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Issa Mahamat Abdelmamout, ministre des Finances et du Budget du Tchad, a été débarqué par un décret du président Idriss Déby Itno. Son secrétaire d’Etat, Mahamat Allali Abakar, a été désigné pour lui succéder. C’est l’épilogue du bras de fer avec le trésorier-payeur général, qui appartient au cercle de Déby, rapporte Africanews.
La source ajoute qu’une grosse affaire de tentative de retrait de plusieurs centaines de millions des comptes du Trésor public a pourri les relations entre les deux hommes. Pointé du doigt pour détournement de fonds, l’ex-ministre des Finances avait alors argué que sa signature avait été imitée pour le mouiller et le faire limoger. En août dernier, Abdelmamout s’était plaint de pressions de la part des généraux du pouvoir pour qu’il desserre les cordons de la bourse.

Avec la crise économique interminable, du fait de la fonte des cours du pétrole dont le Tchad dépend beaucoup, le président Déby Itno est bousculé par ses opposants et harcelé par les citoyens, dont le quotidien est devenu un enfer. Alors le chef de l’Etat s’énerve et cherche des boucs émissaires. Il n’est pas exclu que d’autres têtes tombent prochainement, pour tenter de calmer la grogne des populations, mais il y a de fortes chances que la manouvre ne passe pas…
Rappelons qu’en janvier 2017 le président avait également limogé son ministre des Finances, Mbogo Ngabo Seli. Le moins qu’on puisse dire est que cela n’a rien changé à la situation du pays. Cette fois aussi ça ne changera rien, aussi bien dans les pratiques mafieuses au sommet de l’Etat que dans le destin économique du Tchad…

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Le président de la République, Béji Caied Essebsi, a reçu ce lundi 17 septembre 2018 au Palais de Carthage l’économiste Ezzedine Saidane, indique un communiqué de la présidence de la République.

Il a été question de la situation économique et financière en Tunisie et comment faire sortir le pays de la crise dans les meilleurs délais.

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Prenant part au séminaire sur les orientations de la loi des Finances 2019 qui se tient ce vendredi 14 septembre 2019 au Palais des congrès à Tunis, le président de l’UTICA, Samir Majoul, a déclaré : “Aujourd’hui la Tunisie souffre d’une situation économique difficile et compliquée qui s’explique notamment par de nombreux facteurs, citant à ce propos l’augmentation du déficit commercial, la dépréciation du dinar tunisien, l’endettement, les difficultés de financement, la prolifération de l’économie parallèle… Ces facteurs ont pesé lourdement sur les activités et le rendement des entreprises économiques. Les gouvernements successifs ont malheureusement traité ces gros  problèmes à travers le recours aux solutions de facilité dont de nouveaux impôts dans le secteur formel… Nous souhaitons que ce séminaire aboutisse à la mise en place de nouvelles approches. Nous avons besoin d’une série de mesures opérationnelles afin de redémarrer la machine économique et renforcer le rôle important joué par le secteur privé…

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Le secrétaire général du mouvement Machrou Tounes, Mohsen Marzouk a appelé les différentes parties politiques à “s’assoir autour d’une table pour discuter du rôle de chacun de sauver le pays et sortir de la crise économique et financière”.
S’exprimant mercredi à Sfax en marge d’une conférence sur la “reconstruction du mouvement national” à l’occasion de la commémoration du 65e anniversaire de l’assassinat de Hédi Chaker, Mohsen Marzouk a relevé que “le jeu démocratique est basé sur la différence”. “Le sombre tableau de la situation économique et sociale en Tunisie n’implique pas une seule partie mais toute la coalition gouvernementale”, a-t-il dit.
Pour lui, il faut changer le système électoral et le système de gouvernance durant la prochaine échéance électorale pour que l’exécutif puisse gouverner.

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Le lundi 27 août 2018, Youssef Chahed «fêtait» dans un silence assourdissant sur son bilan sa seconde année à la tête d’un gouvernement dont certains attendent stoïquement la chute et d’autres l’espèrent ardemment. A La Kasbah, il recevait l’ambassadeur hollandais pour une raison inconnue, rencontrait le ministre japonais du Commerce venu demander le soutien de la Tunisie pour la candidature de son pays à l’organisation de l’exposition universelle et s’entretenait avec le père de son pire ennemi sur les questions économiques, sociales et sécuritaires et les préparatifs pour la prochaine rentrée scolaire et universitaire. Circulez, il n’y a rien à voir, pourrait-on ainsi dire.

  • Le bilan économique, vu du côté de La Kasbah

Sans vouloir verser dans l’autoflagellation, ni dans l’autodestruction – comme nous pousseraient à le faire certaines anomalies de gestion de la crise économique et financière que vit la Tunisie depuis 2012, comme le manque de certains médicaments, le retard des pensions de retraite, les nouveaux heurts de Ben Guerdane mécontente du fait que les Libyens ferment leurs propres frontières ou encore les réserves de devises qui fondent comme neige au soleil -, nous avons demandé aux services de communication de la Kasbah de nous éclairer sur le bilan du chef du gouvernement. Il est ici résumé en cinq diapositives assez expressives et qui n’ont presque pas besoin de commentaires.

