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Développer la conscience nationale en ce qui concerne la sécurité alimentaire, mettre en place une nouvelle stratégie nationale dans ce domaine, instaurer un conseil national et des conseils locaux s’intéressant à cette cause et développer un indicateur national de sécurité alimentaire, telles sont les principales recommandations avancées par l’étude stratégique sur ” la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Tunisie “, présentée, jeudi, par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES).
Le président de l’ITES, Néji Jalloul, a mis l’accent à cette occasion, sur l’impératif d’accorder une attention particulière à la cause de la sécurité alimentaire, estimant que la Tunisie doit tirer profit des énormes potentialités agricoles qu’elle.
Jalloul a rappelé, toutefois, que le système agricole et nutritionnel tunisien est confronté à plusieurs difficultés, relatives notamment au faible taux de mécanisation, à la dispersion des terres agricoles et à l’étendue des terres domaniales dans plusieurs régions du pays. A cet égard, 97% des terres agricoles dans le gouvernorat de Tozeur sont détenues par l’Etat.

Selon l’expert de l’ITES, Karim Ben Kahla, 350 mille ha des terres agricoles, à travers le territoire, sont inexploitées en raison de conflits judiciaires, une autre superficie de 100 mille ha sont des biens de mains mortes, outre 65 mille ha de terres domaniales illégalement occupées, par des particuliers. Il a indiqué que les importations alimentaires de la Tunisie ne cessent de s’accroître et constituent actuellement, environ 9,2% du total des importations du pays alors que le quota de l’agriculture du PIB est passé de 19,6% en 1962 à 8,1% en 2016. Idem pour la valeur ajoutée de cette activité, laquelle n’a pas dépassé les 10,44% en 2015, contre une moyenne mondiale de l’ordre de 12,37%.
” Les importations alimentaires tunisiennes sont dominées surtout pas les céréales, à environ 43%, ainsi que par les huiles alimentaires et le sucre “, a-t-il noté, soulignant que la Tunisie, souffre de l’aggravation de sa dépendance céréalière (environ 60%), bien qu’elle soit le premier pays du monde dont l’apport calorique le plus important provient des céréales.
Ben Kahla a mis l’accent sur la défaillance caractérisant la capacité de stockage de produits agricoles, d’autant qu’elle ne dépasse pas 45% des besoins de l’activité, évoquant d’autres problèmes que connaît l’agriculture tunisienne, tels que la baisse de la productivité, la pénurie de l’eau, les difficultés liées aux circuits de distribution de produits, la contrebande, le gaspillage et les pathologies attaquant certaines cultures…

Pour rappel, la Tunisie a été classée, en 2016, 53ème en terme d’indice de sécurité alimentaire sur un total de 113 pays et ce par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), en collaboration avec le Programme alimentaire mondial (PAM).

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Suite à l’article paru sur notre journal électronique African Manager et intitulé «Laadhari pris en flagrant délit de communication politicienne», les services de communication du ministre ont pris contact avec notre rédaction, pour apporter les précisions suivantes :

«Lors de son intervention radiophonique sur Radio Mosaïque, Mr Zied Laadhari, Ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale, a mis l’accent sur le trend positif qu’ont connu les exportations Tunisiennes en 2017 en augmentant de 18.1% (une augmentation inédite depuis 2011). Nous tenons à préciser à cet égard que, en tenant compte de l’effet conjugué prix/change, les exportations Tunisiennes se sont bien comportées lors de l’exercice 2017. Cela apparait dans la publication de l’INS “Commerce extérieur à prix constant 2017 ».

Il en sort notamment que :

 – Les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur en volume (prix constants) ont augmenté de 4,3% pour les exportations et 2.7% pour les importations.

– L’effet de la balance énergétique sur la balance commerciale globale : La valeur absolue du déficit global a augmenté de 23.7% entre 2017 et 2016. Cette augmentation n’est que de 16.7% si on neutralise l’effet énergie. Hors énergie, et à valeurs courantes, les exportations ont augmenté de 17.7% et font mieux que les importations qui ont, elles, subi une hausse de 17.4%.

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Les exportations marocaines vers l’Espagne et l’Union européenne ont augmenté respectivement de 14,08 % et de 9,9% de janvier à octobre 2017 par rapport à la même période de l’année précédente.

Selon les données rapportées par l’agence d’information marocaine MAP, les importations marocaines de biens d’origine espagnole ont, quant à elles, augmenté de 17,57 % en taux annuel, alors que celles de l’ensemble de l’UE ont enregistré une croissance de 4,7 % durant la même période.

En termes de parts de marché, l’Espagne est le premier client du Maroc avec des importations représentant 41,4 % du total des importations communautaires provenant du Royaume, suivie de la France (29,1%), de l’Italie (6,8 %), du Royaume-Uni (5,3%) et de l’Allemagne (4,4 %).

Les principaux articles importés de l’Espagne, pendant cette période, sont les combustibles et lubrifiants (13,7%), les composantes d’automobile (13,4%), et tissus d’habillement (10,4%), relève la même source qui note que les principaux produits exportés par le Maroc vers l’Espagne étaient les matériaux électriques (29,3%), vêtements (23,6%), et mollusques et crustacés (8,6%).

