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jeudi 28 janvier 2021
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Nabli et El Abassi assurent que c’est bien possible !

On se rappelle l’énergie et le brio avec lesquels Mustapha Kamel Nabli avait défendu au Parlement son bilan à la tête de la Banque centrale de Tunisie (BCT), en 2011-2012. La plupart des observateurs et des experts étaient d’avis que l’ancien économiste en chef de la Banque mondiale pour la région MENA n’avait pas démérité et qu’il ne méritait certainement pas cet acharnement du président de la République provisoire de l’époque, Moncef Marzouki. Mais voilà, ce dernier s’était juré d’avoir la peau du patron de la BCT, pour des motifs fallacieux et d’autres très obscurs, et comme c’est lui et les siens qui avaient le pouvoir, il en a usé et abusé; l’affaire passa comme une lettre à la poste. Nabli cria à l’injustice, de toutes ses forces, mais il cria dans le désert. La preuve qu’il n’est pas responsable de tous les maux du pays, c’est qu’aucun des problèmes n’a été réglé par son départ, bien au contraire les choses ont empiré. Beaucoup lui prédirent par la suite un destin politique, que ses contacts avec certains partis nourrissaient, mais il eut une préférence pour le consulting international et une fonction de président de North Africa bureau of Economic Studies à Tunis (NABES). Là il revient sous les feux des projecteurs avec une bonne nouvelle : « La Tunisie est en mesure de réaliser un nouveau miracle et de surmonter la crise économique« , a indiqué l’ancien gouverneur de la BCT, samedi 30 mars 2019, à la Marsa, lors de la présentation de son ouvrage intitulé « J’y crois toujours : Au delà de la débâcle… une Tunisie démocratique et prospère ».

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Précisant que la crise a évolué sur trois phases, dont la troisième et la plus grave, a débuté depuis 2016, Nabli s’est voulu rassurant : « bien que la situation ne cesse de s’assombrir, il y a toujours des éclaircies qui apparaissent. Il faut juste passer à l’action et opter pour les solutions les plus adéquates pour en sortir« .
Parlant de son nouveau livre, il l’a considéré « comme un simple essai politico-économique. En réalité, je n’avais pas l’intention d’écrire un livre. J’ai commencé à écrire au départ quelques pages pour expliquer la situation économique du pays, et petit à petit les questions ont surgi, ce qui m’a poussé à terminer cet ouvrage« .

L’éclairage de Marouane El Abassi

Présentant l’essai, l’actuel gouverneur de la BCT, Marouane El Abassi, a fait savoir que cet ouvrage comporte trois principales parties. Il s’agit, primo, « de la présentation de la phase d’avant la révolution avec un aperçu général des principaux indicateurs, tout en apportant quelques réponses sur les véritables cause de la révolution, notamment la perception de l’inégalité et de l’exclusion sociale, régionale et économique« .

Secundo, l’accent a été mis sur les problèmes de manque de diversification de l’économie et du phénomène de rente qui a bloqué une partie des ressources économiques de la Tunisie. »C’est une sorte de radioscopie des 8 années qui ont succédé à la révolution ainsi que des mauvais choix et des choix qui n’ont pas été pris dans le domaine économique« , a souligné Abassi.
Et d’ajouter que « la particularité de ce volet, c’est qu’il évoque l’évolution de la situation économique, sans politiser les résultats des différents gouvernements, ni les apports ou les échecs des partis politiques« .
Le gouverneur a valorisé la distinction faite entre des secteurs économiques sinistrés, tels que celui de l’énergie et de tourisme, et d’autres non sinistrés. Une distinction qui a permis de conclure que « si nous exceptons ces activités sinistrées, nous remarquons que nous avons réussi à réaliser de la croissance« .

Tertio, la dernière partie présente une analyse de notre écosystème, accompagnée d’une série de propositions qui peuvent servir pour surmonter la crise.

Un optimisme béat ?

Pour Abassi, ce sont des voies de sorties réalistes et réalisables, en fait « c’est un investissement pour l’avenir qui fera en sorte que les lourds sacrifices consentis par les Tunisiens durant ces dernières années soient finalement récompensés« .
Car d’après Nabli, « la résolution des problèmes de la Tunisie, nécessite l’émergence d’une vision globale et intégrée qui met en cohérence les solutions technico-économiques et les solutions politiques. Une telle vision serait à même de faire renaître l’espoir« .
Pour conclure, Abassi a avancé : « je crois, pour ma part aussi, au potentiel de savoir et de savoir-faire tunisiens. Je sais que nous sommes en mesure de dépasser cette situation critique « .

SL/TAP

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