La réussite, économique, est certes évidente, même si elle n’est encore que très légèrement perceptible par une population aux attentes qui dépassent les moyens de l’Etat et sa capacité à retourner au travail et à décupler d’effort. Elle l’est un peu plus sur le plan sécuritaire et de la lutte contre le terrorisme avec quelques attentats extra-urbains et beaucoup d’autres avortés par un effort d’anticipation. Et force est de dire que ce n’est pas peu. La lutte contre la corruption est menée tambours battants par l’INLCC et n’épargne plus personne. La croissance n’est certes pas encore inclusive, ni créatrice d’assez d’emplois, mais a le mérite d’être là avec ses tangibles signes de redressement, comme le souligne plus d’une instance internationale. Dire que Chahed a réussi son mandat nous semble en conclusion tout aussi aberrant que de dire qu’il a tout raté.

  • Ce qu’il aurait fallu, à Chahed comme à son ou ses remplaçants

Pour réussir, il lui faudrait, comme pour tout autre chef de gouvernement qui prendrait sa place, pêle-mêle une ceinture politique de sécurité et non l’actuelle qu’il a. Il lui fallait de vrais partenaires sociaux et non l’UGTT qu’il se coltine et l’UTICA qui se dandine et promet plus d’investissement qu’elle n’en réalise. Il lui faudrait plus de vrais hommes d’affaires que de lobbyistes ou d’affairistes. Il lui faudrait plus de travail et moins de fonctionnaires, plus de travailleurs que de demandeurs d’aides et de subventions et plus de projets et d’IDE que de grèves. Il lui faudrait une CPG que l’actuelle en perpétuel rêve de plus de salaire et de moins de labeur. Il lui faudrait une ARP qui passe plus de projets qu’elle n’en discute de manière byzantine, des députés autres que ceux qui insultent tous et descendent tout en flammes et qui soient plus portés sur l’effort que sur la critique. Il lui faudrait plus de Musulmans que d’Islamistes, plus de modérés que de «CPRistes» ou de gauchistes.

Il lui faudrait, comme à toute autre personne qui siègerait à La Kasbah, plus de fonds de commerce dans l’industrie que dans le pessimisme et l’autodestruction, plus de Tunisiens qui croient en leur pouvoir de changer les choses par le labeur que dans le seul pouvoir divin, comme colporté par ceux qui disent Le craindre, de leur changer les choses en une nuit. Il lui faudrait plus de défenseurs de l’Etat que de défenseurs de ses citoyens, plus de défenseurs des devoirs que des droits, plus de pensée économique que de simples améliorations des agrégats, plus d’autorité que de mécénat, plus de bons juges que d’excellents avocats. Mais aussi, plus d’hommes d’Etats que de politiciens, plus militants bénévoles que de ceux qui demandent le prix de leurs combats et plus de citoyens qui pensent à ce qu’ils peuvent donner à l’Etat qu’à ce que l’Etat pourrait leur donner.

En un mot, il faudrait à Youssef Chahed comme à son remplaçant tout ce qui n’existe pas actuellement dans la Tunisie de l’après révolution, et que ceux qui croient l’avoir faite ne laisseront pas encore s’y trouver. Le temps, c’est de l’argent. Et la Tunisie les perd tous les deux !

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Suite à la publication du récit de ce qu’il avait dit sur les ondes de la radio Express Fm et où on disait qu’il avait remis les pieds sur terre au directeur de l’ITES, Neji Jalloul, Karim Ben Kahla, nous a envoyé ce droit de réponse. Il y dit :

Chère équipe de rédaction

Tout en vous remerciant pour l’intérêt que vous avez porté à mon intervention radiophonique relative à la rencontre organisée par l’ITES et que vous avez publié sous le titre «Le président du Cercle Kheireddine fait descendre Jalloul de son nuage », j’aimerais apporter un petit rectificatif non pas tellement dans le cadre de ce qu’il est convenu d’appeler un « droit de réponse » mais d’un devoir de clarification et de courtoisie envers votre journal et ses honorables lecteurs.

Au risque de vous surprendre et de provoquer ceux qui confondent critique et polémique, je pense qu’effectivement, en six mois, nous pouvons tout à fait arrêter l’hémorragie actuelle, amorcer une reprise de la confiance et inverser certaines tendances…non seulement nous pouvons le faire mais nous devons le faire.

Par contre, il est certain que se contenter de vouloir colmater les brèches d’un modèle à bout de souffle ne fera qu’agrandir celles-ci, tout comme attendre les réformes « structurelles », le retour « mécanique » ou « naturel » de la manivelle du « cycle économique », ou pire encore les prochaines élections, avant de trancher dans le vif par des mesures ponctuelles et douloureuses, nous conduirait à une faillite certaine.

En ce sens, toute initiative, y compris celle de l’ITES, de réfléchir à l’avenir de notre pays est bonne à prendre. Nous nous y attelons au sein du Cercle Kheireddine et nous continuons à penser que malgré la prolifération des Think tank, et des rencontres plus ou moins scientifiques, il n’y a toujours pas de « sociétés sous-développées, mais des sociétés sous-analysées » (J Berques).

Le temps nous est compté. Nous avons de moins en moins d’espace pour les réformes graduelles. Les « thérapies de choc », les ruptures douloureuses nous réuniront soit dans l’intelligence de la solidarité et pour les réussir, soit dans la désolation, pour pleurer notre sort et regretter de nous être chamaillés au temps où il fallait non seulement se tolérer mais faire preuve de bienveillance les uns envers les autres.

Oui. Au lieu de nous chamailler sur l’opportunité pour un Think tank d’organiser une rencontre sur l’avenir immédiat de notre Tunisie, je vous propose de débattre du sérieux et surtout de la faisabilité des propositions élaborées.  Parce que – et c’est là l’une des principales critiques que j’aimerais adresser à cette rencontre à laquelle j’ai eu le plaisir de participer – « On sait tous ce qu’il faut faire mais on ne sait pas comment se faire réélire après. » (J-C Junker).

