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Une baisse des prix de certaines voitures populaires à moins de 20 mille dinars est possible à condition de supprimer le Droit de Consommation et la TVA appliqués à ces voitures, a affirmé lundi le membre du bureau exécutif de la Chambre nationale des concessionnaires et des constructeurs automobiles, Mehdi Mahjoub.

Dans une déclaration à l’agence TAP, il a précisé que le total des taxes et des frais appliqués aux voitures populaires atteint 24% de leur prix, soulignant que la moyenne des prix des voitures populaires commercialisées en Tunisie varie entre 22 et 31 mille dinars.

Toujours selon lui, “les voitures populaires dont les prix sont inférieurs à 22 mille dinars peuvent être commercialisées à moins de 20 mille dinars. Cependant, il serait difficile d’appliquer une telle baisse aux voitures dont les prix se situent aux alentours de 30 mille dinars. Lesquelles pourraient être vendues à 25,5 mille dinars, si certaines taxes sont annulées“.

Mahjoub a indiqué que “la mesure annoncée par le Chef du gouvernement, Youssef Chahed, vendredi dernier, en marge du Forum sur le projet de loi de Finances 2019, sera appliquée en 2019“.
Toutefois, il a exprimé des doutes quant à l’évolution de la situation du dinar face à l’euro et au dollar, en 2019, d’autant plus que sa dépréciation face aux monnaies étrangères explique, en grande partie, le renchérissement des voitures populaires.

Mahjoub a également fait savoir que 7 marques de voitures populaires sont commercialisées en Tunisie, dont 2 marques sont vendues à des prix aux alentours de 22 mille dinars, tandis que les prix des autres marques varient entre 25 et 31 mille dinars.

Pour appliquer la mesure annoncée par le Chef du gouvernement, il est possible d’importer des voitures populaires à un prix unitaire de 6 mille euros (19,2 mille dinars), mais ne disposant pas de plusieurs options  nécessaires“, a-t-il affirmé.

Mahjoub s’est, par ailleurs, félicité de “la décision annoncée par le Chef du Gouvernement, qui est de nature à favoriser l’acquisition de voitures pour les Tunisiens”, tout en appelant à “réviser toutes les impositions appliquées aux voitures“.
Il a, en outre, proposé “l’importation de voitures légères de faible puissance fiscale, afin de pouvoir agir sur leur prix“.
Il est à noter que la Tunisie importe annuellement entre 2500 et 3000 voitures populaires, sachant que l’importation de ce type de voitures a débuté en Tunisie en 1994.

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Verdict autant que vade-mecum de ce qui est essentiel de faire, la note de la Banque centrale de Tunisie sur les « Evolutions économiques et monétaires et perspectives à moyens terme », rendu publique ce vendredi, a livré une analyse de référence des indicateurs qui ont marqué le deuxième trimestre de l’année en cours, qu’ils fussent bons ou inquiétants, et esquissé une trajectoire à laquelle les autorités publiques devront se conformer alors qu’elles planchent sur le projet de la loi des finances pour l’exercice prochain.

Au rang des évolutions que l’on sait déjà figure le taux de croissance qui a affiché une progression de 2,8% en glissement annuel, tirée en cela par la bonne performance des services marchands (+0,6pp) notamment les branches des télécommunications et des transports, ainsi que par une légère amélioration de l’activité au niveau des industries non manufacturières (+0,1pp) et des activités non marchandes et autres (+0,04pp). Une ombre au tableau, le secteur agricole et de pêche et celui des industries manufacturières ont contribué négativement à la croissance du deuxième trimestre 2018 à raison de -0,1pp chacun.

S’agissant de la demande, celle intérieure a été boostée par la reprise du secteur du bâtiment & génie civil (BGC) et celui des matériaux de construction, céramique et verre (MCCV) dont les VA ont évolué au T2-2018 de +4,9% (après -4,0% au T1-2018) et +2,7% (après -5,8% au T1-2018) en variations trimestrielles. Toutefois, il est fait mention de difficultés persistantes au niveau du secteur énergétique avec une valeur ajoutée de la branche « Extraction de pétrole et gaz » en baisse de 5,8% au T2-2018 après -1,9% au T1-2018, contribuant ainsi à raison de -0,2pp à la croissance globale trimestrielle.

Dans cette configuration, le secteur touristique émerge du lot grâce à une reprise s’est confirmée au cours des 6 premiers mois de 2018 avec des perspectives positives pour le restant de l’année. La valeur ajoutée de la branche « hôtels et restaurants » s’est accrue de 0,8% au T2-2018 en V.T (+11,5% en G.A) après avoir déjà progressé de 5,7% au premier trimestre (+9,2% en G.A).

L’inflation, un tourment récurrent !

Il va sans dire que la part belle dans cette note a été faite à l’inflation dont le taux, pour le deuxième mois consécutif, s’est établi à +7,5% en glissement annuel contre seulement +5,7% en août 2017. Une évolution qui s’explique, d’une part, par la décélération du rythme de progression des prix des produits alimentaires (+7,0% en G.A contre +8,3% en juillet 2018) et d’autre part, par l’accélération du rythme d’accroissement des prix des produits manufacturés (+9,2% en G.A contre +8,7%) et de ceux des services (+6,0% en G.A contre +5,3%).

Il est quand même noté qu’en variations mensuelles, l’indice des prix à la consommation a enregistré un accroissement plus modéré de 0,3% en août contre 0,6% en juillet. Cette évolution porte la marque de la nette détente des prix des produits manufacturés. Sur les huit premiers mois de l’année, le taux d’inflation s’est établi en moyenne à 7,5% contre 5% au cours de la même période de 2017. En termes de contributions à l’inflation globale, l’analyse par secteur d’activité montre que la contribution de l’inflation des produits manufacturés est demeurée la plus importante avec 3,4 points de pourcentage, en août 2018 contre 3,3 points un mois auparavant, et ce, au détriment de l’inflation des produits alimentaires dont la contribution a baissé en revenant de 2,4 points de pourcentage en juillet 2018 à 2,1 points de pourcentage en août 2018 alors qu’elle n’était que de 1,6 point de pourcentage en août 2017.

Au regard de ces évolutions, l’institut d’émission estime que « la persistance de l’inflation sous-jacente à des niveaux élevés constitue une source de préoccupation pour la Banque centrale dont le mandat est d’assurer la stabilité des prix », marquant sa détermination à « rester vigilante quant à l’évolution de l’inflation et n’hésiterait pas à resserrer sa politique monétaire afin de ramener le taux d’inflation vers sa moyenne de long terme, agissant ainsi sur les anticipations inflationnistes ».

Les importations, encore et encore !

