Taboubi a eu “ce qu’il voulait”, et il revient dès juillet !

Taboubi a eu “ce qu’il voulait”, et il revient dès juillet !

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La commission Administrative Nationale de l’Union Générale tunisienne du travail (UGTT) a approuvé, jeudi, un projet d’accord entre le gouvernement et la centrale syndicale sur les majorations salariales dans la fonction publique, qui prévoit une augmentation sur deux ans (2018 et 2019), du même ordre que celle du secteur public.

Les majorations salariales varient entre 170 dinars et 180 dinars pour les cadres, et entre 135 dinars et 155 dinars pour les ouvriers, et ce, sur deux tranches. La reprise des négociations est prévue pour le 31 juillet 2019 et servira à examiner la troisième tranche de l’augmentation des salaires dans la fonction publique“, a déclaré à la TAP, Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT.

Il a expliqué que l’UGTT “œuvrera à obtenir une majoration salariale spécifique pour les médecins de la santé publique, les professeurs universitaires et les ingénieurs de la fonction publique, à la faveur d’un nouveau round de négociations avec le gouvernement, et ce, afin de hisser le niveau de vie de ces catégories qui constituent l’épine dorsale du pays et se doivent d’être inclus dans les choix stratégiques de l’Etat“.

Taboubi a indiqué qu’en parallèle, le bureau exécutif de l’UGTT est parvenue à un accord sur l’augmentation des salaires des enseignants de l’enseignement secondaire, indiquant que la Commission Administrative Sectorielle de l’enseignement secondaire devrait approuver le projet de l’accord, demain vendredi.

Selon Taboubi, “cette crise est l’une des crises les plus ardues que le pays a traversée, néanmoins, les solutions demeurent toujours possibles grâce au dialogue“.

Notons, pour un petit rappel du bref historique de ces négociations, que l’UGTT demandait nettement plus que ce qu’elle a fini par avoir. Rappelons, juste pour l’exemple, que Taboubi revendiquait un accord similaire à celui signé par Habib Essid avec Houcine Abassi et qu’il avait un temps même refusé le recours au crédit d’impôt. Ce qu’il voulait au début des négociations, c’était un volume d’augmentations salariales qui approchait les 2 Milliards DT. La raison l’emportera en fin de compte pour un accord qui pèsera nettement moins sur la masse salariale globale et sur les finances de l’Etat.

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