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Achraf Ayadi, expert bancaire et financier a accordé à Africanmanager, une interview exclusive où il a parlé de la situation économique actuelle en Tunisie, notamment  sa prochaine sortie de la Tunisie sur le marché international et les cours mondiaux du pétrole qui n’ont de cesse de grimper. Interview:

Comment jugez-vous la situation économique actuelle de la Tunisie ?

Pour répondre à cette question, il suffit de regarder quelques indicateurs macro-financiers à la date de l’abandon de Carthage 2 : un Euro à plus de 3 dinars, un Dollars à plus de 2,5 dinars, un TMM de 6,4% et 14 milliards de dinars de refinancement de la BCT aux banques (contre les BTA déposés en garantie). Ces chiffres sont illustratifs d’un niveau de risques monétaires très importants sur l’ensemble de l’économie. Avec un déficit commercial à plus de 1500 millions de TND en mai, la pression sur les réserves de change s’accentue fortement. Elle est démultipliée par le fait que les engagements de l’Etat en matière d’endettement contribuent aussi à accélérer cet effritement. En gros, nous sommes dans un contexte de fortes incertitudes. Elles pèsent aussi bien sur la mobilisation de l’épargne nationale vers l’investissement productif que sur la capacité de l’Etat à jouer un rôle positif de locomotive de l’économie. 

Voulez-vous dire que la prochaine sortie de la Tunisie sur le marché international pourrait être compromise ?

Je dirais plutôt qu’elle serait particulièrement coûteuse.  Les investisseurs internationaux ne sont pas dupes. Nous partons avec plusieurs handicaps sérieux. Le premier est lié à la situation économique telle que décrite précédemment. Le second est dû aux signaux négatifs émis par le FMI en mettant en place une revue trimestrielle, en lieu et place de la semestrielle, qui est la conséquence d’un nombre considérable d’engagements non tenus en matière de réformes. Le troisième est le fait que les Etats Unis et l’Union Européennes ne seraient pas disposées à soutenir la Tunisie au travers d’une garantie de cette dette souveraine à émettre. Et le dernier est plutôt politique : il n’y a plus d’interlocuteur stable qui peut engager l’Etat durablement. Tous ces facteurs vont avoir un impact sur le taux d’intérêt qui nous serait servi. A partir d’un certain niveau de taux, il vaut mieux baisser le montant collecté. Dans ce cas, je ne sais pas comment pourrions-nous financer le déficit commercial (nos importations) et le budget de l’Etat. Rappelons à cet effet que les encours actuels de BTA s’élèvent à environ 12 milliards de TND, empruntés par l’Etat aux banques locales à des taux allant jusqu’à 7,5% à rembourser en 2032 ! Certes, la croissance est revenue. Elle reste fragile et insuffisante pour faire face aux enjeux actuels de l’endettement.

Peut-on parler d’une reprise en 2019 ou en 2020 ?

Les conditions d’une reprise sont surtout politiques, pour débloquer les réformes et assainir le climat social. L’année 2019 serait une année électorale où aucun acteur ne prendrait des risques en l’absence d’une majorité solide. Et quelle que soit l’efficacité des politiques économiques de la nouvelle majorité, nous ne verrons pas des résultats significatifs en une année seulement. Au vu des chantiers à ouvrir, il me semble plus opportun de nous projeter sur 5 à 10 ans pour redresser la barre.

Les cours pétroliers ne cessent d’évoluer sur le marché international. À la lumière de cette situation, comment serait le budget de 2019 par rapport à celui de 2018 ?

En mai 2018, le baril de Brent est négocié à environ 80 dollars sur le marché international, soit une hausse de 50% en une année. Le prix est par ailleurs assez volatil et on peut noter des hausses régulières de 3% et plus en quelques jours. Pour autant,  les contrats à terme ne s’affolent pas, et on ne peut donc pas parler de spéculation sur le brut. La situation explosive au Moyen-Orient, l’inversion de la politique monétaire de la FED, l’Euro qui reprend du terrain devant le Dollar sur les derniers mois, la Russie qui renforce son intégration avec ses partenaires économiques des BRICS, les tensions autour de l’accord sur la dénucléarisation de l’Iran, etc. sont tous des facteurs ne plaidant pas pour un Baril à 54 Dollars. L’effet sur le budget 2018 sera désastreux. Une correction s’impose à travers une loi des finances complémentaire. D’un côté, l’Etat ne peut pas stabiliser la compensation des hydrocarbures au vu de ce prix international au risque d’aggraver les déficits. De l’autre, le consommateur finira par subir plusieurs hausses successives du taux d’inflation et du prix à la pompe. Espérons que les estimations pour le budget 2019 seraient plus sérieuses. Il s’annonce déjà comme un budget marqué par l’austérité. Les réformes avaient besoin de temps pour être déroulées. Le retard que nous avons subi nous mets aujourd’hui dos au mur.

Vous êtes bien pessimiste…

A court terme, oui. Observez le nombre de jeunes médecins, ingénieurs et universitaires qui fuient le pays. Comptez le nombre de jeunes moins qualifiés qui préfèrent courir le risque de périr en mer que de vivre sans espoir de travailler, de fonder une famille et de se projeter. Il faut remettre de l’espoir, non pas avec des discours creux, mais avec du concret. Il faut prouver que les citoyens ont raison de faire encore confiance à l’Etat. Ce dernier est à égalité responsable et victime de la dégradation de la situation actuelle. Sa transformation en profondeur est une urgence absolue.

Très concrètement, comment pouvons-nous nous en sortir à votre avis ?

