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Selon les chiffres publiés sur le site officiel de la Banque centrale de Tunisie (BCT), les avoirs nets en devise de la Tunisie ont baissé à 11,090 Milliards de dinars à la date du 3 mai 2018 (76 jours d’importation) contre 12,3 Milliards (89 jours d’importation) à la date du 24 janvier 2018 et 82 jours d’importation à la date du 23 février de la même année. Avec ce niveau, la Tunisie se situe ainsi au-dessus du seuil de l’insécurité en termes de réserves en devises, étant donné que ce seuil est normalement fixé, selon les spécialistes, à 110 jours d’importation.

Les avoirs en devises ont ainsi atteint 92 jours d’importation (12,42 Milliards DT) à la date du 24 novembre 2017 et 98 jours d’importation (12,954 Milliards DT) à la date du 27 octobre de la même année.

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Le Sénégal, gros importateur de riz, est en train de gagner la bataille de l’autosuffisance, dont le président Macky Sall avait fait une des priorités de son mandat. Plus d’un million de tonnes de riz produit, c’est le chiffre qu’a avancé Sall hier mardi 24 avril 2018 lors de la visite d’un entrepôt de matériel rizicole, rapporte Africa News. Il y a à peine 4 ans, le produisait ne produisait que 405 000 tonnes de riz…

Le président a lancé en 2014 le Programme national d’autosuffisance en riz (PNAR). Les enjeux de cette affaire sont colossaux, car l’importation de cette denrée très prisée par les citoyens pèse lourd sur le budget de l’Etat : 179 milliards de francs CFA (276 millions d’euros) en 2009. La facture a dû exploser depuis proportionnellement à la démographie.
Le PNAR a mobilisé 74 milliards de francs CFA (près de 114 millions d’euros), prélevé sur les «fonds propres» de l’Etat, d’après Waly Diouf, coordonnateur du dispositif.

Le chef de l’Etat sonne la mobilisation pour aller au bout de cette affaire. «J’invite à nouveau l’ensemble des acteurs de la filière à relever, avec nous, le défi majeur de l’autosuffisance afin que notre pays soit définitivement libéré de la tyrannie de l’importation du riz (…). L’autosuffisance en riz est à notre portée. Cette percée remarquable du riz a conduit à rebaptiser le bassin arachidier en “bassin agricole”, preuve de la diversification de notre agriculture», a-t-il publié sur sa page Twitter.

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Le chiffre d’affaires de la société City Cars s’est établi au terme du 1er trimestre 2018 à 26,573 MDT contre 33,045 MDT courant la même période en 2017, enregistrant une baisse de 19,6%. La régression du chiffre d’affaires est expliquée par la remarquable baisse du stock disponible à la vente courant le 1er trimestre 2018 comparativement à la même période en 2017. Ce recul est du à des perturbations au niveau des approvisionnements en véhicules, suite au blocage des importations par les autorités courant octobre 2017. L’explication réside aussi dans l’augmentation des prix de vente des véhicules en 2018 suite à la révision à la hausse des droits et taxes. Il est à signaler que durant le 1er trimestre 2018, le marché de distribution automobile a baissé de 20% par rapport à la même période en 2017.

Par ailleurs, au 31/03/2018, la trésorerie nette de la société City Cars a atteint 34,283 MDT contre 33,493 MDT au 31/03/2017, marquant une progression de 2,4%. Courant le 1er trimestre 2018, les produits des placements ont baissé de 0,126 MDT, passant de 0,489 MDT durant les trois premiers mois 2017 à 0,363 MDT pendant la même période en 2018. La masse salariale s’est élevée au terme du 1er trimestre 2018 à 0,582 MDT contre 0,520 MDT durant la même période en 2017, soit une évolution de 11,8% due d’une part à l’accroissement de l’effectif et d’autre part à l’augmentation conventionnelle servie à partir de juillet 2017.

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Les revenus de la société Gif Filter ont enregistré une baisse de 684 189 dinars, soit -18 % sur le premier trimestre de l’année en cours par rapport aux revenus enregistrés à la même période de l’année 2017. Cette diminution s’explique par une baisse du chiffre d’affaires local de 7% due à une baisse du chiffre d’affaires des grossistes liée à la conjoncture défavorable du marché. Mais aussi par une baisse du chiffre d’affaires à l’export de 47%, essentiellement du fait de l’impact de l’arrêt des commandes des clients algériens qui représentent près de 40% du chiffre d’affaires, suite aux nouvelles restrictions d’importations qui ont été instaurées par les autorités algériennes concernant les nouveaux modes de paiement et le blocage des fonds.

Malgré cela, les perspectives d’export pour le deuxième trimestre s’annoncent prometteuses avec la confirmation de commandes de la part d’importants clients potentiels européens, ainsi que le recrutement d’un nouveau responsable export pour développer le marché africain. En attendant, la production en quantité au 31/03/2018 a enregistré une légère baisse de 22 996 pièces, soit 4 % par rapport à la même période de l’année 2017. Les investissements réalisés sur le premier trimestre 2018 ont totalisé la somme de 139 816 dinars et correspondent à l’acquisition de matériel et outillages industriels pour 36 067 dinars correspondant à une ligne de plissage qui fait partie du plan de mise à niveau, l’acquisition de matériel informatique et équipements de bureau pour une valeur de 1615 dinars et l’acquisition de matériel roulant pour 102 134 dinars par crédit leasing. L’endettement de l’entreprise du groupe Loukil a enregistré une légère baisse par rapport au 31/12/2017, qui constitue le solde entre la baisse des échéances à moins d’un an suite aux règlements des crédits leasing anciens et les nouvelles acquisitions leasing en 2018. La trésorerie nette de la société s’élève à 3 029 844 DT au 31/03/2018 contre 3 282 447 DT au 31/12/2017.

