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“La maîtrise du budget de l’Etat et la garantie de son équilibre, sans recourir aux augmentations rituelles, mais à travers des mesures novatrices” a été le thème d’une table-ronde organisé ce mardi 18 juillet 2017 à Tunis, à l’initiative de l’Institut tunisien des experts comptables (ITEC). Lors de ce débat, les experts comptables et les différents acteurs économiques se sont accordés à dire que la situation économique et financière sera encore plus difficile en 2018 et qu’il est fort probable que de nouvelles taxes soient imposées pour gonfler le budget de l’État. Le gel des salaires et des recrutements dans la fonction publique a été aussi soulevé.

La privatisation s’impose…

Moncef Boussanouga Zammouri, le président d’honneur de l’Ordre des experts comptables de Tunisie, a dressé un tableau sombre de la situation économique actuelle, soulignant que l’évolution du budget de l’État sur les 5 dernières années ne respecte pas le principe de l’équilibre entre les recettes et les dépenses. De plus, le besoin de financement de l’Etat a été multiplié par 8 entre 2010 et 2016 et cela va encore, selon ses dires, augmenter durant les prochaines années.

Il a dans le même contexte indiqué que les revenus non fiscaux demeurent toujours faibles par rapport aux recettes fiscales. De même, les salaires des fonctionnaires ont augmenté de 11,7% par an, soit deux fois plus vite que les recettes de l’Etat. Le taux d’endettement public a augmenté de 51%, passant de 41% du PIB à 62% du PIB.

C’est ainsi qu’il a proposé de relancer la croissance pour atteindre 5% de PIB en termes réels et ce, en améliorant les recettes et accélérant les réformes fiscales dans l’objectif d’étendre l’assiette.

Il a en outre indiqué que les recettes non fiscales issues de la privatisation (totale ou partielle) de plusieurs activités offre un grand potentiel de croissance pour les recettes de l’État, appelant à ce propos à relancer l’investissement public en partenariat public-privé (PPP) et concessions et augmenter les recettes non fiscales par des privatisations totales ou partielles (tabac, institutions financières, logistique..). “Le seul pays qui a privatisé la télécommunication avant le tabac c’est la Tunisie“, a-t-il soutenu.

Le grand ennemi de la Tunisie est le terrorisme

De son côté, le conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé de la réforme fiscale, Fayçal Derbal, a alerté contre le dérapage de l’économie tunisienne et ce, suite au glissement au niveau de la rémunération et des subventions, qui ont été multipliées par 4 selon ses dires.

Évoquant les raisons, Derbal a souligné que la plus grande cause de ce dérapage c’est le terrorisme : “Nous sommes dans une guerre avec un grand ennemi qui s’appelle le terrorisme. 5,3 Milliards de dinars, (soit une dotation additionnelle en PIB de 1,3%) est le coût supplémentaire supporté par l’État entre les années 2011 et 2016 rien que pour se préparer à la guerre contre le terrorisme“.  En outre, il a évoqué la stagnation des recettes fiscales et la baisse des revenus non fiscaux (dividendes, contributions des entreprises…).

Il a toutefois indiqué que bien que le déficit budgétaire de l’État demeure plus ou moins élevé, il demeure soutenable. Il a appelé l’État à abandonner ses créances auprès de certaines entreprises publiques. Selon lui, certaines entreprises ont un passif qui date de près de 30 ans. “C’est inutile… Il faut carboniser les dettes de certaines entreprises…“, a-t-il ajouté.
Derbal a en outre annoncé la mise en place du Conseil des nomes nationales des comptes publiques. Cet nouvel organisme a déjà entamé ses travaux et il est chargé, selon lui, de faire la lumière sur l’état de santé des comptes publiques.

Ce n’est pas un mal absolu…

Quant à lui, Habib Karaouli, le PDG de la banque d’affaires récemment baptisée “CAP Bank”, a assuré que le déficit en soi n’est pas un mal absolu dans toutes les situations. “Si on était dans une situation de déficit dynamique keynésien où le déficit sert essentiellement à financer les investissements productifs et créer de la richesse, ce déficit serait le bienvenu. Mais malheureusement, ce n’est pas vraiment le cas pour la Tunisie“, a-t-il dit.

La Tunisie a besoin, selon lui, d’une loi de finances et d’un plan de bataille qui doit exprimer les objectifs, ce qui n’est pas le cas de la Tunisie, qui a oublié l’essentiel, à savoir la création de l’emploi pour les diplômés de l’enseignement supérieur et la réduction des disparités régionales, principaux facteurs du déclenchement du soulèvement populaire, selon ses dires.