Pour débloquer la situation, dans sa globalité, il faut mettre en place trois piliers. Tout d’abord, un nouveau projet de société définissant ce qu’est être citoyen de ce pays, clarifiant le socle de valeurs communes entre tous et mobilisant les médias et l’école pour le marteler jour et nuit. Sans projet de société, nous ne pouvons faire aucune projection économique collective. Ensuite, il nous faut impérativement un projet économique sur 20-30 ans, avec un impact multi-dimensionnel allant des programmes d’enseignement jusqu’à la gestion des caisses de retraite. Toutefois, avant tout cela, il nous faut une refonte de la constitution, avec moins d’effritement des compétences entre pouvoirs et contre-pouvoirs, et l’assurance, à chaque élection, de disposer d’une vraie majorité légitime. C’est la seule manière d’ancrer les transformations induites par les réformes et de conduire un débat social serein. Pour ce qui est des mesures opérationnelles, j’ai déjà eu l’occasion d’en détailler quelques-unes avec Aram BELHAJ et publié chez l’un de vos confrères.
Trop de choses essentielles n’ont pas été faites depuis l’indépendance. Trop de choses ont été faites “de travers” depuis le 14 janvier 2011. Le chantier est juste colossal.

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La hausse des prix de pétrole à l’échelle mondiale a faussé les calculs du gouvernement tunisien qui malgré les alertes des experts n’a pas réagi à temps. Cette alerte devient une réalité et personne ne peut plus en douter, surtout depuis que le prix du baril de brut léger américain se rapproche des 76 dollars. Un taux qui devrait bouleverser davantage les calculs et obliger le gouvernement tunisien à augmenter les prix des carburants et des autres produits.

A cet égard, l’ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda a indiqué dans une déclaration à Express Fm, jeudi 10 mai 2018, que la décision du président Donald Trump de se retirer officiellement de l’accord nucléaire iranien est loin d’être une surprise, en expliquant que cette décision pourrait avoir de graves répercussions sur l’économie et la sécurité mondiale.

Il a aussi indiqué que 2018 sera une année difficile à la lumière des évolutions observées dans la région, notamment au niveau des prix du pétrole, faisant savoir à ce propos qu’une hausse de 1 dollar du prix du baril engendra un déficit dans les finances publiques de l’ordre de 300 millions de dinars. Il a souligné la fragilité du budget relatif à l’exercice 2018.

Dans le même ordre d’idées, il a fait savoir que les cours pétroliers ont dépassé les 70 dollars et risquent encore d’augmenter d’ici la fin de l’année avec les tensions au Moyen-Orient et les évolutions en Arabie Saoudite.

Et d’ajouter que l’augmentation du prix du baril de pétrole à 70 dollars aura un impact négatif sur le budget de l’Etat. Et il sera difficile de rétablir les équilibres financiers durant l’année prochaine.

A noter que le prix du baril de Brent ne cesse de grimper pour franchir le seuil des 70 dollars, une première depuis plus de trois ans.

Journaliste, anciennement à RTCI et à la télévision, du temps où elle diffusait un journal télévisé en langue française, Séjir Chbil a mis en ligne sur sa page officielle un Post qui débute, heureusement, par «je persiste dans ma naïveté, en espérant que le pays ne sombre pas, et sera sauvé par ses propres enfants, les vrais». Mais en attendant…

– le pays croule, et Sihem insiste pour nous informer que notre indépendance est tronquée…

-Le pays croule et le “syndicat» de l’enseignement revendique des…augmentations

-Le pays croule et le joufflu Imed Daimi exige le départ de Med Ennaceur

-Le pays croule, et les partis politiques se déchirent à mort pour…recueillir des voix, qu’ils n’auront jamais

-Le pays croule, et certains ministres, se la coulent…douce.

-Le pays croule, et les haineux, les coincés des orifices, les pernicieux, les jaloux, pataugent comme des scatophiles refoulés, dans la merde ambiante

-Et si on faisait notre catharsis…

-Et si on faisait, comme en Corée du sud au lendemain de la 2e guerre mondiale : main dans la main tous unis pour décoller, ce qui a fait de ce pays, en quelques décennies, le second tigre asiatique.

-Et si, et si, et si….

Et dire que cette révolution qui fleurait le jasmin, sent de plus en plus le souffre, à cause de ceux qui l’ont prise en otage.

Mais trêve d’élucubrations,  je rêve ou quoi ?

Alors laissons-nous crouler en paix, car on n’a pas encore atteint le fond, le pire est à venir mes frères, sauf si…

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Le membre du bureau exécutif de l’UTICA Khaled Sallemi a fait savoir dans une déclaration à Africanmanager que pour que la Tunisie puisse sortir de la crise économique qui sévit dans le pays et dépasser la pléthore de difficultés financières, il faudra encourager, en priorité, l’investissement intérieur et étranger.

Et de préciser que l’ensemble des mesures inscrites dans le cadre de la loi de finances 2018, à l’instar de l’augmentation des tarifs douaniers et les taxes à la consommation ainsi que la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée, a entraîné la détérioration du pouvoir d’achat des Tunisiens, notamment celui de la classe moyenne et de la couche à faibles revenus. Cette situation de crise s’est encore accentuée avec la dépréciation du dinar tunisien et son recul face à l’euro de près de 20%. La chute du dinar a été constatée depuis le mois d’avril dernier.

Il a en outre indiqué que le nouveau président de l’UTICA, fraîchement élu, Samir Majoul, avait exprimé l’attachement de la centrale syndicale au document de Carthage, appelant toutefois à y ajouter un nouveau chapitre dédié à l’économie du pays. “Ça suffit avec la politique… Nous avons besoins de l’économie pour sauver le pays…“, a assuré Sallemi.

Le membre du nouveau bureau exécutif de l’UTICA a sous un autre angle indiqué que la poursuite de la perturbation dans la production de phosphate et la baisse du rendement du secteur touristique tunisien ont impacté la situation économique du pays et aggravé la crise financière.

Il a en outre indiqué que la baisse des prix des nuitées dans les hôtels et établissements d’accueil a encore pénalisé le secteur, lequel n’a toujours pas retrouvé son rythme habituel. S’y ajoute la hausse du nombre des travailleurs dans le bassin minier de 9 à 27 mille.

Sallemi n’a pas manqué en outre de souligner l’importance de l’aspect sécuritaire pour booster l’investissement, attirer des capitaux et stimuler le tourisme.

