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“En Tunisie, 1 cigarette sur 4, est consommée illégalement”, selon une étude intitulée ” la consommation illicite de cigarettes en Algérie, Maroc, Tunisie et Libye”, publiée mercredi, par KPMG, réseau international de cabinets d’audit et de conseil.
D’après ce document, sur un total de 18,98 milliards de cigarettes consommées en 2016, en Tunisie, 4,64 milliards de cigarettes sont de contrebande. “Si ce volume de cigarettes avait été consommé légalement, des revenus additionnels de l’ordre de 219 millions de dollars, auraient été perçus par la Tunisie”.

Il ressort toutefois de cette étude que le flux d’entrée des cigarettes illégales en Tunisie a baissé de 35 % entre l’année 2015 et 2016, et ce, en raison “de la politique dynamique du pays visant à réduire le commerce illégal des cigarettes, par l’adoption d’un contrôle strict des camions au niveau des frontières”.
Pour les pays du Maghreb, cette étude a révélé, également, qu’une cigarette sur 5 est consommée illégalement. Le commerce parallèle a affaibli les revenus de l’Etat, dans les pays du Maghreb, en les privant d’une recette fiscale de 565 millions de dollars supplémentaires en 2016.
Elle a montré que la contrebande de cigarettes n’était qu’une des composantes d’un vaste réseau de commerce illicite, dans lequel des produits comme le carburant et les denrées alimentaires passent illégalement, les frontières pour être revendus à moindre prix. Les quatre pays du Maghreb subventionnent les produits de base tels que le pain, le sucre, les matériaux de construction, créant ainsi, des différences de prix qui incitent à faire passer des marchandises en contrebande vers les pays voisins.

L’étude a révélé que plus de 7 milliards de cigarettes illicites, originaires des zones franches des Emirats Arabes Unis, entrent principalement en Libye sans payer de taxes et que le plus grand volume de consommation illicite de cigarettes a été identifié en Libye, où 93% des cigarettes consommées sont illégales.
Elle a noté que les efforts visant à réduire la contrebande de cigarettes en 2016, semblent avoir contribué à une baisse du volume global de cigarettes illicites dans toute la région du Maghreb qui passe de 17 à 13 milliards de cigarettes entre 2015 et 2016.
De plus, les différences de prix encouragent le mouvement des cigarettes de l’Algérie vers les pays voisins. En 2016, plus de 5 milliards de cigarettes ont transité vers d’autres destinations. Cependant, le rapport fait état d’une baisse de la contrebande de cigarettes en 2016, suite au renforcement de la sécurité aux frontières.

Pour consulter le rapport original (en anglais), suivez ce lien : https://home.kpmg.com/uk/en/home/insights/2017/07/illicit-cigarette-trade-in-the-maghreb-region.html

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La Tunisie a enregistré, du 1er janvier au 30 juin 2017, 2 561 077 entrées touristiques, en croissance de 29,3%, par rapport à la même période en 2016. “Les prémices d’une reprise du tourisme européen vers la destination Tunisie, se dessinent bien que les réalisations sur les marchés européens soient en-deçà des attentes” a affirmé, mercredi, la secrétaire générale adjointe de la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH), Mouna Ben Halima.
Tenant une conférence de presse au siège de la Fédération, elle a a indiqué que les prévisions pour l’année 2017, tablent sur une croissance de 30% de nombre des touristes européens , à 2 millions de visiteurs, contre 1,5 million d’européens en 2016.

Selon les données présentées par la FTH, à cette occasion, le tourisme maghrébin reste prépondérant avec l’entrée de 1 413 502 personnes, en accroissement de 44,7%, par rapport à la même période de 2016. La part du lion revient toujours, aux Algériens (766 383 entrées, en hausse de 61,2 %), suivis par les Libyens (619 662 entrées, en progression de 30,6%).
S’agissant des marchés traditionnels de la Tunisie, les Français viennent en première position avec 202 350 touristes, en évolution de 43,2 %, suivis par les Allemands (60 038 touristes) et les Italiens (36 596 entrées). Les Belges reviennent, aussi, vers la destination Tunisie, enregistrant 17 807 entrées avec une hausse de 99,4%.
Par contre, le nombre des touristes russes a enregistré une régression de 20% du 1er janvier au 30 juin 2017, chutant à seulement 149 691 visiteurs.

