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Le taux d’inflation s’est stabilisé, en septembre 2019, à 6,7%, selon les chiffres publiés, vendredi, par l’Institut national de la Statistique (INS).

Cette stabilité est expliquée d’une part, par la décélération du rythme d’augmentation des prix de l’alimentation (7,3% contre 7,4% en août ) et d’autre part, par l’accélération observée au niveau du rythme d’augmentation des prix des boissons alcoolisés et tabac 22,4% contre 15,2% et des prix des produits et services d’enseignement 6,9% contre 5,4%.

L’Institut a précisé qu’en septembre 2019, les prix à la consommation ont augmenté de 0,6% pour le deuxième mois consécutif. Cette hausse provient essentiellement de l’augmentation des prix du tabac de 6,3% et des prix des services et produits de l’enseignement de 4,0%. En revanche, selon l’INS, les prix de l’alimentation et l’habillement demeurent constants

Les produits alimentaires sans variation

En variation mensuelle, les prix des produits alimentaires restent constants en raison, d’une part, de la hausse des prix des légumes secs de 1,3%, des poissons frais et œufs de 0,9% et des fromages et dérivés de lait de 0,6%.

D’autre part, selon les mêmes statistiques, les prix à la consommation ont baissé au niveau des prix des volailles de 1,8% et des prix des légumes frais de 1,2%.

En septembre 2019, les prix de l’alimentation augmentent de 7,3 % sur un an. Ce taux est expliqué par l’augmentation des prix des légumes 10,1%, des fromages et œufs de 9,1%, des viandes de 8,6%, des fruits de 7,8% et des boissons et jus de 7,6%. Quant aux produits manufacturés, ils ont augmenté de 8,2% en raison de la hausse des prix des produits d’entretien courant du foyer de 10,2% et des prix des matériaux de construction de 9,2%.

Inflation sous-jacente et celle des produits encadrés

Le taux d’inflation sous-jacente (hors produits alimentaires et énergie) s’établit à 6,9% contre 6,7% en août et 6,5% en juillet 2019. Les prix des produits libres non encadrés augmentent de 7,3% contre 4,9% pour les prix encadrés. Les produits alimentaires libres ont connu une augmentation de 8,4% contre 2,4% pour les produits alimentaires à prix administrés.

Les produits et services d’enseignement prennent leur ascension à l’occasion de la rentrée scolaire et universitaire 2019-2020, les services et fournitures scolaires ont enregistré une augmentation remarquable de 4,0%.

Ainsi, les prix des services d’enseignement préélémentaire et primaire privé ont augmenté de 3,7%, ceux de l’enseignement secondaire privé de 4,9% et les fournitures scolaires ont augmenté de 7%.

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«Le dinar a été redressé artificiellement, mais cette pression artificielle qui a été créée autour de lui, risque d’avoir de lourdes conséquences. La monnaie nationale pourrait se déprécier d’une manière plus accélérée après les élections». C’est ce qu’affirme l’économiste Ezzeddine Saidane, dans une analyse de la situation de la monnaie nationale, dans une interview accordée à l’Agence de presse officielle Tap.

Pour Saidane, la monnaie est le reflet et le miroir de l’économie. Il consent d’abord à supposer que l’appréciation du dinar reflète une amélioration des conditions économiques et financières du pays. «Mais n’est pas le cas», dit Saidane qui prend ainsi le contrepied de tout le conseil d’administration de la BCT qui, s’il ne parle pas de complète guérison de l’économie tunisienne, évoque une «progression de l’activité économique au 2ème trimestre 2019, la poursuite de la détente de l’inflation au mois de juillet 2019». 

  • Rien ne va, ni l’inflation, ni le commerce extérieur, ni le Dinar

L’ancien banquier estime qu’en «termes de croissance économique, la performance réalisée est extrêmement faible. En glissement annuel, le taux de croissance a été(…) de 0,1% pour le premier trimestre et de 0,5% pour le second, par rapport à la fin de l’année 2018». Et préfère dire que «cette faible croissance ne peut pas justifier une reprise du dinar».

Il rappelle ensuite que la balance commerciale, l’année 2018 a été catastrophique et s’est achevée, avec un déficit de 19,2 milliards de dinars, «ce qui a largement contribué à la baisse de la monnaie nationale. En 2019, le déficit de la balance commerciale s’est aggravé de 20%, à la fin du premier semestre. On ne peut donc pas dire que le redressement provisoire du dinar résulte d’une amélioration de la balance commerciale».

Et alors que tout le Conseil d’Administration de la Banque Centrale affirmait tout récemment une «poursuite de la détente de l’inflation au mois de juillet 2019 (6,5% après 6,8% en juin) », et notait aussi «un ralentissement de l’inflation sous-jacente hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés (7,3% en juillet 2019 après 7,6% en juin) bien que persistant à un niveau élevé», Saidane pense mordicus que«là aussi les taux d’inflation enregistrés sont loin de servir le dinar». L’économiste explique que le dernier chiffre publié par l’INS est de 6,7%, et qu’il ne faut pas comparer à celui 2018, car l’inflation avait alors été calculée sur une base différente, ce qui ferait selon lui une différence de 0,5%, à peu près et aboutirait à une inflation de 7,2%, «une inflation énorme qui ne justifie pas la reprise du dinar».

  • Une appréciation, artificielle en vendant pas cher les devises ?

Ezzeddine Saidane va plus loin dans son analyse contradictoire de l’appréciation du coût du dinar que remarque tout le monde en Tunisie, et en citant le FMI que «cette appréciation du dinar réalisée par les autorités monétaires, va compliquer la tâche de la Tunisie pour le redressement des déséquilibres de la balance des paiements. On a même qualifié d’irrationnelles, les tentatives faites pour redresser le dinar».

A propos de ces tentatives que dénonce manifestement Saidane, il rappelle d’abord la cession de la Banque Zitouna et de Zitouna Takaful, à des investisseurs étrangers, mais aussi, que plusieurs crédits ont été contractés, ce qui a généré des rentrées de devises. Et de révéler ensuite que «ces rentrées auraient dû être affectées aux réserves de change pour les conforter, face au niveau d’endettement très important du pays.Mais, nos autorités ont en décidé autrement, procédant à des interventions massives sur le marché des changes, en intervenant auprès des banques et en proposant à ces dernières, des devises à prix réduits, ce qui a permis de redresser progressivement, le dinar».

Les devises provenant des dettes ou de cession d’actifs, auraient donc utilisées pour inverser la courbe du dinar, d’une manière artificielle, selon l’ancien banquier qui ajoute que ce n’est que «la partie restante[qui] a été utilisée pour augmenter le niveau des réserves de change, mais tout cela au détriment d’un autre ratio, celui de la dette extérieure, qui a carrément, explosé dépassant, actuellement, les 100% du PIB. Cette dette extérieure nous coûte en intérêts (en intérêts seulement, et pas en principal), l’équivalent de 3 points de croissance annuelle». Et Saidane d’enfoncer le clou dans le cercueil de ce qu’il appelle l’autorité, sans la nommer, en l’accusant ainsi d’avoir «surendetté la Tunisie pour pouvoir réaliser un redressement artificiel provisoire du dinar».

  • «Bonne» nouvelle, Saidane anticipe une plus forte dépréciation après les élections !

Pour rappel, cette dette extérieure, aurait augmenté de plus de 70% en deux ans (chiffres BCT), passant de 62 milliards de dinars en 2016, à 105 milliards de dinars à fin 2018. En 2019, cette tendance à l’endettement massif s’est poursuivie, en commençant par l’émission de 700 millions d’euros sur le marché international, qui a été réalisée au début de l’année et qui a permis de débloquer un ensemble d’autres crédits. Tous ces crédits n’ont malheureusement, pas été utilisés pour lancer des investissements productifs qui devraient permettre à la Tunisie, de rembourser ses dettes dans des conditions normales. Une situation que Saidane juge insoutenable et irresponsable », le tout pour lui, en relation avec le redressement artificiel du dinar, qui aurait coûté excessivement cher.

D’abord, selon lui, «parce qu’en redressant artificiellement, la valeur de la monnaie nationale, on a défavorisé les exportations et favorisé les importations.Deuxièmement, il faut rappeler aussi, que les transferts effectués par les entreprises étrangères installées en Tunisie au titre des dividendes de l’exercice 2018, ont été faits dans des conditions qui leur étaient très favorables, parce qu’elles l’ont fait sur la base de devises dont le prix ont été artificiellement bas».

Et comme une anticipation qui pourrait être, tout aussi négative que l’appréciation, même artificielle, Saidane «suppose que dès la fin des élections, le dinar évoluera autrement et cette pression artificielle va faire en sorte qu’il se dépréciera à un rythme plus accéléré après les élections».

«Bonne» nouvelle donc, pour le gouvernement qui se mettra en place après les élections. On en serait presque, à lire l’analyse d’Ezzeddine Saidane, à demander presque que le prochain chef d’Etat change de direction à la BCT. Les candidats ne manqueront pas avec la nouvelle direction du pays qui émergera en 2020 !

Saidane casse ainsi, si ce qu’il dit est vrai, toute l’explication, somme toute logique et chiffrée, de la BCT début septembre sur l’amélioration du taux de change du Dinar. Un discrédit, qui pourrait coûter cher au Dinar tunisien !

AM

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Le rideau va tomber dans quelques heures sur la campagne électorale des Présidentielles qui auront lieu, dimanche 15 septembre. Un scrutin qui sera, à ne pas en douter, très disputé, et nul n’est en mesure d’en prédire l’issue. Ce qui est donné pour hautement probable, c’est qu’aucun des 26 candidats en lice n’est en état d’émerger du lot pour remporter les suffrages exigés dès le premier tour.