S’agissant de l’endettement, Karaouli a précisé que plusieurs pays ont un taux endettement beaucoup plus important que la Tunisie et s’en sortent bien. “C’est pour cela qu’on parle de la soutenabilité de la dette“, a-t-il indiqué.

Il a en outre affirmé que le budget 2018 table sur une croissance nulle et ne devrait pas dépasser 34 milliards de dinars, expliquant à ce propos que le problème n’est pas les ressources mais plutôt l’emploi. C’est ainsi qu’il a fait part de son espoir de trouver des solutions alternatives afin de sortir de la logique de désinvestissement actuelle, de rétablir la confiance, de favoriser les IDE et d’alléger le recours à l’endettement puisque rien n’a été mis en valeur, selon ses dires.

Report des échéances de paiement de la dette…

Pour sa part, l’expert-comptable Walid Ben Salah a signalé qu’en Tunisie, il y a un vrai problème de déficit courant qui dépasse de loin le déficit budgétaire et ce, à cause de l’endettement excessif.

Ben Salah y est allé avec force détails en indiquant que “l’année 2018 connaîtra une augmentation non seulement des salaires mais aussi des cours de change, du prix de baril et des services de la dette“. Il a fait savoir que tout cela mènera certainement au gel des augmentations salariales et des recrutements dans la fonction publique. “Du coup, de nouvelles taxes et impositions devraient être instituées au titre de cette année“, a-t-il prédit.

Il a dans le même ordre d’idées indiqué qu’aujourd’hui la Tunisie est dans une situation très difficile. “On va de nouveau solliciter le report des échéances de remboursement de la dette, comme c’était déjà le cas en 2016“, a-t-il assuré.

S’agissant des négociations avec le FMI, l’expert-comptable a fait remarquer que la Tunisie devra plaider l’allongement de la période sur laquelle elle s’est engagée pour la réalisation des réformes convenues.

Et nos députés…

Il a, sur un autre volet, fait remarquer que la majorité des députés ne maîtrisent pas les questions financières, notamment la fiscalité, et ne sont pas même assistés par des spécialistes en la matière.

Il a par ailleurs indiqué qu’aujourd’hui la Tunisie se trouve face à un grand problème de financement, faisant savoir que la situation du secteur bancaire et financier est en train d’impacter l’économie nationale du pays, les entreprises publiques et privées, l’investissement et la croissance.
L’assèchement de la liquidité fait que l’État emprunte à des taux très élevés“, a assuré Ben Salah, appelant ainsi l’État et les parties concernées à trouver des solutions pour les injections de liquidité sur le marché ainsi que les modalités de financement.

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“La gravité de la situation économique en Tunisie nécessite un soutien international, une solidarité agissante et urgente dans un sens de la responsabilité car la Tunisie fait face à une situation qui est d’une extrême urgence et qui demande un traitement et des solutions viables à court et à moyen termes”, a affirmé, jeudi, à Rome, la présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du comerce et de l’artisanat (UTICA), Wided Bouchamoui.
Prenant part à la conférence internationale sur la Tunisie, organisée par la Fondation Craxi, au cours de laquelle un ” appel pour une mobilisation internationale en faveur de la Tunisie ” a été lancé par les participants, Bouchamaoui a précisé que cet appel en faveur de la Tunisie, objet de cette conférence est avant tout un appel de tout un peuple, où des hommes et des femmes attendent, espèrent et aspirent chaque jour à un avenir meilleur, lit-on dans un communiqué, publié, vendredi, par l’UTICA.
Un appel, a-t-elle dit, n’est jamais anodin. Il émane souvent d’un grand et terrible ” cri d’alarme” ! Cet appel est aussi un “cri de cœur”, un “cri de douleur” et un “cri de conscience” ! ” Nous devons prendre toute la mesure de cet appel et de l’importance que revêt une mobilisation internationale qui doit être d’envergure, efficace et particulièrement responsable “, a souligné la responsable.
En effet, aujourd’hui, la Tunisie vit une crise économique et sociale qui a atteint des limites inacceptables, a-t-elle ajouté.
Et de poursuivre “j’ose espérer que nous allons, grâce à votre mobilisation, grâce à notre mobilisation, grâce à la mobilisation de tous ceux qui croient encore en notre merveilleux pays, entrer dans une ère de sérénité et de bien-être social et économique. Ces deux facteurs sont intrinsèquement liés et notre paix sociale dépend de notre paix économique et réciproquement “.
La présidente de l’UTICA a conclu son intervention en insistant sur l’importance de la solidarité internationale qui est un impératif dans le contexte actuel de détresse des populations sur le chemin de l’exil ou de la migration dans de nombreuses régions du monde et en particulier dans notre région méditerranéenne, a encore indiqué le communiqué.

