Journées de l’Entreprise : Le gotha des décideurs, pour des réformes clés

Journées de l’Entreprise : Le gotha des décideurs, pour des réformes clés

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Comme à l’accoutumée, le gouvernorat de Sousse accueillera les 7 et 8 décembre 2018 la 33ème édition des Journées de l’Entreprise, un rendez-vous très attendu par les hommes d’affaires pour discuter et échanger autour des défis et enjeux de l’entreprise et du monde des affaires en général. C’est autour d’un thème soigneusement choisi par l’IACE, “L’Entreprise et les Réformes de Rupture”, que les entrepreneurs se réuniront.

Lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 30 novembre 2018 à l’IACE, le président de l’IACE, Taieb Bayahi, a expliqué que le choix du thème n’est pas arbitraire, mais qu’il partira de la conviction que l’année 2019 pourrait être celle de la rupture, voire du commencement de l’expérience des réformes, selon ses dires.

Quant à lui, Slim Zeghal, coordinateur de la 33éme édition des journées de l’Entreprise, il a tenu à préciser que le dinar tunisien s’est déprécié significativement lors des dernières années, avec des réserves de change à leurs plus faibles niveaux, mettant ainsi les entreprises tunisiennes travaillant à l’échelle internationale dans plusieurs difficultés. A cela s’ajoute la pression fiscale qui a atteint aujourd’hui des niveaux historiques, mettant aussi en danger la compétitivité des entreprises qui elles-mêmes souffrent déjà du marché parallèle et de l’évasion fiscale.

Les Journées de l’Entreprise, le rendez-vous annuel de l’IACE, verront la participation de plusieurs responsables tunisiens et d’autres de renommé internationale. Il y aura le chef du gouvernement, Youssef Chahed, Marouane El Abassi, Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Ridha Chalghoum, ministre des Finances, Noureddine Taboubi, Secrétaire Général de Union Générale Tunisienne du Travail, Samir Majoul, Président de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat et Saida Ounissi, ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle.

La première séance portera sur la « Réglementation de change & la politique monétaire ». Le dinar tunisien s’est déprécié significativement lors des dernières années, nos réserves de change sont à leurs plus faibles niveaux. Les entreprises Tunisiennes trouvent de plus en plus de difficultés dans leurs opérations à l’international, d’où la menace d’une inflation grandissante qui a conduit la BCT à augmenter ses taux, ce qui ne manquera pas d’affecter l’investissement et la profitabilité des entreprises. L’internationalisation de nos entreprises, la convertibilité courante effective, la facilitation du financement des entreprises sont délaissés au profit d’une rigidité accrue dans l’application de la réglementation en vigueur et ce, dans un souci de soutenir les réserves de changes et contenir le déficit de la balance des paiements.

La deuxième séance, sous le thème « la réforme fiscale : ressources et pression », sera l’occasion de synthétiser des propositions de solutions concertées dans une vision globale qui peut faire l’objet d’un pacte national de compétitivité, à l’instar de plusieurs pays.
En effet, depuis 2011, la pression fiscale a atteint des niveaux historiques en Tunisie et elle est considérée parmi les plus élevées au monde, touchant ainsi la compétitivité des entreprises transparentes. Cela limite leurs capacités de développement et favorise la prolifération du marché parallèle, de l’évasion fiscale et d’une économie sous-terraine grandissante.

La troisième et dernière séance abordera le thème de « la réforme du code de travail : productivité et fléxi-sécurité ». Un débat pour des propositions de réforme entre les partenaires sociaux capables de ramener à la fois des gains de productivité et le maintien de la stabilité sociale. L’observation de l’expérience des autres pays le montre : le retour de la croissance passe impérativement par des gains de productivité. La Tunisie est parmi les plus mauvais élèves en termes de compétitivité de son marché du travail, selon le classement du WEF. Réformer le marché de travail ne signifie pas une flexibilité tous azimuts ou une détérioration des droits des travailleurs. Bien au contraire, l’objectif est de relancer l’emploi et l’attractivité du site Tunisie.

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