Les débats, grands et petits, qui ont ponctué la campagne électorale n’ont pas été d’une quelconque utilité, n’ayant pas permis de départager les postulants qui ont, pourtant, sillonné le pays tenu de nombreux meetings, et dont certains ont fait du porte-à porte pour convaincre les électeurs du bien-fondé de leurs programmes, qui, faut-il le relever, n’ont pas prise sur les véritables soucis, préoccupations et problèmes qui tourmentent le citoyen tunisien. Il s’agit, de toute évidence, de ceux qui touchent à ses finances, son pouvoir d’achat, à l’emploi, au développement, en un mot à tout ce qui est d’essence économique.

La campagne électorale commence à peser lourd sur la conjoncture économique dans la mesure où le comportement des preneurs de décision est dicté par l’attentisme, souligne d’ailleurs une analyse que vient de publier “Tunisie Valeurs”. Selon cette analyse sur la ” Conjoncture économique nationale : Des marges de manœuvre de plus en plus limitées “, du département Etudes et Recherches, parues dans la revue de recherches de l’intermédiaire en bourse et reprise par TAP, “même les investisseurs, manifestent un comportement d’attentisme, en limitant leurs investissements, restreignant leurs stocks, ajustant leurs effectifs et leurs coûts de production “.

Les analystes de “Tunisie Valeurs”, ont noté que ” neuf ans après la Révolution, l’économie tunisienne ne s’est toujours pas fixée de cap “, soulignant que ” la marge de manœuvre des autorités publiques ne cesse de rétrécir pour gérer les contraintes macroéconomiques “. “L’instabilité politique, les résistances sociales, les corporatistes et l’absence d’une vision réformiste ont creusé les défaillances structurelles de l’économie tunisienne”.

« Croissance molle »

La Tunisie souffre d’une ” croissance molle et insuffisante pour résorber le chômage et rétablir les équilibres macroéconomiques …..Les derniers chiffres de croissance ne sont pas rassurants et rendent l’objectif de 3,1% de croissance du gouvernement difficilement atteignable “.

Dans ce même contexte, les analystes ont rappelé que la croissance du PIB a été nulle au premier trimestre 2019 et que l’évolution défavorable des industries manufacturières (-0,2% pour le secteur des Industries Mécaniques et Electriques et le secteur du Textile, Habillement et Cuir) a tiré la croissance globale du PIB vers le bas, en liaison avec la fragilité de la conjoncture dans les principaux pays partenaires de la Tunisie, notamment l’Allemagne pour le secteur automobile.

La Tunisie souffre, aussi, d’une “inflation qui érode le pouvoir d’achat et la capacité d’épargne des ménages “, et d’un ” investissement plus déprimé en raison de la politique monétaire et budgétaire restrictive “.

L’économie du pays fait face, également, à ” un déficit budgétaire élevé quoiqu’en amélioration ” et à ” un déséquilibre extérieur qui s’accentue malgré un dinar plus compétitif “.

En attendant la reprise du phosphate

En fait, le dinar est en train de prendre de la vigueur depuis le début de l’année grâce, notamment, à une amélioration conjoncturelle de l’offre sur le marché des changes.

Les analystes de “Tunisie Valeurs” ont affirmé, par ailleurs, que ” le salut du secteur extérieur ne pourrait provenir que d’une reprise du secteur des phosphates et dérivés “.

Et de rappeler que le secteur extérieur a profité, en 2018, de la bonne performance du secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires et celui des services marchands. Toutefois, la persistance des tensions sociales au niveau des sites de distribution des phosphates et la faiblesse de la production des produits énergétiques dont les cours se sont fortement amplifiés sur les marchés internationaux au cours de 2018, ont manifestement affecté l’équilibre de la balance commerciale des industries extractives.

Partant, ils ont recommandé aux preneurs de décision de ” mettre le cap sur les réformes et les annonces fortes pour restaurer le moral des investisseurs et déclencher le cercle vertueux de l’investissement “.

Tunisie Valeurs & TAP

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Après deux années successives de recul, l’indicateur de perception du climat des affaires en Tunisie a enregistré une assez nette amélioration passant de 58,3 points en 2017, à 60,1 points en 2018, , traduisant une meilleure perception des entreprises quant à l’environnement dans lequel elles œuvrent. C’est la notable conclusion de l’enquête annuelle sur la compétitivité des entreprises 2018, publiée récemment, par l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Etudes Quantitatives (ITCEQ).

Cette enquête 2018, prend en considération 12 critères différents. Elle a ciblé 1200 entreprises privées opérant aussi bien dans l’industrie que dans les services et réparties sur tout le territoire tunisien.

« Le climat politique, le climat social, ainsi que le financement bancaire se présentent comme les principaux facteurs ayant tiré vers le bas cet indicateur, entravant ainsi le bon déroulement des affaires en Tunisie », soulignent les auteurs de l’étude qui pointent en premier lieu situation politique, “le domaine le plus défavorablement perçu par les chefs d’entreprise (44% d’entre eux le considèrent comme une contrainte majeure au bon déroulement de leur activité et à leur développement)”. ” L’instabilité politique serait la raison pour laquelle 36% des entreprises n’ont pas investi en 2018 “.

Tensions sociales

Pour ce qui est de la situation sociale, elle serait, l’une des principales raisons ayant dissuadé 32% des hommes d’affaires d’investir en 2018. ” Pire encore, il importe de révéler que les tensions sociales (les grèves) continuent à causer des problèmes d’approvisionnement pour 18% des interviewés et ont même été derrière la suspension de l’activité au cours du premier semestre 2018, pour 1 % des entreprises enquêtées “, ont encore noté les auteurs de l’enquête, ajoutant que les entreprises dénoncent, aussi, l’absentéisme dont le taux reste relativement élevé, se situant au niveau de 5,3% (soit 14,5 jours d’absence par an), contre 4,87% de 2014 (jugé tolérable par rapport aux normes internationales).

Quant au financement bancaire, il continue à constituer, selon l’Institut, une contrainte sévère aussi bien au niveau du coût que de l’accès au crédit bancaire. ” En 2018, cette contrainte s’est davantage resserrée suite, notamment, à l’augmentation du taux d’intérêt directeur à plusieurs reprises avec une conjoncture défavorable plaçant 47% des opérateurs, dans une situation de besoin de financement d’exploitation “.

L’ITCEQ a passé en revue, également, le problème de la corruption, faisant savoir que la fréquence des entreprises déclarant une accentuation de ce phénomène, a augmenté pour atteindre 54%, contre 49% en 2017 et ce, aux dépends de ceux qui trouvent qu’elle s’est maintenue (38% en 2018, contre 42% en 2017). ” Cette situation paradoxale est encore mise en exergue lorsque, sur le plan des pratiques, le pourcentage des entreprises déclarant avoir été contraintes à payer des pots-de-vin continue sa tendance baissière entamée depuis l’année 2015, passant de 29% en 2014, à 21% en 2018 “, a ajouté l’ITCEQ.

Corruption et fisc, contraintes majeures

En fait, selon l’enquête “23% des interviewés ont déclaré avoir été contraints de payer des pots de vin aux services de la douane, contre 36% en 2014. De même, 16% des hommes d’affaires ont dit été contraints de payer des dessous-de-table, contre 28% en 2017”.

En outre, l’ITCEQ a révélé que plus du 1/3 des entreprises enquêtées considèrent la fiscalité comme une “contrainte majeure, aussi bien en termes de niveau d’imposition que du système fiscal lui-même”, ce qui entraîne ” un manque de confiance entre les autorités et les contribuables, favorisant l’évasion fiscale “.

L’Institut a encore cité “les problèmes macroéconomiques et réglementaires, dont les répercussions ont été claires à travers la dépréciation continue du dinar et à la hausse des prix, causant la perturbation de l’approvisionnement des entreprises”.

Il a pointé, en outre, les pratiques du marché, le système judiciaire et les procédures administratives, impactés par des délais souvent trop longs de résolution des litiges, et les défaillances au niveau de l’infrastructure, notamment en matière de transport.

Toutefois, l’Institut a fait état de l’amélioration de l’indicateur de perception relatif à la situation sécuritaire, lequel est passé de 58,8 points en 2017, à 62,4 points en 2018. Une évolution qui est encore plus perceptible à travers la baisse de la fréquence des entreprises déclarant que l’insécurité a été à l’origine de perturbations en matière d’approvisionnement (12% des entreprises concernées en 2018, contre 14% en 2017).

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L’Office des Céréales (OC) et la Banque Nationale Agricole (BNA) ont signé, lundi 3 juin 2019, un protocole d’accord pour le financement de la récolte céréalière 2018-2019, à partir de la collecte jusqu’au stockage et la commercialisation.
En vertu de cet accord, l’Office prend en charge l’intégralité du financement accordé par la BNA, sous forme d’Avance Sur Marchandises pour son propre compte et pour le compte des quatre Sociétés Mutuelles Centrales des Services Agricoles. Il s’agit de la Société Mutuelle Centrale de Services Agricoles Grandes Cultures (CCGC), la Société Mutuelle Centrale de Services Agricoles de Blé (COCEBLE), la Société Mutuelle Centrale de Semences et Plants Sélectionnés (CCSPS) et la Société Mutuelle Centrale de Semences (COSEM).

