Authors Posts by Tunis Afrique Presse

Tunis Afrique Presse

186 POSTS 0 COMMENTAIRES

par -

La Tunisie ne jure plus que par les énergies renouvelables, dont l’éolienne, pour réduire des importations d’hydrocarbures et un déficit énergétique qui donnent des cauchemars aux autorités. Une affaire donc de la plus haute importance. Alors quand on apprend que 17 éoliennes sur 143, de la centrale éolienne de Metline-Kchabta mise en place en 2012, sont en panne et en état d’arrêt total depuis 2015, sans que la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG) n’intervienne pour les réparer, cela relève du crime économique ! Aucun travail de maintenance n’a été effectué au niveau de ce parc éolien en situation de délabrement total. Pourtant sa capacité totale de production d’électricité est estimée à 188 mégawatts (MW).

Une responsabilité partagée

Cette situation perdure depuis que le ministère de l’Industrie et des PME a autorisé des entreprises privées à construire et exploiter des centrales électriques éoliennes, pour vendre l’électricité produite par les quatre parcs éoliens à la STEG. Selon des documents parvenus à l’agence TAP, la situation du parc éolien de Metline-Kchabta est due principalement à la récurrence des actes de vols et de vandalisme des équipements mis en place, à l’absence d’intervention immédiate pour remplacer les pièces endommagées ou volées, outre le manque enregistré en matière de voitures tout terrain pour accéder au parc. Il s’agit également de l’absence d’entretien des circuits menant vers le parc en question, ce qui entrave l’accès des grues de maintenance. Une exploitation totale de ce parc éolien, aurait permis de générer, annuellement, 600 GWH d’électricité, d’économiser plus de 120 Ktep de combustibles et de 40 mille m3 d’eau et d’éviter des émissions de l’ordre de 350 mille tonnes de CO2.

Une grosse perte

Les pertes enregistrées à cause des actes de vol et de vandalisme n’ont pas été évaluées, mais elles sont, selon des sources bien informées du dossier, aux alentours de 10 millions de dinars. La remise en marche des éoliennes en panne aurait permis de produire plus de 100 gigawatt-heure (GWh) d’électricité durant la période entre janvier 2015 et janvier 2019. Selon les mêmes sources, le parc éolien est équipé de caméras de surveillance “qui n’assurent pas une vision nocturne n’étant pas dotées de la technique infrarouge“, alors que les opérations de vols et de vandalisme sont généralement perpétrées durant la nuit. Le système de contrôle à distance des éoliennes (SCADA) installé sur le site de Kchabta est aussi en panne depuis 6 mois, alors que ce système est capable de détecter plusieurs pannes et de les réparer à distance.

Il faut 4 millions DT pour tout retaper

Contacté par TAP, le directeur de gestion des moyens de production de l’électricité à la STEG, Imed Mekaouer, a expliqué que la réparation des éoliennes en panne nécessite la mobilisation d’une enveloppe de près de 4 millions de dinars.
9 éoliennes ont été vandalisées et d’autres nécessitent juste des pièces de rechange pour fonctionner“, a souligné le responsable.
Pour ce qui est de la station de Metline, il a indiqué que deux éoliennes uniquement ne fonctionnent pas, en raison de pannes électriques survenues et aussi de la difficulté d’accès à cette région pour assurer la réparation. La station de Metline, pour rappel, regroupe 72 éoliennes d’une capacité globale de 95 Mw.
La STEG œuvre à réparer ces pannes le plus tôt possible“, a tenu à dire le responsable, imputant le retard à la lenteur du processus et du système des achats et aussi aux procédures d’importation des pièces de rechange nécessaires.

Le secteur privé débarque

Le ministère de l’Industrie et des PME a octroyé, le 10 janvier 2019, quatre autorisations à des sociétés étrangères pour la production d’électricité à partir de l’énergie éolienne.
Ces projets, dont les investissements sont estimés à 400 millions de dinars, permettront la production de 120 MW d’électricité et la création de 76 emplois directs. Les projets éoliens seront implantés dans les régions de Mornag (gouvernorat de Ben Arous) et Jebel Sidi Bechir, Jebal Kchabta et El Betiha (gouvernorat de Bizerte). Leur entrée en production est prévue entre mai et novembre 2020. L’électricité produite à partir de ces projets sera vendue, exclusivement, à la STEG, moyennant un prix variant entre 110 et 135 millimes/kwh.

par -

La moitié des petites et moyennes entreprises (PME) tunisiennes, soit 10 mille sociétés, vivent des difficultés financières, a indiqué le président de l’Association tunisienne des investisseurs en capital (ATIC), Mohamed Salah Frad.
Cinq (5) mille de ces entreprises en difficulté ne communiquent pas sur leur situation financière, a-t-il ajouté, lors d’une conférence organisée, jeudi 14 mars 2019, à Tunis, sur le thème “restructuration des entreprises en difficultés: rôle du capital-investissement”.
Si cette situation continue, les PME, qui constituent 95% du tissu économique du pays, peuvent fermer leurs portes et des emplois seront ainsi perdus“, a-t-il averti.

Le responsable a souligné, ainsi, le rôle des investisseurs en capital dans le sauvetage des ces entreprises, en termes d’anticipation et de détection précoce des crises, de renforcement des leurs ressources propres, de financement de leurs plans de restructuration, ainsi qu’en matière de conquête d’autres marchés.
Le capital investissement contribue à l’identification des ressources financières permanentes aux PME, à travers la souscription directe dans le capital de la PME ou bien via la bourse“, a rappelé Frad
En Tunisie, le portefeuille de l’intervention du capital investissement dans le capital des PME s’élève, actuellement, à 2,7 milliards de dinars, soit 3% du PIB. Comparé aux taux enregistrés dans des pays voisins, ce taux est important. Mais, il demeure faible par rapport aux pays développés.

Au total, 5 mille PME tunisiennes ont bénéficié du financement capital-investissement, ce qui a permis la création de plus de 50 mille emplois.
Du côté de l’Etat, une stratégie industrielle de 5 ans (2020-2025) ciblant les PME est en cours d’élaboration par le ministère de l’Industrie et des PME. “Cette stratégie tend à identifier des solutions aux problèmes auxquels font face les PME tunisiennes, dont, surtout, la sous capitalisation et l’aspect familial de ces entreprises, qui les empêche à se transformer en grandes sociétés“, a fait savoir le secrétaire d’Etat aux PME Habib Debbabi .
Le ministère est en train de chercher un bailleur de fonds pour identifier une ligne de financement qui assurera la restructuration, la digitalisation et l’accompagnement des PME à se transformer.
Un projet de loi concernant le crowdfunding (financement participatif) va être également présenté en juin 2019 dans l’objectif de faciliter le financement des PME.

Pour rappel, la Tunisie dispose déjà d’une loi, celle d’avril 1995, régissant le redressement des entreprises en difficulté. “Toutefois, l’amendement de cette loi, à deux reprises, en 2003 et en 2016, a découragé les entreprises ciblées pour bénéficier de ses dispositions, car elles favorisent la position du créancier au détriment du sauvetage de l’entreprise“, selon le directeur à El Karama Holding Mbarek Khamassi.
En 2017, seules 45 entreprises en difficulté ont bénéficié des avantages de cette loi. Le reste des entreprises ferment leurs portes ou finissent dans l’informel.

par -

Le ministère public auprès du Tribunal de première instance de Tunis a manipulé l’opinion publique au sujet de l’ouverture d’une enquête judiciaire sur l’appareil secret du Mouvement Ennahdha, a estimé jeudi Me. Ridha Raddaoui, membre du Collectif de défense des martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi.
” L’instruction est encore dans sa première phase “, a-t-il regretté lors d’une conférence de presse à Tunis.
” Le ministère public a entamé les procédures préliminaires et soumis le dossier à l’Unité nationale d’investigation dans les crimes de terroristes de la Garde nationale de l’Aouina pour laisser croire à l’ouverture d’une enquête sur l’appareil secret “, a-t-il expliqué.

L’Unité en question a auditionné, le 5 décembre 2018 le collectif de défense et demandé l’obtention d’une série de mandats, en l’occurrence la correspondance de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et de la Commission d’analyse financière pour déterminer les sources de financement de Mustapha Khedr et tracer ses appels téléphoniques. ” Hélas, le ministère public n’a pas doté l’unité nationale d’investigation du pouvoir d’instruction, dans la mesure où tout mandat nécessite une autorisation du parquet “, a-t-il fait savoir.
” Chapeauté par Béchir Akremi, le ministère public a entravé toute action pertinente qui risque de nuire au Mouvement Ennahdha “, a-t-il accusé. Il a fait remarquer que le Collectif de défense a refusé de poursuivre les investigations devant la Brigade nationale de lutte contre le terrorisme, laquelle, s’est-il étonné, a réclamé une procuration écrite des Secrétaires généraux du parti des patriotes démocrates unifiés et du Courant populaire et la relance des investigations.