Communiqué

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À la clôture du premier trimestre 2018, la société les Ateliers Mécaniques du Sahel (AMS) a réalisé un chiffre d’affaires de 4,971 MDT contre 8,456 MDT au 31 mars 2017, enregistrant ainsi une réduction de 41%. Cette dernière s’explique, selon un communiqué de la direction des AMS, d’abord par l’absence de facturation pour les marchés publics, ensuite par la régression de la demande du marché, influencée par la situation économique du pays et particulièrement le secteur de l’immobilier, la forte progression de l’importation des produits turcs sur le marché local et enfin de la distribution sur le marché des produits “AMS” contrefaits en provenance de la chine et en toutE impunité. Et pourtant, l’entreprise exporte toujours plus. A fin mars 2018, elle affiche 35.073 DT, en croissance de 16 % par rapport au 1er trimestre 2017.

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La Tunisie a été obligée d’importer la moitié de ses besoins en énergie au cours de l’année 2017, en raison d’un manque de ses ressources d’énergie primaire, atteignant 7% par an, contre un accroissement de la demande de 2% par an, a souligné, jeudi à Bizerte, le secrétaire d’Etat aux Mines et énergies renouvelables, Hachem Hmidi.
Intervenant à l’occasion de la 2ème édition de la conférence internationale “Bizerte Smart City” organisée à l’initiative de l’association “Bizerte 2050” (du 18 au 20 avril 2018 ), Hmidi a affirmé que cette situation a impacté négativement la balance énergétique, puisque le taux d’indépendance énergétique est passé de 94% en 2010, à 51% en 2017.
Le secrétaire d’Etat a affirmé que la Tunisie œuvre à mettre en place une politique de transition énergétique pour dépasser cette situation difficile, laquelle est axée sur le développement de l’efficacité énergétique et la diversification des sources d’énergie, en développant les énergies renouvelables, le gaz naturel, et d’autres mécanismes qui vont permettre à la Tunisie de réduire sa consommation énergétique de 30%, d’ici 2030.
Il a évoqué, à ce propos l’expérience pilote qui sera réalisée dans la ville de Sfax, début 2019. Il s’agit du compteur d’électricité intelligent, qui sera généralisé, ultérieurement, à toutes les régions.
Il a, encore, cité les projets entrepris dans le gouvernorat de Bizerte, dont la production de l’électricité par l’énergie éolienne, dans la région de Kchabta, l’avancement du projet de connexion de la région au réseau de gaz naturel, rappelant que 755 logements bénéficient actuellement, de l’énergie photovoltaïque à Bizerte.

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Selon un communiqué rendu public par l’agence d’information marocaine MAP, les échanges extérieurs du Maroc ont enregistré une hausse du déficit de la balance commerciale de 10,6%, à 48,70 milliards de DH à fin mars 2018 contre 44,02 milliards de DH à la même période en 2017.

Les importations se sont élevées à 117,14 milliards de DH à fin mars contre 108,21 milliards de DH à la même période en 2017, soit un bond de 8,2%. Les exportations, de leur côté, ont augmenté de 6,6% à 68,45 milliards de DH contre 64,19 milliards de DH à la même période de l’année passée.

Le taux de couverture des importations par les exportations se situe à 58,4% à fin mars 2018, alors qu’il était à 59,3% à fin mars 2017, selon Aujourd’hui Le Maroc.

 En effet et selon la MAP, l’accroissement des importations est dû à l’augmentation des achats de tous les groupes de produits, particulièrement celle des biens d’équipements, de produits finis de consommation et des produits alimentaires notamment le blé qui affiche 29,2%.

L’évolution des exportations est expliquée par la progression des ventes de tous les autres secteurs, essentiellement celle de l’automobile, de l’agriculture et l’agro-alimentaire, l’aéronautique et du textile et cuir, détaille encore la même source.

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Au cours du 1er trimestre 2018 (1ER T), la balance commerciale alimentaire de la Tunisie a enregistré un excédent de 222,6 millions de dinars (MD), contre un déficit de 384 MD enregistré au cours du 1er T 2017, en raison du doublement des exportations alimentaires d’huile d’olive, selon des données publiées, mercredi 11 avril, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Au cours de la même période, le taux de couverture des importations par les exportations, a augmenté de 117%, contre 67,1% en 2017. Cette croissance est due à la hausse de la valeur des exportations alimentaires de 95,6%, contre 12,1% des importations alimentaires.

L’excédent de la balance commerciale alimentaire explique l’amélioration globale du taux de couverture de la balance commerciale de 1.7 point, soit 73,6%.
Les exportations des produits alimentaires ont atteint, au cours du 1ER T 2018, l’équivalent de 1530,9 MD, soit une croissance de 95,6% par rapport à la même période 2017, en raison du doublement des exportations de l’huile d’olive en quantité (80,4 mille tonnes, contre 26,4 mille tonnes) et en valeur (776,9 MD contre 233,3MD) et la hausse de 9% du niveau des prix.

