Le ministre tunisien des Finances, Ridha Chalghoum, en avait fait le pari. Il voulait terminer l’exercice 2018 avec un déficit budgétaire de 4,9 % en attendant 2019 pour le ramener même à 3,9 %. Jusqu’ici il y arrive. Au prix certes de plus de pression fiscale en 2018, mais il y arrive. La remarque n’est en tout cas pas passée inaperçue chez la BVMT, même si elle prend la précaution d’en parler au conditionnel.

Dans un bilan de son activité, la Bourse de Tunis a effet fait la remarque que «les délicats exercices d’équilibriste du Gouvernement auraient permis d’atteindre un taux de croissance respectable de 2,6% pour confirmer une tendance haussière et annoncer une reprise attendue en 2019. Les craintes sur le taux d’inflation ont nettement marqué l’année 2018. Il s’est situé à 7,4% au bout des onze premiers mois de l’année, mais avec des perspectives plutôt positives pour 2019 sur fond de conditions climatiques plus favorables, d’apaisement sur les marchés internationaux des métaux et des matières premières ; même si les pressions sur le coût de l’énergie, sur le taux de change du dinar ou sur d’autres produits et services publics demeurent présentes. En 2018, la progression des dépenses de fonctionnement (+11,2%) a déséquilibré les finances publiques alors que les dépenses d’investissement ont été contraintes à (+2,9%). La nette amélioration des recettes propres de l’Etat (+17,1%) a permis de réduire le déficit à 4,9% du PIB contre un déficit de 6,1% du PIB en 2017, mais la pression du déséquilibre budgétaire s’est traduite par un encours de la dette publique qui s’est élevé à 71,7% du PIB contre 70,3% en 2017. L’année 2018 est également marquée par un déficit commercial record dépassant 17 milliards de dinars, malgré une amélioration des recettes principalement portée par l’effet prix de la dépréciation du taux de change du dinar. La hausse des importations a traduit le déficit énergétique croissant qui représente le tiers du déficit de la balance commerciale».

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