Raddaoui a également évoqué les plaintes déposées par le Collectif de défense contre l’ancien juge d’instruction du bureau n°13 et Procureur de la République en place, Béchir Akremi.
A ce propos, il a critiqué le fait que ce dernier ordonne l’ouverture d’une instruction pour une plainte déposée à son encontre.
” Le ministère public n’est pas en train de remplir son rôle. Il protège les criminels et les terroristes allant jusqu’à risquer de devenir complice “, a-t-il lancé, réaffirmant l’engagement résolu à faire face à la tentative de mainmise exercée par Béchir Akremi et par-delà le mouvement Ennahdha sur le ministère public.
” Le ministère public est soumis aux diktats du Mouvement Ennahdha “, a-t-il encore accusé, faisant remarquer que le procureur de la République, Béchir Akremi, a usé de tous les moyens pour empêcher l’ouverture d’une information judiciaire.

Le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis et du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, Sofiane Selliti, avait indiqué que le parquet a ordonné le 2 octobre dernier, l’ouverture d’une enquête conformément à l’article 31 du Code de procédure pénale, concernant les données révélées lors de la conférence de presse tenue par le Collectif de défense des martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi. Parmi ces données, l’existence d’une “organisation secrète” liée au mouvement Ennahdha, avait-il dit.

par -

L’adoption du projet de la loi organique du budget n°71 pour l’année 2019 commande de fixer les programmes gouvernementaux pour une période de trois ans afin de donner une vision à moyen terme pour les politiques de l’Etat et évaluer leur rentabilité, a estimé, mardi 8 janvier, le ministre des Finances, Ridha Chalghoum.
Lors d’une séance plénière à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) consacrée à l’examen de ladite loi, le ministre a fait savoir que parmi les orientations de celle-ci, figurent essentiellement la liaison entre les montants alloués, les programmes et les politiques générales de l’Etat pour la gouvernance de la finance publique et la transparence de la gestion des dépenses de l’Etat.
D’après lui, chaque responsable est appelé à rendre compte de son rendement sur la base de son engagement à gérer les montants alloués selon les plans et les programmes.

Chalghoum ajouté qu’une nouvelle formule de la ventilation du budget de l’Etat sera adoptée, dès la mise en oeuvre de cette loi, en poursuivant une nouvelle politique de gestion des budgets par objectifs, en consécration de la bonne gestion des finances publiques et de l’orientation des budgets selon les priorités des programmes de développement.
Il sera, également, procédé au transfert d’allocations du budget de l’Etat au profit des collectivités locales, en attendant que leurs besoins en financements soient transférés dans le cade de l’équilibre du budget de l’Etat.
Le ministre a relevé que l’adoption du projet de la loi organique du budget permettra de formuler le projet de la loi de finances au titre de l’année 2020, à la fin de l’année 2019, rappelant que son département a, d’ores et déjà, entamé la formation des formateurs dans les différents ministères, en matière de gestion du budget selon les objectifs.

Près de 5 mille sessions de formations ont été tenues pour former 12 500 cadres concernés par le suivi, la gestion et le contrôle du budget. Le ministère œuvre à améliorer les systèmes informatiques pour être au diapason de ce changement, à travers la publication des cahiers des charges de développement du système informatique.
Cinq ministères pilotes ont été sélectionnés pour appliquer la loi organique du budget selon les objectifs, à savoir les ministères de l’Enseignent supérieur et de la Recherche scientifique, de la Formation professionnelle, de l’Emploi, de l’Education, de la Santé, et de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
La plénière consacrée à l’examen du projet de la loi organique a été levée, après adoption (avec 95 voix pour, sans refus ou abstention), pour passer à l’examen des articles du ce projet de loi.

Le président de l’ARP a appelé la commission des finances à se réunir pour examiner les propositions d’amendement proposés, concernant le projet de la loi organique du budget et celui relatif à la création d’un régime fiscal préférentiel pour les voitures du tourisme, dont la puissance ne dépasse pas 4 chevaux.
Certains députés ont proposé d’introduire des amendements au projet de loi relatif à l’intégration de l’aspect social et de stipuler l’indépendance financière et administrative de l’ARP et de toutes les instances constitutionnelles, comme le stipule la Constitution
Les travaux de la plénière ont repris mardi à 14h00, pour examiner les articles du projet de la loi organique du budget.

par -

La Banque centrale de Tunisie (BCT) n’a pas de cadeau à offrir au chef du gouvernement, Youssef Chahed et aux citoyens en cette fin d’année 2018. Tous les indicateurs, ou presque, sont au rouge, aucune bonne nouvelle ou éclaircie. Et rien ne nous garantit, en l’état, que l’année 2019 sera plus prospère que 2018. Le déficit courant s’est creusé, à fin novembre 2018, à 10,7 milliards de dinars, soit 10,1% du PIB, contre 9,2 milliards un an auparavant (9,6% du PIB), en dépit d’une amélioration tangible du solde de la balance des services (1,739 MD contre 722 MD à fin novembre 2017), a annoncé la BCT, dans sa note sur les évolutions économiques et monétaires de décembre 2018, qui vient d’être publiée.
La note précise que le déficit de la balance commerciale a atteint 17,3 milliards de dinars, au cours des onze premiers mois de 2018, contre 14,4 milliards à fin novembre 2017. La détérioration du déficit, par rapport à l’année précédente, porte la marque de la hausse notable, en novembre 2018, des importations, de 9,2 milliards de dinars pour s’établir à 54,5 milliards de dinars au terme des onze premiers mois 2018, contre une augmentation de 6,2 milliards des recettes d’exportation portant leur niveau à 37,1 milliards de dinars au cours de la même période.

Au niveau des exportations de biens, la hausse des recettes de 19,9%, contre 17,3% à fin novembre 2017, traduit essentiellement l’effet de la hausse des prix à l’export (15,6% après 12,8% à fin novembre 2017). En termes réels, les exportations totales ont progressé de 3,9% après 3,8% un an auparavant, tirées principalement par les produits agricoles. Hors alimentation et énergie, le rythme de progression des exportations à prix constants s’est inscrit en ralentissement pour s’établir à 0,2% contre 3,1% durant les onze premiers mois de 2017.
Quant aux importations, l’envolée des prix internationaux des matières premières et de l’énergie, conjuguée à la dépréciation du dinar ont contribué significativement à la hausse de la facture des importations. En termes réels, et mis à part le secteur de l’énergie, les importations des différents secteurs d’activité ont accusé des baisses quoiqu’à des degrés différents, par rapport aux réalisations de l’année précédente. Le total des importations hors alimentation et énergie s’est replié de l’ordre de 0,8% contre une hausse de 1,7% un an auparavant.

Les devises et le dinar font grise mine

L’accentuation du déséquilibre des paiements extérieurs a engendré une poursuite de l’érosion des réserves de change, qui se sont établies, au 12 décembre 2018, à 4,5 milliards de dollars, soit l’équivalent de 80 jours d’importations, contre 4,4 milliards de dinars en octobre dernier (80 jours d’importations).
La persistance des tensions sur les réserves de change s’est traduite par une accentuation du rythme de dépréciation du dinar vis-à-vis des principales devises. Le dinar a perdu en moyenne, sur les onze premiers mois, 12,9% de sa valeur face à l’euro et 7,8% face au dollar américain.

Idem pour la liquidité

La note de la BCT fait également état d’un creusement du déficit de liquidité, en novembre 2018, engendrant une hausse de l’intervention de la Banque centrale sur le marché monétaire.
Les besoins des banques en liquidité se sont accrus, en novembre 2018, pour atteindre 16,4 milliards de dinars, après 16,1 milliards le mois précédent. La hausse des besoins des banques en liquidité porte la marque, notamment, des opérations d’achats nets de devises (583 MD) auprès de la Banque centrale.
Le volume des interventions de la BCT sur le marché monétaire s’est élevé à 11,6 milliards de dinars, dont 7 milliards sous forme d’appels d’offres (principales opérations de refinancement), 2,6 milliards de swaps de change (une transaction par laquelle deux contreparties s’échangent des flux financiers (des dettes) de même nature libellés dans deux devises différentes) à des fins de politique monétaire et 1,7 milliard de dinars d’achats fermes de bons du Trésor. Le déficit de liquidité, qui s’est élevé à 4.778 MD, a été financé par des opérations de facilité de prêt à 24H.
Malgré cela, le TMM a enregistré un léger apaisement par rapport au mois précédent pour s’établir à 7,25%.

par -

Les réserves en eau disponibles dans les barrages constituent, actuellement, 50% de leur capacité totale, s’établissant à 1,250 milliard m3 (sur 2,1 milliards m3). Ces quantités sont le double de notre stock en eau, durant la même période de l’année écoulée (0,590 milliard m3), a indiqué le secrétaire d’Etat chargé des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Abdallah Rabhi, ajoutant “nous nous attendons à une bonne saison de pluviométrie, pour cette année“.
Intervenant, vendredi, lors de la rencontre annuelle sur la revue sectorielle sur l’eau, Rabhi a estimé que la Tunisie est parvenue à surmonter cette conjoncture délicate, après 3 ans de sécheresse, durant lesquelles nos ressources hydrauliques se sont situées au niveau de 40% de la capacité de nos barrages.
“Afin de faire face à des situations similaires, nous sommes en train d’étudier la possibilité de mettre en place un nouveau système de gestion des ressources hydrauliques basé sur un cycle de 7 ans, durant lesquelles nous profiterons des années pluvieuses pour stocker le maximum d’eau et l’utiliser durant les années de sécheresse“, a-t-il noté.
Et de préciser que “ le cycle pluviométrique de la Tunisie est généralement le même et s’étend sur une durée de 7 ans, avec 2 ans humides, 2 ans normales et 3 ans de sécheresse “.