Ces revenus expliquent la croissance du total des exportations alimentaires de 63%, outre la hausse des revenus des produits frais de la mer, des dattes qui ont augmenté respectivement de 60 et 34%.
La valeur de vente des légumes frais a augmenté de 64% dont notamment les tomates géothermiques.

Il convient de rappeler que la valeur des exportations alimentaires, au cours du 1er T 2018, a représenté 15% du total des exportations du pays, contre 10,4% au cours de la même période 2017.

La valeur des importations alimentaires a atteint, au cours de la même période, environ 1308,3 MD, soit une hausse de 12,1% par rapport à la même période 2017, en raison de la baisse du taux de change du dinar tunisien par rapport aux autres devises étrangères, outre la croissance de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base comme le blé dur (10%), les dérivés de lait (61%) et le sucre (35%).

Au cours de la même période, la valeur d’achat d’un certain nombre de produits alimentaires a enregistré une régression, comme l’orge, le maïs jaune et le café qui ont respectivement augmenté de 21, 32 et 21% en raison de la baisse des quantités importées.

La valeur des importations a représenté environ 9,4% du total des importations du pays, contre 10,2%, au cours de la même période 2017.

Les importations des produits alimentaires ont constitué, au cours du 1er T 2018, 9,4% du total des importations du pays, contre 10,2% au cours de la même période 2017.

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Les exportations tunisiennes vers l’Union européenne (74,4% du total des exportations) ont augmenté de 32,0%. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Allemagne de 34,4%, la France de 32,1% et l’Italie de 26,5%. D’autre part, nos ventes sont en diminution vers d’autres pays, notamment avec le Royaume-Uni de 43,6%. Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec le Maroc de 35,1% et avec la Libye de 15,1%. En revanche, nos exportations vers l’Algérie ont baissé de 26,8%. Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union européenne (57,2% du total des importations) ont enregistré une hausse de 28,6% pour s’établir à 7909,3 MD. Les importations ont augmenté de 35,9% avec l’Allemagne et de 21,5% avec la France.

  • Excédentaire avec la France, déficitaire avec la Turquie et surtout la Chine

Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 3655 MDT, suite au déficit enregistré avec certains pays, tel que la Chine (-1043,1 MDT), l’Italie (-717 MDT), la Turquie (-541,1 MDT), l’Algérie (-327,5 MDT) et la Russie (-306,3 MDT). En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 1008,9 MDT, la Libye de 192,7 MDT et le Maroc de 122,4 MDT.

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Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant le premier trimestre de l’année 2018 montrent que les exportations continuent d’accroitre à un rythme soutenu. En effet, les exportations ont augmenté de 35,2% contre 7,4% durant la même période en 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 10182,0 MD contre 7532,6 MDT durant la même période en 2017. De même, les importations maintiennent un rythme de croissance remarquable, enregistrant une hausse de 21,3% contre 20,2% durant le premier trimestre de l’année 2017, pour une valeur de 13837,0 MD contre 11411,5 MDT durant la même période.

Suite à cette évolution au niveau des exportations (+35,2%) et des importations (+21,3%), le solde commercial s’établit à un niveau de 3655,0 MDT contre 3878,9 MDT durant la même période en 2017. Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 7,6 points par rapport au premier trimestre de l’année 2017 pour s’établir à des taux respectifs de 73,6% et 66,0 %.

La répartition des échanges par régime dénote une accélération du rythme de croissance des exportations sous le régime offshore. En effet, les exportations ont enregistré une hausse de 27,3% contre 14,6% durant la même période en 2017. Les importations ont enregistré sous ce régime une hausse de 31,0% contre une hausse de 16,6% durant la même période en 2017. Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 60,7 % contre une baisse de 11,0% durant la même période en 2017. De même, les importations enregistrent une hausse de 16,8% contre une hausse de 22,0% durant la même période en 2017.

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Quand l’économie d’un pays se porte bien, cela se perçoit nettement dans sa balance commerciale. De ce point de vue les indicateurs, provisoires, du commerce extérieur de la Côte d’Ivoire, rapportés par l’Agence Ecofin, sont très parlants. On a appris que la balance commerciale du pays affiche un excédent de 1708,4 milliards FCFA (environ 3,2 milliards $) l’an dernier, une montée de 29,7% en comparaison avec 2016. En valeur, c’est une hausse de 391,4 milliards FCFA (à peu près 741,5 millions $) de l’excédent commercial en 2017.

Les exportations ivoiriennes ont progressé de 8,8% pour culminer à 7302,4 milliards FCFA (environ 13,8 milliards $) en 2017 ; une bonne nouvelle, les importations n’ont que peu évolué, à peine +3,3%, à 5594 milliards FCFA (environ 10,6 milliards $) l’an dernier.
Dans le détail, le gonflement en valeur des exportations ivoiriennes est du aux produits primaires qui ont gagné 15,1% ; les produits transformés quant à eux ont légèrement reflué, -6%. Les produits de l’agriculture industrielle (+17,7%), surtout le cacao fèves (+13,1%), la noix de cajou (+29,2%), le caoutchouc (+48,9%) et le coton en masse (+124,7%) portent la dynamique de l’export. Le cacao fèves à lui tout seul a vu son volume progresser de 43,1% à l’export, malgré la fonte des prix, -20,9%.

