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Abou essaoud Lahmidi

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La marche nationale et internationale contre le terrorisme

La marche nationale et internationale contre le terrorisme, organisée dimanche, a bien réussi. Les observateurs ont expliqué ce succès par le souci des participants de manifester dans la modestie et l’anonymat. Ces manifestants voulaient passer un seul message indiquant que le pays est uni dans son combat contre le terrorisme.

Ce constat fait voler en éclats un des principaux arguments invoqués par le Front Populaire (FP) pour ne pas s’associer à la marche. Il voulait, justement, que chaque formation politique mette en avant ses slogans propres, ce qui aurait amené à des querelles et abouti à l’échec de la manifestation.

Il faut reconnaître que cet argument n’était pas le seul à être avancé par le FP pour ne pas participer à la marche républicaine contre le terrorisme. Mohamed Jmour, membre de la direction du FP, a affirmé que sa formation refuse de manifester côte à côte avec les parties de la troïka « impliquées dans le terrorisme » et qui ont facilité sa prolifération. Mais il y ajoute un argument bizarre. Il s’agit du refus du FP de manifester aux côtés des leaders français qui ne sont toujours pas excusés aux Tunisiens pour tout le tort qu’ils leur ont fait subir durant la période du protectorat.

Hamma Hammami avance des arguments similaires, mais il donne l’impression de les développer. Ne pouvant cacher sa gêne envers l’incompréhension de l’opinion publique des positions du FP, et l’accumulation des malentendus sur plusieurs sujets, le porte-parole officiel du FP appelle, d’abord les Tunisiens à comprendre la position du FP, qui a décidé de boycotter la marche. Et tout en tenant à cette position, il rappelle que les parties politiques aux côtés desquelles sa formation est appelée à manifester ont soutenu le terrorisme en Tunisie et participé aux assassinats politiques contre Chokri Belaid et Mohamed Brahmi. Il en conclut que cette manifestation n’est qu’une « marche hypocrite où feront bon ménage victimes et bourreaux ». Il nuance toujours son propos, en soulignant que cela ne signifie guère que le Front est contre l’unité nationale, et qu’il importe en tout premier lieu de demander des comptes à ceux qui sont impliqués dans la prolifération du terrorisme avant de parler de réconciliation nationale.

Il évoque la duplicité des leaders internationaux qui soutiennent les terroristes dans des certains pays (en Syrie) et les stigmatisent sous d’autres cieux (Tunisie).

Ce qui peut être relevé, c’est que le FP s’est accommodé, ces derniers temps, d’un radicalisme et d’un refus de se mêler à toute initiative politique qui vient des autres partis politiques, surtout que par malheur, il n’a en face de lui que des formations « de droite », « du centre » ou bien liées à un courant religieux ou simplement ayant un rapport avec l’ancien régime.

En refusant de participer à la marche républicaine du dimanche 29 mars 2015, le FP commet un nouveau ratage. Cette position n’a pas étonné, car elle s’inscrit dans la même lignée des autres précédentes. Au deuxième tour des présidentielles, le FP a laissé la liberté de choix de vote à ses électeurs et militants, dans le cadre d’un étrange : « NI NI ». Le FP , et dans un souci de nuance, a appelé à barrer la route au candidat du mouvement islamiste d’Ennahdha sans le citer (mais qui, en fait, n’était autre que Moncef Marzouki), et annoncé qu’il ne pouvait soutenir la candidature de Béji Caïd Essebsi , vu que sa formation politique rassemble beaucoup de « personnes ayant fait partie de l’ancien régime », ce qui pourrait compromettre l’avancée de plusieurs dossiers vitaux pour le FP, comme celui des assassinats politiques et de la justice sociale. De surcroît, NidaaTounes n’avait toujours pas, selon le FP, clarifié sa politique vis-à-vis d’Ennahdha.

Quelques semaines plus tard, le FP décline l’offre de participer au gouvernement, et sa position négative vis-à-vis d’une composition qui comprenait beaucoup de figures de la gauche tunisienne, sans aucun islamiste, pousse Habib Essid, dans le but d’élargir la base parlementaire de son équipe, à une alliance avec Ennahdha.

Et le FP, qui n’arrive plus à trouver les termes de l’équation qui lui permettent de valoriser son statut de troisième force du pays, ni à bien se positionner pour faire l’arbitre entre les forces au sein du parlement, choisit de faire cavalier seul.

Déjà, au moment où le peuple tunisien était sous le choc de l’opération terroriste du Bardo, le porte-parole officiel du FP, Hamma Hammami, évoque le problème de la dette du pays et demande aux créanciers de laTunisie de l’annuler. Et au moment où le peuple a manifesté son union et affiché sa volonté de faire une marche pour stigmatiser le terrorisme, le FP annonce qu’il ne s’y associe pas.

On peut toujours rappeler aux militants du FP que la pureté idéologique dont ils se réclament ne peut avoir de valeur que dans la lutte quotidienne avec et contre les forces de droite, centristes et modérées et en mettant en valeur et en développant les thèses révolutionnaires qui les motivent. Au lieu de cela, les dirigeants (et peut-être les militants) du FP ont malheureusement choisi une autre démarche qui assimile la compromission politique à une maladie de la peau qui peut être contractée par le contact physique des formations politiques honnies et vilipendées.

Ils peuvent se prévaloir d’une vision plus claire que les autres, d’une certaine cohérence dans les idées que leurs concurrents n’ont pas forcément, mais ils ne doivent oublier que le poids des formations politiques est déterminé par les urnes. Or, eux, ils n’ont recueilli que 15 députés sur un total de 217.

Aboussaoud Hmidi

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La Tunisie n'est pas seule dans sa lutte contre le terrorisme et cette présence massive le confirme

“La Tunisie n’est pas seule dans sa lutte contre le terrorisme et cette présence massive le confirme”, a déclaré le président de la république, Béji Caid Essebsi (BCE), lors de la manifestation républicaine contre le terrorisme organisée dimanche au Bardo. BCE a exprimé ses remerciements aux présidents des pays, aux chefs des gouvernements et aux ministres des pays frères et amis, venus soutenir la Tunisie et assister à cette marche.

Le chef de l’Etat a loué la position du président français, François Hollande “qui était le premier à présenter ses condoléances à la Tunisie, suite à l’attaque terroriste survenue au musée de Bardo”, saluant les présidents de la Pologne, du Gabon, de Palestine, le chef du gouvernement italien, les délégations algérienne, marocaine, turque, émiratie et celles représentant d’autres pays du monde pour leur participation à cette marche.

Le président de la République a appelé les amis de la Tunisie à travers le monde à continuer à lutter contre le terrorisme, soulignant que le peuple tunisien “ne cèdera pas et restera solidaire dans sa lutte contre le terrorisme”.

Ces propos s’accordent bien avec l’élan mobilisateur autour du Palais du Bardo, illustré par le rassemblement de dizaines de milliers de Tunisiens venus de toutes les régions pour exprimer leur réprobation du terrorisme et leur détermination à l’extirper du pays. Ils se sont rassemblés depuis le matin et ont manifesté de la place Bab Saadoun à la place du Bardo, dans une absence qui rappelle le sit-in Errahil de l’été 2013.

Le moral des manifestants était très élevé, surtout après les informations publiées la veille et portant sur la mort de plusieurs dirigeants des Brigades Okba Ibn Nafii qui étaient derrière les attentats et des assassinats perpétrés depuis 2013 en Tunisie et dont la dernière en date était l’attaque du Bardo, le 18 mars 2015.

La mort de l’Algérien Lokman Abou Sakhr émir de ces brigades annoncée dimanche matin de la région de Gafsa, a été pour beaucoup dans l’ambiance positive qui se faisait sentir tout au long de la marche.

