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Le stock tunisien en médicaments actuellement disponible couvre 88 jours de consommation nationale, a déclaré le président directeur général de la pharmacie centrale (PCT), Ayman al-Mekki, le mercredi 8 août 2018.

Lors d’un forum organisé par l’Institut tunisien d’études stratégiques (ITES) sur la “crise du médicament en Tunisie“, Mekki a déclaré que l’insuline est compensée par la pharmacie centrale à hauteur de 90% et disponible en stock de 5 mois et 15 jours de consommation.

Dans le même contexte, le PDG de la PCT a confirmé que le volume de transactions de la pharmacie centrale atteint 1.300 millions de dinars par an, alors que ses dettes auprès des hôpitaux et les fonds sociaux sont estimées à 880 millions de dinars.

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Les réserves en devises de la Tunisie se sont réduites jusqu’à jeudi à 10742 millions de dinars (MD), ce qui a entraîné une compression de la capacité de l’Etat à couvrir les importations à 70 jours seulement, selon les données publiées par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).
Ainsi, la capacité du pays à couvrir ses importations en devises est passée de 101 jours en 2017 à 70 jours actuellement, un nouveau seuil que la Tunisie enregistre, sachant que le Fonds Monétaire International (FMI) a décaissé, le 6 juillet 2018, une nouvelle tranche de crédit en sa faveur d’un montant de 250 millions de dollars au titre du mécanisme élargi de crédit.
Selon les données de la BCT, les billets et les monnaies en circulation ont atteint, le 30 juillet dernier, la barre de 12200 MD, alors que le volume global de refinancement s’est élève au 1er août à 15296 MD.

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C’est assurément l’un des points noirs majeurs de l’économie de la Tunisie. Le déficit de la balance commerciale n’en finit pas de se creuser alignant les records. Durant le premier semestre de 2018, il s’est aggravé pour se situer aux prix courants à 8,16 milliards de dinars.

Selon les chiffres de l’Institut National de la Statistique, le solde de la balance commerciale est déficitaire de 8164,9 MD, suite au déficit enregistré avec certains pays, dont la Chine (-2569,8 MD), l’Italie (-1329,2 MD), la Turquie (-1031,0 MD), la Russie (-621,6 MD) et l’Algérie (-608,1 MD).

En revanche, ce solde est excédentaire avec d’autres pays principalement, la France de 1729,5 MD, la Libye de 448,6 MD et le Maroc de 209,8 MD.

Hors énergie, le déficit de la balance commerciale se réduit à 5584,8 MD, alors que le déficit de la balance énergétique s’est établi à 2580,1 MD (31,6% du total du déficit) contre 1903,8 MD durant la même période en 2017, selon l’INS.

On exporte mieux et plus

Les exportations ont augmenté de 26,6% contre 12,7% durant la même période en 2017. En valeur, elles ont atteint le niveau de 20354,6 MD contre 16072,3 MD durant la même période en 2017.

La hausse des exportations a concerné la majorité des secteurs, d’après l’INS, dont le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires qui a enregistré un accroissement de 71,8% suite à l’augmentation des ventes des huiles d’olives (1351,6 MD contre 430,7) et des dattes (467,8 MD contre 347,0 MD). Les exportations du secteur de l’énergie ont également augmenté de 33,1% suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (895,1 MD contre 622,5 MD).

Quant au secteur des industries manufacturières, ses exportations ont augmenté de 28,5%, celles du secteur textile et habillement et cuirs ont affiché une hausse de 22,9% et cette hausse a été estimée à 19,4% pour le secteur des industries mécaniques et électriques.

Les exportations du secteur mines, phosphates et dérivés demeurent, en revanche, en baisse avec un taux de 6,7%.

Les importations en hausse de 20,8%

Les importations ont, quant à elles, maintenu un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 20,8% contre 16,3% durant le premier semestre de l’année 2017, pour une valeur de 28519,5 MD contre 23607,5 MD durant la même période en 2017.

L’augmentation des importations est due essentiellement, selon l’INS, à la hausse enregistrée au niveau des importations de tous les secteurs, principalement celles du secteur de l’énergie (34,8%). Il s’agit aussi de l’augmentation des importations des matières premières et demi produits de 26,4%, des biens d’équipement de 19,3%, de secteur des mines, phosphates et dérivés de 8,9% et de secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 7,8%.

L’INS fait état d’une amélioration du taux de couverture de 3,3 points par rapport au premier semestre de l’année 2017 pour s’établir à des taux respectifs de 71,4% et 68,1 %.

72,7% des exportations vers l’UE

La répartition des échanges de la Tunisie avec l’extérieur fait ressortir que l’Union européenne est toujours le premier partenaire commercial de la Tunisie avec une part de 72,7% du total des exportations. Les exportations vers l’UE ont augmenté de 22,2%, en raison de la hausse des exportations vers l’Espagne de 75,5%, l’Allemagne de 26,6% et la France de 19,8%.

D’autre part, les exportations de la Tunisie sont en diminution vers d’autres pays européens notamment avec la Royaume-Uni de 29,9%. Avec les pays arabes, cependant, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 51,8%, le Maroc de 33,4% et la Libye de 27,8%. En revanche, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 11,1%.

Les échanges selon les régimes

La répartition des échanges par régime dénote une accélération du rythme de croissance des exportations sous le régime off shore. En effet, les exportations ont enregistré une hausse de 21,4% contre +14,0% durant la même période en 2017. Les importations ont enregistré sous ce régime une hausse de 26,3% contre +14,0% durant la même période en 2017.

Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 42,6 % contre +9,0% durant la même période en 2017.

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Jusqu’où ira le refinancement des banques auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) ? A la date du jeudi 05 juillet 2018, les banques ont pioché dans le trésor de la BCT plus de 15 Milliards de dinars, un seuil jamais atteint. A titre indicatif, on en était “seulement” à 10,1 Milliards DT à la même date l’an dernier.

Quant aux causes de cette envolée qui donne le tournis, et bien ce sont toujours les mêmes : Les banques tapent frénétiquement à la porte de la BCT pour s’acheter des devises afin de couvrir les transactions extérieures des opérateurs économiques. Toujours ces importations, à un niveau trop élevé alors qu’elles sont censées baisser… En tout cas les décisions avaient été prises dans ce sens. Qu’est-ce qui cloche alors ?

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La Chine n’a pas flanché. A la décision du président américain, Donald Trump, de taxer plus de 800 produits en provenance de Chine, 34 milliards de dollars de marchandises, Pékin a répliqué ce vendredi 06 juillet 2018. Des droits de douane seront appliqués sur certains produits américains, a fait savoir le ministère chinois des Affaires étrangères, rapporte Reuters. D’ailleurs les agents des douanes sont déjà en action, a indiqué le porte-parole du ministère lors d’un point de presse.

A noter que la décision de l’administration américaine est entrée en vigueur ce vendredi à 04h01 GMT.
La Chine a promis de ne pas tirer en premier, mais pour défendre les intérêts essentiels de la nation et les intérêts du peuple, elle n’a d’autre choix que de répliquer si nécessaire“, a déclaré le ministère chinois du Commerce, sans en dire plus sur les détails de cette affaire.

Reste à savoir comment l’imprévisible Trump va réagir à la réplique cinglante de la Chine. Le président américain avait affirmé qu’il pourrait in fine taxer jusqu’à 500 milliards de dollars de produits chinois, presque tout le volume commercialisé aux Etats-Unis (505 milliards de dollars en 2017).
Le républicain, théoricien du fameux “America First” (Amérique d’abord) durant sa campagne électorale, avait soulevé l’enthousiasme de ses partisans en promettant de rééquilibrer les échanges commerciaux entre les USA et la Chine, pour gommer un déficit qui coute cher à son pays, 375 milliards de dollars en 2017 selon les estimations.

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Les exportations du secteur industriel commercent à reprendre de la couleur. Par rapport aux mois derniers, l’évolution a été très importante et les exportations sont passées de 12 009,4 Millions de dinars (MD) durant les cinq premiers mois de 2017 à 15 230,1 MD durant la même période de l’année 2018, enregistrant ainsi une augmentation de 26,8%. Le secteur industriel a importé pour 18 870,4 MD durant les cinq premiers mois 2018 contre 16 030,9 MD durant la même période 2017, enregistrant ainsi une hausse de 17,7%. Ainsi donc le solde commercial du secteur industriel s’établit à -3640,3 MD contre -4021,5 MD au cours des cinq premiers 2017.

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due essentiellement au secteur des industries agroalimentaires dont les exportations ont atteint 1909,8 MD, contre 899,6 MD pendant les cinq premiers mois 2017, soit une progression de 112,3%. Ont aussi augmenté les exportations du secteur des industries des matériaux de constructions de la céramique et du verre. De même, les exportations du secteur des industries mécaniques et électriques ont augmenté de 19,5%.

Le secteur des industries du textile et de l’habillement n’a pas été en reste avec des exportations de l’ordre 3052,7 MD contre 2496,4 MD durant les cinq premiers mois 2017, soit une augmentation de 22,3%. Il en est de même pour le secteur des industries du cuir et de la chaussure dont les exportations ont augmenté de 26,9% avec 643,7 MD contre 507,3 MD au cours des cinq premiers mois 2017.

Quant aux importations industrielles, elles ont connu des augmentations pour tous les secteurs. Ces augmentations varient entre 1,4% pour le secteur des industries agroalimentaires et 27% pour le secteur des industries diverses.

S’agissant des services, il en ressort que durant les cinq premiers mois 2018, l’investissement déclaré dans les activités de service a atteint le montant de 580,3 MD contre 998,9 MD lors des cinq premiers mois 2017, enregistrant ainsi une baisse de 41,9%. Le nombre de projets déclarés a atteint 5054 au cours des cinq premiers mois de 2018 contre 4148 lors des cinq premiers mois 2017, soit une augmentation de 21,8%. Ces projets permettront la création de 19 626 postes d’emplois, contre 17 901 postes d’emplois durant les cinq premiers mois 2017, soit une augmentation de 9,6%.

Les investissements déclarés dans les activités de services totalement exportateurs ont enregistré une augmentation de 98,2%, avec un montant de 44,6 MD, contre 22,5 MD durant les cinq premiers mois de 2017. Le nombre de ce type de projets a progressé de 26,1% passant de 690 pendant les cinq premiers mois de 2017 à 870 au cours de la même période 2018, le nombre des emplois à créer a augmenté de 29,7% passant de 2989 à 3878 durant la même période. Quant aux services orientés vers le marché local, les investissements ont été marqués par une baisse de 45,1% avec 535,7 MD contre 976,4 MD durant les cinq premiers mois de 2017.

Le nombre de projets y afférents a enregistré une hausse de 21% (4184 au cours des cinq premiers mois 2018 contre 3458 durant la même période de l’année 2017), les emplois à créer ont augmenté de 5,6% (15 748 contre 14 912 durant les cinq premiers mois de 2017).