Il a ajouté que la crise économique et financière qui frappe depuis des années la Tunisie a été amplifiée par le déficit commercial qui a atteint, selon lui, des niveaux records. De plus, la hausse des prix et la détérioration du pouvoir d’achat des Tunisiens va pousser les gens à demander des augmentations salariales.

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L’année 2017 a fini sur une note inquiétante pour l’avenir du pays, il faut bien le reconnaitre, quelle que soit notre propension pour la méthode Coué et le besoin impérieux d’entretenir une lueur d’optimisme pour pouvoir continuer à avancer. Pour le coup, nous ferons l’impasse sur la situation économique et ses périls, que les experts ont abondamment dépeints et nous nous bornerons au contexte politique lequel, tout de même, imprime la direction de la Tunisie, à tous les niveaux. Pêle-mêle, l’année a fini avec l’élection du trublion Yassine Ayari, que rien, pas même les recours judiciaires contre le choix d’une poignée d’électeurs, n’empêchera de siéger à l’ARP. Il y a aussi les dissonances au sein de l’UPL, dont le patron, Slim Riahi, a jeté l’éponge, un départ, dit-on, bloqué par les cadres de son parti. Et puis il y a Nidaa Tounes, avec ses bruits autour de l’éviction imminente de Hafedh Caïd Essebsi pour rebondir et regagner une crédibilité qui s’est sérieusement érodée. Enfin il y a le Pacte de Carthage, presque déclaré cliniquement mort, au point que Kamel Morjane et l’UGTT ont proposé leurs services : L’un pour le réanimer l’autre pour le supplanter, s’il le faut. La confusion est telle que le président de la République, Béji Caid Essebsi, encore lui, est obligé de monter au front, à 91 ans, pour tenter de sauver les meubles et tirer d’affaire une classe politique dont l’incompétence est devenue notoire.

D’abord le premier parti politique du pays, selon les résultats des dernières législatives : Nidaa Tounes. Les nombreux détracteurs de HCE, au sein même de la formation ou en dehors, ont exulté quand ils ont appris que celui qui a brillé par sa capacité à faire le vide autour de lui (que ce soit pour la flopée de dirigeants qui sont partis ou les électeurs qui ont boudé les législatives partielles de la circonscription d’Allemagne) allait être éjecté. Mais depuis plus rien. Manifestement la direction du parti, ou plutôt ce qui se présente comme tel (nous rappelons qu’il n’y a toujours pas de date pour le Congrès électif), hésite à mettre fin à la plus grande imposture et au plus grand hold-up politiques de l’après-révolution… parce que justement l’intéressé s’appelle Essebsi et que l’ombre du père continue de planer et tient encore, quoi qu’on en dise, la dragée haute à ses collègues de la scène politique.

Il y a aussi l’UPL (Union patriotique libre), qui est rentré dernièrement au bercail – Pacte de Carthage -, pour mieux l’agiter avec la démission surprise de son chef de file. Le climat politique, auquel rien n’est épargné en ce moment, pouvait se passer de cette énième secousse. Aux dernières nouvelles, Slim Riahi a été empêché par les siens de claquer la porte. Mais on n’en a pas la confirmation depuis, le devoir d’informer les citoyens-électeurs étant le cadet des soucis des états-majors des partis. In fine, Riahi partira, partira pas ? Mystère le plus absolu pour le moment. Un suspense mortifère pour un Pacte de Carthage que BCE se propose de sauver, à défaut de l’élever de plusieurs crans.

Autre curiosité du moment : Afek Tounes. Les compagnons de Yassine Brahim ont, très officiellement, quitté le navire – Pacte de Carthage et gouvernement – le 16 décembre 2017, pour cause de désaccords très profonds avec les orientations économiques de Youssef Chahed (la Loi de finances 2018). Sauf que, patatras, deux jours après, le 18 décembre 2017, des cadres du parti, dont des membres du bureau exécutif, du bureau politique et du conseil national, pondent un communiqué pour dire haut et fort leur attachement au Pacte de Carthage et leur appui au gouvernement. D’ailleurs les quatre ministres d’Afek Tounes, que Brahim et compagnie avaient sommé de quitter l’équipe de Youssef Chahed, y sont encore. Au jour d’aujourd’hui, personne n’est pas capable de dessiner le futur de ce parti de grosses têtes qui était pourtant promis à un bel avenir.

Nous ferons l’impasse sur Ennahdha qui, pour le moment, parvient à mettre le couvert sur ses dissensions à la faveur de sa discipline militaire qui tient à la personne de Rached Ghannouchi. Mais quid après sa disparition de la scène politique ? Les islamistes n’ont pas anticipé et mettent la tête dans le sable pour tenter de conjurer ce qui va sans doute sonner le glas de la légendaire unité du mouvement. Nidaa Tounes est a été laminé par la même affaire, quand BCE s’en est, formellement du moins, lavé les mains. Ennahdha ne sera pas épargné…

La Tunisie n’a que l’ombre tutélaire du chef de l’Etat à se mettre sous la dent. Même Chahed, sur qui pourtant tous les regards sont tournés, lui cédera la priorité et même l’appuiera, dit-il, si BCE décide de rempiler au scrutin de 2019. Même le chef du gouvernement est obligé de se ranger derrière le vieux briscard de 91 ans, comme si la Tunisie n’avait pas droit à son ‘Emmanuel Macron’. Assurément Chahed n’a pas rendu service à la nation en confortant l’idée qu’après le président de la République ce sera le déluge, alors qu’il se doit, lui, le plus populaire des dirigeants de la place, de bâtir ici et maintenant son avenir et celui du pays…

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L’artiste et chanteur tunisien Lotfi Bouchnak, a déclaré que “la crise économique a frappé le monde entier, et non l’Égypte et la Tunisie uniquement”, expliquant qu'”en France, l’un des plus grands pays européens, il y a plusieurs familles entières qui habitent dans la maison d’une superficie ne dépassant pas 20 mètres, et trouvent à peine de quoi manger.”