Grâce à la mesure prise par le gouvernement tunisien en faveur des touristes chinois qui bénéficient désormais d’une exemption de visa d’entrée pour visiter la Tunisie, le pays a accueilli, du 1er janvier au 30 juin 2017, 8 885 touristes chinois, soit une progression de 350,1% par rapport à la même période de l’année 2016.

Le nombre total des non résidents étrangers a atteint, ainsi, 2044 361 entrées, enregistrant une hausse de 36,1%. Pour ce qui est des arrivées des Tunisiens résidents à l’étranger, elles se sont élevées à 516 716 visiteurs, enregistrant une progression de 7,8% par rapport à l’année écoulée.
De même, le nombre des nuitées a évolué de 20,3% , entre 2016 et 2017 ( du 1er janvier au 30 juin 2017) , à 6 420 327 nuitées.

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L’assistance financière des bailleurs de fonds internationaux devient de plus en plus importante par les temps qui courent. L’acceptation par le conseil d’administration du FMI de débloquer la 2e tranche du prêt promis à la Tunisie, qui est estimée à 900 millions de dinars, a donné le Top départ à d’autres institutions financières internationales pour venir en aide à la Tunisie. Après le FMI, c’est au tour de la Banque Mondiale d’approuver un prêt en faveur de la Tunisie. Ce crédit va appuyer les politiques de développement axées sur l’environnement des affaires et l’entrepreneuriat. L’objectif est d’accompagner les efforts du gouvernement tunisien pour promouvoir une croissance plus soutenue et solidaire et la création d’emplois dans le secteur privé, en particulier pour les jeunes et les femmes et dans les régions à la traîne sur le plan économique. Ce prêt de 500 millions de dollars soutient des réformes essentielles pour améliorer le cadre de l’activité économique et renforcer la confiance des investisseurs, tout en stimulant l’esprit d’entreprise et en élargissant l’accès aux financements.

«S’il s’est intensifié depuis quelques années, l’élan en faveur des réformes doit impérativement être maintenu et suivi d’effets concrets“, souligne Marie-Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte dans un communiqué. “La Tunisie a un grand vivier de jeunes talents prêts à se lancer, mais ce dont ont besoin ces hommes et ces femmes, c’est d’un environnement propice, et notamment d’un accès aux financements”…

Le financement à l’appui des politiques de développement axées sur l’environnement des affaires et l’entrepreneuriat entend soutenir les cinq piliers du plan de développement quinquennal 2016- 2020 du gouvernement tunisien, qui vise à faire du secteur privé le moteur principal de la croissance et de la création d’emplois, instaurer un système équitable de concurrence et faciliter l’accès des jeunes et des entrepreneurs aux financements. Alors que le ministère du Développement et de la Coopération internationale supervise le déploiement et la coordination des réformes, le ministère des Finances et le cabinet du Premier ministre sont également fortement impliqués dans le processus, cette collaboration tripartite garantissant un suivi précis des résultats.

«En plus de soutenir la mise en œuvre des nouvelles lois sur la concurrence et l’investissement, ce prêt à l’appui des politiques de développement aidera le gouvernement à améliorer l’efficacité des investissements publics et à mobiliser le secteur privé à travers, notamment, des partenariats public-privé“, analyse Abdoulaye Sy, économiste senior pour la Tunisie et chef d’équipe du programme à la Banque mondiale. “Cette opération permettra également au gouvernement de stimuler les financements d’amorçage et par capitaux propres pour les jeunes entreprises et les entrepreneurs, grâce à la simplification du cadre réglementaire en vigueur, et d’améliorer l’accès au crédit et aux prêts hypothécaires avec l’adoption d’une loi instituant une centrale des risques privée et la révision des critères d’éligibilité au FOPROLOS, le fonds de promotion du logement pour les salariés», ajoute-t-il.