De Bab Saadoun à la place du Bardo, on ne voyait que les drapeaux tunisiens et les banderoles qui stigmatisaient le terrorisme et affichaient la détermination d’en venir à bout. Ces drapeaux et banderoles étaient portés par des dizaines de milliers de manifestants. A l’arrivée au Bardo, les slogans qui mettent en avant l’unité du peuple contre le terrorisme et la détermination du pays à extirper ce fléau, sont scandés par la foule. Et chaque petit groupe, à son arrivée à la place du Bardo entonne l’hymne national qui consacre la fin de la marche.

Ce qui était remarquable, c’est que les manifestants n’ont cherché à aucun moment à afficher leur appartenance politique ou leurs préférences idéologiques, donnant la preuve qu’ils ont préféré montrer, dans la modestie et l’anonymat, qu’ils sont unis comme un seul homme contre le terrorisme.

Dans l’après-midi, la marche internationale contre le terrorisme, dans aspect officiel, a pris fin devant le Musée du Bardo, où a eu lieu l’attaque terroriste du 18 mars 2015, qui a fait 23 morts, dont 20 touristes de différentes nationalités.

Le président de la République, était à la tête du cortège accompagné par le président de la République française, François Hollande, le Premier ministre italien, Matteo Renzi, et les autres présidents et représentants des pays-frères et amis, pour inaugurer la stèle déposée devant le musée en hommage aux victimes de cet attentat.

Les personnalités officielles qui ont participé à la marche ont déposé des gerbes de fleurs, devant la stèle comportant les noms des disparus, et observé une minute de silence.

Aux premiers rangs de la manifestation, se trouvaient des dirigeants de partis politiques, des représentants d’instances nationales, de structures professionnelles et de la société civile.

En marge de la marche internationale conter le terrorisme, le président Français François Hollande, a souligné, que le peuple français soutient le peuple tunisien dans sa lutte contre le terrorisme.

Le ministre fédéral allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, a indiqué que l’attaque terroriste contre le musée du Bardo, est un crime odieux qui menace la paix internationale.

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En réaction à la prise de la capitale Sanaa

En réaction à la prise de la capitale Sanaa, et à la menace d’envahir le sud du pays par des miliciens houthis, l’Arabie saoudite a lancé, dans la nuit de mercredi à jeudi (25-26 mars) une intervention militaire à la tête d’une coalition de dix pays (l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, Bahreïn, les Emirats arabes unis, l’Egypte, le Maroc, la Jordanie, le Soudan et le Pakistan).

L’opération militaire vise à faire reculer les miliciens houthis qui se rapprochent de Aden et à défendre le président yéménite, qui s’est replié à la capitale du sud, après la prise de la capitale Sanaa en février.

Les Houthis soupçonnés de liens avec l’Iran chiite et leurs alliés(essentiellement l’ex-président Ali Abdallah Saleh)se sont emparés mercredi de l’aéroport international d’Aden.

Les opérations se limitent pour le moment à des frappes aériennes sur différentes cibles au Yémen, essentiellement à Sanaa, mais d’autres forces militaires sont mobilisées et la coalition «fera tout ce qu’il faudra», a indiqué l’Ambassadeur de l’Arabie Saoudite à Washington.

Les Etats-Unis qui ne participent pas à l’opération militaire, ont été informés, et apportent un soutien en logistique et en renseignement à l’opération.

Pour sa part, l’Arabie saoudite qui mène l’opération, contribue à hauteur de 100 avions de guerre et de 150.000 soldats à l’opération militaire. L’offensive réunit aussi des avions de l’Egypte, du Maroc, de Jordanie, du Soudan, du Koweït, des Emirats arabes unis, du Qatar et du Bahreïn, précise la chaîne de télévision Al Arabiya. La même source indique que l’Egypte, le Pakistan, la Jordanie et le Soudan sont prêts à participer à l’offensive terroriste.

Après avoir dénoncé un «coup d’Etat» des Houthis, Hadi avait confirmé, dès mardi avoir sollicité une intervention militaire des pays du golfe et exhorté l’ONU à adopter une «résolution contraignante» pour arrêter l’avancée rebelle.

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Dans une interview accordée au magazine français Paris Match

Dans une interview accordée au magazine français Paris Match, Béji Caïd Essebsi(BCE) a indiqué que les forces de sécurité n’étaient « visiblement pas assez à leur garde », après les attentats liés à Daech en France( attaque contre le journal Charlie Hébdo, le 7 janvier 2015), et au Danemark (le 15 février2015).BCE, qui a relevé qu’il y a eu des défaillances lors de l’attaque du Bardo, a cependant souligné que les forces de sécurité ont bien réagi.« Nos services de sécurité ont été très efficaces pour terminer rapidement l’attaque au Bardo, évitant certainement des dizaines de morts supplémentaires si les terroristes avaient pu déclencher leurs ceintures d’explosifs ». Il a expliqué qu’en amont « la police et le renseignement n’ont pas été assez systématiques pour assurer la sécurité du musée ». Remontant dans le passé, il a affirmé que l’administration tunisienne a été affaiblie et désorganisée par quatre années de mauvaise gouvernance depuis la Révolution, avant d’ajouter : « Mais nous sommes en train de nous ressaisir. Les réformes vont être très rapides, nous allons mettre les bouchées doubles ».

Dans l’interview, mise en ligne en partie sur le site internet de Paris Match et qui paraîtra en intégralité, accompagnée de reportages en Tunisie dans le magazine jeudi, BCE a rappelé pour expliquer l’émergence du phénomène djihadiste en Tunisie, que ces dernières années, un vrai laxisme des autorités, notamment sous le gouvernement des islamistes, a été remarqué. Ce laxisme, déclare-t-il, s’est accompagné d’une situation économique et sociale dramatique qui a touché surtout les jeunes et d’une guerre civile aux frontières de la Tunisie, en Libye, où plusieurs factions lourdement armées ont fait allégeance à Daech.

La ruée des jeunes vers le djihad répond à un état d’esprit qui prévaut chez cette catégorie de la population. «Dans la jeunesse désœuvrée, souvent désespérée, l’appel djihadiste a fonctionné », souligne BCE qui indique que 4000 Tunisiens ont rejoint le djihad, en Syrie, en Libye ou ailleurs, et quelque 500 sont déjà rentrés, où ils posent un défi, sans parler des 5000 ou 6000 autres que les autorités ont réussi à empêcher de partir.

A la question : que compte la Tunisie faire pour répondre à ce défi ?, BCE souligne que sa principale ambition, est d’améliorer la situation économique de la population, rappelant les propos de Saint Thomas d’Aquin qui disait : «Il faut un minimum de bien-être pour pouvoir pratiquer la vertu » . Et établissant un rapport inversement proportionnel entre le bien-être des Tunisiens et l’espoir qui va avec, d’une part, et les idées du takfir d’autre part, BCE insiste sur le fait que « lorsque les gens retrouveront espoir, l’islam radical se résorbera ».Il complète, au passage, le tableau en mettant en avant le rôle du système éducatif progressiste et moderniste porteur des valeurs du 21ème siècle et de la modernité qui doit être instauré. Reprenant une formule qui lui est chère, BCE rappelle que ce sont 14 siècles qui séparent les Islamistes de la Tunisie actuelle : « Ils rêvent d’imposer un retour au 7ème siècle, nous voulons le 21ème ». Il revient, pour appuyer sa thèse, sur la signification du dernier scrutin qui l’a porté à la magistrature suprême et le sens du vote massif des femmes tunisiennes à son profit, pour affirmer : « C’est d’ailleurs le principal engagement de mon mandat : faire entrer mon pays dans le 21ème siècle, irrévocablement. J’en ai pris l’engagement, notamment auprès des 1,2 million de femmes qui m’ont fait l’honneur de voter pour moi ». Il termine sur un ton d’espoir : «Mon objectif personnel, c’est que d’ici la fin de mon mandat, les Tunisiens se sentent de nouveau bien dans leur pays. Qu’ils ne cherchent plus à le quitter, soit pour aller se battre, soit pour émigrer en Europe ». Mais il constate qu’une parenthèse vient de se refermer pour ce pays qui est un havre de démocratie, mais n’est malheureusement plus un havre de paix, en disant tout haut : « Aujourd’hui les islamistes ont échoué, et jamais la Tunisie ne sera gouvernée par la charia ».

