à fin Décembre 2017 suite à l’intensification des efforts commerciaux des banques. Grâce à son réseau d’agences étendu (207 agences à fin 2017), la croissance la plus importante et la plus significative a été affichée par Attijari bank que ça soit en absolu (+797 MDT) ou bien en relatif (+13,3%) se détachant ainsi du reste de ses consœurs“. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par l’intermédiaire en bourse Mac Sa sur le secteur bancaire, en se basant sur les chiffres arrêtés au 30 septembre 2018.

Deux autres banques ont aussi réussi à dépasser la croissance sectorielle moyenne de l’encours des dépôts, à savoir la BT avec 9,4% et l’UIB avec 9,1%. En termes de parts de marché des dépôts, la BIAT occupe toujours la première place avec une part de 18,6%, suivie de loin par la BNA avec une part de marché de 12,9% et Attijari bank avec 11,7%.

En termes de structure, les dépôts à vue ont progressé de 3,9% et leur part dans l’ensemble de l’encours des dépôts est restée quasi inchangée par rapport à la fin de l’exercice 2017. Individuellement, on trouve que Attijari Bank a réalisé le plus important effort de collecte de dépôts à vue, soit 366,3 MDT (+13,6%) ce qui représente tout de même 43% de l’effort de collecte du secteur. La BIAT, la BT et la BNA ont été les autres principaux contributeurs à la hausse des dépôts à vue du secteur avec respectivement 151 MDT , 145,6MDT et 145,3 MDT alors que l’ATB, la BH et AB ont vu leur DAV baisser de 101,2 MDT, 4,.4 MDT et 2,1 MDT respectivement.

Les dépôts d’épargne ont par contre connu une progression plus importante, soit 7,4% favorisés par le relèvement du taux de rémunération de l’épargne par la BCT. Ainsi, les dépôts d’épargne ont gagné 100 points de base dans la composition des dépôts du secteur alors que les dépôts à termes et autres, qui sont onéreux pour les banques, ont augmenté d’à peine 0,8%. Ce trend a été hétérogène, puisque des banques comme l’ATB, la BIAT et surtout la BNA ont réduit leur encours de dépôts à terme, d’autres à l’instar de l’AB, Attijari Bank, la BH et l’UIB ont intensifié leur recours à ce mode de financement onéreux.

Malgré une économie sous pression, les banques ont continué à accroitre leur encours de crédits qui s’est élevé à 62,86 Milliards de dinars au 30-09-2019 contre 59,16 Milliards de dinars au 31/12/2017, marquant une progression de 6,2%. Quasiment toutes les banques ont enregistré une évolution positive des crédits, à l’exception de l’Amen Bank qui semble ralentir la cadence pour mieux assainir son portefeuille (même si le repli reste peu important). Alors que la STB et la BH ont enregistré des croissances à deux chiffres de leurs encours des crédits, soit 10,5% et 10,4% respectivement, les autres banques ont affiché des croissances moins accélérées. En troisième position, vient la BNA avec un taux de croissance des crédits de 8,2%, talonnée par Attijari Bank qui se place en quatrième position, avec une évolution des crédits de 6,7%.

En valeurs, ce sont les trois banques publiques qui ont le plus contribué à l’accroissement de l’encours des crédits avec respectivement 801 MDT pour la BH, 712 MDT pour la BNA et 641 MDT pour la STB. En quatrième position, on trouve la BIAT avec une contribution de 602 MDT.

La cadence de croissance des crédits supérieure à celle des dépôts s’est faite sentir sur le ratio Crédits/dépôts. Ce ratio indique la capacité des banques à financer elles-mêmes les prêts accordés. En-dessous de 100%, elles le peuvent intégralement, au-dessus, elles doivent trouver des financements extérieurs. A fin septembre 2018, la majorité des banques présente un ratio Crédits/dépôts au-dessus de 100%. Cet état des lieux pourrait entrainer le recours à des ressources financières plus coûteuses et par conséquent à une diminution des niveaux de rentabilité des banques de la place. D’ailleurs, les nouvelles règlementations des banques (ratio de liquidité en particulier) vont contraindre les banques à avoir un ratio crédits/dépôts de moins de 120%. La BCT vient d’émettre une nouvelle circulaire relative au nouveau ratio Crédits/Dépôts portant le numéro 2018-10 en date du premier novembre 2018. Les dispositions de la nouvelle circulaire entrent en vigueur à partir du dernier trimestre de 2018 par référence au ratio «Crédits/Dépôts» de fin septembre 2018.

Les banques sont tenues de respecter un ratio Crédits/Dépôts qui se situe à un niveau inférieur à 120% à la fin de chaque trimestre. La réduction à appliquer en cas de ratio supérieur ou égal à 122% à la fin d’un semestre donné sera de 2%. En cas de dépassement, les banques seront passibles d’une amende calculée sur la base du montant des créances en dépassement par rapport au ratio cible du trimestre. A priori, et sur la base des chiffres au 30/06/2018, 5 banques respectent ce ratio et notamment la BIAT et Attijari Bank qui disposent d’une structure de dépôts assez avantageuse, d’une capacité de mobilisation des ressources extérieures (notamment en devises) assez forte qui peuvent ainsi maintenir une politique de crédits plus expansionniste que leurs consœurs.

Pour les banques publiques, si on exclut les dépôts en devises, tel que requis par la circulaire de la BCT, les ratios de transformation Crédits/Dépôts seront plus importants que nos estimations.

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«Au premier semestre 2018, le résultat global des sociétés cotées a augmenté de 15,9% par rapport à la même période de 2017, pour atteindre un montant de 1,046 Milliard DT contre 0,903 Milliard DT. Ce résultat n’englobe que les 68 sociétés cotées qui ont publié leurs états financiers semestriels, parmi les 81 que compte la Cote. Sur les 68 sociétés, 42 ont enregistré des résultats bénéficiaires. Hors Carthage Cement, les sociétés qui composent le Tunindex20 ont accaparé 79% du résultat global, en croissance de 14,2%, avec un montant global de 822 MD contre 719 MD au premier semestre 2017», précise un rapport de la Bourse de Tunis.

732,356 MDT, tel était le montant des bénéfices des 10 premières entreprises du Tunindex, à la fin du 1er semestre 2018, selon des données publiées par la BVMT. Dans le Top 4, le brasseur SFBT national, la 1ère banque du pays qu’est la BIAT, devant le bras de l’Etat en matière d’investissements agricoles qu’est la BNA et en 4ème position le groupe à plus de 75 entreprises qui vient de construire la première usine robotisée. Les deux premières entreprises représentent aussi les deux plus grandes capitalisations du marché financier tunisien, avec une valeur totale de plus de 6 Milliards DT.

Il est facile de comprendre que la SFBT trône sur le podium, étant le 1er fabricant de bière en Tunisie, presque seul fabricant de sodas et d’autres marques d’eau minérale et autres, dans un pays qui consommait en 2016 une moyenne de 3,6 litres d’alcool par personne et où 85,5 % des hommes ont affirmé n’avoir jamais bu d’alcool, selon un rapport de l’OMS. Avec le reste des 14,5 %, selon l’OMS, on comprendrait que la Tunisie soit classée dans le Top 15 des plus grands buveurs du monde avec 26,2 litres par an, toujours selon l’OMS dans un précédent rapport en décembre 2014. On comprendrait aussi le résultat réalisé par la SFBT en seulement 6 mois avec un chiffre d’affaires de 174 678 655,906 DT à la fin mai 2018, dans la seule de la bière locale (3 autres MDT dans la bière à l’export et plus de 82 MDT dans les boissons gazeuses, en local et à l’export).

