Authors Posts by Tunis Afrique Presse

Tunis Afrique Presse

178 POSTS 0 COMMENTAIRES

par -

Les bonnes nouvelles, sur le front de l’économie, sont rares; ce qui est encore plus rare, c’est qu’il y en ait deux dans la même journée. Ce jeudi 15 novembre 2018 est à marquer d’une pierre blanche à ce niveau. La première bouffée d’oxygène est venue du côté du voisin libyen, pour qui le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïd Essebsi, se démène afin de le sortir d’une longue traversée de désert, 7 ans, tout de même. Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a annoncé aujourd’hui le rétablissement du mécanisme du pétrole libyen contre marchandises tunisiennes. Il a ajouté qu’une délégation tunisienne a visité la Libye pour discuter de cette forme de coopération et que les négociations sont en cours pour un partenariat équitable servant les intérêts des deux pays.

Dans une déclaration aux médias à l’issue d’une séance d’audition organisée par la commission parlementaire des droits et libertés dans le cadre des débats budgétaires, le ministre a assuré que la Tunisie a déployé tous les moyens pour encourager les Libyens à s’asseoir à la table du dialogue sous l’égide des Nations Unies. “Mais malheureusement, la situation aujourd’hui est loin de ce noble objectif“, a-t-il regretté, estimant que le but ultime est d’aider les Libyens à parvenir par eux-mêmes à la solution.

Abordant le budget du département pour 2019, Jhinaoui a indiqué qu’une augmentation de 19 pc par rapport à 2018 est prévue cette année avec un montant de 252 millions dinars. Une augmentation qu’il justifie par les contributions aux organisations internationales et le rapatriement des dépouilles des Tunisiens à l’étranger qui devient du ressort du département uniquement. Avant, cette mission était partagée avec le ministère des Affaires sociales et la Caisse Nationale d’Assurance maladie.

Le ministre a ensuite passé en revue les différents projets de partenariat entre le département et des parties internationales avec pour objectif de soutenir le développement, en particulier dans les régions intérieures, lutter contre le chômage des cadres et mobiliser de nouvelles ressources financières.

Un peu plus tôt, on a appris que le déficit de la balance commerciale alimentaire s’est nettement amélioré, de 71%, entre 2017 et 2018 (dix mois), pour se situer à 375,7 millions de dinars (contre 1 276,9 MD, l’année écoulée), selon des données publiées, ce jeudi, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Ainsi, le taux de couverture des exportations par les importations a atteint 91,4%, contre 65,8% en octobre 2017, suite à l’augmentation de la valeur des exportations alimentaires (+63,7%), à un rythme plus accéléré que celui des importations (+17,7%). Toutefois, en valeur, les importations alimentaires nationales dépassent encore les exportations.

En fait, la valeur des exportations alimentaires, à fin octobre 2018, a atteint l’équivalent de 4 milliards de dinars, grâce à la hausse des exportations de l’huile d’olive en quantité (190,4 mille tonnes, contre 67,9 mille tonnes) et en valeur (1,8 milliard de dinars, contre 0,6 milliard de dinars). En outre, les recettes des produits de la mer ont augmenté de 34% et des dattes de 39%, ainsi que des légumes frais (+29%) et des agrumes (+9%), en dépit de la baisse des quantités de 22%.

Le département de l’Agriculture a fait état, également, de l’augmentation de la valeur des exportations des fruits d’été de 55%, notamment des pêches (+28%), des melons (+25%), des grenades (+15%)…
Il est à noter que la valeur des exportations alimentaires, à fin octobre 2018, représente 12% du total des exportations du pays (contre 9% en 2017).

Pour ce qui est de la valeur des importations alimentaires, elle a atteint, durant les dix premiers mois de l’année, 4,3 milliards de dinars, en raison de la dépréciation du dinar, vis-à-vis des devises étrangères, à l’origine de l’accroissement de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base, notamment le blé dur (+26%), le blé tendre (+29%), l’orge (+60%).

En revanche, la valeur des importations d’autres produits alimentaires a connu une baisse, à l’instar du maïs jaune, qui s’est réduit de 14% et des huiles végétales (-26%), à cause de la régression des quantités importées. Même constat pour le sucre, dont la valeur des importations a baissé de 14%, au vu de la régression des prix de 15%.

par -

Tunis, Sousse et Bizerte figurent parmi les villes africaines où il est difficile de respirer un air sain, selon le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), publié fin octobre et que la Tunisie compte contester. Dans le rapport de l’organisation onusienne, la Tunisie figure parmi les 10 pays les plus pollués en Afrique, en l’occurrence l’Egypte, le Maroc, le Nigeria, l’Ouganda, la Tanzanie, le Kenya, le Cameroun, le Liberia et l’Afrique du Sud.
L’OMS, qui vient de tenir la première conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé (30 octobre-1er novembre 2018), se réfère à une base de données sur la qualité de l’air comptant plus de 4300 villes de 108 pays. D’après ces données, l’Afrique se classe parmi les plus mauvais élèves en termes d’exposition aux particules fines, que l’on peut respirer en dehors comme chez soi.

Afrique et Méditerranée: 100% des enfants de moins de 5 ans menacés par la pollution de l’air

Dans les régions d’Afrique et de la Méditerranée orientale, 100% des enfants de moins de 5 ans sont exposés à des niveaux de pollution de l’air (particules fines PM2, 5) supérieurs aux niveaux recommandés par l’OMS.
La pollution de l’air provient, dans ces régions, des émissions nocives des gaz d’échappement, des poussières et sable du désert, des mines abandonnées ou encore de la déforestation. Ces émissions ont des répercussions sur la santé et peuvent surtout causer des cardiopathies, des accidents vasculaires cérébraux, des cancers du poumon et infections respiratoires.
On ne peut accepter que des milliards de personnes – surtout des femmes et des enfants – continuent de respirer tous les jours des fumées mortelles émises par des fourneaux et des combustibles polluants à l’intérieur de leur maison“, déplore le directeur de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.
L’OMS reconnaît que la pollution de l’air est un facteur de risque critique pour les maladies non transmissibles (MNT) causant, selon les estimations, un quart (24%) des décès d’adultes imputables à des cardiopathies, 25 % des décès imputables aux accidents vasculaires cérébraux, 43% des décès imputables à la bronchopneumopathie chronique obstructive et 29% des décès imputables au cancer du poumon.

Un profond désaccord

La Tunisie compte contester ce rapport, comme elle l’a déjà fait pour l’ancien rapport, ce qui a contraint l’OMS à retirer la partie consacrée à la Tunisie, affirme vendredi, à l’Agence Tap, Dalila Betaieb, responsable à l’ANPE (Agence nationale de la protection de l’environnement) , Dalila Betaieb.
Pour elle le rapport est fondé sur des données peu fiables, collectées auprès de chercheurs peu équipés. L’Agence n’a pas été contactée pour ce rapport alors qu’elle gère le réseau National de Surveillance de la Qualité de l’Air et ses 30 stations permanentes réparties sur l’ensemble du territoire tunisien, dit-elle.
Ces stations sont raccordées au poste central installé au site de l’Agence Nationale de la Protection de l’Environnement (ANPE) au parc El Mourouj (Ben Arous).
Le rapport a cibé comme l’année dernière des villes touristiques comme Sousse et Bizerte, alors que tout le monde sait que les villes les plus polluées dans le pays sont Sfax, Gabès ou Gafsa, note Betaieb.

par -

Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi (BCE), vient de lever l’Epée de Damoclès sur le dernier remaniement opéré par le chef du gouvernement, Youssef Chahed. On dira, après coup, quand le bruit se sera tassé, qu’il a plutôt rondement mené son affaire, tambour battant au point de désarçonner celui qui l’a fait roi, BCE et de déstabiliser ses détracteurs dont beaucoup sont ses ex-camarades de parti, un paradoxe bien tunisien, et il n’est pas le seul hélas. Dans cette affaire se jouaient beaucoup de choses : la capacité de Chahed à prendre son destin en main, avec les armes que lui donne la Constitution mais aussi d’imprimer sa marque sur le devenir du pays, avec des décisions fortes, des symboles forts qui bousculent une société qui a tendance à s’enflammer pour peu. René Trabelsi, qui vient d’être proposé au poste de ministre du Tourisme et de l’Artisanat, âgé de 56 ans, fait partie de ces symboles forts que le chef du gouvernement veut imprimer dans la tête des citoyens. Homme d’affaires de confession juive, Trabelsi est propriétaire de l’Agence de voyages Royal First Travel (RFT), dont le siège se trouve à Paris. Ce natif de Djerba est le fils de Perez Trabelsi, président du comité de l’Association d’El Ghriba et un des chefs de la communauté juive qui compte environ 1500 personnes, contre des dizaines de milliers à l’indépendance du pays en 1956.

Avant de devenir ministre du Tourisme, le nom de René Trabelsi avait figuré sur la liste des membres fondateurs du parti de l’Avenir (El Moustaqbal), un des héritiers de l’ancien parti au pouvoir du temps de Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).
Le nouveau ministre, dont la nomination a suscité un début de polémique sur la scène politique tunisienne et les réseaux sociaux, a, par contre, recueilli le soutien des responsables des organisations professionnelles du secteur du tourisme, à savoir les Fédérations tunisiennes de l’hôtellerie (FTH) et des agences de voyages (FTAV), qui se sont félicités, jeudi 8 novembre 2018, dans des déclarations à l’Agence TAP, de cette nomination.
Ainsi, pour le président de la FTH, Khaled Fakhfekh, la présence de Trabelsi à la tête du ministère représente des avantages, compte tenu de “son expérience dans la gestion des unités touristiques“.
De son côté, le secrétaire général de la FTAV, Dhafer Latif, a affirmé, jeudi, à TAP que le nouveau ministre possède une expérience, notamment avec les tour-opérateurs étrangers, ce qui est de nature à contribuer à consolider la destination tunisienne, surtout lors des crises.