La baisse des investissements durant les cinq premiers mois 2018 dans les activités de services résulte aussi bien de la diminution enregistrée dans les régions de l’Est où les investissements ont atteint 461,3 MD contre 865 MD au cours des cinq premiers mois 2017 (-46,7%), que de celle enregistrée dans les régions de l’Ouest où les investissements déclarés sont passés de 133,9 MD à 119 MD pendant les cinq premiers mois de 2018 (-11.2%). L’augmentation enregistrée au niveau des projets déclarés dans les activités de service résulte de la hausse marquée dans les régions de l’Est, dont le nombre de projets déclarés dans les activités de services est passé de 3458 à 4537 durant les cinq premiers mois de 2018 (+31.2%). En revanche, le nombre de projets dans la région de l’Ouest a connu une baisse de 25,1% (517 contre 690 projets déclarés pendant les cinq premiers mois 2017).

La hausse des emplois à créer résulte de la progression enregistrée dans les régions de l’Est où les emplois à créer ont atteint 17 480 durant les cinq premiers mois 2018 contre 15 567 durant la même période de l’année 2017 (+12.3%). Quant au nombre d’emplois déclarés dans les régions de l’Ouest, il est passé de 2334 à 2143 au cours des cinq premiers mois 2018, enregistrant ainsi une baisse de 8,2%.

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La Tunisie a toujours considéré l’ouverture commerciale comme un facteur de croissance économique. Les exportations des biens et des services constituent une source importante de financement extérieur pour une croissance durable. Malgré ce rôle moteur pour le développement, la Tunisie n’a pas pu tirer pleinement profit“. C’est ce qui ressort de la note de conjoncture de Mac Sa. Ayant pour thème “Comment intégrer la politique commerciale dans la stratégie nationale de développement”, l’étude a indiqué que la politique commerciale mise en œuvre par la Tunisie dans ce domaine est statique et ne fait pas l’objet de stratégie globale de développement. À l’inverse, plusieurs pays comme les nations asiatiques performantes ont exploité leur avantage comparatif par l’application des politiques commerciales dynamiques qui évoluent avec le temps et varient selon les secteurs en fonction des besoins de développement ou le dosage complexe d’ouverture et de restrictions sélectives, dans le cadre de stratégies globales de développement.

La Tunisie devrait développer une politique basée sur l’alternance et le dosage d’ouverture et de contrôle, dans le contexte d’une stratégie globale de développement. L’intégration de la politique commerciale devrait se concevoir dans un contexte plus large, notamment le cadre macroéconomique, les politiques budgétaires et monétaire et les reformes réglementaires et institutionnelles.

Toujours, selon l’étude, l’importation excessive des produits non contrôlés et qui ont affecté la santé humaine, animale et végétale nous amène à instaurer des mesures non tarifaires plus strictes. Selon les accords de l’OMC, l’utilisation de ces mesures non tarifaires (MNT) est autorisée dans certains cas. Ils comprennent, entre autres, l’Accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC) ou celui sur les mesures et phytosa-nitaires (SPS). Ces accords autorisent les pays à mettre en œuvre des politiques ayant un objectif légitime afin de protéger la vie humaine, animale, végétale, la faune et la flore, l’environnement, et la sécurité humaine. L’accord SPS traite l’état des produits alimentaires, de la santé et de la sécurité des animaux et des végétaux. L’accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC) vise à ce que les normes et les procédures d’essai et d’homologation des produits ne soient pas source d’obstacles au commerce. Les mesures SPS et OTC n’ont pas de dimension bilatérale. Elles sont appliquées unilatéralement par les pays importateurs et appliquées à l’ensemble des pays exportateurs.

Ces mesures ne sont pas nouvelles, elles sont appliquées par les pays développés. Aujourd’hui, la capacité d’accès des pays en développement aux marchés des pays développés est liée au respect d’un nombre croissant de mesures réglementaires qui visent des objectifs stratégiques non commerciaux.

L’importance grandissante de ces mesures dans la fixation des conditions d’accès aux marché  est expliquée par les deux facteurs : i) le besoin grandissant en matière de santé, sécurité et protection environnementale et ii) l’inefficacité des politiques commerciales traditionnelles du fait que les tarifs douaniers sont généralement bas suite à la multiplication des accords de libre échange et des accords commerciaux préférentiels régionaux et bilatéraux.

L’étude a en outre noté que les données statistiques sur les mesures non tarifaires sont rares et même si elles existent, elles ne permettent pas d’établir clairement la séparation entre ce qui relève de l’accès aux marchés, du traitement national  et de la réglementation intérieure. En outre, le champ des MNT est vaste et ses frontières sont floues. Les données sont collectées par de nombreuses institutions différentes pour traiter des problématiques différentes. Elles comportent des lacunes importantes pour certains pays et certaines périodes.

Malgré ces problèmes statistiques, les économistes ont pu tirer quelques conclusions préliminaires. Le nombre de mesures non tarifaires semble avoir augmenté à la fin des années 1990, mais entre 2000 et 2008, il s’est stabilisé. Il a repris sa hausse après la crise  financière. Les résultats des  enquêtes et les données statistiques disponibles montrent que la part des mesures OTC et SPS dans les  MNT est importante et que ces MNT sont utilisées plus souvent par les pays développés que par les pays en développement. Plusieurs économistes considèrent que les procédures administratives contraignantes, la lourdeur bureaucratique et la mauvaise gouvernance jouent le rôle des MNT puisqu’elles découragent les importateurs et le commerce“, note l’étude.