L’accord stipule que la BNA met en place une ligne d’Avances sur Créances Administratives en faveur de l’Office des Céréales pour couvrir la créance née sur l’Etat au titre de la compensation relative à la vente de céréales locales.
La banque est appelée, également, à mettre en place une ligne de crédit non mobilisable (CNM) en faveur de l’Office des Céréales pour financer les charges opérationnelles liées à l’activité céréales locales, et ce, prenant en considération les prévisions de production.
Dans ce cadre, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb, a révélé que la récolte 2018-2019 sera prometteuse et dépassera celles écoulées.
Mettant l’accent sur les préparatifs en prévision de la prochaine récolte, il a fait savoir que le ministère de Transport a mis en place 60 locomotives pour assurer le transport de céréales.
Et d’ajouter que son département a coordonné avec les services de la protection civile afin de faire face aux éventuels incendies.

Le directeur général de la BNA, Habib Belhaj Gouider, a affirmé, de son côté, que la ligne de financement, qui sera octroyé par la BNA, vise, essentiellement, à mener à bien l’opération de collecte de la récolte de céréales. Il a rappelé, ainsi, que le financement sera fait sur étapes, selon les besoins, tout au long de la saison.
Le PDG de l’Office des Céréales, Taoufik Saidi, a souligné que ce modèle de financement se présente comme une nouvelle expérience pour la Tunisie, rappelant que les mutuelles faisaient recours, auparavant, à l’endettement, directement auprès de la BNA.
Avec la signature de cet accord, l’Office est devenu l’unique interlocuteur avec la BNA et accédera à tout le financement de la récolte, avant de l’orienter vers les mutuelles, ce qui permettra de réduire les intérêts sur crédits“, a-t-il noté.

A noter que l’OC s’engage à introduire auprès de la BNA, au plus tard le 31 mai de chaque année, un dossier comportant les besoins de financement pour la campagne céréalière évalués au coût de revient des céréales (prix de base + primes prévues dans le cadre du décret de campagne en vigueur). Ce dossier devra être accompagné des prévisions de collecte des Sociétés Mutuelles Centrales des Services Agricoles ou de leurs capacités de stockage.
L’Office s’engage, aussi, à communiquer à la BNA, au moins une fois tous les quinze jours, un état de stocks actualisé en possession de chaque Société Mutuelle Centrale des Services Agricoles et dûment validé par l’Office, afin de permettre de réajuster l’encours d’Avance Sur Marchandises.

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Le PIB agricole accuserait une baisse de 5 à 10%, à l’horizon 2030, à cause des conditions climatiques peu clémentes, qui ont occasionné, ces huit dernières années, des pertes de l’ordre de 345 millions de dinars, d’après le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche.
Entre sécheresse, grêle et fortes précipitations qui gagnent en fréquence et en gravité, les agriculteurs, notamment les petits exploitants, ne sont plus en mesure de trouver ni le temps ni les ressources nécessaires pour se remettre.
Dos au mur, le gouvernement a dû mettre en place, dans le cadre de la loi de finances de 2018, une mesure visant à créer un fonds d’indemnisation des dommages agricoles liés aux calamités naturelles.
Destiné à dédommager les agriculteurs et les marins-pêcheurs sinistrés, ce fonds couvre les pertes causées par les inondations, les tempêtes, le vent, la sécheresse, la gelée et la neige. Il concerne les cultures irriguées et pluviales, les animaux d’élevage et les produits de l’agriculture et de la pêche.

Ce fonds vient répondre aux appels pressants lancés, depuis des années, par les agriculteurs tunisiens confrontés de plus en plus à des difficultés financières affectant leurs capacités d’investissement, a déclaré à l’Agence TAP Leith Ben Becher, céréaliculteur et fondateur du Syndicat des agriculteurs en Tunisie (Synagri).
Les changements climatiques conditionnent aujourd’hui notre production agricole qui demeure essentiellement pluviale. Sur les 5,4 millions d’hectares de terres arables, seuls 400 mille bénéficient de l’irrigation en cas de sécheresse. Les superficies restantes, notamment céréalières, restent soumises aux variations du climat“, observe-t-il.
Une année sur trois est quasiment une année de disette pour les céréaliculteurs. La sécheresse frappe nos récoltes et impacte nos marges économiques et notre capacité de remboursement, ce qui est de nature à accentuer davantage notre endettement“, déplore-t-il.

Pour le président de l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP), Abdelmajid Ezzar, il y a urgence aujourd’hui à activer ce fonds, afin d’assurer la pérennité du secteur agricole en Tunisie, un secteur qui demeure vulnérable et assujetti aux aléas naturels.
La structure des exploitations nationales est dominée par des superficies de taille réduite, qui sont cultivées par des petits agriculteurs dont 80% ne disposent pas du niveau d’instruction requis pour faire face aux calamités naturelles“, explique-t-il.

Le fonds doit tirer d’affaire tout le monde

De surcroît, ces petits exploitants ne sont pas dotés des innovations technologiques nécessaires pour faire preuve de résilience, d’où l’importance capitale que revêt ce mécanisme d’indemnisation.
Ce dernier, financé à hauteur de 70 MD, sera alimenté par une subvention de l’Etat dans la limite de 30 MD par année d’une taxe de solidarité nationale de 1% prélevée sur certains produits (céréales collectées par l’Office des Céréales, fruits et légumes, olives et produits de la pêche) ainsi qu’une contribution annuelle des agriculteurs déclarants“, explique le président de l’UTAP.
Cette cotisation est fixée à 2,5% de la valeur de la production assurée ou des dépenses engagées, comme le stipule le décret gouvernemental n°822 de 2018 du 9 octobre 2018, fixant la contribution des agriculteurs au fonds d’indemnisation des catastrophes naturelles.
Ce même décret énonce que seuls les agriculteurs ayant souscrit une police auprès de la société d’assurance en charge de la gestion du fonds bénéficient de cette indemnisation.
Or, selon Ezzar, le fonds devrait plutôt être élargi à tous les agriculteurs, même les non adhérents, étant donné que ces derniers sont soumis à la taxe de solidarité nationale.

Pour le président du Syndicat des agriculteurs en Tunisie (Synagri), Karim Daoued, “cette caisse de compensation” permet aux agriculteurs, particulièrement les petits exploitants, de ne pas disparaître, d’autant que ces derniers font face continuellement à une explosion des coûts de production alors que les prix de vente n’ont pas connu de hausses. “Les coûts de production ont augmenté de 40% à 50% pour les engrais chimiques, l’énergie et les tracteurs, cela a alourdi nos investissements et affaibli nos marges.”
Et de rappeler que c’est grâce aux exportations des dattes, de l’huile d’olive, des fruits et légumes et des produits de la pêche que l’économie tunisienne a évité le pire pendant plusieurs années, notamment en 2014 et 2017. “Il est donc fondamental de rendre opérationnel ce mécanisme de compensation, d’autant que les subventions accordées par l’Etat demeurent insuffisantes contrairement à ce qui est dit“.

D’après le directeur général du Financement, des Investissements et des Organismes Professionnels au ministère de l’Agriculture, Raouf Laajimi, les subventions allouées aux agriculteurs victimes des catastrophes naturelles ont coûté à l’Etat, au cours des huit dernières années, près de 131 millions de dinars, soit une moyenne annuelle d’environ 16, 4 millions de dinars.
Selon ses dires, le fonds d’indemnisation des dommages agricoles causés par les calamités naturelles sera opérationnel sous peu, précisant que son département a lancé le 25 avril dernier un appel d’offres pour sélectionner la compagnie d’assurance et de réassurance qui sera chargée de gérer cette caisse.
Une fois cette compagnie sélectionnée, elle va signer un accord avec le ministère des Finances, lequel permettra aux agriculteurs de bénéficier de leurs indemnisations.

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La Tunisie ne jure plus que par les énergies renouvelables, dont l’éolienne, pour réduire des importations d’hydrocarbures et un déficit énergétique qui donnent des cauchemars aux autorités. Une affaire donc de la plus haute importance. Alors quand on apprend que 17 éoliennes sur 143, de la centrale éolienne de Metline-Kchabta mise en place en 2012, sont en panne et en état d’arrêt total depuis 2015, sans que la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG) n’intervienne pour les réparer, cela relève du crime économique ! Aucun travail de maintenance n’a été effectué au niveau de ce parc éolien en situation de délabrement total. Pourtant sa capacité totale de production d’électricité est estimée à 188 mégawatts (MW).

Une responsabilité partagée

Cette situation perdure depuis que le ministère de l’Industrie et des PME a autorisé des entreprises privées à construire et exploiter des centrales électriques éoliennes, pour vendre l’électricité produite par les quatre parcs éoliens à la STEG. Selon des documents parvenus à l’agence TAP, la situation du parc éolien de Metline-Kchabta est due principalement à la récurrence des actes de vols et de vandalisme des équipements mis en place, à l’absence d’intervention immédiate pour remplacer les pièces endommagées ou volées, outre le manque enregistré en matière de voitures tout terrain pour accéder au parc. Il s’agit également de l’absence d’entretien des circuits menant vers le parc en question, ce qui entrave l’accès des grues de maintenance. Une exploitation totale de ce parc éolien, aurait permis de générer, annuellement, 600 GWH d’électricité, d’économiser plus de 120 Ktep de combustibles et de 40 mille m3 d’eau et d’éviter des émissions de l’ordre de 350 mille tonnes de CO2.