Le nouveau programme s’inscrit dans le vaste portefeuille d’activités de la Banque mondiale en Tunisie qui sont destinées à stimuler l’esprit d’entreprise et améliorer les débouchés économiques des jeunes hommes et femmes, en particulier dans l’intérieur du pays. La Banque mondiale vient de soutenir une série de « hackhatons » organisés dans tout le pays et qui ont permis aux jeunes Tunisiens d’exploiter leurs talents en matière de technologie et leur créativité pour concevoir des solutions informatiques propices à l’émancipation économique des femmes. Elle finance également le renforcement des chaînes de valeur à travers plusieurs projets visant à rapprocher les entrepreneurs tunisiens des marchés mondiaux grâce à des produits plus haut de gamme mais également à favoriser l’insertion économique des femmes et des jeunes pauvres et vulnérables dans les régions sous-développées.

Mise à part la Banque mondiale et le FMI, un accord bilatéral vient d’être signé avec la Tunisie en vertu duquel l’Allemagne accorde un montant de 300 millions d’euros en guise d’appui au développement économique en Tunisie et pour particulièrement mobiliser l’investissement national et international et stimuler l’emploi. Une information qui a été confirmée par Andreas Reinicke ambassadeur d’Allemagne en Tunisie, dans une déclaration à une des radios privées.

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La Tunisie a enregistré 1 527 891 entrées touristiques, en évolution de 46,2%, du 1er janvier au 20 mai 2017, par rapport à la même période en 2016. Les prémices d’une reprise du tourisme européen et notamment français et allemand, vers la destination Tunisie, se dessinent à travers les dernières statistiques publiées par l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT).
Le tourisme maghrébin reste prépondérant puisqu’il représente 60,2 % des touristes arrivés au cours de cette période, au nombre de 1 148 037 personnes, en accroissement de 51,6% par rapport à la même période 2016. La part du lion revient toujours, aux Algériens (628 350 entrées, en hausse de 68,3 %), suivis par les Libyens dont les entrées se sont élevées à 498 987 touristes (+37,2%).

S’agissant des marchés traditionnels de la Tunisie, même si les touristes européens ne représentent que 17% des entrées globales, leur nombre a augmenté de 31,1%. Les français viennent en première position avec 153 050 touristes, en évolution de 45,1 %, suivis par les allemands (37 909 touristes) et les italiens (28 807 entrées). Les anglais reviennent, aussi, vers la destination Tunisie, enregistrant 8 943 entrées.
Grâce aux efforts déployés par la Tunisie pour diversifier les marchés émetteurs, le pays a pu accueillir 44 754 touristes russes, au 20 Mai 2017, en progression de 2,6% par rapport à 2016.
Par ailleurs, le nombre des Tunisiens résidents à l’étranger a atteint, 379 714 visiteurs, enregistrant une progression de 9,4% par rapport à l’année écoulée et portant le nombre total des entrées des non résidents à plus de 1, 9 million.

Selon le rapport de la BCT, les recettes touristiques ont enregistré, à fin avril 2017, une faible progression de 5,2%, comparativement à une hausse de 46,4% des entrées des non résidents. Les recettes touristiques qui s’élèvent à 491 millions de dinars (MD) demeurent ainsi loin en deçà des réalisations de 2015, qui ont atteint 783 MD.
De même, le nombre de nuitées a enregistré une croissance, du 1er janvier au 20 avril 2017, de 31% par rapport à l’an passé, soit 714 000 nuitées. Seuls 36% de cette évolution concerne les nuitées européennes, le reste est réparti entre nuitées maghrébines, Tunisiens résidents à l’étranger et marché intérieur.

Le président de l’Observatoire Tunisien du Tourisme (OTT), Afif Kchouk, avait déclaré à l’Agence TAP qu’il faut rester prudent même si la tendance est à l’optimisme avec tous les bons indicateurs sur l’été 2017.
Même si les prévisions pour la saison de l’été 2017 sont bonnes pour les marchés traditionnels, notamment les marchés tunisien et algérien, il faut être optimiste mais prudent à la fois, surtout que l’image de la Tunisie, qui s’est améliorée sur certains aspects, reste fragile. La visibilité sur le long terme n’est pas claire“, a-t-il relevé.
Et d’ajouter “il est impératif de travailler sur l’image de la destination. Notre pays est fondamentalement balnéaire, cette activité représente la locomotive du tourisme tunisien, si elle marche, tous les autres produits touristiques marcheront aussi. La relance dépend essentiellement, de la qualité des produits dans les hôtels (infrastructure, nourriture, accueil, propreté…….).