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A défaut d’avoir fait capoter l’Accord sur le nucléaire iranien de 2015 et d’avoir pu convaincre la communauté internationale de le suivre dans son projet d’asphyxier Téhéran, à travers une batterie de nouvelles sanctions économiques, le président américain, Donald Trump, a une autre idée, machiavélique. En effet Washington veut inciter, par des pressions diverses, les pays qui achètent du pétrole iranien à cesser d’en importer, a confié jeudi 28 juin 2018 un responsable du département d’Etat à Reuters. “Notre préoccupation est de travailler avec les pays qui importent du pétrole d’Iran afin que le plus grand nombre possible d’entre eux ramènent leurs importations de pétrole iranien à zéro d’ici le 4 novembre“, a-t-il dit. “Nous sommes disposés à travailler au cas par cas avec les pays qui réduisent leurs importations“, a-t-il ajouté.

Dans cette optique, des émissaires de l’administration Trump ont débarqué dans des pays européens cette semaine et iront au Moyen-Orient et en Asie. Washington cherche à faire plier Téhéran pour le forcer à négocier un nouvel accord sur son programme nucléaire. Les USA sont “sincères concernant leurs efforts pour faire pression sur l’Iran afin qu’il change son comportement menaçant“, a indiqué ce responsable.
Washington veut également pousser les producteurs de pétrole du Golfe à en faire plus pour prendre la place de l’Iran sur le marché mondial, à partir de novembre.
Reste à convaincre les Chinois et les Indiens, deux des plus gros clients de l’Iran, de les suivre dans cette folle aventure. Il y a aussi la Turquie et l’Irak…

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Le ministre de l’Agriculture, Samir Taieb, a indiqué ce mercredi 27 juin 2018 qu’il n’est pas question d’importer des moutons pour le sacrifice de l’Aïd Al Adha. “L’Aid sera 100% tunisien comme l’année dernière“, a affirmé Taieb, sur Mosaïque FM.
Il invite les citoyens à se diriger vers les points de vente et les marchés aménagés par son département, car ils ont l’avantage de proposer des prix abordables, un contrôle vétérinaire ainsi que la garantie de la provenance du bétail.

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Heureusement qu’il y a l’huile d’olive, les dattes, les produits de la mer, les légumes frais, les agrumes…  Bref, l’alimentaire. En effet avec toutes les tuiles qui nous tombent sur la tête en ce moment, la Tunisie, son gouvernement en premier, est bien contente de pouvoir encore compter sur la manne céleste (en attendant les terribles dégâts du réchauffement climatique, mais qu’il est possible, rassurez-vous, d’atténuer). Il y a quelques jours on nous a annoncé que le déficit de la balance commerciale est revenu tourmenter le chef du gouvernement, lui qui ne manque pas de problèmes en ce moment. Ce déficit, encore et toujours, avec les mêmes ingrédients et les mêmes acteurs, alors que le pays était sur une bonne lancée au niveau de ses exportations et que les ministres le criaient sur tous les toits pour tenter de conjurer le sort. Ce mardi 12 juin on nous annonce une bouffée d’air frais, que personne ne boudera : La balance commerciale alimentaire a enregistré, durant les 5 premiers mois de 2018, un bond en avant remarquable. Le taux de couverture des exportations par les importations est même monté à 109,6% contre 67,1%, durant la même période de l’an dernier, d’après les données rendues publiques par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Comme explication de cette embellie, il y a la montée de la valeur des exportations alimentaires (+90%) en comparaison avec les importations (+16,3%), cela a permis à la balance commerciale alimentaire de dégager un excédent de 219,3 Millions de Dinars (MD), là où elle affichait un déficit de 647,7 MD durant les cinq premiers mois de 2017.
Autre indication : La valeur des exportations alimentaires, au cours des cinq premiers mois de cette année, affiche l’équivalent de 2509,4 MD, ce qui fait une hausse de 90% par rapport à la même période de 2017.
C’est l’augmentation des exportations de l’huile d’olive, en quantité (127,8 mille tonnes conte 40,1 mille tonnes) et en valeur (1216,2 MD contre 359 MD), et la poussée de 6% des prix qui expliquent cette évolution.

Il n’y a pas que l’huile d’olive !

L’amélioration des exportations est également la résultante de l’évolution des recettes des produits de la mer et des dattes, respectivement de 44% et de 35%, à ajouter au gonflement de la valeur des ventes des légumes frais de 47%, notamment les tomates produites par géothermie et l’accroissement de la valeur des exportations des agrumes de 5%, même si les quantités ont baissé de 25%.
Les exportations des fruits de l’été enregistrent une hausse de 43% en quantité pour se situer à 9 mille tonnes et de 70% en valeur pour s’établir à 30,8 MD.
La valeur des importations alimentaires, au cours des 5 premiers mois de 2018, s’est établie à 2290 MD, ce qui fait une évolution de 16,3% en comparaison avec la même période de l’an dernier.
Mais ne nous emballons pas : Ce bon résultat est du à la fonte de la valeur du dinar par rapport aux monnaies étrangères et la montée des importations de certains produits de base, surtout le blé dur (+30%), le blé tendre (+18%), les dérivés du lait (+58%) et le sucre (+22%). Ce qui veut dire que le jour où le dinar reprendra des couleurs par rapport à l’euro et au dollar (à ce stade ça reste un voeu pieux, mais sait-on jamais !), ce sera une excellente nouvelle pour les importateurs, mais pas pour ces exportateurs. Et oui, comme on a coutume de dire : Le bonheur des uns fait le malheur des autres…