A noter que l’Union européenne – les Pays-Bas (12,6%), la France (5,3%), l’Allemagne (5,1%) et la Belgique (5,0%) – garde son statut de partenaire commercial numéro 1 et principal client de la Côte d’Ivoire, elle pèse 38,2% de la valeur des produits exportés l’an dernier. Vient ensuite la CEDEAO (18,8%), puis l’Asie (17,5%) et le continent américain (13,3%). Ces quatre entités captent 88,0% des exportations ivoiriennes.

Au niveau des importations, le principal fournisseur de la Côte d’Ivoire reste l’Union européenne (33,1%), suivie par l’Asie (33,0%) et la CEDEAO (15,2%). Ces trois zones pèsent 81,3% du volume global des importations en valeur.
En Europe et en Asie, la France et la Chine sont les leaders des pays fournisseurs avec, respectivement, 11,8% et 14,3% des importations. A signaler la montée en puissance des importations ivoiriennes de la Chine, elles sont passées de 4,5% en moyenne entre 2000 et 2010 à 12,8% en 2012-2017.

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Au cours des deux premiers mois de l’année 2018, les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur ont enregistré en volume (prix constant) une hausse à l’export de l’ordre de 19,0% et à l’import de l’ordre de 1,2%. Au niveau des prix, ils ont augmenté de 20,1% pour les exportations et de 22,2% pour les importations. En valeurs courantes, les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur ont atteint 6612,1 MD en exportations au cours des deux premiers mois de l’année 2018 et 8827,4 MD en importations, enregistrant ainsi une hausse de l’ordre de 42,9% à l’export et de 23,7% à l’import, et ce par rapport à la même période de l’année 2017. Evolution du commerce extérieur hors énergie, les prix ont augmenté à l’export de 19,5% et à l’import de 24,1%. En effet, durant les deux premiers mois de l’année courante, les prix de l’énergie ont enregistré des hausses de l’ordre de 3,3% à l’export et de 5,8% à l’import. C’est ce que rapporte, ce mardi 13 mars 2018, un communiqué de l’INS

Au cours des deux premiers mois de l’année 2018, les exportations en volume ont augmenté de 248,3% pour le secteur de l’énergie et de 84,5% pour le secteur de l’agriculture et les industries agro-alimentaire, et ce par rapport à la même période de l’année précédente. Par ailleurs, exportations du secteur des mines, phosphates et dérivés ont baissé en volume de l’ordre de 26,9%.

Concernant les importations, l’évolution en volume est marquée par une hausse au niveau du secteur de l’énergie et lubrifiant de l’ordre de 28,4% contre une baisse enregistrée au niveau du secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires de l’ordre de 14,2%.

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Les principaux faits saillants ayant marqué l’évolution des échanges commerciaux au cours de l’ année 2017 sont essentiellement un niveau record du déficit commercial (FOB/CAF) jamais atteint auparavant (-15,6 Milliards de dinars ), soit un creusement de 2.991 MDT ou 23,7% par rapport à 2017. C’est aussi une progression des importations à un rythme dépassant celui des exportations (+19,8% et +18,1% respectivement), entrainant le recul du taux de couverture d’un point de pourcentage pour revenir à 68,8% et une forte détérioration de la balance énergétique dont le déficit est passé d’une année à l’autre de -2,7 Milliards de dinars à plus de -4 Milliards de dinars en relation avec la baisse des ressources énergétiques (-10,7%), la hausse de la demande d’énergie primaire (+5%) et la montée des prix mondiaux du pétrole.

Annus horribilis“‘ en matière d’importation, 2017 a surtout signé un accroissement notable des achats de produits alimentaires (+22,1%) et le maintien du déficit de la balance alimentaire à un niveau élevé (-1.355 MDT). Petite consolation : la poursuite de la performance des secteurs des textiles, habillements et cuirs (+16,3%), des industries mécaniques et électriques (+20,4%) ainsi que celle des autres industries manufacturières (+15,1%) suite à l’amélioration de la demande étrangère émanant de l’UE. Et comme il fallait finir comme 2017, cette année-là, c’est aussi un repli des ventes du secteur des mines, phosphates et dérivés (-1,5%) , et ce malgré un redressement notable au cours du dernier trimestre de l’année (+41,2% par rapport à la même période de 2016).

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Une amélioration du solde commercial a été enregistrée à fin février 2018, à 2 215,3 MD, contre 2 510,6 MD durant les deux premiers mois de 2017, suite à une évolution remarquable des exportations (+42,9%) et une décélération des importations (+23,7%), selon les statistiques publiées jeudi 08 mars 2018 par l’INS.
Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant les deux mois de 2018 montrent que les exportations continuent de croître à un rythme soutenu, atteignant 6 612,1 MD contre 4626,6 MD, durant la même période en 2017. Toutefois, les importations maintiennent un rythme de croissance remarquable, enregistrant une hausse de 23,7%, pour une valeur de 8 827,4 MD.
Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 10,1 points, par rapport aux deux premiers mois de l’année écoulée, pour s’établir à des taux respectifs de 74,9% et 64,8%.