Ces dispositifs peuvent changer la donne

Le responsable a révélé, également, que son département a entamé un programme d’alimentation artificielle des nappes phréatiques, dans les régions de Mornag, Kairouan, Bizerte, Sidi Bouzid et Gafsa, à travers le pompage de l’eau à partir des barrages et des lacs collinaires.
Notre finalité est de gérer au mieux nos ressources en eau afin de parvenir à satisfaire les besoins du pays, y compris des agriculteurs, en eau durant les années de sécheresse“, a réitéré Rabhi.
Pour ce qui est de cette rencontre, il a fait savoir qu’il s’agit d’un rendez-vous annuel dédié à l’évaluation de la stratégie de l’eau en Tunisie et les réalisations accomplies, ainsi que les mesures qui seront prises durant l’année suivante, et ce, en faisant participer l’ensemble des parties prenantes nationales, les partenaires étrangers et les représentants de la société civile.

Rabhi a, enfin, affirmé que cette rencontre sera couronnée par la signature d’une convention avec la Banque Allemande pour le développement et la reconstruction (KFW), en vue du financement d’une étude intitulée ” Eau 2050 “, laquelle supervisera le secteur de l’eau à l’horizon 2050.
Cette étude, dont le coût est estimé à environ 10 millions de dinars, sera financée moyennant des dons qui seront faits par la KFW, la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ)“.

Une expertise précieuse

De son côté, Jorg Dux, chef de division eau en Afrique du Nord de la KFW, a signalé que l’ensemble des partenaires de la Tunisie se penchent sur la définition des solutions permettant de remédier à la pénurie d’eau.
Dans ce cadre, il a recommandé la promulgation d’un nouveau code des eaux, l’adoption d’une tarification adéquate et la mise à niveau des différentes structures en charge de l’eau.
D’après lui, il est indispensable, aujourd’hui, d’améliorer le système d’information sectoriel afin de mieux partager et valoriser l’information, ainsi que garantir une meilleure traçabilité des données.
Il a mis l’accent, aussi, sur l’impératif de renforcer le contrôle du domaine public hydrique, dans le dessein de limiter les forages illicites et de réduire la pollution de l’eau et du sol par les déchets industriels et ménagers.
Par ailleurs, Dux a considéré que les projets d’eau, à mener dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé, doivent être appuyés par un cadre juridique adéquat. ” Il faut, également, mobiliser des compétences humaines appropriées et opter pour le partage des risques “.
Le représentant de la KFW a appelé, de même, à éviter la surexploitation de la nappe phréatique et des eaux de surface, à mieux gérer les ressources disponibles et à opter pour les ressources non conventionnelles, dont la réutilisation des eaux usées, ainsi qu’au transfert des eaux excédentaires du nord vers le centre et le sud.

par -

C’est ce qu’on appelle l’escalade, la radicalisation. Jusqu’à quel point ? Mystère pour le moment. Après avoir ameuté l’opinion publique sur les griefs contre la Loi de finances 2019 (mais il y a du monde avec eux : les jeunes experts comptables, les avocats, les concessionnaires automobiles pour d’autres raisons, un paquet de députés…), l’Ordre des Experts Comptables de Tunisie (OECT) passe à la vitesse supérieure : la suspension de la remise des rapports des commissaires aux comptes et des auditeurs sur les comptes annuels des sociétés cotées en Bourse, des établissements publics et des institutions bancaires et financières.
Cette suspension sera valable jusqu’à la prise d’une décision concernant l’article 36 de la loi de finances de 2019, relatif à la levée du secret bancaire“, a déclaré le secrétaire général de l’OECT, Iskander Bousnina, ce lundi 17 décembre 2018.
Et d’ajouter que l’OECT a pris un nombre de décisions afin d’exprimer son rejet de l’article 36 de la loi de finances pour l’exercice 2019, en attendant la décision de l’Instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité des projets de loi, à travers la suppression ou le maintien dudit article
A noter que plus de 70 députés des différents groupes parlementaires (bloc démocratique, Front Populaire, Nidaa Tounes, Allégeance à la patrie ” Al Walaa Lil Watan ” et des indépendants) ont déposé ce 17 décembre 2018 un recours pour inconstitutionnalité des dispositions de la loi de finances 2019.

Bousnina a annoncé qu’il a été décidé de suspendre la participation des représentants de l’ordre au sein des conseils en rapport avec les affaires comptables, financières et fiscales, suite à la réunion des membres du conseil de l’OECT, le 15 décembre 2018, à Tunis.
L’OECT a appelé à convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire dans les plus brefs délais afin d’étudier la possibilité de prendre d’autres décisions en rapport avec les dispositions de la loi de finances 2019.
L’OECT a ajouté qu’elle poursuivra ses concertations avec l’Union Tunisienne des Professions Libérales afin de prendre d’autres décisions relatives à la loi de finances 2019, notamment les dispositions menaçant la pérennité et l’indépendance de la profession d’expertise comptable.

Bousnina a fait savoir que l’application de l’article relatif à la levée du secret professionnel déstabilisera la confiance des clients, ajoutant que cet article ne concerne pas les médecins et les pharmaciens et permet une échappatoire aux avocats, vu qu’il exclu les documents échangés entre ces derniers et leurs clients.
Il rappelé que l’OECT avait proposé un amendement, au cours d’une séance d’audition à la commission des finances, dans le cadre de l’examen de l’article 36, à savoir mentionner l’identité du client, les honoraires et les moyens de paiement, mais il a été rejeté.
Et d’ajouter que l’ordre a proposé de mentionner l’obligation pour l’expert comptable de lever le secret professionnel si la société concernée rejette la demande de l’administration fiscale d’obtenir des informations relatives à ses activités et la nature des échanges.
Il a rappelé que l’OECT a adressé un appel concernant l’inconstitutionnalité de l’article, à la présidence de la République conformément à l’article 66 de la Constitution, pour amender l’article 36 de la loi de finances 2019, sans recevoir une réponse.

par -

Le Fonds d’Amitié Qatari (Qatar Friendship Fund -QFF) a octroyé, mardi 4 décembre 2018, un crédit d’une valeur de 15 millions de dollars, l’équivalent de 43,8 millions de dinars (MD), au profit de cinq établissements financiers tunisiens, spécialisés dans la moyenne et la micro finance, dans le cadre d’un partenariat qui s’étalera sur la période 2019-2021.
Ces établissements sont la Banque de financement des Petites et Moyennes Entreprises (BFPME), Zitouna Tamkeen, Enda Tamweel, Baobab Tunisia (ex Microcred) et Asad Tamweel.
L’objectif de cet emprunt est de créer 100 mille nouveaux postes d’emploi directs et indirects au profit de jeunes Tunisiens, notamment dans les régions intérieures, où les jeunes souffrent de difficultés d’accès aux financements bancaires classiques. Ceci permettra de lutter contre le chômage, de promouvoir la justice sociale dans les zones mal desservies et d’encourager les jeunes à développer leur propre estime de soi“, a indiqué le directeur du département des programmes du QFF, Sultan Ahmed Al-Asiri.

Le directeur général du QFF, Khalifa Jacem Kouari, a précisé, lors de la cérémonie de signature de ces conventions de financement, que les personnes ciblées par cette initiative sont, essentiellement, les jeunes dont l’âge varie entre 20 et 40 ans, rappelant que les anciennes opérations de financement ont profité surtout aux régions intérieures (90%) et aux femmes (45%).
Créé en 2013, moyennant un investissement de 97 MD, le fonds d’amitié qatari a permis la création de 27 mille nouveaux emplois en Tunisie, jusqu’à ce jour“, a-t-il souligné.