Ce qu’on comprendrait un peu plus difficilement, ce sont les résultats, toujours croissants, des banques, dans une conjoncture économique et financière des plus difficiles en Tunisie. Une partie de l’explication pourrait être les BTA qu’achètent les banques pour financer l’Etat. Des BTA achetés à un coût moindre que celui auquel ils sont rémunérés. L’autre explication pourrait être le recours du Tunisien au crédit bancaire, presque pour tout acheter, malgré la hausse des taux. Les banques travaillent certes avec «l’argent des autres», mais elles financent l’investissement, font travailler des milliers de personnes et contribuent à la création de milliers d’autres postes d’emploi. L’argent rapporte toujours plus d’argent. Cela, sans oublier ce que font pour la société les fondations créées par les banques, comme la Biat, la BNA et d’autres et qui en font, à la fin, des banques plutôt citoyennes.

Le cas du groupe Poulina est en quelque sorte plus facile. Son Main-Business est le poulet sous toutes ses formes. Mais il est aussi dans plusieurs autres activités de consommation, comme l’emballage, l’acier, le bois, les biens d’équipement et l’immobilier. Les revenus globaux du groupe ont augmenté, durant le 2ème trimestre 2018, de 20% par rapport à ceux de la même période 2017. Cette augmentation s’explique, selon PGH, par la hausse des ventes de tous les métiers du groupe, à l’exception du secteur immobilier. Le groupe est aussi un des plus grands investisseurs. «Les investissements réalisés, durant le 2ème trimestre 2018 ont atteint 42,3 Millions de Dinars contre 36,4 Millions de Dinars pour la même période en 2017. La plus grande partie de ces investissements, soit 37%, est affectée au métier produits de grande consommation (extension de l’usine de production des crèmes glacées et produits laitiers), 25% pour le métier intégration avicole, soit 11 Millions de dinars et 23% dans le métier matériaux de construction, soit 9,6 Millions de dinars», précise le groupe.

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Le 6 Novembre 2018, la BIAT a organisé une rencontre avec les médias à son siège social à l’occasion de la publication de l’étude réalisée sur l’état des lieux et le potentiel des industries culturelles et créatives en Tunisie. L’objectif de l’étude est de mieux cerner le secteur culturel, d’évaluer son potentiel de développement et d’identifier les actions prioritaires à mettre en place. Cette étude, initiée par la BIAT, a été préalablement présentée et débattue avec d’importants acteurs du secteur, lors d’un évènement organisé en juin dernier.

La BIAT a organisé une rencontre consacrée à la présentation aux médias de l’étude sur l’état des lieux et le potentiel des industries culturelles et créatives en Tunisie.

Méthodologie de l’étude

Plus de trente entretiens ont été menés avec des acteurs économiques, culturels, gouvernementaux, locaux et internationaux qui ont livré leurs observations du fonctionnement du secteur créatif ainsi que leurs visions des potentiels et freins économiques. L’analyse des statistiques disponibles est venue compléter ces entretiens avec un travail de benchmarking de pays aux configurations comparables à la Tunisie.

Principales conclusions et recommandations de l’étude

L’étude démontre clairement que les industries culturelles et créatives représentent un secteur porteur en Tunisie dont les potentialités restent peu exploitées :

  • Plusieurs projets culturels réalisées ont démontré l’intérêt que porte le public aux biens et services créatifs. La demande est bien réelle mais reste latente, d’où la nécessité de l’activer et particulièrement dans les régions.
  • L’industrie culturelle et créative tunisienne est portée par des talents et des créatifs de grande qualité. Cependant, l’accès aux produits culturels et créatif n’est pas toujours simple et l’information sur l’offre n’est pas toujours disponible. Aussi, les avantages qu’offre le canal digital ne sont pas pleinement saisis pour promouvoir et distribuer les biens créatifs.
  • L’Etat est aujourd’hui le premier investisseur et garant de la culture et de la créativité en Tunisie. Ce rôle nécessiterait aujourd’hui une actualisation pour prendre en compte les évolutions économiques, technologiques et sociétales. L’Etat gagnerait à jouer davantage le rôle de régulateur et de facilitateur à travers la révision du cadre juridique et administratif et du système de subvention.
  • L’investissement privé est nécessaire pour la redynamisation de l’économie créative tunisienne. Aujourd’hui, le manque de données et l’incompréhension des spécificités du secteur créatif limitent la confiance que peut avoir un investisseur privé. Plusieurs approches peuvent être considérées pour permettre aux privés de jouer le rôle d’investisseur et de mécène dont nous pouvons citer la diversification des revenus à travers la combinaison de plusieurs activités, la diversification des portefeuilles d’investissements créatifs etc…

Rôle de la BIAT dans le développement des industries culturelles et créatives

Au vu de cette étude, la BIAT a pris les devants pour contribuer à la définition et à la mise en œuvre des actions nécessaires à l’accompagnement de ce secteur, considéré comme un levier de croissance économique pour la Tunisie. Plusieurs actions ont d’ores et déjà été entreprises :

Tout d’abord, le lancement en juillet 2018 d’une offre dédiée au secteur du cinéma dans un objectif d’apporter aux producteurs un accompagnement sur mesure. Concrètement, l’offre de la BIAT s’articule autour de trois véhicules de financement : Un crédit d’accompagnement à la trésorerie à court terme, un crédit d’investissement à hauteur de 10% du budget global du film avec un plafond de 150.000 dinars et une formule de prise de participation dans le film à hauteur de 10% du coût global plafonnée à 50.000 dinars.

La BIAT a également parrainé plusieurs initiatives culturelles notamment celles qui contribuent à la démocratisation de la culture, à l’instar de la première édition du festival du cinéma méditerranéen Manarat. L’objectif est d’amorcer l’offre et de permettre aux tunisiens d’avoir un accès facile et souvent gratuit aux œuvres culturelles locales et régionales.

Pour sa part, Fondation BIAT pour la jeunesse s’apprête à lancer un projet destiné à soutenir l’émergence des industries culturelles et créatives en Tunisie. Le projet vise à identifier, soutenir et accompagner les meilleures initiatives créatives, permettant ainsi de contribuer activement au développement de ce secteur à fort potentiel. Pour rappel, la Fondation BIAT pour la jeunesse s’est donné pour principale mission la promotion de la jeunesse tunisienne à travers une quinzaine de projets concrets. A ce jour, plus de 35 mille jeunes tunisiens profitent de ses actions.

La BIAT s’est traditionnellement dotée de moyens pour explorer et comprendre les enjeux économiques des différents secteurs économiques en Tunisie. La connaissance des différents aspects du marché local et des potentialités sectorielles lui permettent de jouer pleinement son rôle dans le développement de l’économie nationale en tant qu’acteur financier et national majeur.

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Les états financiers intermédiaires de la Biat (Banque internationale arabe de Tunisie) font apparaître un total bilan de 13.984.562 mille DT et un bénéfice net de la période s’élevant à 102,388 MDT. La 1ère banque privée de la place et qui détient la plus grosse capitalisation du secteur et la seconde de toute la bourse affichait un PEB de 576,738 MDT et un PNB de 388,105 MDT, en hausse de 59,6 MDT par rapport au 1er semestre 2017, malgré une hausse de 67 MDT de ses charges d’exploitation. Cela ne l’empêchera pas de hausser ses bénéfices de 4,8 MDT.