En outre, l’Espagne est le premier fournisseur du Royaume avec des exportations représentant 36,4% de l’ensemble des exportations communautaires vers le Maroc, suivies de la France (18,2%) de l’Allemagne (9,5%), de l’Italie (8,3%) et des Pays-Bas (4,3%).

Durant la période de janvier à octobre 2017, le taux de couverture de l’Espagne avec le Maroc était de 126,67%, ce qui confirme l’évolution vers un équilibre dans les échanges commerciaux entre les deux pays, détaille la même source.

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Le déficit budgétaire (hors dons, privatisation et confiscation) s’est élargi au terme des 10 premiers mois de 2017 à 4.420 MDT contre 3.792 MDT une année auparavant. Le financement du déficit a été assuré à hauteur de 88% par des ressources extérieures nettes de l’ordre de 3885.1 MDT contre 1835.8 MDT à fin octobre 2016. C’est ce qui a été indiqué dans la dernière note de conjoncture de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Ainsi, au terme des 11 premiers mois de 2017, les importations totales se sont accrues à un rythme plus accentué que celui des exportations, soit 19,2% et 17,3% respectivement, se traduisant par une détérioration du taux de couverture (68,3 points de pourcentage contre 69,4 points à fin novembre 2016). En effet, les importations ont totalisé 45,3 milliards de dinars à fin novembre 2017contre 38 milliards au terme du mois de novembre 2016, tandis que les exportations de biens n’ont rapporté que 31 milliards de dinars au cours de la même période contre 26,4 milliards une année auparavant.

Cette situation a induit une poursuite du creusement du déficit commercial qui a atteint son niveau historique le plus élevé, soit 14.362 MDT contre 11.628 MDT une année auparavant.

Au total, la balance commerciale a affiché un déficit de 14,4 milliards de dinars au terme des 11 premiers mois de 2017, soit 14,7% du PIB contre 11.6 milliards de dinars et 12,9% respectivement, une année auparavant. Du côté du secteur touristique et après l’embellie du mois d’août, le rythme des recettes s’est ralenti surtout durant les derniers mois sous l’effet du retour timide des touristes européens. Les recettes touristiques ont totalisé 2.579 MDT à fin novembre 2017, soit une hausse de 16,3% par rapport à fin novembre 2016. Hors effet de change, la hausse des recettes touristiques s’est limitée à 1,9%.

De même, les revenus du travail (en espèces) se sont inscrits en hausse de 13,9% en G.A. à fin novembre 2017 grâce à un effet change favorable. Exprimés en euro, ces revenus ont accusé un léger repli de 0,3%.

Compte tenu de ces évolutions, le solde de la balance des opérations courantes s’est davantage détérioré (-9,3,% du PIB au cours des 11 premiers mois 2017 contre -8,1% au cours de la même période une année auparavant), laissant entrevoir un déficit courant annuel autour de 10% du PIB pour toute l’année 2017. L’ampleur de ce déficit met de la pression sur le marché des changes qui souffre d’un déficit structurel de ressources en devises induisant davantage de pressions sur le taux de change du dinar et sur la liquidité bancaire.

Le solde général de la balance des paiements qui s’est établi à -597 MDT contre -1.943 MDT une année auparavant s’est ressenti de l’ampleur du déficit courant. L’atténuation du déficit général a été soutenue par la mobilisation d’importantes ressources extérieures dont tout récemment le crédit accordé par la Commission Européenne en octobre 2017 pour un montant de 571 MDT et l’amélioration des flux des IDE,(+655 MDT).

La persistance des déséquilibres extérieurs a fortement pesé sur les réserves de change qui se sont établies pour la première fois depuis 2006 sous la barre de 5 milliards de dollars américains. Depuis la fin de 2016 et jusqu’au 15 décembre 2017, le dinar a perdu 17,3% et 6,1% de sa valeur vis-à-vis de l’euro et du dollar américain respectivement.

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Le déficit de la balance commerciale s’est aggravé à 15 592 millions de dinars (MD), à fin 2017, niveau jamais atteint auparavant par le pays, contre 12601,2 MD, en 2016, a annoncé jeudi, l’Institut national de la statistique (INS), .
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 11 559,1 MD, alors que le déficit de la balance énergétique s’établit à 40 32,9 MD (25,9% du total du déficit) contre 2703,8 MD durant l’année 2016.

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Le déficit commercial alimentaire s’est aggravé, à la fin de l’année 2017, pour se situer au niveau de 1354 millions de dinars (MD), contre 1075 MD, une année auparavant. Le taux de couverture a régressé, ainsi, passant de 71,8% à 70,9%, durant la même période, a annoncé, mardi, le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche.
Lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation des principaux résultats de la production agricole et de pêche en 2017 et les programmes prévus pour 2018, le ministre de l’Agriculture, Samir Taieb, a annoncé que les investissements approuvés, en 2017, ont dépassé la valeur de 670 MD, dont plus de 2/3 concernent des activités agricoles.
En ce qui concerne les exportations tunisiennes de produits agricoles durant la saison 2016-2017, Taieb a rappelé les exportations de l’huile d’olive lesquelles ont atteint, jusqu’à fin octobre 2017, environ 85 mille tonnes, d’une valeur de près de 828 MD.
Les exportations des dattes durant la même saison 2016-2017 ont été remarquables. Leur quantité a atteint environ 110 mille tonnes, d’une valeur de 570 MD, ce qui correspond à une hausse de 20% par rapport à 2016.
Par ailleurs, les exportations des fruits se sont élevées à 24,3 mille tonnes, drainant des recettes à hauteur de 61,6 MD.
S’agissant des produits de la pêche, les exportations ont atteint environ 411 MD, alors que les importations n’ont pas dépassé les 149 MD, ce qui correspond à un taux de couverture de 275%.