L’envers du décor

Cependant, les activités professionnelles de Trabelsi ont servi d’argument pour ceux qui s’opposent à cette nomination et qui évoquent un conflit d’intérêt. Alors qu’une telle situation s’est présentée, souvent, avec plusieurs autres ministres y compris dans le passé.
En ce qui concerne l’activité aérienne, Trabelsi est connu pour son opposition à l’ouverture du secteur du transport aérien tunisien aux compagnies étrangères (Open Sky), conclu entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) et qui ne concerne pas, pour le moment, l’aéroport de Tunis Carthage. Il avait qualifié cette mesure de “grande erreur de penser que l’Open Sky va résoudre les problèmes du secteur comme le pensent les hôteliers“, arguant que le modèle touristique tunisien ne peut fonctionner sans l’apport des tour-opérateurs, selon le site “destination Tunisie“.

Les opposants à la nouvelle nomination, dont le parti Ettakatol, ne se sont pas attaqués directement à sa personne. Ce parti, dont le président avait été à la tête de l’Assemblée constituante (2011-2014), ont critiqué la présence parmi la nouvelle formation gouvernementale de responsables “favorables à la normalisation avec l’entité sioniste“.
D’autres politiques ont reproché à Trabelsi d’être titulaire de la nationalité israélienne, ce qu’il a démenti, affirmant posséder la nationalité française en plus de la nationalité tunisienne. D’autres ont évoqué la formalité consistant à prêter serment devant le chef de l’Etat, s’interrogeant sur le “livre sacré“, la Torah ou le Coran, sur lequel il doit prêter serment, selon une tradition qui n’est pas inscrite dans la nouvelle Constitution. A cet égard, les responsables de la FTH et de la FTAV ont parlé d’un débat “stérile“, d’autant que le mandat de Trabelsi ne devrait pas dépasser quelques mois, en raison des élections prévues à la fin de 2019.

par -

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) est dans toutes les têtes, et même plus que ça puisque le projet existe sur le papier et qu’il a été déjà paraphé par une pléthore de nations. Les Africains s’activent autour de cette affaire, et pour cause : Tout le monde semble avoir compris – il était temps ! – que cette union est la voie royale pour sortir enfin le continent de son sous-développement chronique et pour offrir aux Africains la prospérité que peuvent aisément leur permettre les richesses de leurs sous-sol, mais que les mauvaises politiques économiques, la corruption, une instabilité politique endémique et des conflits incessants éloignent. Toutefois la ZLECA il faudra la mériter, il faudra y travailler durement pour que ça ne reste pas une chimère servant juste à justifier les rencontres onéreuses des chefs d’Etats africains où on ripaille et échange sur des sujets qui n’ont que peu d’intérêt pour les populations. “La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine aura des retombées positives en termes d’intégration africaine et d’échanges interafricains, reste que les profits à en tirer dépendront fortement du degré de libéralisation qui sera retenu par les pays africains“, a affirmé mardi 30 octobre 2018 Simon Mevel-Bidaux, économiste auprès de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

Intervenant lors d’une session spéciale dédiée à l’accord pour la mise en place de la ZLECA, tenue dans le cadre du 33ème comité intergouvernemental d’experts de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), organisé du 30 octobre au 2 novembre 2018, à Tunis, l’économiste de la CEA a considéré que “plus le scénario de libéralisation sera ambitieux, plus les bénéfices à en tirer en termes de commerce interafricain seront élevés“.
Outre la question du choix du scénario de libéralisation à adopter, les Etats signataires de l’Accord pour la mise en place de la zone de libre-échange continentale africaine devront également s’accorder sur les questions relatives aux règles d’origine et aux offres d’accès aux marchés aussi bien pour le commerce des biens que pour celui des services, avant de lancer la deuxième phase de négociations prévue pour 2020“, a-t-il aussi précisé.
Et d’ajouter “cette deuxième phase portera sur les questions relatives à l’investissement, à la propriété intellectuelle et aux politiques de compétition dans le cadre de la ZLECA“.

Mevel-Bidaux a aussi affirmé que “la Commission économique pour l’Afrique essaye de pousser les pays africains à intégrer le commerce électronique dans le cadre des négociations sur la ZLECA“.
Il a, par ailleurs, estimé que “la signature de la Déclaration de Kigali pour le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine par la majorité des pays de l’Union africaine constitue un pas important vers l’intégration continentale et le développement du continent, reste que la mise en œuvre de l’accord n’entrerait en vigueur qu’une fois ratifié par 22 pays et nous en sommes actuellement à 7 ratifications (le Kenya, le Tchad, le Niger, le Ghana, la Guinée, le Rwanda et le Swaziland )“.
Il a ainsi souligné l’importance d’une adhésion plus marquée de la part des pays africains à cette démarche de mise en place d’une zone de libre-échange continentale africaine, rappelant que trois pays refusent jusque-là de signer l’accord pour la mise en place de la ZLECA, à savoir l’Erythrée, la Guinée-Bissau et le Nigeria, sachant que trois autres pays ne l’ont pas encore signé mais se sont engagés à le faire, à savoir le Botswana, la Tanzanie et la Zambie.
L’économiste de la CEA a, en outre, indiqué qu’une fois ratifiée, la mise en place de la ZLECA se fera d’une manière progressive, compte tenu des écarts entre les pays africains en termes de développement et d’infrastructures, appelant les pays africains à limiter la liste des produits qui seront exclus de cette libéralisation pour optimiser les gains qui en découleront.

par -

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en a fait le thème phare de son action, avec même quelques grosses prises dont l’emblématique Chafik Jarraya, symbole de toute une époque. Mais voilà, il semble que la Tunisie fasse du surplace en la matière, le fléau s’est même émietté, propagé à grande échelle, presque hors de contrôle. Classée 53ème sur 84 pays, par l’Indice mondial de l’environnement du commerce illicite qui mesure la vulnérabilité des Etats, face à ce type de commerce, la Tunisie gagnerait à affuter sa lutte contre les pratiques de corruption généralisées, notamment au niveau de la douane, des autorités et du système judiciaire pour combattre ce fléau.
“La guerre contre la corruption de la Tunisie introduit des mesures utiles permettant de réduire le commerce illicite, mais tant que la corruption persistera au sein des douanes, toute tentative visant à renforcer la surveillance et le contrôle des frontières n’aura qu’un effet limité. Une automatisation accrue des procédures douanières peut être efficace pour atténuer les opportunités de corruption“, selon un rapport de l’Alliance transnationale de lutte contre le commerce illicite (TRACIT) , intitulé “Recommandations pour combattre le commerce illicite, inspirées de l’indice mondial de l’environnement du commerce illicite”.

Présenté jeudi 25 octobre 2018 lors d’une conférence de presse organisée à Tunis par la Chambre Tuniso-américaine de commerce (Amcham Tunisia), le rapport préconise de “renforcer la coopération inter-institutions au niveau national, allouer les ressources financières et humaines nécessaires et appliquer d’une manière plus agressive les réglementations contre le commerce illicite, en particulier dans les domaines des violations des droits de propriété intellectuelle et des importations sur le marché parallèle“.
La Tunisie se doit également de renforcer les contrôles sur le blanchiment d’argent, en adoptant un régime global et complet de lutte contre le blanchiment d’argent qui permet de localiser, geler, saisir et confisquer les avoirs liés aux flux financiers illicites. A cet égard travailler avec le GAFI pour renforcer l’efficacité de son régime LBC/FT (Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme), notamment en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux , doit constituer une priorité politique de haut niveau.

Le rapport de la TRACIT recommande également de rationaliser les politiques fiscales et les subventions pour éviter qu’elles n’incitent au commerce illicite, à la contrebande, à la falsification et au vol ainsi que de garantir le respect des droits de propriété intellectuelle (DPI).
La Tunisie fait face à la nécessité de prendre des mesures proactives pour protéger le pays des marchandises illicites transitant par les zones de libre échange. A ce titre, garantir la transparence, le suivi et le contrôle douanier dans les Parcs d’activité économiques de Bizerte et Zarzis est une mesure importante pour réduire les vulnérabilités dues à la contrebande et améliorer l’intégrité des chaines d’approvisionnement.
Les auteurs du rapport estiment également nécessaire, pour la Tunisie, d’améliorer la sensibilisation et l’éducation du public sur la menace du commerce illicite et de consolider sa coopération avec les pays voisins pour lutter contre le commerce transfrontalier.

par -

La Tunisie a occupé la 40ème position sur un total de 157 pays dans l’indice de l’engagement à la réduction des inégalités qui est un classement mondial des Etats selon leurs actions concrètes pour s’attaquer à l’écart entre riches et pauvres établi par Development Finance International (DFI) et Oxfam International.
Publié en octobre 2018, le deuxième rapport sur l’indice de l’engagement à la réduction des inégalités après celui de 2017 mesure les décisions prises par les Etats en matière de dépenses sociales, de fiscalité et de droit du travail : trois domaines qui se révèlent essentiels à la réduction de cet écart.
Le rapport de 2018 classe la Tunisie en 40ème position dans le classement global de l’engagement à la réduction des inégalités (ERI), 59ème dans le classement ERI selon les dépenses de santé, d’éducation et de protection sociale, 17ème au classement ERI selon les politiques fiscales et 50ème dans le classement ERI selon les droits au travail et le salaire minimum.

Au niveau arabe, la Tunisie occupe la tête, précédant la Jordanie (59ème), l’Algérie (80ème), le Yémen (93ème), le Maroc (98ème), le Bahreïn (100ème), la Mauritanie (103ème) et l’Egypte (104ème).
Au niveau du continent africain, la Tunisie occupe la 3ème position après l’Afrique du Sud (31ème) et la Namibie (32ème).
Selon le rapport ce n’est qu’en réduisant les inégalités qu’il sera possible d’éradiquer la pauvreté et pourtant ces inégalités demeurent une question de choix politiques.
Cette seconde édition de l’indice de l’Engagement à la réduction des inégalités (ERI) révèle que des pays comme la Corée du Sud, la Namibie et l’Uruguay prennent des mesures significatives pour réduire les inégalités. Malheureusement, des pays comme l’Inde et le Nigeria affichent de très mauvais résultats dans l’ensemble, tout comme des pays riches tels que les Etats Unis, ce qui témoigne d’un manque d’engagement dans la lutte contre les inégalités.