Reste que dans le fond la Tunisie devra, comme on l’a déjà dit, asseoir l’essor des exportations sur autre chose que l’alimentaire. Il faudra monter en gamme et prendre le virage des produis à haute valeur ajoutée, exactement comme l’ont fait les Coréens du Sud, les Indiens, les Chinois et avant eux les Allemands, les Français, les Italiens, les Japonais, etc. A cet instant cette assertion ne peut avoir d’autre valeur qu’un plan sur la comète, mais après tout les autres aussi ont commencé comme ça, avec des rêves, des chimères, des vues de l’esprit. “Tant qu’on rêve encore, Que nos yeux s’étonnent encore, Rien n’est perdu…“, a-t-on-entendu chantonner dans la comédie musicale française à succès “Le Roi Soleil“. On ferait mieux de faire de ces paroles un talisman…

S.L.

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Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 6 624,5 MD, durant les cinq premiers mois de l’année 2018, contre 6 475,1 MD, durant la même période en 2017, suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-2009,8 MD), l’Italie (-1143,4 MD), la Turquie (-868,0 MD), la Russie (-534,6 MD) et l’Algérie (-465,6 MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec la France, de 1494 MD, la Libye, de 394,7 MD et le Maroc, de 200,7 MD.
Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 4,7 points, par rapport aux cinq premiers mois de l’année 2017, pour s’établir à des taux respectifs de 72% et 67,3 %, en raison de l’évolution au niveau des exportations (+27,5%) et des importations (+19,3%).
Il est à noter que le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 4570,5 MD et que le déficit de la balance énergétique s’établit à 2054,0 MD (31,0% du total du déficit) contre 1 526,9 MD durant la même période en 2017.

Hausse de 27,5% des exportations

Les exportations continuent de croitre à un rythme soutenu, augmentant de 27,5%, durant les cinq premiers mois de l’année 2018, à 17 016,4 MD, contre 14,2% durant la même période de l’année écoulée, (13 347 MD).
L’augmentation observée au niveau de l’exportation, concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires a enregistré un accroissement de 81,8%, suite à l’augmentation des ventes de l’huile d’olive (1216,2 MD contre 359 MD) et des dattes (438,8 MD contre 324,4 MD).
Les exportations du secteur de l’énergie progressent de 32%, suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (842,8 MD contre 566,2 MD), des industries manufacturières de 27,3%, du textile, habillement et cuirs de 23,1% et des industries mécaniques et électriques de 19,5% .

Forte poussée des exportations vers l’UE

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (72,7% du total des exportations) ont augmenté de 23,1%. Cette évolution est expliquée par la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Espagne de 80,2%, l’Allemagne de 32,7% et la France de 19,8%.
Toutefois, les ventes sont en diminution vers d’autres pays européens notamment le Royaume Uni de 35,2%.
Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 50,7%, le Maroc de 37% et la Libye de 21,6%. En revanche, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 14,5%.

Toujours ces importations !

Les importations ont maintenu un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 19,3% contre 17,8% durant les cinq premiers mois de l’année 2017, pour une valeur de 23 640,9 MD contre 19 822,1 MD.
L’augmentation des importations est essentiellement, due à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs. Ainsi, l’énergie a enregistré une hausse de 33,7%, les matières premières et demi produits de 24,9%, les biens d’équipement de 16,5%, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 15,1% et le secteur des mines, phosphates et dérivés de 5,7%.
Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’union européenne (55,6% du total des importations) ont enregistré une hausse de 21,3% pour s’établir à 13137,2 MD. Les importations ont augmenté de 20,8% avec l’Allemagne, de 21,4% avec l’Italie et de 16,2% avec la France.

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L’excédent commercial de la Chine a baissé de 43,1%, en mai 2018, pour atteindre 156,5 milliards de yuans. Les exportations ont progressé de 3,2% sur un an pour atteindre 1,340 milliard de yuans tandis que les importations ont augmenté de 15,6% pour atteindre 1,190 milliards de yuans, selon Xinhua. Le président américain, Donald Trump, qui reproche à la Chine sa politique commerciale trop agressive et le “dumping” qui fait des ravages aux USA et ailleurs, ne va pas bouder son plaisir…

Le commerce de marchandises de la Chine a augmenté de 8,8% sur un an pour atteindre 11,630 milliards de yuans (environ 1,820 milliards de dollars), au cours des cinq premiers mois de l’année, selon des données douanières publiées vendredi 08 juin 2018.

Les exportations ont affiché une croissance de 5,5% en glissement annuel pour s’établir à 6,140 milliards de yuans durant cette période, tandis que les importations ont augmenté de 12,6% à 5,490 milliards de yuans, entraînant un excédent commercial de 649,8 milliards de yuans, en baisse de 31%.

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Selon la Banque centrale d’Egypte (CBE), les réserves de change du pays ont connu une hausse de 106 millions $ en un mois pour atteindre 44,14 milliards $ à fin mai 2018, rapporte l’agence d’information africaine Ecofin.

A leur niveau actuel, ces réserves de change permettent de couvrir environ huit mois d’importations de produits de base de l’Égypte. Ce qui, selon la CBE, demeure supérieur à la moyenne mondiale d’environ trois mois d’importations de produits de base.

A noter que l’Égypte dépense en moyenne 5 milliards $ par mois en importations, pour un total annuel de plus de 60 milliards $. Et parmi les devises étrangères qui constituent les réserves de change de l’Egypte, on retrouve le dollar américain, l’euro, le dollar australien, le yen japonais et le yuan chinois.