Les échanges extérieurs ont été relativement dynamiques sur l’ensemble des huit premiers mois de 2018, constate la BCT qui pointe un déficit commercial (FOB-CAF) qui s’est élargi à 12.161 MDT après 10.069 MDT à fin août 2017. En cause, la hausse persistante des prix internationaux des matières premières, conjuguée à la dépréciation du dinar ont alimenté les pressions sur les dépenses d’importation. Au terme du mois d’août 2018, la valeur des importations de matières premières et de semi-produits a enregistré une hausse de 22,6%, contre 21,3% à fin août 2017, pour atteindre 12,9 milliards de dinars. De même, les importations de produits énergétiques ont fortement progressé de 40,9% pour avoisiner 5,4 milliards de dinars durant ladite période contre 3,8 milliards une année auparavant. De leur côté, les importations de produits de consommation ont affiché un rythme de progression encore soutenu (11,8% contre 16,2% à fin août 2017) pour dépasser 9,1 milliards de dinars.

Au demeurant, l’impact de la détérioration des paiements extérieurs continue à être perceptible au niveau des réserves en devises qui se sont établies, au 12 septembre 2018, au voisinage de 3,9 milliards de dollars, soit l’équivalent 69 jours d’importations contre 93 jours à fin 2017. Et en raison de l’acuité du déséquilibre entre l’offre et la demande, le marché de change a connu une accélération du rythme de dépréciation du dinar vis-à-vis des principales devises, au cours de la période récente. Du premier au 12 septembre 2018 et par rapport à toute l’année 2017, le dinar s’est déprécié de 10,7% et 5% face à l’euro et au dollar américain respectivement.

Monnaie, crédit et liquidité

Les concours à l’économie ont continué à décélérer, et ce, pour le cinquième mois consécutif, évoluant au rythme de 11,3% en juillet contre 11,4% en juin et 13% en février 2018. En revanche, les créances nettes sur l’extérieur ont poursuivi leur mouvement baissier. Quant aux ressources monétaires, elles ont connu une progression, en juillet 2018, traduisant l’augmentation de l’encours des certificats des dépôts et des billets et monnaies en circulation (BMC), et à un degré moindre, celle des dépôts à vue bancaires (DAV).

Dans le même temps, les besoins moyens des banques en liquidité ont poursuivi leur hausse à un rythme soutenu pour atteindre 16,1 milliards de dinars en moyenne, en août 2018, contre 15,1 milliards de dinars en juillet et seulement 10,9 milliards à fin 2017. Cette évolution porte la marque des effets restrictifs sur la liquidité bancaire provenant, d’une part, du recours important des banques à l’achat de devises auprès de la Banque centrale, permettant aux différents opérateurs économiques d’honorer leurs engagements extérieurs. L’impact de l’accentuation des besoins de banques en liquidité, conjugué au relèvement du taux directeur de 100 points de base, le 13 juin 2018, ont pesé sur la dynamique des taux d’intérêt sur le marché monétaire. Le taux moyen pondéré (TMP) des opérations principales de refinancement ainsi que le TMM se sont établis à 7,07% et 7,25%, respectivement, en août 2018.

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Le président de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), Abdelmajid Zar, a appelé le gouvernement à accorder une grande importance au secteur de l’agriculture qui demeure,  selon ses dires, un gisement de croissance économique susceptible de sortir le pays de sa crise économique.

Lors de son intervention au cours des travaux du séminaire relatif aux orientations de la loi de Finance 2019, Zar a également insisté sur l’importance de renforcer la production nationale et de réduire la consommation. Il a ajouté qu’il est temps de mettre fin aux exportations et aux importations.
Le président de l’UTAP a tenu à rappeler que la loi de Finances 2018 a pesé lourdement sur le pouvoir d’achat citoyens, les agriculteurs, les entreprises… Il a indiqué qu’il faut adopter de nouvelles mesures pour la LF 2019 dans le but de booster l’économie nationale et de créer un bon climat social.

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A la fin du mois d’aout 2018, le déficit de la balance commerciale alimentaire s’est réduit pour se situer au niveau de 162,8 millions de dinars (MD), contre 886,2 MD enregistrés durant les huit premiers mois de l’année écoulé, soit une baisse de 82%, tirée principalement les exportations d’huile d’olive, des dattes et les produits de la pêche, selon les données publiées par le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche.

La balance commerciale alimentaire a enregistré une nette amélioration au niveau de la couverture des importations par les exportations, soit 95,5%, contre 69,7 % pendant la même période de l’année 2017.
Le ministère de l’Agriculture a imputé la régression de ce déficit à l’évolution de la valeur des exportations alimentaires laquelle (valeur) a dépassé celle des importations (68,6% export contre 23,1% import), ajoute la même.

Entre janvier et fin août 2018, l’exportation des produits alimentaires ont généré des bénéfices estimés à près de 3434,6 MD, soit une croissance de 86,6% en comparaison avec les résultats de l’année dernière.
Ces résultats sont confortés par la croissance du volume des exportations d’huile d’olive au niveau de la quantité (166,8 mille tonnes, contre 59,7 mille tonnes) et la valeur (15890,3 MD, contre 533,2 MD), outre la hausse de 3% enregistrée au niveau des prix, des entrées en devises (31% pour les produits frais de la pêche) et de 38% pour les dattes.
La valeur des exportations des légumes fraiches ainsi que celle des agrumes ont accusé une hausse respectivement de 27% et de 8%, en dépit de la régression des quantités de poissons de 22% et des conserves de poissons de 19%.
La valeur des exportations alimentaires, sans compter les revenus de l’huile d’olive, s’élève à 24%, sachant que la Tunisie a exporté près de 24 mille tonnes des fruits d’été pour une valeur de 62 MD, soit des hausses respectives de 41% et de 44% par rapport aux huit premiers mois de l’année 2017.
La valeur des exportations alimentaires en 2018, a atteint 13% du total des exportations de, biens contre 9,3% en 2017.

Le pays a également dépensé 3597,4 MD pour l’importation des produits alimentaires, ce qui a permis d’enregistrer une hausse de 23,1% par rapport à la même période de l’année 2017.
Cette évolution s’explique en partie par la baisse du taux de change du dinar tunisien par rapport aux monnaies étrangères, et l’augmentation de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base, outre la hausse de leurs prix sur le marché international (blé dur (+31%), blé tendre (+30%), l’orge (+59%) et les dérivées du lait (+52%).
Les achats de maïs et des huiles végétales ont régressé en valeur respectivement de 3% et de 28%, en raison de la baisse des quantités importées, sachant que les produits alimentaires de base représentent 68 % du total des importations alimentaires, contre 74% en 2017.
Au cours des huit premiers mois de l’année 2018, la valeur des importations alimentaires a représenté 9,3% de l’ensemble des importations tunisiennes, contre 9,1% en 2017.

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A chaque nouveau glissement du déficit de la balance commerciale, s’élèvent de nouveau en Tunisie des voix «d’experts» et de politiciens, demandant au ministre du commerce, Omar Béhi, de sévir en comprimant la liste des produits importés par la Tunisie. Avant lui et en coopération avec la BCT, une liste de 604 nomenclatures douanières déclarées «personæ non gratæ» avait été établie en octobre 2017. Le même mois, la BCT sortait une circulaire portant instruction de ne procéder à l’ouverture d’une lettre de crédit (LC) pour l’importation de certains produits qu’avec la couverture par l’importateur de sa LC par une garantie sur ses propres fonds. Des mesures qui avaient alors valu à l’ancien Gouverneur et au gouvernement le courroux de certaines parties européennes, dont l’une qui en voulait surtout à la présence sur cette liste des produits de maquillage (Nomenclatures de 330300 à 330499).