Je pense qu’il est urgent de renouveler nos grilles de lecture du réel et que la crise économique est également une crise de la pensée économique aujourd’hui dominante en Tunisie. Je pense également que nous avons besoin de passer d’une approche en termes d’agrégats économiques à une approche basée sur les acteurs et les logiques d’action pour reconstruire notre gouvernance et rétablir la confiance.

Il me semble également que le plus important n’est pas de reprendre ou de compléter des généralités ou une liste « à la Prévert » de mesures qui confondraient les sciences de l’économique avec les recettes de quelques faux experts,  mais de penser la complexité de la conduite des réformes et des changements. En ce sens, et pour sortir du piège des réformes sans changements, des institutions qui s’affaissent en simples organisations et des politiques qui ne produisent que davantage de législations, il me semble que nous devons dépasser les approches tout aussi « puristes » que simplistes et mono-disciplinaires. Un débat que certains trouveraient théorique, mais sans théorie la pratique n’est qu’aveugle répétition.

Je ne néglige pas la dimension politique de toute réflexion sur l’avenir de notre pays et je ne sous-estime pas non plus la fatale récupération politicienne de toute parole discordante ou simplement nuancée. Mais j’aimerais qu’en ce moment où se joue l’avenir de notre pays, un débat serein, critique et apaisé s’installe entre nous tous. Autrement dit, plutôt que de polémiquer sur les intentions des uns et des autres, je pense que nous avons besoin de rétablir la confiance et de bannir la suspicion. Si j’ai exprimé le point de vue d’un universitaire libre et volontairement critique ce n’est pas pour « descendre » quiconque de son nuage mais au contraire, dans l’espoir que l’on se remette tous à rêver, à espérer et passez-moi l’expression, à monter tous sur le même nuage pour aller encore plus haut.

Merci pour votre patience.

Pr.  Karim Ben Kahla, Président du Cercle Kheireddine et Professeur, École supérieure de commerce de Tunis Directeur de l’ECCOFIGES (Ecole doctorale d’économie, commerce, comptabilité, finance et gestion de l’Université de la Manouba) Campus Universitaire de la Manouba. Page web personnelle : http://credo.me.ht/

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La création d’une “banque d’Etat “, qui regroupe les trois banques publiques: Banque Nationale Agricole, Société Tunisienne de Banque et Banque de l’Habitat, constitue l’une des mesures urgentes devant être prises, pour sauver la Tunisie de la crise économique, a indiqué le directeur des politiques générales et du développement régional, à l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques (ITES), Fethi El Khemiri.

Intervenant lors du colloque stratégique sur le thème ” Quel programme économique pour sauver la Tunisie ? “, organisé mardi, à Tunis, le responsable a également, préconisé l’abandon de la spécialisation bancaire et la collecte des fonds publics déposés auprès des banques privées. Il a fait savoir que l’Institut travaille depuis une année, à l’élaboration d’une série de mesures (près de 15 propositions) en tant que solutions pouvant être mises en oeuvre dans les plus brefs délais, pour les soumettre aux décideurs.

El Khemiri a souligné, aussi, l’impératif de revoir le mécanisme de gouvernance, à travers la mise en place d’un gouvernement regroupant 15 ministres uniquement, au lieu de 43 ministres actuellement, et ce, en oeuvrant à une fusion des ministères ou leur remplacement par des secrétariats d’Etat.
“Nous ne pouvons pas gérer les affaires du pays dans un système parlementaire, avec un tel nombre de ministères, lequel est de nature à impacter le rendement du gouvernemental “, a-t-il dit, assurant que ” la crise par laquelle passe la Tunisie, est une crise systémique”.

Mettant l’accent sur la crise des caisses sociales, l’ITES a proposé de placer la CNAM sous la tutelle du ministère de Santé, de fusionner les deux caisses sociales (CNSS et CNRPS), et de faire bénéficier les salariés du secteur privé, des prestations d’une compagnie d’assurance.

Concernant la dégringolade du dinar, il a jugé impératif de prendre une décision politique ferme pour arrêter l’importation des produits superflus pour une période minimum de six mois, tels que les voitures de luxe et les produits agroalimentaires non nécessaires.

El Khemiri a mis encore, l’accent sur la nécessité de procéder à une réforme fiscale, en réduisant les impôts grevant la bourse du citoyen, afin de simplifier et faciliter l’opération de recouvrement.

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L’économiste Sami Aouadi a déclaré, lors d’une rencontre organisée ce mardi 28 août 2018, à l’initiative de l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites) sur la situation économique en Tunisie, que bien que la croissance économique ait chuté de moitié par rapport aux années dernières, la situation n’est pas encore catastrophique. “Il n y a pas de relance importante mais c’est encore jouable pour la Tunisie“, a-t-il dit.

Pour une éventuelle sortie de crise, Aouadi a proposé une démarche basée sur un certain nombre de solutions urgentes dont principalement l’activation du conseil national pour le dialogue, entamer les grandes réformes qui ont fait l’objet d’un consensus et de conventions, lutter contre l’évasion sociale, activer la commission relevant du ministère des Finances et chargée du recouvrement des créances, suspendre l’importation de certains produits, renforcer l’institution de la douane avec les moyens matériels et immatériels et faire une évaluation stratégique des établissements publics.