Une grosse perte

Les pertes enregistrées à cause des actes de vol et de vandalisme n’ont pas été évaluées, mais elles sont, selon des sources bien informées du dossier, aux alentours de 10 millions de dinars. La remise en marche des éoliennes en panne aurait permis de produire plus de 100 gigawatt-heure (GWh) d’électricité durant la période entre janvier 2015 et janvier 2019. Selon les mêmes sources, le parc éolien est équipé de caméras de surveillance “qui n’assurent pas une vision nocturne n’étant pas dotées de la technique infrarouge“, alors que les opérations de vols et de vandalisme sont généralement perpétrées durant la nuit. Le système de contrôle à distance des éoliennes (SCADA) installé sur le site de Kchabta est aussi en panne depuis 6 mois, alors que ce système est capable de détecter plusieurs pannes et de les réparer à distance.

Il faut 4 millions DT pour tout retaper

Contacté par TAP, le directeur de gestion des moyens de production de l’électricité à la STEG, Imed Mekaouer, a expliqué que la réparation des éoliennes en panne nécessite la mobilisation d’une enveloppe de près de 4 millions de dinars.
9 éoliennes ont été vandalisées et d’autres nécessitent juste des pièces de rechange pour fonctionner“, a souligné le responsable.
Pour ce qui est de la station de Metline, il a indiqué que deux éoliennes uniquement ne fonctionnent pas, en raison de pannes électriques survenues et aussi de la difficulté d’accès à cette région pour assurer la réparation. La station de Metline, pour rappel, regroupe 72 éoliennes d’une capacité globale de 95 Mw.
La STEG œuvre à réparer ces pannes le plus tôt possible“, a tenu à dire le responsable, imputant le retard à la lenteur du processus et du système des achats et aussi aux procédures d’importation des pièces de rechange nécessaires.

Le secteur privé débarque

Le ministère de l’Industrie et des PME a octroyé, le 10 janvier 2019, quatre autorisations à des sociétés étrangères pour la production d’électricité à partir de l’énergie éolienne.
Ces projets, dont les investissements sont estimés à 400 millions de dinars, permettront la production de 120 MW d’électricité et la création de 76 emplois directs. Les projets éoliens seront implantés dans les régions de Mornag (gouvernorat de Ben Arous) et Jebel Sidi Bechir, Jebal Kchabta et El Betiha (gouvernorat de Bizerte). Leur entrée en production est prévue entre mai et novembre 2020. L’électricité produite à partir de ces projets sera vendue, exclusivement, à la STEG, moyennant un prix variant entre 110 et 135 millimes/kwh.

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La moitié des petites et moyennes entreprises (PME) tunisiennes, soit 10 mille sociétés, vivent des difficultés financières, a indiqué le président de l’Association tunisienne des investisseurs en capital (ATIC), Mohamed Salah Frad.
Cinq (5) mille de ces entreprises en difficulté ne communiquent pas sur leur situation financière, a-t-il ajouté, lors d’une conférence organisée, jeudi 14 mars 2019, à Tunis, sur le thème “restructuration des entreprises en difficultés: rôle du capital-investissement”.
Si cette situation continue, les PME, qui constituent 95% du tissu économique du pays, peuvent fermer leurs portes et des emplois seront ainsi perdus“, a-t-il averti.

Le responsable a souligné, ainsi, le rôle des investisseurs en capital dans le sauvetage des ces entreprises, en termes d’anticipation et de détection précoce des crises, de renforcement des leurs ressources propres, de financement de leurs plans de restructuration, ainsi qu’en matière de conquête d’autres marchés.
Le capital investissement contribue à l’identification des ressources financières permanentes aux PME, à travers la souscription directe dans le capital de la PME ou bien via la bourse“, a rappelé Frad
En Tunisie, le portefeuille de l’intervention du capital investissement dans le capital des PME s’élève, actuellement, à 2,7 milliards de dinars, soit 3% du PIB. Comparé aux taux enregistrés dans des pays voisins, ce taux est important. Mais, il demeure faible par rapport aux pays développés.

Au total, 5 mille PME tunisiennes ont bénéficié du financement capital-investissement, ce qui a permis la création de plus de 50 mille emplois.
Du côté de l’Etat, une stratégie industrielle de 5 ans (2020-2025) ciblant les PME est en cours d’élaboration par le ministère de l’Industrie et des PME. “Cette stratégie tend à identifier des solutions aux problèmes auxquels font face les PME tunisiennes, dont, surtout, la sous capitalisation et l’aspect familial de ces entreprises, qui les empêche à se transformer en grandes sociétés“, a fait savoir le secrétaire d’Etat aux PME Habib Debbabi .
Le ministère est en train de chercher un bailleur de fonds pour identifier une ligne de financement qui assurera la restructuration, la digitalisation et l’accompagnement des PME à se transformer.
Un projet de loi concernant le crowdfunding (financement participatif) va être également présenté en juin 2019 dans l’objectif de faciliter le financement des PME.

Pour rappel, la Tunisie dispose déjà d’une loi, celle d’avril 1995, régissant le redressement des entreprises en difficulté. “Toutefois, l’amendement de cette loi, à deux reprises, en 2003 et en 2016, a découragé les entreprises ciblées pour bénéficier de ses dispositions, car elles favorisent la position du créancier au détriment du sauvetage de l’entreprise“, selon le directeur à El Karama Holding Mbarek Khamassi.
En 2017, seules 45 entreprises en difficulté ont bénéficié des avantages de cette loi. Le reste des entreprises ferment leurs portes ou finissent dans l’informel.

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Le ministère public auprès du Tribunal de première instance de Tunis a manipulé l’opinion publique au sujet de l’ouverture d’une enquête judiciaire sur l’appareil secret du Mouvement Ennahdha, a estimé jeudi Me. Ridha Raddaoui, membre du Collectif de défense des martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi.
” L’instruction est encore dans sa première phase “, a-t-il regretté lors d’une conférence de presse à Tunis.
” Le ministère public a entamé les procédures préliminaires et soumis le dossier à l’Unité nationale d’investigation dans les crimes de terroristes de la Garde nationale de l’Aouina pour laisser croire à l’ouverture d’une enquête sur l’appareil secret “, a-t-il expliqué.

L’Unité en question a auditionné, le 5 décembre 2018 le collectif de défense et demandé l’obtention d’une série de mandats, en l’occurrence la correspondance de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et de la Commission d’analyse financière pour déterminer les sources de financement de Mustapha Khedr et tracer ses appels téléphoniques. ” Hélas, le ministère public n’a pas doté l’unité nationale d’investigation du pouvoir d’instruction, dans la mesure où tout mandat nécessite une autorisation du parquet “, a-t-il fait savoir.
” Chapeauté par Béchir Akremi, le ministère public a entravé toute action pertinente qui risque de nuire au Mouvement Ennahdha “, a-t-il accusé. Il a fait remarquer que le Collectif de défense a refusé de poursuivre les investigations devant la Brigade nationale de lutte contre le terrorisme, laquelle, s’est-il étonné, a réclamé une procuration écrite des Secrétaires généraux du parti des patriotes démocrates unifiés et du Courant populaire et la relance des investigations.

Raddaoui a également évoqué les plaintes déposées par le Collectif de défense contre l’ancien juge d’instruction du bureau n°13 et Procureur de la République en place, Béchir Akremi.
A ce propos, il a critiqué le fait que ce dernier ordonne l’ouverture d’une instruction pour une plainte déposée à son encontre.
” Le ministère public n’est pas en train de remplir son rôle. Il protège les criminels et les terroristes allant jusqu’à risquer de devenir complice “, a-t-il lancé, réaffirmant l’engagement résolu à faire face à la tentative de mainmise exercée par Béchir Akremi et par-delà le mouvement Ennahdha sur le ministère public.
” Le ministère public est soumis aux diktats du Mouvement Ennahdha “, a-t-il encore accusé, faisant remarquer que le procureur de la République, Béchir Akremi, a usé de tous les moyens pour empêcher l’ouverture d’une information judiciaire.

Le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis et du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, Sofiane Selliti, avait indiqué que le parquet a ordonné le 2 octobre dernier, l’ouverture d’une enquête conformément à l’article 31 du Code de procédure pénale, concernant les données révélées lors de la conférence de presse tenue par le Collectif de défense des martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi. Parmi ces données, l’existence d’une “organisation secrète” liée au mouvement Ennahdha, avait-il dit.

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L’adoption du projet de la loi organique du budget n°71 pour l’année 2019 commande de fixer les programmes gouvernementaux pour une période de trois ans afin de donner une vision à moyen terme pour les politiques de l’Etat et évaluer leur rentabilité, a estimé, mardi 8 janvier, le ministre des Finances, Ridha Chalghoum.
Lors d’une séance plénière à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) consacrée à l’examen de ladite loi, le ministre a fait savoir que parmi les orientations de celle-ci, figurent essentiellement la liaison entre les montants alloués, les programmes et les politiques générales de l’Etat pour la gouvernance de la finance publique et la transparence de la gestion des dépenses de l’Etat.
D’après lui, chaque responsable est appelé à rendre compte de son rendement sur la base de son engagement à gérer les montants alloués selon les plans et les programmes.

Chalghoum ajouté qu’une nouvelle formule de la ventilation du budget de l’Etat sera adoptée, dès la mise en oeuvre de cette loi, en poursuivant une nouvelle politique de gestion des budgets par objectifs, en consécration de la bonne gestion des finances publiques et de l’orientation des budgets selon les priorités des programmes de développement.
Il sera, également, procédé au transfert d’allocations du budget de l’Etat au profit des collectivités locales, en attendant que leurs besoins en financements soient transférés dans le cade de l’équilibre du budget de l’Etat.
Le ministre a relevé que l’adoption du projet de la loi organique du budget permettra de formuler le projet de la loi de finances au titre de l’année 2020, à la fin de l’année 2019, rappelant que son département a, d’ores et déjà, entamé la formation des formateurs dans les différents ministères, en matière de gestion du budget selon les objectifs.