Selon les recommandations formulées dans le présent rapport, tous les pays doivent développer des plans d’action nationaux contre les inégalités afin d’atteindre l’objectif de développement durable de réduction des inégalités. Ces plans doivent comprendre la mise en place de services universels, publics et gratuits en matière de santé et d’éducation ainsi qu’un socle de protection sociale. Ils doivent être financés par une fiscalité plus progressive et la lutte contre les niches et l’évasion fiscale.
Les pays doivent respecter les droits syndicaux, garantir le respect des droits du travail des femmes et revaloriser le salaire minimum.
Les études d’Oxfam révèlent que depuis le début du XXIe siècle, la moitié la plus pauvre de la population mondiale a bénéficié de seulement 1% de l’augmentation des richesses mondiales, alors que les 1% les plus riches ont profité directement de la moitié de cette hausse

Les inégalités causent du tort à tout le monde. Elles freinent la croissance économique et provoquent une hausse des problèmes de santé et autres. Les conséquences pour les populations les plus pauvres sont particulièrement désastreuses. La Banque mondiale prévoit que d’ici 2030, presque un demi-milliard de personnes continueront à vivre dans l’extrême pauvreté.
L’augmentation des inégalités économiques extrêmes compromet par ailleurs la lutte contre les inégalités femmes-hommes et menace les droits des femmes. L’autonomisation économique des femmes pourrait améliorer la vie de nombreuses femmes et soutenir la croissance économique. Toutefois, à moins de s’attaquer d’urgence aux causes des inégalités économiques extrêmes, les bénéfices de la croissance imputable aux femmes reviendront en majeure partie aux personnes déjà les mieux loties.

Development Finance International (DFI) et Oxfam estiment que la crise des inégalités n’a rien d’inéluctable et que face à elle, les Etats ne sont pas démunis. A travers le monde, certains Etats prennent des mesures politiques fortes pour lutter contre les inégalités.
Selon le rapport, les trois pays les plus performants sont le Danemark, l’Allemagne et la Finlande tandis que les trois pays les moins performants sont le Nigéria, l’Ouzbékistan et Haïti.
A noter que La première édition de l’indice ERI a été initiée en juillet 2017 et couvrait 152 pays (ERI 2017).

par -

Le ministre du commerce, Omar El Béhi, s’est rendu ce mercredi 12 septembre 2018 à Tozeur pour un événement qui fera date : L’inauguration d’un abattoir municipal qui a obtenu, enfin, l’agrément sanitaire, de la part des services du ministère de l’Agriculture (mai 2018), le tout premier dans le pays, le tout premier dans toute l’histoire du pays. Cela en dit long sur la situation de la Tunisie, et surtout sur le niveau des mentalités car il s’agit avant tout de cela et pas forcément une question de moyens. Les citoyens prompts à se moquer des nations du continent africain devraient méditer sur le sujet, des frères africains qui du reste ont fait de gros progrès en la matière, et sans le crier sur tous les toits. Le Rwanda, qui d’ailleurs s’est rapproché dernièrement de la Tunisie, en est un parfait exemple. Combien de scandales sanitaires, de catastrophes dirai-je, avant qu’on ait, à Tozeur, le tout premier abattoir municipal digne de ce nom. Quid de la capitale, où la démographie a explosé et où la consommation de viande a bondi en conséquence ? Pourquoi cette affaire prend autant de temps pour devenir la norme ? Qui met des grains de sable dans la machine ?

L’abattoir réalisé par l’Agence de réhabilitation et de rénovation urbaine (ARRU) au profit de la municipalité de Tozeur, moyennant un coût de 3 millions de dinars (MD), a une capacité quotidienne de stockage de trois tonnes, et d’abattage de près de 60 têtes (moutons et chèvres), de 10 veaux et de 10 chameaux.
L’activité de l’abattoir entre en vigueur à partir d’aujourd’hui, en attendant le renforcement de certains équipements (réfrigérateurs, stockages) et l’achèvement du réseau de drainage des eaux usées et son raccordement à la station d’assainissement, étant donné qu’actuellement, les eaux usées sont colletées dans un puits. Comme quoi rien n’est simple, et cette affaire est loin d’être complètement bouclée…

Cet abattoir municipal est le plus grand au niveau régional (superficie et capacité de stockage) alors que les autres abattoirs municipaux à Nefta, Degach et Hammet El Jérid ne répondent pas aux conditions sanitaires, et les municipalités de Hazoua et Tamerza sont dépourvues d’abattoirs.
Béhi a indiqué dans une déclaration à la presse que l’abattoir de Tozeur répond aux normes sanitaires et contribue à la commercialisation de viandes saines et contrôlées.
Selon le ministre, des projets similaires sont attendus dans les autres gouvernorats afin d’améliorer la qualité des viandes commercialisées, précisant que les efforts sont concentrés sur la distribution des viandes saines au niveau du marché local, en attendant de penser ultérieurement, aux opportunités d’exportation, à partir de cet abattoir équipé d’une unité de conditionnement et d’exportation.

A rappeler que le ministère des Affaires locales et de l’Environnement a alloué une enveloppe additionnelle de 500 mille dinars au projet depuis décembre 2016 pour pallier aux défaillances relatives à l’aménagement interne, les bassins de lavage et la chaine d’abattage en vue de garantir la salubrité des viandes.

par -

Le premier expo-centre “Bee Tounsi” dédié au “Made in Tunisia” et au “Hand made” national vient d’ouvrir ses portes sur la route de la Marsa, l’une des plus mouvementées de la capitale,
Dès l’entrée, l’air sent bon le cuir, le bois, les produits de terroir… Et ce n’est pas la tenue de Hela Bennour, gérante du projet et membre de l’association “Be Tounsi“, qui trahirait cette ambiance : une robe longue blanche en tissu léger, rappelant fortement la finesse de l’artisanat tunisien, agrémentée d’une “Farmla” (fameux gilet artisanal) aux couleurs vives qui renvoient à l’histoire d’un art précieusement conservé par nos artisans.
Consommer tunisien et en être fier, c’est l’esprit qui anime ce projet“, confie-t-elle, dans un entretien avec l’Agence TAP. Mais c’est aussi, “une manière de prouver son amour pour son pays et de contribuer à faire face à la crise qu’il traverse, en encourageant la production locale et en créant cet espace permanent de rencontre et de partage, entre des artisans en quête de visibilité et le grand public “.
Pour date d’ouverture de son expo-centre, elle a retenu le 3 août 2018, “date symbole, celle de l’anniversaire de Bourguiba“.

En franchissant le seuil de cet espace, l’accueil est assuré par des poupées russo-tunisiennes, “Zoulikha et ses amis” qui s’animent et prennent vie sur la page Facebook de “Bee Tounsi“, suscitant “l’admiration et l’adhésion des membres de cette page, qui suivent les nouvelles de cette communauté de poupées et qui font parfois, le déplacement, pour les découvrir de près“.
Après cet accueil “des plus originaux“, les visiteurs auront par la suite droit à une large sélection de produits artisanaux alliant authenticité, tendance et innovation.
Du textile artisanal à la calligraphie, en passant par la broderie, la poterie, le linge de maison, l’art de la table, les toiles d’art, les bijoux, les accessoires en cuir, les tapis, les luminaires…l’univers de nos créations est des plus large. Celui de nos artisans et artistes l’est encore plus, puisqu’ils viennent de toutes les régions de la République pour partager leur savoir-faire et leur goût de l’authenticité, subtilement marié à une bonne dose de modernité“, souligne-t-elle.

L’expo-centre Bee Tounsi réserve aussi un espace pour les produits du terroir, tels l’huile d’olive, la ” Bsissa “, le miel…et un autre pour les cosmétiques, notamment la marque tunisienne ” Nakawa ” lancée par une jeune docteur chimiste, à base de figue de barbarie et d’argile, avec zéro produits chimiques et zéro pollution pour l’environnement. Nakawa a également réussi à créer plusieurs postes d’emploi dans sa région “Jammel“, à Monastir et ses produits s’exportent très bien aujourd’hui, réservant une place à la Tunisie, “sur une niche très prisée”.
Les visiteurs de l’expo-centre peuvent encore y rencontrer au gré du hasard les designers ou artisans qui y exposent pour échanger avec eux ou proposer des personnalisations pour créer des pièces uniques.

Le premier contact entre Hela Bennour et ses exposants se fait à travers le réseau de l’association Be Tounsi et sa page Facebook. C’est là qu’elle repère les bons profils et elle fait la sélection des produits à exposer.
Après deux et demi du lancement de l’association Bee Tounsi, le réseau suscite de plus en plus l’intérêt des artisans de tout le pays, qui nous contactent pour participer à nos expositions ou pour avoir plus de visibilité à travers notre réseau. Et c’est ainsi que m’est venue l’idée de leur réserver un espace permanent d’exposition qui leur garantit, au-delà des expositions occasionnelles, un contact permanent avec les acheteurs“, indique-t-elle.
Comme critères de sélection, “seules la créativité, la qualité, l’innovation et la rigueur” ont été retenues. “Mon objectif c’est de donner plus de visibilité à des gens qui en ont vraiment besoin. “Ma formation de journaliste, ainsi que mon expérience professionnelle dans le domaine de la fabrication de meubles et mon passage par l’association Bee Tounsi me sont d’une grande aide, pour pouvoir faire entendre la voix de ces artisans et faire parler de leur talent“.

Bennour estime, par ailleurs, que son “concept store” est de nature à créer une véritable passerelle pour l’export. “Des demandes de franchise du concept de cet expo-store m’ont été adressées par des Tunisiennes vivant à l’étranger, fascinées par la qualité de nos créations et du talent de nos artisans et qui veulent commercialiser ces produits dans leurs pays de résidence“.
Notre interlocutrice constate avec fierté le retour de l’engouement pour l’artisanat tunisien : “certains de nos artisans exportent déjà, pour d’autres la qualité y est, mais ils doivent progresser en termes de quantité. Et je pense qu’au fur et à mesure qu’ils progressent dans leur carrière et qu’ils réussissent à toucher à une clientèle plus large sur le marché local, ils pourront acquérir la capacité de s’aligner à cette exigence de quantité, nécessaire pour pouvoir exporter“.

par -

La Bourse de Tunis a clôturé la séance de Jeudi 06 septembre 2018 sur une forte baisse, à 7903,09 points, en perte de 2,96% avec un volume d’affaires de 12,481 MD.
Cette chute est due à la baisse des valeurs bancaires qui représentent 50% de l’indice phare de la Bourse de Tunis, en raison de la décision des investisseurs de vendre les titres des banques cotées, après l’annonce concernant l’intention de la BCT de publier, dans les prochains jours, une nouvelle circulaire qui prévoit l’obligation pour les banques de respecter un nouveau ratio CREDITS / DEPOTS, qui ne doit pas dépasser 110%.
L’expert comptable Walid Ben Salah avait indiqué auparavant à ce sujet que la plupart des banques sont déjà en dépassement important dudit ratio. Elles seraient dans l’obligation de limiter l’octroi de nouveaux crédits, d’améliorer le recouvrement et la collecte des dépôt.
Non seulement les actionnaires du secteur des banques ont cédé aux inquiétudes, mais aussi les actionnaires dans d’autres sociétés cotées à la Bourse, selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse, Mena Capital Partner (MCP).