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Le président de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (Conect), Tarek Chérif, est passé sur Express FM ce matin du vendredi 24 août 2018 pour évoquer la situation économique et la fonte des réserves en devises du pays.
S’agissant des réserves de change, il est d’avis que c’est le reflet de l’état de santé de l’économie nationale. «Il ne faut pas s’étonner d’un tel résultat pour un pays qui n’est ni productif ni performant», a-t-il déclaré.
Il a ajouté que la Tunisie pâtit aussi du manque de culture économique des décideurs, notamment les députés. «On ne peut pas leur reprocher ça. En principe, il leur faut des conseillers, mais ce n’est pas possible faute de moyens. Cela dit, un conseil économique et social manque cruellement, c’est une nécessité absolue pour prendre les décisions qui s’imposent dans l’économie».

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« Si vous ne trouvez pas un endroit où vivre, appelez-moi je vous en trouverai un » a déclaré le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed à l’adresse d’un groupe de touristes algériens lors de sa visite, vendredi dernier, au poste de passage frontalier de Malloula , ajoutant sur un ton badin qu’il suffit « d’aller dans n’importe quelle maison en Tunisie. Sonnez à la porte et ils vous hébergeront ».

Cette anecdote reprise par un média algérien reflète en fait les forts liens de voisinage voire de fraternité qui unissent Tunisiens et Algériens, « un seul peuple dans deux États », selon les propos de Chahed, dont on pouvait résonance chez les responsables algériens, notamment le ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui, qui s’était rendu au principal poste frontalier entre les deux pays au lendemain de l’attentat terroriste qui a fait 6 martyrs parmi les membres de la Garde nationale tunisienne.

Une visite qui a rassuré les touristes algériens sur leur sécurité dans le pays voisin, au point que, un mois plus tard, le nombre de touristes algériens s’était amélioré, passant d’une moyenne quotidienne de 17 000 en juillet à une moyenne de 20 000 par jour pendant les 14 premiers jours d’août, selon les chiffres du ministère algérien de l’Intérieur. Les responsables tunisiens et algériens ont déclaré qu’ils s’attendaient à ce que le nombre de touristes algériens soit de 2,2 millions à 2,7 millions cette saison, un signe fort de reprise pour l’industrie des loisirs en Tunisie.

Malgré la forte augmentation du nombre de touristes, le pays perçoit encore moins de revenus qu’avant sa révolution de 2011, en raison de difficultés économiques persistantes, soulignées par une monnaie affaiblie. Alors qu’il y avait 1,8 million de touristes entre janvier et juillet 2010, bien moins que les 4,4 millions de touristes arrivés au cours de la même période, les touristes de 2010 ont dépensé 2,3 milliards de dollars, soit près de quatre fois cette année.

Des flux en croissance de 17% au moins par an

Cela montre à quel point la crise économique du pays a eu un effet sur le tourisme et l’économie en général, selon les experts. L’un d’eux, l’économiste algérien Khaliss Tablati, cité par le « Middle East Online » a noté que l’augmentation constante du nombre de touristes algériens est une évolution positive, apportant un soulagement au moins modéré à l’industrie en difficulté, alors que «  «la hausse des flux de touristes algériens vers la Tunisie n’a pas été inférieure à 17% par an depuis trois ans ».

D’autres économistes ont déclaré que même davantage de touristes algériens se rendraient en Tunisie sans la chute du dinar algérien, qui a particulièrement frappé la classe moyenne du pays, qui est la plus susceptible de se rendre en Tunisie. Ils soulignent que les riches Algériens passent généralement leurs vacances en Espagne, en Europe ou en Asie et que la classe moyenne supérieure se rend en Turquie.

Affluence malgré la baisse du dinar algérien

Tous les Algériens ont droit à une indemnité de tourisme annuelle de 100 euros (114 dollars). Cependant, de nombreux Algériens obtiennent des devises en espèces sur le marché noir à des taux plus élevés que le taux officiel des banques. L’économiste Yacine Babouche, cité par la même source, a déclaré que la valeur du dinar algérien avait perdu 50% depuis la mi-2014 par rapport au dollar américain. Avec la conjoncture économique actuelle, et vu que l’Algérie doit encore développer le tourisme chez elle, la Tunisie devrait rester un grand marché pour les Algériens.

Malgré les 1 600 km de littoral méditerranéen en Algérie, d’importants sites culturels et historiques et de vastes étendues désertiques qui pourraient en faire un site touristique incontournable du Maghreb, le gouvernement s’est efforcé de développer son secteur touristique, qui représente 1,4% de son PIB. La plupart des touristes en Algérie sont des expatriés rentrant chez eux pour des vacances.

En 2017, le Forum économique mondial a classé l’Algérie au 118ème rang sur 136 pays en termes de compétitivité en matière de voyages et de tourisme, loin derrière le Maroc et la Tunisie, respectivement au 65ème et 87ème rang, rappelle le « Middle East Online ».

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Les hypothèses de croissance de l’économie mondiale restent favorables pour 2108. Cependant, des risques persistent. Ils sont de nature politique et commerciale“. C’est ce qui ressort d’une étude récente de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES). Compte tenu de cet environnement international, la légère amélioration de la croissance économique du premier trimestre pourrait être compromise, pour le reste de l’année, par le comportement de l’investissement et la perte de compétitivité de l’économie tunisienne (érodée par l’inflation).

En effet, selon l’ITES, le premier semestre 2018 a été caractérisé par l’amélioration du rating de la Tunisie de deux grands fournisseurs d’indices : FTSE et MSCI. Cette classification par ces fournisseurs d’indice permet de drainer davantage d’investisseurs étrangers, l’objectif étant d’accéder au statut de marché émergent. Pour cela il est nécessaire d’attirer de grandes capitalisations à l’instar des grandes sociétés nationales publiques (STEG, Groupe chimique, Régie des tabacs) ou d’entreprises privées qui sont toujours non cotées (Télécom, autres groupes industriels). Cette solution permet également d’améliorer la représentativité de la Bourse pour inclure des secteurs comme l’énergie, le transport, les télécommunications, le tourisme, l’agriculture, et de renforcer la liquidité et la profondeur du marché.