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Une mission du FMI va séjourner à Alger du 7 au 20 mars pour mener ses consultations annuelles sur l’économie algérienne, a appris l’APS jeudi auprès du chef de mission du FMI pour l’Algérie, Jean François Dauphin.La mission qui rentre dans le cadre des consultations menées au titre de l’article IV des statuts du Fonds monétaire international va discuter avec les autorités algériennes de la situation économique et des politiques économiques mises en oeuvre pour doper la croissance, a-t-il fait savoir.

Résolument plus optimiste, le FMI a maintenu en janvier dernier les prévisions de croissance pour l’Algérie à 3,6% en 2016 et à 2,9% en 2017, en anticipant une reprise à partir de 2021 à 3,4%.

Le FMI a gardé ses prévisions pour l’inflation en Algérie inchangées en 2016 à 5,9% contre 4,4% en 2015 et prévoit un taux de 4,8% en 2017.

Le solde du compte courant a représenté -15,1% du Pib en 2016 et devrait baisser à -13,7% du Pib en 2017 et maintenir la même tendance baissière jusqu’à 2021 à -6,3% du Pib.

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L’ex ministre des Finances

Houcine Dimassi, expert en économie et ancien ministre des Finances, a accordé à Africanmanager une interview où il a évoqué plusieurs points dont la situation économique actuelle du pays, le projet de la loi de finances 2017 et la proposition du gouvernement de reporter les majorations salariales pour l’année 2019.

Qu’est-ce que vous pensez de la situation économique actuelle du pays ?

Globalement, notre économie piétine encore, fait du sur place, et à un niveau médiocre et inquiétant. Son taux de croissance se fige en apparence à 1.5%. En fait, le taux de croissance des 11  branches réellement créatrices de richesses et inductrices de l’économie est nul, voire négatif. Les autres indicateurs économiques ne sont pas meilleurs. Durant les 9 derniers mois de 2016, nos exportations ont subi en termes réels une régression de 0.8%. Il en a résulté un déficit alarmant de notre balance commerciale de 9.2 milliards de dinars, soit environ 12 milliards de dinars sur l’année. Quant aux investissements, ils n’ont pas connu un sort meilleur, surtout concernant les investissements étrangers : -21.2% durant les 8 derniers mois de cette année.

La masse salariale a atteint 75% des dépenses de l’État. Quel commentaire cela vous inspire ?

Au cours des 6 dernières années, 2011-2016, la masse salariale de la fonction publique a connu un gonflement sans précédent, résultant des politiques populistes démagogiques des gouvernements de la post-révolution. En effet cette masse a grimpé de 6.5 milliards de dinars en 2010 à plus de 13 milliards en 2016. Cette tendance a généré des graves turbulences, et ce aussi bien au niveau des finances publiques qu’au niveau de l’ensemble de l’économie. L’amplification de la masse des salaires dans le public s’est souvent accompli au dépens des dépenses d’équipement, provoquant un retard flagrant de notre infrastructure de base et un délabrement de nos équipements collectifs. Par ailleurs, l’injection de trop d’argent dans une économie chancelante a aiguisé outre mesure deux fléaux économiques : l’inflation et l’écroulement de la valeur du dinar.

Qu’est-ce que vous pensez de la décision du gouvernement de reporter les majorations salariales pour 2019?

Le report de la majoration des salaires de la fonction publique pour 2018 ou 2019 constitue certes un précieux soulagement pour les finances publiques. Sans cette décision, le déficit du budget de l’État de 2017 par rapport au PIB aurait atteint environ 8%, taux considéré comme suicidaire. Cependant, cette décision ne met pas fin, du moins pendant quelques années, à cette politique démagogique d’augmentation des salaires.
De même, cette décision illustre parfaitement le caractère égoïste et peureux des différents gouvernements de la révolution : chacun tente de jeter la balle dans le camp de celui qui le suit.