Près de 5 mille sessions de formations ont été tenues pour former 12 500 cadres concernés par le suivi, la gestion et le contrôle du budget. Le ministère œuvre à améliorer les systèmes informatiques pour être au diapason de ce changement, à travers la publication des cahiers des charges de développement du système informatique.
Cinq ministères pilotes ont été sélectionnés pour appliquer la loi organique du budget selon les objectifs, à savoir les ministères de l’Enseignent supérieur et de la Recherche scientifique, de la Formation professionnelle, de l’Emploi, de l’Education, de la Santé, et de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
La plénière consacrée à l’examen du projet de la loi organique a été levée, après adoption (avec 95 voix pour, sans refus ou abstention), pour passer à l’examen des articles du ce projet de loi.

Le président de l’ARP a appelé la commission des finances à se réunir pour examiner les propositions d’amendement proposés, concernant le projet de la loi organique du budget et celui relatif à la création d’un régime fiscal préférentiel pour les voitures du tourisme, dont la puissance ne dépasse pas 4 chevaux.
Certains députés ont proposé d’introduire des amendements au projet de loi relatif à l’intégration de l’aspect social et de stipuler l’indépendance financière et administrative de l’ARP et de toutes les instances constitutionnelles, comme le stipule la Constitution
Les travaux de la plénière ont repris mardi à 14h00, pour examiner les articles du projet de la loi organique du budget.

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) n’a pas de cadeau à offrir au chef du gouvernement, Youssef Chahed et aux citoyens en cette fin d’année 2018. Tous les indicateurs, ou presque, sont au rouge, aucune bonne nouvelle ou éclaircie. Et rien ne nous garantit, en l’état, que l’année 2019 sera plus prospère que 2018. Le déficit courant s’est creusé, à fin novembre 2018, à 10,7 milliards de dinars, soit 10,1% du PIB, contre 9,2 milliards un an auparavant (9,6% du PIB), en dépit d’une amélioration tangible du solde de la balance des services (1,739 MD contre 722 MD à fin novembre 2017), a annoncé la BCT, dans sa note sur les évolutions économiques et monétaires de décembre 2018, qui vient d’être publiée.
La note précise que le déficit de la balance commerciale a atteint 17,3 milliards de dinars, au cours des onze premiers mois de 2018, contre 14,4 milliards à fin novembre 2017. La détérioration du déficit, par rapport à l’année précédente, porte la marque de la hausse notable, en novembre 2018, des importations, de 9,2 milliards de dinars pour s’établir à 54,5 milliards de dinars au terme des onze premiers mois 2018, contre une augmentation de 6,2 milliards des recettes d’exportation portant leur niveau à 37,1 milliards de dinars au cours de la même période.

Au niveau des exportations de biens, la hausse des recettes de 19,9%, contre 17,3% à fin novembre 2017, traduit essentiellement l’effet de la hausse des prix à l’export (15,6% après 12,8% à fin novembre 2017). En termes réels, les exportations totales ont progressé de 3,9% après 3,8% un an auparavant, tirées principalement par les produits agricoles. Hors alimentation et énergie, le rythme de progression des exportations à prix constants s’est inscrit en ralentissement pour s’établir à 0,2% contre 3,1% durant les onze premiers mois de 2017.
Quant aux importations, l’envolée des prix internationaux des matières premières et de l’énergie, conjuguée à la dépréciation du dinar ont contribué significativement à la hausse de la facture des importations. En termes réels, et mis à part le secteur de l’énergie, les importations des différents secteurs d’activité ont accusé des baisses quoiqu’à des degrés différents, par rapport aux réalisations de l’année précédente. Le total des importations hors alimentation et énergie s’est replié de l’ordre de 0,8% contre une hausse de 1,7% un an auparavant.

Les devises et le dinar font grise mine

L’accentuation du déséquilibre des paiements extérieurs a engendré une poursuite de l’érosion des réserves de change, qui se sont établies, au 12 décembre 2018, à 4,5 milliards de dollars, soit l’équivalent de 80 jours d’importations, contre 4,4 milliards de dinars en octobre dernier (80 jours d’importations).
La persistance des tensions sur les réserves de change s’est traduite par une accentuation du rythme de dépréciation du dinar vis-à-vis des principales devises. Le dinar a perdu en moyenne, sur les onze premiers mois, 12,9% de sa valeur face à l’euro et 7,8% face au dollar américain.

Idem pour la liquidité

La note de la BCT fait également état d’un creusement du déficit de liquidité, en novembre 2018, engendrant une hausse de l’intervention de la Banque centrale sur le marché monétaire.
Les besoins des banques en liquidité se sont accrus, en novembre 2018, pour atteindre 16,4 milliards de dinars, après 16,1 milliards le mois précédent. La hausse des besoins des banques en liquidité porte la marque, notamment, des opérations d’achats nets de devises (583 MD) auprès de la Banque centrale.
Le volume des interventions de la BCT sur le marché monétaire s’est élevé à 11,6 milliards de dinars, dont 7 milliards sous forme d’appels d’offres (principales opérations de refinancement), 2,6 milliards de swaps de change (une transaction par laquelle deux contreparties s’échangent des flux financiers (des dettes) de même nature libellés dans deux devises différentes) à des fins de politique monétaire et 1,7 milliard de dinars d’achats fermes de bons du Trésor. Le déficit de liquidité, qui s’est élevé à 4.778 MD, a été financé par des opérations de facilité de prêt à 24H.
Malgré cela, le TMM a enregistré un léger apaisement par rapport au mois précédent pour s’établir à 7,25%.

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Les réserves en eau disponibles dans les barrages constituent, actuellement, 50% de leur capacité totale, s’établissant à 1,250 milliard m3 (sur 2,1 milliards m3). Ces quantités sont le double de notre stock en eau, durant la même période de l’année écoulée (0,590 milliard m3), a indiqué le secrétaire d’Etat chargé des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Abdallah Rabhi, ajoutant “nous nous attendons à une bonne saison de pluviométrie, pour cette année“.
Intervenant, vendredi, lors de la rencontre annuelle sur la revue sectorielle sur l’eau, Rabhi a estimé que la Tunisie est parvenue à surmonter cette conjoncture délicate, après 3 ans de sécheresse, durant lesquelles nos ressources hydrauliques se sont situées au niveau de 40% de la capacité de nos barrages.
“Afin de faire face à des situations similaires, nous sommes en train d’étudier la possibilité de mettre en place un nouveau système de gestion des ressources hydrauliques basé sur un cycle de 7 ans, durant lesquelles nous profiterons des années pluvieuses pour stocker le maximum d’eau et l’utiliser durant les années de sécheresse“, a-t-il noté.
Et de préciser que “ le cycle pluviométrique de la Tunisie est généralement le même et s’étend sur une durée de 7 ans, avec 2 ans humides, 2 ans normales et 3 ans de sécheresse “.

Ces dispositifs peuvent changer la donne

Le responsable a révélé, également, que son département a entamé un programme d’alimentation artificielle des nappes phréatiques, dans les régions de Mornag, Kairouan, Bizerte, Sidi Bouzid et Gafsa, à travers le pompage de l’eau à partir des barrages et des lacs collinaires.
Notre finalité est de gérer au mieux nos ressources en eau afin de parvenir à satisfaire les besoins du pays, y compris des agriculteurs, en eau durant les années de sécheresse“, a réitéré Rabhi.
Pour ce qui est de cette rencontre, il a fait savoir qu’il s’agit d’un rendez-vous annuel dédié à l’évaluation de la stratégie de l’eau en Tunisie et les réalisations accomplies, ainsi que les mesures qui seront prises durant l’année suivante, et ce, en faisant participer l’ensemble des parties prenantes nationales, les partenaires étrangers et les représentants de la société civile.

Rabhi a, enfin, affirmé que cette rencontre sera couronnée par la signature d’une convention avec la Banque Allemande pour le développement et la reconstruction (KFW), en vue du financement d’une étude intitulée ” Eau 2050 “, laquelle supervisera le secteur de l’eau à l’horizon 2050.
Cette étude, dont le coût est estimé à environ 10 millions de dinars, sera financée moyennant des dons qui seront faits par la KFW, la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ)“.

Une expertise précieuse

De son côté, Jorg Dux, chef de division eau en Afrique du Nord de la KFW, a signalé que l’ensemble des partenaires de la Tunisie se penchent sur la définition des solutions permettant de remédier à la pénurie d’eau.
Dans ce cadre, il a recommandé la promulgation d’un nouveau code des eaux, l’adoption d’une tarification adéquate et la mise à niveau des différentes structures en charge de l’eau.
D’après lui, il est indispensable, aujourd’hui, d’améliorer le système d’information sectoriel afin de mieux partager et valoriser l’information, ainsi que garantir une meilleure traçabilité des données.
Il a mis l’accent, aussi, sur l’impératif de renforcer le contrôle du domaine public hydrique, dans le dessein de limiter les forages illicites et de réduire la pollution de l’eau et du sol par les déchets industriels et ménagers.
Par ailleurs, Dux a considéré que les projets d’eau, à mener dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé, doivent être appuyés par un cadre juridique adéquat. ” Il faut, également, mobiliser des compétences humaines appropriées et opter pour le partage des risques “.
Le représentant de la KFW a appelé, de même, à éviter la surexploitation de la nappe phréatique et des eaux de surface, à mieux gérer les ressources disponibles et à opter pour les ressources non conventionnelles, dont la réutilisation des eaux usées, ainsi qu’au transfert des eaux excédentaires du nord vers le centre et le sud.

