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Le Centre de lutte contre la concurrence déloyale et la protection du citoyen consommateur “Actions” relevant de la CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie) constitue une nouvelle approche de lutte contre tous les dangers qui menacent l’économie, les entreprises et les consommateurs, a déclaré Riadh Zayane, président du centre.
Intervenant, au cours d’une conférence de presse tenue, vendredi 31 août 2018, il a avancé que l’objectif du centre, créé le 29 aout, en collaboration avec l’Organisation mondiale de lutte contre les trafics illicites “WAITO”, est d’aider les membres de la CONECT et les autorités compétentes à sensibiliser, prévenir et détecter les dangers liés aux phénomènes de la contrebande, la contrefaçon, la corruption, le détournement de fonds publics, le favoritisme, ainsi que le trafic d’influence et le blanchiment d’argent.

Concrètement, le centre réalisera des missions de conseil et d’assistance au profit des membres de la CONECT et des autorités compétentes confrontées aux actes délictueux. Il s’agit en outre de mettre à la disposition des différentes parties un guide d’alerte et un plan national annuel de lutte contre les atteintes à la concurrence déloyale.

Le centre ” Actions ” est composé d’un conseil Stratégique de 5 membres relevant de la CONECT, l’INLUCC (Instance nationale de lutte contre la corruption), le conseil de la concurrence et Waito et d’un bureau exécutif composé de 11 personnes représentant 5 secteurs prioritaires ; à savoir la santé et l’alimentation, les technologies, la mode et l’artisanat, l’immobilier, les services et un secrétariat.

Grâce à son réseau d’expertise internationale, Waito apportera l’appui technique et logistique nécessaires afin de permettre à la CONECT de mettre en place des opérations concrètes et pragmatiques de lutte contre le commerce illicite “, a indiqué le président de Waito, Pierre Delaval.
Et d’ajouter que le Centre se penchera en premier lieu sur l’élaboration d’un programme à court termes avant de mettre en place, avant la fin de cette année, son programme pour 2019.

Il s’agit, a-t-il précisé, de mettre en place des actions prioritaires qui cibleront plusieurs secteurs, notamment les problèmes liés à la santé, la sécurité (médicaments, agroalimentaires…), la contrefaçon et la concurrence déloyale.

Notre objectif est de développer un véritable programme statistique en matière de commerce illicite “, a encore indiqué le responsable, rappelant que les données qui circulent actuellement en Tunisie ne sont fiables.

Pour le président de la CONECT, Tarek Cherif, l’idée d’Actions est née à partir d’un problème majeur auquel fait face l’économie tunisienne, à savoir la concurrence déloyale qui représente un danger menaçant le tissu économique national, composé notamment de TPE et de PME.
“WAITO” est une organisation non gouvernementale mise en place en 2010, en Suisse, puis s’est installée en Tunisie. L’organisation, qui dispose de 170 experts, a travaillé avec les différents ministères pour la mise en place de différents types d’actions pour lutter contre le trafic illicite et garantir une meilleure évolution des services concernés, notamment les autorités douanières, police et défense.

TAP

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Le Forum économique tuniso-chinois s’est tenu ce mardi 15 mai 2018 au siège de l’UTICA, à Tunis, sur le thème “Les investissements chinois, propulseurs pour le développement de l’Afrique”. Organisé par le Conseil d’Affaires Tuniso-Chinois en collaboration avec l’Ambassade de la Chine, le forum a été une occasion pour concrétiser les projets de coopération économique et commerciale entre la Tunisie et la Chine et promouvoir le Salon international de l’import-export (“China International Import Export”), qui aura lieu en Chine au cours de cette année.

Après avoir s’être félicité de l’organisation du Forum économique tuniso-chinois, le nouvel ambassadeur de la Chine en Tunisie, Wang Webin, a déclaré que le  volume du commerce bilatéral n’a cessé de croître. Pour l’année 2017, il a atteint 1,5 milliard de Dollars américains, avec notamment une croissance des importations chinoises depuis la Tunisie de quelque 42% par rapport à l’année précédente.

18 mille touristes chinois en 2017

Toujours selon les déclarations de l’Ambassadeur, le nombre des touristes chinois visitant la Tunisie s’est accru considérablement. Il a atteint 18 mille en 2017, soit une augmentation de 150% par rapport à l’année 2016. “Nous avons de bonnes raisons de croire en une poussée importante du nombre des touristes chinois en Tunisie. Aussi et étant donné que les touristes chinois ont la plus forte capacité de consommation dans le monde, leur contribution à la croissance économique tunisienne sera, dans un futur proche, j’espère, considérablement renforcée“, a-t-il dit.

L’Ambassadeur a en outre indiqué que la coopération au niveau des investissements s’est bien développée et la coopération dans le domaine des infrastructures progresse dans des conditions plutôt favorables, notamment avec les projets en cours de réalisation tels que ceux de la station d’épuration des eaux usées à Sousse, la construction du barrage de Oued Mellegue. Ainsi, les projets de développement avec l’aide de la Chine ont enregistré des résultats tangibles.

Selon lui, la Chine et la Tunisie peuvent accroître davantage la connaissance mutuelle sur leurs stratégies de développement, élaborer et mettre en place ensemble des plans pour promouvoir la coopération bilatérale, résoudre, via la consultation, les problèmes rencontrés au niveau de la coopération, et apporter conjointement un soutien politique à la mise en oeuvre des grands projets.

La Chine espère, sincèrement, accroître ses importations pour soulager la balance courante. En 2017, les importations chinoises de la Tunisie ont enregistré une croissance de 42% par rapport à l’année précédente, dont les produits de haute technologie comme les produits électroniques et les ordinateurs. Ces derniers ont connu une hausse de 100% par rapport à 2016. “Nous sommes prêts à travailler avec la Tunisie pour corriger progressivement le déséquilibre commercial entre nos deux pays. Le Président chinois, Xi Jinping, tout dernièrement, a annoncé des mesures importantes pour faire accroître les importations chinoises, dont la réduction significative des taxes sur les véhicules importés et sur d’autres produits. A partir de cette année, la Chine va accueillir régulièrement l’Exposition Internationale des Importations dans le but d’élargir davantage son marché, accroître ses importations et promouvoir des échanges commerciaux équilibrés“, a-t-il soutenu.

Des facilitations pour l’obtention du visa

De son côté, la vice-présidente du Conseil d’affaires tuniso-chinois, Dhouha Chtourou, a annoncé que le Conseil accordera à ses adhérents parmi les industriels tunisiens voulant investir et faire des affaires en Chine des facilitations pour l’obtention du visa. “J’incite chaque entreprise tunisienne voulant investir en Chine à être membre du conseil… Un certificat facilitant l’obtention du visa lui sera accordé“, a-t-elle précisé.

Dhouha Chtourou a par la même occasion appelé les hommes d’affaires, les industriels et les exportateurs à adhérer en masse à ce conseil chargé principalement d’accompagner les entreprises tunisiennes pour en savoir plus sur le marché chinois, promouvoir le développement coordonné entre les entreprises économiques tunisiennes et chinoises, renforcer et développer les relations de coopération amicales entre les deux peuples et promouvoir un partenariat gagnant-gagnant, selon ses dires.