Les revenus des banques ont également continué leur trend haussier avec une augmentation du PNB total de 20.22% en moyenne pour les 11 banques cotées. Cette amélioration est essentiellement expliquée par l’évolution des crédits à la clientèle (+22.18%) et non pas par l’augmentation des marges d’intérêts. En effet, les revenus des intérêts se sont appréciés de 36.37% alors que les charges d’intérêts ont augmenté de 41.69%. Les banques de la place ont ainsi ajusté leurs politiques de tarification. Il est clair que le renchérissement du coût de financement n’est pas imputé à un comportement opportuniste de la part des banques de la place mais plutôt au relèvement des taux directeurs de la BCT opérés dans le cadre d’une politique monétaire de lutte active contre l’inflation.

L’ITES constate aussi que les banques n’ont pas répercuté la hausse des primes de risques conséquence de l’augmentation durant le premier trimestre du taux des créances classées du secteur au niveau de leur pricing. Ce qui, à notre sens, présenterait un risque sur les indicateurs affichés une fois les risques constatés.
Les revenus de portefeuille ont connu également une nette évolution de 14.50%, qui s’explique d’une part par l’accroissement des emplois affectés aux portefeuilles titres (+11.31%) mais également par le relèvement du TMM sur lequel sont indexés les revenus des instruments utilisés par les banques, notamment les BTA.

De façon générale, les banques de la place ont continué leur appui à l’économie nationale avec l’augmentation des engagements du secteur de +22.18% passant de 52.6 Mrds de dinars à 58.4 Mrds de dinars. Cette évolution reste en décalage par rapport à la croissance de l’activité économique et du FBCF (moyenne de 667 MD depuis 2011). Le financement bancaire sert à priori à financer les décalages de trésorerie occasionnés par les distorsions au niveau de la chaîne du crédit inter-entreprises dues aux difficultés d’exécution des budgets de l’Etat et des délais de paiement rallongés depuis 2011. Il semble que dans cette configuration, le financement bancaire ne joue pas pleinement son rôle dans le financement du développement via l’appui aux programmes d’investissement des entreprises.

Par ailleurs, le ratio engagements sur dépôts (Loand to deposit LTD) a enregistré une hausse pour se situer au niveau de 108% comparativement au niveau de 98% fin juin 2017 et ce, malgré une amélioration des dépôts de 11.02%. Cette dégradation de la couverture des engagements par les dépôts traduit, selon l’ITES, les difficultés à mobiliser les ressources par les banques pour soutenir leur développement. Ce développement s’est fait essentiellement par refinancement auprès de la BCT, ce qui augmente les pressions sur le marché monétaire et se traduit par un renchérissement du coût de crédit.

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L’ancien Chef du gouvernement et fondateur du parti Albadil Ettounsi Mahdi Jomaâ s’est réunit hier avec un nombre de compétences et co-fondateurs de son parti dont l’économiste Hédi Larbi, l’expert en énergie Kamel Ben Naceur et l’expert en nouvelles technologies Taoufik Jelassi.

Plusieurs autres compétences nationales indépendantes comme Hakim Ben Hammouda, Najla Harrouche, Mourad Sakli et Saber Bouatiya ont participé à cette réunion pour débattre de la crise politique, économique et sociale à laquelle fait face le pays. La réunion était l’occasion pour procéder à une analyse approfondie de cette crise et de présenter les voies de sortie pour sauver le pays.

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L’ex-ministre de l’Education nationale et actuellement à la tête de l’ITES, Néji Jalloul, s’est évertué ces derniers mois à ne pas piper mot sur son parti, Nidaa Tounes et ses nombreux déboires. Et on le comprend, car aborder les questions qui fâchent pourrait lui valoir les foudres du directeur exécutif du parti, Hafedh Caïd Essebsi, qui a la colère facile et destructrice. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en sait quelque chose. Donc quand Jalloul se décide enfin à parler du parti, c’est, comme on peut l’imaginer, pour en dire du bien…

Il a déclaré ce lundi 06 août 2018, sur Mosaïque FM, que les compétences de son parti sont capables de faire le boulot. «A Nidaa Tounes, nous avons des solutions pour faire sortir le pays de sa crise en 6 mois !». Chiche est-on tenté de rétorquer à celui qui, d’après un sondage, figure dans le trio des personnalités politiques en qui les Tunisiens ont le plus confiance…

 

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L’Afrique du Sud, 3ème économie du continent, souffre, et c’est son taux de chômage qui l’illustre le mieux. Il est à 27,2% de la population active au deuxième trimestre 2018, contre 26,7% au premier trimestre, d’après les données publiées par l’Agence nationale des statistiques (StatsSA) et rapportées par Ecofin.
A la fin du mois de juin, on en était à 6,1 millions de demandeurs d’emploi contre 6 millions au 31 mars.

A noter qu’en Afrique du Sud seuls les citoyens qui font clairement la démarche de chercher un emploi sont classés comme des chômeurs, d’après les critères établis par la StatsSA. Si l’on prend en compte les «actifs découragés», l’expression utilisée pour les chômeurs qui ne cherchent plus un boulot, le taux de chômage gonfle à 37,2% au deuxième trimestre 2018 contre 36,7% au précédent trimestre.