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C’est ce qu’on appelle l’escalade, la radicalisation. Jusqu’à quel point ? Mystère pour le moment. Après avoir ameuté l’opinion publique sur les griefs contre la Loi de finances 2019 (mais il y a du monde avec eux : les jeunes experts comptables, les avocats, les concessionnaires automobiles pour d’autres raisons, un paquet de députés…), l’Ordre des Experts Comptables de Tunisie (OECT) passe à la vitesse supérieure : la suspension de la remise des rapports des commissaires aux comptes et des auditeurs sur les comptes annuels des sociétés cotées en Bourse, des établissements publics et des institutions bancaires et financières.
Cette suspension sera valable jusqu’à la prise d’une décision concernant l’article 36 de la loi de finances de 2019, relatif à la levée du secret bancaire“, a déclaré le secrétaire général de l’OECT, Iskander Bousnina, ce lundi 17 décembre 2018.
Et d’ajouter que l’OECT a pris un nombre de décisions afin d’exprimer son rejet de l’article 36 de la loi de finances pour l’exercice 2019, en attendant la décision de l’Instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité des projets de loi, à travers la suppression ou le maintien dudit article
A noter que plus de 70 députés des différents groupes parlementaires (bloc démocratique, Front Populaire, Nidaa Tounes, Allégeance à la patrie ” Al Walaa Lil Watan ” et des indépendants) ont déposé ce 17 décembre 2018 un recours pour inconstitutionnalité des dispositions de la loi de finances 2019.

Bousnina a annoncé qu’il a été décidé de suspendre la participation des représentants de l’ordre au sein des conseils en rapport avec les affaires comptables, financières et fiscales, suite à la réunion des membres du conseil de l’OECT, le 15 décembre 2018, à Tunis.
L’OECT a appelé à convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire dans les plus brefs délais afin d’étudier la possibilité de prendre d’autres décisions en rapport avec les dispositions de la loi de finances 2019.
L’OECT a ajouté qu’elle poursuivra ses concertations avec l’Union Tunisienne des Professions Libérales afin de prendre d’autres décisions relatives à la loi de finances 2019, notamment les dispositions menaçant la pérennité et l’indépendance de la profession d’expertise comptable.

Bousnina a fait savoir que l’application de l’article relatif à la levée du secret professionnel déstabilisera la confiance des clients, ajoutant que cet article ne concerne pas les médecins et les pharmaciens et permet une échappatoire aux avocats, vu qu’il exclu les documents échangés entre ces derniers et leurs clients.
Il rappelé que l’OECT avait proposé un amendement, au cours d’une séance d’audition à la commission des finances, dans le cadre de l’examen de l’article 36, à savoir mentionner l’identité du client, les honoraires et les moyens de paiement, mais il a été rejeté.
Et d’ajouter que l’ordre a proposé de mentionner l’obligation pour l’expert comptable de lever le secret professionnel si la société concernée rejette la demande de l’administration fiscale d’obtenir des informations relatives à ses activités et la nature des échanges.
Il a rappelé que l’OECT a adressé un appel concernant l’inconstitutionnalité de l’article, à la présidence de la République conformément à l’article 66 de la Constitution, pour amender l’article 36 de la loi de finances 2019, sans recevoir une réponse.

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Le Fonds d’Amitié Qatari (Qatar Friendship Fund -QFF) a octroyé, mardi 4 décembre 2018, un crédit d’une valeur de 15 millions de dollars, l’équivalent de 43,8 millions de dinars (MD), au profit de cinq établissements financiers tunisiens, spécialisés dans la moyenne et la micro finance, dans le cadre d’un partenariat qui s’étalera sur la période 2019-2021.
Ces établissements sont la Banque de financement des Petites et Moyennes Entreprises (BFPME), Zitouna Tamkeen, Enda Tamweel, Baobab Tunisia (ex Microcred) et Asad Tamweel.
L’objectif de cet emprunt est de créer 100 mille nouveaux postes d’emploi directs et indirects au profit de jeunes Tunisiens, notamment dans les régions intérieures, où les jeunes souffrent de difficultés d’accès aux financements bancaires classiques. Ceci permettra de lutter contre le chômage, de promouvoir la justice sociale dans les zones mal desservies et d’encourager les jeunes à développer leur propre estime de soi“, a indiqué le directeur du département des programmes du QFF, Sultan Ahmed Al-Asiri.

Le directeur général du QFF, Khalifa Jacem Kouari, a précisé, lors de la cérémonie de signature de ces conventions de financement, que les personnes ciblées par cette initiative sont, essentiellement, les jeunes dont l’âge varie entre 20 et 40 ans, rappelant que les anciennes opérations de financement ont profité surtout aux régions intérieures (90%) et aux femmes (45%).
Créé en 2013, moyennant un investissement de 97 MD, le fonds d’amitié qatari a permis la création de 27 mille nouveaux emplois en Tunisie, jusqu’à ce jour“, a-t-il souligné.

Pour sa part, le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a affirmé que les projets lancés ou financés par le Fonds s’inscrivent dans le cadre des priorités du gouvernement, surtout ceux destinés aux jeunes, vu que les recrutements dans la fonction publique sont aujourd’hui très limités.
D’après lui, la micro finance constitue un moyen indispensable pour assurer l’intégration économique et sociale, notamment pour les jeunes voulant créer leurs propres projets.

De son côté, le directeur exécutif de la BFPME, Labid Zaâfarani, a fait savoir à l’agence TAP que les projets qui seront financés, dans le cadre de ce partenariat, sont prêts et que 80% d’entre eux seront créés dans les régions intérieures et cibleront surtout les activités de l’agriculture et de l’agro-alimentaire.
Le PDG adjoint de la société Enda Tamweel , Mohamed Zemendar, a précisé, pour sa part, dans une déclaration à l’agence TAP, que “ces financements permettront la création de 20 000 emplois au profit des jeunes dans les régions côtières“.

Selon le responsable, Enda Tamweel compte 350 clients dont 107 mille jeunes, outre qu’elle accorde des crédits d’un montant de 40 mille dinars à tout propriétaire de projet, en plus de l’encadrement et de l’accompagnement des détenteurs de projets.
Il a ajouté que parmi les difficultés auxquels font face les établissements de la microfinance figurent notamment l’obtention de financements et le refus des banques commerciales tunisiennes de leur octroyer des crédits.

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Les bonnes nouvelles, sur le front de l’économie, sont rares; ce qui est encore plus rare, c’est qu’il y en ait deux dans la même journée. Ce jeudi 15 novembre 2018 est à marquer d’une pierre blanche à ce niveau. La première bouffée d’oxygène est venue du côté du voisin libyen, pour qui le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïd Essebsi, se démène afin de le sortir d’une longue traversée de désert, 7 ans, tout de même. Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a annoncé aujourd’hui le rétablissement du mécanisme du pétrole libyen contre marchandises tunisiennes. Il a ajouté qu’une délégation tunisienne a visité la Libye pour discuter de cette forme de coopération et que les négociations sont en cours pour un partenariat équitable servant les intérêts des deux pays.

Dans une déclaration aux médias à l’issue d’une séance d’audition organisée par la commission parlementaire des droits et libertés dans le cadre des débats budgétaires, le ministre a assuré que la Tunisie a déployé tous les moyens pour encourager les Libyens à s’asseoir à la table du dialogue sous l’égide des Nations Unies. “Mais malheureusement, la situation aujourd’hui est loin de ce noble objectif“, a-t-il regretté, estimant que le but ultime est d’aider les Libyens à parvenir par eux-mêmes à la solution.

Abordant le budget du département pour 2019, Jhinaoui a indiqué qu’une augmentation de 19 pc par rapport à 2018 est prévue cette année avec un montant de 252 millions dinars. Une augmentation qu’il justifie par les contributions aux organisations internationales et le rapatriement des dépouilles des Tunisiens à l’étranger qui devient du ressort du département uniquement. Avant, cette mission était partagée avec le ministère des Affaires sociales et la Caisse Nationale d’Assurance maladie.

Le ministre a ensuite passé en revue les différents projets de partenariat entre le département et des parties internationales avec pour objectif de soutenir le développement, en particulier dans les régions intérieures, lutter contre le chômage des cadres et mobiliser de nouvelles ressources financières.

Un peu plus tôt, on a appris que le déficit de la balance commerciale alimentaire s’est nettement amélioré, de 71%, entre 2017 et 2018 (dix mois), pour se situer à 375,7 millions de dinars (contre 1 276,9 MD, l’année écoulée), selon des données publiées, ce jeudi, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Ainsi, le taux de couverture des exportations par les importations a atteint 91,4%, contre 65,8% en octobre 2017, suite à l’augmentation de la valeur des exportations alimentaires (+63,7%), à un rythme plus accéléré que celui des importations (+17,7%). Toutefois, en valeur, les importations alimentaires nationales dépassent encore les exportations.

En fait, la valeur des exportations alimentaires, à fin octobre 2018, a atteint l’équivalent de 4 milliards de dinars, grâce à la hausse des exportations de l’huile d’olive en quantité (190,4 mille tonnes, contre 67,9 mille tonnes) et en valeur (1,8 milliard de dinars, contre 0,6 milliard de dinars). En outre, les recettes des produits de la mer ont augmenté de 34% et des dattes de 39%, ainsi que des légumes frais (+29%) et des agrumes (+9%), en dépit de la baisse des quantités de 22%.