La Chine partage son marché

Quant à elle, la conseillère économique de l’Ambassade de Chine, a fait remarquer qu’à travers l’organisation de ce salon, la Chine veut partager son marché avec tout le monde : “C’est une occasion pour faire la promotion de l’Exposition internationale que la Chine organise du 5 au 10 novembre à Shangai. Une manifestation d’envergure à laquelle la Tunisie prendra part à travers un nombre important d’hommes d’affaires“, a-t-elle précisé.

Le programme de ce Forum a comporté des rencontres de Networking bien ciblées entre les hommes d’affaires tunisiens et chinois. Il a aussi comporté la présentation de certains investisseurs des deux pays, de leur expérience avec les marché chinois et tunisien, le potentiel de complémentarité entre la Tunisie et la Chine, la Tunisie en tant que plateforme pour les Chinois pour atteindre l’Europe et l’Afrique…

Sans compter la mise en place dans une prochaine étape d’un plan d’action pour le conseil pour la période à venir et la nécessité de la bonne préparation de la visite d’une importante délégation chinoise conduite par le vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Pékin (CCPIT).

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La Chambre syndicale nationale des distributeurs et importateurs en gros de téléphonie mobile, relevant de l’UTICA, a fait état, mercredi 28 mars 2018, de difficultés endurées par ce secteur organisé, à cause de la complexité et la longueur des nouvelles procédures de dédouanement des marchandises importées, ce qui a engendré l’accumulation des téléphones importés dans les entrepôts douaniers, en grandes quantités et pour une longue période.

La Chambre a ajouté, dans un communiqué publié mercredi, que ces mesures ont resserré davantage l’étau autour des professionnels de ce secteur, ouvrant la porte devant le secteur parallèle qui représente aujourd’hui environ 70% des opérations de cette activité.

A noter que les deux ministères des Finances et du Commerce avaient publié le 12 mars 2018 un communiqué conjoint annonçant les nouvelles procédures relatives aux opérations de dédouanement des marchandises importées.

Les autorités concernées n’ont pas réagi face à une annonce publiée par l’un des sites du commerce électronique proposant la vente de téléphones mobiles, d’origine inconnue, introduits illégalement, sur le marché local. Ceci engendrera des pertes supplémentaires pour les professionnels de cette activité“, s’est étonnée la chambre.

Partant, les membres de la Chambre ont invité les autorités concernées à traiter sérieusement ces problèmes et à coordonner les efforts avec les professionnels pour réduire les difficultés menaçant la pérennité du secteur organisé.

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L’absence de continuité administrative, la mauvaise gestion des entreprises publiques, la hausse de la pression fiscale et l’économie parallèle sont autant de dossiers qui préoccupent le nouveau président de l’UTICA Samir Majoul. Dans une interview accordée à l’Agence TAP, il insiste sur la responsabilité collective de l’Etat, des organisations des employeurs et des employés dans la gestion de la situation économique et sociale “particulièrement préoccupante” dans le pays.

Acerbe, ce chef d’entreprise familiale n’hésite pas à exprimer le ras-le-bol des chefs d’entreprises tunisiens à cause de la «mauvaise gestion» des finances publiques et de l’économie parallèle. Cela ne l’empêche cependant pas de dire que «Le gouvernement a besoin de soutien, car la démarche qu’il est en train de prendre est très courageuse ». Interview :

Quelle est votre lecture de la situation économique et sociale dans le pays ?

 La situation économique et sociale du pays est particulièrement préoccupante. La situation est difficile pour le gouvernement et pour nous tous. La nation est une responsabilité entre nos mains à tous (patronat, gouvernement et organisation ouvrière). Nous pouvons trouver des solutions aux problèmes avec un minimum de vision et dans une seule direction, à savoir le développement et l’investissement.

Qu’est-ce qu’il nous faut pour avancer ?

Il faut un climat où tout le monde trouve son compte, joue son rôle et se réjouit de le faire pour préserver l’invulnérabilité de ce pays que nous voulons garder pour les Tunisiens et préserver pour nos enfants, afin qu’ils puissent y vivre dans la dignité et qu’à leur sortie de l’université, ils trouvent un emploi ou l’opportunité de créer un projet.

En 2014, l’UTICA a présenté aux partis politiques, un document contenant ses propositions pour sortir l’économie tunisienne de la crise. Ce document est-il toujours en vigueur ou bien allez-vous faire d’autres propositions ?

Le document porte sur une vision de l’économie tunisienne jusqu’à 2020 et ne nécessite pas une révision car rien n’a été fait. Si nous avions appliqué au moins une partie de cette vision, nous n’en serions pas là. Ce document, qui a été préparé par plusieurs experts tunisiens de grande valeur, sous l’égide de l’UTICA, a traité tous les aspects qui pourraient constituer un frein à l’économie.

Mais depuis ce document, le gouvernement a pris des initiatives pour redresser l’économie. Sont-elles suffisantes ?

Je ne vais pas parler du passé. La problématique des initiatives du gouvernement, c’est que ce dernier a eu aussi ses problèmes. Nous avons eu 8 gouvernements, ce qui n’est pas de nature à améliorer l’environnement économique, parce que tout changement dans ce domaine et particulièrement au niveau de la présidence du gouvernement constitue un facteur d’instabilité. Qu’il y ait des changements au niveau de l’équipe c’est normal, ceux qui réussissent demeurent et ceux qui réussissent moins partent. Mais quand le gouvernement est instable, il est difficile de lui demander d’assurer le suivi des dossiers traités. Normalement, il doit y avoir une continuité au niveau du gouvernement et de l’administration, mais ce n’est pas toujours le cas, ce qui constitue une barrière à l’investissement et à l’action économique.

Il faut qu’il y ait une continuité administrative dans le traitement des dossiers économiques, que le ministre reste ou parte. Il y a aussi les projets de lois qui vont à l’ARP et qui parfois tardent à être examinés car elle a également ses charges. Et nous, ce que nous souhaitons c’est un fast-track, soit un couloir spécial pour un traitement rapide des projets de loi économiques. 

Alors qu’est-ce qui peut encore être fait ?

A mon avis, il faut peut-être dire qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour décourager l’investissement ? Quand nous parlons de l’investissement c’est d’abord d’investissement étranger et les investisseurs étrangers se fient d’abord aux avis de leurs pairs déjà installés en Tunisie. Ensuite ils font un benchmarking pour comparer entre les différents sites. Dans leurs analyses, ils scrutent les indicateurs, est ce que le pays est sûr ? Est-ce que la paix sociale (qui n’a pas été toujours au rendez- vous) est garantie ? est- ce que le patronat et l’organisation ouvrière sont proches pour qu’en cas de conflit, ils essayeront ensemble de trouver une solution. En fait, c’est ce que nous avons fait dans certaines régions. Parfois ça ne marche pas, parce qu’il y a des facteurs exogènes. Donc, nous faisons ce que nous pouvons, même si nous sommes convaincus que ce n’est pas assez.

En fait, si nous pouvions tous nous mettre en tête que nous pouvons faire plus pour notre pays, des avancées seront réalisées. D’ailleurs, nous observons de moins en moins de conflits, d’autant qu’une autre approche est adoptée pour les gérer. A cet égard, l’UTICA et l’UGTT lancent le projet de «Grève générale contre les grèves», slogan à travers lequel, les deux organisations vont intervenir chaque fois qu’il y a un conflit qui peut dériver, pour l’éviter.