Fini les taux de croissance de 2004-2007, jusqu’à 5% ; l’économie sud-africaine paye ces dernières années un lourd tribut à la fonte des cours des matières premières, au fléau de la corruption, lequel a d’ailleurs fait chuter le président Jacob Zuma. Il y a aussi le boulet des mouvements sociaux dans des domaines névralgiques tels que les mines et l’industrie.

Enfin d’après les dernières prédictions du Fonds monétaire international, le PIB de la nation la plus industrialisée du continent devrait augmenter de 1,5% en 2018. Une bouffée d’oxygène dans un pays où tout va mal en ce moment…

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C’est officiel, le management du FMI a autorisé la mission du FMI à se rendre en Tunisie, pour une nouvelle Revue économique, du 15 au 31 aout 2018. Cette nouvelle mission, aura pour but d’entamer les discussions relatives à la quatrième revue du programme appuyé́ par le mécanisme élargi de crédit.. Selon des responsables de haut niveau contactés par African Manager, cette revue sera probablement couronnée de succès puisque les cinq critères quantitatives sont pour la deuxième fois consécutives sont satisfaits. Le seul casse-tête, toujours selon nos sources est la facture énergétique. Le succès de cette revue devrait en principe et sauf complications, permettra le décaissement de la cinquième tranche du programme après la tenue du CA qui se tiendra probablement le 28 septembre 2018

 

Sous le titre «L’économie est une question de souveraineté», Samir Majoul avait publié, depuis mars 2018, un intéressant Post sur sa page. Un post qui répond, avant terme, à tous ceux qui font actuellement l’amalgame entre bailleurs de fonds et souveraineté économique

Un pays qui tend vers la souveraineté économique, c’est un pays où l’informel est minoritaire, car le secteur formel aura été rendu plus intéressant que l’informel: baisse des taxes, simplification des procédures administratives, accès au financement, accès aux marchés, application ferme d’une loi simplifiée, moderne et inclusive.
Un pays qui tend vers la souveraineté économique, c’est un pays où l’importateur a les incentives nécessaires pour se transformer en producteur et où le petit producteur grandit pour exporter et s’internationaliser.
Un pays qui tend vers la souveraineté économique, c’est un pays qui gère les excédents et non les déficits, basculant ainsi le rapport de force entre les financiers et les financés.
Un pays qui tend vers la souveraineté économique, c’est un pays qui produit plus et mieux, s’ancre résolument dans l’économie du savoir afin de capter davantage de valeur ajoutée.
Un pays qui tend vers la souveraineté économique crée de l’emploi, de l’emploi réel et non fictif, et pour le créer, lever toutes les barrières à l’initiative privée et à la création d’entreprise.
Un pays qui tend vers la souveraineté économique, c’est un pays fort d’une monnaie que ses opérateurs choisissent parce qu’ils lui font durablement confiance, et non parce que le régime des changes leur impose.
Sommes-nous entrain d’avancer vers cette souveraineté économique ou de reculer? Aujourd’hui, l’informel progresse aux dépens du formel, nos comptes sont aux rouge, le producteur est tenté de se transformer en importateur, le savoir et la culture sont délaissés, et pour éviter un enfer social nous créons davantage d’emplois fictifs que réels.
Chacun sait que cela ne pourra pas durer, et la souveraineté c’est une valeur que nous avons tous en partage, et c’est par l’ancrage de cette valeur que nous sortirons de cette situation: Comment,
retrouver le chemin de notre souveraineté économique? Comment ?
Formaliser l’informel et relancer le formel avec tous ses secteurs et salariés ?
Doper nos exportations?
Remettre nos comptes durablement au vert?
Créer de l’emploi réel et non fictif?

La réforme, ou tout simplement la bonne gestion, le partenariat responsable entre employeurs et décideurs publics est la seule voie pour nous en sortir.
Et la réforme, pour qu’elle ait lieu, elle n’a pas lieu d’être inspirée d’une quelconque idéologie, mais doit être ancrée sur cette simple valeur, la souveraineté, et sur cette simple question : par nos décisions ou absence de décisions sommes-nous entrain d’avancer ou de reculer sur le chemin de la souveraineté économique?

L’Utica a été fondée en 1947, pour rassembler les privés au service d’une cause qui nous dépasse et qui nous réunit avec l’ensemble des Tunisiens: la souveraineté de la patrie. Et c’est au service de cette souveraineté que nous devons réunir l’ensemble des acteurs sociaux pour faire les réformes heureuses et sortir de la situation douloureuse d’aujourd’hui.

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Achraf Ayadi, expert bancaire et financier a accordé à Africanmanager, une interview exclusive où il a parlé de la situation économique actuelle en Tunisie, notamment  sa prochaine sortie de la Tunisie sur le marché international et les cours mondiaux du pétrole qui n’ont de cesse de grimper. Interview:

Comment jugez-vous la situation économique actuelle de la Tunisie ?

Pour répondre à cette question, il suffit de regarder quelques indicateurs macro-financiers à la date de l’abandon de Carthage 2 : un Euro à plus de 3 dinars, un Dollars à plus de 2,5 dinars, un TMM de 6,4% et 14 milliards de dinars de refinancement de la BCT aux banques (contre les BTA déposés en garantie). Ces chiffres sont illustratifs d’un niveau de risques monétaires très importants sur l’ensemble de l’économie. Avec un déficit commercial à plus de 1500 millions de TND en mai, la pression sur les réserves de change s’accentue fortement. Elle est démultipliée par le fait que les engagements de l’Etat en matière d’endettement contribuent aussi à accélérer cet effritement. En gros, nous sommes dans un contexte de fortes incertitudes. Elles pèsent aussi bien sur la mobilisation de l’épargne nationale vers l’investissement productif que sur la capacité de l’Etat à jouer un rôle positif de locomotive de l’économie. 