Les réprimandes, diplomatiquement correctes, arrivent encore à ce jour, au ministère du Commerce.

Les critiques internes, concernant certaines importations jugées actuellement inutiles et en tout cas non-indispensables, n’ont pourtant pas arrêté. Au ministère du Commerce, on penserait même rétablir le régime des autorisations préalables pour toutes les importations, même pour une seule année. On planche, tout de même et depuis quelque temps, sur les mesures à prendre qui pourraient contribuer à dépenser moins en importations et resserrer les cordons de la réserve en devises. De son côté, le chef du gouvernement avait remis sur la table des négociations avec les autorités chinoises la possibilité d’un accord de Swap pour couvrir les importations tunisiennes de Chine.

C’est dire tous les efforts faits ou en cours pour essayer de baisser le déficit commercial, sans pour autant toucher les matières de base, les semi produits et les importations par lesquelles l’industrie tunisienne fonctionne.

En août dernier, sur les 38,427 Milliards DT déboursés en devises par la Tunisie par en importations diverses, dont un peu plus de 24,205 Milliards DT pour seulement 9 produits, tous vitaux. Ces 9 produits représentent plus des 2/3 de toutes les importations tunisiennes. Pour plus de détails, cette liste de l’INS est encore plus explicite sur les importations tunisiennes.

Elle confirme, pour ceux qui auraient encore des doutes, non politiciens, qu’il est difficile, voire impossible pour le ministre tunisien du Commerce Omar Béhi de comprimer encore plus les importations, du moins officielles et pas celles qui passent par les circuits parallèles, qui sont un autre combat autrement plus difficile et pas encore engagé avec force et détermination par le gouvernement de Youssef Chahed.

A l’exception de quelques produits dans cette liste, rien ou très peu à notre sens pourrait être taxé d’inutile. Le ministre du Commerce pourrait certes en expurger quelques petites choses, comme les 90,4 MDT de jouets, jeux et articles de sports, les 52,4 MDT d’appareils de télécommunication comme les téléphones mobiles, etc. Mais est-ce que cela changerait quelque chose dans la balance commerciale ?

L’idéal, à notre sens, serait de se pencher sérieusement sur la question du commerce parallèle et le commerce de valises, comme par voie aérienne de Turquie. Et encore, regardez ce qui s’est passé dernièrement, lorsque la Libye a unilatéralement fermé ses frontières du côté tunisien. Le Tunisien vit, par le parallèle, avec le parallèle et en partie grâce au parallèle. Et il n’est pas prêt de s’en séparer !

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Le déficit commercial, encore lui, et manifestement pour longtemps vu que tout ce qui a été fait jusqu’ici pour le corriger un tant soit peu est tombé à plat. Pire : il s’est accéléré cette année, presque 2,100 Milliards de dinars de plus au terme des 8 premiers mois de 2018, a indiqué le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Hichem Ben Ahmed, ce jeudi 13 septembre 2018 sur Express FM. Toutefois il a tenu à souligner que ce déficit n’est pas du à l’importation de produits inutiles.

En haut du tableau il y a le déficit énergétique, qui pèse 74% dans le déficit commercial, et la tendance n’est pas près de s’inverser à cause de la montée du prix du baril du pétrole à l’international et de la fonte du dinar. Le déficit des céréales et du sucre n’est pas négligeable non plus, 16% du déficit commercial.

Maintenant les solutions pour tenter de limiter la casse. Le secrétaire d’Etat a évoqué les projets dans les énergies renouvelables pour soulager les caisses publiques, sur les rails également un autre programme de rationalisation des importations. «Nous avons réduit nos importations en produits de consommation, mais il ne faut pas oublier que la Tunisie n’a pas de matières premières. Raison pour laquelle il y a eu un achat massif de ces matières de la part des industriels afin de les stocker du fait de la dépréciation du dinar. Nous savions, depuis 5 mois, que cette ruée allait gonfler directement le volume des exportations. Les acheteurs l’ont fait dans une logique d’anticipation d’un glissement plus prononcé du dinar, ce qui a fait monter en flèche les importations», indique Ben Ahmed.

Sofiane Zribi se définit, sur sa page des réseaux sociaux, «Psychiatre, pour le meilleur et pour le pire». Dans ce coup de gueule du citoyen qu’il est, il évoque en effet le pire comme le meilleur et n’y va pas du dos de la cuillère :

«Bahi (Traduisez OK). Nous avons fait les capricieux, les révoltés, les insatisfaits, mais personne ne fait rien pour changer l’ordre des choses. Le pays est sale mais on veut qu’on le nettoie pour nous, tout en continuant à salir. Notre enseignement est en perdition, mais nous ou on envoie nos enfants dans les écoles privées où on les regarde chaque jour s’abrutir d’avantage. Nos hôpitaux deviennent insalubres et dangereux. Nous on continue à construire des cliniques et à laisser nos meilleurs médecins émigrer ailleurs. Notre air est pollué, et on continue à rouler en grosses bagnoles ou en Diesel toxique. Les banques nous volent et nous, on continue à nous endetter. Des bandes entières de trafiquants et faux hommes d’affaires ont mis le pays en faillite et nous on commente sur Facebook. Le dinar ne vaut plus un kopeck et nous on aime acheter importé, y compris le lait et le chocolat. Les 3/4 du peuple sont dans une misère noire mais les restaurants à 50 dinars le plat sont légion et toujours complets. Nos gouvernants se battent l’un pour rester en place, l’autre pour promouvoir son fils et l’autre pour nous ramener au 5ème siècle. Nous, on se comporte comme si c’était un match de foot. Yezzi (Traduisez Assez)! Il y a des canailles à mettre d’urgence en prison, des politicards à envoyer à la retraite, des chaînes de télé à transformer en chaînes d’éducation du peuple et des hommes formés et capables à qui donner la charge du pays. Sans un réveil collectif rien ne changera. C’est à vous et à moi de le faire. C’est à nous d’agir, de convaincre et de changer le cours des choses. Bougeons!”

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C’est un groupe qui réalise, bon an mal an, un chiffre d’affaires de 200 MDT ht dans divers secteurs, comme l’automobile, concession et montage, la carrosserie, les tracteurs agricoles, les engins de TP, le transport de carburants, l’enseignement supérieur et pas que.

Le président de ce groupe, en majorité familiale, est aussi un député, jusqu’à présent d’Afek Tounes. Il en évoque les problèmes, mais ne s’est pas encore décidé à le quitter. Il parle plus volontiers de son domaine de prédilection et ne mâche pas ses mots lorsqu’il s’agit de l’ouverture du marché de l’automobile. Il fait, en attendant, ses premiers pas dans le montage automobile et y prépare une belle surprise d’ici la fin de l’année. Interview :

Votre groupe s’oriente désormais vers le montage. Est-ce le début d’une industrie de construction automobile ?