Et Bouchnak de continuer que «le prix du dollar en Tunisie a augmenté, tout comme en Égypte, et nous devrions être optimistes pour ne pas que nous périssions de nous-mêmes».

Bouchnak, qui parlait lors de son entretien avec le journaliste Amr Adib dans son programme TV intitulé «Chaque jour», a aussi déclaré que «la Tunisie a réussi à travers les services de sécurité à éliminer 99% des éléments appartenant à l’organisation terroriste Daesh», soulignant que «il n’y a pas de religion divine qui ordonne de tuer, comme le disent et le font les extrémistes».

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Le Secrétaire général du Mouvement Machrou Tounes, Mohsen Marzouk, a mis en garde, lundi 20 mars 2017, contre la menace qui pèse sur l’indépendance nationale, particulièrement au double plan sécuritaire et économique.
” L’indépendance de la Tunisie demeure menacée en raison du spectre du terrorisme qui hante le pays et de la crise économique qui le suffoque “, a-t-il averti lors d’un meeting à Kairouan, à l’occasion du 61e anniversaire de l’indépendance.
“Face à l’échec de la politique tunisienne, de la dégradation de la situation économique et de la baisse du pouvoir d’achat du Tunisien, nous devons tout mettre en œuvre pour défendre la bannière nationale et protéger l’indépendance du pays”, a-t-il martelé.
A ce propos, il a dit regretter de voir l’économie nationale s’appuyer désormais sur ” l’aumône et l’endettement extérieur “.
” L’évasion fiscale, l’importation anarchique et l’émergence d’une mafia économique ont considérablement affaibli l’économie nationale “, a-t-il encore déploré.
” Le Mouvement Machrou Tounes est là pour mettre fin au chaos politique. Il est nourri d’une ferme volonté de diriger le pays pour engager les réformes nécessaires et construire un avenir meilleur ” a-t-il dit.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré ce mardi 31 janvier que la précarité de la situation du pays, notamment en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme, n’a pas permis d’améliorer les indices de développement et le lancement de réformes structurelles visant la promotion de l’économie nationale.

Il a ajouté lors de la conférence nationale sur les réformes de la sécurité sociale que ce genre d’obstacle n’a pas empêché le GUN de fournir plus d’efforts afin de sortir de l’ornière. Il a affirmé que son gouvernement a commencé à concrétiser une batterie de mesures prioritaires dont notamment la lutte contre la pauvreté et la réforme du régime social.

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Les Tunisiens ne se sont pas mis sur leur trente-et-un (décembre) pour joindre deux années, 2016 qu’ils avaient hâte et à cœur d’oublier et 2017 dont ils craignent qu’elle soit au mieux l’exacte réplique de la précédente. Des appréhensions qui tirent leur essence d’une situation économique si mauvaise qu’elle est tenue en l’état par une autre, politique, qui empoisonne la vie à un peuple qui peine à voir le bout du tunnel, bientôt six ans après une révolution dont il a célébré la survenance pour retomber presqu’aussitôt dans la désillusion.

2016 a été, économiquement parlant, une année affligeante sous tous les rapports, qui a vu quasiment l’ensemble des paramètres cligner au rouge, pour ne pas dire pire. Une croissance au plus bas, un chômage au plus haut, des déficits qui se creusent à vue d’œil, un endettement exponentiel, un investissement léthargique, avec, en filigrane, l’improvisation érigée en système de gouvernement. La tentation serait forte d’attribuer la responsabilité de ce sombre tableau à l’Etat, qui cherche encore l’introuvable vision qui lui permette de tracer une voie claire pour reprendre les choses en main pour affirmer son autorité partout où elle est bafouée, mais autant à ses partenaires sociaux pris des démons que l’on sait, et plus encore aux Tunisiens eux-mêmes qui n’ont pas pris la vraie mesure des défis qui les assaillent.

Avec un dérisoire taux de croissance de 1,5% au lieu des 2,5% prévus, il tiendrait mathématiquement du miracle de faire grand-chose et de ne pas échapper à la rituelle loi des finances complémentaire pour combler un trou de 3,3 milliards de dinars et bien davantage en 2017. Un exercice dont les gouvernements de l’après-Révolution sont invariablement coutumiers pour s’être heurtés en chemin à des « imprévus » dont le financement est d’autant plus inapproprié qu’il se répercutera sur l’exercice suivant, précipitant les caisses de l’Etat dans une spirale sans fin. C’est assurément dévastateur pour le chômage dont le taux de 15,5% demeure une plaie qu’il sera difficile de résorber alors que les universités déversent chaque année sur le marché du travail des centaines de milliers de diplômés qui ne trouvent pas acquéreur. Un écueil social de moins en moins gérable en raison de ses répercussions de divers ordres, notamment sécuritaire et sociétal.

S’y greffe un déficit budgétaire de 5,7% du PIB alors que la norme convenue est de 3% , nourri par un taux d’endettement public de 63,9% du PIB en 2016, soit 10 points de plus qu’en 2015, sans parler de l’endettement extérieur qui devrait grimper à 66,2% du PIB, un taux sans aucune mesure avec celui attendu en 2017, pas moins de 70%, avec les remboursements du service de la dette, ce qui pourrait placer la Tunisie dans la posture du pays tenu de demander le rééchelonnement de sa dette, une première dans son histoire.

L’inflation est de retour

Des tourments aussi avec le retour de l’inflation qui, après une parenthèse massivement saluée sous le gouvernement Essid, est en train de faire une inquiétante réapparition, atteignant 4% en novembre 2016, un symptôme patent de la dégradation du pouvoir d’achat, qui devrait abonder dans ce sens cette année avec le retour presqu’acquis des tensions inflationnistes et ipso facto de la flambée des prix.