Le département de l’Agriculture a fait état, également, de l’augmentation de la valeur des exportations des fruits d’été de 55%, notamment des pêches (+28%), des melons (+25%), des grenades (+15%)…
Il est à noter que la valeur des exportations alimentaires, à fin octobre 2018, représente 12% du total des exportations du pays (contre 9% en 2017).

Pour ce qui est de la valeur des importations alimentaires, elle a atteint, durant les dix premiers mois de l’année, 4,3 milliards de dinars, en raison de la dépréciation du dinar, vis-à-vis des devises étrangères, à l’origine de l’accroissement de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base, notamment le blé dur (+26%), le blé tendre (+29%), l’orge (+60%).

En revanche, la valeur des importations d’autres produits alimentaires a connu une baisse, à l’instar du maïs jaune, qui s’est réduit de 14% et des huiles végétales (-26%), à cause de la régression des quantités importées. Même constat pour le sucre, dont la valeur des importations a baissé de 14%, au vu de la régression des prix de 15%.

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Tunis, Sousse et Bizerte figurent parmi les villes africaines où il est difficile de respirer un air sain, selon le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), publié fin octobre et que la Tunisie compte contester. Dans le rapport de l’organisation onusienne, la Tunisie figure parmi les 10 pays les plus pollués en Afrique, en l’occurrence l’Egypte, le Maroc, le Nigeria, l’Ouganda, la Tanzanie, le Kenya, le Cameroun, le Liberia et l’Afrique du Sud.
L’OMS, qui vient de tenir la première conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé (30 octobre-1er novembre 2018), se réfère à une base de données sur la qualité de l’air comptant plus de 4300 villes de 108 pays. D’après ces données, l’Afrique se classe parmi les plus mauvais élèves en termes d’exposition aux particules fines, que l’on peut respirer en dehors comme chez soi.

Afrique et Méditerranée: 100% des enfants de moins de 5 ans menacés par la pollution de l’air

Dans les régions d’Afrique et de la Méditerranée orientale, 100% des enfants de moins de 5 ans sont exposés à des niveaux de pollution de l’air (particules fines PM2, 5) supérieurs aux niveaux recommandés par l’OMS.
La pollution de l’air provient, dans ces régions, des émissions nocives des gaz d’échappement, des poussières et sable du désert, des mines abandonnées ou encore de la déforestation. Ces émissions ont des répercussions sur la santé et peuvent surtout causer des cardiopathies, des accidents vasculaires cérébraux, des cancers du poumon et infections respiratoires.
On ne peut accepter que des milliards de personnes – surtout des femmes et des enfants – continuent de respirer tous les jours des fumées mortelles émises par des fourneaux et des combustibles polluants à l’intérieur de leur maison“, déplore le directeur de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.
L’OMS reconnaît que la pollution de l’air est un facteur de risque critique pour les maladies non transmissibles (MNT) causant, selon les estimations, un quart (24%) des décès d’adultes imputables à des cardiopathies, 25 % des décès imputables aux accidents vasculaires cérébraux, 43% des décès imputables à la bronchopneumopathie chronique obstructive et 29% des décès imputables au cancer du poumon.

Un profond désaccord

La Tunisie compte contester ce rapport, comme elle l’a déjà fait pour l’ancien rapport, ce qui a contraint l’OMS à retirer la partie consacrée à la Tunisie, affirme vendredi, à l’Agence Tap, Dalila Betaieb, responsable à l’ANPE (Agence nationale de la protection de l’environnement) , Dalila Betaieb.
Pour elle le rapport est fondé sur des données peu fiables, collectées auprès de chercheurs peu équipés. L’Agence n’a pas été contactée pour ce rapport alors qu’elle gère le réseau National de Surveillance de la Qualité de l’Air et ses 30 stations permanentes réparties sur l’ensemble du territoire tunisien, dit-elle.
Ces stations sont raccordées au poste central installé au site de l’Agence Nationale de la Protection de l’Environnement (ANPE) au parc El Mourouj (Ben Arous).
Le rapport a cibé comme l’année dernière des villes touristiques comme Sousse et Bizerte, alors que tout le monde sait que les villes les plus polluées dans le pays sont Sfax, Gabès ou Gafsa, note Betaieb.

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Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi (BCE), vient de lever l’Epée de Damoclès sur le dernier remaniement opéré par le chef du gouvernement, Youssef Chahed. On dira, après coup, quand le bruit se sera tassé, qu’il a plutôt rondement mené son affaire, tambour battant au point de désarçonner celui qui l’a fait roi, BCE et de déstabiliser ses détracteurs dont beaucoup sont ses ex-camarades de parti, un paradoxe bien tunisien, et il n’est pas le seul hélas. Dans cette affaire se jouaient beaucoup de choses : la capacité de Chahed à prendre son destin en main, avec les armes que lui donne la Constitution mais aussi d’imprimer sa marque sur le devenir du pays, avec des décisions fortes, des symboles forts qui bousculent une société qui a tendance à s’enflammer pour peu. René Trabelsi, qui vient d’être proposé au poste de ministre du Tourisme et de l’Artisanat, âgé de 56 ans, fait partie de ces symboles forts que le chef du gouvernement veut imprimer dans la tête des citoyens. Homme d’affaires de confession juive, Trabelsi est propriétaire de l’Agence de voyages Royal First Travel (RFT), dont le siège se trouve à Paris. Ce natif de Djerba est le fils de Perez Trabelsi, président du comité de l’Association d’El Ghriba et un des chefs de la communauté juive qui compte environ 1500 personnes, contre des dizaines de milliers à l’indépendance du pays en 1956.

Avant de devenir ministre du Tourisme, le nom de René Trabelsi avait figuré sur la liste des membres fondateurs du parti de l’Avenir (El Moustaqbal), un des héritiers de l’ancien parti au pouvoir du temps de Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).
Le nouveau ministre, dont la nomination a suscité un début de polémique sur la scène politique tunisienne et les réseaux sociaux, a, par contre, recueilli le soutien des responsables des organisations professionnelles du secteur du tourisme, à savoir les Fédérations tunisiennes de l’hôtellerie (FTH) et des agences de voyages (FTAV), qui se sont félicités, jeudi 8 novembre 2018, dans des déclarations à l’Agence TAP, de cette nomination.
Ainsi, pour le président de la FTH, Khaled Fakhfekh, la présence de Trabelsi à la tête du ministère représente des avantages, compte tenu de “son expérience dans la gestion des unités touristiques“.
De son côté, le secrétaire général de la FTAV, Dhafer Latif, a affirmé, jeudi, à TAP que le nouveau ministre possède une expérience, notamment avec les tour-opérateurs étrangers, ce qui est de nature à contribuer à consolider la destination tunisienne, surtout lors des crises.

L’envers du décor

Cependant, les activités professionnelles de Trabelsi ont servi d’argument pour ceux qui s’opposent à cette nomination et qui évoquent un conflit d’intérêt. Alors qu’une telle situation s’est présentée, souvent, avec plusieurs autres ministres y compris dans le passé.
En ce qui concerne l’activité aérienne, Trabelsi est connu pour son opposition à l’ouverture du secteur du transport aérien tunisien aux compagnies étrangères (Open Sky), conclu entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) et qui ne concerne pas, pour le moment, l’aéroport de Tunis Carthage. Il avait qualifié cette mesure de “grande erreur de penser que l’Open Sky va résoudre les problèmes du secteur comme le pensent les hôteliers“, arguant que le modèle touristique tunisien ne peut fonctionner sans l’apport des tour-opérateurs, selon le site “destination Tunisie“.

Les opposants à la nouvelle nomination, dont le parti Ettakatol, ne se sont pas attaqués directement à sa personne. Ce parti, dont le président avait été à la tête de l’Assemblée constituante (2011-2014), ont critiqué la présence parmi la nouvelle formation gouvernementale de responsables “favorables à la normalisation avec l’entité sioniste“.
D’autres politiques ont reproché à Trabelsi d’être titulaire de la nationalité israélienne, ce qu’il a démenti, affirmant posséder la nationalité française en plus de la nationalité tunisienne. D’autres ont évoqué la formalité consistant à prêter serment devant le chef de l’Etat, s’interrogeant sur le “livre sacré“, la Torah ou le Coran, sur lequel il doit prêter serment, selon une tradition qui n’est pas inscrite dans la nouvelle Constitution. A cet égard, les responsables de la FTH et de la FTAV ont parlé d’un débat “stérile“, d’autant que le mandat de Trabelsi ne devrait pas dépasser quelques mois, en raison des élections prévues à la fin de 2019.

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La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) est dans toutes les têtes, et même plus que ça puisque le projet existe sur le papier et qu’il a été déjà paraphé par une pléthore de nations. Les Africains s’activent autour de cette affaire, et pour cause : Tout le monde semble avoir compris – il était temps ! – que cette union est la voie royale pour sortir enfin le continent de son sous-développement chronique et pour offrir aux Africains la prospérité que peuvent aisément leur permettre les richesses de leurs sous-sol, mais que les mauvaises politiques économiques, la corruption, une instabilité politique endémique et des conflits incessants éloignent. Toutefois la ZLECA il faudra la mériter, il faudra y travailler durement pour que ça ne reste pas une chimère servant juste à justifier les rencontres onéreuses des chefs d’Etats africains où on ripaille et échange sur des sujets qui n’ont que peu d’intérêt pour les populations. “La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine aura des retombées positives en termes d’intégration africaine et d’échanges interafricains, reste que les profits à en tirer dépendront fortement du degré de libéralisation qui sera retenu par les pays africains“, a affirmé mardi 30 octobre 2018 Simon Mevel-Bidaux, économiste auprès de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

Intervenant lors d’une session spéciale dédiée à l’accord pour la mise en place de la ZLECA, tenue dans le cadre du 33ème comité intergouvernemental d’experts de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), organisé du 30 octobre au 2 novembre 2018, à Tunis, l’économiste de la CEA a considéré que “plus le scénario de libéralisation sera ambitieux, plus les bénéfices à en tirer en termes de commerce interafricain seront élevés“.
Outre la question du choix du scénario de libéralisation à adopter, les Etats signataires de l’Accord pour la mise en place de la zone de libre-échange continentale africaine devront également s’accorder sur les questions relatives aux règles d’origine et aux offres d’accès aux marchés aussi bien pour le commerce des biens que pour celui des services, avant de lancer la deuxième phase de négociations prévue pour 2020“, a-t-il aussi précisé.
Et d’ajouter “cette deuxième phase portera sur les questions relatives à l’investissement, à la propriété intellectuelle et aux politiques de compétition dans le cadre de la ZLECA“.