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La capitalisation boursière représente la valeur marchande d’une société cotée et de ses capitaux propres. Elle résulte de la multiplication du nombre de ses actions par leur valeur boursière. Cette capitalisation boursière varie selon les variations des actions de la société sur le marché de la bourse. Les experts avertissent qu’elle «ne doit pas être confondue avec la valeur de l’entreprise (ou Enterprise value) qui intègre en prime la dette financière». Dite aussi Capi, dans le jargon du boursicoteur, elle équivaut théoriquement à la somme d’argent que devrait payer un acheteur lambda s’il voulait acquérir 100 % des parts d’une entreprise. «Dans les faits, ce dernier doit souvent accepter de débourser plus cher que le cours du marché. Pour inciter les actionnaires à lui céder leurs parts, il leur offre alors une prime de contrôle. Cette dernière varie généralement entre 20 % et 30 % de la valeur de l’action», pouvait-on ainsi lire sur les sites spécialisés à l’étranger. La capitalisation, essentiellement basée sur la valeur de l’action en bourse, signifie rentabilité, la confiance dans le secteur d’activité, la stabilité des résultats et volume des dividendes distribués chaque année et c’est aussi le flottant qui créé le désir d’acheter et hausse le prix de l’action.

En Tunisie à la fin du mois de juillet 2018 pour 81 entreprises cotes dont presque tous les grands groupes tunisiens, la capitalisation boursière, ou valeur des entreprises cotées, était de plus de 27,638 Milliards DT, en hausse de 3,34% par rapport à juin 2018. Au jour du mardi 28 août 2018, la Capi de la bourse frisait même les 28 Milliards DT. Une Capi qui représente 27 % du PIB de tout le pays. L’objectif de la BVMT est d’attendre les 50 % si l’Etat consentirait à lâcher quelques grosses entreprises publiques. En attendant, Tunisie Valeur des Abdelkefi et Sidenor du groupe Mokhtar devraient prochainement enrichir la cote de la BVMT.

Le sextet de cette Capi est composé de :

Avec plus de 14,6 Milliards DT, ce sextet boursier représente plus de la moitié de toute la Capi du marché. Comme nous l’avions déjà indiqué sur la base de données publiques et disponibles chez presque tous les intermédiaires de la place, la SFBT de Hamadi Boussbiaa est l’entreprise qui vaut le plus cher avec une Capi qui dépasse les 4 Milliards DT. Pas loin, la première banque du pays, la Biat du groupe Mabrouk, affichait ce mardi 28 août 2018 une Capi de presque 3 Milliards DT, talonnée par le groupe Poulina d’Abdelwaheb Ben Ayed et d’autres importantes familles dont la valeur marchande dépassait les 2,2 Milliards DT. Ce groupe de plus de 70 entreprise et coté en bourse sous forme de Holding vaut plus cher que la toute puissante Délice Holding de Hamdi Meddeb, laquelle domine tout le marché laitier tunisien.

A 59,15 % étrangère, Attijari Bank est la 4ème plus grosse capitalisation et vaudrait 2,2  Milliards DT. Dans le secteur bancaire et hormis la Biat qui la dépasse de loin, la banque marocaine de droit tunisien domine le reste du secteur bancaire où les trois banques publiques (BH à 0,991 Milliard DT, STB à 0,792 Milliard DT et BNA à 0,699 Milliard DT) ne représentent que 2,82 Milliards DT contre 2,992 Milliards DT pour la seule Biat et dans les 5,83 Milliards DT de Capi pour les 8 grandes banques de la place. On notera cependant la 4ème place dans le classement de la Banque de Tunisie avec 1,903 Milliard DT, coursée par l’UIB qui affichait une Capi de 1,113 Milliard DT.

Notons aussi, que les revenus du sextet, à la fin du 1er semestre 2018, ont dépassé les 2,364 Milliards DT. Le revenu global de toutes les sociétés cotées a augmenté au premier semestre 2018 de 12,4% pour atteindre 8,2 milliards de dinars contre 7,3 milliards par rapport à la même période de l’année 2017. Et les revenus des 20 sociétés qui composent le Tunindex20, soit les sociétés les plus liquides de la cote ayant la capitalisation boursière la plus importante, ont ensemble réalisé au premier semestre de l’année en cours un revenu de 5,3 milliards de dinars, accaparant une part de 65% du revenu global des sociétés de la cote et marquant ainsi une croissance de 13% par rapport au premier semestre de l’année 2017. Nous rapportions aussi, dans notre article du 15 août 2018, les revenus plus que performants de la seule Poulina au cours de cette même période.

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La banque a annoncé que les souscriptions à l’emprunt obligataire Subordonné “Emprunt Subordonné BIAT 2018-1” de 70 MTND, susceptible d’être porté à 100 millions de dinars, émis sans recours à l’appel public à l’épargne, ouvertes au public le 30/03/2018 au 29/06/2018 inclus, puis prorogées au 27/07/2018 inclus, ont été clôturées le 27 juillet 2018, pour un montant de 55 MD.

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La BIAT a clôturé le premier semestre 2018 avec un PNB de 388,1 Millions de dinars (MD), en accroissement de 18,2% par rapport à fin juin 2017. La formation de ce PNB est ventilée comme suit :

– Une marge en intérêts de 210,0 MD, en augmentation de 30,2% ;

– Une marge sur commissions de 85,9 MD, en progression de 7,1% ;

– Des autres revenus de 92,2 MD, en augmentation de 6,0%.

– Des charges opératoires de 184,9 MD marquant une évolution de 16,8%, essentiellement due à :

– Une augmentation des frais de personnel de 4,5% ;

– Un accroissement des charges générales d’exploitation de 56,6% provenant principalement de la cotisation au fonds.

– Un accroissement des charges générales d’exploitation de 56,6% provenant principalement de la cotisation au fonds de garantie des dépôts bancaires prévue par le décret gouvernemental n°2017-268 ;

Compte non tenu de cette cotisation de 13,7 MD, l’évolution des charges opératoires aurait été de 8,1%.

Des encours de dépôts de 10.654,6 MD, enregistrant un accroissement de 12,0% tiré par les dépôts à vue (+12,9%) et les dépôts d’épargne (+15,2%)

Des encours de crédits nets de 9 693,4 MD, en progression de 19,2%.

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Le plus grand programme de soutien aux jeunes entrepreneurs et d’accélération de Startups de la région d’Afrique du Nord Moyen-Orient Flat6Labs organise le jeudi 5 juillet 2018 au palais Ennajma Ezzahra la deuxième édition de son Demo Day. La cérémonie de clôture se déroulera en présence du Gouverneur de la Banque Centrale, d’Ambassadeurs et de Chefs d’entreprises. Participeront également à cet évènement phare de hauts responsables des secteurs public et privé, des professionnels du domaine de l’investissement ainsi que des représentants de banques, de compagnies internationales et de fonds d’investissement de la Tunisie et de l’étranger.

Les produits et services de sept nouvelles startups seront présentés au cours de cette manifestation dont l’objectif est de soutenir les jeunes entrepreneurs, créatifs et ambitieux en assurant leur intégration dans plusieurs domaines du circuit économique.