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La première version de la base de données regroupant des informations sur les bactéries et les problèmes phytosanitaires dans les pays du Maghreb a été présentée, jeudi, aux journalistes Maghrébins, à Tanger, dans le cadre d’un atelier de formation des journalistes Maghrébins.
L’objectif est de faciliter la circulation et la disponibilité de l’information afin de permettre aux pays d’anticiper toute introduction ou dissémination des bactéries.
Cette base de données comporte sept rubriques à savoir celle des experts (nom et prénom, contacts, domaine et cv…), des laboratoires (étatique ou privé, accréditation et domaines de compétences…) et les organismes nuisibles recoupés par pays par ordre alphabétique.
Il s’agit également d’une rubrique de mesures phytosanitaires et autres qui favorisera l’échange d’expériences pour améliorer le travail de chaque pays, produits phytosanitaires et deux autres rubriques notifications et interceptions pour réclamer une maladie et introduire des informations.
Les experts peuvent alimenter toujours cette base d’une manière dynamique, sachant que chaque pays dispose de son propre mot de passe et d’un administrateur qui se charge d’introduire les données.

Selon le responsable de la production végétale et la protection des plantes au bureau sous-régional de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), Noureddine Nasr, “cette base sera améliorée davantage par les experts, avant la mise en ligne de la version finale, en novembre 2017, sur le site électronique de la NEPPO (Organisation de Protection des végétaux au Proche-Orient)”.
Cette base de données permettra de valoriser les compétences qui existent dans la région et de favoriser des données sur la situation phytosanitaire pour identifier les problèmes phytosanitaires existants et les mesures à prendre.
Certains pays ont déjà des plans d’actions, des analyses de risques et des informations scientifiques qui peuvent être mises à la disposition des autres pays, afin d’en profiter, a t-il encore dit.
Et d’ajouter que cet échange entre les pays de la région favorisera ainsi l’éradication rapide de la maladie.

A noter que la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) et l’UMA (Union du Maghreb Arabe) sont à l’origine de cette idée sur laquelle des experts de la Tunisie, Algérie, Maroc, Libye et Mauritanie sont penchés à son élaboration.
Il convient de rappeler que l’atelier de formation qui se tient à Tanger du 15 au 18 mai 2017, a pour thème ” les risques des ravageurs et des maladies végétales et animales et leurs impacts sur le développement économique et social et sur la sécurité alimentaire “.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a reçu, ce mardi 31 janvier 2017, au palais de Carthage, l’ancien secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe, Habib Ben Yahya, indique un communiqué de la présidence de la République.

Lors de cette réunion, les deux parties ont souligné le rôle important que joue la Tunisie dans l’impulsion des relations entre les pays du Maghreb à la lumière des défis économiques et sécuritaires auxquels fait face la région.

Il a été également question des opportunités d’affaires offertes par les institutions financières régionales et internationales pour lancer des projets de développement dans les pays du Maghreb arabe.

Dans l’interview accordée à Al Arabiya

Selon des données publiées récemment par le site « Algérie patriotique », lequel s’est référé aux chiffres communiqués début septembre par The Soufan Group, la Tunisie compte entre 6 000 et 7 000 terroristes recrutés par des groupes extrémistes, essentiellement par « Daech ».

Selon les mêmes estimations établies jusqu’à décembre 2015, le Maroc compte entre 1200 et 1500 recrues. Ce chiffre serait nettement plus élevé si l’Algérie n’avait pas pris la décision de stopper le flux de «djihadistes» marocains qui se rendaient en Libye via le territoire algérien.

Par contre le nombre de djihadistes algériens ayant rejoint “Daech” est largement inférieur, autour de 200 recrues.