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L’ex président de la République Moncef Marzouki affirme que la lutte antiterroriste ne doit pas être une occasion pour porter atteinte aux droits de l’Homme et aux libertés

L’ex président de la République Moncef Marzouki affirme que la lutte antiterroriste ne doit pas être une occasion pour porter atteinte aux droits de l’Homme et aux libertés. Hamma Hammami souligne que l’opération doit servir d’occasion pour mener des négociations avec les créanciers de la Tunisie pour les persuader d’annuler une partie de la dette du pays contractée sous la dictature et souvent qualifiée selon le jargon de la gauche radicale internationale de « dette odieuse ».

Le premier inspiré par les théories classiques des droits de l’homme et le second par les exemples latino-américains essentiellement l’Argentine et l’Equateur qui ont dénoncé leur dette extérieure dans les années 2000.

Les deux responsables nuancent, cependant, leurs propos. Le premier, en affichant, dans le cadre d’une réaction à chaud à la récente opération terroriste, un attachement à l’unité nationale et un appel, à ceux qui veulent l’entendre, pour éviter de politiser ce genre d’opérations. Il prévoit l’échec des terroristes dans leur entreprise d’imposer aux Tunisiens un mode de vie déterminé et rappelle, bonnement, que la victoire sur le terrorisme doit être sécuritaire, militaire, politique, culturelle et morale.

Hamma Hammami qui a évoqué le problème de la dette, quelques heures après le massacre, dans un cadre politique et psychologique qui ne s’y prête pas, a laissé entendre que le référentiel de son initiative n’est pas idéologique mais simplement pratique. Il n’inscrit pas son appel dans le cadre de l’émergence de la nouvelle mouvance radicale de l’Europe du Sud ( Podemos en Espagne et Syrizaen Grèce) et des expériences déjà engagées en Amérique Latine (par le Président équatorien Vicente Correa Delgado, et les Kirchner- Cristina et Nestor- en Argentine), mais il le justifie par le besoin que ressent le pays de mettre à niveau ses forces armées et de sécurité pour mieux lutter contre le terrorisme.

Les deux responsables politiques veulent marquer leur spécificité face à un large consensus qui s’est dégagé dans la foulée de l’opération djihadiste. Mais, dans ce contexte d’harmonie, ont-ils vraiment besoin de se démarquer du large consensus national ?

Il faut reconnaitre que les positions affichées des deux leaders ne comportent l’ombre d’aucune concession au terrorisme, mais le fait de les accompagner par des conditions risque d’envoyer à l’opinion publique un message négatif indiquant que Marzouki et Hammami sont réticents à rejoindre l’élan anti-terroriste qui se dessine à l’échelle nationale.

En fait les deux chefs politiques ne sont, cependant, pas dans la même situation. Marzouki cherche à se trouver une place dans l’échiquier politique après l’avoir quitté et constaté amèrement que l’horizon se referme devant lui et risque carrément d’être oublié. Et même le projet politique qu’il a entretenu pendant des mois est en train de s’effriter, avec le départ de quelques formations politiques qui l’ont rejoint au départ.

Pour HammaHammami , les choses se présentent autrement. Il est un leader incontesté au sein du Front Populaire, mais son ambition parait un peu plus large que le créneau dans lequel il évolue. Et il est en train de vivre une frustration de ne pas arriver à imposer sa règle de jeu dans la période précédente. Il ne pouvait ni participer au gouvernement, ni faire valoir son statut de troisième force politique du pays : Il n’est parvenu ni à imposer la dictature de la minorité ni à s’ériger comme un arbitre du jeu démocratique. Peut-être parce qu’il a un peu trop écouté sa gauche extrême qui est plus déconnectée que lui de la réalité du pays.

Aboussaoud Hmidi

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Après une surprenante victoire à l'arrachée

Après une surprenante victoire à l’arrachée, qui lui permet d’effectuer un quatrième mandat de chef du gouvernement, le premier ministre sortant israélien, Benyamin Nétanyahou doit relever le défi de réunir une coalition viable.

Le Likoud, qui n’a obtenu que 29 ou 30 députés, annonce que Nétanyahou s’est déjà entretenu avec différents chefs de parti, et il a l’intention de se mettre immédiatement à la formation du gouvernement afin d’achever cette tâche dans un délai de deux à trois semaines . Il veut avoir la majorité absolue, soit 61 sièges sur les 120 députés que compte la Knesset.

L’Union sioniste regroupant la gauche et les centristes, obtiendrait 24 sièges , puis la liste commune des partis arabes, autre surprise du scrutin, devient la troisième force au Parlement, avec 14 sièges.

L’adversaire travailliste de Benyamin Nétanyahou, Isaac Herzog, a reconnu la victoire du premier ministre israélien sortant aux élections parlementaires et lui a souhaité “bonne chance”, a-t-il dit aux médias israéliens.

“J’ai parlé il y a quelques minutes au premier ministre Benyamin Nétanyahou. Je l’ai félicité de son succès et je lui ai souhaité bonne chance”, a-t-il dit.

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Dix personnes ont péri

Dix personnes ont péri, dont huit Français, dans le crash de deux hélicoptères en Argentine. Ils étaient engagés dans le tournage de l’émission de télé-réalité « Dropped » de la chaîne française TF1. Parmi les victimes du crash survenu lundi 9 mars, on retrouve la navigatrice Florence Arthaud, la nageuse Camille Muffat et le boxeur Alexis Vastine. Deux hélicoptères affrétés par la production sont entrés en collision, au cours du tournage de l’émission.

Les appareils avait été loués par les producteurs de l’émission, qui devait être diffusée sur TF1 et dont le tournage avait débuté au début du mois. L’accident s’est produit à Quebrada del Yeso, dans la région de La Rioja.

Le président français, François Hollande, a exprimé, dans un communiqué diffusé par la présidence, « sa stupeur et son émotion », soulignant : « la disparition brutale de nos compatriotes est une immense tristesse ».

Manuel Valls a confié sa « peine immense » sur son compte Twitter, assurant que « toute la France est en deuil ».

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Plusieurs leaders du parti Nidaa Tounes

Plusieurs leaders du parti Nidaa Tounes, ont décidé à l’issue de leur réunion dans la soirée du lundi 9 mars 2015 d’appeler à la tenue du Conseil National le 14 mars prochain. Certains députés, plusieurs dirigeants du parti, des représentants des coordinations régionales et des membres du bureau exécutif ont pris part à cette réunion.

Le Conseil National formera, selon cette décision, des commissions « qui seront chargées de réactiver le parti et de déterminer une date pour le congrès national, et il sera confié à l’une d’elles de préparer le premier congrès du parti », indiquent les responsables de Nidaa Tounès à la sortie de la réunion.

Commentant cette décision, Khemaïs Ksila a déclaré que Nidaa Tounes dispose désormais d’une feuille de route qui remettra le parti sur les rails.

Khaled Chouket dirigeant de Nidaa Tounes a indiqué que le Comité Constitutif n’a plus de raison d’être et ne peut plus diriger le parti après les “erreurs honteuses” qu’il a commises, ajoutant que le dossier sera soumis à la réunion exceptionnelle du Conseil National, une fois un consensus sur les élections du bureau politique sera trouvé.

Khaled Chouket a souligné également que les membres du Comité Constitutif de Nidaa Tounes qui ont été choisis par l’ex-président du parti, Béji Caid Essebsi(BCE) se croient au-dessus des autres dirigeants qui ont contribué à la création et à l’émergence du parti pendant les trois dernières années.

Il a, en outre, appelé à la création d’une direction sur la base de la compétence dotée de la légitimité requise pour préparer le congrès du parti dans les plus proches des délais.