Pour sa part, le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a affirmé que les projets lancés ou financés par le Fonds s’inscrivent dans le cadre des priorités du gouvernement, surtout ceux destinés aux jeunes, vu que les recrutements dans la fonction publique sont aujourd’hui très limités.
D’après lui, la micro finance constitue un moyen indispensable pour assurer l’intégration économique et sociale, notamment pour les jeunes voulant créer leurs propres projets.

De son côté, le directeur exécutif de la BFPME, Labid Zaâfarani, a fait savoir à l’agence TAP que les projets qui seront financés, dans le cadre de ce partenariat, sont prêts et que 80% d’entre eux seront créés dans les régions intérieures et cibleront surtout les activités de l’agriculture et de l’agro-alimentaire.
Le PDG adjoint de la société Enda Tamweel , Mohamed Zemendar, a précisé, pour sa part, dans une déclaration à l’agence TAP, que “ces financements permettront la création de 20 000 emplois au profit des jeunes dans les régions côtières“.

Selon le responsable, Enda Tamweel compte 350 clients dont 107 mille jeunes, outre qu’elle accorde des crédits d’un montant de 40 mille dinars à tout propriétaire de projet, en plus de l’encadrement et de l’accompagnement des détenteurs de projets.
Il a ajouté que parmi les difficultés auxquels font face les établissements de la microfinance figurent notamment l’obtention de financements et le refus des banques commerciales tunisiennes de leur octroyer des crédits.

par -

Les bonnes nouvelles, sur le front de l’économie, sont rares; ce qui est encore plus rare, c’est qu’il y en ait deux dans la même journée. Ce jeudi 15 novembre 2018 est à marquer d’une pierre blanche à ce niveau. La première bouffée d’oxygène est venue du côté du voisin libyen, pour qui le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïd Essebsi, se démène afin de le sortir d’une longue traversée de désert, 7 ans, tout de même. Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a annoncé aujourd’hui le rétablissement du mécanisme du pétrole libyen contre marchandises tunisiennes. Il a ajouté qu’une délégation tunisienne a visité la Libye pour discuter de cette forme de coopération et que les négociations sont en cours pour un partenariat équitable servant les intérêts des deux pays.

Dans une déclaration aux médias à l’issue d’une séance d’audition organisée par la commission parlementaire des droits et libertés dans le cadre des débats budgétaires, le ministre a assuré que la Tunisie a déployé tous les moyens pour encourager les Libyens à s’asseoir à la table du dialogue sous l’égide des Nations Unies. “Mais malheureusement, la situation aujourd’hui est loin de ce noble objectif“, a-t-il regretté, estimant que le but ultime est d’aider les Libyens à parvenir par eux-mêmes à la solution.

Abordant le budget du département pour 2019, Jhinaoui a indiqué qu’une augmentation de 19 pc par rapport à 2018 est prévue cette année avec un montant de 252 millions dinars. Une augmentation qu’il justifie par les contributions aux organisations internationales et le rapatriement des dépouilles des Tunisiens à l’étranger qui devient du ressort du département uniquement. Avant, cette mission était partagée avec le ministère des Affaires sociales et la Caisse Nationale d’Assurance maladie.

Le ministre a ensuite passé en revue les différents projets de partenariat entre le département et des parties internationales avec pour objectif de soutenir le développement, en particulier dans les régions intérieures, lutter contre le chômage des cadres et mobiliser de nouvelles ressources financières.

Un peu plus tôt, on a appris que le déficit de la balance commerciale alimentaire s’est nettement amélioré, de 71%, entre 2017 et 2018 (dix mois), pour se situer à 375,7 millions de dinars (contre 1 276,9 MD, l’année écoulée), selon des données publiées, ce jeudi, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Ainsi, le taux de couverture des exportations par les importations a atteint 91,4%, contre 65,8% en octobre 2017, suite à l’augmentation de la valeur des exportations alimentaires (+63,7%), à un rythme plus accéléré que celui des importations (+17,7%). Toutefois, en valeur, les importations alimentaires nationales dépassent encore les exportations.

En fait, la valeur des exportations alimentaires, à fin octobre 2018, a atteint l’équivalent de 4 milliards de dinars, grâce à la hausse des exportations de l’huile d’olive en quantité (190,4 mille tonnes, contre 67,9 mille tonnes) et en valeur (1,8 milliard de dinars, contre 0,6 milliard de dinars). En outre, les recettes des produits de la mer ont augmenté de 34% et des dattes de 39%, ainsi que des légumes frais (+29%) et des agrumes (+9%), en dépit de la baisse des quantités de 22%.

Le département de l’Agriculture a fait état, également, de l’augmentation de la valeur des exportations des fruits d’été de 55%, notamment des pêches (+28%), des melons (+25%), des grenades (+15%)…
Il est à noter que la valeur des exportations alimentaires, à fin octobre 2018, représente 12% du total des exportations du pays (contre 9% en 2017).

Pour ce qui est de la valeur des importations alimentaires, elle a atteint, durant les dix premiers mois de l’année, 4,3 milliards de dinars, en raison de la dépréciation du dinar, vis-à-vis des devises étrangères, à l’origine de l’accroissement de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base, notamment le blé dur (+26%), le blé tendre (+29%), l’orge (+60%).

En revanche, la valeur des importations d’autres produits alimentaires a connu une baisse, à l’instar du maïs jaune, qui s’est réduit de 14% et des huiles végétales (-26%), à cause de la régression des quantités importées. Même constat pour le sucre, dont la valeur des importations a baissé de 14%, au vu de la régression des prix de 15%.

par -

Tunis, Sousse et Bizerte figurent parmi les villes africaines où il est difficile de respirer un air sain, selon le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), publié fin octobre et que la Tunisie compte contester. Dans le rapport de l’organisation onusienne, la Tunisie figure parmi les 10 pays les plus pollués en Afrique, en l’occurrence l’Egypte, le Maroc, le Nigeria, l’Ouganda, la Tanzanie, le Kenya, le Cameroun, le Liberia et l’Afrique du Sud.
L’OMS, qui vient de tenir la première conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé (30 octobre-1er novembre 2018), se réfère à une base de données sur la qualité de l’air comptant plus de 4300 villes de 108 pays. D’après ces données, l’Afrique se classe parmi les plus mauvais élèves en termes d’exposition aux particules fines, que l’on peut respirer en dehors comme chez soi.

Afrique et Méditerranée: 100% des enfants de moins de 5 ans menacés par la pollution de l’air

Dans les régions d’Afrique et de la Méditerranée orientale, 100% des enfants de moins de 5 ans sont exposés à des niveaux de pollution de l’air (particules fines PM2, 5) supérieurs aux niveaux recommandés par l’OMS.
La pollution de l’air provient, dans ces régions, des émissions nocives des gaz d’échappement, des poussières et sable du désert, des mines abandonnées ou encore de la déforestation. Ces émissions ont des répercussions sur la santé et peuvent surtout causer des cardiopathies, des accidents vasculaires cérébraux, des cancers du poumon et infections respiratoires.
On ne peut accepter que des milliards de personnes – surtout des femmes et des enfants – continuent de respirer tous les jours des fumées mortelles émises par des fourneaux et des combustibles polluants à l’intérieur de leur maison“, déplore le directeur de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.
L’OMS reconnaît que la pollution de l’air est un facteur de risque critique pour les maladies non transmissibles (MNT) causant, selon les estimations, un quart (24%) des décès d’adultes imputables à des cardiopathies, 25 % des décès imputables aux accidents vasculaires cérébraux, 43% des décès imputables à la bronchopneumopathie chronique obstructive et 29% des décès imputables au cancer du poumon.