2016, c’était aussi la dégringolade de la production pétrolière et du phosphate. Le bassin minier a toujours aussi mauvaise mine avec une crise qui dure depuis cinq années consécutives, occasionnant aux caisses de l’Etat des pertes de 5 milliards de dinars pour cause d’une chute de la production de 60%. Et ce qui s’y passe ne semble présager de rien de bon, avec des arrêts de travail récurrents, des grèves qui s’enchaînent, le plus souvent pour des causes obscures, notamment à l’occasion de la proclamation des résultats de concours de recrutement ou tout simplement de retard dans le paiement de primes. Une hémorragie qui n’est pas près d’être stoppée malgré les « gestes de bonne volonté » du gouvernement. S’agissant du pétrole et du gaz, la production n’est pas logée à meilleure enseigne avec une production qui s’amenuise pour une raison ou pour une autre, comme ce fut le cas de Petrofac qui n’arrive pas à se relever des graves convulsions qui n’ont de cesse de la secouer au point que la compagnie envisage sérieusement de quitter définitivement le pays dont la production gazière se trouvera, ce faisant, amputée de 12%.

La funeste question du Dinar

Plus grave encore est la situation dans le secteur du tourisme qui croule sous les effets des attentats terroristes de 2015, et dont les recettes sont en constante chute due aux interdictions de voyage décrétées par nombre de pays émetteurs, notamment la Grande-Bretagne. L’attaque de Berlin, dont l’auteur présumé est un ressortissant tunisien, n’est pas pour arranger les choses, même si un léger redressement est constaté suite aux flux, il est vrai épisodiques, des Russes et des Algériens.

Enfin, il y a la funeste question du Dinar et de sa descente aux enfers. Au 29 décembre, il s’est déprécié de -14,1% par rapport au dollar contre une régression de – 7,6% en 2015, de – 11,5% en 2014 et de -6,1% en 2013, selon les derniers chiffres de la Banque centrale de Tunisie. Et il y a fort à parier que la tendance ne sera pas près de s’arrêter là au regard de l’ordonnance générale de l’économie tunisienne toujours suspendue aux appréciations des agences notation qui enchaînent les dégradations souveraines.

2017 sera-t-elle moins mauvaise ? Le président de la République et le gouvernement sont affirmatifs : l’économie ira mieux et l’année qui s’ouvre sera celle du décollage économique, soutiennent-ils sans autre forme de procès. Ils invoquent en chœur et sans ambages les résultats de la conférence internationale pour l’investissement Tunisie 2020, les engagements financiers qui y ont été pris et les promesses faites. Attendons voir !

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Le député du Front Populaire Ammar Amroussia a déclaré que les symptômes d’une explosion sociale sont très visibles, notamment avec la montée de la grogne sociale et la mobilisation de plusieurs secteurs pour protester contre le projet de la loi des finances pour l’exercice 2017.

L’opposant a par ailleurs accusé le chef de l’Etat, Beji Caid Essebssi, le rendant responsable de la crise profonde qui secoue la Tunisie.

Sur un autre plan, il a estimé que la Tunisie ne pourra jamais bénéficier des retombées de la Conférence internationale sur l’investissement, prévue les 29 et 30 novembre courant. Inteview :

Ce climat actuel marqué par la multiplication des mouvements de protestation pourrait-il affecter la tenue de la Conférence internationale sur l’investissement, prévue les 29 et 30 novembre courant ?

Dans cette conjoncture où le projet de la loi des finances continue de provoquer la colère de plusieurs secteurs et organismes, et même les partenaires du gouvernement en place à l’instar de l’UGTT et de l’UTICA, la Tunisie ne pourra jamais bénéficier des retombées de la Conférence internationale sur l’investissement.

Comme tous les Tunisiens, on espère une amélioration de la situation, mais avec cette coalition au pouvoir les choses vont se détériorer de plus en plus et la crise sera plus profonde.

Que faire alors ?

Cette conjoncture nous pousse à réviser de manière structurelle le projet de la loi de finances pour l’exercice 2017 car le texte dans sa version actuelle est rejeté par l’ensemble des acteurs. Le rassemblement des avocats et des pharmaciens aujourd’hui devant le siège de l’ARP en est une preuve, sans oublier l’appel de la centrale patronale à la mobilisation et la menace de l’UGTT d’observer un grand rassemblement devant l’Assemblée des représentants du peuple et à la Kasbah dans un délai d’une semaine et ce, afin de “faire pression sur le gouvernement » tout en appelant ses partisans à “se préparer à une grève générale” avant le 8 décembre prochain.

Dans l’histoire de la Tunisie, tous les gouvernements qui ont essayé de provoquer l’UGTT ont échoué. C’est le cas du GUN, qui risque de vivre le même scénario, surtout dans ce climat tendu.

Comment vous jugez le rendement de ce gouvernement ?

C’est un gouvernement irresponsable et il est en train de flouer l’opinion publique sur la question des majorations salariales. La politique héritée de l’ancien chef du gouvernement est le bon exemple : il a signé un accord avec l’UGTT autour des majorations et en même temps il s’est engagé auprès du FMI sur le fait qu’aucune majoration ne sera programmée en 2016 et 2017.

De même, la pratique de la manipulation est observée aussi dans le projet de la loi de finances pour 2017.

Comment ?

Ce budget s’étale sur dix mois, plusieurs questions se posent à ce niveau, par exemple le gouvernement ne va plus payer les salaires des fonctionnaires dans deux mois ?

A travers ces manoeuvres, le gouvernement a voulu convaincre son premier patron « le FMI » en procédant à la baisse de son budget pour l’année prochaine.

Cependant, je pense qu’il s’agit d’un projet de loi qui irrite l’ensemble des acteurs et partenaires sociaux qui l’ont fortement critiqué. C’est tout simplement un budget qui va à l’encontre des principes de la révolution et qui vise à encourager la corruption contre une aggravation de la situation des couches populaires.

Avec cette démarche, le gouvernement est en train de faire exploser le pays.

Peut-on parler d’une explosion sociale en Tunisie dans pareille condition ?