Mevel-Bidaux a aussi affirmé que “la Commission économique pour l’Afrique essaye de pousser les pays africains à intégrer le commerce électronique dans le cadre des négociations sur la ZLECA“.
Il a, par ailleurs, estimé que “la signature de la Déclaration de Kigali pour le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine par la majorité des pays de l’Union africaine constitue un pas important vers l’intégration continentale et le développement du continent, reste que la mise en œuvre de l’accord n’entrerait en vigueur qu’une fois ratifié par 22 pays et nous en sommes actuellement à 7 ratifications (le Kenya, le Tchad, le Niger, le Ghana, la Guinée, le Rwanda et le Swaziland )“.
Il a ainsi souligné l’importance d’une adhésion plus marquée de la part des pays africains à cette démarche de mise en place d’une zone de libre-échange continentale africaine, rappelant que trois pays refusent jusque-là de signer l’accord pour la mise en place de la ZLECA, à savoir l’Erythrée, la Guinée-Bissau et le Nigeria, sachant que trois autres pays ne l’ont pas encore signé mais se sont engagés à le faire, à savoir le Botswana, la Tanzanie et la Zambie.
L’économiste de la CEA a, en outre, indiqué qu’une fois ratifiée, la mise en place de la ZLECA se fera d’une manière progressive, compte tenu des écarts entre les pays africains en termes de développement et d’infrastructures, appelant les pays africains à limiter la liste des produits qui seront exclus de cette libéralisation pour optimiser les gains qui en découleront.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en a fait le thème phare de son action, avec même quelques grosses prises dont l’emblématique Chafik Jarraya, symbole de toute une époque. Mais voilà, il semble que la Tunisie fasse du surplace en la matière, le fléau s’est même émietté, propagé à grande échelle, presque hors de contrôle. Classée 53ème sur 84 pays, par l’Indice mondial de l’environnement du commerce illicite qui mesure la vulnérabilité des Etats, face à ce type de commerce, la Tunisie gagnerait à affuter sa lutte contre les pratiques de corruption généralisées, notamment au niveau de la douane, des autorités et du système judiciaire pour combattre ce fléau.
“La guerre contre la corruption de la Tunisie introduit des mesures utiles permettant de réduire le commerce illicite, mais tant que la corruption persistera au sein des douanes, toute tentative visant à renforcer la surveillance et le contrôle des frontières n’aura qu’un effet limité. Une automatisation accrue des procédures douanières peut être efficace pour atténuer les opportunités de corruption“, selon un rapport de l’Alliance transnationale de lutte contre le commerce illicite (TRACIT) , intitulé “Recommandations pour combattre le commerce illicite, inspirées de l’indice mondial de l’environnement du commerce illicite”.

Présenté jeudi 25 octobre 2018 lors d’une conférence de presse organisée à Tunis par la Chambre Tuniso-américaine de commerce (Amcham Tunisia), le rapport préconise de “renforcer la coopération inter-institutions au niveau national, allouer les ressources financières et humaines nécessaires et appliquer d’une manière plus agressive les réglementations contre le commerce illicite, en particulier dans les domaines des violations des droits de propriété intellectuelle et des importations sur le marché parallèle“.
La Tunisie se doit également de renforcer les contrôles sur le blanchiment d’argent, en adoptant un régime global et complet de lutte contre le blanchiment d’argent qui permet de localiser, geler, saisir et confisquer les avoirs liés aux flux financiers illicites. A cet égard travailler avec le GAFI pour renforcer l’efficacité de son régime LBC/FT (Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme), notamment en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux , doit constituer une priorité politique de haut niveau.

Le rapport de la TRACIT recommande également de rationaliser les politiques fiscales et les subventions pour éviter qu’elles n’incitent au commerce illicite, à la contrebande, à la falsification et au vol ainsi que de garantir le respect des droits de propriété intellectuelle (DPI).
La Tunisie fait face à la nécessité de prendre des mesures proactives pour protéger le pays des marchandises illicites transitant par les zones de libre échange. A ce titre, garantir la transparence, le suivi et le contrôle douanier dans les Parcs d’activité économiques de Bizerte et Zarzis est une mesure importante pour réduire les vulnérabilités dues à la contrebande et améliorer l’intégrité des chaines d’approvisionnement.
Les auteurs du rapport estiment également nécessaire, pour la Tunisie, d’améliorer la sensibilisation et l’éducation du public sur la menace du commerce illicite et de consolider sa coopération avec les pays voisins pour lutter contre le commerce transfrontalier.

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La Tunisie a occupé la 40ème position sur un total de 157 pays dans l’indice de l’engagement à la réduction des inégalités qui est un classement mondial des Etats selon leurs actions concrètes pour s’attaquer à l’écart entre riches et pauvres établi par Development Finance International (DFI) et Oxfam International.
Publié en octobre 2018, le deuxième rapport sur l’indice de l’engagement à la réduction des inégalités après celui de 2017 mesure les décisions prises par les Etats en matière de dépenses sociales, de fiscalité et de droit du travail : trois domaines qui se révèlent essentiels à la réduction de cet écart.
Le rapport de 2018 classe la Tunisie en 40ème position dans le classement global de l’engagement à la réduction des inégalités (ERI), 59ème dans le classement ERI selon les dépenses de santé, d’éducation et de protection sociale, 17ème au classement ERI selon les politiques fiscales et 50ème dans le classement ERI selon les droits au travail et le salaire minimum.

Au niveau arabe, la Tunisie occupe la tête, précédant la Jordanie (59ème), l’Algérie (80ème), le Yémen (93ème), le Maroc (98ème), le Bahreïn (100ème), la Mauritanie (103ème) et l’Egypte (104ème).
Au niveau du continent africain, la Tunisie occupe la 3ème position après l’Afrique du Sud (31ème) et la Namibie (32ème).
Selon le rapport ce n’est qu’en réduisant les inégalités qu’il sera possible d’éradiquer la pauvreté et pourtant ces inégalités demeurent une question de choix politiques.
Cette seconde édition de l’indice de l’Engagement à la réduction des inégalités (ERI) révèle que des pays comme la Corée du Sud, la Namibie et l’Uruguay prennent des mesures significatives pour réduire les inégalités. Malheureusement, des pays comme l’Inde et le Nigeria affichent de très mauvais résultats dans l’ensemble, tout comme des pays riches tels que les Etats Unis, ce qui témoigne d’un manque d’engagement dans la lutte contre les inégalités.

Selon les recommandations formulées dans le présent rapport, tous les pays doivent développer des plans d’action nationaux contre les inégalités afin d’atteindre l’objectif de développement durable de réduction des inégalités. Ces plans doivent comprendre la mise en place de services universels, publics et gratuits en matière de santé et d’éducation ainsi qu’un socle de protection sociale. Ils doivent être financés par une fiscalité plus progressive et la lutte contre les niches et l’évasion fiscale.
Les pays doivent respecter les droits syndicaux, garantir le respect des droits du travail des femmes et revaloriser le salaire minimum.
Les études d’Oxfam révèlent que depuis le début du XXIe siècle, la moitié la plus pauvre de la population mondiale a bénéficié de seulement 1% de l’augmentation des richesses mondiales, alors que les 1% les plus riches ont profité directement de la moitié de cette hausse

Les inégalités causent du tort à tout le monde. Elles freinent la croissance économique et provoquent une hausse des problèmes de santé et autres. Les conséquences pour les populations les plus pauvres sont particulièrement désastreuses. La Banque mondiale prévoit que d’ici 2030, presque un demi-milliard de personnes continueront à vivre dans l’extrême pauvreté.
L’augmentation des inégalités économiques extrêmes compromet par ailleurs la lutte contre les inégalités femmes-hommes et menace les droits des femmes. L’autonomisation économique des femmes pourrait améliorer la vie de nombreuses femmes et soutenir la croissance économique. Toutefois, à moins de s’attaquer d’urgence aux causes des inégalités économiques extrêmes, les bénéfices de la croissance imputable aux femmes reviendront en majeure partie aux personnes déjà les mieux loties.

Development Finance International (DFI) et Oxfam estiment que la crise des inégalités n’a rien d’inéluctable et que face à elle, les Etats ne sont pas démunis. A travers le monde, certains Etats prennent des mesures politiques fortes pour lutter contre les inégalités.
Selon le rapport, les trois pays les plus performants sont le Danemark, l’Allemagne et la Finlande tandis que les trois pays les moins performants sont le Nigéria, l’Ouzbékistan et Haïti.
A noter que La première édition de l’indice ERI a été initiée en juillet 2017 et couvrait 152 pays (ERI 2017).

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