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Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a démenti toute augmentation dans les produits de base subventionnés par l’État. “Nous allons continuer à subventionner ces produits et rien ne vas changer“, a-t-il assuré.

Lors d’une rencontre qui se tient actuellement à Tunis sur la loi de finances 2018, le ministre a par ailleurs expliqué que les augmentations qui ont eu lieu aujourd’hui et telles qu’elles ont été constatées par les citoyens n’ont touché que près de 8% des produits destinés au marché local et que cela a été fait dans le cadre de la révision des tarifs douaniers afin de réduire les importations.

Il a par ailleurs mis en garde contre la hausse du déficit commercial qui a atteint, selon lui, 9% suite à l’augmentation des importations (19%), un déficit qui devrait être financé par l’endettement extérieur et le recours au marché international, selon ses dires.

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L’Agence nationale de contrôle sanitaire et environnemental des produits (ANCSEP) a révélé que 125 produits chimiques notamment cancérogène se trouvent dans les composantes d’une gamme de produits de consommation tels que l’habillement, les produits plastiques de décoration, les chaussures, les jouets et les fournitures scolaires, a indiqué Foued Ajroudi, porte-parole de l’organisation Tunisienne pour informer le consommateur (OTIC).
Dans une interview accordée à l’Agence TAP, il a précisé que ces produits contiennent surtout des phtalates, des composés chimiques couramment utilisés comme plastifiants des matières plastiques, qui sont très agressifs et dangereux et ont des effets nocifs sur la santé du consommateur. Ces phtalates se trouvent dans les produits importés de Turquie, de Chine et des pays asiatiques et peut engendrer des maladies à court ou à long terme dont les allergies et le cancer.

La liste des produits qui contiennent ces phtalates est longue: jouets, vêtements, chaussures et baskets et fournitures scolaires. Le flux d’importation de ces produits de bas de gamme menace la santé du consommateur tunisien et l’économie du pays“.
Ces produits sont vendus surtout dans le commerce parallèle, qui constitue le défi majeur pour le pays, étant donné qu’il représente 54% de l’économie nationale. Cette situation ne peut résulter que d’un relâchement au niveau du contrôle surtout dans la première ligne (les services de douane aux aéroports, la garde douanière, les brigades de contrôle économique…)“, a t-il relevé.
L’organisation a demandé au gouvernement de faire preuve davantage de vigilance pour lutter contre l’importation anarchique de ces produits, surtout des pays asiatiques, afin de garantir la sécurité du consommateur tunisien. Il faut freiner le flux des produits turcs et chinois et renforcer le contrôle technique à l’importation de la part des ministères et autorités concernés“.

Et d’ajouter : “la Tunisie doit protéger le consommateur tunisien des dangers et risques découlant des produits importés des pays asiatiques qui peuvent menacer sa santé, mais aussi freiner cette importation massive qui a un impact négatif sur l’économie tunisienne ainsi qu’adopter les normes européennes de qualité“, affirmant que si la Tunisie applique ces recommandations, “elle peut arrêter jusqu’à 70% de ces importations anarchiques“.

L’OTIC a exprimé sa préoccupation concernant le retard de la concrétisation de la décision gouvernementale relative au renforcement du contrôle technique à l’importation par les ministères concernés pour empêcher l’entrée des produits de bas de gamme et de qualité médiocre, présentant des risques pour la santé sur les consommateurs.
Bien que l’organisation ait loué les mesures gouvernementales prises en vue de freiner les importations des produits de consommation de certains pays, via l’augmentation de la pression fiscale et l’adoption du système des cahiers des charges, elle considère que l’Etat doit encore renforcer davantage le contrôle des importations et surtout celui de la qualité.

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A la fin de l’année en cours, Youssef Chahed aura passé 16 mois (27 août 2016-31 décembre 2017) à la tête du 5ème gouvernement de la Tunisie de l’après Ben Ali et du 2ème gouvernement de la seconde République. Avec cette durée, il aura fait mieux que les deux chefs de gouvernement de la 1ère Troïka (Hammadi Jbali avec 14 mois et Ali Larayedh avec 10 mois) et 2 mois moins que son prédécesseur à La Kasbah, Habib Essid.

Tout comme ce dernier, les appels du pied commencent à se faire sentir pour qu’il laisse le fauteuil. Beaucoup d’encre a coulé sur ses relations avec son parti, Nida Tounes, et le fondateur de ce parti, le chef de l’Etat, Béji Caïed Essebssi. Chahed est tellement tancé à ce propos qu’il se croit obligé à chaque sortie médiatique de répéter qu’il ne sera pas candidat à l’héritage de BCE. Ce qu’il ne fait pas alors qu’il devrait et la manière dont il fait ce qu’il fait alors qu’il ne devrait pas sont pourtant ceux de quelqu’un qui se ménage.