Les baisses ont, ainsi, concerné les titres de 42 sociétés contre une hausse de ceux de 9 entreprises seulement et le maintien inchangées des valeurs de 13 sociétés.
Le titre BNA enregistre le plus gros volume de la séance, mobilisant 4,682 MD de ses capitaux pour s’échanger à 18,90 D, soit une baisse de 18,90%.
A la hausse, le titre TUNIS RE grimpe de 3,66 %, à 7, 93D, suivi par le titre UNIMED qui a gagné 2 ,97 %, à 8,30 D. Le titre SIPHAT s’est bonifié de 2 % pour s’échanger à 4,08 D.
Dans le vert, le titre SOTEMAIL s’est échangé à 1,51 D, soit une hausse de 0,66%, suivi par le titre ATTIJARI LEASING qui a progressé de 0,56 %, clôturant la séance à 17,90 D.
A la baisse, les deux titres ATTIJARI BANK et l’UIB ont chuté de 6,06 %, à 47,39 D et à 31 D, suivi par le titre BH qui a perdu 5,94 % pour s’établir à 18,18 D.
Dans le rouge les deux titres BIAT et ICF ont réalisé une diminution respective de 5,90% et 5,63%, clôturant la séance à 149,69 D et 103,80 D.

par -

Le dossier relatif au champ pétrolier “Halk El Menzel” ne comporte pas de soupçons de corruption, mais il s’agit plutôt d’un problème juridique“, a estimé, vendredi 31 août 2018, le président de l’Association tunisienne des contrôleurs publics (ATCP), Charfeddine Yaakoubi.
Dans une déclaration à TAP, le responsable a ajouté que l’association a réalisé une étude analytique dont les résultats seront publiés incessamment sur les dessous des contrats d’hydrocarbures en Tunisie.
Cette étude, ajoute encore Yaakoubi, “couvre un échantillon de plus de 57 concessions d’exploitation de pétrole et de gaz en Tunisie“. Et de préciser que les “résultats ont révélé que les lacunes relatives au champ “Halk El Menzel” sont essentiellement d’ordre juridiques et ne présentent pas de suspicions de corruption“. Rappelons que c’est ce dossier qui a valu au ministre de l’Energie et des Mines, Khaled Kaddour, sa disgrâce. Son secrétaire d’Etat, Hachem Hmidi, les DG de l’Energie et des Affaires juridiques au sein du département ainsi que le PDG de l’ETAP ont également été fauchés par la colère du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Et ce dernier a laissé entendre qu’il y avait une grosse affaire de corruption, avec des faits “dangereux et inadmissibles” justifiant ce grand coup de karcher…

Pour Yaakoubi, le litige juridique concerne la durée de la concession qui couvre la période de 30 ou de 50 ans, rappelant que la concession “Halk El Menzel”, attribuée en 1979, était régie par le décret beylical de 1953 qui fixe la durée d’exploitation à 50 ans.
En 2001, les premiers titulaires de cette concession ont opté pour les avantages du nouveau code des hydrocarbures de 1999, dont l’article 48 stipule que la durée d’exploitation est ramenée à 30 ans“, a-t-il encore expliqué.
Yaakoubi a en outre indiqué que le problème a été posé en 2008 après la cession de la totalité des intérêts dans la concession au profit de l’opérateur tunisien Topic. “La période restante pour le développement de la concession s’est avérée insuffisante pour le nouvel investisseur“, a-t-il encore dit.
Selon nos informations, les nombreuses consultations entre les différentes parties au niveau de la présidence du gouvernement et la commission consultative des hydrocarbures ont accordé une durée de concession de 50 ans tout en encourageant l’investisseur à accélérer l’opération de développement du champ“, a-t-il ajouté.

S’agissant des lacunes enregistrées au niveau de cette concession, le responsable a évoqué l’absence de production alors que la période de développement a démarré en 2008. “Cette lacune concerne 13 autres concessions“, a indiqué Yaakoubi, rappelant qu’en “l’absence d’exploitation durant 2 ans, l’Etat peut retirer la concession et assurer cette opération lui-même“.
Pour le responsable, le retrait de la concession engendrera des pertes financières colossales pour le budget de l’Etat, expliquant qu’il faut dédommager le titulaire de la concession sur les investissements qu’il a réalisés. Il a également appelé le gouvernement à élaborer une étude de faisabilité économique pour la présenter à des experts indépendants.
Dans le secteur énergétique, plusieurs dossiers de corruption sont présentés devant la justice mais n’ont pas été examinés, a fait remarquer le responsable, appelant à adopter une approche globale dans l’examen de ces dossiers.

par -

Le Produit Intérieur Brut (PIB) de la Tunisie a enregistré une croissance de 2,8% en glissement annuel, durant le deuxième trimestre de 2018, comparé au deuxième trimestre de 2017, et de 0,6% par rapport au premier trimestre de 2018, selon les dernières statistiques de l’Institut national de la statistique (INS), publiées mercredi 15 août 2018.
L’économie nationale a ainsi enregistré une croissance de 2,6% durant le premier semestre de l’année en cours contre 1,9% durant la même période de l’année 2017.

Hausse de la valeur ajoutée des industries manufacturières

Toujours selon les statistiques de l’INS, la valeur ajoutée du secteur des industries manufacturières a enregistré une croissance de 0,8% durant le deuxième trimestre de 2018, par rapport à la même période de l’année précédente.
Cette augmentation est particulièrement due à l’évolution de la valeur ajoutée des secteurs vitaux, à l’instar des industries agroalimentaires (+2,4%), le textile, habillement et chaussures (+2,6%) et les industries chimiques (+4,9%).
En revanche, d’autres secteurs ont enregistré une baisse de leur valeur ajoutée, à l’instar des industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre (-2,3%) et celui des industries mécaniques et électriques (-0,6%).
Quant aux industries non manufacturières, elles ont connu une évolution de 1,3% durant le deuxième trimestre de 2018, par rapport à la même période de 2017.
Cette croissance s’explique par la hausse de la valeur ajoutée du secteur de la construction (3,6%), la reprise de la croissance pour le secteur minier (0,3%), et par une baisse moins importante de la valeur ajoutée du secteur de l’extraction du pétrole et du Gaz naturel par rapport au deuxième trimestre 2017, soit -1,4% contre -14%. Le secteur de production de l’électricité et du gaz a également enregistré un léger repli de sa valeur ajoutée de 0,5%

Le secteur des services poursuit sa croissance

Le secteur des services poursuit sa croissance, avec une hausse de 3,6% de sa valeur ajoutée au deuxième trimestre de 2018, soutenu par une évolution de la valeur ajoutée de tous les secteurs qui y sont liés.
La valeur ajoutée du secteur de l’Hôtellerie, de la Restauration et des Cafés a ainsi augmenté de 11,5%, grâce à la hausse de 34% du nombre de nuitées passées dans les hôtels tunisiens. Le secteur du transport a également connu une amélioration de 4,7% grâce à la dynamique enregistrée par le transport aérien. Le secteur des télécommunications et celui des services financiers ont respectivement augmenté de 3,2% et de 5,5%. Les services non marchands ont aussi connu une légère amélioration de 0,1%.
La valeur ajoutée du secteur de l’agriculture et de la pêche a également, progressé de 9% durant le deuxième trimestre de 2018.

par -

Une convention de partenariat a été signée, vendredi, entre le pôle technologique Ecopark Borj-Cedria et la société Maxula Gestion dans l’objectif d’encourager l’initiative privée et la création de projets innovants et d’optimiser l’accompagnement financier et managérial des nouveaux promoteurs, dans le cadre de la pépinière du pôle.
Présidant la cérémonie de signature, le ministre de l’industrie et des PME, Slim Feriani, a souligné que ” cet exemple de PPP qui s’étalera sur 5 ans, renouvelables, traduit l’engagement à passer à un nouveau palier de croissance économique durable “.
En vertu de cette convention, Maxula Gestion s’engage à accorder le financement et l’accompagnement pré et post création d’entreprise et à faciliter la concrétisation des idées de startups innovantes, à haute valeur ajoutée et à haute contenance technologique, a-t-il dit.
Cette convention ouvrira, toujours selon le ministre, la voie à d’autres conventions similaires entre les secteurs public et privé, ce qui permettra de favoriser la finance alternative et de diversifier les sources de financement des entreprises et de l’économie nationale.
Il a aussi évoqué l’importance, à cet égard, du Start-up Act, dont les décrets d’application ” verront très bientôt le jour “.

