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Le ministre du commerce, Omar El Béhi, s’est rendu ce mercredi 12 septembre 2018 à Tozeur pour un événement qui fera date : L’inauguration d’un abattoir municipal qui a obtenu, enfin, l’agrément sanitaire, de la part des services du ministère de l’Agriculture (mai 2018), le tout premier dans le pays, le tout premier dans toute l’histoire du pays. Cela en dit long sur la situation de la Tunisie, et surtout sur le niveau des mentalités car il s’agit avant tout de cela et pas forcément une question de moyens. Les citoyens prompts à se moquer des nations du continent africain devraient méditer sur le sujet, des frères africains qui du reste ont fait de gros progrès en la matière, et sans le crier sur tous les toits. Le Rwanda, qui d’ailleurs s’est rapproché dernièrement de la Tunisie, en est un parfait exemple. Combien de scandales sanitaires, de catastrophes dirai-je, avant qu’on ait, à Tozeur, le tout premier abattoir municipal digne de ce nom. Quid de la capitale, où la démographie a explosé et où la consommation de viande a bondi en conséquence ? Pourquoi cette affaire prend autant de temps pour devenir la norme ? Qui met des grains de sable dans la machine ?

L’abattoir réalisé par l’Agence de réhabilitation et de rénovation urbaine (ARRU) au profit de la municipalité de Tozeur, moyennant un coût de 3 millions de dinars (MD), a une capacité quotidienne de stockage de trois tonnes, et d’abattage de près de 60 têtes (moutons et chèvres), de 10 veaux et de 10 chameaux.
L’activité de l’abattoir entre en vigueur à partir d’aujourd’hui, en attendant le renforcement de certains équipements (réfrigérateurs, stockages) et l’achèvement du réseau de drainage des eaux usées et son raccordement à la station d’assainissement, étant donné qu’actuellement, les eaux usées sont colletées dans un puits. Comme quoi rien n’est simple, et cette affaire est loin d’être complètement bouclée…

Cet abattoir municipal est le plus grand au niveau régional (superficie et capacité de stockage) alors que les autres abattoirs municipaux à Nefta, Degach et Hammet El Jérid ne répondent pas aux conditions sanitaires, et les municipalités de Hazoua et Tamerza sont dépourvues d’abattoirs.
Béhi a indiqué dans une déclaration à la presse que l’abattoir de Tozeur répond aux normes sanitaires et contribue à la commercialisation de viandes saines et contrôlées.
Selon le ministre, des projets similaires sont attendus dans les autres gouvernorats afin d’améliorer la qualité des viandes commercialisées, précisant que les efforts sont concentrés sur la distribution des viandes saines au niveau du marché local, en attendant de penser ultérieurement, aux opportunités d’exportation, à partir de cet abattoir équipé d’une unité de conditionnement et d’exportation.

A rappeler que le ministère des Affaires locales et de l’Environnement a alloué une enveloppe additionnelle de 500 mille dinars au projet depuis décembre 2016 pour pallier aux défaillances relatives à l’aménagement interne, les bassins de lavage et la chaine d’abattage en vue de garantir la salubrité des viandes.

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Le premier expo-centre “Bee Tounsi” dédié au “Made in Tunisia” et au “Hand made” national vient d’ouvrir ses portes sur la route de la Marsa, l’une des plus mouvementées de la capitale,
Dès l’entrée, l’air sent bon le cuir, le bois, les produits de terroir… Et ce n’est pas la tenue de Hela Bennour, gérante du projet et membre de l’association “Be Tounsi“, qui trahirait cette ambiance : une robe longue blanche en tissu léger, rappelant fortement la finesse de l’artisanat tunisien, agrémentée d’une “Farmla” (fameux gilet artisanal) aux couleurs vives qui renvoient à l’histoire d’un art précieusement conservé par nos artisans.
Consommer tunisien et en être fier, c’est l’esprit qui anime ce projet“, confie-t-elle, dans un entretien avec l’Agence TAP. Mais c’est aussi, “une manière de prouver son amour pour son pays et de contribuer à faire face à la crise qu’il traverse, en encourageant la production locale et en créant cet espace permanent de rencontre et de partage, entre des artisans en quête de visibilité et le grand public “.
Pour date d’ouverture de son expo-centre, elle a retenu le 3 août 2018, “date symbole, celle de l’anniversaire de Bourguiba“.

En franchissant le seuil de cet espace, l’accueil est assuré par des poupées russo-tunisiennes, “Zoulikha et ses amis” qui s’animent et prennent vie sur la page Facebook de “Bee Tounsi“, suscitant “l’admiration et l’adhésion des membres de cette page, qui suivent les nouvelles de cette communauté de poupées et qui font parfois, le déplacement, pour les découvrir de près“.
Après cet accueil “des plus originaux“, les visiteurs auront par la suite droit à une large sélection de produits artisanaux alliant authenticité, tendance et innovation.
Du textile artisanal à la calligraphie, en passant par la broderie, la poterie, le linge de maison, l’art de la table, les toiles d’art, les bijoux, les accessoires en cuir, les tapis, les luminaires…l’univers de nos créations est des plus large. Celui de nos artisans et artistes l’est encore plus, puisqu’ils viennent de toutes les régions de la République pour partager leur savoir-faire et leur goût de l’authenticité, subtilement marié à une bonne dose de modernité“, souligne-t-elle.

L’expo-centre Bee Tounsi réserve aussi un espace pour les produits du terroir, tels l’huile d’olive, la ” Bsissa “, le miel…et un autre pour les cosmétiques, notamment la marque tunisienne ” Nakawa ” lancée par une jeune docteur chimiste, à base de figue de barbarie et d’argile, avec zéro produits chimiques et zéro pollution pour l’environnement. Nakawa a également réussi à créer plusieurs postes d’emploi dans sa région “Jammel“, à Monastir et ses produits s’exportent très bien aujourd’hui, réservant une place à la Tunisie, “sur une niche très prisée”.
Les visiteurs de l’expo-centre peuvent encore y rencontrer au gré du hasard les designers ou artisans qui y exposent pour échanger avec eux ou proposer des personnalisations pour créer des pièces uniques.

Le premier contact entre Hela Bennour et ses exposants se fait à travers le réseau de l’association Be Tounsi et sa page Facebook. C’est là qu’elle repère les bons profils et elle fait la sélection des produits à exposer.
Après deux et demi du lancement de l’association Bee Tounsi, le réseau suscite de plus en plus l’intérêt des artisans de tout le pays, qui nous contactent pour participer à nos expositions ou pour avoir plus de visibilité à travers notre réseau. Et c’est ainsi que m’est venue l’idée de leur réserver un espace permanent d’exposition qui leur garantit, au-delà des expositions occasionnelles, un contact permanent avec les acheteurs“, indique-t-elle.
Comme critères de sélection, “seules la créativité, la qualité, l’innovation et la rigueur” ont été retenues. “Mon objectif c’est de donner plus de visibilité à des gens qui en ont vraiment besoin. “Ma formation de journaliste, ainsi que mon expérience professionnelle dans le domaine de la fabrication de meubles et mon passage par l’association Bee Tounsi me sont d’une grande aide, pour pouvoir faire entendre la voix de ces artisans et faire parler de leur talent“.

Bennour estime, par ailleurs, que son “concept store” est de nature à créer une véritable passerelle pour l’export. “Des demandes de franchise du concept de cet expo-store m’ont été adressées par des Tunisiennes vivant à l’étranger, fascinées par la qualité de nos créations et du talent de nos artisans et qui veulent commercialiser ces produits dans leurs pays de résidence“.
Notre interlocutrice constate avec fierté le retour de l’engouement pour l’artisanat tunisien : “certains de nos artisans exportent déjà, pour d’autres la qualité y est, mais ils doivent progresser en termes de quantité. Et je pense qu’au fur et à mesure qu’ils progressent dans leur carrière et qu’ils réussissent à toucher à une clientèle plus large sur le marché local, ils pourront acquérir la capacité de s’aligner à cette exigence de quantité, nécessaire pour pouvoir exporter“.

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La Bourse de Tunis a clôturé la séance de Jeudi 06 septembre 2018 sur une forte baisse, à 7903,09 points, en perte de 2,96% avec un volume d’affaires de 12,481 MD.
Cette chute est due à la baisse des valeurs bancaires qui représentent 50% de l’indice phare de la Bourse de Tunis, en raison de la décision des investisseurs de vendre les titres des banques cotées, après l’annonce concernant l’intention de la BCT de publier, dans les prochains jours, une nouvelle circulaire qui prévoit l’obligation pour les banques de respecter un nouveau ratio CREDITS / DEPOTS, qui ne doit pas dépasser 110%.
L’expert comptable Walid Ben Salah avait indiqué auparavant à ce sujet que la plupart des banques sont déjà en dépassement important dudit ratio. Elles seraient dans l’obligation de limiter l’octroi de nouveaux crédits, d’améliorer le recouvrement et la collecte des dépôt.
Non seulement les actionnaires du secteur des banques ont cédé aux inquiétudes, mais aussi les actionnaires dans d’autres sociétés cotées à la Bourse, selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse, Mena Capital Partner (MCP).

Les baisses ont, ainsi, concerné les titres de 42 sociétés contre une hausse de ceux de 9 entreprises seulement et le maintien inchangées des valeurs de 13 sociétés.
Le titre BNA enregistre le plus gros volume de la séance, mobilisant 4,682 MD de ses capitaux pour s’échanger à 18,90 D, soit une baisse de 18,90%.
A la hausse, le titre TUNIS RE grimpe de 3,66 %, à 7, 93D, suivi par le titre UNIMED qui a gagné 2 ,97 %, à 8,30 D. Le titre SIPHAT s’est bonifié de 2 % pour s’échanger à 4,08 D.
Dans le vert, le titre SOTEMAIL s’est échangé à 1,51 D, soit une hausse de 0,66%, suivi par le titre ATTIJARI LEASING qui a progressé de 0,56 %, clôturant la séance à 17,90 D.
A la baisse, les deux titres ATTIJARI BANK et l’UIB ont chuté de 6,06 %, à 47,39 D et à 31 D, suivi par le titre BH qui a perdu 5,94 % pour s’établir à 18,18 D.
Dans le rouge les deux titres BIAT et ICF ont réalisé une diminution respective de 5,90% et 5,63%, clôturant la séance à 149,69 D et 103,80 D.