Les indices de l’explosion existent en réalité et sur le terrain… On est en train de suivre une montée de la grogne sociale avec plusieurs mouvements de protestation observés par plusieurs secteurs et métiers, dont notamment les avocats, les médecins, les agriculteurs, sans oublier la colère des anciens étudiants fichés par la police qui continuent de souffrir et qui sont au bord de l’explosion.

Ces mouvements viennent dans une conjoncture délicate marquée par la persistance du chômage, les inégalités régionales, alors qu’il y a une recrudescence de la corruption et la contrebande.

Avec ces éléments, ce mois de novembre risque d’être chaud et par conséquent la Tunisie risque de faire face à une explosion sociale.

Votre lecture pour le discours de Beji Caied Essebssi ?

Ce discours prouve que le chef de l’Etat est très loin des problèmes actuels de la Tunisie, et son lien avec ce pays demeure très faible…

Pourquoi vous dites ça?

Tout simplement parce qu’il est à l’origine de la crise profonde qui secoue la Tunisie, et plus précisément le premier parti au pouvoir, Nidaa Tounes, qui est affaibli déjà par son départ.

Ses propos dans l’interview accordée hier soir à la chaine Al Hiwar Ettounssi viennent prouver cette hypothèse et démontrent qu’il est en soi une erreur dans l’histoire de la Tunisie.

Et pour sa position par rapport à la justice transitionnelle ?

Je peux comprendre la position du chef de l’Etat et surtout son absence lors des premières séances d’écoute. Car il est concerné par ce processus important. Plusieurs crimes de torture ont eu lieu quand il était à la tête du ministère de l’Intérieur, sous le régime de Bourguiba.

Personne ne peut ignorer l’histoire de la Tunisie… Un petit rappel pour notre président : le militant Lazhar Chraieti a été exécuté le 24 janvier 1963, mais jusqu’à ce jour sa famille n’a pas reçu sa dépouille…

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Les Burundais doivent se serrer la ceinture pour cause de crise économique, mais plus encore depuis que l’Union Européenne (UE) a coupé tout soutien financier au gouvernement. Résultat : Les autorités tirent sur tout ce qui bouge pour gonfler les recettes, une politique de taxation tous azimuts couplée avec une réduction des dépenses publiques. Quitte même à prendre des décisions qui décoiffent, rapporte Jeune Afrique ce lundi 07 novembre 2016.

Par exemple les habitants de la capitale sont obligés de se payer un cahier dit de ménage à 2000 francs burundais (soit 1,40 euro), à défaut ils sont classés dans la catégorie rebelles, avec tous les désagréments que cela suppose ; il y a également l’obligation d’arborer un gilet d’une valeur de 13 500 francs burundais pour tout conducteur de taxi vélo. Le maire de la capitale, Bujumbura, vient de pousser le génie – ou le bouchon – fiscal jusqu’à décréter une taxe de stationnement sur la voie publique.

Dans le genre surréaliste, c’est pas mal non plus au niveau de la réduction des dépenses publiques. Le président du sénat, Révérien Ndikuriyo, a provoqué l’émoi en assénant le 28 octobre 2016 à Gitega, au centre du pays, devant des citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer, que la gestion des salaires des enseignants pourrait bientôt être confiée aux communes. Vous imaginez les dégâts !

«Les communes ont des difficultés à payer leurs salariés qui, souvent, ne sont pas plus d’une dizaine. Et certaines comptent jusqu’à 500 enseignants », lâche, au bord du désespoir, Emmanuel Mashandari, président du syndicat Conapes (Conseil national du personnel de l’enseignement secondaire).

Il rappelle, pour ceux qui l’auraient oublié, que les enseignants constituent une écrasante majorité dans la fonction publique, 82%. Pour le syndicaliste, « les communes sont incapables de les gérer, ni financièrement ni techniquement».

Faustin Ndikumana, président de la Parcem (Parole et action pour le réveil des consciences et évolution des mentalités), râle également. Il est d’avis que le gouvernement aurait dû au préalable procéder à un audit sur le budget des mairies avant de songer à scier la branche sur laquelle sont assis les enseignants.

Tous les détracteurs du nouveau virage pris par le gouvernement arguent que le Burundi est à bout de souffle depuis que ses partenaires lui ont tourné le dos, notamment les Occidentaux.

A rappeler que l’UE a coupé les ponts avec le gouvernement depuis le 14 mars 2016, suite à la paralysie politique provoquée par la décision du président Pierre Nkurunziza, le 26 avril 2015, de requérir un troisième mandat, en totale violation de la Constitution. Les chancelleries occidentales ont tout fait pour le ramener à la raison, mais il a persisté, provoquant un conflit armé qui mine depuis la stabilité du pays.

L’UE vient de procéder à autre tour de vis en décidant de ne plus faire verser dans les caisses publiques la paie des soldats burundais en mission en Somalie. Un terrible manque à gagner pour le gouvernement, qui ne versait aux militaires que 80 % des sommes reçues…

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Les pratiques des gouvernements qui se sont succédé et l’absence d’une vision claire sont à l’origine de la crise économique qui secoue le pays, a estimé, jeudi, Lotfi Mrayhi, secrétaire général du parti de l’Union populaire républicaine (UPR).
” Les partis politiques au pouvoir ont failli à leur mission “, a-t-il ajouté lors d’une conférence organisée, aujourd’hui, à Tunis, sur ” les PME garantes de la souveraineté nationale “. Il a indiqué que la crise économique s’explique également par l’importation excessive de produits de consommation par l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), ce qui a nui, énormément, aux institutions nationales, a-t-il dit.
L’adhésion de la Tunisie depuis les années 90’s à l’économie mondiale “avait porté un coup dur” aux petites et moyennes entreprises (PME) qui représentent 80% du tissu économique, a-t-il souligné, faisant remarquer que ce secteur est pourvoyeur d’emploi à plus d’un titre.
Mrayhi a appelé le gouvernement et tous les intervenants à “prendre les mesures qui s’imposent et à mettre en place une législation adéquate pour encadrer et protéger les PME afin d’améliorer leur compétitivité.
Les institutions nationales sont les locomotives de l’économie dans la mesure où elles contribuent largement à réduire le déficit commercial et à garantir l’indépendance de la décision politique, loin des diktats imposés sur la Tunisie en raison de la dégradation de la situation, a-t-il encore soutenu.