Les entrepreneurs présenteront leurs projets après quatre mois de travail acharné pour développer leurs plans d’affaires, finaliser leurs prototypes et acquérir des clients en Tunisie et ailleurs. Cette cohorte apporte des startups qui travaillent dans des domaines variés, comme la réalité augmentée appliquée à l’éducation, l’économie de partage de la logistique, la santé numérique, le Big Data dans l’immobilier, les services de construction innovants et la FoodTech.

Il s’agit de la deuxième promotion de startups financées par FLAT6LABS en Tunisie. Le programme, fruit d’un partenariat entre le Tunisian American Entreprise Fund (TAEF), Meninx Holding et la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT), a organisé au mois de janvier une première édition au cours de laquelle six startups ont été promues et choisies pour intégrer rapidement l’écosystème entrepreneurial.

Lancé en 2016, Flat6Labs est un programme visant à soutenir et à accélérer le lancement des startups tunisiennes. C’est un fond de démarrage qui cible les jeunes entrepreneurs qui ont des idées et qui veulent se lancer dans la réalisation de leurs projets sans rencontrer des difficultés. Le programme accueille des idées et des startups travaillant dans divers secteurs axés sur l’innovation, notamment l’éducation, l’énergie, les transports, les services financiers, les technologies de l’information et de la communication (TIC), l’électronique, les solutions industrielles et les solutions vertes. Tous les six mois, Flat6Labs Tunis sélectionne des entrepreneurs de toute la Tunisie pour leur offrir un financement de démarrage, un mentorat stratégique, un programme compétitif axé sur la connaissance du marché local, un coaching individuel, un espace de co-working et une multitude d’avantages, tous conçus pour aider les entreprises à leur constitution en Tunisie et à s’adapter aux marchés régionaux et mondiaux.

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La BIAT consolide son rôle de mécène artistique et élargit le champ de l’art. C’est ainsi qu’elle a organisé une exposition de groupe d’art contemporain, le 29 juin 2018, à l’hôtel Ibis nouvellement établi à Sfax, afin de donner plus de visibilité aux artistes et leur permettre un rayonnement à travers le pays.

A cette occasion, la BIAT a organisé un vernissage en présence de clients et d’amateurs d’art, pour découvrir près d’une quarantaine d’œuvres de styles différents comme l’art minimaliste, l’art conceptuel ou l’art brut, fidèle en cela à ses engagements de proximité.

Plus d’une vingtaine d’artistes issus d’horizons divers ont mené une réflexion sur la thématique de l’héritage urbain et plus précisément sur la problématique du patrimoine de la ville, entre sa conservation et sa transformation. La thématique a été appréhendée dans son acception la plus large, invitant les artistes à s’exprimer en toute liberté. L’un détourne, l’autre tourne en dérision, chaque artiste a son point de vue et donc sa propre technique.

Dans cette exposition temporaire, la figuration a côtoyé l’abstraction, la photographie a fait concurrence à l’acrylique et les tableaux de peinture ont cohabité avec les sculptures et les installations, dans le seul but de magnifier la représentation artistique et d’interpeler le public.

L’organisation par la BIAT de l’exposition « Urban Heritage » qui s’est déroulée en dehors des lieux dédiés traditionnellement à l’art, confirme la tendance générale qui ne veut plus que l’art soit cantonné dans les galeries, les musées ou les collections personnelles.

A travers cette action, la BIAT réaffirme son soutien à l’art, notamment l’art contemporain. Le choix de la thématique de l’héritage urbain montre l’intérêt de la BIAT pour la ville et ouvre la voie à une réflexion proactive et poétique sur son devenir tout en suscitant les interrogations et les émotions du public.

Banque engagée, la BIAT s’est positionnée sur la culture depuis plusieurs années pour assoir sa stratégie sociétale. La multiplication de ses actions de mécénat culturel est portée par son souhait de contribuer activement à la démocratisation de la culture dans les régions.

L’exposition est ouverte au public et se poursuit jusqu’au 6 juillet 2018, à l’hôtel IBIS, Sfax.

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Acteur de référence dans la sphère économique du pays, la BIAT continue à prendre part activement à la réflexion collective. Elle a organisé une nouvelle rencontre-débat le 26 juin 2018 à son siège autour du thème « Loi de finances 2019 : quelles orientations pour répondre aux enjeux économiques et budgétaires ».

La loi de finance 2019 a été au cœur d’une rencontre-débat organisée par la BIAT en présence de leaders d’opinion, économistes, académiciens et financiers. En effet, dans un contexte où les finances publiques de la Tunisie connaissent des difficultés de plus en plus grandissantes, il est important de commencer à fixer les orientations de la loi de finances 2019 dès à présent.

Le choix de la thématique est motivé par la volonté d’engager une réflexion commune afin que la dimension économique soit totalement intégrée au niveau de la loi de finance 2019. L’un des objectifs du débat est de contribuer à positionner la nouvelle loi de finances en tant qu’initiative en faveur de la croissance tout en assurant l’adéquation entre les ressources et les emplois.

A l’ouverture de la conférence, Elyes Ben Rayana, responsable de la Banque de Financement et d’Investissement de la BIAT, a expliqué la démarche de la BIAT visant à contribuer au débat public en relation avec les problématiques économiques. En effet, la BIAT a toujours œuvré, aussi bien à travers le financement de l’économie qu’à travers d’autres initiatives, à participer, aux efforts nationaux visant à amorcer une dynamique économique vertueuse.

Par la suite, une présentation d’une analyse réalisée par la BIAT a permis de contextualiser la rencontre en mettant l’accent sur les évolutions des finances publiques. Des analyses comparatives avec des économies similaires ont été l’occasion de réaliser un bilan préliminaire et de donner le coup d’envoi au débat.

Noureddine Hajji, Directeur Général Ernst and Young Tunisie, a pris part au panel et a présenté l’environnement des affaires en Tunisie, les contraintes que opérateurs économiques rencontrent en se basant sur les résultats du baromètre établi par EY.

Pour sa part, Tahar Abdessalem, docteur en sciences économiques, a mis l’accent sur l’importance de la loi de finance et sa contribution à la création de conditions pour une croissance économique vigoureuse et équitable.

Karim TAJEDDINE, directeur associé de McKinsey France, a exposé un retour d’expérience sur les politiques publiques à l’international, les finances publiques et l’optimisation de la dépense publique.

Cet évènement s’inscrit dans un nouveau cycle de rencontres-débats lancé par la BIAT en 2017. En effet, une cellule dédiée à la recherche et la prospective économique a été mise en place pour contribuer activement à la réflexion collective d’une manière ouverte et constructive par la publication régulière de notes de recherche économique et l’organisation d’évènements thématiques avec les différents acteurs de la sphère économique tunisienne, des experts locaux et internationaux.