Quand on parle en tant que patronat, on ne parle pas que du secteur privé. C’est une philosophie globale, nous savons ce que le pays a perdu en raison de la situation dans le secteur des phosphates à Gafsa et dans les sociétés pétrolières. Si les pertes subies en termes de production et d’exportations étaient rentrées dans les caisses de l’Etat, notre endettement n’aurait pas atteint ce seuil et nos réserves en devises ne se seraient pas établies à – 90 jours et… peut-être que notre dinar n’aurait pas glissé de 25%. Pourquoi j’en parle, parce qu’on est là, aussi, pour trouver des solutions. Nous sommes une force de proposition et des solutions doivent être identifiées conjointement par les secteurs public et privé qui doivent se soutenir mutuellement.

Pour sauver l’économie nationale, nous avons besoin de la solidarité internationale. Donc, nous attendons de nos partenaires européens un soutien plus conséquent en termes d’investissements et de financements. Nous ne voulons pas de la charité et nous sommes même demandeurs de financements conditionnés, pas pour payer les salaires mais pour investir dans des zones industrielles, un port en eau profonde….

En tant que patronat, nous disons arrêtons tout le gaspillage qui est en train de se faire dans le pays aux niveaux de la Compagnie de phosphate de Gafsa, de la prospection pétrolière où des caisses sociales. Il faut également revoir la Caisse générale de compensation. Ce n’est pas normal que des entreprises publiques soient maintenues à flots, alors qu’elles sont peu compétitives, mal gérées et perdent de l’argent. Nous n’avons plus les moyens de subventionner ces entreprises. Quand un investisseur étranger arrive en Tunisie, il doit trouver un site compétitif à tous les niveaux. Il doit aussi trouver une zone industrielle compétitive équipée de tous les services nécessaires (eau, électricité compétitive en puissance et en coûts, connexion, ressources humaines compétitives (Dieu merci nous avons la qualité). La même chose s’applique à l’industriel tunisien qui doit bénéficier de la compétitivité de son environnement et ne doit pas avoir du surcoût dû à un environnement mal géré. Nous devons avoir une administration qui vous assiste et vous encourage, tout en étant prête à vous soutenir en cas de difficulté.

Les formalités doivent se faire en une journée pour à titre d’exemple changer la vocation d’un terrain. L’entrepreneur est formaté pour gérer une entreprise et non pas pour traiter avec une administration. Celle-ci doit aider l’entrepreneur. Nos banques également doivent évoluer et devenir des partenaires des entreprises.

Le gouvernement a initié des initiatives pour réformer les banques, l’administration. Cela est-il à la hauteur de vos attentes ?

Le gouvernement a lui aussi besoin de soutien, car la démarche qu’il est en train de prendre est très courageuse et nous nous attendons à ce qu’il soit soutenu, d’abord par l’administration car elle est peut être traditionnaliste ou conservatrice, etc. Il doit être également soutenu par les organisations nationales, c’est notre cas et celui de l’UGTT. Nous l’avons toujours fait, il n’y a pas de raison pour ne pas le soutenir. Nous pouvons avoir un différend sur un dossier, mais nous nous asseyons autour d’une table et nous négocions. Nous voulons avoir un gouvernement stable. Outre l’administration et les organisations nationales, le gouvernement doit être soutenu par les partis, sinon les textes de loi qu’il propose ne pourront pas passer à l’Assemblée ou seront vidés de leur contenu. Souvent ils passent, mais plus d’une année après leur soumission. Il y a même des financements que nous avons ratés, parce que les textes de loi n’ont pas été adoptés à temps. Souvent c’est urgent et l’économie ne peut pas attendre, d’où la nécessité d’avoir un système de fast-track avec l’ARP pour que le chef du gouvernement puisse décréter ces textes. Nous souhaitons qu’il y ait un plan d’urgence. Il faut simplifier la gestion à tout le monde car le pays a beaucoup d’enjeux et notre jeunesse attend. Peut-être que nous avons trop attendu. Et au lieu d’attendre, il faut que chacun de nous fasse sa part. Il faut que les choses aillent mieux dans les meilleurs délais et sans casser la machine, parce qu’il y a des équilibres à maintenir et des échéances électorales. Si nous oublions ces échéances et nos carrières, le pays se porterait très bien. 

Qu’est-ce que vous entendez par loi d’urgence économique ? 

Quand il y a une décision à prendre, le chef du gouvernement peut le faire dans la minute qui suit. Mais il faut que la loi lui donne cette possibilité, loi d’urgence économique, l’UTICA n’entrant pas dans les considérations politiques. Le privé a besoin de sécurité et de stabilité, quand il y a un conflit social, nous intervenons tout de suite. Mais des conflits apparaissent pour d’autres raisons qui peuvent être politiques, c’est inadmissible.

Etait-ce le cas lors des derniers événements ? 

Pour certaines régions, ça l’était mais pour l’UTICA il faut éviter ce genre de situations, heureusement entre temps, la situation s’est assainie. Toutefois, il y a des soulèvements dont on ne comprend pas les causes, ni la logique, ni le timing. D’ailleurs, pourquoi à chaque fois, les mois de décembre et de janvier sont-ils marqués par ce genre d’événements ?

Nous avons une responsabilité vis-à-vis de nos jeunes, nous avons trop promis et la machine ne nous a pas beaucoup aidés à réaliser leurs ambitions. Nous venons de terminer une tournée dans 24 régions dans le cadre de la préparation du 16ème congrès de l’UTICA et nous avons pu écouter des chefs d’entreprises, des personnes des métiers de l’artisanat et des services, notamment les transports de marchandises, qui souffrent. Ils ont peur pour leur pays mais craignent surtout pour leur survie économique. Dans les secteurs de l’artisanat beaucoup de personnes n’arrivent pas à atteindre le SMIG. Ce secteur a beaucoup souffert, parce qu’il a perdu sa clientèle touristique avec la situation en Libye mais surtout avec tout ce qui s’est passé à Sousse et au musée du Bardo. Nous avons des opérateurs qui sont en souffrance et nous n’avons pas le droit de les décevoir. Ils s’attendent à une solidarité de la part de leur Etat, gouvernement et responsables politiques. Nous avons eu tellement de chantiers et d’instabilité, que nous n’avons pas focalisé sur ces situations sociales. Dieu merci l’économie tunisienne a été résiliente.

Avec le déficit budgétaire actuel est-ce que nous allons toujours avoir cette résilience ?

Ce déficit nous vient d’opérations de gestion critique, les salaires du public qui ont été multipliés par trois entre 2011 et 2017, ce qui a provoqué un déficit abyssal des finances publiques au point où le FMI devait intervenir à chaque fois pour dire que la masse salariale est trop élevée.
Si l’Etat a pu multiplier les salaires par trois, il peut encore aider les opérateurs en souffrance. D’ailleurs, ces artisans dont j’ai parlés ne sont pas responsables de leur déconvenue, pas responsables de la révolution, ni des actes terroristes. Après, nous nous posons des questions sur le pourquoi des protestations. La réponse est que nous nous souvenons d’eux que pendant les élections. Il faut les aider. Les citoyens paient les impôts pour trouver un soutien le jour où ils en ont besoin.

