Du pain pour la planche de René

Du pain pour la planche de René

Ce Post, intitulé «Polémiques hôtelières», est l’oeuvre d’un homme qui a une grande expérience dans le secteur du tourisme et un ancien DG de l’ONTT, Wahid Ibrahim. «Un journaliste polymorphe de la presse touristique vient de traiter les responsables qui cherchent à trouver une solution aux hôtels hyper-endettés et carbonisés auprès des banques de “démolisseurs” de l’hôtellerie tunisienne .

Il oublie que les promoteurs des unités visées se sont auto-démolis depuis la pose de la première pierre et que, si on en parle encore à ce jour, c’est parce qu’ils ont accumulé des sursis successifs par la grâce de crises inespérées et d’un trop plein d’indulgence administrative .

Aujourd’hui, ces unités n’ont plus aucune chance de se remettre à flot et de cesser de tirer toute la destination et toute son offre hôtelière vers le bas .

Même si la solution de la Société de Gestion d’Actifs ne semble pas rencontrer l’agrément de certains professionnels (?) et de politiques et syndicalistes peu informés , il n’en demeure pas moins qu’une épave renflouée et remise à neuf vaut mieux qu’une flotte de navires gisant à jamais au fond des eaux .
Peu importe celui qui a les moyens de se livrer à ces opérations de sauvetage, qu’il soit d’ici ou d’ailleurs, d’Orient ou d’Occident .

Il suffit de regarder les grandes destinations touristiques d’Amérique, d’Asie et d’ Europe pour découvrir que les plus beaux hôtels du monde n’ont plus la nationalité du pays où ils sont implantés .
L’argent n’a pas de nationalité, pourvu qu’il soit propre .

La seule réserve qui me semble recevable c’est que ces nouveaux ” renfloueurs ” ne doivent pas changer la vocation touristique des terrains et des constructions concernées par les unités en déperdition car elles ont bénéficié d’une grande panoplie d’avantages publics et de conditions très avantageuses aussi bien au niveau du prix du foncier, qu’aux dépenses d’infrastructures, d’investissement et d’exploitation .
Chaque unité hôtelière est un acquis national et à ce titre, on doit veiller à traiter le mal et non à ouvrir la porte à la plus sauvage des spéculations .

Vus sous cet angle, les ” démolisseurs” peuvent se muer en nouveaux ” bâtisseurs” d’une hôtellerie plus rentable et conforme aux normes internationales ».

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