Un profond désaccord

La Tunisie compte contester ce rapport, comme elle l’a déjà fait pour l’ancien rapport, ce qui a contraint l’OMS à retirer la partie consacrée à la Tunisie, affirme vendredi, à l’Agence Tap, Dalila Betaieb, responsable à l’ANPE (Agence nationale de la protection de l’environnement) , Dalila Betaieb.
Pour elle le rapport est fondé sur des données peu fiables, collectées auprès de chercheurs peu équipés. L’Agence n’a pas été contactée pour ce rapport alors qu’elle gère le réseau National de Surveillance de la Qualité de l’Air et ses 30 stations permanentes réparties sur l’ensemble du territoire tunisien, dit-elle.
Ces stations sont raccordées au poste central installé au site de l’Agence Nationale de la Protection de l’Environnement (ANPE) au parc El Mourouj (Ben Arous).
Le rapport a cibé comme l’année dernière des villes touristiques comme Sousse et Bizerte, alors que tout le monde sait que les villes les plus polluées dans le pays sont Sfax, Gabès ou Gafsa, note Betaieb.

par -

Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi (BCE), vient de lever l’Epée de Damoclès sur le dernier remaniement opéré par le chef du gouvernement, Youssef Chahed. On dira, après coup, quand le bruit se sera tassé, qu’il a plutôt rondement mené son affaire, tambour battant au point de désarçonner celui qui l’a fait roi, BCE et de déstabiliser ses détracteurs dont beaucoup sont ses ex-camarades de parti, un paradoxe bien tunisien, et il n’est pas le seul hélas. Dans cette affaire se jouaient beaucoup de choses : la capacité de Chahed à prendre son destin en main, avec les armes que lui donne la Constitution mais aussi d’imprimer sa marque sur le devenir du pays, avec des décisions fortes, des symboles forts qui bousculent une société qui a tendance à s’enflammer pour peu. René Trabelsi, qui vient d’être proposé au poste de ministre du Tourisme et de l’Artisanat, âgé de 56 ans, fait partie de ces symboles forts que le chef du gouvernement veut imprimer dans la tête des citoyens. Homme d’affaires de confession juive, Trabelsi est propriétaire de l’Agence de voyages Royal First Travel (RFT), dont le siège se trouve à Paris. Ce natif de Djerba est le fils de Perez Trabelsi, président du comité de l’Association d’El Ghriba et un des chefs de la communauté juive qui compte environ 1500 personnes, contre des dizaines de milliers à l’indépendance du pays en 1956.

Avant de devenir ministre du Tourisme, le nom de René Trabelsi avait figuré sur la liste des membres fondateurs du parti de l’Avenir (El Moustaqbal), un des héritiers de l’ancien parti au pouvoir du temps de Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).
Le nouveau ministre, dont la nomination a suscité un début de polémique sur la scène politique tunisienne et les réseaux sociaux, a, par contre, recueilli le soutien des responsables des organisations professionnelles du secteur du tourisme, à savoir les Fédérations tunisiennes de l’hôtellerie (FTH) et des agences de voyages (FTAV), qui se sont félicités, jeudi 8 novembre 2018, dans des déclarations à l’Agence TAP, de cette nomination.
Ainsi, pour le président de la FTH, Khaled Fakhfekh, la présence de Trabelsi à la tête du ministère représente des avantages, compte tenu de “son expérience dans la gestion des unités touristiques“.
De son côté, le secrétaire général de la FTAV, Dhafer Latif, a affirmé, jeudi, à TAP que le nouveau ministre possède une expérience, notamment avec les tour-opérateurs étrangers, ce qui est de nature à contribuer à consolider la destination tunisienne, surtout lors des crises.

L’envers du décor

Cependant, les activités professionnelles de Trabelsi ont servi d’argument pour ceux qui s’opposent à cette nomination et qui évoquent un conflit d’intérêt. Alors qu’une telle situation s’est présentée, souvent, avec plusieurs autres ministres y compris dans le passé.
En ce qui concerne l’activité aérienne, Trabelsi est connu pour son opposition à l’ouverture du secteur du transport aérien tunisien aux compagnies étrangères (Open Sky), conclu entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) et qui ne concerne pas, pour le moment, l’aéroport de Tunis Carthage. Il avait qualifié cette mesure de “grande erreur de penser que l’Open Sky va résoudre les problèmes du secteur comme le pensent les hôteliers“, arguant que le modèle touristique tunisien ne peut fonctionner sans l’apport des tour-opérateurs, selon le site “destination Tunisie“.

Les opposants à la nouvelle nomination, dont le parti Ettakatol, ne se sont pas attaqués directement à sa personne. Ce parti, dont le président avait été à la tête de l’Assemblée constituante (2011-2014), ont critiqué la présence parmi la nouvelle formation gouvernementale de responsables “favorables à la normalisation avec l’entité sioniste“.
D’autres politiques ont reproché à Trabelsi d’être titulaire de la nationalité israélienne, ce qu’il a démenti, affirmant posséder la nationalité française en plus de la nationalité tunisienne. D’autres ont évoqué la formalité consistant à prêter serment devant le chef de l’Etat, s’interrogeant sur le “livre sacré“, la Torah ou le Coran, sur lequel il doit prêter serment, selon une tradition qui n’est pas inscrite dans la nouvelle Constitution. A cet égard, les responsables de la FTH et de la FTAV ont parlé d’un débat “stérile“, d’autant que le mandat de Trabelsi ne devrait pas dépasser quelques mois, en raison des élections prévues à la fin de 2019.

par -

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) est dans toutes les têtes, et même plus que ça puisque le projet existe sur le papier et qu’il a été déjà paraphé par une pléthore de nations. Les Africains s’activent autour de cette affaire, et pour cause : Tout le monde semble avoir compris – il était temps ! – que cette union est la voie royale pour sortir enfin le continent de son sous-développement chronique et pour offrir aux Africains la prospérité que peuvent aisément leur permettre les richesses de leurs sous-sol, mais que les mauvaises politiques économiques, la corruption, une instabilité politique endémique et des conflits incessants éloignent. Toutefois la ZLECA il faudra la mériter, il faudra y travailler durement pour que ça ne reste pas une chimère servant juste à justifier les rencontres onéreuses des chefs d’Etats africains où on ripaille et échange sur des sujets qui n’ont que peu d’intérêt pour les populations. “La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine aura des retombées positives en termes d’intégration africaine et d’échanges interafricains, reste que les profits à en tirer dépendront fortement du degré de libéralisation qui sera retenu par les pays africains“, a affirmé mardi 30 octobre 2018 Simon Mevel-Bidaux, économiste auprès de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

Intervenant lors d’une session spéciale dédiée à l’accord pour la mise en place de la ZLECA, tenue dans le cadre du 33ème comité intergouvernemental d’experts de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), organisé du 30 octobre au 2 novembre 2018, à Tunis, l’économiste de la CEA a considéré que “plus le scénario de libéralisation sera ambitieux, plus les bénéfices à en tirer en termes de commerce interafricain seront élevés“.
Outre la question du choix du scénario de libéralisation à adopter, les Etats signataires de l’Accord pour la mise en place de la zone de libre-échange continentale africaine devront également s’accorder sur les questions relatives aux règles d’origine et aux offres d’accès aux marchés aussi bien pour le commerce des biens que pour celui des services, avant de lancer la deuxième phase de négociations prévue pour 2020“, a-t-il aussi précisé.
Et d’ajouter “cette deuxième phase portera sur les questions relatives à l’investissement, à la propriété intellectuelle et aux politiques de compétition dans le cadre de la ZLECA“.

Mevel-Bidaux a aussi affirmé que “la Commission économique pour l’Afrique essaye de pousser les pays africains à intégrer le commerce électronique dans le cadre des négociations sur la ZLECA“.
Il a, par ailleurs, estimé que “la signature de la Déclaration de Kigali pour le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine par la majorité des pays de l’Union africaine constitue un pas important vers l’intégration continentale et le développement du continent, reste que la mise en œuvre de l’accord n’entrerait en vigueur qu’une fois ratifié par 22 pays et nous en sommes actuellement à 7 ratifications (le Kenya, le Tchad, le Niger, le Ghana, la Guinée, le Rwanda et le Swaziland )“.
Il a ainsi souligné l’importance d’une adhésion plus marquée de la part des pays africains à cette démarche de mise en place d’une zone de libre-échange continentale africaine, rappelant que trois pays refusent jusque-là de signer l’accord pour la mise en place de la ZLECA, à savoir l’Erythrée, la Guinée-Bissau et le Nigeria, sachant que trois autres pays ne l’ont pas encore signé mais se sont engagés à le faire, à savoir le Botswana, la Tanzanie et la Zambie.
L’économiste de la CEA a, en outre, indiqué qu’une fois ratifiée, la mise en place de la ZLECA se fera d’une manière progressive, compte tenu des écarts entre les pays africains en termes de développement et d’infrastructures, appelant les pays africains à limiter la liste des produits qui seront exclus de cette libéralisation pour optimiser les gains qui en découleront.

par -

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en a fait le thème phare de son action, avec même quelques grosses prises dont l’emblématique Chafik Jarraya, symbole de toute une époque. Mais voilà, il semble que la Tunisie fasse du surplace en la matière, le fléau s’est même émietté, propagé à grande échelle, presque hors de contrôle. Classée 53ème sur 84 pays, par l’Indice mondial de l’environnement du commerce illicite qui mesure la vulnérabilité des Etats, face à ce type de commerce, la Tunisie gagnerait à affuter sa lutte contre les pratiques de corruption généralisées, notamment au niveau de la douane, des autorités et du système judiciaire pour combattre ce fléau.
“La guerre contre la corruption de la Tunisie introduit des mesures utiles permettant de réduire le commerce illicite, mais tant que la corruption persistera au sein des douanes, toute tentative visant à renforcer la surveillance et le contrôle des frontières n’aura qu’un effet limité. Une automatisation accrue des procédures douanières peut être efficace pour atténuer les opportunités de corruption“, selon un rapport de l’Alliance transnationale de lutte contre le commerce illicite (TRACIT) , intitulé “Recommandations pour combattre le commerce illicite, inspirées de l’indice mondial de l’environnement du commerce illicite”.

