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Tunisie
lundi 21 septembre 2020
Accueil La UNE Les Tunisiens seront au niveau des Japonais avec le CNDS!

Les Tunisiens seront au niveau des Japonais avec le CNDS!

Certains voient dans le Conseil National du Dialogue Social (CNDS) une institution de plus, et pas la moindre, qui va parasiter l’action gouvernementale, compliquer davantage le travail de l’exécutif déjà pollué par la brouille et les passes d’armes entre le palais de la Kasbah et celui de Carthage. D’autres, ses principaux initiateurs notamment, y voient une manière de « civiliser », de pacifier les rapports sociaux, de moderniser le dialogue social, un peu comme ce qui se passe dans les pays avancés en Asie. But de la manoeuvre : Parvenir enfin à une vraie et durable paix sociale laquelle a des bienfaits notoires sur le climat d’affaires et l’investissement, et est porteuse de précieux points de croissance. Et Dieu sait que la Tunisie en a besoin en ce moment ! Reste à savoir si les promesses de cette affaire seront effectivement tenues. Si c’est le cas, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, ne sera plus l’otage de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et devrait avoir d’autres interlocuteurs, voire des soutiens, pour se tirer d’affaire dans les dossiers sociaux chauds. En effet Samir Majoul, à la tête de l’Union tunisienne de l’industrie du commerce et de l’artisanat (UTICA) et Abdelmajid Ezzar, qui pilote l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) sont, tout de même, beaucoup plus conciliants – certains diraient raisonnables – que les types de la centrale syndicale.
Rappelons que le CNDS s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions du contrat social signé le 14 janvier 2013 et qu’il vise à garantir la stabilité politique, la cohésion sociale et la croissance économique, selon les déclarations.

Tout le monde y croit, dur comme fer!

En parlant de déclarations, Noureddine Tabboubi, secrétaire général de l’UGTT, n’est pas avare en la matière. Il a dit qu’il y aura désormais un espace approprié pour renforcer le dialogue autour des priorités inscrites dans le contrat social, notamment le développement économique et régional, les relations professionnelles, le travail décent, la formation professionnelle et la protection sociale, ce qui permettra de concevoir un nouveau modèle de développement inclusif et participatif qui rompt avec le passé.
Il a ajouté que le CNDS favorisera l’échange des informations, des études et des documents en toute transparence.
« Ainsi le dialogue sera renforcé à tous les niveaux (régional, sectoriel, local) et même au sein des entreprises dans l’objectif de garantir d’une part les principes de l’emploi décent et d’autre part, de promouvoir la compétitivité de l’entreprise« , a-t-il signalé.
Tabboubi a souligné l’engagement de la centrale syndicale à adhérer aux efforts nationaux de mise en œuvre des programmes de l’emploi décent en Tunisie (2017-2022), indiquant que l’esprit de responsabilité, la bonne intention et la confiance mutuelle sont les principales conditions pour garantir l’efficience et la réussite du dialogue social.
Dans ce contexte, il a noté qu’il convient d’œuvrer à garantir les droits des travailleurs dans tous les secteurs, essentiellement le secteur agricole et le secteur informel.

De son côté, Mohamed Trabelsi, ministre des Affaires sociales, a souligné que la création du Conseil national du dialogue social vise à développer le partenariat entre les trois parties de la production dans l’élaboration des lois économiques, sociales et culturelles à la lumière des mutations et de la transition pour booster l’investissement et garantir les conditions d’un emploi décent.
Le ministre a ajouté que cette nouvelle structure permettra de prévenir les conflits sociaux et de développer la législation sociale, notamment en ce qui concerne les relations professionnelles, la protection sociale et la formation professionnelle.
Il a, en outre, signalé que l’institutionnalisation du dialogue social constitue l’un des fondements de la bonne gouvernance et de renforcement de la démocratie.

Dans son intervention, Mohamed Ali Diahi, directeur du bureau de l’Organisation internationale du travail des pays du Maghreb, a souligné que le dialogue social est le seul moyen de garantir la paix sociale.
Il a ajouté que des études ont montré que les pays qui ont des institutions de dialogue et de négociations sociales stables et effectives ont plus de capacité à affronter les chocs extérieurs et à s’y adapter.
Le Conseil National du Dialogue Social se compose de 35 membres représentant le gouvernement, 35 membres représentant l’organisation des travailleurs la plus représentative, 30 membres représentant l’organisation d’employeurs la plus représentative du secteur non agricole et 5 représentants de l’organisation d’employeurs la plus représentative du secteur agricole.

Voilà, tout le monde semble y croire dur comme fer; les protagonistes de cette affaire affichent les meilleures intentions du monde et promettent des lendemains qui chantent, mais l’enfer aussi, rappelons-le, ‘est pavé de bonnes intentions‘. Alors il nous en faudra plus pour nous enthousiasmer. Mais toujours est-il que sur le papier, si chacun s’en tient à ce qu’il a dit, on ne devrait plus voir l’UGTT agiter et plomber le pays comme elle l’a fait le 22 novembre 2018, et comme elle s’apprête à le refaire le 17 janvier 2019 si Chahed ne lui signe pas son chèque de 2 Milliards DT. Donc nous jugerons sur pièces, dans quelques mois ou années, et nous verrons à ce moment-là si les Tunisiens marchent sur les pas des Asiatiques et des Européens du Nord qui émerveillent le monde par leur sens élevé de la citoyenneté et leur patriotisme.

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