Votre propre lecture du projet de la loi de finances 2017…

Le trait saillant du budget du 2017 réside dans l’alourdissement de la pression fiscale. Éprouvant des grandes difficultés dans la mobilisation de ressources extérieures sous forme d’emprunts, le gouvernement s’est replié sur les impôts et similaires afin de boucher ce trou.

Toutefois, au lieu de faire payer ce nouveau fardeau à deux grands tricheurs du fisc (les professions libérales de choix ainsi que les spéculateurs-trafiquants), le gouvernement a fait supporter l’essentiel de cette pression à deux catégories sociales correctes. La première est celle des entreprises classiques légales, assurant encore le peu de production, d’exportation, d’investissement et de création d’emplois. La seconde couvre tous les citoyens bénéficiant d’un revenu plus ou moins modéré. En précédant ainsi, le gouvernement a contribué à aggraver la récession économique du pays ainsi que ses tensions sociales et politiques.

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Suite à l’annonce de la fermeture du siège social de la CPG

Réuni le lundi 05 septembre 2016, le bureau exécutif de la CONECT,  suite à l’installation officielle du nouveau gouvernement de youssef Chahed, a appelé à la nécessité d’assurer la contribution de l’ensemble des parties concernées  et la mobilisation de toutes les énergies en vue de réussir la phase actuelle que  la Tunisie  vient d’entamer avec la formation d’un nouveau gouvernement en vue de permettre au pays de sortir de la situation difficile qu’il connaît particulièrement dans les domaines économique, social et financier.

La CONET a également appelé à consolider l’effort national concernant la sécurité, la lutte contre la contrebande et le commerce parallèle à travers des mesures urgentes et rigoureuses et la nécessité de décisions audacieuses en vue de promouvoir les  investissements, les exportations et d’assurer la relance de  secteurs stratégiques à l’instar des phosphates, l’énergie, le tourisme , et l’exportation ainsi que le suivi rigoureux de la réalisation des grands projets surtout au niveau régional, la promulgation rapide du nouveau code des investissements et la mise en place des réformes stratégiques dans les différents domaines.

L’organisation a également revendiqué l’application de la loi avec la rigueur requise vis-à-vis de tous les citoyens et dans tous les domaines, la valorisation du travail, la lutte contre les attitudes pouvant affecter la liberté de travail et provoquer la perturbation des activités des entreprises et des services administratifs  et techniques ainsi que l’accord sur des solutions adéquates aux problèmes de l’inflation et l’évolution inquiétante des salaires qui menace de plus en plus les secteurs public et privé et affecte la productivité  des entreprises et la compétitivité de l’économie nationale.

La CONECT a sous un autre angle appelé à la nécessité de mettre en place des mesures audacieuses en vue de rétablir la confiance des investisseurs nationaux et étrangers et l’amélioration du climat des affaires par la promotion du partenariat entre les secteurs public et privé, la privatisation des entreprises publiques exerçant dans les secteurs concurrentiels, l’amélioration des services logistiques notamment la situation dans le Port de Radès, la révision des mesures concernant le secret bancaire afin d’orienter les liquidités en circulation vers les banques,  la mise en place de fonds régionaux d’investissements dédiés exclusivement aux régions ayant le plus besoin de nouveaux projets et l’autorisation d’ouverture de bureaux de change privés.

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Dans son interview accordée à Africanmanger, l’expert économique et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a lancé un avis de tempête sur la situation économique du pays, affirmant que le contexte actuel est plus que catastrophique. Les chiffres officiels indiquent un taux de croissance du PIB durant le premier semestre de 2016 de l’ordre de 1%. Certes, c’ est mieux que rien, mais il demeure très faible. En plus, le taux de croissance des activités productives-inductrices, réellement créatrices de richesses, à savoir l’agriculture, les industries, le bâtiment et le tourisme, se situe à un niveau carrément négatif (-0.2%). Le plus beau dans cette histoire c’est qu’on produit moins et on espère consommer plus. Il en va ainsi avec des partis démagogues et des syndicats populistes anarchistes, dit Dimassi.

La stagnation, voire la régression, de la production tunisienne résulte de facteurs exogènes tels la crise économique en Europe, les turbulences multidimensionnelles en Libye et l’épuisement de certaines ressources naturelles, surtout celles de l’énergie. Mais elle résulte aussi de plusieurs facteurs endogènes : grèves anarchiques, sit-in fréquents, absentéisme sans raison, rendements dérisoires, terrorisme et désordre… Les trois cas typiques résumant ces fléaux sont les phosphates et dérivés, le tourisme et les énergies.