Présenté jeudi 25 octobre 2018 lors d’une conférence de presse organisée à Tunis par la Chambre Tuniso-américaine de commerce (Amcham Tunisia), le rapport préconise de “renforcer la coopération inter-institutions au niveau national, allouer les ressources financières et humaines nécessaires et appliquer d’une manière plus agressive les réglementations contre le commerce illicite, en particulier dans les domaines des violations des droits de propriété intellectuelle et des importations sur le marché parallèle“.
La Tunisie se doit également de renforcer les contrôles sur le blanchiment d’argent, en adoptant un régime global et complet de lutte contre le blanchiment d’argent qui permet de localiser, geler, saisir et confisquer les avoirs liés aux flux financiers illicites. A cet égard travailler avec le GAFI pour renforcer l’efficacité de son régime LBC/FT (Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme), notamment en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux , doit constituer une priorité politique de haut niveau.

Le rapport de la TRACIT recommande également de rationaliser les politiques fiscales et les subventions pour éviter qu’elles n’incitent au commerce illicite, à la contrebande, à la falsification et au vol ainsi que de garantir le respect des droits de propriété intellectuelle (DPI).
La Tunisie fait face à la nécessité de prendre des mesures proactives pour protéger le pays des marchandises illicites transitant par les zones de libre échange. A ce titre, garantir la transparence, le suivi et le contrôle douanier dans les Parcs d’activité économiques de Bizerte et Zarzis est une mesure importante pour réduire les vulnérabilités dues à la contrebande et améliorer l’intégrité des chaines d’approvisionnement.
Les auteurs du rapport estiment également nécessaire, pour la Tunisie, d’améliorer la sensibilisation et l’éducation du public sur la menace du commerce illicite et de consolider sa coopération avec les pays voisins pour lutter contre le commerce transfrontalier.

par -

La Tunisie a occupé la 40ème position sur un total de 157 pays dans l’indice de l’engagement à la réduction des inégalités qui est un classement mondial des Etats selon leurs actions concrètes pour s’attaquer à l’écart entre riches et pauvres établi par Development Finance International (DFI) et Oxfam International.
Publié en octobre 2018, le deuxième rapport sur l’indice de l’engagement à la réduction des inégalités après celui de 2017 mesure les décisions prises par les Etats en matière de dépenses sociales, de fiscalité et de droit du travail : trois domaines qui se révèlent essentiels à la réduction de cet écart.
Le rapport de 2018 classe la Tunisie en 40ème position dans le classement global de l’engagement à la réduction des inégalités (ERI), 59ème dans le classement ERI selon les dépenses de santé, d’éducation et de protection sociale, 17ème au classement ERI selon les politiques fiscales et 50ème dans le classement ERI selon les droits au travail et le salaire minimum.

Au niveau arabe, la Tunisie occupe la tête, précédant la Jordanie (59ème), l’Algérie (80ème), le Yémen (93ème), le Maroc (98ème), le Bahreïn (100ème), la Mauritanie (103ème) et l’Egypte (104ème).
Au niveau du continent africain, la Tunisie occupe la 3ème position après l’Afrique du Sud (31ème) et la Namibie (32ème).
Selon le rapport ce n’est qu’en réduisant les inégalités qu’il sera possible d’éradiquer la pauvreté et pourtant ces inégalités demeurent une question de choix politiques.
Cette seconde édition de l’indice de l’Engagement à la réduction des inégalités (ERI) révèle que des pays comme la Corée du Sud, la Namibie et l’Uruguay prennent des mesures significatives pour réduire les inégalités. Malheureusement, des pays comme l’Inde et le Nigeria affichent de très mauvais résultats dans l’ensemble, tout comme des pays riches tels que les Etats Unis, ce qui témoigne d’un manque d’engagement dans la lutte contre les inégalités.

Selon les recommandations formulées dans le présent rapport, tous les pays doivent développer des plans d’action nationaux contre les inégalités afin d’atteindre l’objectif de développement durable de réduction des inégalités. Ces plans doivent comprendre la mise en place de services universels, publics et gratuits en matière de santé et d’éducation ainsi qu’un socle de protection sociale. Ils doivent être financés par une fiscalité plus progressive et la lutte contre les niches et l’évasion fiscale.
Les pays doivent respecter les droits syndicaux, garantir le respect des droits du travail des femmes et revaloriser le salaire minimum.
Les études d’Oxfam révèlent que depuis le début du XXIe siècle, la moitié la plus pauvre de la population mondiale a bénéficié de seulement 1% de l’augmentation des richesses mondiales, alors que les 1% les plus riches ont profité directement de la moitié de cette hausse

Les inégalités causent du tort à tout le monde. Elles freinent la croissance économique et provoquent une hausse des problèmes de santé et autres. Les conséquences pour les populations les plus pauvres sont particulièrement désastreuses. La Banque mondiale prévoit que d’ici 2030, presque un demi-milliard de personnes continueront à vivre dans l’extrême pauvreté.
L’augmentation des inégalités économiques extrêmes compromet par ailleurs la lutte contre les inégalités femmes-hommes et menace les droits des femmes. L’autonomisation économique des femmes pourrait améliorer la vie de nombreuses femmes et soutenir la croissance économique. Toutefois, à moins de s’attaquer d’urgence aux causes des inégalités économiques extrêmes, les bénéfices de la croissance imputable aux femmes reviendront en majeure partie aux personnes déjà les mieux loties.

Development Finance International (DFI) et Oxfam estiment que la crise des inégalités n’a rien d’inéluctable et que face à elle, les Etats ne sont pas démunis. A travers le monde, certains Etats prennent des mesures politiques fortes pour lutter contre les inégalités.
Selon le rapport, les trois pays les plus performants sont le Danemark, l’Allemagne et la Finlande tandis que les trois pays les moins performants sont le Nigéria, l’Ouzbékistan et Haïti.
A noter que La première édition de l’indice ERI a été initiée en juillet 2017 et couvrait 152 pays (ERI 2017).

par -

Le ministre du commerce, Omar El Béhi, s’est rendu ce mercredi 12 septembre 2018 à Tozeur pour un événement qui fera date : L’inauguration d’un abattoir municipal qui a obtenu, enfin, l’agrément sanitaire, de la part des services du ministère de l’Agriculture (mai 2018), le tout premier dans le pays, le tout premier dans toute l’histoire du pays. Cela en dit long sur la situation de la Tunisie, et surtout sur le niveau des mentalités car il s’agit avant tout de cela et pas forcément une question de moyens. Les citoyens prompts à se moquer des nations du continent africain devraient méditer sur le sujet, des frères africains qui du reste ont fait de gros progrès en la matière, et sans le crier sur tous les toits. Le Rwanda, qui d’ailleurs s’est rapproché dernièrement de la Tunisie, en est un parfait exemple. Combien de scandales sanitaires, de catastrophes dirai-je, avant qu’on ait, à Tozeur, le tout premier abattoir municipal digne de ce nom. Quid de la capitale, où la démographie a explosé et où la consommation de viande a bondi en conséquence ? Pourquoi cette affaire prend autant de temps pour devenir la norme ? Qui met des grains de sable dans la machine ?

L’abattoir réalisé par l’Agence de réhabilitation et de rénovation urbaine (ARRU) au profit de la municipalité de Tozeur, moyennant un coût de 3 millions de dinars (MD), a une capacité quotidienne de stockage de trois tonnes, et d’abattage de près de 60 têtes (moutons et chèvres), de 10 veaux et de 10 chameaux.
L’activité de l’abattoir entre en vigueur à partir d’aujourd’hui, en attendant le renforcement de certains équipements (réfrigérateurs, stockages) et l’achèvement du réseau de drainage des eaux usées et son raccordement à la station d’assainissement, étant donné qu’actuellement, les eaux usées sont colletées dans un puits. Comme quoi rien n’est simple, et cette affaire est loin d’être complètement bouclée…

Cet abattoir municipal est le plus grand au niveau régional (superficie et capacité de stockage) alors que les autres abattoirs municipaux à Nefta, Degach et Hammet El Jérid ne répondent pas aux conditions sanitaires, et les municipalités de Hazoua et Tamerza sont dépourvues d’abattoirs.
Béhi a indiqué dans une déclaration à la presse que l’abattoir de Tozeur répond aux normes sanitaires et contribue à la commercialisation de viandes saines et contrôlées.
Selon le ministre, des projets similaires sont attendus dans les autres gouvernorats afin d’améliorer la qualité des viandes commercialisées, précisant que les efforts sont concentrés sur la distribution des viandes saines au niveau du marché local, en attendant de penser ultérieurement, aux opportunités d’exportation, à partir de cet abattoir équipé d’une unité de conditionnement et d’exportation.