Toujours est-il que Youssef Chahed tient encore en place, malgré les pressions. Tous s’accordent cependant à dire que l’année 2018 qui s’approche à pas hésitants pourrait lui être fatale. 2018 sera en effet une année charnière dans la stabilité politique dont a besoin la Tunisie. Pleine de «mauvaises surprises», économiques et fiscales surtout, elle débutera avec un mois de janvier connu à travers l’histoire contemporaine tunisienne comme le mois de tous les dangers pour tout pouvoir politique en place. C’est en plus, dès le début de ce fameux mois de janvier, que les consommateurs tunisiens devraient ressentir les premiers impacts de la loi de finances 2018, notamment ceux de la TVA, sur leurs portefeuilles et leur pouvoir d’achat. Et c’est à la fin de ce même fameux de janvier que les salariés, du public et du privé, devraient ressentir les effets pécuniaires des différentes mesures de la loi de finances 2018, pour faire face aux difficultés dont souffrent les caisses sociales notamment, avec la nouvelle taxe de la CSS (Contribution sociale solidaire) de 1% de tous les revenus.

  • Les 3 Top du chef du GUN

Le chef du GUN (Gouvernement d’union nationale) n’a pourtant pas trop démérité. A son actif, on pourrait au moins lui trouver trois réalisations. D’abord, la reprise de la croissance à 2%. Une croissance, qui plus est, de meilleure qualité, même si elle reste peu créatrice d’emplois. Le taux de chômage n’est pas encore descendu sous la barre des 15 %. Un chômage qui reste le talon d’Achille de l’Etat de la 2ème république et une épine dans le pied de tous gouvernements de cette nouvelle République.

Dans ce qu’on pourrait aussi appeler «les 3 top» du GUN, on pourrait aussi compter les deux revues du FMI, en mai et octobre 2017, qui devraient permettre d’assurer le financement du budget, alors que personne n’y croyait. Et enfin l’adoption du CSS pour la réforme de la retraite, qui plus est, une reforme faite avec l’accord du syndicat ouvrier. Même si les effets de cette réforme sur le pouvoir d’achat des citoyens tunisiens ne se feront sentir qu’à partir de janvier 2018. Une réforme qui pourrait aussi ne pas être comprise que dans «Black-Side» et faire oublier ses effets sur les caisses de retraite et sur la CNAM (Caisse d’assurance maladie).

  • Les 3 flops de Youssef Chahed

Au Box-office des échecs du gouvernement Youssef Chahed semblent cependant peser plus lourd dans la balance. Il y a bien sûr la black-liste des paradis fiscaux. Une erreur, de jugement et de timing et même de langue (la réponse aurait en effet été écrite en langue arabe et adressée en tant que telle à l’UE), de l’administration financière tunisienne dans sa réponse aux demandes, d’éclaircissements et d’engagements, de l’Union Européenne, qui en dit assez long sur la gestion des crises par ce gouvernement. Une commission parlementaire avait été constituée pour déterminer les responsabilités dans cette affaire. Vainement. On avait aussi beaucoup parlé du «point focal», comme du responsable direct de cette erreur. Aucune sanction n’a pour autant été prise

La gestion de la crise de Kamour. Ce qu’a écrit le Ciped de l’ancien Gouverneur de la BCT Taoufik Baccar à ce propos est affligeant de vérité. «L’Accord d’El Kamour, conclu entre le gouvernement et des ressortissants tunisiens, personnes physiques, s’explique mais ne se justifie pas. Outre qu’il crée le précédent et rend légitime la répétition, ses conséquences sur les fondements de l’organisation politique choisie par la Tunisie, sont d’une ampleur insoupçonnable, comme au voisinage, sur l’autorité juridique et morale de l’Etat et sa capacité à pouvoir gérer à l’avenir, les affaires publiques. Ses signataires ne sont, ni compétents (le gouvernement), ni habilités (les citoyens) à cet effet. Outre que «la cause» de ce contrat (cessation de faits délictueux) est illicite, ce qui le rend au plan du Droit, nul et de nul effet». Mais il y avait déjà l’exemple de l’accord de Kerkennah !

Le glissement du dinar. Le dinar tunisien n’arrête pas de s’effriter face aux devises européenne et américaine. Depuis la fin de 2016 et jusqu’au 15 décembre 2017, le dinar a perdu 17,3% et 6,1% de sa valeur vis-à-vis de l’euro et du dollar américain, respectivement, a constaté la BCT dans sa dernière note sur les évolutions économiques et financières. Le Dinar valait, en août 2016 qui est la date de nomination de Youssef Chahed à la tête du GUN, l’équivalent de 2,4755 Euros. A fin décembre 2017, il est à 2,9552 euros. Une dégringolade qui n’est pas sans effets sur l’inflation dont une partie est importée.

Source : BCT. Déc. 2017

 Inflation, exportation, gros salaires et petite production et autres points perdus !