Le casse-tête chinois, turc, italien, russe et algérien

Ce solde de la balance commerciale résulte du déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-701,8 MD), la Turquie (-360,3 MD), l’Italie (-342,7 MD), la Russie (-265,2 MD) et l’Algérie (-222,1 MD).
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 1 417,5 MD, sachant que le déficit de la balance énergétique s’élève à 797,8 MD (36,0% du total du déficit) contre 786,6 MD durant la même période en 2017.
Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 74,2 %, contre une baisse de 8% durant la même période en 2017. De même, les importations ont augmenté de 15,9% contre 33,2% durant la même période en 2017.

Les bonnes surprises

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due à la contribution de la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’énergie a enregistré un accroissement remarquable de 259,9%, suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (393,0 MD, contre 69,8 MD). Le secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires a aussi enregistré une hausse de 99,5%, suite à l’augmentation des ventes d’huile d’olive (544,8 MD contre 143,3MD) et des dattes (169,4 MD contre 127,5 MD). Les secteurs des industries mécaniques et électriques, du textile et habillement et cuirs et des industries manufacturières ont respectivement évolué de 37,1%, 25,4% et 27,6%.
En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 30,9%, suite à la diminution des exportations en DAP (26,5 MD contre 102,8 MD).

L’augmentation des importations est due essentiellement à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs, ainsi les matières premières et demi-produits ont progressé de 39,3%, l’énergie de 58,0%, les mines, phosphates et dérivés de 25,5% et les biens d’équipement de 21,9%.
En revanche, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base a enregistré une baisse de 2,4 %.
Pour ce qui est des importations hors énergie, elles ont augmenté de 21,9%.

Forte hausse des exportations vers l’UE

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (74,4% du total des exportations) ont augmenté de 40,8%. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Italie de 46,0%, la France de 37,4% et l’Allemagne de 35.3%.
En revanche, les ventes ont reculé vers d’autres pays, notamment avec le Royaume Uni de 52,8%.
Au niveau des échanges avec les pays arabes, les exportations ont enregistré une augmentation de 36,5% vers le Maroc et de 14,4% vers la Libye. Par contre, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 20,4%.
S’agissant des importations de l’UE (56,7% du total des importations), elles ont enregistré une hausse de 33,7% pour s’établir à 5 008,4 MD. Les importations ont évolué de 47,9% avec l’Allemagne et de 22,0% avec la France.
Le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent, principalement avec la Libye de 1 229 MD, la France de 685,7 MD et le Maroc de 83,6 MD.

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Les ministres de Youssef Chahed n’attendent plus et sont impatients de démontrer que l’économie redémarre. Evoquant, dans sa page officielle sur les réseaux sociaux et avant l’IBS, les chiffres du commerce extérieur 2018, le secrétaire d’Etat pour, justement, le commerce extérieur s’exclame que « la Tunisie est de retour ». Voyons-voir :

Le taux de couverture des échanges extérieurs a gagné plus de 10 points (environ 75 % durant les deux premiers mois de 2018 contre 64.8% durant la même période de 2017). Les flux des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants ont enregistré durant les deux premiers mois de 2018 une augmentation au niveau des exportations d’environ 43% contre 4.7% durant la même période de l’année 2017.

Quant aux importations, l’évolution est quasi stable comparée à la croissance enregistrée durant les deux premier mois de 2017 (23.7%) L’augmentation observée au niveau des exportations concerne la majorité des secteurs : énergie, agriculture, industries agroalimentaires, industries mécaniques et électriques, textile habillement et cuir.

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Au 1er mars 2018, les avoirs nets en devises ont atteint 11332 millions de dinars (MD) en jours d’importation, soit un stock de réserves à 80 jours d’importations, affirme la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur son site.
Dans un communiqué publié, le 23 février 2018, la BCT avait annoncé que le Stock des réserves a enregistré depuis le début de l’année 2018 de fortes pressions l’ayant ramené à 82 jours d’importation, sous l’effet des règlements importants en devises auxquels la Tunisie procède habituellement en début d’année pour la constitution des stocks de matières premières, aussi bien énergétiques, alimentaires qu’industrielles, destinées à soutenir l’activité économique, et ce, outre les règlements au titre du service de la dette, précise la BCT sur sont site.
Et d’ajouter que le niveau du stock des réserves devrait se consolider dans la période à venir grâce aux recettes prévues des exportations d’huile d’olive et de dattes, ainsi que des revenus du secteur touristique, outre les retombées positives du raffermissement de la croissance en Europe, un levier important pour les exportations tunisiennes. La Tunisie bénéficiera également de plusieurs ressources de financements extérieurs notamment pour le financement des investissements publics et privés.

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Le syndicalisme tunisien, médaillé du prix Nobel de la paix, n’en finit pas de donner des leçons au monde. Après les déclarations d’un Noureddine Taboubi, qui veut faire la pluie et le beau temps en Tunisie, et qui revendique un remaniement ministériel et réagit avec une grève dans le secteur des médiats, en réaction indirecte au refus du chef du gouvernement de faire le remaniement. Après les menaces du syndicat de l’enseignement de nouvelles grèves, qui font suite à un refus de livraison des notes semestrielles et des bulletins, pour des questions de primes additionnelles. Après les grèves de tout le secteur de la chimie, en soutient à leurs collègues dans une usine de pneumatique, rachetée par un privé qui demandait que l’Etat-revendeur lui laisse les mêmes privilèges qu’une entreprise publique.