Selon « Algérie patriotique », ce chiffre peut surprendre pour un grand pays d’Afrique qui a connu une décennie de terrorisme. Le fait est que quinze années après la “décennie noire”, «le radicalisme semble avoir moins d’attrait en Algérie», constate ce réseau d’information, anciennement rattaché aux Nations unies et lauréat de plusieurs prix.

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Le couperet est tombé aux aurores de ce vendredi 23 juin 2016. La Grande-Bretagne inflige un cinglant désaveu à un demi-siècle de construction européenne. A 52% contre 48%, les Britanniques, par voie de référendum, ont décrété qu’ils ne veulent plus faire partie de l’Union européenne, 43 ans après y avoir adhéré, en conservant toutefois leur monnaie, la Livre sterling, et en se gardant de rejoindre l’espace Schengen.

Bien entendu, un divorce de cette envergure va avoir de fondamentales conséquences pour les uns comme pour les autres. Si la séparation ne devra être consommée que dans deux ans au plus tard, des effets immédiats se font sentir avec ce qui est regardé comme « l’un des plus gros chocs sur les marchés de tous les temps », l’ensemble des places boursières mondiales ayant été  gagné par la panique, et celles de Paris et Francfort plongeant avec des valeurs bancaires en déroute.

Et puis, le fervent partisan du maintien dans l’Union européenne, le Premier ministre conservateur David Cameron  a immédiatement tiré les conclusions du verdict de ses concitoyens en annonçant sa démission. « Les Britanniques ont pris une décision claire (…) et je pense que le pays a besoin d’un nouveau leader pour prendre cette direction”, a-t-il déclaré, précisant qu’il resterait en place jusqu’à l’automne et la désignation d’un nouveau leader par son parti. Initiateur du référendum sur le Brexit, il a souligné qu’il appartiendrait à son successeur de lancer la négociation avec l’UE sur le processus de sortie de son pays du club des 28, devenus 27.

Brexit, Frexit, Nexit…

Les résultats de la consultation, au fur et à mesure qu’ils tombaient, montrent un Royaume-Uni  divisé, avec Londres, l’Ecosse et l’Irlande du Nord qui voulait rester, tandis que le nord de l’Angleterre ou le Pays de Galles ont largement voté contre. Une division générationnelle aussi, les jeunes ayant voté pour le statu quo, leurs aînés pour la sortie.

D’ores et déjà, la possibilité d’un second référendum d’indépendance de l’Ecosse est sur la table, comme l’a souligné Nicola Sturgeon, “first minister” écossaise. Organisé en septembre 2014, le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse avait été remporté par le camp du non à 55% des voix. De son côté, en Irlande du Nord, le Sinn Fein, favorable au maintien dans l’UE, a,  lui,  appelé à un référendum sur une Irlande unifiée.

La contagion « sécessionniste » s’étend aussi aux autres pays membres de l’Union européenne, avec des appels à la sortie comme le « Frexit » lancé par  la présidente du parti français d’extrême droite Front National (FN) Marine Le Pen. « L’élite europhile a été vaincue. Les Britanniques montrent à l’Europe le chemin vers le futur et la libération”, a déclaré, comme en écho,  le député néerlandais d’extrême droite Geert Wilders. Alors que les Pays-Bas comptent parmi les six pays fondateurs de l’Union européenne, comme la France, ce député réclame un “référendum sur un ‘Nexit’, une sortie néerlandaise de l’UE.

Quid du Maghreb et de l’Afrique

La première conséquence envisageable du Brexit sur les pays émergents serait une forte volatilité sur les rendements attendus des obligations souveraines et privées de ces pays, notamment ceux d’Afrique. « Dans le meilleur des cas, les taux moyens se positionneront à 7%, mais dans le pire des scénarii, ce taux moyen pourrait atteindre les 11% », selon un expert international.

Mais il y a aussi les incidences  sur la politique de développement de l’Union européenne. La Grande-Bretagne, qui fait preuve d’un engagement inédit en faveur du développement en Afrique, est l’un des plus importants contributeurs des fonds d’aide de l’Europe. La présidence britannique du G8 en 2005 avait notamment permis l’annulation de la dette des pays les plus pauvres. Par ailleurs, le Brexit affaiblirait les liens commerciaux de la Grande-Bretagne avec les pays africains, compte tenu du temps nécessaire à la renégociation de nouveaux accords avec le continent.