C’est en fait une occasion qui s’était présentée, depuis 2013, avec le groupe indien Mahindra. L’importation des Pick-Up de moins de 3,5 tonnes étant interdit sauf pour le montage en Tunisie, c’est ce qui nous a conduit vers l’installation d’unités de montage, que nous considérons par ailleurs comme le premier pas vers l’installation d’une industrie automobile en Tunisie, en augmentant chaque fois un peu plus le taux d’intégration. Pour les Pick-Up, le taux d’intégration peut monter jusqu’à 30 %. Chez nous, ce taux est actuellement de 24 % et on pourra l’élever à 30 %, si nous utilisons des équipements déjà disponibles sur le marché. Actuellement, nous arrivons à 1.000 Pick-Up par an et nous ferons, prochainement, le montage de véhicules légers. Notre unité peut arriver à monter 3.000 véhicules par an, mais de types différents. Cette quantité ne justifie pas encore l’approvisionnement auprès des constructeurs internationaux qui nous permettrait d’augmenter le taux d’intégration. Force est cependant de dire que cette aventure que nous entamons est nécessaire pour l’apprentissage de l’industrialisation, pas pour le marché local, mais essentiellement pour l’export. Tout cela n’est possible qu’en partenariat avec une marque, comme Mahindra par exemple, qui vous fait accéder à son Network.

Lors de vos discussions, comme avec Mahindra, est-ce qu’ils vont jusqu’à prévoir d’ouvrir une usine de fabrication en Tunisie ?

C’est ce dont nous discutons avec eux et essayons de les en convaincre au cours des 5 dernières années. Il y a une acceptation de principe. Ceci dit un investissement de 200 à 300 MDT n’est pas aussi simple que les 35 MDT que nous faisons tous seuls pour 3.000 véhicules de différents types par an et que nous pourrons doubler avec le double shift. Pour l’instant, lorsqu’on rencontre les hauts responsables de Hyundai, de Mahindra ou de Geely, ils nous opposent encore l’instabilité politique en Tunisie et dans la région, car ils connaissent tout ce qui se passe et en ont une vision claire et à jour, économiquement et sur le plan sécuritaire aussi.

Il reste à dire que ce que nous faisons est une belle expérience et une belle aventure en matière de composants et d’aller encore de l’avant.

Le groupe Zouari a donc commencé avec l’Indien Mahindra. Comment cela se passe-t-il ?

Nous avons débuté avec un millier de véhicules. 2014 a été notre meilleure année avec 1.500 véhicules. Nous avons connu une petite baisse en 2015, à cause de la baisse du marché. Mais nous avons essayé de la dépasser en diversifiant. Nous avons alors fait un peu de montage du SsangYong et du Hyundai pour les Pick-Up de moins de 3,5 tonnes sur la même chaîne, qui est par ailleurs doublée d’une chaîne de carrossage pour les Pick-Up. Nous entamons actuellement le montage en SKD (Semi Knocked Down. Technique qui consiste pour une entreprise à exporter des produits assemblés partiellement soit vers ses licenciés-partenaires, soit ses filiales industrielles) d’un nouveau véhicule léger, ou voiture de tourisme, qui sera disponible pour la 1ère fois en Tunisie, d’ici la fin de l’année 2018.

Qu’est-ce qui vous a amené au montage, alors que vous étiez plutôt bien dans le secteur des concessionnaires automobiles ?

C’est le sens de l’aventure et la volonté de relever les défis, surtout si ce défi a un apport économique national.

Quel regard portez-vous sur le marché automobile en Tunisie dont les ventes diminuent de 20 à 30 % selon les marques en Tunisie, sans compter l’entrée de beaucoup de marques non-européennes et l’explosion ou presque du nombre de concessionnaires ?

L’ouverture est une bonne chose du point de vue économique. Le rôle de l’Etat et de réguler le marché, non de donner l’autorisation à tel homme d’affaires et la refuser à l’autre. Avec le système des quotas d’importation, par ailleurs interdit et qui n’existe dans aucun règlement ou loi, le rôle de l’Etat deviendrait presque un pourvoyeur de fortune. L’ouverture du marché est une excellente chose et ce ne sont pas ceux qui s’alarment du déficit commercial qui pourront apporter la preuve du contraire. Les importations de véhicules coûtent plus ou moins 1.000 à 1.500 MDT, tous concessionnaires confondus. C’est le 1/38ème du total des importations (Ndlr : 38,427 Milliards DT selon l’INS). Or, il y a, selon les bons chiffres dont nous disposons, 1,5 Milliard DT sur les 3 milliards de déficit commercial de la Chine avec la Tunisie qui sont réexportés vers d’autres pays, notamment l’Afrique. C’est des importations qui génèrent des exportations, notamment vers l’Afrique comme je le disais.

Le vrai problème du secteur, ce sont les marques automobiles européennes qui veulent garder le monopole du marché automobile tunisien. Or, aujourd’hui les Coréennes ont trouvé leur place sur ce marché, tout comme les chinoises ou les indiennes, dans le secteur des VP comme dans celui des VU. Cette question des quotas, par ailleurs illégale, joue le jeu des grands importateurs de véhicules européens, qui ont toujours les plus gros quotas et dominent toujours le marché. Nous sommes dans une situation où on investit des millions de DT dans un secteur où l’autorisation de concessionnaires est renouvelable chaque année et où les quotas sont distribués à la cuillère par une administration qui ne vous donne aucun papier et peut vous punir automatiquement si vous importez plus qu’elle ne vous en a autorisé verbalement. En définitive, l’ouverture du marché restera une très bonne chose et c’est le marché qui fera lui-même les arbitrages.

De temps en temps, on entend dire que Hafedh Zouari est entendu par la justice. Pourquoi ?

Car il ne paie pas des pots-de-vin et ne verse pas dans la corruption. On lui confectionne donc des dossiers. Une affaire comme celle du Toktok où tout a été fait sur ordre du chef du gouvernement Hammadi Jbali. Tout le monde s’en lavera par la suite les mains et Hafedh Zouari se retrouve en contravention des règles douanières. S’en suit une affaire en justice et une demande de levée de l’immunité parlementaire et tout le tintouin. Nous avons fini par payer les droits de douane et cela coûtera par la suite à l’entreprise 4 MDT qui sont toujours en stock. Nous sommes en train de monter une fondation du groupe Zouari, qui fera, entre autres activités sociétales et sociales, don de ces machines aux nécessiteux. Quelques autres «bonnes personnes» nous font par ailleurs toujours des misères, au titre de nos entreprises et non de façon individuelle, pour des problèmes fonciers qui existaient depuis plus de 20 ans et mon statut de député n’arrange pas les choses devant la justice. D’ailleurs, à chaque déclaration ou statut sur les réseaux sociaux, on voit d’abord les attaques et on voit venir les tracasseries judiciaires pour essayer de déterrer de petites affaires déjà réglées et closes et depuis des années.

Hafedh Zouari compte-t-il quitter Afek Tounes ?

En fait, mon désir est de ne plus faire de la politique.

Vous ne comptez donc pas candidater pour les législatives de 2019 ?