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L’expert en économie Sami Arfaoui a affirmé que le nouveau gouvernement de Youssef Chahed devra  trouver d’autres alternatives plus pertinentes afin de sauver le pays et ce à travers une coopération concrète et solide entre tous les partis politiques. Le taux de l’endettement de la Tunisie a augmenté, la Tunisie est appelée à travailler davantage pour sortir de l’ornière. Interview :

  1. Pouvez-vous nous brosser la situation économique actuelle du pays ?

La Tunisie traverse ces dernières années une grosse de crise économique qui a touché plusieurs secteurs à haute valeur ajoutée. Un grand chantier attend le nouveau gouvernement de Youssef Chahed pour confirmer la reprise de la croissance économique.

  1. Des experts ont comparé la situation du pays à celle de la Grèce, qu’en pensez-vous ?

Oui je partage leurs déclarations, nous sommes dans la même situation que celle de la Grèce, sauf que la Grèce est soutenue par l’Union Européenne et que notre pays ne bénéficie pas d’un soutien étranger.

  1. Le nouveau gouvernement de Chahed pourra-t-il sauver le pays ?

Nous avons besoin au moins de 20 jours pour évaluer le rendement du nouveau gouvernement. Actuellement il y a un grand retard et une polémique autour du nouveau gouvernement. Il nous faut des solutions rapides, pertinentes pour sauver le pays déjà fragilisé par de nombreux facteurs. Il est appelé à créer d’autres revenus et plusieurs autres alternatives.

Il nous faut aussi une bonne entente entre tous les partis politiques tunisiens et donner un nouveau souffle aux Tunisiens. La Tunisie affronte aujourd’hui une crise majeure qui s’approfondit de jour en jour. Une telle situation ne peut pas continuer et des mesures urgentes doivent être prises pour sauver le pays.

  1. Le gouvernement a, entre autres, sauvé la saison touristique estivale, n’est-ce pas ?

C’est vrai qu’une légère reprise a été constatée au niveau du tourisme interne (arrivée des Algériens, augmentation des vacanciers tunisiens, des Russes…) , mais il faut encore revoir la stratégie sur le plan triennal pour confirmer la reprise. Il faut aussi que les professionnels du secteur s’orientent vers d’autres nationalités étrangères et qu’ils diversifient le produit tunisien, dont notamment la promotion de la destination et la mise en place d’un nouveau plan de communication.

  1. Le recrutement dans la fonction publique est-t-il encore possible ?

Le lancement des concours pour les recrutements dans la fonction publique est quasiment impossible. Nous avons atteint le plafond. De même, le budget de l’Etat ne nous permet pas de recruter encore d’autres fonctionnaires étant donné que le pays passe depuis des années par une conjoncture économique très difficile.

Les recrutements dans le secteur privé sont possibles car les sociétés tunisiennes privées sont en train d’accroître les activités et de renforcer les rendements en dépit de la dégradation de la situation économique en Tunisie.

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L’expert en économie Sami Arfaoui a déclaré ce vendredi 12 août 2016 à Africanmanager que la Tunisie traverse depuis les dernières années une crise économique qui a touché plusieurs secteurs à haute valeur ajoutée.

“Un grand chantier attend le nouveau gouvernement de Youssef Chahed pour confirmer la reprise de la croissance économique”, a déclaré Sami Arfaoui, soulignant que cela est tributaire de la synergie des membres du gouvernement.

On rappelle que Youssef Chahed récemment désigné par le président de la République a officiellement un mois pour former son gouvernement.

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L’expert en économie Sami Arfaoui a déclaré ce jeudi 21 juillet 2016 à Africanamanger qu’«en dépit de la crise économique que traverse le pays au niveau de plusieurs secteurs à haute valeur ajoutée, des signes d’une légère reprise ont été constatés dans le secteur du tourisme. (…). Le gouvernement et le département du Tourisme devront accomplir un travail d’Hercule afin de sauver le secteur et préserver les postes d’emploi », a-t-il affirmé.

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Dans une déclaration accordée ce jeudi 21 juillet 2016 à Africanamanger, l’expert en économie Sami Arfaoui a affirmé : « si l’Etat continue de s’endetter  à ce rythme, il sera incapable de verser les salaires des fonctionnaires. La crise économique aiguë que traverse le pays actuellement est la conséquence de nombreux facteurs dont notamment la baisse des investissements étrangers, le déficit de la balance commerciale, l’augmentation du taux de chômage, la chute de la monnaie nationale, les tiraillements politiques… Le gouvernement est appelé à rétablir en urgence l’équilibre financier pour sauver la situation économique du pays », a-t-il affirmé.

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

Le Conseil a tenu sa première réunion, sous sa nouvelle composition, suite à l’adoption de la loi portant refonte de la loi de la BCT, en date du 27 juin 2016. La réunion a été focalisée sur le suivi par la Banque centrale des évolutions récentes de la conjoncture économique internationale et l’analyse des principaux indicateurs économiques, monétaires et financiers, ainsi que les principales évolutions de la situation économique au plan national. Les indicateurs relatifs à l’activité du secteur bancaire et à l’évolution des transactions sur le marché monétaire et sur le marché des changes ont également été passés en revue.

Les discussions se sont concentrées, principalement, sur les pressions exercées sur le secteur extérieur, au cours de la période récente, engendrées par le dérapage du déficit courant et le recul des recettes au titre des investissements étrangers et des opérations de financement extérieur, et leur impact sur les réserves en devises et le taux de change du dinar, ainsi que les risques à court terme que pourrait induire la poursuite de ses pressions. A cet effet, des propositions de mesures urgentes que la Banque centrale se doit de mettre en œuvre ont été examinées.

