AccueilActualitésIls sont venus, il sont déjà là, les "ennemis" de Taboubi

Ils sont venus, il sont déjà là, les « ennemis » de Taboubi

Des représentants du FMI sont aujourd’hui en Tunisie, pour examiner le programme de prêts de 2,8 milliards de dollars convenu en décembre 2016. Ce n’est pas Noureddine Taboubi, qui fulmine contre le FMI pour avoir reproché au gouvernement tunisien les augmentations salariales incessantes, qui devrait être content. Lors de l’une des deux grèves générales, des photos de Christine Lagarde avec une croix rouge sur le visage avaient beaucoup irrité le FMI.

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Cette nouvelle Revue intervient dans une conjoncture difficile certes, économiquement et financièrement, mais qui donne des signes, quoique légers, de reprise. Dans son communiqué du 21 mars 2019, le CA de la BCT  avait «passé en revue les évolutions récentes sur le plan économique, monétaire et financier et a relevé l’amélioration du rythme de l’activité économique qui a enregistré une croissance de 2,5% en 2018 contre 1,9% une année auparavant à la faveur d’une saison agricole favorable et une bonne performance du secteur des services. Cependant, le secteur industriel demeure affecté par une régression de la production des hydrocarbures et des mines».

Mais la situation économique tunisienne, c’est aussi un indice des prix à la consommation qui a atteint 7,3%, en glissement annuel au cours du mois de février 2019, contre 7,1% le mois précédent. Sans oublier une situation jugée préoccupante, par la BCT, du déficit commercial, même si «le déficit courant a enregistré une légère réduction, revenant à 1.642 MDT et 1,4% du PIB, contre 1.802MDT et 1,7% au cours de la même période de l’année précédente ». C’est aussi des avoirs nets en devise couvrant seulement 86 jours d’importation au 19 mars courant. Et c’est tout cela qui impacte fortement la valeur du dinar, coté à 3,4550 contre l’Euro et 3,0488 contre l’USD.

En plus de tout cela, les experts du FMI examineront de près le niveau de réalisation des réformes promises, dont certaines notamment relatives aux caisses sociales, qui sont bloquées par l’UGTT, laquelle se fait octroyer les augmentations salariales par le biais de l’effet de la hausse des impôts sur les entreprises notamment, la dette du FMI étant interdite d’utilisation pour les hausses salariales.

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