De son côté, le PDG de la société MAXULA Gestion, Raouf Aouadi, a indiqué que ” ce partenariat est déjà opérationnel, avant même la signature officielle, et que MAXULA Gestion a déjà investi, dans deux nouveaux projets dans la cadre de la pépinière du pôle, avec des montants respectifs de 350 mille dinars et de 150 mille dinars “.
Aouadi a également exprimé l’engagement de son entreprise ” à faire réussir ce partenariat visant à donner des perspectives aux nouveaux entrepreneurs et à optimiser la concrétisation des idées innovantes “.
Il a rappelé que sa société ” gère déjà trois fonds communs de placement à risque, à savoir FCPR Max-Espoir, FCPR Max-Jasmin, FCPR MAXULA Croissance Entreprises avec un actif total de gestion de l’ordre de 50 millions de dinars. Elle a, jusque-là, investi près de 25 millions de dinars, dont 75% dans des entreprises implantées dans les zones de développement régional, qu’il s’agisse de sociétés nouvellement créées ou de sociétés en phase de restructuration financière, juridique, commerciale ou comptable “.
Aouadi a également fait savoir que ” MAXULA Gestion lancera, d’ici la fin du mois de septembre 2018, un quatrième fonds dédié aux startups d’un actif global de l’ordre de 10 millions de dinars “, formulant l’espoir que “ les décrets d’application relatifs au Start-up Act, soient adoptés, d’ici là, pour favoriser le lancement de ce projet “.
La cérémonie de signature de la convention a été organisée au siège du ministère de l’Industrie et des PME.

par -

Deux méga projets visant à améliorer le climat des affaires et à promouvoir le système hydraulique en Tunisie devront être financés par un don pouvant atteindre 1 milliard de dinars par l’agence gouvernementale américaine du “Millénium Challenge Corporation” (MCC)“, a souligné mercredi Zied Lâadhari, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale.
Dans une déclaration aux médias en marge de sa participation à un débat consultatif dans le cadre du programme “Compact” en coopération avec l’agence américaine MCC, le ministre a souligné que la première proposition de méga projet concerne la création d’une plateforme électronique unique pour l’entreprise.

L’objectif étant de digitaliser tout le processus à partir de la création de l’entreprise jusqu’à son développement et de simplifier les démarches et procédures administratives“, a dit Ladhari, estimant que ce projet ambitieux devra révolutionner la relation entre l’administration et l’entrepreneur.
Laadhari a souligné que ce projet, qui devra se heurter à plusieurs résistances et difficultés, permettra de doubler les recettes fiscales et garantira la traçabilité et la transparence des opérations.
S’agissant de la deuxième proposition de projet, le ministre a indiqué qu’elle vise à promouvoir le système hydraulique tunisien à travers des projets au nord et au sud pour mobiliser les ressources en eaux et rationaliser le système.
Les deux propositions de projets sont discutées lors du débat consultatif entre les représentants des structures gouvernementales, du secteur privé, des organisations nationales et des experts.
Une fois formulées de manière détaillée, elles seront présentées au conseil d’administration de la MCC pour approbation.

Intervenant à cette occasion, Daniel Rubinstein, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Tunisie, a souligné que la Tunisie a été choisie parmi les pays éligibles à bénéficier de l’assistance du MCC sous forme du programme appelé “Compact” selon sa performance et son respect des normes rigoureuses de la bonne gouvernance et des libertés économiques.
Nous sommes confiants que la Tunisie utilisera à bon escient les financements qui lui seront accordés afin d’atténuer les contraintes majeures à la croissance économique et promouvoir le développement durable“, a-t-il assuré.
Dans ce contexte, il a rappelé qu’en mars 2018, un accord d’octroi d’un don d’un montant de 7.95 millions de dollars a été signé pour assister la Tunisie dans le développement détaillé du programme “Compact“.

A noter que le programme “Compact” est actuellement à la phase de finalisation de la proposition de projets après avoir entamé depuis février 2017 la réalisation d’une analyse des contraintes majeures à la croissance économique ayant abouti à la retenue de deux contraintes que sont le contrôle des marchés et la rareté des eaux.
A partir d’octobre 2018 jusqu’au mois de septembre 2019, ce sera la phase de développement des projets. Selon les prévisions, l’exécution des projets aura lieu entre fin 2020 et fin 2025.

par -

Le stress hydrique et la sécheresse sont un problème, un très gros même, pour la Tunisie. Mais il y a quelques solutions, lesquels à défaut de conjurer complètement le paquet d’ennuis à l’horizon, en atténueront l’impact. Le dessalement des eaux saumâtres en fait partie. Un plan directeur sera élaboré afin de développer le secteur agricole, en plus de la création d’une unité pilote de dessalement des eaux saumâtres moyennant l’utilisation des énergies renouvelables, a annoncé le secrétaire d’Etat chargé des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Abdallah Rabhi.
Le diagnostic réalisé par un groupe de travail composé des différents intervenants dans les domaines de l’agriculture, de la recherche scientifique et de l’eau a révélé que la Tunisie dispose de 650 millions de mètres cubes d’eaux saumâtres souterraines/an avec un taux de salinité variant entre 5 et 15 g, soit l’équivalent de trois ou quatre barrages, a avancé Rabhi, dans une déclaration aux médias, en marge d’un atelier sur le dessalement des eaux saumâtres en utilisant les énergies renouvelables pour le développement du secteur agricole, tenu mercredi.

Rabhi a ajouté que l’augmentation continue du niveau de la mer à cause du changement climatique causera la salinité des nappes phréatiques des zones côtières dont Mahdia, Ksour Essef, Gabes Nord et Gabes Sud, d’où l’importance de la valorisation de l’exploitation de ces ressources en eaux saumâtres
Après trois années de sécheresse, a-t-il dit, il n’ y a que deux solutions, à savoir la rationalisation de l’eau qui représente un choix difficile en termes d’impact sur le consommateur, ou l’identification d’autres ressources en eau, ajoutant que la Tunisie compte développer une nouvelle industrie de dessalement des eaux.
Il a encore fait savoir que son département dispose également d’une stratégie visant l’exploitation des eaux usées traitées et l’amélioration de leur qualité pour leur utilisation dans le secteur agricole.
Il a rappelé que le secteur agricole, qui accapare 85% des ressources en eau, représente plus de 8% du PIB du pays, 8% des investissements et 10% du total des exportations.

Mahmoud Elyes Hamza président de l’Institution de la Recherche et de l’Enseignement supérieur agricole (IRESA), a souligné que la rareté de l’eau et la diminution des périmètres irrigués agricoles auront un impact sur la production agricole et l’autosuffisance alimentaire.
Il a souligné que l’objectif du diagnostic engagé est de favoriser des ressources alternatives en eau (eaux saumâtres, eaux de la mer et eaux usées traitées), tout en assurant l’économie de l’énergie.
Hamza a mis en exergue, dans ce cadre, l’importance de la recherche scientifique dans le développement agricole et l’amélioration de la qualité des terres et de la productivité.

Pour sa part, le Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargé de la recherche scientifique, Khalil Amiri, a mis l’accent sur l’importance de l’investissement dans les compétences et les technologies existantes pour résoudre les problèmes de l’eau.
Et d’ajouter, qu’outre le potentiel en eaux saumâtres dont la salinité représente le tiers de celle de l’eau de mer et le potentiel en énergies renouvelables (éolienne, solaire…), le pays possède des compétences humaines en Tunisie et à l’étranger qui contribueront à développer des technologies afin de développer le domaine agricole et l’irrigation.
L’élaboration d’un plan directeur pour le dessalement des eaux saumâtres permettra d’exploiter les énergies renouvelables et les ressources en eau dans l’irrigation, vu que la Tunisie et les pays du Maghreb Arabe sont les principales zones menacées par le changement climatique et la sécheresse.
Il a rappelé que le domaine de l’eau est prioritaire dans la croissance de plusieurs secteurs en termes de production et procédés, à savoir le tourisme, l’agriculture, les services et l’industrie…

A noter que la SONEDE (Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux) dessale actuellement près de 200 mille m3/j dont 47% pour la production de l’eau potable et 33% pour des utilisations industrielles, selon le diagnostic présenté.
Pour ce qui est de l’utilisation de l’eau dessalée dans le domaine agricole, elles est récente et a démarré dans le secteur privé, représentant 1,5% du secteur du dessalement.

par -

Le développement de la diplomatie économique tunisienne requiert la mise en place d’une stratégie nationale et une volonté politique fixant les objectifs et les étapes, outre la mobilisation des moyens nécessaires à sa mise en oeuvre” a souligné, lundi 30 juillet, le président de l’UTICA, Samir Majoul.
Intervenant lors d’une Journée économique organisée par le CEPEX et le ministère des Affaires étrangères (MAE) à l’occasion du rendez-vous annuel des chefs des missions diplomatiques et consulaires tunisiennes accréditées à l’étranger, il a affirmé la disposition de l’organisation patronale à contribuer à l’élaboration d’une vision commune entre autorités publiques et secteur privé, à même de favoriser une diplomatie économique à même de renforcer la présence des opérateurs tunisiens à l’étranger.

Le président du patronat a également proposé “la création au sein du MAE d’une cellule d’écoute et d’accompagnement afin de mieux cerner les besoins des entreprises tunisiennes“.
Il a, en outre, plaidé pour l’adoption d’une politique communicationnelle reposant sur l’explication de ce qui se passe dans le pays aux partenaires étrangers dans l’objectif de les rassurer et d’attirer les investissements, la facilitation des procédures douanières et administratives relatives aux commerce extérieur, la conception de stratégies régionales visant le renforcement des exportations et l’encouragement de l’internationalisation des entreprises.

Majoul a, par ailleurs, appelé à réviser les accords commerciaux défavorables à la Tunisie, en l’occurrence ceux signés avec des pays pratiquant le dumping ou les accords à sens unique à l’instar de celui signé avec l’Algérie.
Il a estimé nécessaire de travailler à relancer l’intégration maghrébine et à concevoir les bonnes stratégies pour contribuer à la construction libyenne au lieu de se contenter de subir la situation régnant dans ce pays voisin.
Le président de l’UTICA a aussi souligné la nécessité d’élaborer un plan d’action pour développer les partenariats avec les pays africains et de bien préparer le sommet de la francophonie qu’abritera la Tunisie en 2020 en lui donnant un aspect économique.
Il a fait savoir qu’une convention sera signée, cet après-midi, entre l’UTICA et le MAE pour favoriser la concertation en matière de diplomatie économique et de soutien aux entreprises tunisiennes.

Il faudra écouter Meddeb !

Interrogé par l’agence TAP sur les pistes à explorer pour développer la diplomatie économique tunisienne, le PDG du groupe COMETE, Radhi Meddeb, a souligné “qu’aujourd’hui la politique et la diplomatie, partout dans le monde, ne tournent qu’autour d’un seul thème, l’économie et la géopolitique au service de l’économie, mais nous ne sommes encore pas dans cette approche en Tunisie. Il y a des tentatives à saluer mais qui doivent être développées“.
Et de poursuivre : “qui dit diplomatie économique dit nécessairement une stratégie au service de laquelle la diplomatie doit se mettre, mais à examiner le positionnement géopolitique actuel de la Tunisie, on ne peut que soulever des interrogations sur la vision que nous comptons mener à cet égard. Voulons-nous continuer à renforcer notre amarrage à l’Europe ? Comptons-nous approfondir notre relation avec l’Afrique ? Sommes-nous dans une logique de renforcement de nos relations avec les pays du Golfe ?