Voulez-vous dire que la prochaine sortie de la Tunisie sur le marché international pourrait être compromise ?

Je dirais plutôt qu’elle serait particulièrement coûteuse.  Les investisseurs internationaux ne sont pas dupes. Nous partons avec plusieurs handicaps sérieux. Le premier est lié à la situation économique telle que décrite précédemment. Le second est dû aux signaux négatifs émis par le FMI en mettant en place une revue trimestrielle, en lieu et place de la semestrielle, qui est la conséquence d’un nombre considérable d’engagements non tenus en matière de réformes. Le troisième est le fait que les Etats Unis et l’Union Européennes ne seraient pas disposées à soutenir la Tunisie au travers d’une garantie de cette dette souveraine à émettre. Et le dernier est plutôt politique : il n’y a plus d’interlocuteur stable qui peut engager l’Etat durablement. Tous ces facteurs vont avoir un impact sur le taux d’intérêt qui nous serait servi. A partir d’un certain niveau de taux, il vaut mieux baisser le montant collecté. Dans ce cas, je ne sais pas comment pourrions-nous financer le déficit commercial (nos importations) et le budget de l’Etat. Rappelons à cet effet que les encours actuels de BTA s’élèvent à environ 12 milliards de TND, empruntés par l’Etat aux banques locales à des taux allant jusqu’à 7,5% à rembourser en 2032 ! Certes, la croissance est revenue. Elle reste fragile et insuffisante pour faire face aux enjeux actuels de l’endettement.

Peut-on parler d’une reprise en 2019 ou en 2020 ?

Les conditions d’une reprise sont surtout politiques, pour débloquer les réformes et assainir le climat social. L’année 2019 serait une année électorale où aucun acteur ne prendrait des risques en l’absence d’une majorité solide. Et quelle que soit l’efficacité des politiques économiques de la nouvelle majorité, nous ne verrons pas des résultats significatifs en une année seulement. Au vu des chantiers à ouvrir, il me semble plus opportun de nous projeter sur 5 à 10 ans pour redresser la barre.

Les cours pétroliers ne cessent d’évoluer sur le marché international. À la lumière de cette situation, comment serait le budget de 2019 par rapport à celui de 2018 ?

En mai 2018, le baril de Brent est négocié à environ 80 dollars sur le marché international, soit une hausse de 50% en une année. Le prix est par ailleurs assez volatil et on peut noter des hausses régulières de 3% et plus en quelques jours. Pour autant,  les contrats à terme ne s’affolent pas, et on ne peut donc pas parler de spéculation sur le brut. La situation explosive au Moyen-Orient, l’inversion de la politique monétaire de la FED, l’Euro qui reprend du terrain devant le Dollar sur les derniers mois, la Russie qui renforce son intégration avec ses partenaires économiques des BRICS, les tensions autour de l’accord sur la dénucléarisation de l’Iran, etc. sont tous des facteurs ne plaidant pas pour un Baril à 54 Dollars. L’effet sur le budget 2018 sera désastreux. Une correction s’impose à travers une loi des finances complémentaire. D’un côté, l’Etat ne peut pas stabiliser la compensation des hydrocarbures au vu de ce prix international au risque d’aggraver les déficits. De l’autre, le consommateur finira par subir plusieurs hausses successives du taux d’inflation et du prix à la pompe. Espérons que les estimations pour le budget 2019 seraient plus sérieuses. Il s’annonce déjà comme un budget marqué par l’austérité. Les réformes avaient besoin de temps pour être déroulées. Le retard que nous avons subi nous mets aujourd’hui dos au mur.

Vous êtes bien pessimiste…

A court terme, oui. Observez le nombre de jeunes médecins, ingénieurs et universitaires qui fuient le pays. Comptez le nombre de jeunes moins qualifiés qui préfèrent courir le risque de périr en mer que de vivre sans espoir de travailler, de fonder une famille et de se projeter. Il faut remettre de l’espoir, non pas avec des discours creux, mais avec du concret. Il faut prouver que les citoyens ont raison de faire encore confiance à l’Etat. Ce dernier est à égalité responsable et victime de la dégradation de la situation actuelle. Sa transformation en profondeur est une urgence absolue.

Très concrètement, comment pouvons-nous nous en sortir à votre avis ?

Pour débloquer la situation, dans sa globalité, il faut mettre en place trois piliers. Tout d’abord, un nouveau projet de société définissant ce qu’est être citoyen de ce pays, clarifiant le socle de valeurs communes entre tous et mobilisant les médias et l’école pour le marteler jour et nuit. Sans projet de société, nous ne pouvons faire aucune projection économique collective. Ensuite, il nous faut impérativement un projet économique sur 20-30 ans, avec un impact multi-dimensionnel allant des programmes d’enseignement jusqu’à la gestion des caisses de retraite. Toutefois, avant tout cela, il nous faut une refonte de la constitution, avec moins d’effritement des compétences entre pouvoirs et contre-pouvoirs, et l’assurance, à chaque élection, de disposer d’une vraie majorité légitime. C’est la seule manière d’ancrer les transformations induites par les réformes et de conduire un débat social serein. Pour ce qui est des mesures opérationnelles, j’ai déjà eu l’occasion d’en détailler quelques-unes avec Aram BELHAJ et publié chez l’un de vos confrères.
Trop de choses essentielles n’ont pas été faites depuis l’indépendance. Trop de choses ont été faites “de travers” depuis le 14 janvier 2011. Le chantier est juste colossal.