A rappeler que le ministère des Affaires locales et de l’Environnement a alloué une enveloppe additionnelle de 500 mille dinars au projet depuis décembre 2016 pour pallier aux défaillances relatives à l’aménagement interne, les bassins de lavage et la chaine d’abattage en vue de garantir la salubrité des viandes.

par -

Le premier expo-centre “Bee Tounsi” dédié au “Made in Tunisia” et au “Hand made” national vient d’ouvrir ses portes sur la route de la Marsa, l’une des plus mouvementées de la capitale,
Dès l’entrée, l’air sent bon le cuir, le bois, les produits de terroir… Et ce n’est pas la tenue de Hela Bennour, gérante du projet et membre de l’association “Be Tounsi“, qui trahirait cette ambiance : une robe longue blanche en tissu léger, rappelant fortement la finesse de l’artisanat tunisien, agrémentée d’une “Farmla” (fameux gilet artisanal) aux couleurs vives qui renvoient à l’histoire d’un art précieusement conservé par nos artisans.
Consommer tunisien et en être fier, c’est l’esprit qui anime ce projet“, confie-t-elle, dans un entretien avec l’Agence TAP. Mais c’est aussi, “une manière de prouver son amour pour son pays et de contribuer à faire face à la crise qu’il traverse, en encourageant la production locale et en créant cet espace permanent de rencontre et de partage, entre des artisans en quête de visibilité et le grand public “.
Pour date d’ouverture de son expo-centre, elle a retenu le 3 août 2018, “date symbole, celle de l’anniversaire de Bourguiba“.

En franchissant le seuil de cet espace, l’accueil est assuré par des poupées russo-tunisiennes, “Zoulikha et ses amis” qui s’animent et prennent vie sur la page Facebook de “Bee Tounsi“, suscitant “l’admiration et l’adhésion des membres de cette page, qui suivent les nouvelles de cette communauté de poupées et qui font parfois, le déplacement, pour les découvrir de près“.
Après cet accueil “des plus originaux“, les visiteurs auront par la suite droit à une large sélection de produits artisanaux alliant authenticité, tendance et innovation.
Du textile artisanal à la calligraphie, en passant par la broderie, la poterie, le linge de maison, l’art de la table, les toiles d’art, les bijoux, les accessoires en cuir, les tapis, les luminaires…l’univers de nos créations est des plus large. Celui de nos artisans et artistes l’est encore plus, puisqu’ils viennent de toutes les régions de la République pour partager leur savoir-faire et leur goût de l’authenticité, subtilement marié à une bonne dose de modernité“, souligne-t-elle.

L’expo-centre Bee Tounsi réserve aussi un espace pour les produits du terroir, tels l’huile d’olive, la ” Bsissa “, le miel…et un autre pour les cosmétiques, notamment la marque tunisienne ” Nakawa ” lancée par une jeune docteur chimiste, à base de figue de barbarie et d’argile, avec zéro produits chimiques et zéro pollution pour l’environnement. Nakawa a également réussi à créer plusieurs postes d’emploi dans sa région “Jammel“, à Monastir et ses produits s’exportent très bien aujourd’hui, réservant une place à la Tunisie, “sur une niche très prisée”.
Les visiteurs de l’expo-centre peuvent encore y rencontrer au gré du hasard les designers ou artisans qui y exposent pour échanger avec eux ou proposer des personnalisations pour créer des pièces uniques.

Le premier contact entre Hela Bennour et ses exposants se fait à travers le réseau de l’association Be Tounsi et sa page Facebook. C’est là qu’elle repère les bons profils et elle fait la sélection des produits à exposer.
Après deux et demi du lancement de l’association Bee Tounsi, le réseau suscite de plus en plus l’intérêt des artisans de tout le pays, qui nous contactent pour participer à nos expositions ou pour avoir plus de visibilité à travers notre réseau. Et c’est ainsi que m’est venue l’idée de leur réserver un espace permanent d’exposition qui leur garantit, au-delà des expositions occasionnelles, un contact permanent avec les acheteurs“, indique-t-elle.
Comme critères de sélection, “seules la créativité, la qualité, l’innovation et la rigueur” ont été retenues. “Mon objectif c’est de donner plus de visibilité à des gens qui en ont vraiment besoin. “Ma formation de journaliste, ainsi que mon expérience professionnelle dans le domaine de la fabrication de meubles et mon passage par l’association Bee Tounsi me sont d’une grande aide, pour pouvoir faire entendre la voix de ces artisans et faire parler de leur talent“.

Bennour estime, par ailleurs, que son “concept store” est de nature à créer une véritable passerelle pour l’export. “Des demandes de franchise du concept de cet expo-store m’ont été adressées par des Tunisiennes vivant à l’étranger, fascinées par la qualité de nos créations et du talent de nos artisans et qui veulent commercialiser ces produits dans leurs pays de résidence“.
Notre interlocutrice constate avec fierté le retour de l’engouement pour l’artisanat tunisien : “certains de nos artisans exportent déjà, pour d’autres la qualité y est, mais ils doivent progresser en termes de quantité. Et je pense qu’au fur et à mesure qu’ils progressent dans leur carrière et qu’ils réussissent à toucher à une clientèle plus large sur le marché local, ils pourront acquérir la capacité de s’aligner à cette exigence de quantité, nécessaire pour pouvoir exporter“.

par -

La Bourse de Tunis a clôturé la séance de Jeudi 06 septembre 2018 sur une forte baisse, à 7903,09 points, en perte de 2,96% avec un volume d’affaires de 12,481 MD.
Cette chute est due à la baisse des valeurs bancaires qui représentent 50% de l’indice phare de la Bourse de Tunis, en raison de la décision des investisseurs de vendre les titres des banques cotées, après l’annonce concernant l’intention de la BCT de publier, dans les prochains jours, une nouvelle circulaire qui prévoit l’obligation pour les banques de respecter un nouveau ratio CREDITS / DEPOTS, qui ne doit pas dépasser 110%.
L’expert comptable Walid Ben Salah avait indiqué auparavant à ce sujet que la plupart des banques sont déjà en dépassement important dudit ratio. Elles seraient dans l’obligation de limiter l’octroi de nouveaux crédits, d’améliorer le recouvrement et la collecte des dépôt.
Non seulement les actionnaires du secteur des banques ont cédé aux inquiétudes, mais aussi les actionnaires dans d’autres sociétés cotées à la Bourse, selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse, Mena Capital Partner (MCP).

Les baisses ont, ainsi, concerné les titres de 42 sociétés contre une hausse de ceux de 9 entreprises seulement et le maintien inchangées des valeurs de 13 sociétés.
Le titre BNA enregistre le plus gros volume de la séance, mobilisant 4,682 MD de ses capitaux pour s’échanger à 18,90 D, soit une baisse de 18,90%.
A la hausse, le titre TUNIS RE grimpe de 3,66 %, à 7, 93D, suivi par le titre UNIMED qui a gagné 2 ,97 %, à 8,30 D. Le titre SIPHAT s’est bonifié de 2 % pour s’échanger à 4,08 D.
Dans le vert, le titre SOTEMAIL s’est échangé à 1,51 D, soit une hausse de 0,66%, suivi par le titre ATTIJARI LEASING qui a progressé de 0,56 %, clôturant la séance à 17,90 D.
A la baisse, les deux titres ATTIJARI BANK et l’UIB ont chuté de 6,06 %, à 47,39 D et à 31 D, suivi par le titre BH qui a perdu 5,94 % pour s’établir à 18,18 D.
Dans le rouge les deux titres BIAT et ICF ont réalisé une diminution respective de 5,90% et 5,63%, clôturant la séance à 149,69 D et 103,80 D.

par -

Le dossier relatif au champ pétrolier “Halk El Menzel” ne comporte pas de soupçons de corruption, mais il s’agit plutôt d’un problème juridique“, a estimé, vendredi 31 août 2018, le président de l’Association tunisienne des contrôleurs publics (ATCP), Charfeddine Yaakoubi.
Dans une déclaration à TAP, le responsable a ajouté que l’association a réalisé une étude analytique dont les résultats seront publiés incessamment sur les dessous des contrats d’hydrocarbures en Tunisie.
Cette étude, ajoute encore Yaakoubi, “couvre un échantillon de plus de 57 concessions d’exploitation de pétrole et de gaz en Tunisie“. Et de préciser que les “résultats ont révélé que les lacunes relatives au champ “Halk El Menzel” sont essentiellement d’ordre juridiques et ne présentent pas de suspicions de corruption“. Rappelons que c’est ce dossier qui a valu au ministre de l’Energie et des Mines, Khaled Kaddour, sa disgrâce. Son secrétaire d’Etat, Hachem Hmidi, les DG de l’Energie et des Affaires juridiques au sein du département ainsi que le PDG de l’ETAP ont également été fauchés par la colère du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Et ce dernier a laissé entendre qu’il y avait une grosse affaire de corruption, avec des faits “dangereux et inadmissibles” justifiant ce grand coup de karcher…