La question n’est pas encore tranchée. Je ne suis certes pas content de ce qui a été fait jusqu’à présent, car je pensais qu’on allait faire mieux. Après quatre années, mon sentiment est qu’on ne peut rien faire et j’ai quelque peu baissé les bras en matière de politique.

Quel regard portez-vous sur le parti Afek, où vous êtes depuis les élections de 2014 ?

Lorsque j’y suis entré, il y avait une bonne équipe de militants et une bonne ambiance et beaucoup d’activités. Après le dernier congrès, des choses ont changé, car la démocratie n’engendre pas que de bonnes personnes. Il y a eu une petite dispute à l’intérieur du parti. Cela s’est tassé un moment, puis réapparu à l’occasion de la sortie du parti du gouvernement, chose sur laquelle je n’étais personnellement pas d’accord, et encore réapparu à l’occasion du vote pour le gouvernement de Youssef Chahed et en faveur duquel j’ai voté, comme tous ceux d’Afek Tounes qui étaient présents, car on estimait tous qu’on ne pouvait pas voter contre le ministre de l’Intérieur, poste qui devait être pourvu. Ma position est que ceux qui veulent sortir Youssef Chahed n’avaient qu’à le faire par une motion de censure en bonne et due forme et s’il leur manquait une seule voix, je serai la 109ème.

Que pensez-vous de ce gouvernement ? En êtes-vous, en tant que député, content ?

Tout le monde parle actuellement du manque de médicaments, d’eau, d’électricité et autres. Les chiffres disent pourtant qu’il y a une reprise de la croissance. En enlevant ma casquette de député et en remettant celle de l’investisseur et de l’industriel, je constate qu’il y a du travail. Ceux qui disent le contraire sont des menteurs, sinon on serait tous morts de faim. Pour le Dinar, on n’a pas les moyens de le relever. Pour l’endettement, c’est comme chez le banquier, il vous donne un crédit pour bâtir et non pour autre chose et dicte pour cela ses conditions.

Je pense qu’on ne peut pas faire porter à l’actuel gouvernement et son chef plus qu’ils ne peuvent et plus qu’on ne doit. Personnellement, je pense que pour que les choses aillent bien, il nous faut trois choses : Une amnistie fiscale, une amnistie de change et la convertibilité du dinar. Et pour tout cela, il nous faut un homme décisif…

Comme qui ?

Comme Youssef Chahed

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Rappelons d’abord qu’à chaque fois que la presse parle commerce extérieur, des voix s’élèvent en Tunisie pour fustiger l’importation et partant le déficit de la balance commerciale. L’accusé principal ce sont les importations de biens de consommation et de biens non-utiles pour l’économie. Les chiffres de l’INS donnent une idée complètement différente de la chose.

Remarquons ensuite que la balance commerciale tunisienne par pays affichait à fin août 2018 un total de 38,427 Milliards DT en importations pour plus de 1,620 millions de tonnes de marchandises diverses, contre 26,358 Milliards DT en exportations représentant 6,848 millions de tonnes de marchandises. Ainsi, sur les 97 produits qui ont été importés par la Tunisie en août dernier, seuls 9 ont coûté un peu plus de 24,205 Milliards DT. Les 88 autres, n’ont nécessité que le paiement d’un peu plus de 14 Milliards DT.

  • 9 produits constituent l’essentiel

Pour l’anecdote, nous trouvons dans le total de la balance commerciale par pays 277.232.789 DT en exportations, par avitaillement (Action d’avitailler un navire, ou un avion) et 177.909.377 DT en exportations vers des «pays non déterminés», comme disent texto les documents de l’INS.

En feuilletant les documents du commerce extérieur, par exemple pour la période des 8 premiers mois de 2018, on remarque que seulement neuf produits importés représentent plus de 24,205 milliards DT. Ce chiffre représentait en août dernier les 2 tiers de toutes les importations tunisiennes. Ces produits sont en plus d’une importance capitale pour l’économie du pays.

En premier lieu, la houille que consomment notamment les cimentiers tunisiens et les produits pétroliers. En août 2018, la Tunisie en a importé pour presque 5,7 Milliards DT. En avant dernière place, mais tout aussi important, sinon plus, que les hydrocarbures, les céréales. La Tunisie en a importé en août dernier plus de 2,322 millions de tonnes pour plus de 1,313 Milliard DT. Les deux produits ont connu des hausses de prix à l’échelle mondiale, alors que la récolte céréalière tunisienne reste fortement dépendante de la pluviométrie et que les grèves et autres freins à la production pétrolière persistent et deviennent des enjeux politiciens.

Les premières places, en importations, représentent des importations vitales, en biens d’équipement (Machines, appareils et autres) et en matières premières (matières plastiques, fer, fonte, acier, coton notamment), sans lesquels l’industrie de transformation tunisienne ne tournerait pas. Tous ces produits sont essentiels, voire vitaux pour l’économie tunisienne.

  • Des biens de consommations, pas non-indispensables que ça !

Les biens de consommation, dits non-nécessaires, dénoncés par certains, nous en avons retracé certains, dans le dernier document de l’INS, présentant les échanges commerciaux de la Tunisie, en août dernier, par chapitre ou type de marchandise :

La Tunisie a ainsi importé pour presque 52 MDT en métaux précieux, pour presque 55,786 MDT en soie, pour plus de 267,419 MDT en tabac, pour 38,5 MDT en boissons et alcools, du sucre et des sucreries, des fruits secs, du thé, du café dont les prix sont subventionnés par l’Etat et pour plus de 433 MDT en vêtements et autres articles de confection. Dans la liste de l’INS, on n’a trouvé ni parfums ni produits de maquillage, ni autres produits dont on pourrait facilement se passer, sauf peut-être les 11,690 MDT de «coiffures», les 2,453 MDT de parapluies, les 12,685 MDT en «duvet et fleurs artificielles», ou encore les 68,561 MDT en «ouvrages en pierre».

Autrement, cela pourrait paraître inutile. Mais cela fait travailler beaucoup de métiers. On pourrait peut-être vivre sans fruits secs et sans boissons alcoolisées, ni tabac, mais peu de Tunisiens l’accepteraient, surtout pour des produits comme le tabac, le thé ou le café. On s’étonnera quand même que la Tunisie, grand industriel de vêtements, avec des régions, comme Monastir notamment, spécialisées dans cette industrie et qui en importe autant, sans réagir. Avouons, tout de même, que l’interdire ne changerait pas grand-chose à la balance commerciale tunisienne !

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Rien n’y fait, le déficit de la balance commerciale court, court. Il s’est encore creusé durant les 8 premiers de cette année, de 20,77%. Il se situe à 12 160,5 millions de dinars (MD) fin août 2018 contre 10 068,5 MD l’an dernier à la même période ; quant au taux de couverture, il bouge à peine, 68,4%, 0,1 point de moins, indique l’Institut national de la statistique (INS).