Aujourd’hui la Tunisie réalise 80% de ses exportations sur l’Europe et 80% de ces 80% sont orientés vers trois pays seulement de l’Europe (la France, l’Allemagne et l’Italie). Certains auraient tendance à penser que l’Afrique pourrait être l’alternative à notre commerce avec l’Europe ; mais c’est faux parce que le PIB des pays africains réunis, y compris les géants africains, équivaut à 80% du PIB français. L’Afrique est certes un contient en émergence, mais un continent où la profondeur économique fait encore défaut et notre diplomatie économique doit prendre en considération cet état de fait“, a encore expliqué Meddeb.
Il a aussi attiré l’attention sur le fait que “la Tunisie ne pourrait pas vendre en Afrique ce qu’elle vend déjà ailleurs. L’Afrique n’est pas demandeuse de nos faisceaux de câble, ni de notre textile et encore moins de nos excédents alimentaires. Une bonne approche du marché africain devrait reposer sur l’identification des besoins de ce continent et l’adaptation de notre production à ses spécificités et exigences. L’Afrique est une opportunité plus en matière de services qu’en matière de biens“.

Toujours selon lui, “la diplomatie économique visant le marché africain devrait reposer sur la levée de tous les obstacles qui pourraient entraver cette orientation. Ce que demandent nos acteurs économiques, qui n’ont d’ailleurs pas attendu que les autorités publiques leur balisent le terrain pour aller en Afrique, ce n’est pas de l’aide ou de la subvention mais que des conventions de non-double imposition soient mises en place avec tous les pays africains et appliquées. Un effort devrait également être consenti pour le renforcement de la logistique, du transport aérien et maritime“.
Par ailleurs, Meddeb pense “que notre marché principal a été jusque-là, est aujourd’hui et restera encore pour longtemps l’Europe. Sur l’Europe des 28 pays nous exportons vers trois pays seulement. Et pour prendre l’exemple de l’Allemagne, ce sont les Allemands qui viennent produire ici pour réexporter leur production vers leur pays. Pour les 25 autres pays, nous ne connaissons ni les circuits de distribution ni les donneurs d’ordre et encore moins les spécifications techniques et l’organisation institutionnelle. Le potentiel de ces marchés est totalement ignoré et c’est à ce niveau que devrait intervenir la diplomatie économique“.

par -

Selon les modèles numériques des climatologues, l’année 2019 sera une année pluvieuse en Tunisie, après trois années sèches, dont les impacts ont été fortement ressentis par la population. Le spectre de “révolte de la soif“, plane déjà sur plusieurs localités du pays et l’absence de l’eau suscite davantage de protestations sociales.
Bien que l’histoire des pluviométries en Tunisie, pour plus d’un siècle, révèle que la fréquence de trois ans de sécheresse est rare et même risquée, car elle épuise les stocks en eau, la réalité des changements climatiques a changé la donne, ces dernières années et les effets de ce phénomène planétaire ne sont plus prévisibles.

Le plan climat pour la Tunisie table sur une diminution des ressources en eau conventionnelles de la Tunisie de 30% d’ici 2030 et sur une baisse des ressources en eau de surface d’environ 5%. La Tunisie perdra, ainsi, environ 150 millions de mètres cubes (m3) de ses ressources actuelles en raison de l’élévation du niveau de la mer et de l’augmentation de la salinité dans les aquifères côtiers, selon le plan climat présenté par la Tunisie à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCUNCC).
Le pays devrait, donc, se préparer à des phénomènes extrêmes, non seulement, au niveau des politiques de l’Etat, mais aussi à une échelle plus restreinte (communautés locales, individus) pour prévenir les risques des changements climatiques et en atténuer les impacts, en particulier en ce qui concerne la ressource en eau, vitale pour la survie et pour la croissance économique.

La pénurie de l’eau, premier danger des changements climatiques

Les changements climatiques en Tunisie seront perceptibles à travers une augmentation de la température de deux degrés dans l’extrême Sud et Sud-est du pays, entraînant des précipitations plus faibles et une augmentation du taux d’évaporation et une réduction du volume des eaux des barrages et des ressources en eau mobilisées.
L’Observatoire National de l’Eau avait déjà mis en garde contre une “révolte de la soif“, et contre les “protestations dans diverses régions du pays“, dans lesquelles des coupures d’eau ont duré plus qu’un mois.
La situation risque de s’aggraver, parce qu’au moment où les ressources en eau diminuent en Tunisie, à cause de la baisse des précipitations, les besoins en cette ressource rare augmentent, compte tenu du développement du mode de vie de la population et de l’expansion urbaine.
Cela pourrait mener à un déséquilibre entre l’offre et de la demande et à la perturbation de l’approvisionnement et de la distribution de l’eau, ce qui engendrera inévitablement, plus de protestations sociales.

L’expertise des ancêtres pour protéger les droits des générations futures

Les ancêtres ont laissé de nombreuses techniques traditionnelles de récupération de l’eau, dont les “feskias”, des bassins construits par les aghlabides et qui constituent les plus importants ouvrages hydrauliques de l’histoire du monde islamique servant à lutter contre la sécheresse et à la pénurie d’eau. Les bassins des Aghlabides de Kairouan sont les plus célèbres en Tunisie. Il s’agit d’une série de réservoirs constitués d’un petit bassin de décantation, d’un grand bassin pour l’emmagasinage des eaux et de deux citernes de puisage, d’une capacité de plus de 900m3.
Ces ouvrages et d’autres systèmes adoptés par la Tunisie depuis les années 1970, tels que les “Tabias”, peuvent contribuer à la conservation de l’eau et aussi du sol ainsi qu’à la réalisation d’une autonomie pour les familles et les agglomérations, notamment dans les zones rurales.

Les Tunisiens doivent penser, désormais, à récolter l’eau pluviale en hiver pour lutter contre la soif et la pénurie d’eau en été. Ils ont déjà l’habitude de préparer leur réserve alimentaire appelée “El Oula”, pour la consommation pendant l’hiver.
Car, d’ici 2050, les réserves en eau de la Tunisie vont connaitre une réduction de plus de 50% à cause du déficit pluviométrique, de la prolongation des périodes de sécheresse et du changement climatique.

La récolte des eaux de pluie, une technique fréquente dans plusieurs pays

Selon une étude de l’ITES, intitulée “L’eau à l’horizon 2050 “, il tombe sur la Tunisie en année moyenne environ 36 milliards de m3, avec une très forte variabilité entre 11 et 90 milliards de m3. Or, les eaux de surface mobilisées dans les lacs, les barrages et dans les nappes aquifères ne totalisent qu’environ 4,8 milliards de m3 /an.
Il reste donc pour clore le bilan 31,2 milliards de m3 /an. Il est légitime de se demander si l’on peut récupérer une partie additionnelle de cette pluviométrie non mobilisée. Le réexamen du bilan consiste à chercher à identifier les emplois de ces 31,2 milliards de m3 afin d’en récupérer le maximum soit sous forme directe ou indirecte.
Une part de ces ressources peut être récupérée à travers la technique de récolte des eaux de pluie, déjà utilisée dans des pays comme l’Inde ou le Mexique où, une organisation mexicaine a réussi à installer un système de récupération des eaux pluviales au profits des logements, des écoles et des établissement de santé.
Ce système a permis de garantir des sources d’eau durales à environ 12 millions de mexicains, selon l’organisation Isla Urbana.

Des données de l’Observatoire National de l’Eau montrent, déjà, ce jeudi 26 juillet 2018, que les ressources des barrages tunisiens, estimées, à ce jour, à 869,917 millions de m3 sont en baisse de 91,816 m3 par rapport à la moyenne de 3 ans auparavant (le même jour).
A cet effet, il est plus que jamais recommandé de préserver l’eau. Tout citoyen peut jouer son rôle et penser à récolter les eaux de ruissellement pour ses besoins domestiques. L’Etat est appelé, pour sa part, à imposer aux promoteurs immobiliers et à toutes les nouvelles constructions, des ouvrages de collecte des eaux.
Car, les eaux de pluie sont des eaux gratuites qui peuvent être utilisées pour l’irrigation des jardins, le nettoyage des surfaces et du linge et partant réduire la pression sur les eaux du réseau de la SONEDE.
Les industriels et hôteliers peuvent, eux aussi, penser à des systèmes de collecte des eaux de pluie, à travers des réservoirs et des citernes, pour réduire leur consommation d’eau.

Une pauvreté hydrique qui impose la révision des politiques agricoles

La Tunisie fait aujourd’hui partie du club des 20 pays les plus vulnérables et les plus exposés aux impacts des changements climatiques. Cette réalité doit pousser les décideurs à repenser la politique agricole pour l’adapter à la nouvelle donne climatique.
Car, l’agriculture demeure l’un des premiers secteurs consommateurs d’eau, en particulier, les cultures irriguées qui accaparent 80% des ressources en eau mobilisées, soit 2,2 milliards m3 par an, dont 75% provenant de la nappe souterraine. Les cultures irriguées occupent une superficie de 450 000 hectares en Tunisie, soit 8% des superficies cultivées du pays.
Concrètement, ceci veut dire qu’il faut abandonner certaines cultures consommatrices de l’eau telle que les fraises, sachant que pour la production d’un seul kilogramme de ce fruit, il faut consommer 380 litres d’eau. L’Etat gagnerait à promouvoir, à contrario, des cultures adaptées au climat aride et semi-aride qui ne nécessitent pas de grandes quantités d’eau telles que la figue de barbarie, les oliviers et d’autres cultures à sec.

par -
Bizerte : ça roule pour le parc d’activités, 600 MD d'investissement en 1 an

Une écrasante majorité PME tunisiennes-88% actives dans le secteur de l’industrie parmi un échantillon de 365 entreprises enquêtées- estime que la nouvelle loi sur l’investissement n’a pas changé grand-chose pour l’écosystème entrepreneurial ni amélioré le climat des affaires en Tunisie.