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Le dossier relatif au champ pétrolier “Halk El Menzel” ne comporte pas de soupçons de corruption, mais il s’agit plutôt d’un problème juridique“, a estimé, vendredi 31 août 2018, le président de l’Association tunisienne des contrôleurs publics (ATCP), Charfeddine Yaakoubi.
Dans une déclaration à TAP, le responsable a ajouté que l’association a réalisé une étude analytique dont les résultats seront publiés incessamment sur les dessous des contrats d’hydrocarbures en Tunisie.
Cette étude, ajoute encore Yaakoubi, “couvre un échantillon de plus de 57 concessions d’exploitation de pétrole et de gaz en Tunisie“. Et de préciser que les “résultats ont révélé que les lacunes relatives au champ “Halk El Menzel” sont essentiellement d’ordre juridiques et ne présentent pas de suspicions de corruption“. Rappelons que c’est ce dossier qui a valu au ministre de l’Energie et des Mines, Khaled Kaddour, sa disgrâce. Son secrétaire d’Etat, Hachem Hmidi, les DG de l’Energie et des Affaires juridiques au sein du département ainsi que le PDG de l’ETAP ont également été fauchés par la colère du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Et ce dernier a laissé entendre qu’il y avait une grosse affaire de corruption, avec des faits “dangereux et inadmissibles” justifiant ce grand coup de karcher…

Pour Yaakoubi, le litige juridique concerne la durée de la concession qui couvre la période de 30 ou de 50 ans, rappelant que la concession “Halk El Menzel”, attribuée en 1979, était régie par le décret beylical de 1953 qui fixe la durée d’exploitation à 50 ans.
En 2001, les premiers titulaires de cette concession ont opté pour les avantages du nouveau code des hydrocarbures de 1999, dont l’article 48 stipule que la durée d’exploitation est ramenée à 30 ans“, a-t-il encore expliqué.
Yaakoubi a en outre indiqué que le problème a été posé en 2008 après la cession de la totalité des intérêts dans la concession au profit de l’opérateur tunisien Topic. “La période restante pour le développement de la concession s’est avérée insuffisante pour le nouvel investisseur“, a-t-il encore dit.
Selon nos informations, les nombreuses consultations entre les différentes parties au niveau de la présidence du gouvernement et la commission consultative des hydrocarbures ont accordé une durée de concession de 50 ans tout en encourageant l’investisseur à accélérer l’opération de développement du champ“, a-t-il ajouté.

S’agissant des lacunes enregistrées au niveau de cette concession, le responsable a évoqué l’absence de production alors que la période de développement a démarré en 2008. “Cette lacune concerne 13 autres concessions“, a indiqué Yaakoubi, rappelant qu’en “l’absence d’exploitation durant 2 ans, l’Etat peut retirer la concession et assurer cette opération lui-même“.
Pour le responsable, le retrait de la concession engendrera des pertes financières colossales pour le budget de l’Etat, expliquant qu’il faut dédommager le titulaire de la concession sur les investissements qu’il a réalisés. Il a également appelé le gouvernement à élaborer une étude de faisabilité économique pour la présenter à des experts indépendants.
Dans le secteur énergétique, plusieurs dossiers de corruption sont présentés devant la justice mais n’ont pas été examinés, a fait remarquer le responsable, appelant à adopter une approche globale dans l’examen de ces dossiers.

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Le Produit Intérieur Brut (PIB) de la Tunisie a enregistré une croissance de 2,8% en glissement annuel, durant le deuxième trimestre de 2018, comparé au deuxième trimestre de 2017, et de 0,6% par rapport au premier trimestre de 2018, selon les dernières statistiques de l’Institut national de la statistique (INS), publiées mercredi 15 août 2018.
L’économie nationale a ainsi enregistré une croissance de 2,6% durant le premier semestre de l’année en cours contre 1,9% durant la même période de l’année 2017.

Hausse de la valeur ajoutée des industries manufacturières

Toujours selon les statistiques de l’INS, la valeur ajoutée du secteur des industries manufacturières a enregistré une croissance de 0,8% durant le deuxième trimestre de 2018, par rapport à la même période de l’année précédente.
Cette augmentation est particulièrement due à l’évolution de la valeur ajoutée des secteurs vitaux, à l’instar des industries agroalimentaires (+2,4%), le textile, habillement et chaussures (+2,6%) et les industries chimiques (+4,9%).
En revanche, d’autres secteurs ont enregistré une baisse de leur valeur ajoutée, à l’instar des industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre (-2,3%) et celui des industries mécaniques et électriques (-0,6%).
Quant aux industries non manufacturières, elles ont connu une évolution de 1,3% durant le deuxième trimestre de 2018, par rapport à la même période de 2017.
Cette croissance s’explique par la hausse de la valeur ajoutée du secteur de la construction (3,6%), la reprise de la croissance pour le secteur minier (0,3%), et par une baisse moins importante de la valeur ajoutée du secteur de l’extraction du pétrole et du Gaz naturel par rapport au deuxième trimestre 2017, soit -1,4% contre -14%. Le secteur de production de l’électricité et du gaz a également enregistré un léger repli de sa valeur ajoutée de 0,5%

Le secteur des services poursuit sa croissance

Le secteur des services poursuit sa croissance, avec une hausse de 3,6% de sa valeur ajoutée au deuxième trimestre de 2018, soutenu par une évolution de la valeur ajoutée de tous les secteurs qui y sont liés.
La valeur ajoutée du secteur de l’Hôtellerie, de la Restauration et des Cafés a ainsi augmenté de 11,5%, grâce à la hausse de 34% du nombre de nuitées passées dans les hôtels tunisiens. Le secteur du transport a également connu une amélioration de 4,7% grâce à la dynamique enregistrée par le transport aérien. Le secteur des télécommunications et celui des services financiers ont respectivement augmenté de 3,2% et de 5,5%. Les services non marchands ont aussi connu une légère amélioration de 0,1%.
La valeur ajoutée du secteur de l’agriculture et de la pêche a également, progressé de 9% durant le deuxième trimestre de 2018.

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Une convention de partenariat a été signée, vendredi, entre le pôle technologique Ecopark Borj-Cedria et la société Maxula Gestion dans l’objectif d’encourager l’initiative privée et la création de projets innovants et d’optimiser l’accompagnement financier et managérial des nouveaux promoteurs, dans le cadre de la pépinière du pôle.
Présidant la cérémonie de signature, le ministre de l’industrie et des PME, Slim Feriani, a souligné que ” cet exemple de PPP qui s’étalera sur 5 ans, renouvelables, traduit l’engagement à passer à un nouveau palier de croissance économique durable “.
En vertu de cette convention, Maxula Gestion s’engage à accorder le financement et l’accompagnement pré et post création d’entreprise et à faciliter la concrétisation des idées de startups innovantes, à haute valeur ajoutée et à haute contenance technologique, a-t-il dit.
Cette convention ouvrira, toujours selon le ministre, la voie à d’autres conventions similaires entre les secteurs public et privé, ce qui permettra de favoriser la finance alternative et de diversifier les sources de financement des entreprises et de l’économie nationale.
Il a aussi évoqué l’importance, à cet égard, du Start-up Act, dont les décrets d’application ” verront très bientôt le jour “.

De son côté, le PDG de la société MAXULA Gestion, Raouf Aouadi, a indiqué que ” ce partenariat est déjà opérationnel, avant même la signature officielle, et que MAXULA Gestion a déjà investi, dans deux nouveaux projets dans la cadre de la pépinière du pôle, avec des montants respectifs de 350 mille dinars et de 150 mille dinars “.
Aouadi a également exprimé l’engagement de son entreprise ” à faire réussir ce partenariat visant à donner des perspectives aux nouveaux entrepreneurs et à optimiser la concrétisation des idées innovantes “.
Il a rappelé que sa société ” gère déjà trois fonds communs de placement à risque, à savoir FCPR Max-Espoir, FCPR Max-Jasmin, FCPR MAXULA Croissance Entreprises avec un actif total de gestion de l’ordre de 50 millions de dinars. Elle a, jusque-là, investi près de 25 millions de dinars, dont 75% dans des entreprises implantées dans les zones de développement régional, qu’il s’agisse de sociétés nouvellement créées ou de sociétés en phase de restructuration financière, juridique, commerciale ou comptable “.
Aouadi a également fait savoir que ” MAXULA Gestion lancera, d’ici la fin du mois de septembre 2018, un quatrième fonds dédié aux startups d’un actif global de l’ordre de 10 millions de dinars “, formulant l’espoir que “ les décrets d’application relatifs au Start-up Act, soient adoptés, d’ici là, pour favoriser le lancement de ce projet “.
La cérémonie de signature de la convention a été organisée au siège du ministère de l’Industrie et des PME.

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Deux méga projets visant à améliorer le climat des affaires et à promouvoir le système hydraulique en Tunisie devront être financés par un don pouvant atteindre 1 milliard de dinars par l’agence gouvernementale américaine du “Millénium Challenge Corporation” (MCC)“, a souligné mercredi Zied Lâadhari, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale.
Dans une déclaration aux médias en marge de sa participation à un débat consultatif dans le cadre du programme “Compact” en coopération avec l’agence américaine MCC, le ministre a souligné que la première proposition de méga projet concerne la création d’une plateforme électronique unique pour l’entreprise.

L’objectif étant de digitaliser tout le processus à partir de la création de l’entreprise jusqu’à son développement et de simplifier les démarches et procédures administratives“, a dit Ladhari, estimant que ce projet ambitieux devra révolutionner la relation entre l’administration et l’entrepreneur.
Laadhari a souligné que ce projet, qui devra se heurter à plusieurs résistances et difficultés, permettra de doubler les recettes fiscales et garantira la traçabilité et la transparence des opérations.
S’agissant de la deuxième proposition de projet, le ministre a indiqué qu’elle vise à promouvoir le système hydraulique tunisien à travers des projets au nord et au sud pour mobiliser les ressources en eaux et rationaliser le système.
Les deux propositions de projets sont discutées lors du débat consultatif entre les représentants des structures gouvernementales, du secteur privé, des organisations nationales et des experts.
Une fois formulées de manière détaillée, elles seront présentées au conseil d’administration de la MCC pour approbation.