On passera sur les avoirs nets en devises, qui étaient de 111 jours en décembre 2016 et qui ne sont plus que de 90 jours à fin 2017. On passera aussi les prix que les ministres successifs du commerce du gouvernement Chahed n’arrivent toujours pas à domestiquer avec les 6,3 % d’inflation de novembre 2017. On passera encore sur la hausse des importations qu’il n’arrive toujours pas à juguler (45,3 Milliards DT contre 38 Milliards DT en novembre 2016), les exportations qu’il n’arrive pas encore à suffisamment booster, la hausse de la masse salariale (12,1 Milliards DT sur les 17,6 Milliards de ressources propres du budget), qu’il n’arrive toujours pas à arrêter et la production industrielle, qu’il n’arrive pas à remonter au-dessus du 0,2% pour toute l’année en septembre dernier. On ne commentera pas non plus les 3 points perdus sur l’indice de la compétitivité globale et les 11 points perdus sur l’indice de la facilité de faire des affaires, entre 2016 et 2017.

Un an et 4 mois après son entrée à La Kasbah, c’est ainsi que s’établit par le chiffre le bilan de Youssef Chahed. Tout va bien Madame la Marquise !

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Le ministre du Commerce, Omar Bahi, a confirmé, ce mercredi 20 décembre 2017, à l’Assemblée des représentants du Peuple, que la Tunisie œuvre afin de consolider ses échanges commerciaux avec l’Algérie et ce à travers la mise en place d’un accord pour l’importation de voitures et de tracteurs qu’elle fabrique.

Selon les données rapportées par Shems fm, il a ajouté qu’en contrepartie, la Tunisie exportera des pièces mécaniques et d’autres matériaux liés à ce secteur.

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Qui dit déficit commercial dit poids excessif des importations. Et de ce point de vue, la Tunisie est très bien lotie, avec son tout nouveau record, établi fin novembre 2017 : -14,3 Milliards de dinars affiche la balance commerciale. Le hic c’est que cette machine infernale est entretenue par des devises, que la Banque centrale est contrainte d’acheter pour honorer les engagements extérieurs des opérateurs économiques.
Résultat des courses : le volume global de refinancement des banques par la BCT vient d’atteindre un seuil historique, 11,11 Milliards de dinars, à la date du mardi 12 décembre 2017. Il est bon de rappeler, pour faire le tour de la question, qu’on en était, à peine, ose-t-on dire, à 7,88 Milliards de dinars à la même période l’an dernier. Chedly Ayari, qui fait tout pour garder au chaud les devises dans le pays, n’est pas au bout de ses tourments !

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Le déficit de la balance alimentaire de la Tunisie a atteint 1338 millions de dinars (MD), soit 9,3% du déficit de la balance commerciale, durant les 11 premiers mois 2017, contre 947,5 MD au cours de la période de 2016, en raison de la hausse continue des importations des produits alimentaires de base de 21,8%. Le ministère de l’agriculture a conclu que la Tunisie a connu, au cours des 11 mois de 2017, un accroissement des achats de la plupart des produits alimentaires de base et l’augmentation de leurs prix à l’échelle internationale, en plus de la poursuite de la baisse du prix de change du dinar par rapport par rapport aux devises étrangères.
Les importations de la Tunisie en sucre ont augmenté de 91%, en huiles végétales (76%), café et thé (91%), lait et dérivés (82%) et en blé dur (18%).
Le rythme des importations des autres produits alimentaires non de base, tels que les bananes et les préparations alimentaires ont, pour leur part, respectivement progressé de 39% et 11%.
Ainsi, le taux de couverture des importations par les exportations a atteint 67,5 % contre 72% durant la même période de 2016, selon des données publiées, mardi, par le ministère de l’agriculture.
La hausse des importations alimentaires dont la valeur s’élèvent à 4119,3 MD, a atteint 76% pour les produits de base contre 69% durant les 11 premiers mois 2016.

Quant aux exportations tunisiennes de produits alimentaires, elles ont atteint 2781,4 MD, en hausse de 14,2% par rapport à la même période de l’année dernière.
Les recettes des exportations des dattes ont augmenté de 12% atteignant 488 MD dont 11% des dattes biologiques.
Les exportations des produits de la mer et des pâtes alimentaires ont augmenté respectivement de 37% , 26% et 17%.
Les entrées de l’huile d’olive ont enregistré, en dépit de la baisse des quantités exportées, une légère baisse de 2% pour atteindre 634 MD, en raison de l’augmentation de 26% des prix à l’échelle internationale, sachant que les exportations de l’huile d’olive biologique ont représenté 42% , au plan des quantités totales, soit l’équivalent de 310 MD, alors que les exportations de certaines autres variétés de fruits ont procuré des entrées de 60 MD.
Le montant des exportations de certains produits alimentaires s’est amoindri au cours de ladite période, à l’instar des agrumes et des conserves de poissons, et ce, respectivement de 16% et 23%, en dépit de l’augmentation de la production locale de ces produits.

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Le Soudan a annoncé une interdiction temporaire de l’importation de 19 produits incluant entre autres des denrées alimentaires. La mesure, qui est entrée en vigueur jeudi dernier, vise à protéger la monnaie locale et à réduire le déficit budgétaire du pays, rapporte l’agence d’information africaine Ecofin.

Elle intervient alors que la livre soudanaise continue de reculer par rapport au dollar depuis la levée des sanctions économiques américaines.

