La BM a aussi des choses à dire au citoyen, à l’ARP,...

La BM a aussi des choses à dire au citoyen, à l’ARP, à Chahed

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L’adoption de la loi sur le Partenariat Public-Privé (PPP), la mise en place des réformes sur le plan économique et l’amélioration du climat d’affaires demeurent les principales revendications des investisseurs nationaux et des bailleurs de fonds internationaux qui souhaitent opérer en Tunisie. Après le FMI c’est au tour de la Banque Mondiale de demander une action de la part du gouvernement tunisien pour accélérer le lancement des réformes et se dégager du fardeau financier, la condition pour retrouver la croissance et regagner la confiance des investisseurs locaux et étrangers. Telle a été la principale requête de la Société financière internationale (SFI), représentée par son DG pour la région MENA.

Nous ne lâcherons pas la Tunisie (…) Nous n’allons pas arrêter d’y investir (…) l’IFC est disposée à aider la Tunisie avec tous les moyens“, a déclaré le patron de la SFI dans la région MENA, Mouayed Makhlouf, dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, avant d’ajouter que les objectifs de l’institution dans la région MENA et en Tunisie sont principalement le développement plutôt que l’investissement.

Il a tenu par ailleurs à préciser que la Tunisie est une partie de la SFI, voire de la Banque Mondiale et que le but du Fonds est d’aider le pays à sortir de sa crise économique, à accélérer les réformes, à relancer les investissements étrangers et à améliorer le climat des affaires. Il a fait remarquer que la SFI investit annuellement en Tunisie entre 300 et 500 Millions de dollars.

Le responsable a sous un autre angle d’idées appelé le gouvernement à accélérer les réformes afin d’améliorer le climat des affaires et mettre l’économie en marche, soulignant que la Tunisie se trouve aujourd’hui face à plusieurs difficultés dont principalement la mise en place des réformes économiques. Il a mis en garde contre la non accélération des réformes et son impact sur l’économie tunisienne.

Dans un message adressé au Parlement et au citoyen tunisien, Mouayed Makhlouf a fait remarquer que le gouvernement tunisien ne peut pas supporter le fardeau financier et que l’ARP et le citoyen tunisien sont appelés à comprendre les actions du gouvernement en matière de réformes économiques. “Il faut entamer les réformes pour relancer l’économie et préserver l’emploi“, a-t-il précisé.

Interrogé sur le climat des affaires en Tunisie, le DG de la SFI de la région MENA a déclaré que le cadre actuel n’est pas suffisant et qu’on a besoin toujours de réformes économiques pour pouvoir attirer les investisseurs étrangers, selon ses dires.

Il a en revanche regretté le retard accusé pour adopter la loi sur le PPP, faisant assumer la responsabilité au gouvernement qui doit, selon lui, améliorer le climat des affaires et le rendre favorable aux investissements nationaux et internationaux. “Bien que cela ait été défendu par le chef du gouvernement, la loi sur le PPP tarde encore à voir le jour“, a assuré Mouayed Makhlouf, faisant remarquer que “les investisseurs étrangers s’intéressent encore et toujours à la Tunisie mais il faut accélérer la mise en place de la loi sur le PPP pour pouvoir attirer les gros investisseurs“, a-t-il ajouté.

Un constat partagé par Georges Joseph  Ghorra, le Représentant résident de la SFI en Tunisie, qui a appelé, dans une déclaration récente à Africanmanager, à améliorer l’environnement des affaires qui se présente aujourd’hui comme un handicap majeur pour les investissements étrangers, selon ses dires.

Il a toutefois assuré que l’État tunisien travaille déjà en collaboration avec la SFI et la Banque Mondiale pour voir comment réduire les autorisations exigées aux investisseurs et dont le nombre s’élève actuellement à 350. “Cela va encourager les investisseurs à investir davantage en Tunisie et à réduire les délais d’attente“, a-t-il dit.

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