Un déficit étouffant et une spéculation impunie

Dimassi a dans le même contexte indiqué que le fléchissement de la production détraque tout le reste de l’économie. “Depuis 2012, on enregistre un déficit de notre balance commerciale variant entre 11 et 13 milliards de dinars, découlant en partie d’un effondrement de nos exportations. Ajouté au tarissement manifeste des recettes du tourisme et des transferts des émigrés, cet énorme déficit commercial a beaucoup contribué à la détérioration de nos réserves en devises. Sur ce plan, l’on semble tenir le coup que grâce aux emprunts extérieurs ! De même, depuis 2011, année mémorable de la révolte, les finances publiques n’ont pu se débarrasser de leur gangrène : un déficit étouffant variant selon les années entre 3 et 7%”. Selon lui, le budget de 2016 prévoit 3.9% actualisé 6.1%. Selon le projet de budget de 2017, ce déficit atteindra un niveau ingérable de 8.9%. De son coté, l’inflation continue de ronger tous les équilibres macro-économiques, puisque, elle aussi,  n’a cessé d’osciller entre 3 et 6%. L’injection de l’argent dans une économie mourante, sous forme de salaires et de crédits, aggravée par la spéculation impunie, explique la persistance de cette anomalie. “Le bouquet de tout ça est évidement l’effondrement sans précédent du dinar. Surtout lorsque la Banque Centrale joue le rôle passif d’un spectateur”, a-t-il précisé.

Interrogé sur le sort du nouveau gouvernement qui devrait être mis en place dans les prochains jours, l’ancien ministre des Finances a fait remarquer qu’un gouvernement d’unité nationale tel que proposé par le président de la République serait encore pire que celui d’Essid. Selon lui, le gouvernement actuel a échoué pour plusieurs raisons, dont notamment l’absence de programme, l’incohérence des pseudo-actions, et surtout la flagrante soumission aux désirs démagogiques des partis et syndicats ouvriers. La mosaïque d’un gouvernement d’unité nationale ne pourrait que rendre encore plus ravageurs ces abcès.

Un gouvernement de sauvetage….

Il a toutefois estimé que l’unique salut pour notre pays, pouvant l’aider un tant soit peu à se dégager de cet engrenage, réside dans un gouvernement de sauvetage totalement autonome par rapport aux partis et syndicats. Et d’expliquer à ce propos que ce gouvernement devrait être doté d’un programme de réformes précis et circonscrit, réformes parfois douloureuses mais absolument nécessaires. “Unique, ce choix est pourtant quasi impossible à concrétiser. Le régime politique parlementaire, actuellement en vigueur dans notre pays, ne favorise que les gouvernements fragmentés, stériles et impuissants, qui aggravent les problèmes au lieu de les résoudre. Ainsi semble être la désolante destinée de notre pays : sautiller sur le sable mouvant qui finira un de ces jours par nous engloutir tous”, a-t-il dit.

Le drame….

Évoquant l’endettement, Houcine Dimassi a tenu à préciser que durant la période post-révolte; 2011-2016, l’encours de la dette publique s’est gonflé d’environ 25 milliards de dinars. Ainsi en 6 ans il a carrément doublé, phénomène jamais observé auparavent. Le drame c’est que cette dette additionnelle a servi non à renforcer le budget d’équipement mais à soutenir la consommation (salaires et compensation) ou à rembourser les dettes antérieures. Le drame au carré c’est que les sources en devises servant à rembourser la dette extérieure se tarissent à vue d’œil. Le drame au cube c’est que nos banques rentières vivotent non par les intérêts sur les crédits à l’investissement mais plutôt par les intérêts sur les bons de trésor émis par l’État. Donc pour les aider à spéculer, La Banque Centrale alimente les banques d’affaires à coups de milliards de dinars. Dans ce « stambali », certains politiciens et syndicalistes de trois sous osent encore dire que tout va bien, ou presque.

Il a sous un autre angle indiqué que la Tunisie risque de ne pas rembourser ses dettes auprès de l’extérieur. En effet, en s’enfonçant de plus en plus dans l’endettement pour consommer, rembourser la dette antérieure ou s’armer, le pays est progressivement dans l’incapacité d’honorer ses engagements extérieurs par ses propres moyens. En l’absence d’une amélioration de la production et des exportations, il n’est guère possible d’être fiable en matière d’endettement. Sauf bien sûr un miracle espéré par un bon nombre de Tunisiens.