Pour ce qui est enfin du Maghreb, et en l’absence d’analyses fines immédiates, force est de se référer à celle livrée le 13 juin dernier par Jane Kinninmont, membre du think tank britannique Royal Institute of International Affairs (RIIA.

Les pays maghrébins « souffriraient doublement » d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, estimait-elle. Londres serait fragilisée économiquement et irait redéfinir les priorités de sa politique étrangère », explique-t-elle  en sous-entendant que la Grande-Bretagne privilégierait les pays du Golfe, où les pays sont très riches et « bons clients », au détriment du Maghreb. Selon son raisonnement, les Britanniques miseront moins sur les accords de politiques étrangères —notamment sécuritaires — communs jusqu’alors aux autres pays européens, pour se concentrer davantage sur des considérations commerciales et économiques.

« La priorité donnée aux pays du Golfe, signifierait  automatiquement une marginalisation du Maghreb », estime  le think tank londonien, en rappelant que lors des votes au Conseil de sécurité de l’ONU, Londres se sentirait moins concernée par certaines questions stratégiques en Afrique du Nord, sachant que « sa présence jusqu’ici dans cette région du globe, passait essentiellement à travers les structures de l’UE. »

Selon RIIA, le Brexit aura pour autre conséquence une diminution de la capacité d’influence de Londres au Maghreb, notamment sur les questions d’aide au développement démocratique et à la protection des droits de l’homme. Jane Kinninmont explique en effet que seule,  Londres serait « incapable de reprocher quoi que ce soit ou d’exercer des pressions » sur le Maroc, l’Algérie ou la Tunisie, dans ces domaines.

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La marque discount de vêtements et accessoires de maison Tati, qui a fait le bonheur de millions de Français, va à l’assaut du continent africain. Le label, affublé de ses célèbres couleurs « vichy rose et blanc », ouvrira dès la semaine prochaine des franchises dans la banlieue de Tunis, ensuite en août 2016 à Malabo et Bata en Guinée équatoriale. Dans le même mois, une première unité verra le jour au Morocco Mall de Casablanca, et l’affaire est bien engagée pour une deuxième. Après cap sur l’Egypte (au Caire), où une ouverture est prévue dès septembre 2016. Par la suite direction la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Sénégal. Bref, l’enseigne fourmille de projets…

En Tunisie le premier magasin de la marque occupera 2 000 mètres carrés, où trôneront 12 000 références de produits de mode, beauté, mariage et maison ; l’ouverture est prévue « mercredi ou jeudi », a confié à Jeune Afrique Pierre Havransart, le responsable du développement à l’international de Tati.

Mais attention, il ne s’agit pas des articles bon marché qui inondaient les fameux étals du magasin du quartier de Barbès, dans le 18e arrondissement de Paris, là les dirigeants de la société vont tirer sur le filon d’un « nouveau concept, plus moderne et chic », dans le même esprit que les boutiques lancées par l’enseigne « popu » depuis 2013.

La marque a une longue histoire avec la Tunisie puisque la chaine a été créée en 1948 par un juif d’origine tunisienne, Jules Ouaki. En 2004, les affaires périclitent, jusqu’au dépôt de bilan. Le label a été racheté par le groupe de textile Eram.

L’installation en Tunisie, d’après Tati, a été négociée avec une société très discrète : El Hebri Senan. L’entreprise est pilotée par un entrepreneur libyen, Ali Fteita, dont les actions ne sont pas médiatisées. C’est lui qui détient le contrat de franchise.

Le filon très juteux de l’international

La politique de Tati à l’international est axée sur les contrats de franchise est privilégié ; depuis le second semestre 2014, la marque est en plein essor dans ce domaine. Des boutiques ont été lancées à Dubaï, au Bahreïn, en Arabie saoudite et en Iran depuis la semaine dernière. D’ici 18 mois, d’autres seront ouvertes au Qatar, au Koweït, à Oman ou en Jordanie.
« Le Moyen-Orient est le premier bassin de développement”, a déclaré M. Havransart, avant d’ajouter “Naturellement, le Maghreb vient ensuite».