L’UTICA s’est souvent plainte de ne pas être écoutée et a menacé d’utiliser d’autres moyens pour se faire entendre, comme de descendre dans la rue.

(Avec dérision). Mais nous sommes toujours dans la rue, nos commerces sont dans la rue, on se balade en pleine rue, nos transporteurs, nos taxis le sont aussi, en fait, nous ne sommes pas dans les salons. En post révolution, l’idée générale est que celui qui descend dans la rue obtient ce qu’il veut. Lors des réunions du conseil national, les artisans, les chefs d’entreprises et les membres des chambres syndicales nationales régionales, nous demandent de descendre dans la rue, parce que c’est le seul moyen de pression. Nous ne sommes pas forcément d’accord sur cette méthode. Nous espérons toujours avoir gain de cause par la concertation et la négociation. Nous utilisons les moyens légaux qui sont permis par notre constitution. Nous sommes une organisation syndicale patronale. Nous avons le droit de faire la grève et de fermer les entreprises, s’il n’y a pas d’écoute. Car nous n’avons pas le droit de travailler à perte. Nous sommes là pour produire, pour créer et non pas pour faire la grève. La preuve c’est que nous avons proposé de faire une grève générale contre la grève. La pire chose qui peut arriver à un industriel ou un commerçant, c’est d’être obligé de fermer son usine. Ce qui est plus grave encore serait de continuer à fonctionner à perte. 

Vous avez citez le secteur de l’artisanat, mais il y a d’autres secteurs qui sont sinistrés, comme le textile, le cuir et la chaussure ; l’UTICA n’a pas fait grand-chose pour les sauver et la FENATEX a même quitté l’organisation.

D’abord pour le textile et le cuir, nous avons piloté des plans de relance. Quant à la sortie de la Fenatex (Fédération syndicale du textile à l’Utica), cette menace a été faite dans un objectif politique dont on parlera peut-être un autre jour. En quoi l’UTICA est responsable, alors que nous sommes la première organisation à demander à protéger le pays des Etats qui font du dumping, dont la Turquie Depuis 2011, tous nos coûts ont explosé mais les opérateurs qui ont perdu des commandes dans le textile ne les ont pas perdues uniquement parce qu’il y a eu des augmentations de coûts, mais à cause d’une rupture de la chaine logistique, des problèmes au port de Rades et des retards d’approvisionnement sur le marché européen. Le glissement du dinar n’a pas contribué à améliorer les choses.

Qu’en est-il pour le cuir et la chaussure ?

Nous avons piloté un plan de sauvetage, mais c’est l’application qui n’était pas au rendez-vous.
Pour revenir encore au secteur textile, nous savons que nous allons perdre certaines filières mais que peut-on faire face à la concurrence chinoise ou turque où le textile bénéficient du soutien des pouvoirs en place, c’est pour cette raison que nous appelons à établir des barrières antidumping.
Leurs économies ne sont pas transparentes (emploi des enfants, subventions publiques, absence de politique sociale), alors qu’en Tunisie pendant très longtemps, nous n’avons pas fait de l’économie, mais du politique et du social, puisque l’attention des responsable est focalisée sur les échéances électorales. A mon avis, celui qui focalise sur sa carrière politique, doit quitter le gouvernement.

Vous connaissez mieux que d’autres la position de l’UGTT concernant cette question. Pour le syndicat, les entreprises publiques sont une ligne rouge ?

Si les entreprises publiques sont une ligne rouge, il ne faut pas imposer des impôts pour compenser les pertes. Moi aussi j’ai des lignes rouges. Ces entreprises demeurent une propriété de l’Etat, pas de problème, mais nous voulons une entreprise publique performante. Car si elle est déficitaire, c’est le contribuable qui le paye d’une façon ou d’une autre. Nous ne sommes pas pour la privatisation à tout prix surtout si la vente de l’entreprise ne réalise pas les objectifs escomptés mais il faut au moins les assainir car elles constituent une source de problèmes et d’imposition pour le secteur privé. Nous avons souvent discuté avec l’UGTT de cette question et je crois que sa position est en train d’évoluer.

Des négociations sociales devraient démarrer bientôt entre l’UTICA et l’UGTT ? Comment vous allez les aborder ? 

Je vais être franc. En général, nous ne sommes pas contre une augmentation, surtout quand elle est justifiée et associée à un gain de productivité et à une amélioration de la situation économique de l’entreprise. Mais si cette augmentation n’est pas justifiée par une hausse de productivité, met en péril la pérennité de l’entreprise et entraîne une augmentation des couts, nous la refusons. La réponse dépendra de la situation de chaque secteur. Dans ce cas précis il faut trouver une solution à travers des mesures administratives ou fiscales. En Tunisie, la pression sociale et fiscale est lourde et les mesures prises dans le cadre de la loi de finances constituent une surcharge pour l’entreprise. Aujourd’hui, les gens en ont marre. Ils sont fatigués.

Vous avez déclaré que l’UTICA ne rediscutera pas de la loi de finances 2018. Comment faire donc ? 

La loi de finances est décrétée, elle est applicable, mais le gouvernement doit prendre des mesures compensatoires. Chaque secteur va préparer ses doléances. Les mesures douanières et droits de consommation, imposés dans le cadre de cette loi peuvent donner lieu à des baisses de chiffres d’affaires et avantager le secteur informel. Nous espérons aussi que la conjoncture change et que le dinar s’améliore parce que l’entreprise a bien souffert de la dévaluation du dinar, celle-ci est une hécatombe pour l’entreprise, surtout celle qui importe une bonne partie de ses matières premières. Le dinar a perdu jusqu’à ce jour près de 30% de sa valeur. Cette perte s’est faîte du jour au lendemain. Morale de la situation, nous savons qui a payé la facture, c’est la Tunisie qui l’a payée et c’est un appauvrissement général du pays.

L’UTICA n’est pas autonome financièrement et compte sur les financements publics !

(En colère). Mais c’est notre argent, c’est une contribution sociale de 0,5% payée par les entreprises depuis les années 70 et qui s’élève à 60 milliards par an, d’ailleurs nous nous estimons lésés par les financements accordés par l’Etat.

Que compte faire l’UTICA vis-à-vis des hommes d’affaires qui s’approvisionnement de plus en plus en matières premières et autres auprès du marché parallèle et usent de ce moyen pour échapper à l’impôt ? 

Au lieu de le dire aux hommes d’affaires, je vais le dire aux responsables : si vous ne trouvez pas une solution à l’informel, de plus en plus d’opérateurs économiques vont passer dans l’informel puisque ils sont soumis à une forte pression fiscale. En dépit de la proportion importante de l’économie informelle (50 ou 54 % de l’économie), l’Etat continue à imposer les entreprises transparentes. Il faut mettre en place un environnement où toute pratique informelle est découragée et toute pratique formelle est encouragée et pas pénalisée, comme c’est le cas aujourd’hui.

