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dimanche 27 septembre 2020
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Il y a de la casse ce 17 janvier, et c’est pas fini

Dans un pays où les indicateurs économiques sont au rouge, «la puissante» centrale syndicale, UGTT, a embarqué ce jeudi 17 janvier 2019 tous ses affiliés dans une grève générale sur toute la République, paralysant ainsi tous les services à l’instar des transports, l’éducation, les hôpitaux, les administrations. La centrale syndicale ne s’est pas gênée pour mettre des bâtons dans les roues du chef du gouvernement, Youssef Chahed, en raison de son entêtement à serrer les cordons de la bourse.

Tout le monde connait la robustesse et le poids de l’UGTT dans le pays, et par là même sa capacité de nuisance. Elle est l’une des rares centrales syndicales au monde à s’asseoir à la table des gouvernants, et même à parler très souvent plus fort que ces derniers. Une spécificité bien tunisienne !

Depuis des années, la centrale syndicale a fait usage de ce pouvoir à mauvais escient, en bloquant par exemple la relance du pays à coups de grèves intempestives, de revendications salariales déraisonnables compte tenu de l’état des finances publiques. Les syndicats forment un véritable groupe de pression qui conduit chaque jour un peu plus le pays à sa perte. Alors question : Est-il concevable de se mettre à genoux devant des personnes qui veulent détruire coûte que coûte un pays qui agonise déjà ? Décidément, les habitudes sont têtues !

Des experts tunisiens ont tiré la sonnette d’alarme sur l’impact de cette grève sur l’économie du pays, notamment pour le secteur et la fonction publics. Elle concerne d’ailleurs plus de 166 institutions et administrations, 24 ministères ainsi que 42 entreprises étatiques.

De même elle ne touchera pas seulement le secteur public mais aussi toutes les entreprises privées qui ont des opérations quotidiennes avec l’administration. Ils estiment que le coût de la non grève, c’est-à-dire la majoration salariale, va aggraver l’inflation et la dépréciation du dinar.

D’ailleurs Houcine Dimasi, un ancien ministre des Finances et ancien conseiller économique de l’UGTT, a mis en garde contre ce mouvement de protestation, affirmant que la grève générale de la fonction publique coûtera à l’Etat 400 millions de dinars.

La Tunisie est malheureusement asséchée jusqu’à la moelle depuis l’ère de la Troïka et affaiblie économiquement par trop de grèves et blocages de centres de production fondamentaux pour ses équilibres économiques et budgétaires; elle est aujourd’hui incapable d’honorer ses engagements envers une population des plus vulnérables : les pauvres, les chômeurs… Huit ans après la révolution, les gouvernants n’ont toujours pas apporté de réponse stratégique et structurelle aux véritables racines de l’instabilité du pays, qui est pris dans un cercle vicieux et peine à en sortir !