Dans le détail, les exportations sont montées de 20,2%, contre 18,1% au terme des 8 premiers de 2017, c’est une poussée de 21 927,3 MD fin août 2017 à 26.358,8 MD fin août 2018. Mais les importations ont aussi progressé, certes à un rythme moins important que les exportations, +20,4% contre +19,3% à pareille époque en 2017, mais leur valeur elle a explosé, 38 519,2 MD cette année contre 31 995,8 MD en 2017. Un “petit” point de plus dans les importations mais de gros dégâts, fonte du dinar face aux principales devises étrangères oblige…

Autre indication : Le déficit de la balance énergétique pèse lourd, 3863,3 MD, soit 31,8% du déficit global, contre 2322,7 MD au terme des 7 premiers mois de 2017.

Enfin le classement des pays qui tourmentent le plus la balance commerciale de la Tunisie, il est le même : la Chine (-3488,2 MD), l’Italie (-1775,1 MD), la Turquie (-1417,4 MD), l’Algérie (-1078,5 MD) et la Russie (-824,6 MD). Par contre il y a des motifs de satisfaction dans les échanges avec la France, avec un excédent de 2135,1 MD, la Libye (+592,5 MD) et le Maroc (+235,1 MD).

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Pétrole : Trump rabroué par l’Opep qui n'augmentera pas sa production

Donald Trump s’est dit prêt vendredi à taxer 267 milliards de dollars (230 milliards d’euros) d’importations chinoises en plus de celles de 200 milliards sur lesquelles il doit se prononcer prochainement.

“Les 200 milliards de dollars dont nous parlons pourraient s’appliquer très prochainement, suivant de ce qui se passe avec eux. Dans une certaine mesure, c’est à la Chine d’en décider. Et je déteste le dire, mais ensuite, ce sont 267 milliards de dollars supplémentaires qui seront rapidement concernées si je le souhaite. Cela change l’équation”, a-t-il déclaré.

Larry Kudlow, son conseiller économique, avait annoncé un peu plus tôt que le président ne prendrait aucune décision sur les 200 milliards de dollars d’importations chinoises tant que son administration n’aurait pas fait le point sur les réactions suscitées par le projet.

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Les exportations du secteur industriel sont passées de 17210.4 MD durant les sept premiers mois 2017 à 21305.2 MD durant la même période de l’année 2018 enregistrant ainsi une augmentation de 23.8%. Le secteur industriel a importé pour 26802.2 MD durant les sept premiers mois 2018 contre 22581.7 MD durant la même période 2017, enregistrant ainsi une hausse de 18.7%. Ainsi donc le solde commercial du secteur industriel s’établi à -5497.0 MD contre -5371.3 MD au
cours des sept premiers 2017. C’est ce qui ressort des derniers chiffres de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due essentiellement au secteur des industries agroalimentaires dont les exportations ont atteint 2397.7 MD, contre 1255.8 MD pendant les sept premiers mois 2017, soit une progression de 90.9%.

Ont aussi augmenté les exportations du secteur des industries des matériaux de construction de la céramique et du verre, du secteur des industries mécaniques et électriques, du textile et d’habillement, du cuir et de la chaussure et des industries divers.

Les importations industrielles ont connu des augmentations pour tous les secteurs. Ces augmentations varient entre 0.9% pour le secteur des industries agroalimentaires et 27.3% pour le secteur des industries diverses.

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La Chambre syndicale de la parfumerie et de la cosmétique a, à maintes reprises, lancé un cri de détresse quant à la survie de certaines entreprises du secteur, suite à l’augmentation de plusieurs taxes relatives au secteur de la parfumerie et de la cosmétique, appliquées dans le projet de la loi de finances 2018, tant au niveau des matières premières qu’à celui des produits finis.

Suite à cette mesure, le marché parallèle a profité de la situation avec des produits moins chers ou de contrefaçon privant ainsi l’Etat des ressources fiscales qu’il escomptait, sans parler des risques sur notre santé !

Hatem Meziou, président de la Chambre syndicale des industriels de parfumerie et de cosmétique, a indiqué dans une interview accordée à Express fm que «la consommation des produits cosmétiques et de parfums a baissé cette année d’environ 20 % en volume» et que les prix de ces produits ont augmenté d’environ 50%, “bien que les industriels aient beaucoup réduit leurs marges de profit».

D’après Meziou, la loi de finances de 2018 et l’inflation ont leur part dans la hausse des prix de ces produits. «Lorsque l’écart de prix entre l’informel et le formel devient important, on ouvre la porte à l’informel», a-t-il indiqué.

Il a, également, déclaré que «la loi qui régit la distribution est non conforme aux besoins du marché dans la situation actuelle», qu’elle doit évoluer et que le secteur des produits cosmétiques et de la parfumerie souffre d’une asphyxie financière. «La Banque centrale depuis une année exige le financement intégral des factures» aux industriels de ce secteur lors de leurs opérations d’importation.

Le président de la Chambre syndicale des industriels de parfumerie et de cosmétique a, aussi, souligné que les produits issus du circuit de distribution légal sont soumis au contrôle et portent des mentions permettant leur traçabilité et a déconseillée l’achat des produits cosmétiques et de parfums en cas d’absence de ces mentions.

Le secteur de la parfumerie et des cosmétiques assure entre 9 mille et 10 mille emplois directs et, d’après Meziou, il pourvoit au moins 10 mille emplois indirects dont une main d’œuvre hautement qualifiée.

Les produits cosmétiques de contrebande envahissent les marchés !

Le phénomène du marché parallèle et de la contrebande de produits cosmétiques a connu, depuis 2011, une ampleur sans précédent, profitant de l’instabilité du pays, du manque de réactivité des autorités concernées et de l’absence de mesures adéquates et efficaces pour contrer son expansion.

Les gens à faible revenu ne prennent pas en considération la qualité encore moins les dates de péremption des produits. Pour des raisons on ne peut plus compréhensibles, seul le prix de vente compte pour eux. Selon des experts, ce commerce de contrebande pour le moins douteux, et qui devrait être sérieusement contrôlé, menace la santé des consommateurs. L’utilisation des produits cosmétiques périmés ou de contrebande peut causer l’apparition de boutons, de squames ainsi que de taches sur la peau…

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Durant les sept premiers mois de l’année 2018, les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur ont enregistré en volume (prix constant) une hausse à l’export de l’ordre de 5,9% et à l’import de l’ordre de 2,1%, annonce l’Institut national de la statistique (INS) sur son site web.
Au niveau des prix, ils ont augmenté de 16,4% pour les exportations et de 18,3% pour les importations.
En valeurs courantes, les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur ont atteint 23580,1 MD en exportations, au cours des sept premiers mois de l’année 2018 et 33526,6 MD en importations, enregistrant ainsi une hausse de l’ordre de 23,3% à l’export et de 20,8% à l’import, et ce par rapport à la même période de l’année 2017.