L’Etat doit donner l’exemple en matière de bonne gouvernance et ne pas mettre sous pression fiscale les chefs d’entreprises pour combler les déficits des entreprises publiques. Nous leur avons soumis plusieurs propositions pour lutter contre l’informel, dont le changement des billets de banques pour réduire la liquidité qui circule hors du circuit bancaire. Nous avons également conseillé d’autoriser les Tunisiens à détenir des comptes en devises. Il s’agit également, de dresser des barrières tarifaires pas trop élevées pour tout produit entrant de l’étranger, particulièrement les produits dont on a besoin. Si on étudie bien la chose l’on trouvera que même l’informel a un coût d’environ 16% en pots-de-vin et autres, alors pourquoi ne pas soumettre ces produits dont nous avons besoin à une TVA de 16% pour limiter le commerce parallèle.

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Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a mis en exergue, lors de la clôture du Forum économique Tunisie-France, ce jeudi 1er février 2018, les progrès accomplis depuis le 14 janvier 2011. Il a mis en avant les avancées démocratiques qui font de la Tunisie un pays sûr sur lequel la France peut compter. Il a évoqué les réformes entreprises, parfois douloureuses pour les citoyens, mais dont le pays attend beaucoup en termes de retombées. Chahed a également évoqué d’autres grands chantiers du moment, essentiels pour l’économie du pays et son avenir. Il a parlé des sujets tels que le combat contre le commerce parallèle, la contrebande et un fléau contre lequel il a enregistré des succès notables mais qui est loin d’être terrassé : La corruption.

Le chef du gouvernement tunisien a conclu son discours par un appel à plus d’aide, de soutien, pour accompagner la Tunisie dans cette phase clé de son histoire…

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Alors que les mouvements de contestation se multiplient dans tout le pays contre les augmentations des prix et que des bandes suspectes sortent nuitamment, sous couvert de protestation, pour piller et détruire les biens publics et privés, le ministre du Commerce, Omar El Béhi, considère dans une interview accordée à l’Agence TAP que les récentes augmentations des prix sont “louables”, puisqu’elles visent à réduire les déficits commercial et budgétaire.
Il a rappelé que ces augmentations, qui ne concernent pas les produits subventionnés, “ont été largement discutées dans le cadre de la loi de finances 2018“. Une façon de mettre dans l’embarras le parti qui a voté le texte à l’ARP et le conteste dans la rue

Pourquoi le gouvernement a décidé ces augmentations au lieu d’entreprendre d’autres réformes ?

Depuis sept ans, on vit dans le même cercle vicieux, le pays souffre d’un déficit de la balance commerciale et d’un déficit budgétaire qui créent de l’inflation, aggravent l’endettement et provoquent la dépréciation du dinar. Pour arrêter cette spirale, on prévoit de baisser le déficit du budget à 4,9% en 2018 et 3% en 2020.
Le but est de rétablir les équilibres financiers du pays et de stabiliser le dinar. Nous devons augmenter les taxes pour pouvoir générer plus de ressources au profit de l’Etat. Le fardeau fiscal, qui ne concerne pas les produits de base, est partagé entre tous. Les catégories défavorisées ou la classe moyenne ne sont pas les seules à faire face à ces taxes, les entreprises sont également concernées par ces augmentations, cela veut dire que même la classe aisée est concernée par ces augmentations.

Les augmentations des prix, décidées dans le cadre de la loi des finances 2018, consistent en une augmentation de 1% de la TVA sur plusieurs produits dont les médicaments, la hausse du droit de consommation sur certains produits ainsi que des droits de Douane, surtout pour les produits de luxe.
Les objectifs du gouvernement sont également de limiter les importations et les contrôler, d’où le rétablissement des droits de douane sur les produits d’origine turque à hauteur de 90% des tarifs appliqués dans le régime commun, à partir du 1er janvier 2018.
N’oublions pas que les produits subventionnés ne sont pas concernés par ces augmentations. L’Etat supporte un coût de subvention de 3520 millions de dinars : 1570 MD de subventions des produits de base et un montant de 1500 MD pour les hydrocarbures et un autre de 450 MD pour le transport. Il y a aussi la subvention par l’Etat du sucre qui coûte 100 MD ainsi que celles de l’eau, de l’électricité… Comment un Etat libéral peut supporter un tel niveau de subventions ?

Pour faire baisser les prix pour le consommateur, on est également en train d’importer 2300 tonnes de viandes rouges qui sont vendues à des prix étudiés (17 dinars/kg).
En ce qui concerne les augmentations dans le secteur immobilier, l’instauration d’une TVA de 13% aidera à organiser davantage le secteur et aura réellement un impact de 3% sur le prix de l’immobilier.

Quelles sont les mesures prises par l’Etat pour faire face aux augmentations incontrôlées des prix ?

Ces augmentations sont accompagnées d’une intensification du contrôle des prix. Tout cas de dépassement doit être dénoncé. Les citoyens, les médias et les politiciens sont tous concernés et sont appelés à signaler les cas d’augmentations illégales et dénoncer chaque cas de dépassement, afin de limiter les cas d’augmentation illégale des prix.
L’Etat surveille la distribution de certains produits comme le sucre ou l’huile végétale. De grandes campagnes sont organisées dans les régions pour contrôler la distribution de ces produits. Nous procédons au contrôle continu de tous les produits, même de ceux importés et ce depuis la première ligne, par exemple dans les ports, dans le but de réguler l’importation.
Le but étant de limiter ces importations, surtout que le déficit avec certains pays comme la Turquie a atteint 1850 MD. Nous procédons aussi à l’attribution de certificat de vente libre et à l’augmentation des taxes douanières afin de pouvoir rationaliser les importations et protéger l’industrie locale.
La spéculation est le résultat du manque de la production ou de l’offre, mais l’Etat fait des efforts pour faire face à ce phénomène et intervient à chaque fois pour lutter contre ce fléau. C’est un travail de tous les jours pour le département.

Quelle solution a prévu l’Etat pour faire face au problème du commerce parallèle qui représente plus de 50% de l’économie nationale ?

L’Etat n’épargne aucun effort pour lutter contre ce fléau. Un nouveau décret gouvernemental relatif à la création des bureaux de change a été récemment promulgué, dans ce cadre, par le chef du gouvernement.
Cette mesure permettra l’orientation des opérations de change effectuées illégalement vers les circuits légaux, ainsi que de soutenir les efforts de l’Etat dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Un projet de loi relatif à l’amnistie de change est également proposé à l’ARP. Il est relatif à l’amnistie des infractions de change commises par les Tunisiens résidents à l’étranger.
Il faut créer des alternatives pour les personnes actives dans le secteur informel, la répression n’est pas la seule solution. Il faut les pousser à intégrer le secteur formel et ce en restreignant leurs activités, tout en leur offrant des incitations pour entrer dans la légalité.

L’Etat fait des efforts énormes pour assurer le contrôle économique des importations et aussi pour booster les exportations vu leur importance dans la lutte contre le chômage. Toutes les parties concernées sont appelées à combiner leurs efforts pour améliorer le secteur de l’exportation, essentiel pour la croissance économique du pays.
Au cours de la première réunion du Conseil supérieur de l’exportation, tenue récemment, sous la présidence du chef du gouvernement, Youssef Chahed, 20 mesures importantes en faveur de l’export ont été annoncées. Elles concernent essentiellement l’amélioration du climat général à l’export et l’élimination des obstacles auxquels sont confrontés les exportateurs, outre la mise en place d’un cadre général pour la réforme législative et administrative de l’activité d’exportation.
L’Etat a, ainsi, mis en place un plan qui vise à relever la valeur des exportation à plus de 50 milliards de dinars, d’ici 2020.