Les études économiques sont consultables sur le site de la BIAT : http://www.biat.com.tn/recherches-et-analyses/recherche-economique.html

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Demain, en Tunisie, des mastodontes de l’industrie culturelle dans la lignée des ténors internationaux comme Disney, Vivendi… ? C’est le souhait émis par l’auteur de l’Etude “Etat des lieux et potentiel des industries culturelles et créatives en Tunisie“, un travail qui s’est étalé sur 4 mois et qui a été commandé par la BIAT (Banque Internationale Arabe de Tunisie). On peut nourrir l’espoir que cette initiative portée par le leader des banques de la place fasse naître des vocations parmi les grands groupes privés du pays, pour donner à l’industrie de la culture le rayonnement qu’elle mérite. Car le potentiel est là, les talents sont là, les artistes sont là, il y a un bouillonnement culturel indéniable, la Tunisie est assise sur un riche patrimoine architectural et archéologique, elle a des traditions plusieurs fois millénaires. Reste à embrayer en mettant en place un partenariat public-privé à la hauteur des défis et des enjeux du monde de la culture. C’est, principalement, le message qui a été lancé jeudi 07 juin 2018 dans la soirée à l’Institut Français de Tunisie, lors de la présentation de l’étude, en présence du ministre tunisien de la Culture, Mohamed Zine Abidine, de l’Ambassadeur de France, Olivier Poivre d’Arvor, des anciens ministres Noomane Fehri (aux TIC), Nejla Moalla Harrouch (Commerce) et Mourad Sakli (Culture)…

L’état des lieux

La culture est sans aucun doute ce qui définit le mieux le citoyen, car liée à son ascendance, à son éducation, à son héritage… Bref, à son identité. C’est aussi ce qui nous rassemble tous, ce qui fait le ciment de la société. Mais c’est devenu aussi, au fil du temps, un poste de dépense, même s’il est loin de pouvoir rivaliser avec les autres. La culture pèse à peine 1% dans les dépenses des ménages tunisiens, dit l’étude, très loin des sommes absorbées par l’alimentaire ; il y a donc de la marge, pour les citoyens car ces dépenses élèvent l’esprit mais aussi pour les investisseurs privés. Il faudra avant régler le problème de la faible exposition culturelle dans le pays. Les offres ne sont pas assez abondantes, il n’y a pas assez de lieux de culture, pas assez de biens culturels, pas assez de salles de cinéma, de salles de concert, etc. La marge de progression pour les promoteurs est donc phénoménale, et ce d’autant plus que l’engouement populaire est là. Par exemple les 9 chaines de télévision les plus regardées en ce moment sont locales, une tendance qui s’est complètement inversée, indique l’enquête. Elle a également fait un focus sur la musique, en donnant l’exemple du phénomène Balti, dont les exploits sur Youtube, en Tunisie, dépassent ceux du célèbre rappeur américain Jay-Z aux USA. La demande est là, le marché est là, reste l’investissement.

Pour aller plus loin dans la réflexion

Le triste sort fait au livre a aussi été abordé. C’est un fait, confirmé par cette étude : les Tunisiens ne lisent pas assez. Le livre était un objet dangereux sous Ben Ali, il l’est toujours, a dit l’auteur de ce rapport. En fait le livre n’est pas resté à proprement parler un objet dangereux depuis la Révolution, c’est un objet un peu trop cher au regard de la crise économique actuelle, un objet presque de luxe pour la plupart des citoyens. La culture, en général, c’est ce qui vient quand on a réglé tous les problèmes élémentaires liés à la subsistance, à la survie tout court. On ne peut pas plaquer le modèle de l’Occident, qui a trouvé des solutions à la plupart de ses problèmes, sur le modèle tunisien et déduire que par ici on ne lit pas assez, on ne va pas assez au théâtre, on ne va pas assez au cinéma… En Tunisie les enjeux, pour le moment, sont ailleurs, et le citoyen lambda est contraint de consommer le bien culturel à sa portée : les festivals d’été, les spectacles de quartier, les processions des mariages ou des circoncisions, etc. L’Ambassadeur de France a d’ailleurs souligné cette effervescence culturelle locale, a magnifié le travail des artistes tunisiens, la liberté d’expression et de création, et les merveilles qu’elle produit.

Enjeux économiques mais aussi géostratégiques !

L’étude a passé à la loupe l’industrie culturelle turque, très florissante, pour offrir aux Tunisiens un modèle. Chiffres à l’appui, le rapport a mis en relief le formidable essor de la production audiovisuelle turque dans le monde arabe, où elle a évincé toutes les autres oeuvres étrangères. Mais ce n’est pas tout, ce phénomène, car c’en est vraiment un, commence à impacter, positivement, le tourisme turc, et donc l’économie nationale. En effet l’étude a établi que dans les pays arabes où les séries turques font un tabac, les citoyens perpétuent la magie en allant visiter la Turquie, où ils dépensent aussi, et pas peu ! Manifestement piqué au vif par cette “invasion turque”, Olivier Poivre d’Arvor a déclaré que cette affaire ne doit pas nous “empêcher de dormir“. Ce qu’il n’a pas dit, c’est que la résistance s’organise du côté de la France pour ne pas perdre pied sur l’influence culturelle. Pour la France, notamment depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron, il est maintenant question de corriger les effets des années de léthargie qui ont vu la Turquie, la Chine et même l’Inde lui disputer le pré-carré africain, une affaire économique mais aussi culturelle. C’est ce qui explique le méga projet culturelo-touristique la “Saison Bleue“, le paquet de projets d’universités franco-tunisiennes dont Dauphine est une parfaite illustration, elle qui va d’ailleurs créer l’an prochain un master de management culturel.

Souleymane Loum

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La BIAT a poursuivi ses performances financières en 2017 et a confirmé, encore une fois, son dynamisme commercial traduit par le gain de 84 mille nouveaux clients. «La progression du nombre de clients démontre la confiance témoignée à l’égard de la BIAT et explique en grande partie, l’évolution de ses dépôts, de ses crédits et de son produit net bancaire», a affirmé Mohamed Agrebi, directeur général de la BIAT lors de la tenue ce lundi 30 avril 2018 de l’Assemblée générale ordinaire de la banque.

La BIAT a maintenu son premier rang en matière de collecte de dépôts, franchissant ainsi le seul de 10 Milliards de dinars avec une part de marché de 16.8%, cela est expliqué notamment par l’accompagnement des 1200 collaborateurs du réseau commercial.

La banque reste fortement engagée dans le financement de l’économie tunisienne avec un total de crédits bruts de 9,860 Milliards de dinars, confortant son statut de numéro 1 du secteur bancaire avec une part de marché de 13.1%.

Le portefeuille de crédit de la banque est réparti sur tous les secteurs de l’économie sans restriction : industrie, tourisme, télécommunications, services, agricultures…

Cette stratégie de gestion des risques a permis à la BIAT de consolider sa rentabilité et de faire face aux crises sectorielles. Son CDL (créances douteuses et litigieuses), qui se situe à 35%, en témoigne.

L’ensemble de ces réalisations a permis à la banque de dégager un résultat net de 214 Millions de dinars (MD) et de maintenir ses ratios de rentabilité à des niveaux élevés :

Un produit net bancaire rapporté au total actif de 5.2%

Un ratio de rentabilité des capitaux propres (ROE) de 20.6%

Un ROA de 1.6%

Les performances financières de la BIAT sont la résultante d’une vision claire et partagée déclinée au niveau des projets stratégiques qui placent le client au centre des préoccupations de la banque.

C’est ainsi que la stratégie commerciale a été repensée pour adapter l’approche commerciale aux besoins spécifiques de chaque segment de clientèle permettant ainsi une offre différenciée par marché, une meilleure connaissance des besoins de la clientèle et une adaptation de la prise en charge. Les canaux de distribution ont été renforcés par la mise à la disposition des clients de nouveaux espaces de libre service bancaires à Tunis et à Sfax, en plus des services de banque à distance.