Hafedh Caïd Essebsi, membre du comité constitutif de Nidaa Tounes, et fils de BCE,

a indiqué que ce comité n’est plus capable de diriger le parti comme il se doit, ajoutant qu’il est difficile de trouver une personne de l’envergure de BCE à la tête du parti.

Il a nié toute volonté de la part de son père de lui faire hériter le parti comme l’avaient annoncé certains militants. Il a soutenu que la réunion de lundi visait à trouver une solution consensuelle pour sortir le parti de la crise actuelle.

De son coté, le porte-parole de Nidaa Tounes, Lazher Akermi, a affirmé qu’il n’y aura pas de réunion du Conseil national le 14 mars 2015 car ceux qui se sont réunis, pour décider de la tenue de cette instance du partie, n’ont aucune responsabilité légale ou politique, “ce ne sont pas 65 députés mais seulement 9 ou 11 qui étaient présents à la réunion”, souligne-t-il.

Qualifiant la réunion de putsch et de tentative pour s’emparer du parti, Lazher Akermi a précisé que cette tentative n’aboutira pas et que Khemaïs Ksila n’a aucune légitimité pour décider de la formation des commissions, car Ridha Belhadj est le seul responsable légal du parti et de l’instance politique.

Il faut rappeler que dans le cadre d’un autre processus visant à contrecarrer la démarche des contestataires , une réunion de l’Instance constitutive du Mouvement Nidaa Tounes est prévue ce mardi 10 mars 2015. Elle se penchera sur les litiges opposant les dirigeants du parti et cherchera à apaiser les tensions, a confié, lundi, le directeur exécutif du Mouvement Boujomaâ Remili, à l’Agence TAP. Cette réunion se déroulera sous la présidence de Mohamed Ennaceur, en présence des 14 membres de l’Instance.

Selon Remili, deux options sont envisageables pour trouver une issue à cette crise : la formation d’un bureau politique consensuel ou élu ou encore l’organisation, bientôt, d’un Congrès électif

Prévue, dimanche, l’élection d’un bureau politique du Mouvement Nidaa Tounes a été reportée à une date ultérieure face à l’absence d’un consensus sur la composition du bureau politique.

Quelque 33 membres du bureau exécutif de Nidaa Tounes et 25 autres de son groupe parlementaire à l’Assemblée des représentants du peuple avaient présenté, depuis jeudi dernier, leurs candidatures à l’Instance constitutive pour choisir 16 membres du bureau politique qui devront s’ajouter aux membres de l’Instance fondatrice (14).

Réunie, dernièrement, la direction du mouvement Nidaa Tounes avait décidé la constitution d’un bureau politique composé de trente membres regroupant les 14 membres de l’Instance constitutive, huit membres du bureau exécutif et huit députés

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En cette Tunisie postrévolutionnaire

En cette Tunisie postrévolutionnaire, il y a des sujets tabous qu’il ne faut pas aborder, des critiques qu’il ne faut pas formuler à l’adresse des formations politiques et sociales et des questions qu’il ne faut pas poser à l’opinion publique.

L’UGTT n’a pas l’air d’apprécier les critiques qu’on lui adresse, et même des interrogations sur le bien-fondé de quelques décisions ou sur l’opportunité de quelques initiatives prises par ses instances, sont malvenues. Et si on juge les réactions de quelques-uns de ses dirigeants, on n’est pas loin, si on se pose de telles questions, d’être traité d’anti-syndicaliste ou même d’ennemi de la classe ouvrière. Des militants qui ont accompagné le renouveau syndical des années 1970, sont en train de regretter l’attitude de Habib Achour, ce grand patriote, fin manœuvrier et visionnaire hors pair, qui établissait, à partir de 1975, une démarcation entre les critiques de ceux qui aiment l’UGTT et celles, malveillantes et tendancieuses émanant de ceux qui en veulent à la centrale syndicale et au syndicalisme en général. Et la gauche qui luttait au sein de l’UGTT et autour- faut-il le rappeler- n’était pas, à l’époque, avare en critiques.

Le barreau, secteur des plus dynamiques, qui avait contribué grandement au mouvement démocratique et à la révolution du 14 janvier 2011, est entré en lutte ouverte contre les forces de l’ordre et les magistrats, et ne semble pas désarmer, s’engageant dans un corporatisme qui fait peur. Les avocats, eux aussi, ne sont pas prêts à comprendre, ni apprécier les critiques de l’opinion publique ou celles du mouvement démocratique, à l’endroit de leur positionnement et de leur mode de combat.

Le lien, souvent établi entre les mouvements sociaux qui lèvent haut le slogan du développement des régions intérieures, d’une part, et les grandes manœuvres des groupes terroristes, d’autre part, n’est jamais traité de manière systématique par les médias. La descente de Kamel Gadhgadhi et ses compagnons de Chaambi a été effectuée, lors des grands mouvements à Kasserine revendiquant le développement dans la région en janvier 2014 ; et l’infiltration de terroristes venant de Libye a eu lieu, lors des mouvements des habitants de Ben Guerdène en mai 2014, pour s’opposer à la maîtrise des frontières initiée par le gouvernement Mehdi Jomaa, de même que la découverte de l’arsenal de Oued Rbaiea été révélée, peu de temps après les récents évènements de Dhéhiba et Ben Guerdène.

Même les revendications qui portent sur le développement dans certaines régions ne sont pas analysées à la lumière des obstacles parfois dressés par les habitants de ces régions mêmes, et les manœuvres qu’ils orchestrent, contre toute logique, pour bloquer la mise en place des projets de développement programmés chez eux et pour leur compte.

La gauche, qui était, sans conteste, la dynamo de la révolution de janvier 2011, a vite renié, au lendemain du scrutin d’octobre 2011, le processus de la Constituante engagé par ses soins, à la Kasbah2, vient de faire autant pour le crédo de Marx dont elle se réclame, prônant que la contradiction qui génère les révolutions et fait marcher l’histoire est celle qui oppose les forces productives aux rapports de production, pour se rabaisser au misérable crédo proudhonien qui situe cette contradiction entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas.

Les forces de la révolution (syndicats, avocats, mouvement démocratique et gauche…) ont l’air de se détourner de leur révolution, et au lieu d’accompagner la mise en œuvre de ses objectifs, elles se retranchent pour « cultiver leur jardin ». Concomitamment, l’opinion publique perd de sa ferveur et de son esprit critique. Et au lieu de voir la réalité en face et relever ce qui peut la faire évoluer pour réaliser les objectifs de la révolution, on se comporte, au mieux, comme si cette révolution était définitivement accomplie et que tout secteur doit en tirer, au maximum, profit, refusant au passage toute critique le concernant. Or, la révolution est un processus qui vient à peine de s’engager, et de ce fait, l’apport de tout corps de métier, secteur d’activité ou région doit être jugé à l’aune de sa contribution, dans l’humilité et l’apprentissage quotidien, à cette œuvre révolutionnaire.

AboussaoudHmidi

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L'ambassadeur américain en Corée du Sud

L’ambassadeur américain en Corée du Sud, Mark Lippert, a été blessé par arme blanche jeudi à Séoul par un militant nationaliste opposé à l’alliance militaire entre son pays et les Etats-Unis.

Bernadette Meehan, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC) a indiqué que le président Barack Obama a appelé l’ambassadeur pour lui souhaiter un “prompt rétablissement”, tandis que le département d’Etat a “condamné avec force” un “acte de violence”.

La police coréenne a annoncé que l’assaillant, armé selon d’un couteau de cuisine d’environ 25 centimètres, a attaqué Mark Lippert ,dans le centre de Séoul, alors qu’il participait à une réunion autour d’un petit-déjeuner à l’Institut culturel Sejong.