Les bonnes affaires en Algérie ont certainement donné des idées à Tati. En effet la boutique d’Alger, lancée en avril 2015, « réalise des ventes au mètre carrée de 20 % supérieures à la moyenne des 130 magasins français », déclare le directeur international de la société. A signaler que cette dernière réalise à peu près « 10% des 450 millions d’euros de chiffre d’affaires » en dehors de la France.

Que stipule le contrat de franchise ?

Tati opère toujours par contrat de franchise de cinq ans. Pendant cette période, l’enseigne fournit les produits de la marque. Tout est piloté par la centrale d’achat de Tati à la Plaine Saint-Denis, dans la région parisienne. 2 000 salariés s’activent au siège pour apporter l’appui logistique, commercial et administratif à l’unité internationale de 25 personnes animée par M. Havransart.
En échange de ces prestations, les franchisés versent une redevance que Tati n’a pas souhaité communiquer.

La concurrence attent Tati au tournant

En Tunisie Tati aura fort à faire pour se démarquer de la concurrence, déjà solidement implantée. Kiabi par exemple a installé ses quartiers à La Soukra, à quelques dizaines de mètres du futur emplacement de Tati ; il y a aussi la marque locale Hamadi Abid, très populaire auprès des acheteurs.

A propos du gap entre le pouvoir d’achat des clients de Tati en France et celui des Tunisiens, Pierre Havransart a répondu ceci : “avec un prix moyen de 5 euros par article, nous demeurons tout aussi compétitifs». Il a ajouté que « l’idée n’est pas de construire une enseigne Tati parallèle à l’étranger ». Tout de même la marque a de grandes ambitions au Maghreb avec un objectif de « 15 à 20 magasins sous 3 ans ».

L’aventure au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Cameroun est programmée pour le premier trimestre 2017. Mais le label ne sera pas sur un terrain inconnu en Afrique subsaharienne, le groupe s’était déjà fait un nom en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Gabon ou en Afrique du Sud à la fin des années 1990, avant de disparaitre des radars. Il fait donc un retour… en force. Alors que le Maghreb est une vraie découverte pour Tati.

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Les services de l’immigration allemands ont recensé en mars 480 nouvelles arrivées en provenance des pays du Maghreb, beaucoup moins qu’en janvier 2016 (3356).

Les autorités allemandes veulent déclarer ces pays officiellement « sûrs » pour pouvoir rendre plus facile le rapatriement de leurs ressortissants.

Un pays « sûr » désigne un pays où le retour de ses migrants ne les expose pas à des violations des droits de l’Homme.

Le Parlement allemand n’a pas encore adopté l’appellation de pays « sûr » et le statut y attaché, et il n’y a pas non plus de loi en la matière.

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Longtemps placés loin du point de mire de la Russie et précédemment de feue l’Union soviétique, les pays du Maghreb : Tunisie, Algérie, Maroc et Libye, principalement, sont en train de constituer une nouvelle aire où les Russes veulent avoir un pied à terre. Moscou y développe de nouvelles approches  qu’elle range sous sa stratégie de « nouvelle politique méditerranéenne.

L’annonce du retrait des forces russes de Syrie s’inscrit dans un contexte de multiplication des interventions symboliques et diplomatiques du Kremlin. Au mois de janvier, un sous-marin nucléaire lanceur d’engins aurait ainsi été repéré au large des côtes françaises. Une « démonstration de force » dans l’espace méditerranéen, selon François-Bernard Huyghe du think tank IRIS (Institut des relations internationales stratégiques).

Le 14 mars, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov n’a pas manqué d’assurer son homologue tunisien, Khemaies Jhinaoui  du soutien de la Russie alors même que la Tunisie, confrontée à la montée du mouvement islamiste, est menacée par le chaos libyen et la montée du djihadisme dans son étranger proche africain, comme en Côte d’Ivoire (attentat du Grand Bassam). Parallèlement, le soutien de Vladimir Poutine au Maroc dans l’affaire du Sahara occidental, contre les prétentions algériennes, est un signal fort : la monarchie chérifienne peut se targuer d’une profondeur historique et d’un potentiel de stabilité inconnus de son voisin rentier, dépendant de ses hydrocarbures et soumis à de fortes contradictions internes, souligne, pour sa part, le professeur Benjamin Wirtz dans un article publié sur le site « Boulevard Voltaire » et repris par la presse russe.