Evolution du commerce extérieur hors énergie

Hors énergie, les prix ont augmenté à l’export de 15,6% et à l’import de 19,4%. En effet, durant le premier semestre de l’année courante, les prix de l’énergie ont enregistré des hausses de l’ordre de 28,7% à l’export et de 8,3% à l’import.
Au cours des sept premiers mois de l’année 2018, les exportations en volume ont augmenté de 63,7% pour le secteur de l’agriculture et les industries agroalimentaire, et ce par rapport à la même période de l’année précédente.
Par ailleurs, les exportations en volume ont baissé au niveau des secteurs des mines, phosphates et dérivés de l’ordre 10,3% et de 15,0% pour le secteur de l’énergie.
Concernant les importations, l’évolution en volume est marquée par une hausse au niveau du secteur de l’énergie et lubrifiant de l’ordre de 27,2% contre une baisse enregistrée au niveau des secteurs de : • Agriculture et des industries agroalimentaires de l’ordre de 4,9% • Mines phosphates et dérivés de 9,2%.

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Les exportations du secteur industriel sont passées de 14502.6 MD durant les six premiers mois 2017 à 18318.9 MD durant la même période de l’année 2018 enregistrant ainsi une augmentation de 26.3%. C’est ce qui ressort des derniers chiffres rendus publics par l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII). Le secteur industriel a importé pour 22842.9 MD durant les six premiers mois 2018 contre 19103.2 MD durant la même période 2017, enregistrant ainsi une hausse de 19.6%. Ainsi donc le solde commercial du secteur industriel s’établi à -4523.9 MD contre -4600.6 MD au cours de la même période de 2017.

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due essentiellement au secteur des industries agroalimentaires dont les exportations ont atteint 2167.6 MD, contre 1070.7 MD pendant les six premiers mois 2017, soit une progression de 102.5%. Ont aussi augmenté les exportations du secteur des industries des matériaux de constructions de la céramique et du verre, passant de 237.1 MD à 324.8 MD au cours des six premiers mois 2018 (+37%).

De même, les exportations du secteur des industries mécaniques et électriques ont augmenté de 19.4% passant de 7482.8 MD à 8934.8 MD durant les six premiers mois 2018.
Le secteur des industries du textile et de l’habillement n’a pas été du reste avec des exportations de l’ordre 3699.5 MD contre 3024.3 MD durant les six premiers mois 2017, soit une augmentation de 22.3%.
Il en est de même pour le secteur des industries du cuir et de la chaussure dont les exportations ont augmenté de 25.5% avec 769.5 MD contre 613.4 MD au cours des six premiers mois 2017.
Idem, les exportations du secteur des industries diverses ont progressé de 27.4% avec 1352.3 MD contre 1061.6 MD durant les six premiers mois 2017.
Les importations industrielles ont connu des augmentations pour tous les secteurs. Ces augmentations varient entre 0.9% pour le secteur des industries agroalimentaires et 26.4% pour le secteur des industries diverses.

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La balance commerciale alimentaire a enregistré durant le mois de juillet 2018 un excédent de 182,7 MD contre un déficit de 754,8 MD au cours de la même période de l’année précédente, ce qui a permis de porter le taux de couverture à 106,1%

Selon les dernières statistiques publiées par l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI), sur son site électronique, les exportations alimentaires ont enregistré en termes de valeur une hausse de 72,6% alors que les importations ont augmenté de 15,2%.

Sur la base des mêmes statistiques l’excédent est le résultat de la hausse de la valeur des exportations, en particulier celles de l’huile d’olive de 200,4%, des tomates de 38,3% et des produits de la pêche de 29,9%.

Quant aux importations, elles sont constituées notamment de blé dur (532,2 mille tonnes), de blé tendre (729,7 mille tonnes), d’orge (329,5 mille tonnes), deviandes (16,4 mille tonnes) et du lait et ses dérivés (11,3 mille tonnes). En termes de valeur, la hausse des importations est due à la hausse des achats, notamment des viandes de 176,5%, des laits et dérivés de 63,7%, d’orge de 51,4% et de blé dur de 26,8%, toujours selon l’ONAGRI

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Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant les sept premiers mois de l’année 2018 montrent que les exportations continuent d’accroitre à un rythme soutenu. En effet, les exportations ont augmenté de 23,3% contre 15,9% durant la même période en 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 23580,1 MD contre 19128,9 MD durant la même période en 2017. C’est ce qui ressort d’une note récente publiée par l’Institut National des Statistiques (INS).

De même, les importations maintiennent un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 20,8% contre 18,8% durant les sept mois de l’année 2017, pour une valeur de 33526,6 MD contre 27756,9 MD durant la même période en 2017.

Suite à cette évolution au niveau des exportations (+23,3%) et des importations (+20,8%), le solde commercial s’établit à un niveau de 9946,5 MD contre 8628,0 MD durant la même période en 2017.

Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 1,4 points par rapport aux sept premiers mois de l’année 2017 pour s’établir respectivement à des taux de 70,3% et 68,9 %.

La répartition des échanges par régime dénote une accélération du rythme de croissance des exportations sous le régime off shore. En effet, les exportations ont enregistré une hausse de 19,3% contre +16,4% durant la même période en 2017. Les importations ont enregistré sous ce régime une hausse de 24,9% contre +17,5% durant la même période en 2017.

Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 35,1 % contre +14,4% durant la même période en 2017. De même, les importations enregistrent une hausse de 18,8% contre +19,5% durant la même période en 2017.

L’augmentation observée au niveau de l’exportation (+23,3%) durant les sept premiers mois de l’année 2018 concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a enregistré un accroissement de 67,6% suite à l’augmentation de nos ventes d’huile d’olive (1471,7 MD contre 489,9 MD) et de dattes (496,4 MD contre 360,7 MD), des secteur des industries manufacturières de 28,0%, du textile/habillement et cuir de 21,0% , des industries mécaniques et électriques de 17,3% et de l’énergie de 9,3%.

En revanche, les exportations du secteur mines, phosphates et dérivés demeurent en baisse avec un taux de 4,8%. L’augmentation des importations de 20,8% est due essentiellement à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs. Ainsi l’énergie a enregistré une hausse de 37,8%, les matières premières et demi produits de 23,9%, les biens d’équipement de 18,4%, le secteur des mines, phosphates et dérivés de 11,1% et le secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 7,4%.

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (73,0% du total des exportations) ont augmenté de 19,4%. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Espagne de 63,9%, l’Allemagne de 26,6% et la France de 17,7%.

D’autre part, nos ventes sont en diminution vers d’autres pays européens, notamment avec le Royaume-Uni de 25,9%.

Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 38,5%, le Maroc de 34,4% et la Libye de 26,7%. En revanche, nos exportations vers l’Algérie ont baissé de 9,1%.

Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union européenne (54,9% du total des importations) ont enregistré une hausse de 22,2% pour s’établir à 18399,7 MD. Les importations ont augmenté de 26,2% avec la Belgique, de 20,4% avec l’Italie et de 20,5% avec la France.

Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 9946,5 MD suite au recul enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-3045,0 MD), l’Italie (-1553,3 MD), la Turquie (-1210,4 MD), l’Algérie (-749,6 MD) et la Russie (-747,1 MD).

 En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 1941,6 MD, la Libye de 527,8 MD et le Maroc de 222,6 MD.

Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 6708,3 MD. En effet le déficit de la balance énergétique s’établit à 3238,2 MD (32,6% du total du déficit) contre 2122,6 MD durant la même période en 2017.

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La crise du médicament qui sévit dans le pays préoccupe et même inquiète depuis plusieurs semaines les Tunisiennes et les Tunisiens. Est-ce une vraie crise ou un complot contre la Pharmacie centrale? Qui est derrière cette affaire ? Est-ce la faute à la contrebande et au marché noir, comme disent certains experts du secteur ? Est-ce la résultante de la crise financière qui frappe le pays depuis plus de 7 ans ou une collusion contre la nation en général ? C’est l’ensemble des interrogations débattues, ce mercredi 8 août 2018, lors d’une table ronde organisée à l’initiative de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES).

Interrogé sur l’affaire, le PDG de la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT), Ayman El Mekki, a fait savoir qu’une reprise progressive au niveau de l’approvisionnement du marché tunisien en médicaments a été constatée et que la Tunisie recevra prochainement une première commande. Et de préciser dans le même cadre que la PCT a trouvé un accord et a payé une première tranche de ses dettes auprès des fournisseurs étrangers.
Il a aussi indiqué que le stock de médicaments disponibles actuellement couvre 88 jours de consommation nationale et que l’insuline, le médicament qui a manqué le plus, est subventionné par la pharmacie centrale à hauteur de 90% et est disponible en stock pour 5 mois et 15 jours de consommation. Les deux autres types d’insuline qui ont manqué seront prochainement disponibles sur le marché, a-t-il ajouté, appelant ainsi à ne pas confondre “pénurie” et “produit manquant“.

Le responsable a tenu par ailleurs à expliquer que la crise du médicament en Tunisie est structurelle et ne date pas d’aujourd’hui, mais plutôt de l’année 2016 et c’est à partir de là que la sonnette d’alarme avait été tirée. “C’est une crise de cumul (…) C’est depuis des années que l’État intervient pour débloquer la situation et prendre à sa charge certaines engagements“, a-t-il dit.
“Si la pharmacie centrale n’était pas supportée par l’État, elle aurait explosé depuis l’année 2016 (…) Aucune société privée ne pourrait faire face à cette situation de crise et ce fardeau“, a assuré Al-Mekki, faisant remarquer que le volume de transactions de la pharmacie centrale atteint 1.300 millions de dinars par an, alors que ses dettes auprès des hôpitaux et les fonds sociaux sont estimées à 880 millions de dinars.

Il a en revanche assuré que la crise de la pharmacie centrale a été aggravée par plusieurs facteurs dont le glissement du dinar durant les trois dernières années, l’incapacité de la pharmacie centrale à payer ses dettes auprès des fournisseurs étrangers, la contrebande, le marché noir et la hausse de la consommation.

Pour dépasser cette situation de crise, El Mekki a appelé à garantir une liquidité mensuelle de 50 Millions de dinars par mois, à activer les mécanismes permettant d’ajuster les prix des médicaments, à lancer un programme pour la promotion du secteur des médicaments en Tunisie et réviser la réglementation régissant le secteur.
Le responsable de la pharmacie centrale a également appelé à examiner la possibilité de mettre en place un fonds national pour la promotion de l’industrie pharmaceutique, un fonds qui doit être géré par le ministère de la Santé, selon ses dires.

Le PDG de la pharmacie centrale a sous un autre angle indiqué que le conseil ministériel restreint, tenu lundi 11 juin 2018, sous la présidence du chef du gouvernement, n’a approuvé qu’une seule mesure proposée par la pharmacie centrale, portant sur l’injection dans la Pharmacie centrale 500 millions de dinars de liquidités, soit l’équivalent des dettes de la PCT auprès des fournisseurs étrangers, selon ses dires.

De son côté, le PDG de la CNAM, Bechir Armani, a indiqué que des prémisses de reprise ont été constatées au niveau de la caisse, faisant remarquer que le montant des achats effectués auprès de la pharmacie centrale s’élève à 700 millions de dinars par an dont 320 millions de dinars relatifs aux médicaments spécifiques. Du coup, les transactions de la CNAM auprès de la pharmacie centrale représentent 28% du chiffre d’affaires de la pharmacie centrale qui est aux alentours de 1300 Millions de dinars, selon ses dires.
Il par ailleurs indiqué que la CNAM a trouvé un accord avec la PCT pour régler ses dettes tout en lui versant régulièrement et mensuellement 23 millions de dinars. Et de préciser que les dettes de la CNAM s’élèvent jusqu’au mois de juillet courant à 388 MDT dont 276 sont des dettes antérieures, avant d’ajouter qu’à ce rythme la dette de la CNAM auprès de la Pharmacie centrale serait de seulement 45 MDT à la fin de cette année.

Quant à lui, le président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens de Tunisie, Chedly Fendri, a pointé du doigt les fournisseurs étrangers. Selon lui, l’approvisionnement de la Tunisie en médicaments était un choix pour certains laboratoires étrangers, lesquels ont, stratégiquement, suspendu les médicaments qui n’ont pas d’alternatives en Tunisie pour pousser la pharmacie centrale à payer ses dettes.
Il a toutefois indiqué que la crise du médicament est sur le chemin d’être résolue et qu’entre 40 à 50 médicaments seront prochainement disponibles sur le marché.
Chedly Fendri a toutefois écarté le fait que la contrebande soit derrière la crise du médicament en Tunisie et que la principale raison de cette crise est la pénurie de liquidité à la pharmacie centrale.

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Le stock tunisien en médicaments actuellement disponible couvre 88 jours de consommation nationale, a déclaré le président directeur général de la pharmacie centrale (PCT), Ayman al-Mekki, le mercredi 8 août 2018.

Lors d’un forum organisé par l’Institut tunisien d’études stratégiques (ITES) sur la “crise du médicament en Tunisie“, Mekki a déclaré que l’insuline est compensée par la pharmacie centrale à hauteur de 90% et disponible en stock de 5 mois et 15 jours de consommation.

Dans le même contexte, le PDG de la PCT a confirmé que le volume de transactions de la pharmacie centrale atteint 1.300 millions de dinars par an, alors que ses dettes auprès des hôpitaux et les fonds sociaux sont estimées à 880 millions de dinars.

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Les réserves en devises de la Tunisie se sont réduites jusqu’à jeudi à 10742 millions de dinars (MD), ce qui a entraîné une compression de la capacité de l’Etat à couvrir les importations à 70 jours seulement, selon les données publiées par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).
Ainsi, la capacité du pays à couvrir ses importations en devises est passée de 101 jours en 2017 à 70 jours actuellement, un nouveau seuil que la Tunisie enregistre, sachant que le Fonds Monétaire International (FMI) a décaissé, le 6 juillet 2018, une nouvelle tranche de crédit en sa faveur d’un montant de 250 millions de dollars au titre du mécanisme élargi de crédit.
Selon les données de la BCT, les billets et les monnaies en circulation ont atteint, le 30 juillet dernier, la barre de 12200 MD, alors que le volume global de refinancement s’est élève au 1er août à 15296 MD.

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