 

 

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L’ombre d’une année blanche pour les élèves ingénieurs pointe déjà à l’horizon. Cela fait 40 jours que les Ecoles d’ingénieurs dans tout le pays sont en grève. Or

L’ombre d’une année blanche pour les élèves ingénieurs pointe déjà à l’horizon. Cela fait 40 jours que les Ecoles d’ingénieurs dans tout le pays sont en grève. Or, le régime de formation dans ces établissements ne tolère pas une telle absence aux cours, car il s’agit bien d’une absence, quoiqu’elle soit générale. Il est, en fait, difficile d’imaginer un rattrapage pour une si longue période.

Le régime d’enseignement des élèves ingénieurs suivi en Tunisie est largement inspiré du système français qui date de plusieurs siècles. Deux années préparatoires sont sanctionnées par un concours national basé sur le classement des candidats selon les moyennes qui leur permettent d’accéder par ordre de mérite au cycle supérieur spécialisé. Les écoles sont classées et les candidats aussi. Une deuxième chance est généralement accordée aux candidats pour améliorer leur classement , en pourvoyant les postes vacants résultant de désistements, des départs de ceux qui ont passé parallèlement un concours dans une école d’ingéniorat française, ou de décision de redoublement pour ceux des étudiants qui ne sont pas satisfaits de leur classement et veulent refaire l’année.

Les cours sont donc serrés, le système d’accès au cycle supérieur est compliqué et le lien entre les concours tunisien et français, qui bénéficie à une petite élite, il faut le reconnaître, rend tout rattrapage difficile à réaliser, cette année. Tout ce canevas un peu entremêlé laisse présager qu’on ne peut éviter l’année blanche.

Mais revenons maintenant aux revendications des élèves ingénieurs. Le lundi 5 janvier 2015, une grève ouverte a été déclenchée dans presque toutes les écoles d’ingénieurs pour protester contre la convention signée le 25 décembre 2014 entre le ministère de la Formation professionnelle et de l’emploi et le ministère de l’Enseignement supérieur, permettant aux étudiants de la formation professionnelle d’intégrer les écoles des ingénieurs. Les étudiants ont qualifié cette décision d’autoritaire, y voyant un moyen d’ouvrir la possibilité à des étudiants sans bac de rejoindre les écoles supérieures sans même passer un concours.

Le ministère de l’Enseignement supérieur précise que les passerelles entre l’enseignement supérieur et la formation professionnelle traduisent une orientation consacrée à l’échelle internationale, notamment par « le Processus de Bologne », à la base du système LMD, et visent à assurer une transférabilité des acquis et une mobilité des apprenants entre les deux cursus, afin de garantir une meilleure employabilité et une meilleure réponse aux besoins du monde socio-économique. Et le ministère rappelle que le décret n° 2013-1469 du 26 avril 2013 autorise les titulaires d’un diplôme couronnant un cycle de formation de deux ans après le baccalauréat à s’inscrire en 3ème année de licence, sur la base d’un concours sur dossier avec valorisation des unités d’enseignement validées. Cette valorisation est assurée par des commissions pédagogiques spécialisées.

Ces passerelles, indique le ministère, ne concernent pas directement l’accès aux écoles d’ingénieurs qui se fait par le biais d’un concours national pour 90% des candidats des instituts préparatoires, un quota de 10% étant réservé aux licenciés, sélectionnés par concours sur dossier.

Mais vite, les revendications changent d’orientation. De l’annulation de l’accord conclu entre le ministère de l’Enseignement supérieur et celui de la Formation professionnelle et de l’emploi concernant l’ouverture de passerelles entre les centres de formation professionnelle et les écoles d’ingénieurs, les élèves ingénieurs prennent pour cible les écoles d’ingéniorat privées qui permettent aux étudiants de suivre les mêmes filières du public sans passer par le concours national. Ils revendiquent ainsi la création d’une instance supérieure des études d’ingénierie qui supervisera les normes d’attribution des diplômes d’ingénieurs ainsi que le contrôle de la qualité de la formation en ingénierie dans chacun les secteurs privé et public.

Ils exigent, également, la révision du cahier des charges relatif à la création d’écoles privées d’ingénieurs. Le ministère répond positivement à toutes ces revendication et va même jusqu’à suspendre l’octroi de nouvelles autorisations aux écoles privées d’ingéniorat, mais la tension reste élevée et les étudiants ne mettent pas fin à la grève.

Evidemment, ils proposent une réforme du système de l’enseignement (actualisation des programmes de formation, concordance entre le nombre des nouveaux bacheliers orientés vers les écoles préparatoires et celui des places disponibles au concours national d’ingénieurs, renforcement des équipements et budgets des écoles d’ingénieurs, création de mécanismes permettant plus de flexibilité concernant les partenariats entre les écoles d’ingénieurs et leur environnement industriel, garantie d’un revenu minimum décent pour l’ingénieur dans les secteurs public et privé et d’une indemnité de stage supérieure au SMIG durant la période de préparation du projet de fin d’études).

Les raisons de la grève sont donc multiples : contester l’accord entre les ministères de l’Enseignement supérieur et celui de la Formation professionnelle sur les passerelles entre les système de formation professionnelle et l’enseignement de l’ingéniorat, revoir l’accès aux écoles d’ingéniorat privées et les réformes du système d’enseignement technique propre à l’ingéniorat. Et devant les explications du ministère sur ces sujets, et sachant que les réformes demandent du temps pour être mises en œuvre, il y a lieu de se demander pourquoi la grève se poursuit ?

Aboussaoud Hmidi

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L’ombre d’une année blanche pour les élèves ingénieurs pointe déjà à l’horizon. Cela fait 40 jours que les Ecoles d’ingénieurs dans tout le pays sont en grève. Or

L’ombre d’une année blanche pour les élèves ingénieurs pointe déjà à l’horizon. Cela fait 40 jours que les Ecoles d’ingénieurs dans tout le pays sont en grève. Or, le régime de formation dans ces établissements ne tolère pas une telle absence aux cours, car il s’agit bien d’une absence, quoiqu’elle soit générale. Il est, en fait, difficile d’imaginer un rattrapage pour une si longue période.

Le régime d’enseignement des élèves ingénieurs suivi en Tunisie est largement inspiré du système français qui date de plusieurs siècles. Deux années préparatoires sont sanctionnées par un concours national basé sur le classement des candidats selon les moyennes qui leur permettent d’accéder par ordre de mérite au cycle supérieur spécialisé. Les écoles sont classées et les candidats aussi. Une deuxième chance est généralement accordée aux candidats pour améliorer leur classement , en pourvoyant les postes vacants résultant de désistements, des départs de ceux qui ont passé parallèlement un concours dans une école d’ingéniorat française, ou de décision de redoublement pour ceux des étudiants qui ne sont pas satisfaits de leur classement et veulent refaire l’année.

Les cours sont donc serrés, le système d’accès au cycle supérieur est compliqué et le lien entre les concours tunisien et français, qui bénéficie à une petite élite, il faut le reconnaître, rend tout rattrapage difficile à réaliser, cette année. Tout ce canevas un peu entremêlé laisse présager qu’on ne peut éviter l’année blanche.

Mais revenons maintenant aux revendications des élèves ingénieurs. Le lundi 5 janvier 2015, une grève ouverte a été déclenchée dans presque toutes les écoles d’ingénieurs pour protester contre la convention signée le 25 décembre 2014 entre le ministère de la Formation professionnelle et de l’emploi et le ministère de l’Enseignement supérieur, permettant aux étudiants de la formation professionnelle d’intégrer les écoles des ingénieurs. Les étudiants ont qualifié cette décision d’autoritaire, y voyant un moyen d’ouvrir la possibilité à des étudiants sans bac de rejoindre les écoles supérieures sans même passer un concours.