Intervenant à cette occasion, Daniel Rubinstein, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Tunisie, a souligné que la Tunisie a été choisie parmi les pays éligibles à bénéficier de l’assistance du MCC sous forme du programme appelé “Compact” selon sa performance et son respect des normes rigoureuses de la bonne gouvernance et des libertés économiques.
Nous sommes confiants que la Tunisie utilisera à bon escient les financements qui lui seront accordés afin d’atténuer les contraintes majeures à la croissance économique et promouvoir le développement durable“, a-t-il assuré.
Dans ce contexte, il a rappelé qu’en mars 2018, un accord d’octroi d’un don d’un montant de 7.95 millions de dollars a été signé pour assister la Tunisie dans le développement détaillé du programme “Compact“.

A noter que le programme “Compact” est actuellement à la phase de finalisation de la proposition de projets après avoir entamé depuis février 2017 la réalisation d’une analyse des contraintes majeures à la croissance économique ayant abouti à la retenue de deux contraintes que sont le contrôle des marchés et la rareté des eaux.
A partir d’octobre 2018 jusqu’au mois de septembre 2019, ce sera la phase de développement des projets. Selon les prévisions, l’exécution des projets aura lieu entre fin 2020 et fin 2025.

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Le stress hydrique et la sécheresse sont un problème, un très gros même, pour la Tunisie. Mais il y a quelques solutions, lesquels à défaut de conjurer complètement le paquet d’ennuis à l’horizon, en atténueront l’impact. Le dessalement des eaux saumâtres en fait partie. Un plan directeur sera élaboré afin de développer le secteur agricole, en plus de la création d’une unité pilote de dessalement des eaux saumâtres moyennant l’utilisation des énergies renouvelables, a annoncé le secrétaire d’Etat chargé des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Abdallah Rabhi.
Le diagnostic réalisé par un groupe de travail composé des différents intervenants dans les domaines de l’agriculture, de la recherche scientifique et de l’eau a révélé que la Tunisie dispose de 650 millions de mètres cubes d’eaux saumâtres souterraines/an avec un taux de salinité variant entre 5 et 15 g, soit l’équivalent de trois ou quatre barrages, a avancé Rabhi, dans une déclaration aux médias, en marge d’un atelier sur le dessalement des eaux saumâtres en utilisant les énergies renouvelables pour le développement du secteur agricole, tenu mercredi.

Rabhi a ajouté que l’augmentation continue du niveau de la mer à cause du changement climatique causera la salinité des nappes phréatiques des zones côtières dont Mahdia, Ksour Essef, Gabes Nord et Gabes Sud, d’où l’importance de la valorisation de l’exploitation de ces ressources en eaux saumâtres
Après trois années de sécheresse, a-t-il dit, il n’ y a que deux solutions, à savoir la rationalisation de l’eau qui représente un choix difficile en termes d’impact sur le consommateur, ou l’identification d’autres ressources en eau, ajoutant que la Tunisie compte développer une nouvelle industrie de dessalement des eaux.
Il a encore fait savoir que son département dispose également d’une stratégie visant l’exploitation des eaux usées traitées et l’amélioration de leur qualité pour leur utilisation dans le secteur agricole.
Il a rappelé que le secteur agricole, qui accapare 85% des ressources en eau, représente plus de 8% du PIB du pays, 8% des investissements et 10% du total des exportations.

Mahmoud Elyes Hamza président de l’Institution de la Recherche et de l’Enseignement supérieur agricole (IRESA), a souligné que la rareté de l’eau et la diminution des périmètres irrigués agricoles auront un impact sur la production agricole et l’autosuffisance alimentaire.
Il a souligné que l’objectif du diagnostic engagé est de favoriser des ressources alternatives en eau (eaux saumâtres, eaux de la mer et eaux usées traitées), tout en assurant l’économie de l’énergie.
Hamza a mis en exergue, dans ce cadre, l’importance de la recherche scientifique dans le développement agricole et l’amélioration de la qualité des terres et de la productivité.

Pour sa part, le Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargé de la recherche scientifique, Khalil Amiri, a mis l’accent sur l’importance de l’investissement dans les compétences et les technologies existantes pour résoudre les problèmes de l’eau.
Et d’ajouter, qu’outre le potentiel en eaux saumâtres dont la salinité représente le tiers de celle de l’eau de mer et le potentiel en énergies renouvelables (éolienne, solaire…), le pays possède des compétences humaines en Tunisie et à l’étranger qui contribueront à développer des technologies afin de développer le domaine agricole et l’irrigation.
L’élaboration d’un plan directeur pour le dessalement des eaux saumâtres permettra d’exploiter les énergies renouvelables et les ressources en eau dans l’irrigation, vu que la Tunisie et les pays du Maghreb Arabe sont les principales zones menacées par le changement climatique et la sécheresse.
Il a rappelé que le domaine de l’eau est prioritaire dans la croissance de plusieurs secteurs en termes de production et procédés, à savoir le tourisme, l’agriculture, les services et l’industrie…

A noter que la SONEDE (Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux) dessale actuellement près de 200 mille m3/j dont 47% pour la production de l’eau potable et 33% pour des utilisations industrielles, selon le diagnostic présenté.
Pour ce qui est de l’utilisation de l’eau dessalée dans le domaine agricole, elles est récente et a démarré dans le secteur privé, représentant 1,5% du secteur du dessalement.

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Le développement de la diplomatie économique tunisienne requiert la mise en place d’une stratégie nationale et une volonté politique fixant les objectifs et les étapes, outre la mobilisation des moyens nécessaires à sa mise en oeuvre” a souligné, lundi 30 juillet, le président de l’UTICA, Samir Majoul.
Intervenant lors d’une Journée économique organisée par le CEPEX et le ministère des Affaires étrangères (MAE) à l’occasion du rendez-vous annuel des chefs des missions diplomatiques et consulaires tunisiennes accréditées à l’étranger, il a affirmé la disposition de l’organisation patronale à contribuer à l’élaboration d’une vision commune entre autorités publiques et secteur privé, à même de favoriser une diplomatie économique à même de renforcer la présence des opérateurs tunisiens à l’étranger.

Le président du patronat a également proposé “la création au sein du MAE d’une cellule d’écoute et d’accompagnement afin de mieux cerner les besoins des entreprises tunisiennes“.
Il a, en outre, plaidé pour l’adoption d’une politique communicationnelle reposant sur l’explication de ce qui se passe dans le pays aux partenaires étrangers dans l’objectif de les rassurer et d’attirer les investissements, la facilitation des procédures douanières et administratives relatives aux commerce extérieur, la conception de stratégies régionales visant le renforcement des exportations et l’encouragement de l’internationalisation des entreprises.

Majoul a, par ailleurs, appelé à réviser les accords commerciaux défavorables à la Tunisie, en l’occurrence ceux signés avec des pays pratiquant le dumping ou les accords à sens unique à l’instar de celui signé avec l’Algérie.
Il a estimé nécessaire de travailler à relancer l’intégration maghrébine et à concevoir les bonnes stratégies pour contribuer à la construction libyenne au lieu de se contenter de subir la situation régnant dans ce pays voisin.
Le président de l’UTICA a aussi souligné la nécessité d’élaborer un plan d’action pour développer les partenariats avec les pays africains et de bien préparer le sommet de la francophonie qu’abritera la Tunisie en 2020 en lui donnant un aspect économique.
Il a fait savoir qu’une convention sera signée, cet après-midi, entre l’UTICA et le MAE pour favoriser la concertation en matière de diplomatie économique et de soutien aux entreprises tunisiennes.

Il faudra écouter Meddeb !

Interrogé par l’agence TAP sur les pistes à explorer pour développer la diplomatie économique tunisienne, le PDG du groupe COMETE, Radhi Meddeb, a souligné “qu’aujourd’hui la politique et la diplomatie, partout dans le monde, ne tournent qu’autour d’un seul thème, l’économie et la géopolitique au service de l’économie, mais nous ne sommes encore pas dans cette approche en Tunisie. Il y a des tentatives à saluer mais qui doivent être développées“.
Et de poursuivre : “qui dit diplomatie économique dit nécessairement une stratégie au service de laquelle la diplomatie doit se mettre, mais à examiner le positionnement géopolitique actuel de la Tunisie, on ne peut que soulever des interrogations sur la vision que nous comptons mener à cet égard. Voulons-nous continuer à renforcer notre amarrage à l’Europe ? Comptons-nous approfondir notre relation avec l’Afrique ? Sommes-nous dans une logique de renforcement de nos relations avec les pays du Golfe ?

Aujourd’hui la Tunisie réalise 80% de ses exportations sur l’Europe et 80% de ces 80% sont orientés vers trois pays seulement de l’Europe (la France, l’Allemagne et l’Italie). Certains auraient tendance à penser que l’Afrique pourrait être l’alternative à notre commerce avec l’Europe ; mais c’est faux parce que le PIB des pays africains réunis, y compris les géants africains, équivaut à 80% du PIB français. L’Afrique est certes un contient en émergence, mais un continent où la profondeur économique fait encore défaut et notre diplomatie économique doit prendre en considération cet état de fait“, a encore expliqué Meddeb.
Il a aussi attiré l’attention sur le fait que “la Tunisie ne pourrait pas vendre en Afrique ce qu’elle vend déjà ailleurs. L’Afrique n’est pas demandeuse de nos faisceaux de câble, ni de notre textile et encore moins de nos excédents alimentaires. Une bonne approche du marché africain devrait reposer sur l’identification des besoins de ce continent et l’adaptation de notre production à ses spécificités et exigences. L’Afrique est une opportunité plus en matière de services qu’en matière de biens“.

Toujours selon lui, “la diplomatie économique visant le marché africain devrait reposer sur la levée de tous les obstacles qui pourraient entraver cette orientation. Ce que demandent nos acteurs économiques, qui n’ont d’ailleurs pas attendu que les autorités publiques leur balisent le terrain pour aller en Afrique, ce n’est pas de l’aide ou de la subvention mais que des conventions de non-double imposition soient mises en place avec tous les pays africains et appliquées. Un effort devrait également être consenti pour le renforcement de la logistique, du transport aérien et maritime“.
Par ailleurs, Meddeb pense “que notre marché principal a été jusque-là, est aujourd’hui et restera encore pour longtemps l’Europe. Sur l’Europe des 28 pays nous exportons vers trois pays seulement. Et pour prendre l’exemple de l’Allemagne, ce sont les Allemands qui viennent produire ici pour réexporter leur production vers leur pays. Pour les 25 autres pays, nous ne connaissons ni les circuits de distribution ni les donneurs d’ordre et encore moins les spécifications techniques et l’organisation institutionnelle. Le potentiel de ces marchés est totalement ignoré et c’est à ce niveau que devrait intervenir la diplomatie économique“.