La levée de l’embargo américain qui ouvre la voie à une hausse des importations soudanaises affecte les disponibilités en devises étrangères du pays.

En effet, bien que la banque centrale ait maintenu un taux de change de 6,7 livres soudanaises pour un dollar, la faible disponibilité de la devise dans le circuit formel oblige les importateurs à se tourner vers le marché noir pour son approvisionnement.

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Le déficit commercial s’est aggravé, à fin novembre 2017, pour se situer à 14362,4 millions de dinars (MD) contre 11628,0 MD, durant la même période en 2016.
Selon les statistiques du commerce extérieur pour les 11 mois 2017, publiées par l’Institut national de la statistique (INS), le taux de couverture a enregistré, ainsi, une baisse par rapport à la même période de l’année 2016 pour se situer à des taux respectifs de 68,3 % et de 69,4 %.
Le déficit commercial s’est aggravé avec certains pays, tels que la Chine (-3997,4 MD), l’Italie (-1882,7 MD), la Turquie (-1661,5 MD), la Russie (-1058,1 MD) et l’Algérie (-654,1MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec la France (premier partenaire de la Tunisie) de 2737,6MD, la Libye (771,8MD) et le Royaume Uni (184,8MD).
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 10533 MD et le déficit de la balance énergétique s’établit à 3829,4MD (26,7% du total du déficit) contre 2662,3MD durant les onze mois de l’année 2016.

Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants, durant les onze mois de l’année 2017, montrent que les exportations continuent d’augmenter à un rythme soutenu. En effet, les exportations ont augmenté de 17,3% contre 4,5% durant la même période de l’année 2016.
En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 30971,3 MD contre 26394,6 MD durant la même période de l’année 2016.
L’INS a noté que l’augmentation observée au niveau de l’exportation, durant les onze mois de l’année 2017, concerne la majorité des secteurs.
En effet, le secteur de l’énergie a observé un accroissement important par rapport à la même période en 2016, suite à l’augmentation des ventes du pétrole brut (1035,9MD ) et les produits raffinés (706,7 MD).
De même, le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a cru de 14,6% suite à l’augmentation des ventes des dattes (488,3 MD).
Le secteur des industries mécaniques et électriques a progressé de 19,7% et le secteur textile et habillement et cuirs a augmenté de 16,5%.
Il en est de même pour le secteur des industries manufacturières qui a cru de 15,5%.
Par contre, le secteur mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 3%, suite à la diminution des exportations en acide phosphorique (400,9 MD).
De même, les importations ont maintenu un rythme de croissance remarquable, enregistrant une hausse de 19,2% contre 4,3% durant la même période de l’année 2016.
En valeur les importations ont atteint 45333,7 MD à fin novembre 2017 contre 38022,6 MD, durant la même période de l’année 2016.

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé dans une circulaire adressée aux intermédiaires agrées n°2017-10 que le montant en devises à exporter matériellement ne peut excéder la contre-valeur de trente mille dinars (30 000 D) par voyage.
Les dispositions de la présente circulaire dont l’objet concerne l’importation, la cession, la reconversion et la réexportation matérielle des devises par les voyageurs non-résidents entrent en vigueur à compter du premier décembre 2017“.
A cet effet, les autorisations d’exportation de devises, que les intermédiaires agréés délivrent, conformément aux dispositions de la circulaire n° 2016-10 visée ci-dessus, pour permettre aux voyageurs non-résidents d’exporter matériellement des devises en application des dispositions de la présente circulaire, ne peuvent porter sur un montant excédant le montant fixé par le présent article“, a souligné la BCT dans la dite circulaire publiée le 30 novembre 2017 sur son site électrique.
Et d’ajouter : “la réexportation d’un montant dépassant celui indiqué ci-dessus a lieu obligatoirement par l’entremise des intermédiaires agréés, conformément à la réglementation en vigueur relative aux comptes de non-résidents“.
La circulaire vient s’ajouter à un ensemble de législations adoptées auparavant par la Tunisie pour régir le marché de change, sachant que les montants en devises à exporter changent selon les exigences économiques. L’opération de fixation du plafond des montants en devises à exporter vise à préserver les équilibres financiers de l’Etat en devises, explique la BCT.

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Les débats sur la Loi de finances 2018 ont été suspendus, jeudi soir, pendant plus de deux heures, à cause d’un désaccord, sur l’article 36 qui stipule le rétablissement des droits de douane sur certains produits importés de Turquie.
Le climat a été tendu au sein de l’ARP, notamment entre les députés du Front populaire et ceux du parti Ennahdha. Les premiers craignaient, vraisemblablement, de voir cet article rejeté par les députés d’Ennahdha. Le vice-président de l’ARP, Abdelfattah Mourou, a été contraint de lever la séance.