54% d’entre elles pointent du doigt la fiscalité et jugent qu’elle freine le développement des PME en Tunisie (plus de 700 nouvelles dispositions fiscales après la révolution) alors que la moitié (50 %) des entreprises sondées sont gênées et peu satisfaites des services rendus par les structures d’appui, révèle le premier baromètre climat des affaires, élaboré conjointement par le Centre des Jeunes dirigeants (CJD-UTICA) et l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) et dont les résultats ont été présentés, mercredi, à l’UTICA.

Une totale ignorance de la loi sur l’investissement

Selon cette enquête, fruit d’un partenariat public privé (CJD-APII), 57% des PME (de 10 employés ou plus) ont indiqué qu’elles ignorent tout des détails de la nouvelle loi sur l’investissement. La plupart des entreprises considèrent que le climat des affaires est toujours peu favorable à l’entreprenariat et qu’il faut améliorer l’infrastructure ainsi que les services d’appui et aller vers le digital pour éviter les lourdeurs administratives, perçues comme l’un des plus grands handicaps pour le développement des affaires et le lancement rapide des projets d’investissement, en plus du problème de financement du fonds de roulement pour les nouveaux promoteurs.

Le directeur général de l’APII, Samir Bachouel, a précisé que l’enquête a été élaborée sur la base de 4 axes de l’écosystème entrepreneurial, à savoir le volet foncier, le financement, l’accompagnement post-création et l’évaluation du rôle de l’Etat, des structures d’appui et des avantages fiscaux. “Nous sommes fiers de cette première expérience et nous voulons qu’elle soit annuelle pour évaluer le climat des affaires et aussi un instrument d’aide à la décision”, a-t-il dit.

De son côté, le président national du CJD, Moez El Ghali a affirmé qu’il est temps de changer les méthodes de travail de l’administration pour inciter à l’investissement et l’entreprenariat, rappelant que la Tunisie a perdu 46 places dans le classement international “Doing Business”, à cause entre autres de la lourdeur des procédures administratives et des handicaps à l’investissement.

Le primat de la pérennité

Le baromètre a permis de cerner d’autres problèmes auxquels font face les jeunes entrepreneurs, dont les services peu satisfaisants des structures d’appui, l’inefficacité des avantages financiers et fiscaux et aussi la hausse des prix et les problèmes règlementaires et l’indisponibilité des terrains.

Le CJD a mentionné dans ses commentaires sur les résultats du baromètre, la nécessité de revoir tout le système d’encouragement et d’incitation à l’entreprenariat et à prévoir une cellule d’assistance qui se chargera de “l’accompagnement post-création” des entreprises. Car, “il ne suffit pas de créer des entreprises mais aussi assurer leur pérennité et les aider à se développer”, a commenté, le président de l’UTICA, Samir Majoul.

“Les véritables créateurs de richesses sont les entreprises. Il faut les soutenir pour consolider les emplois existants et lutter contre l’informel”, a ajouté Majoul, relevant que les PME en Tunisie “aspirent à une politique claire et à un traitement convenable de la part de l’administration”.

D’après lui, il faut aussi une visibilité et une stratégie pour la postproduction, une fiscalité de croissance et une infrastructure portuaire compétitive et surtout une lutte sans faille contre l’informel et une remise au travail des institutions d’appui.

Un accord de partenariat a été signé au terme des travaux de la rencontre de l’UTICA, entre le Centre des Jeunes dirigeants (CJD) et l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII).

L’accord permettra une synergie et une coopération plus étroite entre les deux parties au service des PME tunisiennes et aidera à l’élaboration de la deuxième édition “améliorée” du baromètre climat des affaires.

par -

Le Chef du gouvernement, Youssef Chahed, a appelé, jeudi 28 juin 2018 à Hammamet, les fabricants de produits pharmaceutiques en Tunisie à conclure un contrat d’objectifs avec le gouvernement dans lequel les professionnels du secteur s’engagent à atteindre un certain nombre d’objectifs en matière d’emploi, de production et d’exportation contre l’engagement du gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour impulser davantage le secteur jusqu’à la réalisation des objectifs nationaux dont en premier lieu l’approvisionnement du marché en quantités suffisantes de médicaments dont les prix seront raisonnables.
Chahed, qui s’exprimait à l’ouverture du colloque du Forum international de Réalités qui se tient les 28 et 29 juin sur le thème “l’industrie pharmaceutique tunisienne face à ses défis”, a souligné que le gouvernement attache la plus grande importance à la résolution de la crise de la Pharmacie centrale qui souffre, a-t-il dit, de grands problèmes qui ne diffèrent pas beaucoup, selon lui, des difficultés que rencontrent plusieurs institutions publiques. Il s’agit de lancer un programme de sauvetage de cette institution à travers la fourniture, à court terme, de liquidités d’une valeur de 500 millions de dinars pour résoudre, de toute urgence, le problème de manque de médicaments, estimant que cette mesure demeure insuffisante face à la nécessité de revoir la gouvernance du secteur avec la participation de toutes les parties prenantes.

Le gouvernement est soucieux, a-t-il ajouté, de mieux organiser le secteur à travers l’élaboration d’une stratégie nationale impliquant tous les participants à travers une meilleure organisation des circuits de distribution et l’adoption d’un système numérique garantissant une bonne distribution dans les secteurs public et privé, indiquant le lancement de l’expérience de distribution numérique dans les hôpitaux et les pharmacies, outre la nécessité d’œuvrer pour rationaliser la consommation de médicaments en Tunisie.
Le chef du gouvernement a mis l’accent sur l’importance stratégique et vitale du secteur de l’industrie pharmaceutique en Tunisie qui demeure lié à la sécurité médicamenteuse. Il a ajouté que le secteur qui emploie des compétences et des ressources humaines tunisiennes a réussi à atteindre un taux de croissance de 11% ainsi qu’un taux de couverture des besoins nationaux de près de 50% en production nationale, outre les exploits réalisés au niveau de l’exportation (100 millions de dinars) et des investissements (près de 500 millions de dinars).

Chahed a appelé les concessionnaires locaux et étrangers à continuer à investir dans l’industrie pharmaceutique en Tunisie et à œuvrer en vue de doubler la valeur des exportations, d’autant que l’industrie pharmaceutique tunisienne est capable, selon lui, de relever tous les défis à travers l’ouverture à l’espace maghrébin, africain et méditerranéen.
Il a souligné, dans le même contexte, la nécessité de renforcer l’exportation des médicaments et des services de santé à travers l’élaboration d’une stratégie nationale à cet effet et la création d’une société tunisienne de médicaments et produits pharmaceutiques à l’instar des pays développés.
Il a souligné que la promotion du secteur nécessite, également, la simplification des procédures en vue de réduire les délais d’octroi d’autorisations de mise sur le marché tunisien.

De son côté, le président du forum de Réalités, Taieb Zahhar, a souligné que cette rencontre à laquelle participent des experts Tunisiens et étrangers offre l’occasion de débattre des solutions qui aident les fabricants de médicaments à relever les défis auxquels ils sont confrontés, en particulier la fourniture de médicaments aux Tunisiens et le doublement des quantités de médicaments exportées.
Il a ajouté que les travaux du forum seront couronnés par des recommandations pratiques qui seront soumises à la présidence du gouvernement pour s’en inspirer lors de l’élaboration d’une stratégie nationale visant la promotion du secteur de l’industrie pharmaceutique en Tunisie, qui demeure, selon lui, l’une des industries les plus prometteuses, capable d’impulser l’emploi, l’investissement et l’exportation.

par -

Une commission consultative a été mise en place par le ministère de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, afin de trouver des solutions légales pour interrompre la convention avec la COTUSAL, l’une de ses propositions est de modifier le Code des mines pour que la “compagnie générale des salines de Tunisie” puisse s’y inscrire, sachant que cette dernière en avait fait la demande en dehors des délais légaux autorisés, par ce code.
L’observatoire Tunisien de l’Economie (OTE) explique dans une analyse publiée au mois de juin courant que cette modification “impliquera des délais importants qui aboutiront probablement à renouveler la convention de la COTUSAL“.
Intitulée “Polémique autour de la COTUSAL : Le sel marin est-il une ressource naturelle ?”, cette analyse montre que “cette modification impliquera la jouissance d’un favoritisme hors normes envers la COTUSAL, alors que toutes les autres sociétés se sont soumises au Code des mines, dans sa version actuelle“.
En effet, la convention de 1949 entre l’Etat et la COTUSAL prend fin en 2029. L’Etat doit notifier à la compagnie, 10 ans avant l’expiration de la période de prolongation en cours, c’est-à-dire avant la fin de l’année 2019, s’il a l’intention de mettre fin à cette convention, comme le stipule l’article 3, de cette même convention. Dans le cas contraire, elle sera renouvelée automatiquement pour une période de 15 ans, à savoir jusqu’à 2044.

L’observatoire souligne que la démarche nécessaire est à l’initiative du Ministère de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, s’interrogeant si ce département “souhaite véritablement, mettre fin à cette situation et rompre cette convention entre la COTUSAL et l’Etat tunisien“.
Il cite l’intervention faite récemment par la députée Samia Abbou, à l’ARP, lorsqu’elle avait attiré l’attention sur “la volonté du ministère de l’Energie de modifier le Code des mines, afin que la COTUSAL puisse s’y inclure et sur la gravité de cette modification abusive“.
A noter que le secrétaire d’Etat aux Mines, Hachem Hmidi, avait renouvelé l’engagement de son ministère à mettre fin à la reconduite de la convention de 1949, au plus tôt et à prendre l’initiative de le faire auprès de la COTUSAL.