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Selon les modèles numériques des climatologues, l’année 2019 sera une année pluvieuse en Tunisie, après trois années sèches, dont les impacts ont été fortement ressentis par la population. Le spectre de “révolte de la soif“, plane déjà sur plusieurs localités du pays et l’absence de l’eau suscite davantage de protestations sociales.
Bien que l’histoire des pluviométries en Tunisie, pour plus d’un siècle, révèle que la fréquence de trois ans de sécheresse est rare et même risquée, car elle épuise les stocks en eau, la réalité des changements climatiques a changé la donne, ces dernières années et les effets de ce phénomène planétaire ne sont plus prévisibles.

Le plan climat pour la Tunisie table sur une diminution des ressources en eau conventionnelles de la Tunisie de 30% d’ici 2030 et sur une baisse des ressources en eau de surface d’environ 5%. La Tunisie perdra, ainsi, environ 150 millions de mètres cubes (m3) de ses ressources actuelles en raison de l’élévation du niveau de la mer et de l’augmentation de la salinité dans les aquifères côtiers, selon le plan climat présenté par la Tunisie à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCUNCC).
Le pays devrait, donc, se préparer à des phénomènes extrêmes, non seulement, au niveau des politiques de l’Etat, mais aussi à une échelle plus restreinte (communautés locales, individus) pour prévenir les risques des changements climatiques et en atténuer les impacts, en particulier en ce qui concerne la ressource en eau, vitale pour la survie et pour la croissance économique.

La pénurie de l’eau, premier danger des changements climatiques

Les changements climatiques en Tunisie seront perceptibles à travers une augmentation de la température de deux degrés dans l’extrême Sud et Sud-est du pays, entraînant des précipitations plus faibles et une augmentation du taux d’évaporation et une réduction du volume des eaux des barrages et des ressources en eau mobilisées.
L’Observatoire National de l’Eau avait déjà mis en garde contre une “révolte de la soif“, et contre les “protestations dans diverses régions du pays“, dans lesquelles des coupures d’eau ont duré plus qu’un mois.
La situation risque de s’aggraver, parce qu’au moment où les ressources en eau diminuent en Tunisie, à cause de la baisse des précipitations, les besoins en cette ressource rare augmentent, compte tenu du développement du mode de vie de la population et de l’expansion urbaine.
Cela pourrait mener à un déséquilibre entre l’offre et de la demande et à la perturbation de l’approvisionnement et de la distribution de l’eau, ce qui engendrera inévitablement, plus de protestations sociales.

L’expertise des ancêtres pour protéger les droits des générations futures

Les ancêtres ont laissé de nombreuses techniques traditionnelles de récupération de l’eau, dont les “feskias”, des bassins construits par les aghlabides et qui constituent les plus importants ouvrages hydrauliques de l’histoire du monde islamique servant à lutter contre la sécheresse et à la pénurie d’eau. Les bassins des Aghlabides de Kairouan sont les plus célèbres en Tunisie. Il s’agit d’une série de réservoirs constitués d’un petit bassin de décantation, d’un grand bassin pour l’emmagasinage des eaux et de deux citernes de puisage, d’une capacité de plus de 900m3.
Ces ouvrages et d’autres systèmes adoptés par la Tunisie depuis les années 1970, tels que les “Tabias”, peuvent contribuer à la conservation de l’eau et aussi du sol ainsi qu’à la réalisation d’une autonomie pour les familles et les agglomérations, notamment dans les zones rurales.

Les Tunisiens doivent penser, désormais, à récolter l’eau pluviale en hiver pour lutter contre la soif et la pénurie d’eau en été. Ils ont déjà l’habitude de préparer leur réserve alimentaire appelée “El Oula”, pour la consommation pendant l’hiver.
Car, d’ici 2050, les réserves en eau de la Tunisie vont connaitre une réduction de plus de 50% à cause du déficit pluviométrique, de la prolongation des périodes de sécheresse et du changement climatique.

La récolte des eaux de pluie, une technique fréquente dans plusieurs pays

Selon une étude de l’ITES, intitulée “L’eau à l’horizon 2050 “, il tombe sur la Tunisie en année moyenne environ 36 milliards de m3, avec une très forte variabilité entre 11 et 90 milliards de m3. Or, les eaux de surface mobilisées dans les lacs, les barrages et dans les nappes aquifères ne totalisent qu’environ 4,8 milliards de m3 /an.
Il reste donc pour clore le bilan 31,2 milliards de m3 /an. Il est légitime de se demander si l’on peut récupérer une partie additionnelle de cette pluviométrie non mobilisée. Le réexamen du bilan consiste à chercher à identifier les emplois de ces 31,2 milliards de m3 afin d’en récupérer le maximum soit sous forme directe ou indirecte.
Une part de ces ressources peut être récupérée à travers la technique de récolte des eaux de pluie, déjà utilisée dans des pays comme l’Inde ou le Mexique où, une organisation mexicaine a réussi à installer un système de récupération des eaux pluviales au profits des logements, des écoles et des établissement de santé.
Ce système a permis de garantir des sources d’eau durales à environ 12 millions de mexicains, selon l’organisation Isla Urbana.

Des données de l’Observatoire National de l’Eau montrent, déjà, ce jeudi 26 juillet 2018, que les ressources des barrages tunisiens, estimées, à ce jour, à 869,917 millions de m3 sont en baisse de 91,816 m3 par rapport à la moyenne de 3 ans auparavant (le même jour).
A cet effet, il est plus que jamais recommandé de préserver l’eau. Tout citoyen peut jouer son rôle et penser à récolter les eaux de ruissellement pour ses besoins domestiques. L’Etat est appelé, pour sa part, à imposer aux promoteurs immobiliers et à toutes les nouvelles constructions, des ouvrages de collecte des eaux.
Car, les eaux de pluie sont des eaux gratuites qui peuvent être utilisées pour l’irrigation des jardins, le nettoyage des surfaces et du linge et partant réduire la pression sur les eaux du réseau de la SONEDE.
Les industriels et hôteliers peuvent, eux aussi, penser à des systèmes de collecte des eaux de pluie, à travers des réservoirs et des citernes, pour réduire leur consommation d’eau.

Une pauvreté hydrique qui impose la révision des politiques agricoles

La Tunisie fait aujourd’hui partie du club des 20 pays les plus vulnérables et les plus exposés aux impacts des changements climatiques. Cette réalité doit pousser les décideurs à repenser la politique agricole pour l’adapter à la nouvelle donne climatique.
Car, l’agriculture demeure l’un des premiers secteurs consommateurs d’eau, en particulier, les cultures irriguées qui accaparent 80% des ressources en eau mobilisées, soit 2,2 milliards m3 par an, dont 75% provenant de la nappe souterraine. Les cultures irriguées occupent une superficie de 450 000 hectares en Tunisie, soit 8% des superficies cultivées du pays.
Concrètement, ceci veut dire qu’il faut abandonner certaines cultures consommatrices de l’eau telle que les fraises, sachant que pour la production d’un seul kilogramme de ce fruit, il faut consommer 380 litres d’eau. L’Etat gagnerait à promouvoir, à contrario, des cultures adaptées au climat aride et semi-aride qui ne nécessitent pas de grandes quantités d’eau telles que la figue de barbarie, les oliviers et d’autres cultures à sec.

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Une écrasante majorité PME tunisiennes-88% actives dans le secteur de l’industrie parmi un échantillon de 365 entreprises enquêtées- estime que la nouvelle loi sur l’investissement n’a pas changé grand-chose pour l’écosystème entrepreneurial ni amélioré le climat des affaires en Tunisie.

54% d’entre elles pointent du doigt la fiscalité et jugent qu’elle freine le développement des PME en Tunisie (plus de 700 nouvelles dispositions fiscales après la révolution) alors que la moitié (50 %) des entreprises sondées sont gênées et peu satisfaites des services rendus par les structures d’appui, révèle le premier baromètre climat des affaires, élaboré conjointement par le Centre des Jeunes dirigeants (CJD-UTICA) et l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) et dont les résultats ont été présentés, mercredi, à l’UTICA.

Une totale ignorance de la loi sur l’investissement

Selon cette enquête, fruit d’un partenariat public privé (CJD-APII), 57% des PME (de 10 employés ou plus) ont indiqué qu’elles ignorent tout des détails de la nouvelle loi sur l’investissement. La plupart des entreprises considèrent que le climat des affaires est toujours peu favorable à l’entreprenariat et qu’il faut améliorer l’infrastructure ainsi que les services d’appui et aller vers le digital pour éviter les lourdeurs administratives, perçues comme l’un des plus grands handicaps pour le développement des affaires et le lancement rapide des projets d’investissement, en plus du problème de financement du fonds de roulement pour les nouveaux promoteurs.

Le directeur général de l’APII, Samir Bachouel, a précisé que l’enquête a été élaborée sur la base de 4 axes de l’écosystème entrepreneurial, à savoir le volet foncier, le financement, l’accompagnement post-création et l’évaluation du rôle de l’Etat, des structures d’appui et des avantages fiscaux. “Nous sommes fiers de cette première expérience et nous voulons qu’elle soit annuelle pour évaluer le climat des affaires et aussi un instrument d’aide à la décision”, a-t-il dit.

De son côté, le président national du CJD, Moez El Ghali a affirmé qu’il est temps de changer les méthodes de travail de l’administration pour inciter à l’investissement et l’entreprenariat, rappelant que la Tunisie a perdu 46 places dans le classement international “Doing Business”, à cause entre autres de la lourdeur des procédures administratives et des handicaps à l’investissement.

Le primat de la pérennité

Le baromètre a permis de cerner d’autres problèmes auxquels font face les jeunes entrepreneurs, dont les services peu satisfaisants des structures d’appui, l’inefficacité des avantages financiers et fiscaux et aussi la hausse des prix et les problèmes règlementaires et l’indisponibilité des terrains.