Pour Yaakoubi, le litige juridique concerne la durée de la concession qui couvre la période de 30 ou de 50 ans, rappelant que la concession “Halk El Menzel”, attribuée en 1979, était régie par le décret beylical de 1953 qui fixe la durée d’exploitation à 50 ans.
En 2001, les premiers titulaires de cette concession ont opté pour les avantages du nouveau code des hydrocarbures de 1999, dont l’article 48 stipule que la durée d’exploitation est ramenée à 30 ans“, a-t-il encore expliqué.
Yaakoubi a en outre indiqué que le problème a été posé en 2008 après la cession de la totalité des intérêts dans la concession au profit de l’opérateur tunisien Topic. “La période restante pour le développement de la concession s’est avérée insuffisante pour le nouvel investisseur“, a-t-il encore dit.
Selon nos informations, les nombreuses consultations entre les différentes parties au niveau de la présidence du gouvernement et la commission consultative des hydrocarbures ont accordé une durée de concession de 50 ans tout en encourageant l’investisseur à accélérer l’opération de développement du champ“, a-t-il ajouté.

S’agissant des lacunes enregistrées au niveau de cette concession, le responsable a évoqué l’absence de production alors que la période de développement a démarré en 2008. “Cette lacune concerne 13 autres concessions“, a indiqué Yaakoubi, rappelant qu’en “l’absence d’exploitation durant 2 ans, l’Etat peut retirer la concession et assurer cette opération lui-même“.
Pour le responsable, le retrait de la concession engendrera des pertes financières colossales pour le budget de l’Etat, expliquant qu’il faut dédommager le titulaire de la concession sur les investissements qu’il a réalisés. Il a également appelé le gouvernement à élaborer une étude de faisabilité économique pour la présenter à des experts indépendants.
Dans le secteur énergétique, plusieurs dossiers de corruption sont présentés devant la justice mais n’ont pas été examinés, a fait remarquer le responsable, appelant à adopter une approche globale dans l’examen de ces dossiers.

par -

Le Produit Intérieur Brut (PIB) de la Tunisie a enregistré une croissance de 2,8% en glissement annuel, durant le deuxième trimestre de 2018, comparé au deuxième trimestre de 2017, et de 0,6% par rapport au premier trimestre de 2018, selon les dernières statistiques de l’Institut national de la statistique (INS), publiées mercredi 15 août 2018.
L’économie nationale a ainsi enregistré une croissance de 2,6% durant le premier semestre de l’année en cours contre 1,9% durant la même période de l’année 2017.

Hausse de la valeur ajoutée des industries manufacturières

Toujours selon les statistiques de l’INS, la valeur ajoutée du secteur des industries manufacturières a enregistré une croissance de 0,8% durant le deuxième trimestre de 2018, par rapport à la même période de l’année précédente.
Cette augmentation est particulièrement due à l’évolution de la valeur ajoutée des secteurs vitaux, à l’instar des industries agroalimentaires (+2,4%), le textile, habillement et chaussures (+2,6%) et les industries chimiques (+4,9%).
En revanche, d’autres secteurs ont enregistré une baisse de leur valeur ajoutée, à l’instar des industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre (-2,3%) et celui des industries mécaniques et électriques (-0,6%).
Quant aux industries non manufacturières, elles ont connu une évolution de 1,3% durant le deuxième trimestre de 2018, par rapport à la même période de 2017.
Cette croissance s’explique par la hausse de la valeur ajoutée du secteur de la construction (3,6%), la reprise de la croissance pour le secteur minier (0,3%), et par une baisse moins importante de la valeur ajoutée du secteur de l’extraction du pétrole et du Gaz naturel par rapport au deuxième trimestre 2017, soit -1,4% contre -14%. Le secteur de production de l’électricité et du gaz a également enregistré un léger repli de sa valeur ajoutée de 0,5%

Le secteur des services poursuit sa croissance

Le secteur des services poursuit sa croissance, avec une hausse de 3,6% de sa valeur ajoutée au deuxième trimestre de 2018, soutenu par une évolution de la valeur ajoutée de tous les secteurs qui y sont liés.
La valeur ajoutée du secteur de l’Hôtellerie, de la Restauration et des Cafés a ainsi augmenté de 11,5%, grâce à la hausse de 34% du nombre de nuitées passées dans les hôtels tunisiens. Le secteur du transport a également connu une amélioration de 4,7% grâce à la dynamique enregistrée par le transport aérien. Le secteur des télécommunications et celui des services financiers ont respectivement augmenté de 3,2% et de 5,5%. Les services non marchands ont aussi connu une légère amélioration de 0,1%.
La valeur ajoutée du secteur de l’agriculture et de la pêche a également, progressé de 9% durant le deuxième trimestre de 2018.

par -

Une convention de partenariat a été signée, vendredi, entre le pôle technologique Ecopark Borj-Cedria et la société Maxula Gestion dans l’objectif d’encourager l’initiative privée et la création de projets innovants et d’optimiser l’accompagnement financier et managérial des nouveaux promoteurs, dans le cadre de la pépinière du pôle.
Présidant la cérémonie de signature, le ministre de l’industrie et des PME, Slim Feriani, a souligné que ” cet exemple de PPP qui s’étalera sur 5 ans, renouvelables, traduit l’engagement à passer à un nouveau palier de croissance économique durable “.
En vertu de cette convention, Maxula Gestion s’engage à accorder le financement et l’accompagnement pré et post création d’entreprise et à faciliter la concrétisation des idées de startups innovantes, à haute valeur ajoutée et à haute contenance technologique, a-t-il dit.
Cette convention ouvrira, toujours selon le ministre, la voie à d’autres conventions similaires entre les secteurs public et privé, ce qui permettra de favoriser la finance alternative et de diversifier les sources de financement des entreprises et de l’économie nationale.
Il a aussi évoqué l’importance, à cet égard, du Start-up Act, dont les décrets d’application ” verront très bientôt le jour “.

De son côté, le PDG de la société MAXULA Gestion, Raouf Aouadi, a indiqué que ” ce partenariat est déjà opérationnel, avant même la signature officielle, et que MAXULA Gestion a déjà investi, dans deux nouveaux projets dans la cadre de la pépinière du pôle, avec des montants respectifs de 350 mille dinars et de 150 mille dinars “.
Aouadi a également exprimé l’engagement de son entreprise ” à faire réussir ce partenariat visant à donner des perspectives aux nouveaux entrepreneurs et à optimiser la concrétisation des idées innovantes “.
Il a rappelé que sa société ” gère déjà trois fonds communs de placement à risque, à savoir FCPR Max-Espoir, FCPR Max-Jasmin, FCPR MAXULA Croissance Entreprises avec un actif total de gestion de l’ordre de 50 millions de dinars. Elle a, jusque-là, investi près de 25 millions de dinars, dont 75% dans des entreprises implantées dans les zones de développement régional, qu’il s’agisse de sociétés nouvellement créées ou de sociétés en phase de restructuration financière, juridique, commerciale ou comptable “.
Aouadi a également fait savoir que ” MAXULA Gestion lancera, d’ici la fin du mois de septembre 2018, un quatrième fonds dédié aux startups d’un actif global de l’ordre de 10 millions de dinars “, formulant l’espoir que “ les décrets d’application relatifs au Start-up Act, soient adoptés, d’ici là, pour favoriser le lancement de ce projet “.
La cérémonie de signature de la convention a été organisée au siège du ministère de l’Industrie et des PME.

FOCUS 🔍

Dans le cadre de la stratégie nationale de « Décashing » et d’inclusion financière et faisant suite aux résultats positifs sur l’ensemble de ses tests techniques,...

Le meilleur des RS

Il y a quelques mois, le ministre des Affaires religieuses nous confiait son étonnement face à un citoyen venu lui annoncer son intention de...

INTERVIEW

Chaque été, les Tunisiens, dont les habitudes deviennent de plus en plus gourmandes en climatisation, renouent avec un pic de la consommation d’électricité dû...

AFRIQUE

En ce jour mémorable pour les Africains, des milliers de personnes de toutes origines se sont unies et rassemblées dans plus de 20 pays...

Reseaux Sociaux

SPORT