Rappelons que le niveau des réserves de change de l’Egypte est reparti à la hausse depuis la conclusion en 2016 d’un programme économique et financier triennal appuyé par le mécanisme élargi de crédit (MEDC) du  Fonds monétaire international (FMI), d’un montant total de 12 milliards $.

Toujours selon Ecofin, en décembre 2017, le Caire a reçu la troisième tranche de cet appui financier d’un montant de 2 milliards $. Ce qui porte le total des décaissements en faveur de l’Egypte au titre de ce programme à 6,08 milliards $.

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L’économiste Edwin Le Héron, professeur à Sciences-Po Bordeaux, a enseigné pendant plusieurs années à l’université de Sfax. Il connait donc le pays et n’a pas la langue dans la poche, lorsqu’il en parle. Il pense, à juste titre, que l’économie tunisienne est une économie de rente, tant pour  l’Etat que pour ses entrepreneurs. Il dit ainsi, dans une interview au journal français «Libération», que «les businessmen ont bien plus intérêt à négocier l’importation de voitures Renault qu’à essayer d’imaginer la production de ces voitures, par exemple. Or cette logique d’importation va souvent de pair avec une logique de corruption. C’est un cercle vicieux. Les rentes de situation s’obtiennent en payant le pouvoir politique. Les réseaux ne sont certes plus liés aux proches de Ben Ali, mais ils n’ont pas vraiment changé. Le gâteau n’est pas extensible. On se partage toujours les mêmes mannes : le tourisme, la téléphonie, le phosphate, etc. L’Etat lui-même capte une partie de cette rente, ce qui entretient un système peu productif. Il protège ce modèle prédateur qui le fait vivre».

L’économiste français assure, ce qui n’est pas faux non plus, que «l’économie tunisienne ne produit que des petits boulots précaires dans l’agriculture, les call-centers, etc. Ce qui provoque une frustration énorme pour tous ces jeunes qui ont fait des études. De plus, une fois éduqués, les gens ne supportent pas la prédation économique d’une partie de l’élite, et cela crée une forte tension sociale».

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Alors qu’il n’a pas encore réglé ses problèmes avec la Chine, le président américain, Donald Trump, a ouvert un autre front avec l’Europe. Son secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, a fait savoir ce jeudi 31 mai que désormais des droits de douane seront appliqués sur l’acier et l’aluminium exportés aux Etats-Unis par l’Union européenne, le Canada et le Mexique et ce, dès le 1er juin 2018. Les droits de douane sur l’acier monteront à 25%, ceux sur l’aluminium à 10%, rapporte Reuters.

“Nous sommes impatients de poursuivre les négociations, d’une part avec le Canada et le Mexique, d’autre part avec la Commission européenne, car il y a d’autres questions qui doivent être réglées“, a ajouté le secrétaire au Commerce.
Rappelons que Trump en avait fait l’annonce le 23 mars 2018, sur la base de la section 232 du “Trade Expansion Act” de 1962, qui donne la possibilité de tasser les importations de biens que les autorités estiment nocives pour la sécurité nationale.
L’UE, sous la houlette de la France et de l’Allemagne, avait promis des mesures de représailles, elles ne devraient pas tarder…

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La France vient de perdre son statut de premier fournisseur commercial de la Tunisie en 2017 au profit de l’Italie, d’après les derniers chiffres du Fonds Monétaire International (FMI).
En effet, les importations en provenance de l’Italie ont repris en 2017 avec 3,16 milliards de dollars d’importations vers la Tunisie tandis que celles en provenance de la France ont stagné par rapport en 2016 à hauteur de 3,04 milliards de dollars, selon l’observatoire Tunisien de l’économie.
Parmi les cinq premiers fournisseurs commerciaux de la Tunisie en 2017, on distingue trois tendances. Une première tendance baissière entre 2010 et 2017 pour les deux premiers fournisseurs, la France et l’Italie. En effet, les importations en provenance de France et d’Italie ont régressé respectivement de 28% et 18% entre 2010 et 2017.
Une deuxième tendance stagnante pour l’Allemagne avec des importations en provenance d’Allemagne en légère baisse de 4%. Et enfin, une troisième tendance haussière pour la Chine et la Turquie. En Effet, les importations en provenance de Chine et de Turquie ont augmenté respectivement de 37% et 51% entre 2010 et 2017.
La Chine a même dépassé l’Allemagne en 2014, devenant ainsi le troisième fournisseur commercial de la Tunisie, bien loin encore de la France et de l’Italie.
Depuis l’indépendance, la France de par ses liens historiques a toujours été le premier fournisseur commercial de la Tunisie.

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Hachem Hmidi, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Energie et des Mines, a fait le point ce vendredi 25 mai 2018, à l’ARP, sur le déficit énergétique de la Tunisie. Et bien les choses ne s’arrangent guère, avec un déficit qui est désormais à plus de 50%, rapporte Mosaïque FM. En attendant les mauvaises nouvelles qui pointent déjà à l’horizon, avec un baril du pétrole que certains experts voient à 100 dollars cette année.

Hmidi a indiqué que la production l’an dernier s’était située à 4,16 millions de tonnes équivalent pétrole alors que la consommation est aux alentours de 9 millions équivalent pétrole.
Enfin il a rappelé, devant la commission de l’industrie et de l’énergie au Parlement, que la Tunisie produisait près de 7 millions de tonnes équivalent pétrole en 2010 et ses besoins étaient de 8 millions équivalent pétrole.