Comment évaluez-vous la situation actuelle de l’économie nationale ?

Des signes de reprise économique sont enregistrés, c’est ainsi que nous avons réalisé une croissance de près de 2% et une augmentation des exportations de 4% à prix constants et de 18% à prix courants, en 2017.
Pour l’avenir, l’Inflation étant liée à la dépréciation du dinar, il faut sortir de cette spirale, en maîtrisant les déficits budgétaire et commercial.

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L’Agence nationale de contrôle sanitaire et environnemental des produits (ANCSEP) a révélé que 125 produits chimiques notamment cancérogène se trouvent dans les composantes d’une gamme de produits de consommation tels que l’habillement, les produits plastiques de décoration, les chaussures, les jouets et les fournitures scolaires, a indiqué Foued Ajroudi, porte-parole de l’organisation Tunisienne pour informer le consommateur (OTIC).
Dans une interview accordée à l’Agence TAP, il a précisé que ces produits contiennent surtout des phtalates, des composés chimiques couramment utilisés comme plastifiants des matières plastiques, qui sont très agressifs et dangereux et ont des effets nocifs sur la santé du consommateur. Ces phtalates se trouvent dans les produits importés de Turquie, de Chine et des pays asiatiques et peut engendrer des maladies à court ou à long terme dont les allergies et le cancer.

La liste des produits qui contiennent ces phtalates est longue: jouets, vêtements, chaussures et baskets et fournitures scolaires. Le flux d’importation de ces produits de bas de gamme menace la santé du consommateur tunisien et l’économie du pays“.
Ces produits sont vendus surtout dans le commerce parallèle, qui constitue le défi majeur pour le pays, étant donné qu’il représente 54% de l’économie nationale. Cette situation ne peut résulter que d’un relâchement au niveau du contrôle surtout dans la première ligne (les services de douane aux aéroports, la garde douanière, les brigades de contrôle économique…)“, a t-il relevé.
L’organisation a demandé au gouvernement de faire preuve davantage de vigilance pour lutter contre l’importation anarchique de ces produits, surtout des pays asiatiques, afin de garantir la sécurité du consommateur tunisien. Il faut freiner le flux des produits turcs et chinois et renforcer le contrôle technique à l’importation de la part des ministères et autorités concernés“.

Et d’ajouter : “la Tunisie doit protéger le consommateur tunisien des dangers et risques découlant des produits importés des pays asiatiques qui peuvent menacer sa santé, mais aussi freiner cette importation massive qui a un impact négatif sur l’économie tunisienne ainsi qu’adopter les normes européennes de qualité“, affirmant que si la Tunisie applique ces recommandations, “elle peut arrêter jusqu’à 70% de ces importations anarchiques“.

L’OTIC a exprimé sa préoccupation concernant le retard de la concrétisation de la décision gouvernementale relative au renforcement du contrôle technique à l’importation par les ministères concernés pour empêcher l’entrée des produits de bas de gamme et de qualité médiocre, présentant des risques pour la santé sur les consommateurs.
Bien que l’organisation ait loué les mesures gouvernementales prises en vue de freiner les importations des produits de consommation de certains pays, via l’augmentation de la pression fiscale et l’adoption du système des cahiers des charges, elle considère que l’Etat doit encore renforcer davantage le contrôle des importations et surtout celui de la qualité.

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La prolifération du phénomène de contrebande a rang de souci majeur pour toutes les parties intervenantes lesquelles s’emploient à y faire face du mieux qu’elles peuvent. Un gros souci dans la mesure où ce phénomène ne cesse d’empirer et de prendre des proportions extrêmement préoccupantes, présentant de réels dangers pour l’économie et la sécurité du pays.

Selon une récente étude élaborée par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), la contrebande et le commerce parallèle en Tunisie figurent parmi les grands dangers qui pèsent lourdement sur la stabilité et l’économie du pays.

Plus de 77 % des Tunisiens achètent des produits issus de l’économie parallèle. Cette dernière représente 15 à 20% du produit intérieur brut (PIB), emploie 30% de la main d’œuvre non-agricole.

Toujours selon l’ITES, 76,8% des importations de la Libye se font à travers les circuits parallèles, le flux des individus ayant traversé la frontière tuniso-libyenne a été multiplié par six en 2011.

5015 affaires de contrebande ont été enregistrées durant les 10 premiers mois de 2017

Selon des données récemment dévoilées par les services de la douane tunisienne, 5015 affaires douanières totalisant une valeur de 270 millions de dinars ont été recensées durant les 10 premiers mois de l’année en cours dans le cadre de la lutte contre la contrebande.

La même source a révélé que durant la même période, il y a eu 538 affaires dans le cadre de la lutte contre la contrebande et le blanchiment d’argent d’une valeur de 1000 millions de dinars.

Les services et les mécanismes du contrôle douaniers s’emploient quotidiennement à relever les infractions relatives à la contrebande et au blanchiment d’argent, dans l’objectif d’instaurer une justice douanière et de limiter les effets de la contrebande sur l’économie nationale.

Force est cependant de constater que lutter contre ce fléau demande beaucoup plus d’efforts qu’auparavant, il faut que tous les ministères collaborent pour limiter les exportations illégales lesquelles sous-couvert de soulager le porte-monnaie du citoyen détruisent l’économie du pays à petit feu !

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La présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, a indiqué que “l’intégration du secteur informel dans l’économie organisée, le retrait du billet de 50 dinars et la restructuration du port de Radès sont des mesures de nature à fournir à l’Etat des ressources additionnelles lui permettant de ne pas doubler les charges des entreprises organisées”.
Elle a précisé dans une interview accordée à l’Agence TAP que “le relèvement du niveau de l’investissement privé nécessite la réalisation de la stabilité fiscale, la garantie de nouvelles incitations pour l’entreprise notamment au niveau de l’exportation et la préparation d’un environnement propice à l’investissement notamment dans les régions intérieures”.

Pour Bouchamaoui, il faut que l’Etat soit aujourd’hui, la locomotive de l’investissement dans les régions, à travers la mise en place de l’infrastructure nécessaire et l’octroi aux investisseurs des facilités nécessaires.
Nécessité d’intégrer près d’un million de Tunisiens actifs dans l’informel
Elle a fait savoir qu’un million de tunisiens travaillent dans le secteur de l’informel, selon les statistiques publiées par les Nations Unies en 2015, appelant le gouvernement à mettre en place un programme de deux à cinq ans, pour l’intégration de ces derniers dans le secteur organisé, ce qui va générer des ressources additionnelles pour l’Etat, par le biais des contributions sociales et le paiement de l’impôt sur le revenu.

Elle a encore préconisé le retrait du billet de 50 dinars estimant que cela permettra de dévoiler les fraudeurs et les contrebandiers qui travaillent essentiellement, avec ce billet.
La BCT avait révélé récemment le niveau élevé des transactions effectuées en liquide dans le pays, appelant à prendre des mesures pour en finir avec opérations en argent liquide qui atteignent annuellement, selon les statistiques, 11 milliards de dinars au moment les banques tunisiennes connaissent un manque de liquidité équivalent à 9 milliards de dinars”.