Le ministère de l’Enseignement supérieur précise que les passerelles entre l’enseignement supérieur et la formation professionnelle traduisent une orientation consacrée à l’échelle internationale, notamment par « le Processus de Bologne », à la base du système LMD, et visent à assurer une transférabilité des acquis et une mobilité des apprenants entre les deux cursus, afin de garantir une meilleure employabilité et une meilleure réponse aux besoins du monde socio-économique. Et le ministère rappelle que le décret n° 2013-1469 du 26 avril 2013 autorise les titulaires d’un diplôme couronnant un cycle de formation de deux ans après le baccalauréat à s’inscrire en 3ème année de licence, sur la base d’un concours sur dossier avec valorisation des unités d’enseignement validées. Cette valorisation est assurée par des commissions pédagogiques spécialisées.

Ces passerelles, indique le ministère, ne concernent pas directement l’accès aux écoles d’ingénieurs qui se fait par le biais d’un concours national pour 90% des candidats des instituts préparatoires, un quota de 10% étant réservé aux licenciés, sélectionnés par concours sur dossier.

Mais vite, les revendications changent d’orientation. De l’annulation de l’accord conclu entre le ministère de l’Enseignement supérieur et celui de la Formation professionnelle et de l’emploi concernant l’ouverture de passerelles entre les centres de formation professionnelle et les écoles d’ingénieurs, les élèves ingénieurs prennent pour cible les écoles d’ingéniorat privées qui permettent aux étudiants de suivre les mêmes filières du public sans passer par le concours national. Ils revendiquent ainsi la création d’une instance supérieure des études d’ingénierie qui supervisera les normes d’attribution des diplômes d’ingénieurs ainsi que le contrôle de la qualité de la formation en ingénierie dans chacun les secteurs privé et public.

Ils exigent, également, la révision du cahier des charges relatif à la création d’écoles privées d’ingénieurs. Le ministère répond positivement à toutes ces revendication et va même jusqu’à suspendre l’octroi de nouvelles autorisations aux écoles privées d’ingéniorat, mais la tension reste élevée et les étudiants ne mettent pas fin à la grève.

Evidemment, ils proposent une réforme du système de l’enseignement (actualisation des programmes de formation, concordance entre le nombre des nouveaux bacheliers orientés vers les écoles préparatoires et celui des places disponibles au concours national d’ingénieurs, renforcement des équipements et budgets des écoles d’ingénieurs, création de mécanismes permettant plus de flexibilité concernant les partenariats entre les écoles d’ingénieurs et leur environnement industriel, garantie d’un revenu minimum décent pour l’ingénieur dans les secteurs public et privé et d’une indemnité de stage supérieure au SMIG durant la période de préparation du projet de fin d’études).

Les raisons de la grève sont donc multiples : contester l’accord entre les ministères de l’Enseignement supérieur et celui de la Formation professionnelle sur les passerelles entre les système de formation professionnelle et l’enseignement de l’ingéniorat, revoir l’accès aux écoles d’ingéniorat privées et les réformes du système d’enseignement technique propre à l’ingéniorat. Et devant les explications du ministère sur ces sujets, et sachant que les réformes demandent du temps pour être mises en œuvre, il y a lieu de se demander pourquoi la grève se poursuit ?

Aboussaoud Hmidi

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Selon le site « le devoir » Ottawa portera en appel une décision de la Cour fédérale qui permet de prêter serment à visage 

Selon le site « le devoir » Ottawa portera en appel une décision de la Cour fédérale qui permet de prêter serment à visage couvert.

Ottawa n’entend pas se plier à la récente décision de la Cour fédérale qui autorise une femme à conserver son voile intégral lorsqu’elle prête serment pour devenir citoyenne canadienne. Le gouvernement conservateur portera la cause en appel.

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Pas moins de 256 clients en rapport avec la Tunisie

Pas moins de 256 clients en rapport avec la Tunisie, de par de leur nationalité, leur lieu de naissance ou de leur résidence, figuraient dans les listes révélées par le journal français Le Monde, en rapport avec le scandale appelé l’affaire Swiss Leaks de la section suisse de la banque sino-britannique HSBC Private Bank. Il s’agit de 142 noms de personnes physiques tunisiennes et 32 noms de sociétés offshore, détenant un total de 679 comptes. La somme totale des comptes des Tunisiens s’élève à plus de 554 millions de dollars, d’après les calculs de l’association des journalistes spécialisés dans l’enquête et l’investigation l’ICIJ (The International Consortium of Investigative Journalists). La période d’activité passée au crible par l’ICTIJ couvre 5 mois uniquement, du 9 novembre 2006 au 31 mars 2007, comme l’indique le quotidien français.

En tout, 203 pays sont concernés et un montant de 250 milliards de dollars (180,6 milliards d’euros) aurait transité, durant la période en question, par les comptes de plus de 100.000 clients et 20.000 sociétés offshore. La Tunisie en fait partie, et une liste a été établie par le journal français des personnes et les sociétés concernées. Elle comportait des noms d’hommes d’affaires importants, parmi lesquels on retrouve les noms de membres du clan Ben Ali-Trabelsi.

L’affaire Swiss Leaks éclate en 2008, quand Hervé Falciani, ancien informaticien de la banque, remet aux autorités françaises des listes de noms de clients de la section suisse de HSBC Private Bank. Une partie des clients cités dans la liste de 106 458 clients dans 203 pays sont en règle avec la loi, d’autres sont des évadés fiscaux.

A la fin du mois de novembre 2014, la banque est mise en examen par les autorités françaises pour démarchage bancaire et financier illicite ainsi que pour blanchiment et fraude fiscale, pour des faits remontant à la période traitée (2006-2007).

La banque aurait mis en place, d’après les informations publiées par Le Monde et, en Grande-Bretagne, par le Guardian, un dispositif frauduleux, permettant à des clients d’échapper au fisc, en créant des montages financiers à travers des sociétés écrans, pour la plupart domiciliées dans des paradis fiscaux, et ce dans le but d’échapper à certains impôts, comme la taxe européenne ESD, instituée en 2005, en dissimulant leur argent derrière le paravent de structures offshore généralement basées au Panama ou dans les îles Vierges britanniques . Le procédé consistait aussi à les autoriser à retirer régulièrement de grosses sommes d’argent en liquide, notamment en devises étrangères qu’ils n’utilisent pas en Suisse.

Les journalistes du Monde affirment que l’existence d’une liste de trois mille noms français était connue depuis 2009, mais l’apport de leur nouvelle enquête est de faire la part des choses entre les fraudeurs fiscaux et les autres (exilés fiscaux, résidents suisses…). A ce titre, disent-ils, ils ont eu accès aux résultats des investigations conduites par le fisc et notamment les plaintes déposées en justice pour les cas les plus graves.

Un autre apport consiste à révéler de nouveaux éléments sur la manière dont s’est comportée la banque face à ces clients, notamment grâce aux comptes rendus de rendez-vous entre clients et banquiers, souvent tenus secrets.

Les journalistes du quotidien français ont souligné qu’ils ne publieront pas plus de noms qu’ils ne l’ont fait, parce qu’ils ont décidé, après passage de la liste au tamis, et après avoir arrêté des principes clairs et concertés, de s’en tenir aux noms les plus intéressants ,à savoir des personnalités à responsabilité ou visibilité publiques, et aux fraudes manifestement graves.

Réitérant leur attachement au respect de la présomption d’innocence, les journalistes du Monde ont affirmé qu’ils ne divulgueront pas l’intégralité de la liste mais seulement les noms pour lesquels l’administration fiscale ou les enquêteurs estiment qu’il y a eu fraude.

Tout en reconnaissant qu’ils n’avaient pas les moyens de traiter seuls cent mille comptes secrets, les journalistes du quotidiens français ont soutenu que pour décortiquer le fonctionnement d’une banque mondialisée, il ont fait recours à l’assistance de cent cinquante journalistes de quarante-sept pays pour le faire.

Cette démarche qui a permis de partager des astuces et trouvailles dans les fichiers et d’être plus efficaces dans l’enquête, était une sorte de réassurance dans les moments de doute, selon leur expression.