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L’ancien ministre des Finances

L’économiste et ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a affirmé dans une interview accordée ce jeudi 28 juillet 2016 à Africanmanager que l’actuelle situation économique du pays est plus que catastrophique, faisant remarquer que les chiffres officiels indiquent un taux de croissance du PIB durant le premier semestre de 2016 de l’ordre de 1%. “Certes, ce taux est mieux que rien. Mais il demeure très faible”, a-t-il ajouté.

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La situation économique en Tunisie a connu une amélioration dans certains secteurs, notamment celui du montage des automobiles, a affirmé Widad Bouchemaoui, présidente de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), lors d’une entrevue samedi avec le chef du gouvernement Habib Essid au cours de laquelle les deux parties ont passé en revue l’etat de l’économie nationale.
Widad Bouchemaoui qui était accompagnée par une délégation de l’UTICA a imputé cette amélioration à la bonne situation sécuritaire et à la stabilité que connait la Tunisie grâce aux grands efforts consentis par les forces armées et de la sécurité, selon un communiqué de la présidence du gouvernement rendu public au terme de l’entrevue.
La présidente de l’UTICA a appelé à la nécessité de poursuivre ces efforts de maintien de la sécurité afin d’assurer la stabilité, un facteur essentiel pour attirer les investissements et créer des emplois. Elle a souhaité également une plus grande vision politique dans les meilleurs délais afin d’inciter les hommes d’affaires et les investisseurs à créer des projets en Tunisie.

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Le chef du gouvernement Habib Essid a présidé, aujourd’hui, mardi 21 juin 2016, au palais du gouvernement à la Kasbah, une réunion du conseil  des analyses économiques sous le thème « la situation économique : Les problèmes et les solutions », indique un communiqué de la présidence de la République rendu public ce mardi 21 juin 2016.

La réunion du CAE a permis d’examiner les questions liées au taux de change du dinar, l’aggravation de déficit de la balance commerciale et des payements à cause de la régression notable des recettes des transactions étrangères, les exportations, les recettes du tourisme et les produits extractives.

Les membres du conseil ont présenté des propositions concrètes visant à assurer la dynamisation de l’économie, la réduction des ventes à la lumière d’un diagnostic précis des causes principales du recul des principaux indicateurs économiques de l’économie nationale.

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Selon un membre du bureau exécutif du parti Al Irada chargé des dossiers économiques Sadok Jabnoun, les déclarations sur le changement du gouvernement ainsi que sur la faillite de deux banques tunisiennes sont “irresponsables” et “déplacées”. D’autant qu’elles sont venues compliquer davantage la situation économique dans le pays.
S’exprimant mercredi en conférence de presse sur la crise politique, les difficultés économiques et la propagation de la corruption, le dirigeant d’Al Irada a relevé que l’initiative portant formation d’un gouvernement d’union nationale a été annoncée au moment où l’investisseur est dans l’attente de stabilité dans tous les domaines.
Il a exprimé la préoccupation de son parti de la chute vertigineuse du dinar tunisien ( 2,4 DT pour 1 euro) qui est due, selon lui, à la persistance des problèmes structurels de l’économie nationale.
Sadok Jabnoun a critiqué l’acceptation par le gouvernement tunisien et la banque centrale des conditions du Fonds monétaire au sujet d’un nouveau prêt de 2,8 milliards de dollars.
Il a mis en garde contre les opérations d’importation “intensives et aléatoires” dont souffre l’économie tunisienne à travers le secteur formel et informel.
Pour le dirigeant d’Al Irada, l’absence de vraies réformes ont conduit le pays vers une grave dérive économique et sociale qui ne peut être dépassée par un simple changement du gouvernement.

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Dans une interview accordée ce jeudi 27 mai 2016 à Africanmanager, le directeur général du commerce extérieur, Lazhar Bennour, a qualifié la situation économique actuelle de difficile.

” Cette situation est due à plusieurs handicaps cumulés depuis 2011, date de l’avènement de la révolution”, a dit le responsable. Et d’ajouter : ” Parmi les causes majeures, on cite notamment le blocage de la production et le niveau de la productivité, devenue très faible”.

Lazhar Bennour s’est par ailleurs dit optimiste quant à l’amélioration de la situation. ” On est capable d’y faire face et même de récupérer le retard qu’on a enregistré surtout par rapport à notre principal concurrent”, a-t-il assuré.