Voici donc un syndicat ouvrier qui ne bouge pas le petit doigt devant les grèves arrêtant la production et demande au gouvernement de recourir à l’importation pour combler le manque de production occasionné par les grèves de leurs copains syndicalistes.

Ce sont en effet les cadres et les employés du Groupe Chimique de Tunisie (GCT) qui organisent ce mardi 27 février 2018 une action de protestation devant le siège du groupe, pour exiger que l’Etat qui subit financièrement les effets des grèves successives de leurs camarades et qui paie des MDT de salaires sans contrepartie en travail, importe le phosphate qui manque à l’usine. Selon sa déclaration à l’agence officielle d’information Tap, le SG Adjoint du syndicat des cadres du GCT rend même le gouvernement responsable de toutes les pertes que pourrait supporter le groupe, s’il n’importait pas le phosphate.

Récapitulons. C’est le même syndicat, UGTT, puisqu’il n’y en pas d’autre dans le pays, qui fait grève de production du phosphate et c’est toujours lui qui revendique que l’Etat, qui perd des milliards DT à cause de ces grèves, importe le phosphate que leurs collègues ouvriers de Gafsa refusent de produire ! L’UGTT, responsable des arrêts de production du phosphate qui rapportait, il y a longtemps, des milliards DT au trésor, demande désormais au même Etat de se transformer en importateur massif de phosphate et de dépenser autant de milliards DT, en importations du même produit que la Tunisie ne produit plus et y perd même des marchés. Le comble du syndicalisme dans la Tunisie de ladite révolution ! Le chef du gouvernement appréciera…

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Les truffes du désert importées de Libye et de Tunisie qui se vendent au Koweït entre 8 et 15 dinars koweïtiens (entre 65 et 121 dinars tunisiens) le kilo dominent le marché agricole local, le produit étant très demandé par les citoyens. En raison du manque de précipitations dans la région, le marché manquait de truffes du désert du Koweït et d’Arabie Saoudite. Le prix sera abaissé à mesure que les importations en provenance d’Iran, d’Algérie et du Maroc arrivent au Koweït. C’est ce que rapporte l’agence de presse officielle Kuna.

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Il est agronome de formation, fils d’un agriculteur et qui s’était essayé, en 2011, au syndicalisme agricole où il a été membre du comité exécutif de l’UTAP. Il quitte l’organisation syndicale agricole, lorsque son ami de classe lui propose le fauteuil de secrétaire d’Etat à la Production agricole qui le mènera vers celui de ministre du Commerce.

Jeune Quadra, Omar Béhi maîtrise manifestement son dossier, suit la mercuriale, et connait bien ses chiffres et récite, avec précision, les performances du secteur dont il a la charge et reste dans les pas de son chef, Youssef Chahed, qui se montre franchement optimiste sur le développement de l’économie. Avec lui, Africanmanager a parlé des nouveaux chiffres du commerce extérieur, de l’inflation et… des voitures. Interview :

Les premiers chiffres, officiels mais non encore publiés par l’INS, indiquent une nette amélioration des échanges commerciaux de la Tunisie, avec une hausse de 39 % des exportations et de 25,5 % des importations et une amélioration de 7 points du taux de couverture. Comment expliquez-vous ces chiffres du 1er mois de 2018 et sont-ils conjoncturels ou constituent-ils un véritable trend qui s’installe ?

Les chiffres sont clairs. Ils indiquent une hausse de 39,4 % des exportations qui ont atteint 3,1 Milliards DT. Elles proviennent des 3 grands postes qui sont les IME où on est passé de 950 MDT à 1,270 Milliards DT, le textile où nos exportations sont passées de 500 à 750 MDT et des produits alimentaires, huile et dattes, où on est passé de 250 à 500 MDT. Une hausse sensible d’une moyenne de 250 MDT par produit et c’est de bon augure pour l’année 2018 qui sera, on l’espère, une bonne année pour l’exportation.

Pour les exportations, quelle est la tendance selon les chiffres dont vous disposez et les carnets de commandes dont vous avez certainement connaissance ?

Nous tablons sur une hausse de 20 % pour 2018, pour atteindre les 50 Milliards d’exportation en 2020, à travers les mêmes trois moteurs de l’exportation que sont le textile, les IME et l’agroalimentaire.

Il y avait le secteur des mines, qui est désormais à l’arrêt avec les grèves qui reprennent de plus belle en 2018. On se demande jusqu’où et combien les exportations vont pouvoir tenir sans l’apport de l’industrie phosphatière ?

Le secteur du phosphate est effectivement à l’arrêt. Nous sommes en pourparlers pour essayer de trouver un accord. Le ministre et le Secrétaire d’Etat y travaillent d’arrache-pied. J’estime, à ce sujet, qu’il faut un peu de bon sens pour tout le monde. Le secteur a en effet beaucoup recruté. Depuis 2011, le Groupe Chimique qui employait 9.000 personnes en compte maintenant 26.000. En 2010, on produisait 8,5 millions de tonnes par an. En 2017, on a à peine dépassé les 3 millions de tonnes en 2017. La baisse est importante. Cela a un impact négatif, alors qu’il pourrait aider à la reprise dont on voit désormais les prémices.