Le CJD a mentionné dans ses commentaires sur les résultats du baromètre, la nécessité de revoir tout le système d’encouragement et d’incitation à l’entreprenariat et à prévoir une cellule d’assistance qui se chargera de “l’accompagnement post-création” des entreprises. Car, “il ne suffit pas de créer des entreprises mais aussi assurer leur pérennité et les aider à se développer”, a commenté, le président de l’UTICA, Samir Majoul.

“Les véritables créateurs de richesses sont les entreprises. Il faut les soutenir pour consolider les emplois existants et lutter contre l’informel”, a ajouté Majoul, relevant que les PME en Tunisie “aspirent à une politique claire et à un traitement convenable de la part de l’administration”.

D’après lui, il faut aussi une visibilité et une stratégie pour la postproduction, une fiscalité de croissance et une infrastructure portuaire compétitive et surtout une lutte sans faille contre l’informel et une remise au travail des institutions d’appui.

Un accord de partenariat a été signé au terme des travaux de la rencontre de l’UTICA, entre le Centre des Jeunes dirigeants (CJD) et l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII).

L’accord permettra une synergie et une coopération plus étroite entre les deux parties au service des PME tunisiennes et aidera à l’élaboration de la deuxième édition “améliorée” du baromètre climat des affaires.

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Le Chef du gouvernement, Youssef Chahed, a appelé, jeudi 28 juin 2018 à Hammamet, les fabricants de produits pharmaceutiques en Tunisie à conclure un contrat d’objectifs avec le gouvernement dans lequel les professionnels du secteur s’engagent à atteindre un certain nombre d’objectifs en matière d’emploi, de production et d’exportation contre l’engagement du gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour impulser davantage le secteur jusqu’à la réalisation des objectifs nationaux dont en premier lieu l’approvisionnement du marché en quantités suffisantes de médicaments dont les prix seront raisonnables.
Chahed, qui s’exprimait à l’ouverture du colloque du Forum international de Réalités qui se tient les 28 et 29 juin sur le thème “l’industrie pharmaceutique tunisienne face à ses défis”, a souligné que le gouvernement attache la plus grande importance à la résolution de la crise de la Pharmacie centrale qui souffre, a-t-il dit, de grands problèmes qui ne diffèrent pas beaucoup, selon lui, des difficultés que rencontrent plusieurs institutions publiques. Il s’agit de lancer un programme de sauvetage de cette institution à travers la fourniture, à court terme, de liquidités d’une valeur de 500 millions de dinars pour résoudre, de toute urgence, le problème de manque de médicaments, estimant que cette mesure demeure insuffisante face à la nécessité de revoir la gouvernance du secteur avec la participation de toutes les parties prenantes.

Le gouvernement est soucieux, a-t-il ajouté, de mieux organiser le secteur à travers l’élaboration d’une stratégie nationale impliquant tous les participants à travers une meilleure organisation des circuits de distribution et l’adoption d’un système numérique garantissant une bonne distribution dans les secteurs public et privé, indiquant le lancement de l’expérience de distribution numérique dans les hôpitaux et les pharmacies, outre la nécessité d’œuvrer pour rationaliser la consommation de médicaments en Tunisie.
Le chef du gouvernement a mis l’accent sur l’importance stratégique et vitale du secteur de l’industrie pharmaceutique en Tunisie qui demeure lié à la sécurité médicamenteuse. Il a ajouté que le secteur qui emploie des compétences et des ressources humaines tunisiennes a réussi à atteindre un taux de croissance de 11% ainsi qu’un taux de couverture des besoins nationaux de près de 50% en production nationale, outre les exploits réalisés au niveau de l’exportation (100 millions de dinars) et des investissements (près de 500 millions de dinars).

Chahed a appelé les concessionnaires locaux et étrangers à continuer à investir dans l’industrie pharmaceutique en Tunisie et à œuvrer en vue de doubler la valeur des exportations, d’autant que l’industrie pharmaceutique tunisienne est capable, selon lui, de relever tous les défis à travers l’ouverture à l’espace maghrébin, africain et méditerranéen.
Il a souligné, dans le même contexte, la nécessité de renforcer l’exportation des médicaments et des services de santé à travers l’élaboration d’une stratégie nationale à cet effet et la création d’une société tunisienne de médicaments et produits pharmaceutiques à l’instar des pays développés.
Il a souligné que la promotion du secteur nécessite, également, la simplification des procédures en vue de réduire les délais d’octroi d’autorisations de mise sur le marché tunisien.

De son côté, le président du forum de Réalités, Taieb Zahhar, a souligné que cette rencontre à laquelle participent des experts Tunisiens et étrangers offre l’occasion de débattre des solutions qui aident les fabricants de médicaments à relever les défis auxquels ils sont confrontés, en particulier la fourniture de médicaments aux Tunisiens et le doublement des quantités de médicaments exportées.
Il a ajouté que les travaux du forum seront couronnés par des recommandations pratiques qui seront soumises à la présidence du gouvernement pour s’en inspirer lors de l’élaboration d’une stratégie nationale visant la promotion du secteur de l’industrie pharmaceutique en Tunisie, qui demeure, selon lui, l’une des industries les plus prometteuses, capable d’impulser l’emploi, l’investissement et l’exportation.

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Une commission consultative a été mise en place par le ministère de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, afin de trouver des solutions légales pour interrompre la convention avec la COTUSAL, l’une de ses propositions est de modifier le Code des mines pour que la “compagnie générale des salines de Tunisie” puisse s’y inscrire, sachant que cette dernière en avait fait la demande en dehors des délais légaux autorisés, par ce code.
L’observatoire Tunisien de l’Economie (OTE) explique dans une analyse publiée au mois de juin courant que cette modification “impliquera des délais importants qui aboutiront probablement à renouveler la convention de la COTUSAL“.
Intitulée “Polémique autour de la COTUSAL : Le sel marin est-il une ressource naturelle ?”, cette analyse montre que “cette modification impliquera la jouissance d’un favoritisme hors normes envers la COTUSAL, alors que toutes les autres sociétés se sont soumises au Code des mines, dans sa version actuelle“.
En effet, la convention de 1949 entre l’Etat et la COTUSAL prend fin en 2029. L’Etat doit notifier à la compagnie, 10 ans avant l’expiration de la période de prolongation en cours, c’est-à-dire avant la fin de l’année 2019, s’il a l’intention de mettre fin à cette convention, comme le stipule l’article 3, de cette même convention. Dans le cas contraire, elle sera renouvelée automatiquement pour une période de 15 ans, à savoir jusqu’à 2044.

L’observatoire souligne que la démarche nécessaire est à l’initiative du Ministère de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, s’interrogeant si ce département “souhaite véritablement, mettre fin à cette situation et rompre cette convention entre la COTUSAL et l’Etat tunisien“.
Il cite l’intervention faite récemment par la députée Samia Abbou, à l’ARP, lorsqu’elle avait attiré l’attention sur “la volonté du ministère de l’Energie de modifier le Code des mines, afin que la COTUSAL puisse s’y inclure et sur la gravité de cette modification abusive“.
A noter que le secrétaire d’Etat aux Mines, Hachem Hmidi, avait renouvelé l’engagement de son ministère à mettre fin à la reconduite de la convention de 1949, au plus tôt et à prendre l’initiative de le faire auprès de la COTUSAL.

Une affaire qui coûte cher à la Tunisie

Selon Hmidi, l’Etat a enregistré un manque à gagner annuel de l’ordre de 500 mille dinars, en raison de la poursuite du contrat avec la COTUSAL, sous la convention de 1949 et non pas sous le Code des mines, ce qui représente la somme de 7,5 Millions de Dinars (MD), depuis l’entrée en vigueur de ce code (2003), et un manque à gagner annuel de l’ordre de 400 mille dinars, des taxes dues à l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral (APAL) que la COTUSAL ne paye pas sous la convention 1949. La somme totale due à l’APAL depuis sa création en 1995, se monte à 9,2 MD.
La production du sel en Tunisie a permis depuis des années de satisfaire les demandes locales et d’exporter vers d’autres pays ; cette production est estimée à 1,5 million de tonnes annuellement, dont 90% sont destinées à l’exportation. Environ 30 entreprises et 6 personnes physiques opèrent dans le secteur du sel, offrant 665 emplois dont 430 sont pourvus par la COTUSAL.
La COTUSAL réalise près de 30 MD de chiffre d’affaires avec une production annuelle de 1 million de tonnes de sel, dont 750 000 tonnes sont destinées à l’exportation. La production annuelle de sel marin par cette Compagnie représente 70% du sel produit en Tunisie.

Le sel marin est-il une ressource naturelle ?

Selon l’article 13 de la Constitution, l’octroi des concessions d’exploitation des ressources naturelles est désormais plus transparent et ses conditions sont soumises à l’approbation du Parlement. Ainsi, l’exploitation du sel en Tunisie, qu’il s’agisse d’exploitation de gisement ou de marais salants devrait dorénavant être discutée et approuvée par l’ARP.
Pour sa défense, la COTUSAL argumente que l’extraction du sel des marais tunisiens ne relève pas de l’article 13, car cette exploitation ne repose que sur l’exploitation de l’eau de mer, du soleil et du vent par évaporation et qu’elle ne consomme que des énergies renouvelables, sans aucun risque de priver les générations futures d’une telle richesse.

Pour l’observatoire, “il parait indispensable de leur rappeler que le soleil, l’air, et la mer font partie du territoire national et par conséquent leur exploitation est régie par l’article 13. De plus, il faut aussi, attirer l’attention sur le fait que l’article 13 n’a pas été rédigé uniquement, pour protéger les générations futures, mais principalement, pour garantir la propriété des ressources du territoire national au peuple tunisien ainsi que la souveraineté de l’Etat sur ces ressources“.
Au regard des chiffres, il est clair que l’exploitation du sel marin en Tunisie est une richesse nationale à partir du moment où il s’agit d’une richesse produite par des facteurs de production résidents, à savoir les entreprises résidentes sur le territoire“.
Quant à la polémique récente autour de la COTUSAL, ainsi que celle qui a éclaté en 2014, elle reste toujours une affaire sans suite. Du fait d’être régie par la convention de 1949, pour les salins de Sousse et Sfax, ce qui représente la moitié de la production de la COTUSAL, cette dernière s’est vue obtenir le droit exclusif d’extraire le sel marin pendant 50 ans, en occupant le domaine public à un prix symbolique et le droit exclusif d’exporter le sel marin pendant 30 ans“, constate l’observatoire.