Dans la continuité de la nouvelle stratégie de communication adoptée par la BIAT ces dernières années, une refonte des sites web des filiales du groupe de la banque a été réalisée permettant la dynamisation et l’interactivité des filiales avec leur environnement extérieur.

A travers le renforcement de la présence du groupe BIAT sur le digital, la banque souhaite consolider sa notoriété en tant que groupe financier solide et multidisciplinaire…

A noter que l’assemblée générale a approuvé les résolutions proposées par le conseil d’administration. Le dividende par action à verser au titre l’année 2017 a été fixé à 4,250 dinars en franchise d’impôt. Il sera mis en paiement à partir du 14 mai 2018.

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La BIAT a clôturé le premier trimestre 2018 avec un PNB de 180,7MD, en accroissement de 18,1% par rapport à fin mars 2017. La formation de ce PNB est ventilée en 97,2MDT de marge en intérêts qui était en augmentation de 28,6%, plus précisément 41 MDT en marge sur commissions avec une progression de 4,1% et 42,5 MDT en autres revenus qui étaient en augmentation de 11,6%.

A la fin du 1er trimestre 2018, les charges opératoires hors cotisation au fonds de garantie des dépôts bancaires avaient atteint 80 MDT, marquant une évolution de 10,0%. Les charges opératoires compte tenu de cette cotisation se sont établies à 86,4 MDT, en augmentation de 18,9%. En dehors de ladite cotisation, le coefficient d’exploitation se serait situé à 44,3% en amélioration de 3,2 points. Les encours de dépôts étaient à 10.156,2 MDT, enregistrant un accroissement de 16,4% tiré par les dépôts à vue (+18,1%) et les dépôts d’épargne (+15,6%). Enfin, les encours de crédits nets étaient à 9.160,8 MDT, en progression de 18,7%.

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Le conseil d’administration de la BIAT (Banque Internationale Arabe de Tunisie), réuni le vendredi 30 mars 2018, a examiné le rapport d’activité et les états financiers de l’année 2017 qui font ressortir d’abord un total bilan de 13,535 Milliards DT, en progression de 19,41%, ensuite un résultat net de 214 MDT, en évolution de 12,56 % et enfin un niveau de fonds propres de 1,040 Milliards DT, y compris le résultat de l’exercice, en accroissement de 16,38%.

Le conseil d’administration de la BIAT proposera à l’assemblée générale ordinaire du 30 avril prochain la distribution d’un dividende de 4,250 dinars par action. Le bénéfice non distribué viendra renforcer les fonds propres de la banque, des fonds propres appelés à se consolider par l’émission d’un emprunt subordonné de 70 millions de dinars, pouvant être porté à 100 millions de dinars, dont l’objectif est d’améliorer le ratio de solvabilité de la banque.

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La BIAT émet un emprunt Obligataire Subordonné ” Emprunt Subordonné BIAT 2018-1 “, d’un montant de 70 MD, susceptible d’être porté à 100 MD, divisé en 700 000 obligations, susceptibles d’être portés à 1 000 000 obligations de nominal 100 dinars. Le montant définitif de l’emprunt obligataire subordonné ” Emprunt Subordonné BIAT 2018-1 ” fera l’objet d’une publication au bulletin officiel du Conseil du Marché Financier. Les souscriptions et les versements sont reçus à partir du 30/03/2018 auprès des guichets de la BIAT, et clôturés au plus tard le 29/06/2018. Elles peuvent être clôturées sans préavis dès que le montant maximum de l’émission (100 000 000 de dinars) est intégralement souscrit. Les demandes de souscription seront reçues dans la limite des titres émis, soit un maximum de 1 000 000 obligations subordonnées. En cas de placement d’un montant supérieur ou égal à 70 000 000 dinars à la date de clôture de la période de souscription, soit le 29/06/2018, les souscriptions à cet emprunt seront clôturées et le montant de l’émission correspondra à celui effectivement collecté par la banque à cette date. En cas de placement d’un montant inférieur à 70 000 000 dinars à la date de clôture de la période de souscription, soit le 29/06/2018, les souscriptions seront prorogées jusqu’au 27/07/2018 avec maintien de la date unique de jouissance en intérêts. Passé ce délai, le montant de l’émission correspondra à celui effectivement collecté par la banque. Un avis de clôture sera publié dans le bulletin officiel du Conseil du Marché Financier dès la clôture des souscriptions.

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B@LABS organise un évènement à l’occasion de la graduation de sa première cohorte. Lancé en partenariat avec la BIAT dans le cadre de sa stratégie d’appui à l’écosystème entrepreneurial tunisien, B@LABS accompagne les startups innovantes depuis juin 2017. Les projets qui ont été développés lors de cette 1ère promotion entrepreneuriale couvrent des domaines variés, de la biotechnologie à la mécatronique en passant par l’éducation et les places de marché digitales.

Au total, plus de 200 porteurs de projets au potentiel prometteur ont posé leur candidature pour participer à la 1ère promotion entrepreneuriale de la plateforme d’incubation B@Labs. Le processus de sélection a permis de retenir 10 candidats suite à une sélection rigoureuse d’un jury composé d’une vingtaine d’entrepreneurs et d’experts confirmés.

En plus de l’accès à un espace de travail partagé situé au centre-ville de Tunis, les entrepreneurs couvés ont bénéficié pendant cinq mois de mentorat, d’accompagnement individuel, d’un cursus complet de formation, d’ateliers thématiques et d’un soutien pour les services administratifs, juridiques et techniques.

« L’incubateur B@LABS est lui-même une Startup. Nous sommes fiers de constater que notre phase pilote est en train de réussir ! Plusieurs projets de notre première cohorte ont déjà trouvé des investisseurs indépendants. Notre ambition est de continuer sur la même lancée d’accroitre le nombre des Startups couvées et de monter dans la chaine de valeur pour le développement de l’écosystème entrepreneurial en Tunisie», a indiqué Noomane Fehri, Co-fondateur et CEO de B@Labs.

Un Démo Day pour mettre en lumière les entrepreneurs :

Dans une ambiance fraiche et chaleureuse, B@Labs a promu 7 startups parmi les bénéficiaires du programme en présence de la Direction Générale de la BIAT, de représentants de l’écosystème entrepreneurial, d’investisseurs et de clients potentiels. Les entrepreneurs couvés à B@Labs ont pu présenter leurs projets à l’audience ainsi que leurs évolutions pendant la période d’incubation.

« Pendant la période d’incubation, et grâce à l’accompagnement des experts et des mentors, nous avons finalisé notre pilote, redéfini notre stratégie initiale et étoffé notre équipe par le recrutement d’un co-fondateur et de huit collaborateurs », témoigne Awatef Mosbah, fondatrice de la startup Toufoula Kids.

« A B@Labs, je bénéficie d’un statut particulier d’entrepreneur en résidence. Je profite de l’espace de travail et de l’accès à l’écosystème. En contrepartie, je fais bénéficier les jeunes entrepreneurs de mon retour d’expérience entrepreneuriale dans le domaine de l’intelligence artificielle », déclare Bilel Bouraoui, Fondateur de la startup Attilla.

B@Labs, véritable appui aux jeunes entrepreneurs :

Créé en juin 2017, B@Labs est une plateforme d’incubation qui assure un accompagnement sur mesure aux jeunes entrepreneurs talentueux dans la concrétisation de leurs idées de projets. Véritable appui aux statuppeurs, B@Labs délivre un programme d’incubation complet. Le premier programme d’incubation a démarré en septembre 2017, où les entrepreneurs sélectionnés ont pu bénéficier d’un accompagnement d’excellence conforme aux standards internationaux.