En effet, l’article 36, vient mettre à exécution, dans le cadre du projet de la loi de finances 2018, l’article 17 de l’accord de libre-échange tuniso-turc. Cette disposition adoptée par la Commission des Finances relevant de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), stipule que ” des mesures exceptionnelles d’une durée limitée dérogeant aux dispositions de l’article 5 peuvent être prises par la Tunisie sous forme d’un relèvement des droits de douane. Ces mesures ne peuvent viser que des industries naissantes ou certains secteurs en cours de restructuration ou connaissant de graves difficultés, en particulier lorsque ces difficultés causent des problèmes sociaux importants “.
A cet effet, l’article 36 du projet de loi de finances 2018 explique que “les produits d’origine turque, évoquées dans la nomenclature douanière de la liste 2 de l’accord de libre-échange, sous les numéros, 33, 34,40, 48, 61,62, 63, 64, 72, 76, 84 et 85, sont soumis aux droits de douane dans la limite de 90% des droits communs “.

Les députés ont par la suite adopté l’article 36 avec 94 voix pour, alors que les députés d’Ennahdha, dont les propositions d’ajustement du même article, ont été refusées, se sont retirés de la séance plénière.
Cette taxation, qui entrera en vigueur dès le 1er janvier 2018, sera applicable pendant deux années, avant d’être revue en baisse progressivement les années suivantes.
Les parlementaires ont également adopté les deux articles 37 et 38 avant la levée de la séance faute de quorum. Le débat reprend ce vendredi, à 18h00.

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L’ajustement de la balance commerciale entre la Tunisie et la Turquie, en facilitant l’écoulement des exportations tunisiennes sur le marché Turc, notamment des phosphates et dérivés, des produits agricoles et certains produits industriels, a été au centre d’une réunion tenue à Istanbul, entre le secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur, Hichem Ben Ahmed et le ministre turc de l’économie de la Turquie, Nihat ZEYBEKCI.

Ben Ahmed a rappelé, au cours de cette réunion organisée dans le cadre des travaux de la 33ème session ministérielle du Comité permanent pour la coopération économique et commerciale de l’Organisation de Coopération Islamique (COMCEC), que la Tunisie œuvre à la maitrise de ses importations via le renforcement de la transparence des transactions économiques et la protection du consommateur.
Il a mis l’accent sur l’importance du développement des investissements turcs en Tunisie et la création de projets communs dans les secteurs de textile-habillement et les industries de l’électroménager.

Pour sa part, le ministre Turc de l’économie a exprimé la volonté de son pays d’étudier les mesures favorisant le renforcement des exportations tunisiennes et la mise en place de projets bilatéraux dans le domaine des phosphates et dérivés.
Les deux parties ont convenu à cette occasion d’organiser une réunion de la commission mixte, au début de 2018, afin d’examiner les propositions visant l’équilibre des échanges commerciaux entre les deux pays.
Sachant que le déficit enregistré par la Tunisie avec la Turquie monte à -1 496,8 MD.

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«Le dénommé Saphir, soupçonné de blanchiment d’argent, est une personne physique âgée de 50 ans et exerçant une activité de commerçant dans un pays européen. Il est non-résident sur le plan change et titulaire d’une double nationalité. Cette personne a usé de sa qualité de non-résident sur le plan change, pour importer et exporter facilement des fonds en devises à des fins de blanchiment et de financement de contrebande». C’est ce que rapporte, entre autres exemples, le dernier rapport de la CTAF (Commission tunisienne des analyses financières) domiciliée auprès de la Banque Centrale de Tunisie.

Ledit rapport confirme «l’existence d’un réseau maghrébin de contrebande financé par le dénommé Saphir» et en décrit le mode opératoire. Il fait ainsi état «d’opérations de fractionnement de gros montants en devises ayant totalisé plus de 5 millions d’euros, importés cash et réexportés vers le pays d’origine, parfois le même jour. Une partie des fonds restés en Tunisie servait à alimenter les circuits de change clandestins et à financer des opérations de contrebande. Le transport physique transfrontalier des espèces est l’une des principales méthodes employées pour effectuer des mouvements de fonds illicites, financer des activités illégales et blanchir les capitaux».

La Ctaf a été en fait alertée par la multiplicité des opérations d’importation de fonds en espèces en Tunisie sans justification économique de leur origine. Mais aussi par l’utilisation des techniques de fractionnement en vue d’obtenir plusieurs déclarations en douane lors de l’accès au territoire national, les réexportations, parfois le jour même, de certains montants et l’entretien de rapports directs et indirects avec des personnes signalées à la CTAF.

«Le dénommé Saphir a exporté d’un pays européen des montants importants en billets de banque sans déclaration aux autorités de ce pays. Les fonds importés en Tunisie ne sont pas justifiés par des documents bancaires du pays d’origine. Après analyse et complément d’investigations, la CTAF a transmis ce cas au Procureur de la République».

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Le déficit de la balance alimentaire a sa part dans les problèmes, devenus chroniques, de la balance commerciale. La Tunisie, un pays qui produit pourtant des tas de choses, continue, de manière déraisonnable, d’importer des aliments de base, qui lui coûtent de plus en plus cher avec la fonte du dinar face aux principales devises – dollar et euro. Le déficit de la balance alimentaire a atteint 1276,9 millions de dinars (MD) durant les dix mois de l’année 2017, (contre 884 MD durant la même période de 2016), ce qui représente 9,6% du déficit de la balance commerciale, selon les dernières données publiées par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
Du 1er janvier au 31 octobre 2017, le taux de couverture de la balance commerciale alimentaire a baissé à 65,8%, à fin octobre 2017, contre 71,1%, au cours de la même période de 2016.
Cette baisse résulte d’une importante progression de la valeur des importations alimentaires de 21,9%, notamment celles des produits de base ayant atteint 75% de la structure des importations contre 69% en 2016, alors qu’une hausse moins importante des exportations de 12,7% a été enregistrée.