1 COMMENTAIRE

  1. Il ne faut surtout pas avoir peur, il est bon de garder de la patience et être de bons stratèges, calmes compréhensifs, bien conseillés par des professionnels de valeur et surtout forts en communication pour convaincre tout en disant la vérité au peuple.Cette grève générale, décrétée par une organisation de longue date censée aider les Tunisiens dans de leur vie quotidienne a révélé plusieurs vérités.
    La première vérité est sécuritaire. Elle a montré encore une fois de plus le professionnalisme des hommes et femmes dévoués pour la stabilité du pays. Ces Tunisiens cibles des malfaiteurs, bandits de tout genre et ennemis déguisés en protecteurs. Des félicitations à envoyer aux divers services de sécurité Tunisiens.
    La deuxième est sociale. Elle a prouvé le coté pacifique des Tunisiens qui peuvent revendiquer ce qui leur semble un droit. La grève du 17/01/2019 est à eu un caractère pacifique, discipliné et bien maitrisé par les organisateurs. La grève programmée n’a pas surpris les non grévistes qui ont eu le temps de s’organiser en fonction. C’est la bonne image de civisme et d’organisation en matière de manipulation des foules qui a marqué cette journée. Les mesures démocratiques prises par le gouvernement et par les leaders de l’UGTT y sont pour beaucoup. Un comportement de bons sportifs.
    La troisième est économique. Elle a montré le déficit et la perte causée par les diverses grèves et surtout celle du 17/01/2019 qui selon les spécialistes s’évalue entre 150 et 300 millions de Dinars. Cependant, qui vont supporter les frais ? L’arrêt de la production de richesse en biens et services va – elle rehausser la valeur du dinar et éviter la galopante inflation ? L’appel à la grève a, au départ concerné l’augmentation des salaires que l’état et pour des problèmes financiers ne peut pas accorder sans recourir à de nouveaux crédits. De ce fait, il a été constaté que l’UGTT peut être un partenaire social, mais ne peut pas l’être économiquement. En effet, si l’UGTT est capable de réussir des arrêts de production et la mobilisation des foules pour assurer le bon fonctionnement de son frein, mais n’à aucun moment montré sa capacité de booster la population pour le travail productif et la création de richesses en bien et services. Il semble que l’UGTT doit améliorer sa façon de manipuler les foules et doit prendre conscience des pertes en énergies humaines et matérielles qu’elle puisse causer aux innocents et à la Tunisie.
    La quatrième est politique. La grève depuis sa conception, semble être orientée vers le maintien d’une manière constante une hégémonie sur le gouvernement. Cette impression est sentie à partir des multiples menaces et pressions exercées sur les premiers responsables administratifs du pays. De plus, la crainte des anciens hommes politiques que les événements de 1978 se reproduisent à été sur mesurée. En effet, la grève a été soutenue pour affaiblir le gouvernement en place qui tient légitimement à l’équilibre du budget. Les intentions ont été constatées lors des manifestations du 17/01/2019. La politique continue à perturber la paix des Tunisiens.
    La cinquième est cognitive. L’UGTT et le gouvernement ne sont pas conscients du gâchis énergétique qu’ils causent aux Tunisiens. En effet les deux patrons ne maîtrisent pas bien le facteur temps, élément essentiel dans la composition énergétique humaine. Elle se calcule en multipliant la puissance intellectuelle et musculaire d’un individu par le temps qu’il met au travail productif (de bonheur pour lui et pour les autres), par le rendement qui lui favorise une meilleure production dans des ambiances conviviales et sécurisantes. Nos maîtres au pouvoir, au sommet de la pyramide, semblent ne pas connaitre ce genre d’équations favorisant le développement durable, la paix, sécurité et le bonheur, grâce au travail des honnêtes humains libres ou à libérer des hégémonies.
    Un des facteurs de développement de la Tunisie réside dans l’efficacité d’usage de l’énergie humaine travaillant dans le secteur public sur lequel l’UGTT et le gouvernement veulent exercer chacun pour sa part son hégémonie.
    Ces deux prétendants, ne connaissent pas encore que faire avec cet important gisement énergétique humain, ni comment le recycler pour qu’il soit utile, productif et créateur de bonheur et de fierté pour les Tunisiens.Les ambiances actuelles et le niveau cognitif des très hauts responsables font tomber le rendement à son plus bas niveau et ne favorisent pas la création de richesses en biens et services convertibles ensuite en monnaies faibles et fortes.Le secteur public est énergétiquement très mal utilisé pour offrir richesse et bonheur aux Tunisiens.
    Ainsi, et au lieu d’attendre l’injection de sommes énormes d’argent (emprunté et qui ne nous appartient pas) dans le secteur public, l’UGTT, peut et doit raisonner autrement en sachant participer avec les successifs gouvernements à bien utiliser le potentiel humain disponible.
    Nos gouvernants doivent s’orienter vers l’efficacité énergétique des Tunisien en renforçant d’abord les puissances intellectuelles des universitaires, cadres et experts locaux par l’encouragement, l’accompagnement et l’investissement ciblé vers les recherches et les innovations. Notre société est capable de marquer sa présence parmi les autres pays développés.
    La sixième est juridique. Cette grève a laissé apparaitre des dépassements des lois existantes.
    Ainsi, un organe juridique, fort, compétent, neutre et indépendant de tout tiraillement politique ou syndical, dont les décisions sont sans difficultés applicables, doit être rapidement mis en place. Il rendra justice à ceux qui ne voudront pas participer aux grèves ainsi qu’aux victimes innocentes des diverses protestations syndicales, patronales et autres.
    La septième est médiatique. Un succès a été constaté dans la couverture des événements par les chaines publiques qui ont gardé leur neutralité et leur professionnalisme. En effet, les médias Tunisiens peuvent tout en exposant la vérité, faire descendre les tensions sociales, réduire le degré de la haine et éviter les chocs destructeurs financièrement et économiquement onéreux pour un pauvre pays. Les journalistes Tunisiens doivent être protégés pour qu’ils puissent exercer leur travail sans contraintes, les obligeant à ne pas voir toute la vérité sur un quelconque délicat projet. C’est une véritable lutte des honnêtes, non influençables, têtus, neutres journalistes à la recherche de la vérité, à mettre avec de la bonne foi à la disposition du public.
    En conclusion, la journée du 17/01/2017 a révélé des vérités qui laissent réfléchir l’UGTT, le gouvernement, les partis politiques des députés et la présidence de la république, montrant que le Tunisiens peut avoir du comportement civique, peuvent être disciplinés et pacifiques et n’attend que peu pour avoir une meilleure exploitation de leurs énergies au service du bonheur des générations actuelles et futures. Cependant des questions se posent. Comment et pourquoi l’UGTT, capable de drainer les foules à l’arrêt du travail, ne puisse pas utiliser sa logistique pour aider le gouvernement à réduire la corruption et la haine dans les secteurs privés et publics ? Pourquoi, n’utilise –elle pas la force d’intégration administrative de ses adhérents pour inciter le personnel du secteur public à comprendre le bien fait du travail et le respect du temps des Tunisiens ? Pourquoi, ne participe-telle pas à la réduction des contre bandes et du non respect des lois en vigueur ? Pourquoi n’agit-elle pas avec les divers gouvernements et les autres organisations à réduire le banditisme et l’insécurité urbaine, la haine entre les Tunisiens et à augmenter l’amour du travail producteur de richesses en biens et services à partager avec justice et respect mutuel ?

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