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La filiale de la société tunisienne «Land’Or» Maroc, filiale de l’entreprise que dirige Hatem Denguezli, a connu des difficultés d’exploitation et financières au cours des exercices 2013 et 2014, et qui se sont poursuivies en 2015, et ce suite à l’incident technique survenu en 2013 et l’interdiction par les autorités sanitaires marocaines d’importation des produits d’origine animale à partir de la Tunisie de septembre 2014 à mai 2015. Ces deux évènements ont lourdement pesé sur la situation financière de Land’Or Maroc et sont à l’origine des pertes cumulées de Land’Or Maroc. Land’Or a engagé courant 2017 un plan de restructuration financière et opérationnelle de Land’or Maroc. C’est ce qui ressort du rapport des commissaires aux comptes (CC) de l’entreprise pour l’exercice 2017.

Selon la même source, «le plan de restructuration financière inclut un abandon d’une partie de la créance et la conversion d’une autre partie en un prêt à moyen terme et une participation dans le capital social. Ce plan a fait l’objet d’une demande d’autorisation déposée auprès de la Banque Centrale de Tunisie en date du 05/04/2016 et n’ayant pas encore reçu l’approbation définitive à la date de publication des états financiers consolidés. Par ailleurs, et afin de maintenir et développer son activité au Maroc, Land’Or a engagé une restructuration opérationnelle de la filiale marocaine visant à améliorer le réseau de distribution au Maroc par la recherche des partenariats avec des distributeurs locaux”.

Les CC indiquent aussi que Land’Or Maroc, qui va garder le statut de client et de vis-à-vis de Land’Or au Maroc, assurera le bon déroulement du partenariat de distribution et le développement des ventes pour les marques distributeurs (« MDD »). Malgré ce plan de restructuration, les performances de Land’Or Maroc ne sont pas améliorées au cours de 2017 comme attendu par le management. Par ailleurs, le plan de restructuration financière n’a pas encore reçu l’approbation de la Banque centrale de Tunisie. Il convient de préciser que le management de Land’Or est en train d’étudier différentes alternatives concernant les activités futures de Land’Or Maroc et ce dans le cadre de l’opération de levée de fonds engagée par le Groupe Land’Or. En effet, les actionnaires fondateurs de Land’Or sont entrés en pourparlers exclusifs avec le Groupe Africinvest ayant abouti à une opération en fonds propres et quasi-fonds propres visant à accompagner le développement du Groupe Land’Or en Tunisie, en Afrique et au Moyen-Orient sous réserves de l’obtention des autorisations nécessaires

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Le Forum économique tuniso-chinois s’est tenu ce mardi 15 mai 2018 au siège de l’UTICA, à Tunis, sur le thème “Les investissements chinois, propulseurs pour le développement de l’Afrique”. Organisé par le Conseil d’Affaires Tuniso-Chinois en collaboration avec l’Ambassade de la Chine, le forum a été une occasion pour concrétiser les projets de coopération économique et commerciale entre la Tunisie et la Chine et promouvoir le Salon international de l’import-export (“China International Import Export”), qui aura lieu en Chine au cours de cette année.

Après avoir s’être félicité de l’organisation du Forum économique tuniso-chinois, le nouvel ambassadeur de la Chine en Tunisie, Wang Webin, a déclaré que le  volume du commerce bilatéral n’a cessé de croître. Pour l’année 2017, il a atteint 1,5 milliard de Dollars américains, avec notamment une croissance des importations chinoises depuis la Tunisie de quelque 42% par rapport à l’année précédente.

18 mille touristes chinois en 2017

Toujours selon les déclarations de l’Ambassadeur, le nombre des touristes chinois visitant la Tunisie s’est accru considérablement. Il a atteint 18 mille en 2017, soit une augmentation de 150% par rapport à l’année 2016. “Nous avons de bonnes raisons de croire en une poussée importante du nombre des touristes chinois en Tunisie. Aussi et étant donné que les touristes chinois ont la plus forte capacité de consommation dans le monde, leur contribution à la croissance économique tunisienne sera, dans un futur proche, j’espère, considérablement renforcée“, a-t-il dit.

L’Ambassadeur a en outre indiqué que la coopération au niveau des investissements s’est bien développée et la coopération dans le domaine des infrastructures progresse dans des conditions plutôt favorables, notamment avec les projets en cours de réalisation tels que ceux de la station d’épuration des eaux usées à Sousse, la construction du barrage de Oued Mellegue. Ainsi, les projets de développement avec l’aide de la Chine ont enregistré des résultats tangibles.

Selon lui, la Chine et la Tunisie peuvent accroître davantage la connaissance mutuelle sur leurs stratégies de développement, élaborer et mettre en place ensemble des plans pour promouvoir la coopération bilatérale, résoudre, via la consultation, les problèmes rencontrés au niveau de la coopération, et apporter conjointement un soutien politique à la mise en oeuvre des grands projets.

La Chine espère, sincèrement, accroître ses importations pour soulager la balance courante. En 2017, les importations chinoises de la Tunisie ont enregistré une croissance de 42% par rapport à l’année précédente, dont les produits de haute technologie comme les produits électroniques et les ordinateurs. Ces derniers ont connu une hausse de 100% par rapport à 2016. “Nous sommes prêts à travailler avec la Tunisie pour corriger progressivement le déséquilibre commercial entre nos deux pays. Le Président chinois, Xi Jinping, tout dernièrement, a annoncé des mesures importantes pour faire accroître les importations chinoises, dont la réduction significative des taxes sur les véhicules importés et sur d’autres produits. A partir de cette année, la Chine va accueillir régulièrement l’Exposition Internationale des Importations dans le but d’élargir davantage son marché, accroître ses importations et promouvoir des échanges commerciaux équilibrés“, a-t-il soutenu.