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Pas moins de 256 clients en rapport avec la Tunisie

Pas moins de 256 clients en rapport avec la Tunisie, de par de leur nationalité, leur lieu de naissance ou de leur résidence, figuraient dans les listes révélées par le journal français Le Monde, en rapport avec le scandale appelé l’affaire Swiss Leaks de la section suisse de la banque sino-britannique HSBC Private Bank. Il s’agit de 142 noms de personnes physiques tunisiennes et 32 noms de sociétés offshore, détenant un total de 679 comptes. La somme totale des comptes des Tunisiens s’élève à plus de 554 millions de dollars, d’après les calculs de l’association des journalistes spécialisés dans l’enquête et l’investigation l’ICIJ (The International Consortium of Investigative Journalists). La période d’activité passée au crible par l’ICTIJ couvre 5 mois uniquement, du 9 novembre 2006 au 31 mars 2007, comme l’indique le quotidien français.

En tout, 203 pays sont concernés et un montant de 250 milliards de dollars (180,6 milliards d’euros) aurait transité, durant la période en question, par les comptes de plus de 100.000 clients et 20.000 sociétés offshore. La Tunisie en fait partie, et une liste a été établie par le journal français des personnes et les sociétés concernées. Elle comportait des noms d’hommes d’affaires importants, parmi lesquels on retrouve les noms de membres du clan Ben Ali-Trabelsi.

L’affaire Swiss Leaks éclate en 2008, quand Hervé Falciani, ancien informaticien de la banque, remet aux autorités françaises des listes de noms de clients de la section suisse de HSBC Private Bank. Une partie des clients cités dans la liste de 106 458 clients dans 203 pays sont en règle avec la loi, d’autres sont des évadés fiscaux.

A la fin du mois de novembre 2014, la banque est mise en examen par les autorités françaises pour démarchage bancaire et financier illicite ainsi que pour blanchiment et fraude fiscale, pour des faits remontant à la période traitée (2006-2007).

La banque aurait mis en place, d’après les informations publiées par Le Monde et, en Grande-Bretagne, par le Guardian, un dispositif frauduleux, permettant à des clients d’échapper au fisc, en créant des montages financiers à travers des sociétés écrans, pour la plupart domiciliées dans des paradis fiscaux, et ce dans le but d’échapper à certains impôts, comme la taxe européenne ESD, instituée en 2005, en dissimulant leur argent derrière le paravent de structures offshore généralement basées au Panama ou dans les îles Vierges britanniques . Le procédé consistait aussi à les autoriser à retirer régulièrement de grosses sommes d’argent en liquide, notamment en devises étrangères qu’ils n’utilisent pas en Suisse.

Les journalistes du Monde affirment que l’existence d’une liste de trois mille noms français était connue depuis 2009, mais l’apport de leur nouvelle enquête est de faire la part des choses entre les fraudeurs fiscaux et les autres (exilés fiscaux, résidents suisses…). A ce titre, disent-ils, ils ont eu accès aux résultats des investigations conduites par le fisc et notamment les plaintes déposées en justice pour les cas les plus graves.

Un autre apport consiste à révéler de nouveaux éléments sur la manière dont s’est comportée la banque face à ces clients, notamment grâce aux comptes rendus de rendez-vous entre clients et banquiers, souvent tenus secrets.

Les journalistes du quotidien français ont souligné qu’ils ne publieront pas plus de noms qu’ils ne l’ont fait, parce qu’ils ont décidé, après passage de la liste au tamis, et après avoir arrêté des principes clairs et concertés, de s’en tenir aux noms les plus intéressants ,à savoir des personnalités à responsabilité ou visibilité publiques, et aux fraudes manifestement graves.

Réitérant leur attachement au respect de la présomption d’innocence, les journalistes du Monde ont affirmé qu’ils ne divulgueront pas l’intégralité de la liste mais seulement les noms pour lesquels l’administration fiscale ou les enquêteurs estiment qu’il y a eu fraude.

Tout en reconnaissant qu’ils n’avaient pas les moyens de traiter seuls cent mille comptes secrets, les journalistes du quotidiens français ont soutenu que pour décortiquer le fonctionnement d’une banque mondialisée, il ont fait recours à l’assistance de cent cinquante journalistes de quarante-sept pays pour le faire.

Cette démarche qui a permis de partager des astuces et trouvailles dans les fichiers et d’être plus efficaces dans l’enquête, était une sorte de réassurance dans les moments de doute, selon leur expression.

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L’Administration de Barack Obama

L’Administration de Barack Obama, aurait décidé de fournir, de nouveau, des armes et des équipements défensifs au gouvernement Ukrainien, selon The New York Times (NYT).

8hauts responsables américains devraient publier, au plus tard ce lundi 2 février 2015, un rapport demandant au gouvernement américain d’envoyer à son homologue Ukrainien du matériel militaire d’une valeur de 3 milliards de dollars.

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Nidaa Tounès est en train de reprendre la place qui est la sienne sur l’échiquier politique. Une place qui lui revient de droit depuis qu’il a obtenu le plus de sièges à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) en octobre dernier

Nidaa Tounès est en train de reprendre la place qui est la sienne sur l’échiquier politique. Une place qui lui revient de droit depuis qu’il a obtenu le plus de sièges à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) en octobre dernier, mais qu’il a cédée de plein gré lors des premières consultations, croyant bien faire pour éviter d’être taxé de « Taghaouel ».

Après le refus opposé par presque tous les partis politiques de la première équipe qui était pourtant assez homogène et favorisait les formations de gauche, en faisant appel presqu’exclusivement, à leurs compétences, les militants de Nidaa Tounès se sont ressaisis et ont revendiqué pleinement leur droit de faire entendre leur voix.

Et c’est un peu le sens de la dernière réunion du Bureau Exécutif (BE) de Nidaa Tounes qui s’est tenue, samedi, à Gammarth. La motion issue de ces assises tient à rappeler que c’est Nidaa Tounès qui a gagné les dernières élections, mettant l’accent sur la nécessité de respecter la volonté des électeurs du parti, son programme et son projet de société moderniste. La motion a également recommandé que les coalitions tiennent compte de cette volonté et qu’elles soient capables de réaliser les attentes des Tunisiens.

Surtout, les membres du Bureau Exécutif de Nidaa ont appelé, dans la même motion, le prochain gouvernement à répondre aux demandes pressantes du peuple en termes de sécurité, d’emploi et de dignité, à rendre justice aux martyrs et blessés de la révolution et à révéler toute la vérité sur les assassinats politiques.

La réunion du bureau exécutif du parti qui s’est poursuivie pendant six heures à Gammarth dans la banlieue nord de Tunis, a focalisé ses travaux sur des questions d’ordre structurel et organisationnel relatives à Nidaa Tounes.

Dans la motion adoptée, l’accent est mis sur l’activation des structures du parti au niveau national, régional et local, en prévision des prochaines échéances politiques. Les membres du Bureau Exécutif se sont prononcés en faveur de la création d’un bureau politique regroupant tous les courants internes au sein du parti.

Le bureau exécutif de Nidaa Tounes a également exhorté les cadres et députés du parti à respecter les positions du mouvement et sa ligne politique et à œuvrer à la réussite des processus gouvernemental, partisan et parlementaire dans un esprit d’unité et de solidarité.

La place d’Ennahdha est dans l’opposition

Le secrétaire général de Nidaa Tounes, Taieb Baccouche a souligné que le mouvement Ennahdha doit être dans l’oppositionn affirmant que son parti défendra cette orientation. “Il est normal que le parti majoritaire soit au pouvoir et le deuxième (Ennahdha) dans l’opposition, de manière à consacrer l’alternance pacifique au pouvoir”, a-t-il déclaré dimanche à la presse devant le siège central du mouvement aux Berges du Lac où il a rencontré des protestataires de la coordination “Sit-in du Bardo”.

L’opposition, a-t-il ajouté, constitue une force de proposition qui participe à la gestion des affaires du pays, révélant que Nidaa avait informé la veille le chef du gouvernement désigné de sa position contre la participation d’Ennahdha au nouveau gouvernement “conformément aux promesses faites aux électeurs du parti”.