En face, vous ne maitrisez pas totalement l’évolution des importations

Ce qui est bien, c’est qu’on a déjà inversé la tendance. Désormais, les importations augmentent à un rythme moindre que celui des exportations. Il s’en est suivi une amélioration du taux de couverture. On est ainsi passé de 64 % en janvier 2017 à pratiquement 72 % en janvier dernier. Je voudrais faire noter que le taux de couverture s’est amélioré de 10 points chez les entreprises du régime général ou on-shore. Je noterais aussi que la baisse des importations n’a pas touché les matières premières et les semi-produits qui sont nécessaires pour l’industrie et l’export. Les mesures que nous avions prises, il y a quelques mois, depuis octobre 2017, pour la maitrise des importations et qui étaient derrière cette baisse des importations ont touché les produits finis et des produits non-essentiels, ainsi que la déclaration du pays origine de l’importation. Tout cela a participé à la baisse des importations et même contribué à une relative stabilisation du cours du DT au cours des trois derniers mois et n’a pas dépassé la barre symbolique des 3 DT pour 1 € et c’est une bonne chose. J’insiste pour dire que nous ne sommes pas pour l’interdiction des importations et que nous pensons que la meilleure façon d’améliorer la balance commerciale, c’est de booster l’exportation. Les exportations s’améliorent donc et si cela continue, que les réserves en devises s’améliorent et que la situation générale de l’économie s’améliore, nous pourrions même revoir les mesures prises pour limiter les importations et même les abandonner.

L’autre ratio qui échappe toujours au contrôle, du gouvernement et du ministère du Commerce, c’est celui de l’inflation. La Tunisie avait terminé 2017 avec 6,4 % et il paraitrait qu’en janvier elle atteindrait un nouveau pic de 7 % !

Pour l’inflation de janvier 2018, le chiffre officiel de l’INS indique une inflation 6,4 % et c’est logique avec l’augmentation de 1 % de la TVA qui a un impact de 0,8. L’inflation n’est pas supérieure à 7 % et c’est déjà une bonne chose, grâce au travail des équipes de contrôle au rythme d’une campagne par semaine depuis janvier.

Désormais, nous sévissons par la loi qui nous permet de fermer les boutiques des contrevenants et les empêcher de s’approvisionner en denrées subventionnées. Nous avons pris 40 décisions de fermeture et 40 décisions d’interdiction d’approvisionnement pour des grossistes notamment au cours du seul mois de janvier.

L’inflation est d’abord un effet de manque de production et de baisse de productivité. Cela, sans oublier l’inflation importée par la dépréciation du DT. Stabiliser le Dinar, comme on le fait maintenant, augmenter les exportations comme on y réussit et d’essayer la productivité du travail.

Les prix n’ont pour autant pas baissé, puisque l’inflation continue sa hausse !

Je ne suis pas d’accord. Les prix des fruits et légumes ont baissé. Celui de la tomate, par exemple, a baissé de 55 % par rapport à l’année dernière, celui du piment a baissé entre 35 et 50 %, celui des petits pois de 35 %, celui des œufs et de la viande de poulet est stabilisé, celui des viandes rouges a légèrement augmenté et on essaie de réguler avec l’importation.

D’où vient donc la hausse de l’inflation ?

Je n’ai pas dit qu’il n’y a pas d’autres augmentations, comme celui des produits industriels sous l’effet de la loi de finance et l’augmentation des prix de l’énergie. Il y a aussi l’inflation importée. Nous ne sommes pas bras croisés. Nous sommes actifs et réactifs, par le contrôle et l’importation régulatrice. Nous manquons cependant d’effectif, puisque nous ne disposons que de 400 contrôleurs sur le terrain pour tout le pays.

Le chef du gouvernement avait rencontré, il y a quelques semaines, les premiers responsables des grandes surfaces. Est-ce que vous avez pu remarquer une baisse des prix de leur part ?

L’effort, en matière de baisse des prix, est à fournir sur toute la chaîne de distribution, de l’agriculteur aux commerçants. Pour les grandes surfaces, il faut qu’elles maîtrisent à fond leurs marges, sinon on risque d’avoir des tensions inflationnistes et elles font des efforts. Nous leur avons demandé, par exemple, pour les fruits et légumes d’appliquer une marge maximale de 15 % à partir de la mercuriale de Bir El Kassaa (Marché de gros de Tunis), et ils le font. Nous leur fournissons aussi de la viande importée pour une vente à 17 DT pour la viande désossée et 11,7 DT le Kilo pour la viande non-désossée. Elles s’y tiennent et nous restons en discussions avec elles.

Nous apprenons que la stratégie du gouvernement, en matière de prix, est d’aller vers la vérité des prix avec un meilleur ciblage des aides aux plus démunis. Confirmez-vous cette démarche ?

Il s’agit en fait de faire un meilleur ciblage de la compensation et de revaloriser en même temps les prix. Il ne s’agit pas d’aller directement vers la vérité des prix. Les prix augmenteraient alors, beaucoup et dans un court laps de temps et ce n’est pas notre objectif.