La compagnie exploite également le sel marin sous la convention de 1949 et ne se soumet pas pour les salins de Sousse et Sfax, au Code des mines par rapport à tous les autres exploitants de sel marin tunisien.
Face à cette convention inégalitaire, l’application de l’article 13 prend tout son sens. L’article 13 concrétise la souveraineté permanente sur des ressources naturelles, principe émanant de la volonté des Etats de revoir les contrats inégaux de la période coloniale, ici parfaitement concrétisé par la convention 1949.

Le sel est bien une richesse nationale

Pour l’observatoire “puisque le sel est bien une richesse nationale et une ressource naturelle, il semble que l’affirmation du contraire par certaines parties prenantes du débat autour de la COTUSAL est un argument avancé pour ne pas se soumettre à l’article 13 de la Constitution Tunisien“.
Dans le cadre de ses activités visant à “révéler la vérité sur les violations du passé“, l’Instance Vérité et Dignité (IVD) a récemment présenté des documents qui révélaient l’exploitation abusive des richesses naturelles tunisiennes par le colonisateur français. Parmi les documents sur lesquels l’IVD appuie ses conclusions, une convention datant de 1949, relative au droit d’exploitation de la Compagnie Générale des Salines de Tunisie, a été rendue publique.
Il ressort de cette publication que “par cette convention, le Résident Général de France à Tunis a approuvé la fusion de 4 sociétés françaises de salinité qui exploitaient les salines de Khniss, Sidi Salem, Sfax (Thyna) et de Mégrine constituant ainsi la COTUSAL et organisant son activité“.

La convention de 1949 a suscité une grande polémique, elle a permis à la COTUSAL de détenir le monopole du marché de l’exploitation du sel en Tunisie jusqu’en 1994, date à laquelle son premier concurrent est entré sur le marché. De plus, depuis l’ère coloniale et jusqu’à nos jours, cette convention octroie une taxe d’exploitation calculée sur la base du prix le plus bas de la grille afférente à l’exploitation du sol tunisien, à la COTUSAL, ce qui autorise cette compagnie à exploiter un domaine public maritime à un prix symbolique.
Ainsi, la compagnie dont le capital actuel est de 65% étranger et 35% tunisien exploite les salines tunisiennes de ” Thyna ” et de ” Sahline ” à un franc français par hectare et par an.

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La production industrielle a enregistré une baisse de 2,8%, au cours des trois premiers mois de l’année 2018, due principalement à la régression de la production dans le secteur de l’industrie chimique (-25,2%), a fait savoir vendredi 1er mai 2018 l’Institut national de la statistique (INS).
L’industrie chimique a en fait enregistré une régression dans la production de dérivés phosphatés, le secteur de fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-5,4%), le secteur du raffinage de pétrole (-80,7%), le secteur des industries extractives (-8,0%), due à la baisse de la production du secteur de l’extraction des produits non énergétiques (-40,1%), suite au repli observé dans la production de phosphate brut (468.6 mille tonnes au cours de trois premiers mois de l’année 2018 contre 1328.7 mille tonnes au cours de trois premiers mois de l’année 2017) et le secteur de l’extraction de produits énergétiques (-2,4%).

En revanche, la production industrielle a enregistré une augmentation dans le secteur de l’industrie agroalimentaire de 16,5%, suite à la hausse enregistrée dans la production de l’huile d’olive et le secteur de l’industrie mécanique et électrique de 5,7% et le secteur de l’industrie du textile habillement et cuir de 0,2%.

La production industrielle en recul de 0,9% en un seul mois

La production industrielle a enregistré une baisse de 0,9%, au cours du mois de mars 2018, due principalement à la chute de la production dans le secteur de l’industrie chimique (-33,0%), résultant de la baisse observée dans la production de dérivés phosphatés, le secteur de fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-10,3%), le secteur de l’extraction des produits non énergétiques (-18,8%) suite au repli de la production de phosphate brut (291.3 mille tonnes au cours du mois de mars 2018 contre 413.7 mille tonnes au cours du mois de mars 2017) et le secteur de l’extraction de produits énergétiques (-0,2%), en raison du fléchissement de la production de pétrole brut.
En revanche, la production industrielle a progressé dans le secteur de l’industrie agroalimentaire de 7,9%, à la faveur de la hausse enregistrée dans la production d’huile d’olive, le secteur de l’industrie mécanique et électrique de 3,1% et le secteur de l’industrie de textile habillement et cuirs de 0,3%.

Les patrons ont le moral !

Les chefs d’entreprises opérant dans le secteur des industries manufacturières ont exprimé leur optimisme concernant l’amélioration des indicateurs de la production industrielle au cours du premier trimestre 2018, selon une enquête sur la situation et les perspectives des entreprises industrielles, réalisée par l’Institut national de la statistique (INS).
Les 943 chefs d’entreprises opérant dans le secteur des industries manufacturières interviewés ont constaté une légère amélioration du rythme de croissance de la production industrielle, au cours du premier trimestre 2018 par rapport au quatrième trimestre 2017.
Environ 27% des chefs d’entreprises interrogés ont prévu une légère amélioration de la croissance de la production industrielle, au cours du premier trimestre 2018 et 46% se sont dits satisfaits de la performance de l’indicateur de la production pour le deuxième trimestre 2018.

Selon l’enquête, 28% des chefs d’entreprises interviewés ont confirmé une amélioration du niveau de la croissance de la demande destinée aux produits industriels, au cours du premier trimestre 2018 alors que 36% des personnes interrogées prévoient une hausse de la demande pour le deuxième trimestre de l’année en cours.
Pour la demande extérieure en produits industriels, 27% des interviewés ont constaté une amélioration remarquable du rythme de croissance de la demande, au cours du premier trimestre 2018 et une performance de 40%, au cours du deuxième trimestre 2018.
Les chefs d’entreprises (20% des interrogés) ont relevé une stabilité au niveau de la situation générale du secteur industriel, au cours du premier trimestre 2018. De même, pour le deuxième trimestre 2018 (34% des interviewés).

En ce qui concerne le développement de la production industrielle par secteur, l’enquête a montré une amélioration des taux de croissance des industries agroalimentaires, mécaniques et électriques ainsi que des diverses industries.
Le secteur de l’industrie du textile, de l’habillement et du cuir a enregistré une stabilisation au niveau de sa production.
En revanche, l’industrie des matériaux de construction et les industries chimiques ont vu une baisse de leur production.
Quant au développement attendu de la production par secteur, au cours du deuxième trimestre 2018, les industriels s’attendent à une amélioration du rythme de croissance qui différera selon les secteurs, à l’exception de celui du textile, de l’habillement et du cuir dont le niveau de production resterait stable.

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Les réservations des touristes français pour passer l’été en Tunisie ont augmenté de plus de 200 % par rapport à l’année dernière“, a déclaré à l’agence TAP, mercredi 30 mai 2018, le président du Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto), René-Marc Chikli, à Paris.
Les touristes français reprennent confiance en la destination Tunisie. Presque 650 mille touristes y passeront leurs vacances cet été. Cela s’explique par le fait qu’il “ n’y a pas eu d’événements particuliers “, d’après le président du Seto, tout en indiquant que ” les Français ont redoublé leur confiance vis-à-vis de la destination, en partie et pas en totalité “. ” Il y aura encore beaucoup de chemin à faire pour convaincre les Français de partir en Tunisie et atteindre les chiffres enregistrés en 2010 “, selon Chikli.

Le président du Seto a ajouté que ” la destination a retrouvé des couleurs grâce aux efforts qui ont été faits au niveau de la communication depuis trois ans “.
Autre élément fort, les destinations concurrentes de la Tunisie ont profité de sa crise pour augmenter leurs prix, en revanche, elles n’ont pas forcément le même niveau de qualité, c’est ce qui explique le retour naturel des Français vers la Tunisie, explique le président du Seto.
Aujourd’hui, l’ensemble des ingrédients pour un vrai redémarrage est prêt et disponible, il n’y a pas de raison pour ne pas faire de bons résultats pour l’arrière saison et de ne pas retrouver en 2019 le même niveau de 2010 “, note Chikli tout en appelant les acteurs du tourisme tunisien à développer d’autres produits que le balnéaire pour capter davantage les Français, à maintenir le niveau de qualité au niveau des services et de l’infrastructure et à réadapter la capacité du transport aérien.

Pour le directeur de l’Office du tourisme tunisien (ONTT) à Paris, Sami Gharbi, les touristes français ont repris confiance en la destination ” parce qu’elle est incontournable pour plusieurs raisons : le bon rapport qualité/prix, la proximité géographique et culturelle, la langue, la diversité des produits touristiques, la bonne desserte aérienne et l’amélioration de l’aspect sécuritaire “.
Sami Gharbi a déclare à l’agence TAP que ” des mesures sont prises pour bien accueillir les touristes français et réussir la saison, notamment assurer la qualité de l’accueil et des services sur place, avec un suivi quotidien de la part des inspecteurs du tourisme et offrir un large choix de découvertes “.
Le directeur de l’ONTT Paris indique que ” la programmation aérienne de la Tunisie à partir de la France pour l’été 2018 dégage une tendance positive de l’ordre de 9 % par rapport à 2017 pour répondre à la demande croissante des TO “.

De son côté, la rédactrice en chef de “L’Echo Touristique”, Linda Lainé, a déclaré à l’agence TAP que “ la Tunisie bénéficie d’un regain de succès auprès des Français, parce que le climat sécuritaire est apaisé depuis trois années “. ” Il y a également une affection historique des Français à l’égard de la destination. Cela est vrai du point de vue des voyageurs et des professionnels. La Tunisie fait partie des destinations plébiscitées depuis toujours parce qu’elle offre des séjours balnéaires à des prix très compétitifs “, souligne Lainé.
Et d’ajouter : ” Les derniers chiffres publiés indiquent que 578 mille Français se sont rendus en Tunisie en 2017, soit une croissance de 46 %, contre 1,4 million de Français en 2010. Donc, la destination n’a pas encore rattrapé les performances des années passées “.
La Tunisie doit miser sur la qualité, diversifier les produits, entretenir un climat sécuritaire stable et continuer à développer des relations pérennes et durables avec les tours opérateurs et les agences de voyage “, recommande la rédactrice en chef de l’Echo Touristique, tout en estimant ” qu’il y a aujourd’hui des signes très encourageants avec le retour des tours opérateurs en Tunisie, tels que Fram, TUI, Go Voyage qui vient de publier une brochure de 44 pages pour atteindre l’objectif de 30 mille clients cette année “.