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Selon le dernier sondage réalisé par Emrhod Consulting auprès d’un échantillon de 1022 personnes et rapporté par Mosaïque Fm, 81,2% des Tunisiens sont optimistes pour les prochains jours contre 70,8% en mars 2016.

Le taux de personnes pessimistes pour les prochains jours passe également de 20,6% en mars 2016 à 14,9% actuellement.

Sur un autre plan, 44.2% des personnes sondées pensent que le risque terroriste en Tunisie est élevé contre 45,7% en avril 2016.

Par ailleurs le taux de personnes qui pensent que la situation économique s’améliore, s’élève désormais à 44% contre 40,8% pour ceux qui pensent que la situation économique se détériore.

Le sondage montre également que ceux pensent que la liberté d’expression est menacée représentent 44.5% des personnes sondées. Ce taux était de 53% en janvier 2016.

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« La Tunisie n’a pas besoin d’un gouvernement de technocrates purs

L’expert économique et ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a fait savoir dans une déclaration ce vendredi 29 avril 2016 à Africanmanager que la situation économique actuelle du pays n’est pas rassurante à la lumière de la crise que connaissent plusieurs secteurs à l’instar du tourisme, l’agriculture, l’industrie et les mines.

Il a dans le même contexte indiqué que la situation économique et financière du pays n’a pas évolué par rapport à l’année 2015, et  qu’elle est bien pire encore.

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Contrairement aux analyses faites par plusieurs économistes selon lesquelles la situation économique tunisienne devient de plus en plus chaotique

Contrairement aux analyses faites par plusieurs économistes selon lesquelles la situation économique tunisienne devient de plus en plus chaotique, Fethi Nouri, expert en économie, a affirmé que « l’on vit certes des moments difficiles, mais la faillite économique est une possibilité exagérée. »

Dans un entretien accordé à Africanmanager, il a noté que les résultats affichés, durant le premier semestre de l’année en cours, sont identiques à ceux enregistrés, en 2012. Des résultats qui sont, selon lui, médiocres et mauvais. « La situation n’est pas vraiment catastrophique ou détériorée de façon alarmante, mais on a maintenu les faibles statistiques de l’année précédente », a-t-il martelé.

En effet, les mêmes indicateurs ont été conservés. Fethi Nouri a cité comme exemple le maintien des équilibres macro-économiques qui sont restés au même niveau de 2012.

Cette situation préoccupante est justifiée par un faible taux de croissance qui n’a pas créé de la richesse ou même allégé le déficit budgétaire, la détérioration du volet politique avec une tension qui est en train de monter. A cela s’ajoute la mauvaise gestion économique par les décideurs qui méconnaissent la réalité économique tunisienne.

Des analyses économiques à connotation politique

Dressant le bilan de la situation actuelle, l’expert considère que les analyses faites aujourd’hui sont à connotation politique et plusieurs économistes ne voient pas les choses selon les lois économiques.

« On vit dans une situation transitoire où l’économie devrait être laissée entre les mains de hauts fonctionnaires, qui sont réellement des technocrates », a recommandé Fethi Nouri avant d’ajouter que « ceci nécessite la présence d’experts indépendants chargés des dossiers économiques en se basant sur des analyses cohérentes tenant en compte la délicatesse de la situation actuelle ».

Pour la prochaine étape, l’économiste n’a pas manqué d’exprimer son pessimisme avec le risque d’une autre période de turbulences en absence d’une culture de la démocratie. « Je suis pessimiste au niveau de la conduite et surtout comment va se comporter la classe politique après les prochaines élections », a-t-il dit.

L’urgence d’un plan du sauvetage

Analysant autrement la situation, l’économiste Moez Joudi insiste sur l’urgence de mettre en place un plan de sauvetage pour sauver un pays qui risque la faillite économique. « S’il n’y pas de stabilité et de sécurité, on risque d’atteindre le point de non retour dans cette étape transitoire », a-t-il estimé.

Dans une déclaration à Africanmanager, il a remarqué que « l’ensemble des acteurs, des organisations syndicales ainsi que des institutions économiques ont sonné l’alerte au regard des indicateurs clignotant en rouge : faible taux de croissance, aggravation de l’inflation, érosion du pouvoir d’achat etc.