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«Des gangs de contrebande et des politiciens sont derrière la propagation du phénomène du commerce parallèle en Tunisie. Ils ne respectent pas la loi et œuvrent pour installer le chaos dans l’ensemble du pays», a fait savoir le gouverneur de Tunis, Omar Mansour, dans une interview exclusive accordée ce mercredi 13 septembre à Africainmanager.

Il a, dans ce contexte, précisé que ces personnes exercent leurs activités de manière illégale et sont à l’origine de la propagation de plusieurs types de crimes comme le blanchiment d’argent, le commerce de la drogue…

Et d’ajouter que ces « gangs » ont incité les commerçants à ne plus respecter la loi et à s’asseoir sur  les procédures qui ont été récemment mises en place par les autorités pour l’aménagement d’espaces dédiés aux commerçants ambulants.

Sur un autre volet, Mansour a annoncé le démarrage prochainement des campagnes de contrôle dans l’ensemble des parkings de la capitale. Il a précisé que l’objectif est de trouver des solutions pour mettre les parkings publics et privés sous la coupe de l’État. 

Il a par ailleurs ajouté que ces campagnes seront lancées à travers des opérations d’inventaire pour pouvoir les recenser, avant de passer à la phase de réglementation.

Le gouverneur de Tunis a souligné l’importance de ces campagnes de contrôle, sachant que le nombre de ces parkings a explosé dernièrement de manière anarchique. Plusieurs personnes ont déposé des plaintes contre des dépassements commis par des gens qui obligent les automobilistes à payer pour soi-disant veiller sur leurs véhicules.

On rappelle que les unités de la police municipale de Tunis et les agents de la protection civile avaient procédé le mois de juin dernier à l’élimination totale des étals anarchiques au centre-ville. Environ 100 agents de la municipalité avaient mobilisé 20 camions et 28 tractopelles, avec à leur tête le gouverneur de Tunis, ont démoli les étals anarchiques qui peuplaient la rue Belhassen, Ben Jrad, Beb Khadhra, Lafayette, Sidi Bechir, Passage, rue de Jazira, cité Ennasr, Sidi Boumandil, rue de la commission et à la Kherba au centre-ville.

En collaboration avec d’autres municipalités, la municipalité de Tunis avait également mis à la disposition des commerçants 5 endroits où ils pourront écouler leurs marchandises : 2 à la rue Monji Slim, 1 à Sidi Bechir, 1 à la Kherba et 1 à la rue Belhassen Ben Jrad à Beb Khadhra.

 

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Au cours d’une patrouille de sécurité de routine aux abords de la ville de Sidi Amor Bou Hajla, la police a intercepté, mardi soir, un camion chargé de carburant de contrebande.

Le camion en question transportait 2480 litres d’essence en provenance de Libye et répartis dans 124 jerricanes, destinés à la contrebande.

Le camion et la marchandise ont été saisis et une enquête est actuellement en cours sur cette affaire.

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Selon l’agence TAP qui cite une source sécuritaire, les brigades des frontières terrestres de la Garde nationale de Tamaghza, (gouvernorat de Tozeur), ont intercepté, dans la nuit du mercredi à jeudi 9 juin 2016, deux voitures 4X4 à Ermitha, située à 700 m des frontières Tuniso-Algérienne, avec deux Algériens et un Libyen à bord.

Selon la même source, les présumés contrebandiers avaient l’intention de se rendre illégalement en Algérie, pour écouler les deux luxueuses voitures.

Lors de l’interrogatoire, les prévenus ont avoué, ajoute la source, faire partie d’un réseau international de trafic de voitures de luxe, actif entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye.

Les 2 véhicules ont été saisis et les trois individus arrêtés et transférés à la brigade de recherches et d’investigations de la Garde nationale de Tozeur.

 

 

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En plus d’une situation politique aigrie, la situation économique et sociale reste pesante sur le potentiel des entreprises.

En Tunisie, la conjoncture résultant de facteurs endogènes et exogènes est difficile.  le climat des affaires n’est pas plus favorable : Instabilité sécuritaire, contrebande, économie informelle, corruption gangreneuse, l’absence de réactivité de l’administration tunisienne outre la qualité insuffisante de ses services et enfin une situation sociale dominée par des pressions syndicales.

En plus de cette situation politique, la situation économique et sociale reste pesante sur le potentiel des entreprises.

Tel est le triste fait par le Conseil de l’Ordre des Experts comptables de Tunisie qui a tenu, la semaine dernière à Tunis, son 32ème Congrès international, sur la thématique « Performance de l’entreprise en temps de crise » autour de laquelle ont porté les débats.

Dans ce contexte, La radio RTCI a invité, mardi 1er juin 2016, Jamel Sassi, membre du Conseil de l’Ordre des Experts comptables de Tunisie, pour mieux développer cette thématique.

« En effet, l’entreprise tunisienne vit actuellement dans un environnement qui n’est pas du tout favorable, sachant que l’économie tunisienne est entrée ces dernières années dans l’ère de toutes les incertitudes. Donc une période post-révolution dominée par des difficultés économiques à tous les niveaux parallèlement aux nouvelles turbulences internationales qui sont liées entre autres au déséquilibre dans la mondialisation, face auxquelles notre pays se trouve vulnérable.

Compte tenu de cet environnement, l’Ordre des Experts-comptables a, justement choisi un thème qui tout à fait au cœur des préoccupations des décideurs économiques, des professionnels et des chefs d’entreprises, à savoir : « La performance des entreprises en période de crise ».

Ce thème, englobe-t-il l’entreprise publique et l’entreprise privée ou seulement l’une d’elle ?

Nous sommes partis d’un diagnostic objectif de la situation des entreprises tunisiennes post révolution, toutes catégories confondues. Nous avons essayé de porter notre contribution à la relance économique en général par un axe micro-économique qui est l’entreprise dans les secteurs public et privé.

Le programme que nous avons associé au thème de cette manifestation a couvert les volets les plus importants susceptibles de donner des réponses à la problématique clairement posée : « Peut-on être performant en période de crise ? »

Déjà être performant en temps normal, c’est déjà un acquis ; mais en temps de crise comment peut-on l’être ? à cet égard nous avons abordé le secteur privé et le secteur public.

A la question de savoir quel est le secteur le plus touché par la crise, l’Expert-comptable a expliqué que les difficultés sont communes aussi bien dans le secteur public que privé. Les deux entreprises subissent le même environnement défavorable. Toutes deux ont un manque de moyens pour pouvoir se développer.

Mais l’entreprise publique a une spécificité, à savoir qu’elle exerce un service public. Elle a la contrainte de service public, elle a également la contrainte de la règlementation qu’elle doit respecter dans le cadre de cet environnement. Si le gestionnaire privé a la possibilité d’apporter des ajustements et des techniques qu’il peut développer au sein de son entreprise, pour l’entreprise publique il y a des règles rigides et des contraintes doubles qui entravent la marche de nos entreprises publiques. »

 

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Comme il fallait s’y attendre, à l’occasion du Mois saint, les marchands de contrebande de pétards et de feux d’artifices font leur apparition.