Des facilitations pour l’obtention du visa

De son côté, la vice-présidente du Conseil d’affaires tuniso-chinois, Dhouha Chtourou, a annoncé que le Conseil accordera à ses adhérents parmi les industriels tunisiens voulant investir et faire des affaires en Chine des facilitations pour l’obtention du visa. “J’incite chaque entreprise tunisienne voulant investir en Chine à être membre du conseil… Un certificat facilitant l’obtention du visa lui sera accordé“, a-t-elle précisé.

Dhouha Chtourou a par la même occasion appelé les hommes d’affaires, les industriels et les exportateurs à adhérer en masse à ce conseil chargé principalement d’accompagner les entreprises tunisiennes pour en savoir plus sur le marché chinois, promouvoir le développement coordonné entre les entreprises économiques tunisiennes et chinoises, renforcer et développer les relations de coopération amicales entre les deux peuples et promouvoir un partenariat gagnant-gagnant, selon ses dires.

La Chine partage son marché

Quant à elle, la conseillère économique de l’Ambassade de Chine, a fait remarquer qu’à travers l’organisation de ce salon, la Chine veut partager son marché avec tout le monde : “C’est une occasion pour faire la promotion de l’Exposition internationale que la Chine organise du 5 au 10 novembre à Shangai. Une manifestation d’envergure à laquelle la Tunisie prendra part à travers un nombre important d’hommes d’affaires“, a-t-elle précisé.

Le programme de ce Forum a comporté des rencontres de Networking bien ciblées entre les hommes d’affaires tunisiens et chinois. Il a aussi comporté la présentation de certains investisseurs des deux pays, de leur expérience avec les marché chinois et tunisien, le potentiel de complémentarité entre la Tunisie et la Chine, la Tunisie en tant que plateforme pour les Chinois pour atteindre l’Europe et l’Afrique…

Sans compter la mise en place dans une prochaine étape d’un plan d’action pour le conseil pour la période à venir et la nécessité de la bonne préparation de la visite d’une importante délégation chinoise conduite par le vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Pékin (CCPIT).

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

” La balance énergétique, dont le déficit est devenu structurel et exorbitant, risque de se détériorer davantage, au cours des prochains mois en lien avec la montée des cours de pétrole qui ont franchi la barre des 75 dollars le baril “, révèle l’analyse de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur les échanges commerciaux de la Tunisie au 1er trimestre 2018 (T1) publiée, jeudi .

Le déficit s’est élargi de 199 MDT pour atteindre -1.382 MDT, alors que la balance des biens de consommation a affiché un excédent de 254 MDT après avoir enregistré des déficits successifs depuis le second trimestre 2015, précise le document.

Face à cette situation, la BCT appelle à la nécessité de la baisse de la production nationale en produits énergétiques, la mise en place d’un programme d’efficacité énergétique qui s’articule autour de la diversification des sources ; en l’occurrence l’exploitation des énergies renouvelables (solaires, éoliennes, etc…), la rationalisation de la consommation et l’accélération des investissements dans les domaines d’exploration et de développement.

Selon le même document, la reprise effective de la production et la commercialisation des produits phosphatés devient impérative afin de préserver les marchés extérieurs et conforter les flux en devises.

” Il est nécessaire de remédier au dérapage des importations des produits non essentiels à travers la poursuite de la dynamique engagée pour rationaliser la consommation, notamment, des produits importés et superflus qui n’ont aucun apport dans les chaînes de valeur nationales “, souligne la BCT.

Et d’appeler à mettre en place une démarche efficiente pour la levée des obstacles entravant la conquête du marché libyen et ceux des pays de l’Afrique subsaharienne (facilités de financement, assurance et transport…)

L’analyse de la BCT fait aussi ressortir une contraction du déficit commercial qui demeure élevé, et ce malgré la forte expansion des exportations d’huile d’olive et la poursuite de la bonne performance des ventes des secteurs des industries manufacturières.

” Le déficit commercial a enregistré une contraction de 5,8% ou 224 MDT par rapport à la même période de l’année 2017, pour revenir à 3.655 MDT représentant 3,4% du PIB (contre 4% du PIB une année auparavant) “, précise le document.

///Redressement de la balance alimentaire

L’analyse de l’évolution des échanges commerciaux, au cours du T1 2018, fait ressortir un fort redressement de la balance alimentaire qui a dégagé un excédent de 223 MDT, contre un déficit de -384 MDT, au cours de la même période de 2017, suite essentiellement à l’accroissement des ventes d’huile d’olive de 543 MDT pour s’élever à 777 MDT.

///Répartition géographique des exportations totales au cours du 1er trimestre de 2018

D’après le document, l’UE demeure la 1ère destination des exportations tunisiennes, surtout pour les ventes des produits industriels (74,4%) , contre une régression de la part des pays de l’UMA dans les exportations tunisiennes en relation avec la baisse de celles destinées à l’Algérie (-26,8%) et la hausse de la part des pays de l’Asie en lien avec la progression des exportations vers les pays de cette zone, notamment, la Chine (215 MDT contre 17 MDT lors du premier trimestre de 2017).

La Russie (-22,2%), la Turquie (+25,5%) et la Chine (+31,1) continuent à être les principaux fournisseurs de la Tunisie en produits miniers, matières premières et biens de consommation.

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