Fort de son appartenance au Groupe BIAT, B@Labs offre à ses jeunes promoteurs l’accès aux meilleurs mentors et experts de la place.

Banque engagée, la BIAT se mobilise pour assurer aux jeunes promoteurs l’accès à un accompagnement d’excellence pour le développement de l’écosystème entrepreneurial propice à la croissance économique en Tunisie.

Liste des gradués de la 1ère promotion de B@Labs :

  • Strike : est un constructeur de triporteur inversé customisable pour les vendeurs ambulants. Strike offre une proposition complète du triporteur s’ajoutant à des solutions financières à travers les partenaires de microfinance.
  • Swiver : est un logiciel cloud de gestion commerciale destiné aux toutes petites entreprises. La plateforme dispose de toutes les fonctionnalités nécessaires à la gestion quotidienne de l’entreprise, ses facturations, son suivi commercial et le suivi de son stock et de son cash-flow
  • Epilert : est une startup travaillant sur un bracelet qui détecte les crises d’épilepsie à travers différents capteurs. Le bracelet est connecté à une application mobile et géré par un engin d’intelligence artificielle supervisé par les médecins qui envoi des notifications aux parents lors de la crise
  • Ptit Chef : est une Marketplace qui connecte des cuisiniers passionnés avec des gourmands à la recherche de bons petits plats 100% fait-maison.
  • WaterSpirit : est une Startup en Biotechnologie qui cultive les micro algues et en extrait des biomolécules actives pour les fournir aux industries de la santé et de la beauté. WaterSpirit introduit une innovation de procédé pour économiser le temps de culture de la micro algue HP et d’augmenter son rendement en astaxanthine.
  • Marki : est une solution mobile et web qui aide les bureaux de pilotage à gérer le suivi des tâches sur les chantiers de construction. Avec Marki, les chantiers peuvent finalement générer un reporting rapide et de qualité, les décisions sont prises plus rapidement et les tâches sont exécutées dans les délais
  • Toufoula Kids : est un éditeur de contenu digital en langue arabe destiné aux enfants de 4 à 12 ans, avec un éditorial orienté vers les thèmes de l’éducation civique. Toufoula Kids est une expérience complète qui améliore la connexion de l’enfant avec le monde où il grandit, à travers une plateforme mobile et des jeux de réalité augmentés lié à un magazine imprimé.

A propos de B@LABS :

B@LABS est une société spécialisée dans les services d’accompagnement à la création d’entreprises et dans la gestion des programmes d’incubation.

Il s’agit d’une initiative responsable et pérenne dont l’objectif est de contribuer au développement de l’économie tunisienne et de servir l’intérêt général et sociétal à travers la conception et l’exécution de programmes d’incubation à destination des promoteurs détenant des idées innovantes de projets.

A propos de la BIAT :

Banque universelle, acteur de référence en Tunisie, la BIAT constitue aujourd’hui un groupe bancaire solide avec ses filiales dans les domaines de l’assurance, de la gestion d’actifs, du capital-investissement, de l’intermédiation boursière et du conseil. Implantée sur tout le territoire, la BIAT compte aujourd’hui 203 agences à travers toute la Tunisie. Près de 2200 collaborateurs travaillent au service de tous ses clients : particuliers, professionnels, PME, grandes entreprises et institutionnels.

Très attentive à sa responsabilité sociétale, la BIAT a traduit son positionnement citoyen par de nombreux engagements. La création de la Fondation BIAT pour la jeunesse tunisienne, au printemps 2014, en est emblématique et ancre cet engagement de façon pérenne.

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La BIAT enrichit son offre monétique et introduit de nouveaux services et avantages dans sa carte allocation touristique BIATRAVEL. Destinée aux clients voyageurs, cette carte offre à son détenteur une meilleure sécurité et de nouveaux avantages et privilèges lors de ses voyages à l’étranger.

La BIAT enrichit son offre de produits monétiques à l’adresse des clients voyageurs avec l’ajout de nouveaux services et avantages dans sa carte allocation touristique Mastercard BIATRAVEL. C’est une carte internationale de paiement et de retrait, adossée à l’allocation touristique de son titulaire, lui permettant de disposer d’un moyen de paiement sécurisé à l’étranger.

Dans sa nouvelle version, la carte BIATRAVEL offre de manière systématique à son porteur, son conjoint et à trois de ses enfants, une assurance et une assistance en cas d’accident ou de maladie pouvant survenir pendant leurs voyages à l’étranger avec une couverture médicale annuelle pouvant atteindre 50 000 USD.

De plus, la carte BIATRAVEL donne droit à une réduction sur les réservations en ligne d’hôtels ou de vols via le site www.cleartrip.com et permet en outre une remise de 10% dans les villages de « Shopping OUTLET », en France, en Italie, en Espagne, en Allemagne et au Royaume Uni.

Des privilèges sont également accordés au titulaire de la carte BIATRAVEL dans une multitude d’hôtels et de parcs d’attractions ainsi que pour des événements sportifs et culturels dans les plus grandes villes du monde, sur le site www.priceless.com. De même, des gratuités sont disponibles sur l’application mobile « Mastercard Buy 1 Get 1 ».

Capitalisant sur la proximité et l’écoute vis-à-vis de ses clients, la BIAT se mobilise au quotidien pour répondre à leurs exigences.

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Souhaitant franchir un nouveau cap en matière de responsabilité sociétale et être un contributeur de choix dans le débat public autour de thématiques centrales socio-économiques, la BIAT a organisé, mercredi 17 janvier 2018, la première édition de ses conférences économiques autour de la thématique «Quels déterminants du décollage économique pour la Tunisie dans le monde d’aujourd’hui».

La conférence a été marquée par l’intervention de Lionel Zinsou, éminent économiste franco-béninois et par la participation au panel Elyes Jouini, vice-président de l’Université Paris-Dauphine et de Noureddine Hajji, Directeur Général EY Tunisie (Ernest & Young). Plus de 400 participants, leaders d’opinion, décideurs, financiers, femmes et hommes d’affaires, académiciens et étudiants ont échangé pendant plus de deux heures sur les préalables au décollage économique et les enjeux d’avenir de la Tunisie.

  • L’économiste qui parle autrement de la Tunisie

Incontestablement et surtout par la manière dont il a parlé de la Tunisie, Lionel Zinsou a été l’homme de la soirée. Connaissant très bien la Tunisie, parfaitement au courant de ses données économiques et financières les plus récentes et même des polémiques stratégiques qui en secouent toute la place économique et d’affaire, l’économiste en a étonné plus d’un. «Il parle de la Tunisie que nous connaissons» ?, se demandait un des présents, expert économique sur plusieurs plateaux TV tunisiens, à entendre toutes les bonnes choses qu’égrainait Zinsou sur le comportement de l’économie tunisienne et son optimisme quant à ses perspectives. Réagissant à ses propos, Noureddine Hajji finit par dire «ce soir, je dormirais certainement mieux».