La coordination ” Sit-in du Bardo” a organisé dimanche un mouvement de protestation pour demander des dirigeants de Nidaa Tounes et des partis ayant participé au Sit-in (été 2013) à respecter leurs engagements électoraux et à ne pas inclure Ennahdha dans le nouveau gouvernement.

Houssem Hami, membre de la coordination a souligné la disposition à reprendre les protestations au cas où Ennahdha participerait au gouvernement.

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Nidaa Tounès est en train de reprendre la place qui est la sienne sur l’échiquier politique. Une place qui lui revient de droit depuis qu’il a obtenu le plus de sièges à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) en octobre dernier

Nidaa Tounès est en train de reprendre la place qui est la sienne sur l’échiquier politique. Une place qui lui revient de droit depuis qu’il a obtenu le plus de sièges à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) en octobre dernier, mais qu’il a cédée de plein gré lors des premières consultations, croyant bien faire pour éviter d’être taxé de « Taghaouel ».

Après le refus opposé par presque tous les partis politiques de la première équipe qui était pourtant assez homogène et favorisait les formations de gauche, en faisant appel presqu’exclusivement, à leurs compétences, les militants de Nidaa Tounès se sont ressaisis et ont revendiqué pleinement leur droit de faire entendre leur voix.

Et c’est un peu le sens de la dernière réunion du Bureau Exécutif (BE) de Nidaa Tounes qui s’est tenue, samedi, à Gammarth. La motion issue de ces assises tient à rappeler que c’est Nidaa Tounès qui a gagné les dernières élections, mettant l’accent sur la nécessité de respecter la volonté des électeurs du parti, son programme et son projet de société moderniste. La motion a également recommandé que les coalitions tiennent compte de cette volonté et qu’elles soient capables de réaliser les attentes des Tunisiens.

Surtout, les membres du Bureau Exécutif de Nidaa ont appelé, dans la même motion, le prochain gouvernement à répondre aux demandes pressantes du peuple en termes de sécurité, d’emploi et de dignité, à rendre justice aux martyrs et blessés de la révolution et à révéler toute la vérité sur les assassinats politiques.

La réunion du bureau exécutif du parti qui s’est poursuivie pendant six heures à Gammarth dans la banlieue nord de Tunis, a focalisé ses travaux sur des questions d’ordre structurel et organisationnel relatives à Nidaa Tounes.

Dans la motion adoptée, l’accent est mis sur l’activation des structures du parti au niveau national, régional et local, en prévision des prochaines échéances politiques. Les membres du Bureau Exécutif se sont prononcés en faveur de la création d’un bureau politique regroupant tous les courants internes au sein du parti.

Le bureau exécutif de Nidaa Tounes a également exhorté les cadres et députés du parti à respecter les positions du mouvement et sa ligne politique et à œuvrer à la réussite des processus gouvernemental, partisan et parlementaire dans un esprit d’unité et de solidarité.

La place d’Ennahdha est dans l’opposition

Le secrétaire général de Nidaa Tounes, Taieb Baccouche a souligné que le mouvement Ennahdha doit être dans l’oppositionn affirmant que son parti défendra cette orientation. “Il est normal que le parti majoritaire soit au pouvoir et le deuxième (Ennahdha) dans l’opposition, de manière à consacrer l’alternance pacifique au pouvoir”, a-t-il déclaré dimanche à la presse devant le siège central du mouvement aux Berges du Lac où il a rencontré des protestataires de la coordination “Sit-in du Bardo”.

L’opposition, a-t-il ajouté, constitue une force de proposition qui participe à la gestion des affaires du pays, révélant que Nidaa avait informé la veille le chef du gouvernement désigné de sa position contre la participation d’Ennahdha au nouveau gouvernement “conformément aux promesses faites aux électeurs du parti”.

La coordination ” Sit-in du Bardo” a organisé dimanche un mouvement de protestation pour demander des dirigeants de Nidaa Tounes et des partis ayant participé au Sit-in (été 2013) à respecter leurs engagements électoraux et à ne pas inclure Ennahdha dans le nouveau gouvernement.

Houssem Hami, membre de la coordination a souligné la disposition à reprendre les protestations au cas où Ennahdha participerait au gouvernement.

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La gêne apparente des dirigeants d’Ennahdha à l’annonce de la démission du dirigeant islamiste Abdelhamid Jlassi a surpris les profanes

La gêne apparente des dirigeants d’Ennahdha à l’annonce de la démission du dirigeant islamiste Abdelhamid Jlassi a surpris les profanes, mais confirmé une idée répandue auprès des observateurs avertis sur le rôle capital que n’a cessé de jouer ce dirigeant dans les rang du parti islamiste. Rached Ghannouchi lui a rendu hommage au lendemain des élections du 23 octobre 2011, en disant : « Abdelhamid Jlassi a trouvé, après la révolution, le parti Ennahdha délabré et en peu de temps, il en a fait le premier parti du pays » , reconnaissant ainsi la place de Jlassi dans les structures du parti. Ses collègues de l’ENIG à Gabès gardent de lui l’image d’un militant actif, perspicace et dur à vaincre dans le mouvement étudiant islamiste. Il parlait peu, disaient-ils, mais se déplaçait toujours sous escorte.

Les années de prison l’ont réduit physiquement, mais n’ont jamais entamé sa lucidité. De mai à octobre 2011, il a démontré aux islamistes comme à toute la classe politique qu’il était capable de contourner les difficultés les plus insurmontables. On lui a confié au sein d’Ennahdha la mission d’étudier la loi électorale ( le décret-loi n° 2011-35 du 10 mai 2011 relatif à l’élection de l’ANC), qui présentait pour le parti islamiste deux inconvénients majeurs de nature à réduire sa représentation au sein de la constituante, à savoir le mode du scrutin qui ne donne pas au parti vainqueur et quel que soit son électorat, plus de 70% des sièges , et d’imposer à chaque liste la parité hommes-femmes.

Plusieurs observateurs relèvent que Abdelhamid Jlassi, et après étude de la loi électorale, recommande au parti non seulement les principes à suivre dans le choix des listes, mais aussi le mode de mobilisation de l’électorat, le profil des gens à choisir pour animer les réseaux des responsables des bureaux de vote et même les alliances à choisir. Ces mêmes observateurs ajoutent que c’est Jlassi lui-même qui avait recommandé à partir de quelle heure commencera l’orientation du surplus des voix vers les alliés de l’époque (essentiellement le CPR et Ettakattol). C’est cette prouesse, réalisée au moment où la gauche et les forces du centre, qui avaient déclenché le processus de la Constituante, étaient fixées sur d’autres thèmes qui n’avaient rien à voir avec la réalité du pays, qui a rendu le parti islamiste incontournable durant les 3 dernières années et pour des années encore. Et il est logique que Rached Ghannouchi qui a déjà reconnu les qualités d’Abdelhamid Jlassi, réalise l’ampleur de la perte de son parti avec la démission de ce militant de haut vol.

Mais réellement qu’est-ce qui a amené le vice-président d’Ennahdha et président du comité électoral à quitter le parti, lui qui a enduré plus de 15 ans de prison et qui a été derrière sa victoire historique en 2011. A-t-il été bouleversé par le départ de Hamadi Jebali, en décembre dernier, ou est-il contre la mauvaise posture d’Ennahdha depuis les résultats des élections législatives, voulant à tout prix rester au-devant de la scène politique quitte à se voir octroyer des strapontins au moment où les islamistes pouvaient avoir mieux, s’ils avaient choisi une démarche qui leur soit propre , en présentant un candidat aux présidentielles et en refusant toute participation au pouvoir, au vu des résultats réalisés, et préparer un retour par la grande porte à la première occasion ?

Ces questions resteront sans réponses aussi longtemps que Jlassi lui-même se gardera de parler pour expliquer son geste.

Aboussaoud Hmidi

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