Le Conseil a également discuté des répercussions éventuelles de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne « Brexit » sur les perspectives de l’économie nationale, notamment en ce qui concerne les échanges commerciaux, les investissements et la coopération économique et financière bilatérale. Après délibération, le Conseil a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale.

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La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), constitue une conséquence de la crise économique qui a frappé l’Europe , a affirmé vendredi, Juan Lopez-Doriga, ambassadeur d’Espagne, à Tunis.
“La crise économique a bien frappé l’Europe, on a vu d’abord ses conséquences sur l’économie et on est en train de voir maintenant ses conséquences politiques”, a affirmé Doriga en marge d’une conférence débat à Tunis sur ” l’intelligence entrepreneuriale et expansion à l’international” .
Le diplomate a assuré que “dans quelques mois, nous verrons le profil d’une nouvelle Europe”, tout en exprimant sa confiance en la capacité de l’Union créée après la 2ème guerre mondiale, à surmonter ses difficultés.
Cette réaction, la première d’un diplomate européen à Tunis, intervient quelques heures après la publication des résultats du référendum historique qui s’est tenu jeudi au Royaume-Uni et aux enjeux énormes pour le pays et pour l’union. Les britanniques ont voté en faveur d’une sortie de l’Union européenne (UE) avec un écart de voix de plus d’un million, et un score de 51,8% . Le pays est devenu ainsi le premier pays du continent à choisir de quitter l’UE.

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La Fédération Nationale du Textile a lancé un cri d’alarme sur l’inquiétante  situation que connait le secteur du textile-habillement depuis5 années d’affilée.

Selon des données fournies par le président de la Fenatex, Belhassen Gherab, à Africanmanager concernant « la situation actuelle du textile et habillement en Tunisie », environ 15% des entreprises et des emplois du secteur ont disparu sur les 4 dernières années, soit une perte de 300 entreprises et 30.000 emplois.

Une perte d’à peu près 12% des exportations des produits finis et des importations de matières premières a été enregistrée durant les 4 dernières années.

On a aussi enregistré une baisse de 7,40% des exportations en TND sur les 10 premiers mois de 2015, ce qui s’est traduit par la perte de plus de 10.000 emplois. Rappelons que la contribution du secteur au PIB a chuté de 4,9% à 2,8% sur les 15 dernières années.

Le président de la Fenatex a ajouté que les importations des produits finis ont été multipliées par 2,4 sur les 4 dernières années ; les importations turques ont été multipliées par 12.

S’agissant du marché de la friperie, il dépasse 5 fois le quota autorisé. Le produit tunisien ne représente plus que 10 à 15% de l’offre sur le marché local, le reste vient de l’importation illégale.

Le marché de l’exportation emploie plus de 150.000 personnes dans 1.500 entreprises. Et le marché local fait travailler environ 20.000 personnes dans 350 entreprises, a-t-il ajouté.

De nombreux facteurs expliquent la dégradation du secteur !

Le secteur tunisien du textile et habillement passe par une  conjoncture très difficile en raison de plusieurs facteurs dont notamment :

Le manque de compétitivité provenant de l’augmentation des coûts de production et de fonctionnement (salaires, énergie, transport, frais financiers…).

La baisse de la productivité  (effet révolution, absentéisme, démotivation, perturbations et turbulences sociales, indiscipline…).

La mauvaise image véhiculée par les médias (séries TV et médias qui le décrivent comme un secteur à faible valeur ajoutée et précaire)
Les banques qui lâchent le secteur.

La prolifération des franchises et marques étrangères sur le marché au point de détruire toutes les marques tunisiennes qui opèrent en Tunisie depuis des décennies.

« Ce sont les causes principales de la disparition des entreprises exerçant sur le marché local et la fermeture de quelques centaines d’entreprises exportatrices », a-t-il dit.

Un plan d’action doit être mis en place d’urgence

La FENATEX  a appelé le gouvernement à intervenir dans les plus brefs délais afin de sauver le secteur du textile/habillement en Tunisie. « Il est urgent que le gouvernement prenne conscience de la gravité de la situation et de l’ampleur des enjeux qu’affronte notre secteur pour agir en conséquence ».

« Notre secteur, avec son potentiel, devrait demeurer un secteur prioritaire, créateur de valeur ajoutée et d’emploi. Nous demandons au chef du gouvernement d’organiser d’urgence un CMR en impliquant tous ses ministres et notre fédération », a insisté son président qui ajoute : « Un plan d’action doit être mis en place d’urgence pour redonner une nouvelle dynamique dans le secteur. Non seulement des milliers d’emplois peuvent être sauvés mais une relance du secteur pourra générer la création de centaines d’entreprises industrielles et des dizaines de milliers d’emplois. Les syndicats doivent impérativement contribuer de manière efficace et courageuse à la l’instauration de la paix sociale et le sens du devoir ».

Les politiques, la société civile ainsi que les médias devraient à leur tour contribuer à rétablir la réelle image du secteur et valoriser la culture du travail », a souligné la FNATEX.

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1868 entreprises industrielles ont fermé leurs portes sur la période allant de 2011 à 2015, soit en moyenne 374 unités chaque année. Ces fermetures sont dues aux évènements et aux actes de déprédation qui ont accompagné la Révolution et à la crise économique que traverse le pays. Le nombre d’emplois perdus à cause de la fermeture de ces entreprises industrielles s’élève à 12 912 postes en 2015, contre 19 711 en 2014 et 37 460 en 2011.

Selon les derniers chiffres de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII), sur la période allant de 2007 à 2015, près de 1628 entreprises industrielles ont mis la clé sous la porte, soit en moyenne 407 unités annuellement.

Selon les mêmes chiffres, pour l’année 2015, 263 entreprises industrielles ont arrêté leurs activités, contre 369 entreprises en 2014. Les secteurs concernés par ces fermetures sont le textile et habillement, les industries agroalimentaires ainsi que le secteur du cuir et de la chaussure.

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