Les exportations alimentaires en hausse, grâce aux dattes

Les exportations des produits alimentaires ont enregistré, durant les dix mois de l’année 2017, une évolution de 12,7% par rapport à la même période de 2016, pour se situer à 2452,4 MD.
Cette hausse s’explique par l’évolution de 10%, des recettes des dattes dont la valeur des ventes s’élève à 420,2 MD, en raison de l’amélioration du niveau des prix de 26% et la diversification des marchés (plus de 80 destinations mondiales).
Le ministère de l’Agriculture a précisé, dans ce contexte, une progression enregistrée par les parts des marchés asiatiques et européens et de l’Amérique du Sud, respectivement de 6%, 5% et 20%.

De même, la valeur des exportations des produits de la mer a augmenté de 39%, des pâtes alimentaires (9%) et des légumes frais (11%) en raison de l’amélioration des prix des tomates géothermiques et d’autres légumes.
Les recettes des exportations de l’huile d’olive ont enregistré une légère baisse de 3% pour s’établir à 641 MD, en raison de l’amélioration de 26% des prix à l’échelle mondiale, malgré une régression des quantités exportées de 23% (68 mille tonnes contre 80 mille tonnes) par rapport à la même période de 2016.
Les recettes de l’exportation des fruits d’été ont augmenté de 33% par rapport à la saison écoulée, pour se situer à 57 MD. Il est à noter que la valeur des exportations alimentaires, de janvier à octobre 2017, représente 8,9% du total des exportations des biens du pays, contre 9,3% en 2016.

Hausse affolante des importations

Les importations de produits alimentaires ont atteint 3729 MD, à fin octobre 2017, enregistrant une hausse de 21,9% en comparaison avec la même période de 2016.
Cette progression est due à l’accélération du rythme d’importation de la plupart des produits de base et à l’évolution de leurs prix au niveau mondial, face à la dépréciation continue du dinar vis-à-vis des principales devises étrangères. Cette tendance haussière a essentiellement concerné les importations du sucre (+108%), des huiles végétales (+77%), du thé et café (+99%), du lait et dérivés (+82%), et à moindre degré, celles du blé tendre (+17%) et du maïs (+24%).
Une évolution a aussi été enregistrée au niveau du rythme d’importation d’autres produits alimentaires, classés comme étant non-de base, dont les bananes (+43%) et les préparations alimentaires (+8%).
En revanche, la valeur des importations de certains produits alimentaires a chuté, durant les dix premiers mois de l’année 2017 , à l’instar de la pomme de terre (-50%), l’orge (-7%) et le blé dur (-19%), en raison de la régression des quantités importées et l’amélioration de la production locale.
Il est à noter que la valeur des importations alimentaires a représenté 9,1% du total des importations, au cours des dix mois de 2017, contre 8,9% pendant la même période de 2016.

TAP

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Il y a quelques jours, le chef du gouvernement tunisien, Yousef Chahed, présidait un CMR consacré à l’examen de la situation financière de la Pharmacie centrale tunisienne (PCT).

Officiellement, le «Conseil ministériel a passé en revue les difficultés structurelles de cette entreprise publique, résultant de la difficile situation financière des caisses de sécurité sociale». Il s’agissait en fait de traiter d’urgence l’incapacité financière de la Pharmacie Centrale à importer les médicaments dont le pays a besoin, d’autant que ses fournisseurs étrangers menaceraient de ne plus l’approvisionner.

CNSS (Caisse Nationale de la Sécurité Sociale) et CNRPS (Caisse de retraite pour le secteur public) doivent en effet quelque 2,8… Milliards de dinars tunisiens à la CNAM (Caisse d’assurance maladie). Une dette en quelque sorte carbonisée, les deux caisses étant elles-mêmes déficitaires. A son tour, la CNAM doit 366 MDT à la PCT. Du coût, cette dernière se retrouve incapable d’honorer ses engagements financiers envers les fournisseurs étrangers en médicaments importés. Les dettes de la PCT envers ces fournisseurs étrangers sont estimées à 370 MDT, qui restent impayées, mettant la pharmacie centrale sous menace de ne plus être livrée en médicaments.

«Afin de garantir que la pharmacie centrale continue de jouer pleinement son rôle de fournisseur de produits pharmaceutiques et de respecter ses obligations vis-à-vis de ses fournisseurs, le Conseil ministériel a approuvé plusieurs mesures visant à améliorer la situation financière de cette institution», disait le communiqué de la Primature tunisienne. Selon nos informations, le CMR a en fait décidé d’autoriser la PCT à contracter crédit auprès des banques de la place, avec garantie de l’Etat. Le crédit sera accordées en trois tranches, la dernière consistant en un rééchelonnement, après qu’ordre sera donné aux structures de santé de base, dépendant du ministère de la Santé, de rembourser 22 MDT à la pharmacie centrale et que le ministère de la Défense rembourse 5 MDT au titre de sa créance en médicaments à la CNAM.

 

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