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Si l’on a su trouver une solution pour attirer les chômeurs au Cameroun, ne pourrait-on pas le faire nous aussi ?

Les nouveaux diplômés se font de plus en plus nombreux en Tunisie, et chercher un emploi veut dire se livrer à un véritable parcours de combattant.

Hélas, de nombreuses entreprises ont dû fermer leurs portes et les causes sont connues, pire encore, le chef du gouvernement avait évoqué la saturation dans la fonction publique en déclarant : “Nous ne tolérons plus de recrutement dans la Fonction publique ».

Aujourd’hui, déprimés et désorientés, les jeunes qui vivent dans ce contexte, se retrouvent dans un système qui, selon eux, les motive très peu pour s’orienter vers la création de leurs propres projets.

Et pour cause. Les formations qu’ils ont suivies dans les instituts ou les universités n’ont pas été adaptées aux besoins de l’entreprise et à l’évolution technologique, alors qu’aujourd’hui, la seule option pour faire face au chômage, reste celle de motiver ces jeunes tunisiens à créer leurs propres entreprises dans quel que soit le domaine et dans quel que soient les régions du pays.

Au Cameroun, on a trouvé une solution ; le travail précaire et le chômage ont poussé certains jeunes de la capitale économique camer2Douala à se lancer dans une activité plutôt récente, lit-on dans un article récent publié par le journal BBC Afrique, mercredi 27 avril 2016.

Il s’agit, écrit le journal, de celle de « designer d’objets ». Ils décorent des chaussures ou des sacs vieux ou neufs, avec toutes sortes de perles locales ou importées. « L’activité leur permet de se prendre en charge, le plus dur étant de trouver l’inspiration qui alimente la création. »

Manifestement à l’étroit, ces jeunes camerounais, conçoivent et réalisent diverses décorations sur les sacs de leurs clientes. Leur nouveau travail est pour eux une véritable manne qui leur permet de garantir leurs dépenses quotidiennes. Mais aussi de faire des économies avec pour ambition d’agrandir leurs petits business, raconte le journal BBC Arabic, qui a cité bien d’autres témoignages.

Ces initiatives contribuent à réduire la paupérisation des jeunes dans un pays où le taux de chômage en 2015 a atteint les 15 % de sources officielles, alors que 55 % des jeunes qui représentent plus de la moitié de la population active sont sans emploi d’après le Bureau international du travail (BIT), explique le journal.

chomage tunisieEn Tunisie, outre le déficit énorme d’information, d’orientation et de communication permettant aux jeunes de se positionner par rapport à leur avenir, il paraît que ces derniers soient également confrontés à des obstacles les empêchant de convertir leurs idées en projets :  le manque de formation, le manque d’expérience professionnelle, l’absence de fonds propres, la formation à l’esprit d’entreprise insuffisante, le manque de contacts et les barrières inhérentes au marché…

De nos jours, la création d’entreprise est devenue un sujet incontournable, mais peu d’efforts ont été fournis pour promouvoir l’entrepreneuriat ainsi que les motivations qui conduisent les jeunes diplômés à créer une entreprise.

Et pour cause, on ne voit pas, par exemple, de manifestations regroupant des centres de formation, entreprises, institutions, associations professionnelles, organismes de financement, et acteurs du monde de travail pour orienter nos jeunes (en informatique, commerce et distribution, artisanat, élevage et agriculture, …)

 

 

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