Il est vrai qu’à l’entendre, on le nommerait bien «ministre du marketing économique de la Tunisie», tant il semblait bien connaître les points forts de l’ancienne Tunisie et les faiblesses de la nouvelle, et surtout comment y remédier. Tant aussi l’économiste de renom parlait bien de la Tunisie comme n’en ont jamais parlé ses politiciens, ses dirigeants et ses économistes, depuis plus de sept ans. A le croire aussi, on sortirait de sa conférence requinqué, plus optimiste et même fier de ce qui a été fait par la Tunisie, depuis 7 ans, dans la conjoncture, nationale et internationale, qui est la sienne.

Il fait d’abord la description de la Tunisie par le fonds d’investissement Abraj, en parlant du rachat des parts de Tunisie Télécom comme une «chance extraordinaire». Il parle de la vision, très positive, qu’ont les pays africains de la Tunisie, en tant que «centre de compétences en matière de TIC et de services de santé. On va chez vous pour rechercher des services médicaux de haute qualité. Dans le secteur tertiaire tunisien, on sait créer de la valeur ajoutée».

Il évoque avec étonnement le catastrophisme ambiant tunisien concernant le double déficit, commercial et de paiement, «qui font l’objet d’une hystérisation générale» et se demande pourquoi ne pas parler plutôt de «l’excédent commercial de la Tunisie avec l’Europe, qui est un indicateur de compétence et de compétitivité», de l’économie tunisienne, le «discours d’angoisse concernant l’endettement souverain, l’étranglement par le chômage et le marché parallèle. C’est cela le récit que j’entends». Et assène : «ce n’est pas vrai. La Tunisie est comme un pays de l’Europe du Sud. On est dans une économie de productivité. 6,5% de déficit du PIB, c’est juste plus que le critère européen et c’est classique pour un pays en développement». Pour lui, au final, ce qui se passe en Tunisie est tout à fait normal pour un pays qui a fait une révolution et sa situation économique n’est pas si catastrophique que ce qu’en disent les Tunisiens eux-mêmes.

Lionel Zinsou a plutôt souligné que la Tunisie traverse une phase unique et inédite de transition démocratique caractérisée par la multiplicité des défis d’ordre politique, sécuritaire, économique et social. «Malgré les difficultés rencontrées, l’Etat a su rester garant de l’ordre et tributaire d’un rôle d’impulsion économique. L’économie tunisienne a démontré sa résilience et encaissé des chocs assez importants endogènes et exogènes et le ralentissement de la croissance européenne et l’instabilité des pays voisins». Il trouvait même que «la trajectoire de la loi de finances 2018 est légitime et essaie de faire le moins de mal possible» et que la Tunisie est «assez disciplinée, par rapport à d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest » pour ce qui concerne la masse salariale dans le budget.

  • «Attention aux récits» et à l’image que vous donnez de vous-même !

L’économiste international attire donc l’attention sur les dangers du récit que font les Tunisiens d’eux-mêmes et de leur situation économique. Le récit angoissant, l’hystérisation, le catastrophisme qui pourraient fortement impacter des décisions d’investissements étrangers, pour un pays dont l’économie donne toujours de bons signaux de résilience et dont les perspectives lui paraissent toujours viables. Et lorsqu’on entend ce que dit une certaine opposition de la situation économique et de tout le pays et qui s’est notamment reflété dans la couverture de la presse française des dernières manifestations, ou comment la lutte contre la corruption a fini par donner l’image de tout un peuple corrompu, on ne peut que lui donner raison.

  • Il faut encourager les bénéfices des entreprises. Trop de Fisc tue le fisc

Lionel Zinsou a par la suite évoqué certaines pistes de solutions pour le rétablissement de la croissance économique en Tunisie en mettant en avant des solutions qui ont fait leurs preuves dans d’autres pays, en particulier en matière de réforme de la fiscalité, d’assainissement des finances publiques et de politique monétaire. Des approches parfois choquantes, mais selon lui rationnelles.

C’est ainsi que même s’il trouvait «classique» le double déficit, il se dit frappé par sa composition «frustrante» de plus de dépenses que d’investissement et qu’il explique par la baisse de l’épargne. «Dans la théorie économique, le déficit extérieur est une fonction stricte de ce déséquilibre. Si on n’a pas assez d’épargne pour financer l’investissement, on s’installe dans un déficit de paiement. La monnaie glisse. On a alors un problème d’inflation. On a donc du mal à remobiliser l’épargne pour financer l’investissement et on perd des chances de croissance. C’est là qu’il faut porter l’effort. Ré-encourager l’épargne, augmenter la rémunération de l’épargne et de l’investissement et les profits de l’entreprise. On a alors une chance de retrouver les niveaux de croissance dont on a socialement besoin. Cela demande de toucher aux banques publiques, d’encourager l’assurance, de collecter l’épargne de la diaspora tunisienne, d’augmenter les marges de l’entreprise, de ne pas accélérer la pression fiscale sur cette dernière et elles ont raison de dire que trop d’impôt tue l’impôt. La Tunisie est sur la trajectoire. Mais lui faut aussi prendre des mesures pour stimuler la demande des entreprises et leurs profits», a expliqué l’économiste dans une déclaration à Africanmanager.

  • Ouvrir le crédit bancaire au marché parallèle pour l’intégrer dans le formel

Il se dit «étonné que le gouvernement prohibe l’importation de certains produits», pour essayer de tacler le marché parallèle et que «les petits arrangements avec certains pays [Ndlr : la Turquie] est la pire des solutions». Pour Zinsou, la solution réside dans l’intégration du marché parallèle qu’il a appelé à ne pas diaboliser ou criminaliser et à le considérer comme une économie à part entière ; il faut lui offrir les solutions qui représentent un réel profit pour lui. «Plus de pression et de harcèlement fiscaux ne feront que l’éloigner plus du formel. Il faut lui donner les droits qu’il pourrait avoir dans le formel» pour l’attirer. Zinsou a même appelé les banques tunisiennes à s’ouvrir au financement du secteur informel pour l’attirer, petit à petit, vers le formel.

  • Vous ne financez pas les PME et TPE qui créent l’emploi

Pour la question du chômage, le banquier d’affaires puis PDG du fonds d’investissement Européen «PAI Partners» estime que le taux tunisien est au niveau moyen des pays de la Méditerranée et qu’il est bien meilleur qu’en Algérie, pourtant un pays pétrolier. Il s’adresse ainsi aux banquiers tunisiens pour leur dire que «vous ne financez pas des entreprises et micro-entreprises créatrices d’emploi et il y a donc des réformes à faire» à ce propos. Pour lui, «l’Etat doit se retirer du financement et se consacrer à garantir l’activité de ceux qui viennent investir». Pour le reste, la solution du chômage réside dans le financement des PME et des TPE (très petites entreprises).

Les solutions existent donc. Ce qu’il faudrait, c’est moins d’angoisse, moins de catastrophisme, moins de médisances, politiciennes et économistes, donner une meilleure image du pays par le récit qu’on fait de sa situation et croire en soi. A bon entendeur, salut !

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Dans le cadre de sa participation à la septième édition du Salon International de la Banque, de la Monétique et des Services Financiers « EXPO  FINANCES », la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) a exposé la gamme de ses multiples produits et services, notamment au profit des visiteurs du salon.

La BIAT a, dans ce contexte, présenté ses diverses offres à travers des démonstrations menées sur place par l’équipe de la banque (l’obtention des crédits, les différentes utilisations de cartes monétiques…).

On rappelle que la 7ème édition du Salon international de la banque, de la monétique et des services finances a été organisé le 4 et le 7 octobre par l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements au Centre des expositions à la Charguia (Tunis).

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