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La hausse des prix de pétrole à l’échelle mondiale a faussé les calculs du gouvernement tunisien qui malgré les alertes des experts n’a pas réagi à temps. Cette alerte devient une réalité et personne ne peut plus en douter, surtout depuis que le prix du baril de brut léger américain se rapproche des 76 dollars. Un taux qui devrait bouleverser davantage les calculs et obliger le gouvernement tunisien à augmenter les prix des carburants et des autres produits.

A cet égard, l’ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda a indiqué dans une déclaration à Express Fm, jeudi 10 mai 2018, que la décision du président Donald Trump de se retirer officiellement de l’accord nucléaire iranien est loin d’être une surprise, en expliquant que cette décision pourrait avoir de graves répercussions sur l’économie et la sécurité mondiale.

Il a aussi indiqué que 2018 sera une année difficile à la lumière des évolutions observées dans la région, notamment au niveau des prix du pétrole, faisant savoir à ce propos qu’une hausse de 1 dollar du prix du baril engendra un déficit dans les finances publiques de l’ordre de 300 millions de dinars. Il a souligné la fragilité du budget relatif à l’exercice 2018.

Dans le même ordre d’idées, il a fait savoir que les cours pétroliers ont dépassé les 70 dollars et risquent encore d’augmenter d’ici la fin de l’année avec les tensions au Moyen-Orient et les évolutions en Arabie Saoudite.

Et d’ajouter que l’augmentation du prix du baril de pétrole à 70 dollars aura un impact négatif sur le budget de l’Etat. Et il sera difficile de rétablir les équilibres financiers durant l’année prochaine.

A noter que le prix du baril de Brent ne cesse de grimper pour franchir le seuil des 70 dollars, une première depuis plus de trois ans.

Journaliste, anciennement à RTCI et à la télévision, du temps où elle diffusait un journal télévisé en langue française, Séjir Chbil a mis en ligne sur sa page officielle un Post qui débute, heureusement, par «je persiste dans ma naïveté, en espérant que le pays ne sombre pas, et sera sauvé par ses propres enfants, les vrais». Mais en attendant…

– le pays croule, et Sihem insiste pour nous informer que notre indépendance est tronquée…

-Le pays croule et le “syndicat» de l’enseignement revendique des…augmentations

-Le pays croule et le joufflu Imed Daimi exige le départ de Med Ennaceur

-Le pays croule, et les partis politiques se déchirent à mort pour…recueillir des voix, qu’ils n’auront jamais

-Le pays croule, et certains ministres, se la coulent…douce.

-Le pays croule, et les haineux, les coincés des orifices, les pernicieux, les jaloux, pataugent comme des scatophiles refoulés, dans la merde ambiante

-Et si on faisait notre catharsis…

-Et si on faisait, comme en Corée du sud au lendemain de la 2e guerre mondiale : main dans la main tous unis pour décoller, ce qui a fait de ce pays, en quelques décennies, le second tigre asiatique.

-Et si, et si, et si….

Et dire que cette révolution qui fleurait le jasmin, sent de plus en plus le souffre, à cause de ceux qui l’ont prise en otage.

Mais trêve d’élucubrations,  je rêve ou quoi ?

Alors laissons-nous crouler en paix, car on n’a pas encore atteint le fond, le pire est à venir mes frères, sauf si…

par -

Le membre du bureau exécutif de l’UTICA Khaled Sallemi a fait savoir dans une déclaration à Africanmanager que pour que la Tunisie puisse sortir de la crise économique qui sévit dans le pays et dépasser la pléthore de difficultés financières, il faudra encourager, en priorité, l’investissement intérieur et étranger.

Et de préciser que l’ensemble des mesures inscrites dans le cadre de la loi de finances 2018, à l’instar de l’augmentation des tarifs douaniers et les taxes à la consommation ainsi que la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée, a entraîné la détérioration du pouvoir d’achat des Tunisiens, notamment celui de la classe moyenne et de la couche à faibles revenus. Cette situation de crise s’est encore accentuée avec la dépréciation du dinar tunisien et son recul face à l’euro de près de 20%. La chute du dinar a été constatée depuis le mois d’avril dernier.

Il a en outre indiqué que le nouveau président de l’UTICA, fraîchement élu, Samir Majoul, avait exprimé l’attachement de la centrale syndicale au document de Carthage, appelant toutefois à y ajouter un nouveau chapitre dédié à l’économie du pays. “Ça suffit avec la politique… Nous avons besoins de l’économie pour sauver le pays…“, a assuré Sallemi.

Le membre du nouveau bureau exécutif de l’UTICA a sous un autre angle indiqué que la poursuite de la perturbation dans la production de phosphate et la baisse du rendement du secteur touristique tunisien ont impacté la situation économique du pays et aggravé la crise financière.

Il a en outre indiqué que la baisse des prix des nuitées dans les hôtels et établissements d’accueil a encore pénalisé le secteur, lequel n’a toujours pas retrouvé son rythme habituel. S’y ajoute la hausse du nombre des travailleurs dans le bassin minier de 9 à 27 mille.

Sallemi n’a pas manqué en outre de souligner l’importance de l’aspect sécuritaire pour booster l’investissement, attirer des capitaux et stimuler le tourisme.

Il a ajouté que la crise économique et financière qui frappe depuis des années la Tunisie a été amplifiée par le déficit commercial qui a atteint, selon lui, des niveaux records. De plus, la hausse des prix et la détérioration du pouvoir d’achat des Tunisiens va pousser les gens à demander des augmentations salariales.

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