Le PDG d’Authentique voyages, Hakim Tounsi, confirme la reprise. Toutefois, il estime que les tarifs, notamment hors saison, sont très bas. ” Les entreprises de distribution de voyages qui ont bâti leurs business-modèles sur les ventes dégriffées ont prospéré, profitant de la crise, et ont imposé un niveau de prix très bas pour tout le marché conduisant même les distributeurs classiques à ne plus parler que de ventes dégriffées pour ne pas dire bradées “, selon Hakim Tounsi. Il “ espère que cette reprise de la demande vers la Tunisie va mettre un frein à cette situation qui n’arrange les affaires que du distributeur qui se fait payer par un pourcentage sur le chiffre d’affaires et ne se soucie pas forcément du prix de revient du produit vendu “.

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La députée Yamina Zoghlami a demandé, au début d’une plénière au Parlement ce mercredi, à voir le contenu de la correspondance envoyée par le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, à la présidence du gouvernement concernant le vote contre la prolongation du mandat de l’instance Vérité et Dignité (IVD).
Dans son intervention, la députée s’est, notamment, interrogée sur la légalité de ce vote et des procédures de la correspondance adressée par le président du Parlement au chef du gouvernement, appelant au droit d’accès à ce document.
Zoghlami a, aussi, critiqué le vote du Parlement le 26 mars contre la prolongation du mandat de l’IVD. Elle a relevé qu’un vote avec seulement 65 voix contre la prolongation est “un vote étrange et un précédent jamais enregistré dans les annales du Parlement“.
Ceux qui cherchent à entraver le travail l’instance conduiront le pays à une catastrophe qui fera de nouvelles victimes, a-t-elle mise en garde.

Une source de la présidence du gouvernement avait affirmé mardi soir à la TAP que le gouvernement a demandé à l’Instance de déposer ses archives à l’institution des Archives nationales de Tunisie, conformément à l’article 68 de la loi sur la justice transitionnelle.
La présidence du gouvernement avait également appelé l’instance à remettre son rapport administratif et financier aux trois présidences à la fin du mois courant (31 mai), date de la fin du mandat de l’IVD.
Selon la même source, toutes les mesures administratives prises par le gouvernement concernant l’IVD s’inscrivent dans le cadre du suivi de la décision du Parlement lors d’une plénière en date du 26 mars 2018, lorsque les députés ont voté contre la prolongation du mandat de l’instance.
La source de la présidence du gouvernement avait tenu, cependant, à assurer que le processus de transition démocratique ne sera pas affecté et qu’il se poursuivra normalement.

De son côté, Adel Maizi, membre de l’instance avait déclaré à la TAP que l’Instance poursuivra ses activités jusqu’au 31 décembre 2018 tel qu’il a été décidé au sein du conseil de l’instance, réuni le mois de février dernier.
Durant cette période restante, l’instance focalisera ses travaux sur la finalisation de son rapport final et sa publication ainsi que sur la mise au point de ses archives qu’elle remettra aux Archives nationales. Elle préparera, aussi, la passation des activités aux structures qui se chargeront du dossier de la justice transitionnelle, avait-t-il ajouté.

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Alors que le dinar tunisien n’a de cesse de plonger, se dépréciant d’environ 64% en comparaison avec l’année 2010, la nécessité se fait de plus en plus impérieuse d’arrêter cette descente aux enfers. Forcément, la communauté des experts s’est saisie de la question pour dresser l’état des lieux et faire des préconisations. Mustapha Kamel Nabli, clerc en la matière pour avoir été surtout gouverneur de la Banque centrale a livré les siennes assorties d’un diagnostic qu’il a posé lors d’une rencontre organisée, récemment, par l’association DREAM (Dynamique de Réflexions Economiques à Mahdia).

L’interrogation centrale à laquelle il a fallu répondre était de savoir si la fixité du taux de change par rapport aux monnaies étrangères pourrait être la solution à la dépréciation accélérée du dinar. Tout en se ralliant à l’idée que les autorités de change peuvent décider de fixer le taux de change d’une monnaie, vis-à-vis d’une monnaie donnée, d’un panier de monnaies ou des droits de tirage spéciaux, l’ex patron de l’Institut d’émission a jugé qu’il encore beaucoup plus important de savoir si les collatéraux de la fixation du taux de change, sont défendables et soutenables dans le temps.

Il a d’abord fait remarquer que « le taux de change n’est pas une variable indépendante étant intimement lié à l’ensemble de la politique macroéconomique du pays ». Et ceci implique que si les conditions de stabilité macroéconomique ne sont pas suffisamment solides en termes d’inflation, de déficit budgétaire, de déficit de la balance de paiement, « le taux de change ne peut pas être fixé et les autorités seront tôt ou tard obligées de le changer ».

Moins généralement et s’agissant précisément du dinar tunisien, il a rappelé que le taux de change du dinar s’est déprécié, en deux phases. La première s’étale sur les 5 premières années 2010-2015, où la dépréciation en moyenne a été de 30%, soit une dépréciation moyenne annuelle de 6%. La deuxième phase, à partir de la fin 2016, jusqu’à aujourd’hui, la dépréciation moyenne a été de 28%, soit un rythme 3 fois plus rapide que celui des 5 premières années. « Et c’est la raison pour laquelle l’opinion publique est devenue plus sensible à cette question de dépréciation », a-t-il expliqué.

« Non seulement l’inflation a augmenté, mais les déficits jumeaux et l’endettement intérieur et extérieur aussi, sapant ainsi toutes les conditions de maintien de la stabilité du taux de change. Ce qui veut dire que la Tunisie n’a pas les moyens de maintenir la stabilité du taux de change ” a-t-il affirmé.

Les options ou scenarii possibles

Nabli estime que trois options sont possibles. La première consiste à ” fixer le taux de change et à forcer la stabilité du dinar. Cette option a d’ailleurs, été retenue il y a quatre mois. Le taux de change n’a pas beaucoup bougé depuis. Mais est-ce soutenable à long terme », s’est-il interrogé.

La deuxième, possible mais difficile à faire passer, consiste à ” fixer le taux de change, mais tout en mettant en place les politiques appropriées pour le soutenir. Pour ce faire, il faut que la politique monétaire soit plus restrictive pour baisser l’inflation, c’est-à-dire qu’il faut augmenter les taux d’intérêt de façon significative. Il va falloir aussi, réduire le déficit budgétaire. C’est la seule manière de maîtriser le déficit de la balance de paiement et de protéger ainsi, les réserves en devises et donc défendre le taux de change. Ce sont des mesures qui ne sont pas faciles à faire passer mais possibles »”.

La troisième option c’est de se retrouver “dans l’incapacité de maîtriser le déficit budgétaire et l’inflation parce qu’on ne peut pas poursuivre une politique monétaire très restrictive et augmenter fortement les taux d’intérêt. On sera, ainsi obligé d’accepter un déficit budgétaire important et de faire avec une politique monétaire laxiste. Dans ce cas là, on n’aura plus d’autres choix que de laisser le taux de change se déprécier pour ajuster la balance de paiement. Des politiques monétaire et budgétaire laxistes ne peuvent pas défendre un taux de change fixe” a-t-il regretté.

Une telle option ne peut, selon Nabli, que pousser l’économie tunisienne dans un cercle vicieux où la dépréciation accélérée du dinar génère une inflation accélérée qui alimente de nouveau la dépréciation.

De fausses solutions souvent proposées

Nabli a critiqué les fausses solutions souvent proposées pour résorber ce problème de dépréciation. ” La première fausse solution consiste à ouvrir des bureaux de change pour intégrer dans le circuit organisé les devises circulant dans le marché parallèle. On oublie là que le marché parallèle obéit à un taux déprécié par rapport au taux officiel. Supposons qu’on va réussir à canaliser tous les flux de devises vers le circuit officiel. Si l’Etat va le faire en fonction du taux de change officiel, il risque d’aggraver le déficit commercial du pays parce qu’il va vendre des devises à un taux plus intéressant pour le marché parallèle “.

La deuxième fausse solution consiste, selon lui, ” à imposer des limitations aux importations qui ne sont pas nécessaires. Cette solution a été essayée partout dans le monde mais elle n’a jamais marché parce que les causes fondamentales de la dépréciation ne sont pas résolues. Si la demande sur les importations est forte, imposer des restrictions par les voies officielles, revient à favoriser les importations par les voies parallèles, favorisant ainsi, le commerce parallèle et la corruption. Les mécanismes de contrôle quantitatifs ne marchent, généralement, pas “

La troisième solution ” c’est de décider une amnistie de change pour pouvoir augmenter les réserves de change. Supposons que cette amnistie va drainer des flux de devises vers le pays, ce qui n’est pas évident. Le niveau de devises va croître, provisoirement, et très vite l’Etat va se retrouver dans la même situation. On ne résout jamais, un problème de flux par un phénomène de stock. L’amnistie change le stock de devises mais pas les flux. Les causes fondamentales de la dépréciation restent inchangées et donc le problème n’est pas résolu “, a-t-il estimé.

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Le ministre du commerce, Omar Behi, a annoncé, mardi 24 avril 2018, à l’ouverture des travaux du Forum économique africain à Tunis le lancement, le 04 juin prochain, d’une ligne maritime directe reliant la Tunisie au Sénégal, à la Cote d’Ivoire et au Ghana pour faciliter le transport de marchandises et ce, en partenariat avec la compagnie tunisienne de navigation (CTN) et le ministère du transport.
Le ministre a ajouté que de nouvelles lignes aériennes seront créées au cours de cette année à destination de pays africains comme le Soudan, rappelant qu’une dizaine de lignes aériennes à destination de pays africains existent déjà, dont l’ouverture récemment des lignes de Conakry et Cotonou.
Il a, en outre, signalé que la Tunisie sera officiellement membre du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) à partir du mois de juin prochain lors de la prochaine réunion des chefs d’Etats membres du COMESA.