Face à cette situation inquiétante, le plan de sauvetage devrait s’articuler autour de 4 axes principaux : la levée de toute ambiguïté et l’arrêt de l’hémorragie concernant les cumuls des chutes. L’autre axe concerne les réformes urgentes à entreprendre comme les réformes fiscales, les réformes financières alors que le dernier axe consiste à promouvoir les PME, confrontées déjà à plusieurs lacunes.

Dans le même contexte, l’Association Tunisienne des Economistes (ASECTU) avait appelé toutes les forces politiques, les partenaires sociaux et la société civile à prendre conscience de leurs responsabilités face à la gravité de la situation économique actuelle et à prendre toutes les mesures urgentes nécessaires afin de parvenir à un consensus politique, restaurer la confiance et faire face au terrorisme, conditions nécessaires pour garantir la reprise économique.

Wiem Thebti

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Contrairement aux analyses faites par plusieurs économistes selon lesquelles la situation économique tunisienne devient de plus en plus chaotique

Contrairement aux analyses faites par plusieurs économistes selon lesquelles la situation économique tunisienne devient de plus en plus chaotique, Fethi Nouri, expert en économie, a affirmé que « l’on vit certes des moments difficiles, mais la faillite économique est une possibilité exagérée. »

Dans un entretien accordé à Africanmanager, il a noté que les résultats affichés, durant le premier semestre de l’année en cours, sont identiques à ceux enregistrés, en 2012. Des résultats qui sont, selon lui, médiocres et mauvais. « La situation n’est pas vraiment catastrophique ou détériorée de façon alarmante, mais on a maintenu les faibles statistiques de l’année précédente », a-t-il martelé.

En effet, les mêmes indicateurs ont été conservés. Fethi Nouri a cité comme exemple le maintien des équilibres macro-économiques qui sont restés au même niveau de 2012.

Cette situation préoccupante est justifiée par un faible taux de croissance qui n’a pas créé de la richesse ou même allégé le déficit budgétaire, la détérioration du volet politique avec une tension qui est en train de monter. A cela s’ajoute la mauvaise gestion économique par les décideurs qui méconnaissent la réalité économique tunisienne.

Des analyses économiques à connotation politique

Dressant le bilan de la situation actuelle, l’expert considère que les analyses faites aujourd’hui sont à connotation politique et plusieurs économistes ne voient pas les choses selon les lois économiques.

« On vit dans une situation transitoire où l’économie devrait être laissée entre les mains de hauts fonctionnaires, qui sont réellement des technocrates », a recommandé Fethi Nouri avant d’ajouter que « ceci nécessite la présence d’experts indépendants chargés des dossiers économiques en se basant sur des analyses cohérentes tenant en compte la délicatesse de la situation actuelle ».

Pour la prochaine étape, l’économiste n’a pas manqué d’exprimer son pessimisme avec le risque d’une autre période de turbulences en absence d’une culture de la démocratie. « Je suis pessimiste au niveau de la conduite et surtout comment va se comporter la classe politique après les prochaines élections », a-t-il dit.

L’urgence d’un plan du sauvetage

Analysant autrement la situation, l’économiste Moez Joudi insiste sur l’urgence de mettre en place un plan de sauvetage pour sauver un pays qui risque la faillite économique. « S’il n’y pas de stabilité et de sécurité, on risque d’atteindre le point de non retour dans cette étape transitoire », a-t-il estimé.

Dans une déclaration à Africanmanager, il a remarqué que « l’ensemble des acteurs, des organisations syndicales ainsi que des institutions économiques ont sonné l’alerte au regard des indicateurs clignotant en rouge : faible taux de croissance, aggravation de l’inflation, érosion du pouvoir d’achat etc.

Face à cette situation inquiétante, le plan de sauvetage devrait s’articuler autour de 4 axes principaux : la levée de toute ambiguïté et l’arrêt de l’hémorragie concernant les cumuls des chutes. L’autre axe concerne les réformes urgentes à entreprendre comme les réformes fiscales, les réformes financières alors que le dernier axe consiste à promouvoir les PME, confrontées déjà à plusieurs lacunes.

Dans le même contexte, l’Association Tunisienne des Economistes (ASECTU) avait appelé toutes les forces politiques, les partenaires sociaux et la société civile à prendre conscience de leurs responsabilités face à la gravité de la situation économique actuelle et à prendre toutes les mesures urgentes nécessaires afin de parvenir à un consensus politique, restaurer la confiance et faire face au terrorisme, conditions nécessaires pour garantir la reprise économique.

Wiem Thebti

INTERVIEW

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