Il y a actuellement un travail d’identification des cibles prioritaires de la compensation, par le ministère des Affaires sociales. Nous savons par ailleurs qu’il y a 250 mille familles nécessiteuses, 750 milles personnes bénéficiant déjà du ticket réducteur de la CNAM, ce qui fait déjà un peu plus de 2 millions de personnes, mais nous ciblons une population plus large, avec un ciblage plus équitable, pour la distribution directe de la compensation en prévision de la revalorisation des prix.

De combien pourrait être le montant de cette compensation directe ?

C’est en moyenne 100 DT par habitant à l’échelle de la Tunisie. Tout le pays n’étant pas que des nécessiteux, la compensation directe par personne sera nettement supérieure à ce montant et nous voudrions débuter cette opération en 2018 pour les produits de 1ère nécessité, comme le pain, l’huile, le sucre, le lait, le thé, le café et les pâtes alimentaires. Une fois terminé le ciblage, les prix de ces denrées pourront être revalorisés.

Certaines études tunisiennes vous déconseillent pourtant ce système et alertent sur une possible explosion sociale si vous mettez en exécution…

Nous planchons, pour l’instant, sur tous les scénarios en coopération avec les organisations nationales, pour choisir la meilleure solution pour réformer un système de compensation qui a démontré ses limites.

Beaucoup aussi en veulent au ministère du Commerce, pour la multiplication des Franchises, jugées comme étant un gaspillage de devises par les Fees qu’elles génèrent et comme danger pour le petit commerce.

Il y en a en fait une trentaine et j’ajouterai que beaucoup sont libres, comme pour l’habillement, ne sont pas sujettes à autorisation. Dans une logique de libre-échange, il y a des règles de jeux qu’on se doit de respecter aussi. Celles des produits agroalimentaires sont sous autorisation. Mais importer une marque est aussi une marque de notoriété pour les étrangers et les touristes et cela existe un peu partout dans le monde. Il est vrai aussi que la franchise n’est pas toujours un signe de réussite. Certaines ont même fermé, même dans l’alimentation.

Si on est dans une logique de libre-échange, pourquoi alors le ministère du Commerce astreindrait-il les concessionnaires automobiles à un quota annuel d’importation avec toute une administration qui y est consacrée ?

Les importations de voitures représentent un montant annuel de quelque 1.400 MDT dans le circuit officiel. Ce n’est pas peu et c’est en devises. C’est aussi une consommation qui impacte l’épargne, sur l’inflation et sur l’économie tunisienne en général. A travers ce système de limitation de l’importation, en fonction de l’historique et des ventes de chaque opérateur, nous essayons juste de maitriser ces dépenses en devises. Et d’ailleurs, cette distribution se fait par les concessionnaires eux-mêmes à travers leur Chambre syndicale. Il y avait, avant 2010, un système de compensation. Il nous faut un système d’équilibre pour nos importations. D’ailleurs, l’augmentation du nombre des concessionnaires n’est pas une bonne chose sans valeur ajoutée pour le pays. Et je suis dans une logique d’encouragement à ceux qui font de la valeur ajoutée. Il faut faire un lien et pourquoi-pas penser à rétablir le système de la compensation. Nous y pensons, bien qu’il ait des procédures à voir avec l’OMC, mais je pense que c’est la bonne solution.

Vous dites que vous voulez diminuer l’importation des véhicules. Vous fermez pourtant toujours les yeux devant le marché parallèle dans ce domaine et qui ne représente pas peu !

Il y a en fait entre 15 et 16 mille qui entrent par la voie des systèmes, du RS et du FCR. Il y a une orientation, chez le gouvernement, de revoir tout cela et de mieux contrôler le FCR.

Khaled Boumiza

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Au cours de l’année 2018, la Tunisie et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) signeront un protocole d’accord définissant une liste de produits qui bénéficieront d’un régime préférentiel à l’export et à l’import, a déclaré, mercredi, le secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur extérieur Hichem Ben Ahmed.
Intervenant, en marge des travaux du forum de financement de l’investissement et du commerce en Afrique ” FITA 2018 “, Ben Ahmed a souligné que “des pourparlers sont actuellement en cours avec cette organisation en vue de finaliser la liste de produits qui seront exonérés de taxes douanières”.
Nous voulons intégrer le maximum de produits qui seront échangés avec l’ensemble des pays membres de cette institution sous-régionale“, a indiqué le secrétaire d’Etat, appelant les entreprises tunisiennes et africaines à investir dans les deux sens.
Pour la Tunisie, l’accès au continent africain reste tributaire de la mise en place d’une stratégie sur le long terme qui devra être basée non seulement sur le développement des exportations nationales vers ce marché, mais également sur le renforcement de l’importation de produits provenant de ces pays“.

Ben Ahmed a, en outre, rappelé qu’en avril 2018, la Tunisie intégrera le Marché commun de l’Afrique orientale et australe aussi connu sous son acronyme anglais (COMESA), en tant que membre. Cette adhésion permettra tant aux entreprises tunisiennes qu’africaines de s’implanter dans les deux sens, a-t-il encore affirmé.
S’agissant de la politique d’ouverture vers l’Afrique, le secrétaire d’Etat a fait savoir que la compagnie aérienne TUNISAIR devra desservir, d’ici 2020, 14 pays du continent.
Au cours du premier trimestre 2018, la CTN programmera une ligne vers trois pays de l’Afrique de l’Ouest, à savoir le Sénégal, le Bénin et la Côte d’ivoire, a-t-il encore fait savoir.

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