Le ministre a indiqué que le forum traitera cinq secteurs économiques stratégiques qui reflètent les besoins profonds des populations du continent africain et constituent les moteurs de développement pour la période à venir, notamment le secteur des bâtiments et des travaux publics, le secteur des services et des technologies de l’information, le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire, le secteur de la santé et les industries pharmaceutiques ainsi que le secteur de l’enseignement supérieur.
Omar Béhi a estimé que les indicateurs de coopération entre les pays africains sont très faibles signalant que le taux d’échanges commerciaux ne dépasse pas les 13% du total de leurs échanges avec le reste du monde.
Dans ce contexte, il a souligné l’importance de renforcer les efforts pour améliorer ces indicateurs et développer le volume des échanges commerciaux entre les pays africains dans tous les secteurs et les domaines prometteurs et prioritaires.

Le ministre a indiqué que le forum économique africain sera une occasion importante pour l’échange des expériences et l’ouverture du dialogue entre les secteurs public et privé en vue de conclure des partenariats pour la réalisation de projets à intérêt mutuel.
Organisé conjointement par le ministère du Commerce, la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA), l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) et la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC), le forum enregistre la participation de 38 pays africains et 140 responsables de haut niveau représentant les secteurs public et privé ainsi que des bailleurs de fonds et des hommes d’affaires.
Quelque 800 participants sont attendus lors de cette manifestation qui se poursuit pendant deux jours à Tunis. Ils prendront part à des ateliers sectoriels sur le bâtiment et les travaux publics en Afrique, la technologie moderne, la santé en Afrique, l’enseignement supérieur et l’emploi, outre les technologies et le développement durable.

Le son de cloche de Majoul, Meddeb et Azzi

Dans la même journée et dans la même rencontre, Samir Majoul, président de l’Union tunisienne de l’industrie du commerce et de l’artisanat (UTICA), a déclaré ceci : “Le manque de lignes aériennes, les difficultés logistiques et de financements entravent l’exportation vers l’Afrique “.
Majoul a souligné l’importance du marché africain pour l’économie tunisienne, notamment si les difficultés logistiques sont simplifiées.

De son côté, Radhi Meddeb, commissaire du forum a souligné que la faiblesse du volume des échanges économiques et commerciaux entre la Tunisie et les pays africains alors que ce continent enregistre une croissance importante et un développement dans tous les secteurs.
Dans ce contexte, il a mis l’accent sur l’importance de trouver les mécanismes nécessaires pour garantir la présence des entreprises tunisiennes et des produits tunisiens sur les marchés africains, appelant à ouvrir les horizons aux jeunes pour faire d’eux de futurs entrepreneurs.
Meddeb a indiqué que le continent africain a besoin d’une grande volonté de la part de tous pour polariser les investissements et créer les opportunités de travail notamment aux jeunes pour garantir l’égalité économique et sociale pour tous.

Pour sa part, Samir Azzi, directeur général par intérim du CEPEX, a souligné que ce forum s’inscrit dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer la présence de la Tunisie sur les marchés africains et à développer les exportations à destination des pays africains.
Selon lui, les exportations vers l’Afrique ne dépassent pas actuellement 2,2% du total des exportations contre 75% d’exportations vers les marchés européens.

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La municipalité de Laâyoune nouvellement créée (11 septembre 2015) souffre d’un manque flagrant de commodités de base, déplorent les habitants de la commune.
La délégation spéciale de la commune a été désignée le 11 janvier 2016. Située dans une zone rurale au nord du gouvernorat de Kasserine, Laâyoune couvre une superficie de 411,4 km2 soit 5% de la surface totale du gouvernorat et compte 19461 habitants.
Elle comprend 6 arrondissements communaux, à savoir Laâyoune, El Grine, Ain Esselsla, El Bouajer, Tiwicha et El Brek.
Les commodités nécessaires à la vie courante (station d’épuration, marché, abattoir, moyens de transport, prestations de services) sont inexistantes dans cette municipalité à caractère rural où la plupart des habitants vivent de l’agriculture et de l’élevage.

Selon l’activiste de la société civile Anis Guesmi, la commune connait un manque total d’entreprises, d’institutions (recettes des finances, Caisse nationale d’assurance maladie et agence bancaire), ainsi que d’espaces sportifs et de divertissement.
En l’absence d’investissements, le taux de chômage s’est aggravé (500 jeunes diplômés sans emplois) et l’infrastructure s’est détériorée, ajoute-t-il.

De son côté, le professeur de collège Mounir El Kertli indique que Laâyoune est la deuxième délégation la plus pauvre en Tunisie et ses habitants ne bénéficient ni d’hôpital local, ni de décharge contrôlée, ni d’institutions de services.
On doit parcourir 65km pour arriver au chef-lieu du gouvernorat de Kasserine et bénéficier des commodités“, a-t-il expliqué.
Depuis la création de la délégation de Laâyoune, en 1980, aucune agence bancaire publique ni aucun espace de divertissement, sportifs ou pour enfants n’ont été édifiés, fait-il remarquer.
Pour ses attentes du nouveau conseil municipal, Mounir El Kertli estime que la commune a besoin de jeunes compétences visionnaires capables d’assurer une meilleure qualité de vie aux habitants.
Il incite les électeurs de Laâyoune à voter massivement pour élire leurs représentants et à s’impliquer dans la promotion de leur délégation.

Le président de la délégation spéciale, délégué de Laâyoune, Hamza Tarchoune, signale pour sa part, qu’il sera procédé à l’acquisition d’équipements de propreté et à l’entretien du réseau d’éclairage public, ainsi que la consécration d’un excédent budgétaire de 500 mille dinars enregistré en 2017 pour construire un entrepôt municipal et aménager le marché de bétail.
Passant en revue les projets en cours de réalisation, il cite la reconstruction du marché municipal (900 mille dinars) et l’asphaltage d’un tronçon de 2km de route à la cité “Al Izdihar” (712 mille dinars) et de 6 km de la route Rouabeh-Taher Ben Zaâra (1 million de dinars).
Les travaux concernent aussi la route reliant El Ghdira Bidha-Essaounia-Laâyoune d’une longueur de 10,5km (1,2 million de dinars).
Le nombre total des inscrits aux prochaines élections municipales à Laâyoune est de 8435. Huit listes sont candidates au conseil municipal (18 sièges) : trois listes partisanes (Nidaa, Ennahdha, Courant Démocratique), quatre indépendantes et une de coalition (Union civile).

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Quand le gouvernement a fait sa prévision de 54 dollars le baril dans son projet de la Loi de finances 2018, les experts en économie lui ont tout de suite fait savoir que cette hypothèse n’était pas réaliste et qu’on allait assurément dépasser les 60 dollars cette année. La Banque mondiale aussi était du même avis, et son avis compte. Mais voilà, le gouvernement a fait la sourde oreille. On peut aussi avancer l’explication selon laquelle l’équipe de Youssef Chahed l’aurait fait en parfaite connaissance de cause pour ne pas, d’emblée, effrayer les bailleurs et le FMI avec un déficit budgétaire qui serait encore plus important si le prix du baril avait été fixé à 60 dollars ou plus. Quoi qu’il en soit, le répit a été de courte durée, et personne ne peut plus masquer l’ampleur du problème. “Le déficit énergétique ne cesse de s’aggraver avec la hausse continue du prix du baril de pétrole, pour atteindre aujourd’hui 68 dollars, alors que le prix du baril a été fixé à 54 dollars dans le budget de l’Etat pour l’exercice 2018, ce qui aurait des répercussions négatives sur nos équilibres financiers“, a indiqué Khaled Kaddour, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, jeudi 05 avril 2018, lors d’une conférence de presse, organisée en marge de la conférence “Accélération de la mise en oeuvre des programmes d’efficacité énergétique”.

Kaddour a estimé que cette différence au niveau du prix de pétrole (13 dollars) coûtera environ 121 millions de dinars (MD) au budget de l’Etat, juste pour le premier trimestre 2018.

“C‘est dans ce cadre que nous devons, impérativement, ancrer les principes de la maîtrise de l’énergie et nous orienter davantage vers les projets d’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, afin de parvenir à maîtriser notre consommation d’énergie, et ce, dans le cadre d’une vision claire“, a-t-il noté. D’après le ministre, la Tunisie oeuvrera, d’ici 2020, à mettre en place l’ensemble des projets énergétiques annoncés par le chef du Gouvernement, lesquels permettront de réduire le recours aux énergies conventionnelles et d’édifier un nouveau modèle économique durable.
Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, avait annoncé, jeudi, le lancement, dans les prochaines semaines, de dix projets d’énergies renouvelables représentant un volume d’investissement de 200 millions de dinars (MD), ainsi que d’autres projets destinés aux régions intérieures, qui seront lancés dans le cadre d’appels d’offres, d’une capacité de 800 Mégawatts (Mw) et mobilisant un investissement de 2000 MD.

Pour ce qui est de la compensation énergétique pour l’année 2018, Kaddour a estimé qu’elle dépassera de loin les prévisions du gouvernement fixées à 1500 MD (budget de l’Etat) pour atteindre les 2500 MD, au vu de la hausse continue du prix du baril de pétrole, ce qui a imposé au gouvernement de réviser, la semaine dernière, les prix des carburants à la hausse. Mais ça ne suffira pas pour éloigner les gros nuages à l’horizon, de l’aveu même du ministre chargé des grandes réformes, Taoufik Rajhi.
Sur un autre registre, le ministre a rassuré sur le fait que la production de phosphate a repris à un rythme ordinaire et que le gouvernement veille à honorer tous ses engagements envers les habitants dans les régions du bassin minier et de Tataouine pour apaiser les tensions sociales.

Il est à noter, a précisé le ministre, que les ressources énergétiques de la Tunisie n’ont permis de couvrir que près de 50% de la demande intérieure en énergie primaire, estimée à environ 9551 mille tonnes équivalent pétrole (Tep), alors que les ressources nationales n’ont pas dépassé les 4840 mille Tep, ce qui représente un déficit de l’ordre de 4711 mille Tep.
La consommation finale de l’énergie s’est élevée à 6775 mille Tep, à fin 2016, répartie essentiellement entre les secteurs du transport (35%), de l’industrie (32%), du logement (17%), des services (9%) et de l’agriculture (7%).

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