En cette circonstance, les différentes brigades de la gendarmerie et de la douane se sont déjà préparées pour y faire face.

C’est ainsi que, lors des différentes opérations menées une brigade douanière de Gabes, soutenus par une brigade relevant du district de la garde nationale, ce lundi 30 mai 2016, une importante quantité de pétards estimée à 450 mille dinars a été saisie.

Le camion a été également a fait l’objet d’une saisie saisi, tandis que le chauffeur aurait pris la fuite, selon Shems Fm et serait activement recherché par la brigade de la garde nationale.

Les commerçant de Tunis souffrent du commerce parallèle et informel et des vendeurs à la sauvette et appellent le gouvernement à intervenir.

L’union régionale de l’UTICA de Tunis organise à partir de demain une manifestation devant le palais du gouvernement à la kasbah pour protester contre le phénomène du commerce parallèle. Un fléau qui envahit la capitale depuis des années.

Le président de l’union régionale de l’UTICA de Tunis, Abdelmonem Fitouri   a déclaré, lundi 23 mai 2016, à la radio RTCI :

« La prolifération d’une façon fulgurante du commerce parallèle qui s’est installé dans chaque coin et dans chaque rue de la Capitale a causé un problème énorme au centre-ville.

Pour cette raison, l’Union régionale de l’UTICA et le Bureau exécutif ont décidé dd’observer, demain, une journée de sensibilisation et une manifestation et une fermeture de certaines rues qui souffrent de cette situation, telle que celle de l’Avenue Habib Bourguiba, les souks du Centre-ville.

Au cas où nous ne parviendrons pas à résoudre ces problèmes, l’Union régionale de Tunis a décidé de faire une fermeture totale de toutes les boutiques de la Capitale, pour une journée entière. »

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« L’investissement dans les grands centres commerciaux, c’est l’un des mécanismes conçus pour organiser les circuits de distribution en Tunisie aux fins de la stabilité des prix, l’organisation de l’approvisionnement, la réduction du commerce parallèle », a déclaré jeudi le ministre du Commerce, Mohsen Hassen à Africanmanager, ajoutant  que la superficie des grands espaces commerciaux est de l’ordre de 20%  contre  80%  pour les circuits traditionnels. C’est d’ailleurs le contraire en Europe, a-t-il noté.

« Aujourd’hui,  nous avons une grande opportunité pour  développer l’investissement dans  les grands espaces commerciaux. De récentes études relèvent que ce genre d’investissement n’a aucun impact négatif sur les petits commerces. Nous avons reçu 13 demandes d’autorisation pour la construction  d’espaces commerciaux sur tout le territoire tunisien. Nous avons accepté sept demandes, permettant aux  investisseurs concernés de commercer bientôt les travaux de leur projet,  et prochainement nous étudions les autres demandes.» a assuré le ministre du Commercedans une interview exclusive accordée , ce jeudi 12 mai 2016, à Africanmanager.

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La Tunisie fait face, de nos jours, à un danger réel sous la forme d’une prolifération de la contrebande. En l’absence de mesures ou stratégie globale, le phénomène de la contrebande continue de prendre de l’ampleur, malgré les efforts déployés par les brigades des douanes pour lutter contre ce phénomène.

Dans une déclaration à Africanmanager, l’expert économique Ridha Chkondali a affirmé que depuis des années le phénomène de la contrebande pèse énormément sur l’économie tunisienne. Il a affirmé qu’«à moyen terme la création d’une zone franche à Ben Guerdane résoudra l’épineux problème de la contrebande. Ce projet régional structurant est susceptible de focaliser et d’attirer les investisseurs et les activités commerciales et de logistique grâce à la proximité de la frontière libyenne. Et à long terme, la création d’une Union Maghrébine Arabe ( UMA) pourrait  éradiquer la contrebande car l’approche sécuritaire visant la lutte contre ce fléau ne demeure pas très efficace», a-t-il dit.

Il a, en outre, souligné que la situation économique en Tunisie reste toujours précaire, accusant “les gouvernements qui se sont succédé depuis la Révolution de ne pas résoudre les problèmes économiques du pays qui ne cessent de s’aggraver ».

On rappelle également que le chef du gouvernement, Habib Essid, a récemment annoncé lors d’une conférence donnée le 7 avril 2016 à l’Institut de la Défense nationale que le gouvernement tunisien avait lancé une série de mesures visant la lutte contre le terrorisme et la contrebande. Selon lui,  parmi les moyens qui ont été mis en place il y a la création de zones de libre-échange sur les frontières et la mise en place de projets générateurs de postes d’emploi dans les zones frontières.

La contrebande engendre des pertes de 1,2 milliard de dinars pour l’Etat

La présidence du gouvernement avait annoncé en 2015 que le phénomène de la contrebande et du commerce informel engendrent pour l’État des pertes de 1,2 milliard de dinars dont 500 millions de dinars en taxes douanières.

Le volume des échanges transfrontaliers illégaux avec la Libye et l’Algérie a dépassé 1,8 milliard de dinars, précise un communiqué publié, lundi dernier, par la présidence du gouvernement. Le volume du commerce parallèle avec la Libye a atteint plus de la moitié des échanges légaux. Avec l’Algérie, le commerce parallèle a atteint le même niveau des échanges légaux (dont 60% pour le commerce des hydrocarbures), souligne la même source.

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1 million et cinq cent mille dinars seront décaissés par le gouvernement pour améliorer le quotidien des habitants de la région de Dhehiba, dans le gouvernorat de Tataouine, selon Mosaïque FM.
Cette cagnotte fait partie du dispositif de soutien des zones frontalières pour inciter les jeunes à tourner le dos au commerce parallèle.

Reste maintenant à en mesurer l’efficacité sur le terrain quand on sait que le laisser-aller qui prévaut dans ces régions depuis des années permet aux contrebandiers de se constituer de vrais pactoles. Les sous du gouvernement c’est du menu fretin à côté des retombées du commerce frauduleux…

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Le ministère du Commerce a lancé, mercredi à Nabeul une campagne nationale de lutte contre l’installation anarchique et le commerce parallèle. Prennent part à cette campagne, des équipes de contrôle économique à Nabeul accompagnées par 20 équipes de contrôle des gouvernorats de Ben Arous, Sousse, Zaghouan, Ariana, Manouba, Tunis, Kairouan, Mahdia et Monastir aux côtés de groupes de la direction des enquêtes économiques. Mohsen Hassan, ministre du Commerce a indiqué que cette campagne vient concrétiser les engagements du département pour lutter contre le commerce parallèle, d’autant plus que 50% des produits frais en particulier les légumes et fruits sont commercialisés via les circuits parallèles. “Ceci présente un risque majeur pour la santé des citoyen et des impacts néfastes sur les prix et la régularité de l’approvisionnement des marchés”, a-t-il dit.
L’objectif recherché est de réduire à 20% le taux du commerce parallèle avant 2020 contre 50% actuellement. La réalisation de cet objectif nécessite un surcroît d’efforts de contrôle et la coordination de tous les intervenants (structures de sécurité, de l’agriculture, de santé et de la douane).
Il a annoncé, à cette occasion le démarrage, bientôt, d’une étude pour l’installation à Nabeul d’un marché des agrumes.

TAP

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