Tunisie : Chahed pas peu fier devant l’éminent économiste Jacques Attali !

Tunisie : Chahed pas peu fier devant l’éminent économiste Jacques Attali !

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Le chef du gouvernement, Youssef Chaded, accusé, notamment par le patronat, de ménager l’économie parallèle et de toujours taper, fiscalement, sur les mêmes, a donné l’assurance ce lundi 28 janvier qu’il fait de son mieux contre de fléau et dans d’autres dossiers. “Nous œuvrons au quotidien pour libérer l’initiative privée et les moteurs de la croissance et éradiquer toutes les barrières administratives. Pour cela, des actions fortes ont été entamées et se poursuivront avec assiduité, telles que la lutte contre l’économie parallèle et la contrebande ou la guerre sans merci contre la corruption et la mauvaise gouvernance, outre la mobilisation des capacités productives du pays. L’objectif étant de rétablir la confiance, base de toute activité économique“. C’est ainsi que Chahed a présenté à Gammarth son ordre de priorités pour la prochaine période.
Ouvrant une conférence économique internationale, sur “Les nouvelles perspectives de l’économie mondiales : quelle place pour la Tunisie“, animée par l’éminent économiste français Jacques Attali, Chahed a souligné que “2018 doit, impérativement, être l’année de l’investissement et des grands projets pour une croissance durable et inclusive“.

Notre vision pour la Tunisie est celle d’un pays ouvert sur son espace géographique naturel, la Méditerranée, le Maghreb, l’Afrique mais aussi, l’Europe, notre partenaire historique. Une Tunisie orientée vers l’économie numérique, les énergies renouvelables et les industries à haute valeur ajoutée. Une Tunisie répertoire de connaissances, de compétences, et dotée d’une intelligence et d’un savoir-faire que nous pouvons exporter. Pour cela, nous aspirons à davantage de co-développement plutôt que de sous-traitance, avec nos partenaires européens“, a-t-il encore, déclaré.
Chahed a rappelé que “la Tunisie se trouve dans une période difficile et déterminante pour le présent et le futur du pays. Sur le plan politique, la construction démocratique se poursuit avec les difficultés et les tractations qui ponctuent la vie politique. Sur le plan économique, les défis sont grands, d’où l’importance de bien définir cette phase pour bien tracer le cap de l’avenir. Après une croissance molle de l’ordre de 1%, durant les 6 premières années, la Tunisie devrait enregistrer une croissance moyenne de 2% en 2017 et nous tablons sur un taux de 3% en 2018. L’objectif du gouvernement étant d’atteindre 5% en 2020 et d’entamer une transformation de notre modèle économique, afin qu’il soit plus créateur d’emplois“.

Le chef du gouvernement a par ailleurs évoqué “le retour, depuis une année, des moteurs de croissance tunisienne, à savoir l’investissement et l’exportation. Des secteurs comme le tourisme et les industries mécaniques connaissent, également, un net regain d’activité“.
Il a estimé, toutefois, que “ce retour à la croissance reste en deçà de nos attentes et est encore faible au regard des capacités du pays. Par ailleurs, nous sommes toujours confrontés à des difficultés budgétaires et à des déficits élevés, que nous nous efforcerons de réduire d’ici la fin de l’année 2018, et à l’horizon 2020“.
Ces objectifs nécessitent des sacrifices et créent certaines difficultés que nous sommes amenés à surmonter au quotidien, a-t-il encore soutenu, rappelant que “plusieurs réformes ont été entamées et plusieurs projets de lois adoptés au Parlement, tels que la nouvelle loi sur l’investissement, la loi sur le Partenariat Public-Privé, la nouvelle loi bancaire, la réforme des douanes, la réforme de la fonction publique et celle des caisses sociales“.
Toutes ces réformes sont, selon lui, vitales pour le pays et constitueront un nouveau socle sur lequel doit se construire toute relance économique du pays.

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