Une affaire qui coûte cher à la Tunisie

Selon Hmidi, l’Etat a enregistré un manque à gagner annuel de l’ordre de 500 mille dinars, en raison de la poursuite du contrat avec la COTUSAL, sous la convention de 1949 et non pas sous le Code des mines, ce qui représente la somme de 7,5 Millions de Dinars (MD), depuis l’entrée en vigueur de ce code (2003), et un manque à gagner annuel de l’ordre de 400 mille dinars, des taxes dues à l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral (APAL) que la COTUSAL ne paye pas sous la convention 1949. La somme totale due à l’APAL depuis sa création en 1995, se monte à 9,2 MD.
La production du sel en Tunisie a permis depuis des années de satisfaire les demandes locales et d’exporter vers d’autres pays ; cette production est estimée à 1,5 million de tonnes annuellement, dont 90% sont destinées à l’exportation. Environ 30 entreprises et 6 personnes physiques opèrent dans le secteur du sel, offrant 665 emplois dont 430 sont pourvus par la COTUSAL.
La COTUSAL réalise près de 30 MD de chiffre d’affaires avec une production annuelle de 1 million de tonnes de sel, dont 750 000 tonnes sont destinées à l’exportation. La production annuelle de sel marin par cette Compagnie représente 70% du sel produit en Tunisie.

Le sel marin est-il une ressource naturelle ?

Selon l’article 13 de la Constitution, l’octroi des concessions d’exploitation des ressources naturelles est désormais plus transparent et ses conditions sont soumises à l’approbation du Parlement. Ainsi, l’exploitation du sel en Tunisie, qu’il s’agisse d’exploitation de gisement ou de marais salants devrait dorénavant être discutée et approuvée par l’ARP.
Pour sa défense, la COTUSAL argumente que l’extraction du sel des marais tunisiens ne relève pas de l’article 13, car cette exploitation ne repose que sur l’exploitation de l’eau de mer, du soleil et du vent par évaporation et qu’elle ne consomme que des énergies renouvelables, sans aucun risque de priver les générations futures d’une telle richesse.

Pour l’observatoire, “il parait indispensable de leur rappeler que le soleil, l’air, et la mer font partie du territoire national et par conséquent leur exploitation est régie par l’article 13. De plus, il faut aussi, attirer l’attention sur le fait que l’article 13 n’a pas été rédigé uniquement, pour protéger les générations futures, mais principalement, pour garantir la propriété des ressources du territoire national au peuple tunisien ainsi que la souveraineté de l’Etat sur ces ressources“.
Au regard des chiffres, il est clair que l’exploitation du sel marin en Tunisie est une richesse nationale à partir du moment où il s’agit d’une richesse produite par des facteurs de production résidents, à savoir les entreprises résidentes sur le territoire“.
Quant à la polémique récente autour de la COTUSAL, ainsi que celle qui a éclaté en 2014, elle reste toujours une affaire sans suite. Du fait d’être régie par la convention de 1949, pour les salins de Sousse et Sfax, ce qui représente la moitié de la production de la COTUSAL, cette dernière s’est vue obtenir le droit exclusif d’extraire le sel marin pendant 50 ans, en occupant le domaine public à un prix symbolique et le droit exclusif d’exporter le sel marin pendant 30 ans“, constate l’observatoire.

La compagnie exploite également le sel marin sous la convention de 1949 et ne se soumet pas pour les salins de Sousse et Sfax, au Code des mines par rapport à tous les autres exploitants de sel marin tunisien.
Face à cette convention inégalitaire, l’application de l’article 13 prend tout son sens. L’article 13 concrétise la souveraineté permanente sur des ressources naturelles, principe émanant de la volonté des Etats de revoir les contrats inégaux de la période coloniale, ici parfaitement concrétisé par la convention 1949.

Le sel est bien une richesse nationale

Pour l’observatoire “puisque le sel est bien une richesse nationale et une ressource naturelle, il semble que l’affirmation du contraire par certaines parties prenantes du débat autour de la COTUSAL est un argument avancé pour ne pas se soumettre à l’article 13 de la Constitution Tunisien“.
Dans le cadre de ses activités visant à “révéler la vérité sur les violations du passé“, l’Instance Vérité et Dignité (IVD) a récemment présenté des documents qui révélaient l’exploitation abusive des richesses naturelles tunisiennes par le colonisateur français. Parmi les documents sur lesquels l’IVD appuie ses conclusions, une convention datant de 1949, relative au droit d’exploitation de la Compagnie Générale des Salines de Tunisie, a été rendue publique.
Il ressort de cette publication que “par cette convention, le Résident Général de France à Tunis a approuvé la fusion de 4 sociétés françaises de salinité qui exploitaient les salines de Khniss, Sidi Salem, Sfax (Thyna) et de Mégrine constituant ainsi la COTUSAL et organisant son activité“.

La convention de 1949 a suscité une grande polémique, elle a permis à la COTUSAL de détenir le monopole du marché de l’exploitation du sel en Tunisie jusqu’en 1994, date à laquelle son premier concurrent est entré sur le marché. De plus, depuis l’ère coloniale et jusqu’à nos jours, cette convention octroie une taxe d’exploitation calculée sur la base du prix le plus bas de la grille afférente à l’exploitation du sol tunisien, à la COTUSAL, ce qui autorise cette compagnie à exploiter un domaine public maritime à un prix symbolique.
Ainsi, la compagnie dont le capital actuel est de 65% étranger et 35% tunisien exploite les salines tunisiennes de ” Thyna ” et de ” Sahline ” à un franc français par hectare et par an.

par -

La production industrielle a enregistré une baisse de 2,8%, au cours des trois premiers mois de l’année 2018, due principalement à la régression de la production dans le secteur de l’industrie chimique (-25,2%), a fait savoir vendredi 1er mai 2018 l’Institut national de la statistique (INS).
L’industrie chimique a en fait enregistré une régression dans la production de dérivés phosphatés, le secteur de fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-5,4%), le secteur du raffinage de pétrole (-80,7%), le secteur des industries extractives (-8,0%), due à la baisse de la production du secteur de l’extraction des produits non énergétiques (-40,1%), suite au repli observé dans la production de phosphate brut (468.6 mille tonnes au cours de trois premiers mois de l’année 2018 contre 1328.7 mille tonnes au cours de trois premiers mois de l’année 2017) et le secteur de l’extraction de produits énergétiques (-2,4%).

En revanche, la production industrielle a enregistré une augmentation dans le secteur de l’industrie agroalimentaire de 16,5%, suite à la hausse enregistrée dans la production de l’huile d’olive et le secteur de l’industrie mécanique et électrique de 5,7% et le secteur de l’industrie du textile habillement et cuir de 0,2%.

La production industrielle en recul de 0,9% en un seul mois

La production industrielle a enregistré une baisse de 0,9%, au cours du mois de mars 2018, due principalement à la chute de la production dans le secteur de l’industrie chimique (-33,0%), résultant de la baisse observée dans la production de dérivés phosphatés, le secteur de fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-10,3%), le secteur de l’extraction des produits non énergétiques (-18,8%) suite au repli de la production de phosphate brut (291.3 mille tonnes au cours du mois de mars 2018 contre 413.7 mille tonnes au cours du mois de mars 2017) et le secteur de l’extraction de produits énergétiques (-0,2%), en raison du fléchissement de la production de pétrole brut.
En revanche, la production industrielle a progressé dans le secteur de l’industrie agroalimentaire de 7,9%, à la faveur de la hausse enregistrée dans la production d’huile d’olive, le secteur de l’industrie mécanique et électrique de 3,1% et le secteur de l’industrie de textile habillement et cuirs de 0,3%.

Les patrons ont le moral !

Les chefs d’entreprises opérant dans le secteur des industries manufacturières ont exprimé leur optimisme concernant l’amélioration des indicateurs de la production industrielle au cours du premier trimestre 2018, selon une enquête sur la situation et les perspectives des entreprises industrielles, réalisée par l’Institut national de la statistique (INS).
Les 943 chefs d’entreprises opérant dans le secteur des industries manufacturières interviewés ont constaté une légère amélioration du rythme de croissance de la production industrielle, au cours du premier trimestre 2018 par rapport au quatrième trimestre 2017.
Environ 27% des chefs d’entreprises interrogés ont prévu une légère amélioration de la croissance de la production industrielle, au cours du premier trimestre 2018 et 46% se sont dits satisfaits de la performance de l’indicateur de la production pour le deuxième trimestre 2018.

Selon l’enquête, 28% des chefs d’entreprises interviewés ont confirmé une amélioration du niveau de la croissance de la demande destinée aux produits industriels, au cours du premier trimestre 2018 alors que 36% des personnes interrogées prévoient une hausse de la demande pour le deuxième trimestre de l’année en cours.
Pour la demande extérieure en produits industriels, 27% des interviewés ont constaté une amélioration remarquable du rythme de croissance de la demande, au cours du premier trimestre 2018 et une performance de 40%, au cours du deuxième trimestre 2018.
Les chefs d’entreprises (20% des interrogés) ont relevé une stabilité au niveau de la situation générale du secteur industriel, au cours du premier trimestre 2018. De même, pour le deuxième trimestre 2018 (34% des interviewés).

En ce qui concerne le développement de la production industrielle par secteur, l’enquête a montré une amélioration des taux de croissance des industries agroalimentaires, mécaniques et électriques ainsi que des diverses industries.
Le secteur de l’industrie du textile, de l’habillement et du cuir a enregistré une stabilisation au niveau de sa production.
En revanche, l’industrie des matériaux de construction et les industries chimiques ont vu une baisse de leur production.
Quant au développement attendu de la production par secteur, au cours du deuxième trimestre 2018, les industriels s’attendent à une amélioration du rythme de croissance qui différera selon les secteurs, à l’exception de celui du textile, de l’habillement et du cuir dont le niveau de production resterait stable.

FOCUS 🔍

Les chiffres des immatriculations de nouvelles voitures pour le mois de septembre 2018, laissent voire que les ventes des véhicules particuliers de la marque...

Le meilleur des RS

Imed Heni est un cadre de l’OACA. On ne mettra pas sa photo, pour ne pas utiliser celle du petit garçon qu’il affiche sur...

INTERVIEW

L'expert en économie et ancien ministre des Finances Houcine Dimasi a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont...

AFRIQUE

Un câble électrique d'une capacité de 1.000 mégawatts reliera le Maroc et le Portugal avant 2030, rapporte le site marocain Telquel.ma. Le câble aura une capacité...

Reseaux Sociaux

SPORT

Al Merrikh du Soudan a infligé une sévère défaite à l'USM Alger sur le score de 4 à 1 (mi-temps : 4-0), mercredi à...