Une nouvelle politique méditerranéenne de la Russie est donc en train de prendre corps, pouvant désormais s’appuyer sur l’exemple syrien (réalisme, respect apparent de la souveraineté) pour rassurer ses partenaires au Maghreb et au Machrek, bien au-delà d’une simple volonté de projection.

En fait, l’action russe semble obéir à la logique d’un triple containment. D’abord à l’égard du projet néo-ottoman de la Turquie explicité par le Premier ministre Ahmet Davutoğlu (Josseran, 2010), visant à reconstituer sa sphère d’influence de Sarajevo au Caire et du Maroc à l’Indonésie. Ensuite à l’égard des pétromonarchies arabes et des mouvements islamiques locaux disposant d’une forte implantation. Une stratégie soulignant notre entrée dans la multipolarité réelle, donc conflictuelle, que porte la crainte d’une fragmentation croissante des sociétés.

En se tournant vers la Méditerranée, la Russie ne se contente sans doute pas de porter le regard hors de ses frontières. Ne pouvant aspirer à nulle hégémonie, ne disposant ni des leviers idéologiques ni de la base sociale pour tenter des changements de régime, le Kremlin peut cependant tenter de constituer un glacis dans l’espace méditerranéen. Par intérêt à court et long terme, estime Benjamin Wirtz.

Puissance musulmane de fait (15 % de la population, au sein d’une véritable mosaïque d’ethnies), naturellement confrontée aux influences turques et déstabilisée dans ses périphéries par des mouvements djihadistes (Caucase, Asie centrale), la Fédération a tout intérêt à développer une politique alternative à l’égard du monde musulman. La politique « multipolaire » du Kremlin répond donc à un impératif structurel – sa propre identité, multiple, pouvant s’avérer plus fragile dans la longue durée qu’il est coutume de l’admettre. « Alors que la politique intérieure et la géopolitique tendent désormais à s’imbriquer l’une dans l’autre, sinon à se confondre, en une fascinante mutation de nos conceptions », affirme-t-il.

En fait, les indices font florès qui accréditent l’intention du Kremlin de lutter activement contre le terrorisme dans les Etats du Maghreb, en particulier après l’attaque de Ben Guerdane, le 7 mars courant. Le partenariat stratégique en cours de négociation entre la Tunisie et la Russie entre dans ce cadre. D’ailleurs, le gouvernement tunisien ne fait pas mystère de sa volonté d’approfondir la coopération militaire avec la Russie en y achetant des équipements sophistiqués et surtout des hélicoptères et en faisant appel à son expérience en matière de lutte contre le terrorisme aux fins de la formation de ses unités militaires et sécuritaires. D’ailleurs, il est de plus en plus question que le président russe Vladimir Poutine effectue une visite officielle en Tunisie dont la date sera fixée ultérieurement.

Au titre de sa stratégie pour le Maghreb,  La Russie a fourni à l’Algérie des photos illustrant les mouvements des groupes terroristes au niveau de ses frontières avec la Tunisie, la Libye, le Maroc, le Mali, le Niger et la Mauritanie. Il s’agit de 500 photos prises par des satellites russes. Ces photos auraient permis aux forces armées algériennes de déjouer plusieurs attentats. Grâce à ces photos satellitaires, les forces algériennes ont également réussi à mettre en échec plusieurs opérations de trafic d’armes de guerre.

Bien plus, l’Armée de l’air algérienne a commandé à la Russie douze bombardiers tactiques Sukhoï SU-34 “Fullback”. Selon le site DefenseNews qui a donné l’information reprise par Tout Sur l’Algérie, ces nouveaux avions s’inscrivent dans un effort de modernisation de la flotte aérienne actuelle de l’Algérie, « composée de MiG-25 vieillissants ». Le Sukhoï SU-34 coûterait 37 millions de dollars l’unité.

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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